1. 03/11/2010 08:00 - Ange-Marie
Tuer son bébé, celui que l'on tient dans ses bras. C'est pire que le règne animal avec l'assentiment de la justice. Entre ça et la mort assistée des personnes trop âgées pour être rentables, sincèrement, je crains que nous n'allions plus très loin.
2. 03/11/2010 10:03 - Lepol
Si il y a une justice dans ce pays ce n'est certainement pas aux éditorialistes ou autres journalistes de se mêler de ce qui ne regarde que la médecine d'abord et la justice ensuite, sinon c'est faire la part belle aux politiques "mafieux" d'aujourd'hui...
3. 03/11/2010 10:20 - Laurent Obertone
Lepol, nous sommes d'accord. L'important est d'abord de répondre à votre "Si".
4. 03/11/2010 11:09 - L.B.
Cher Laurent,
Vous êtes de meilleur en meilleur.
C'est pas avec des textes comme ça que vous allez débarquer en force sur un grand média (ouf !!)
5. 03/11/2010 11:10 - Kwisatz Haderach
c'est tout à fait écœurant, mais en même temps tellement prévisible!
je crois hélas que nous n'en sommes qu'au début... On ferait je crois une erreur quasi optimiste en croyant que ce qui s'est passé aux assises de Toulouse résulte d'une tendance, de l'asphyxie des journaux psy féminin(istes) par des articles sur ce fameux déni de grossesse invraisemblable et fourre tout. Tous ces médecins, psychologues et journalistes du camp du progrès nous expliquent en substance que l'infanticide n'existe pas; ce n'est pas possible. Or dans les actes de barbaries qui émeuvent encore( meurtres en séries, viols aggravés, tortures sur des enfants, terrorisme...) on cherche le "crime originel". Quand on ne le trouve pas, alors ce doit être une maladie, et si ce n'est une maladie, alors ce doit être un coup de folie... Alors vous me direz pourquoi tant de zèle à chercher des raisons voire des excuses à ces criminels? mais parce que la MAL n'existe pas. Cette perversion du rousseauisme qui conduit la société à nier l'existence du mal immanent à l'homme et qu'il doit dominer pour s'en affranchir, aboutit à un déterminisme absolu, qu'il soit social, génétique ou médical. Avec pour conséquence, la dé-responsabilisation des auteurs de crimes et de délits. Or notre droit est fondé sur la responsabilité. Les criminels ne seront bientôt plus des justiciables mais des malades, les victimes leurs symptômes.
6. 03/11/2010 11:54 - Paul C.
Et si l'on reconnaissait finalement que la justice, le législateur et même le peuple n'ont pas à définir le droit, ce qui donne les aberration que l'on connait. Qu'au contraire, ils ont à reconnaître le Bien qui ne dépend pas d'eux, à le décliner et le mettre en oeuvre selon le mandat qui est le leur ?
Espérons que l'on redonne rapidement à la vie sa valeur, qui n'a rien de minimale.
7. 03/11/2010 12:00 - Vespasien
Le démocrate, cet être absout de ses crimes et nanti du droit de vote... Paradoxal, non ?
8. 03/11/2010 13:18 - Nach Mavidou
Je ne peux qu'approuver cette analyse. L'enfant devient de plus en plus un objet de droit pour ses géniteurs, un outil de leur épanouissement personnel existant d'abord comme accomplissement d'un désir, un indice visible de leur succès social. La psychologisation très poussée de la criminologie entraîne un effet pervers de relativisation, à force d'explications.
Dans ce cas précis, la défense a soutenu que le bébé était peut-être mort-né. Je ne sais quels étaient les éléments en ce sens. La présence d'un autre enfant (bien vivant) dans le ménage a dû peser aussi.
9. 03/11/2010 15:58 - René de Sévérac
Le vrai problème de notre société provient de la notion d'avortement.
Pour nombre d'entre nous, la vie démarre à cet instant étrange et de définition délicate où
un nouvel individu est apparu.
Mais dès lors que l'individu n'existe qu'à partir de la 16ième (ou xième semaine), le retard dans la prise de décision de tuer cet individu (élément parasitaire) n'a une importance que relative : pourquoi conférer à la respiration (donc à la naissance) une importance particulière ?
Suite à la thèse pro-choix (comme dirait Caroline Fourest à qui, pourtant cela ne peut arriver) toute évolution n'a d'importance que toute relative.
L'infanticide s'est toujours pratiqué même chez les Grecs (pas de vulgaires arriérés !) ;
alors pourquoi ne pas généraliser l'avortement au delà de la naissance.
Mais alors qu'est ce qui m'empêche d'assassiner le gêneur, mon voisin ...
Bref, rien n'arrête le PROGRÈS.
10. 03/11/2010 21:09 - Berdol
Je ne voudrais pas être à la place de l'autre enfant du couple, ni à celle du mari... Je vous conseille à tous la lecture d'un livre important, mais peu connu, écrit par un médecin le Professeur Pierre DEBRAY-RITZEN , spécialiste de neuro-psychologie de l'enfant et qui s'intitule " L'usure de l'ame " Memoires 1 et "Jusqu'à la corde" Mémoires 2 Albin Michel.
Vous y lirez nombre de choses très intéressantes sur les désastres de la psychanalyse causés aux jeunes enfants à la suite des couillonades de F. DOLTO et autres gourous sordides. Tout va bien, comme dirait M.G. DANTEC !
Bonne lecture et merci à Laurent Obertone pour son talent polémique : Nom de dieu, à coups de marteaux, encore et encore, pour réveiller les veaux ! !
11. 04/11/2010 11:17 - JF
"La fonction du droit, c'est de punir tout acte contraire aux lois"... C'est absolument inexact ! Ce n'est pas de punir mais de sanctionner et la nuance est importante.
"La loi, science objective de l'organisation de la société, n'est plus aussi sacrée que l'émotion..."
Votre proposition serait-elle de faire constater des faits par des fonctionnaires de police et appliquer une peine automatiquement ? Je vous rappelle, qu'en cas de condamnation, la peine prononcée doit être adaptée au délit ou crime commis et également à la personne condamnée...
Votre article, alors même que vous critiquez l'émotion, n'est fait que de ça !!!
"L'alcool sera-t-il prochainement le meilleur alibi des meurtriers ?" Vous ne semblez pas connaître les lois françaises... L'usage d'alcool est un acte volontaire agravant et non une excuse. Ce que la Cour d'assise a recherché, c'est s'il a existé une altération de la conscience de la personne prévenue... C'est prévu par la loi française... Seriez vous de ceux qui ont applaudi l'exécution d'une femme handicapée mantale aux Etats Unis il y a peu ???
12. 04/11/2010 12:47 - Laurent Obertone
Si la conscience de la personne est altérée au point qu'elle ait pu tuer son propre bébé et dissimuler son cadavre, pouvez-vous me dire ce qu'elle fait en liberté, sans obligation de soins ?
Je ne propose rien du tout : le droit doit simplement faire appliquer la loi en punissant (ou en sanctionnant si vous préférez) les comportements déviants. En tenant compte de la gravité du geste. Tuer un bébé, par exemple, c'est grave.
Acquitter une femme qui tue son bébé (en ne l'envoyant ni en prison ni à l'hôpital) est quelque chose d'aberrant. La comparaison avec un alcoolique démontrait cette aberration. On n'absoudrait pas un alcoolique d'un pareil crime, pourquoi absout-on cette femme ? Même si sa folie est involontaire, il faut l'enfermer.
Les malades mentaux n'ont pas la folie volontaire, ça ne nous empêche pas de les soigner et/ou de les enfermer, avant même qu'ils tuent des bébés.
13. 04/11/2010 14:21 - Ange-Marie
@JF: Allez lire la dépêche "Les dernières heures de Teresa Lewis" Page 10 des dépêches du Ring.
14. 04/11/2010 15:35 - TitOeuf
Mais vous êtes un véritable idéaliste ma parole mon cher Laurent Obertone, ce qui au passage ne me surprends guère depuis que je vous lis régulièrement, et cela peut même parfois avoir un petit côté attendrissant finalement, je pense que votre maman devait être comblée, d'avoir eu un enfant tel que vous.
Maintenant, passons aux choses sérieuses si vous le voulez bien, aux lois de la nature, ainsi qu'aux lois des hommes qui se superposent, se juxtaposent et s'entrechoquent fatalement.
Notre société moderne est clairement basée sur la « déviance » en beaucoup de ses axes de développement et de ses domaines actuels de fonctionnement empirique, et il n'aura aucunement échappé à un esprit aussi vif que le vôtre, que notre ancestrale morale de groupe a été progressivement battue en brèche par effets de déviance successifs, afin d'arriver au point d'orgue actuel, consistant à rendre "l'individu/citoyen/consommateur/ex-producteur" que nous sommes tous, seul « Maître et Dieu » de sa propre existence (donc Créateur et Décideur de sa propre éthique personnelle de vie, la morale n’existant plus, car elle entravait l’entreprise individuelle constituant désormais toute vie moderne), avec pour seule et unique exigence d'être à la fois "singulière/célèbre" ainsi que "jeune et belle pour l'éternité" (et si l'on doit être jeune et beau pour l'éternité la perspective, ainsi que la justification de l'éventuel enfant à venir se réduit fatalement à vue d'oeil).
Vous demandez à ce que le Droit soit objectif, au regard d’une pareille abomination, mais justement il l’est bel et bien, objectif, par absence même de toute subjectivité d’ordre idéologique, morale et/ou religieuse en la matière (que vous semblez déplorer sans le dire, ni l’écrire, et je vous comprends), et le Droit procède dorénavant tel un technicien moderne, pur et froid, face à chaque nouveau cas se présentant à lui.
La femme étant un continent de mystères pour nous tous les hommes, et ce depuis fort longtemps maintenant, il est donc bien évident de ce point de vue là, que ce n’est ni vous, ni moi, pas plus que le Droit qui résoudrons dès demain certaines problématiques posées par une si sublime exception, enveloppant l’humanité toute entière, jusqu’à maintenir son arrogante position féminine, à être toujours la seule à pouvoir naturellement procréer.
En ce qui concerne l’aspect de prévention de votre dernier paragraphe (intervention n°12) le Droit eugéniste des USA dans les années 1920/30, considérait lui aussi qu’il fallait faire quelque chose en la matière, et procédait massivement à stérilisation forcée et préventive de toute femme n’ayant pas un certain Quotient Intellectuel, et pouvant donc éventuellement poser un problème à la société. Dans ce cadre précis, la maman infanticide que vous évoquez dans votre présent billet aurait certainement reçue une belle médaille du mérite.
Mais j’imagine bien, que la prévention que vous souhaitez voir mise en place n’est pas de cet ordre là.
D’où ma question de conclusion, comment prévenir efficacement selon vous ??
15. 04/11/2010 16:06 - HP
Je ne réponds pas à la place de l'auteur qui le fera bien mieux que moi, mais le droit dans son origine ne punit-il pas justement certains pour prévenir d'autres ?
16. 04/11/2010 16:23 - TitOeuf
Non cher HP, puisque l'aspect de "prévention" n'existait pas encore en ces temps anciens (les groupements d'humains n'étant pas aussi empiriques qu'aujourd'hui) originellement le Droit a été essentiellement conçu pour réparer les préjudices subis et sanctionner les auteurs de préjudices.
L'aspect de prévention n'est apparu que plus récemment, lorsque l'homme moderne a considéré qu'il devait devenir "immortel" à l'image du Dieu, qu'il remplaçait dorénavant, au sein de la société de consommation, et que tout ou partie d'une atteinte quelconque à son intégrité individuelle et/ou à cette vie nouvelle, enfin conquise, devenait possiblement en tout point "intolérable".
Mais les terribles lois de l'état de nature étant encore ce qu'elles sont, on ne peut bien évidemment pas tout prévoir et donc tout prévenir.
17. 04/11/2010 16:29 - HP
Vous prenez au sens trop moderne le mot prévention, j'aurai du mettre des guillemets. Je veux dire que la punition ou sanction pour ne vexer personne a toujours eu pour but il me semble de faire un exemple afin que les autres ne recommencent pas. Dans un sens large, il me semble que cette fonction est inhérente au droit.
18. 04/11/2010 16:49 - TitOeuf
Dans un sens large, oui, et qui serait donc non central HP, on est d'accord sur ce point alors.
Les aspects d'exemplarité, de non recommencement, et in extenso d'évitement de vague mimétique de tels comportements (je rajoute ce troisième point), que vous soulevez m'intéressent, mais dès lors, pour le cas si mystérieux et spécifique, qui nous préoccupe ici, à savoir le déni de grossesse de femmes se traduisant si dramatiquement en infanticide, comment les articuler, puisque nous ne pouvons contrôler les désirs éventuels d'enfants à venir, pour l'ensemble de ces femmes une fois sorties de prison ??
-par l'eugénisme légalisé de type US des années 1920/30 ?? (donc ici l'enfant ne souffre certes pas, mais la vie est quand même arrêté, et nous sommes conséquemment dans la "double peine" puisque la peine à bel et bien été purgée) ;
-par des procès à huis clos et interdiction de publicité de ce genre d'affaires dans les médias ?? (afin d'éviter les modes basées sur des névroses réelles, telles celles des scarifications, qui ont bel et bien eues lieu à une certaine époque) ;
19. 04/11/2010 17:04 - Laurent Obertone
Je vais tenter de répondre le plus brièvement possible : la première des préventions, c'est la répression.
Même n'importe quel imbécile, s'il sait ce qui l'attend (le chien sait qu'il se prendra un coup de journal s'il vous chie dans les chaussettes, l'enfant sait qu'il se prendra une beigne s'il met une main au cul de sa tante, etc.) se posera la question à deux fois avant d'agir. Parce que la morale est une notion qui n'atteint pas tout le monde (et de moins en moins de monde), même si nul n'est censé l'ignorer.
C'est primaire, mais ça fonctionne, dans la plupart des cas.
Quand on arrive trop tard (une fois que le bébé est dans le tambour, par exemple), ça ne sert à rien d'expliquer à la maman combien c'est très vilain de tuer son bébé.
La société est ainsi faite. C'est avec des tabous et des interdits stricts qu'elle conserve un sens. On peut toujours transiger pour des petites conneries, mais si on commence à se poser des questions sur les bébés dans les machines à laver, on n'en sortira jamais...
20. 04/11/2010 17:28 - TitOeuf
Votre argumentaire, tout empli de bon sens qu'il soit et je le reconnais mon cher Laurent est totalement, en cette matière fort complexe des dénis de grossesse, à l'image de l'existence même de la "peur", qui n'arrête pas et qui n'a d'ailleurs jamais arrêté le danger.
Un névrotique est rarement sensible aux multiples messages de prévention, fortement teintés de répression, déployés par nos Gouvernants (en cas contraire, on le saurait depuis longtemps) et cela atteint du reste toutes les classes sociales, du drogué de base du coin de la rue, à l'animateur vedette de télévision parfois plus poudré que plusieurs stations de sport d'hiver réunies.
Si vous pensez que la femme serait une exception particulière à cette règle, pourquoi pas, mais j'en doute tout de même un peu.
21. 04/11/2010 18:03 - Lucie
Je suis absolument d'accord avec l'auteur de l'article.
Les interdits et la sanction de la transgression des interdits sont la première des préventions.
La notion psychiatrique du déni de grossesse même si elle existe à la marge n'est pas une aide pour inscrire dans la conscience des femmes et de tous que la grossesse et la naissance représente la responsabilité d'une vie humaine.
Le déni de grossesse est l'exception.
22. 04/11/2010 18:15 - TitOeuf
"La notion psychiatrique du déni de grossesse même si elle existe à la marge" (sic) et c'est effectivement bel et bien le cas, puisque les quelques infanticides, tout odieux et dramatiques qu'ils soient, rapportés dernièrement, restent encore, et fort heureusement d'ailleurs, en terme de nombre, à la marge eux aussi.
Et il y a fort à parier que si les Juges venaient à observer à l'avenir une augmentation de ce nombre d'affaires, pour l'instant infinitésimal, ils en Jugeraient très sûrement différemment.
23. 04/11/2010 18:18 - Laurent Obertone
Bravo, Lucie.
Titoeuf, on en revient à la même conclusion : que la mère comprenne ou qu'elle ne comprenne pas, qu'elle soit folle ou qu'elle soit sadique, ce sont des questions que les spécialistes, médecins, psychiatres, socialistes, astrologues et autres humoristes auront tout le loisir de se poser.
Mais seulement une fois qu'on aura enfermé la mère.
24. 04/11/2010 18:38 - TitOeuf
Lol.....merci pour les humoristes au passage cher Laurent.
Mais votre concept typiquement communiste d'enfermement de la dame dont il s'agit, donc qu'elle se retrouve à notre charge journalière, est d'autant plus coûteux à la collectivité, qu'elle n'en a déjà plus les moyens et que par ailleurs les Juges apprécient chaque cas en fonction de l'aspect spécifique de dangerosité dont il s'agit.
Or, à moins que cette Dame soit déjà à nouveau enceinte , je ne vois pas vraiment en quoi et à qui elle pourrait nuire, d'ailleurs son casier judiciaire, avant cette affaire, (comme pour Courjault, Lesage et Cottrez) est bien la seule chose qui soit encore vierge en ce qui la concerne, en conséquence de quoi, moins elle nous coûtera et mieux cela vaudra.
Nos Juges sont devenus des scientifiques et des vrais techniciens, purs et froids, de ce point de vue là également.
25. 04/11/2010 19:03 - Laurent Obertone
En ce qui concerne les moyens : pour la société, l'enfermement est une dépense nécessaire, impérative. Par exemple, on peut éviter de subventionner le journal L'Humanité (13 millions/an), on peut éviter de rembourser les opérations de chirurgie esthétique, on peut éviter de balancer des milliards en matière de "prévention" dans la lutte contre le sida, surtout en ciblant un public qui n'en a quasiment rien à foutre...
Mais on doit payer l'enfermement des tueurs de bébé. Et comme on ne peut tout de même pas couper cette dame en deux, la dépense ne me parait pas choquante. On peut être radin sur beaucoup de choses, mais pas sur ce point là. Notez qu'on pourrait faire des économies substantielles en coupant en deux une flopée d'autres condamnés. Mais c'est un autre débat...
Vous dites : "à moins que cette dame soit déjà à nouveau enceinte". Elle a 33 ans, elle a donc tout le loisir de l'être à nouveau... De plus, l'objet de la punition n'est pas tant de l'empêcher de nuire à nouveau, mais simplement de la punir à hauteur du crime accompli.
26. 04/11/2010 19:40 - TitOeuf
Oui, enfin bon, pas d'emballement non plus mon cher Laurent, du point de vue de la justification morale et donc du bien fondé de certaines dépenses structurelles de toute société humaine, mon avis rejoint globalement le vôtre, mais en attendant, pour le cas qui nous préoccupe ici, il serait tout de même bienvenu de rappeler, qu'au sens de la Justice de notre Pays, que nul n'est censé ignorer, la Dame dont nous parlons..........est innocente, à savoir que ce qu'elle a commis n'a pas reçu la qualification de crime.
Et j'ose quand même imaginer que d'éminents spécialistes de cette question des choses mystérieuses de la femme, se sont penchés sur son cas, avant que de ne décider de son acquittement.
27. 04/11/2010 20:28 - Laurent Obertone
Je suis d'accord avec vous. Le problème, c'est justement que la justice l'a acquittée tout en ne l'estimant pas folle. Alors qu'elle a tué son bébé. Cette issue aberrante discrédite totalement les spécialistes éminents et la justice.
Attention : elle est acquittée, pas innocentée. La nuance a son importance, en droit.
Par définition, les éminents spécialistes de la femme (qui sont des psychiatres) ont autant de chance de la comprendre qu'un Labrador. Freud lui-même avouait ne rien comprendre à la femme. Vous savez, les psychiatres, ils sont payés pour mettre des symboles à la con sur des vérités biologiques et normaliser la folie. Dès lors qu'ils ne présenteront par leur carte de docteur en neuro-biologie, les spécialistes ne seront pas les bons.
28. 04/11/2010 20:50 - HP
C'est justement ces spécialistes le problème et la dérive liée à leurs "expertises" reprises ensuite par tout avocaillon. Il est fort à parier que tous les prochains infanticides seront des dénis de grossesse (encore un concept bidon de la psy)... Et exit la notion de infanticide, et l'enfant ! On se focalise sur la femme/individu libre seulement. Et bientôt on pourra tuer nos ado uand ils nous gonflent ! Encore ue pour certains (humour)
29. 06/11/2010 11:11 - Kwisatz Haderach
« Malheur ! Ils déclarent bien le mal et mal le bien. Ils font de l'obscurité la lumière et de la lumière l'obscurité. Ils font passer pour amer ce qui est doux et pour doux ce qui est amer. » (Is 5, 20)
30. 11/11/2010 00:52 - jèj
@ HP
"dénis de grossesse (encore un concept bidon de la psy) "
toi t'es vraiment con .
après on s'étonne que toute critique de la psychiatrie soit impossible ... suffit de voir les demeurés de part et d'autres pour comprendre...
31. 11/11/2010 10:40 - HP
à jej
Modères tes propos minable ! Si la psychiatrie ne dans sa grande majorité n'avait pas mené le monde où il en est, les critiques seraient peut-être différentes. Par ailleurs, les critique sérieuses existent ici (avec des références sérieuses) et ailleurs, relis ce fil au lieu de monter sur tes grands et ridicules chevaux. ça ne m'étonnerais pas critique
32. 13/11/2010 18:46 - SatanFutur
Certaine espece tue leur enfants mais, parfois c est le contraire.L humain lui,est fait de toute ces ambivalences.C est refouler voir tuer l annimal en lui qui empeche l humain d etre ce qu il doit etre et,le font meme regresser en plus,de trouver des solution a ce genre de truc.L innocence n a plus rien a voir avec le debat.Un enfant grandis...je dis une connerie les gars?
33. 13/11/2010 23:22 - Anti-décadence
Un déchet d'une improbable puanteur, ici présent sur le forum, dit que ce n'est pas aux journalistes ni aux éditorialistes de relever cette affaire, pourtant une immonde ignominie d'une folie abyssale. Il prétend que c'est à la Justice, la sienne à lui de féministe déviante et décérébrée. Avec l'avènement progressif en France de la crise morale que l'incapable, irresponsable et discréditée Justice additione à la crise économique, elle s'est hasardée avec une audace de psychopathe, à banaliser tous les crimes les plus insensés et les plus abjects des femmes-reines de France. Après la clémence de toutes les voies de faits des enfants-rois actuels racailles endiablées nourries de haine, de racisme anti-blanc et autres abominations, voici la clémence de toutes les barbaries contemporaines des femmes de ce monde. A croire que les mères, celles à qui toutes les religions, l'Histoire et les cultures leur avait toujours voué ( visiblement à tort ), toute l'admiration de l'Univers et prêté des qualités indéniables de maternité, d'oblation et de protection envers leurs enfants, et qui disputent aux hommes le droit de baby-sitting, peuvent se livrer aux pires atrocités dans la plus totale liberté, sans impunité aucune. Avec l'aval d'une injuste Justice qui décourage un voleur de pommes pour survivre et flatte la tuerie sauvage par une déneuronée d'un adorable et innocent bébé tout ce qui il y a de plus faible, de plus beau et innofensif au monde. La Justice Française, à nouveau, encore une fois, de notoriété publique volatile, incongrue, équivoque, fait l'apologie et la banalisation du pire. Elle s'en fait même la complice. Ce sont les juges qu'il faut abattre ou bruler vifs, au choix. Puisque leur vie est égale à toute autre. Puisqu'après tout la vie d'un bébé qui est la pureté-même si manquante ici-bas, future mère, futur père, futur adulte, vaut moins que celle de son excrêment fétide, morbide et putride de mère.
34. 14/11/2010 10:00 - SatanFutur
@anti-decadence.Je ne pense pas que cela soit normal,ni morale mais cest un probleme qui va au dela de la justice que lon a. Tu tombe un peu trop dans un espece de situationisme que l on retrouve sur tout les forums. Si le bebe est noir ou chinois,ce n est pas grave d apres toi? Il est temps "d accomplir la loi". @ plus
35. 16/11/2010 13:19 - thierry bruno
à propos de la justice, Georges Bernanos disait à peu près ceci : " que l'Etat décide d'enfermer des gens qui sont dangereux pour les autres, je l'admets parfaitement mais qu'il n'appelle pas cela de la justice mais de la répression...il faut employer le bon terme" (je cite de mémoire). Ainsi, le grand écrivain ne se berçait pas de grands mots, "LA JUSTICE", mais en employant le bon mot, "REPRESSION", comptait bien que les grands maux soient sanctionnés. Dans ces affaires d'assassinats de nouveaux-nés, on découvre que ces enfants ne sont pas considérés par la "justice" comme des personnes mais comme des choses qu'il est facile de passer sans remords dans la colonne des pertes et laisser la mère infanticide jouir de ses profits à venir. Devant cette décision, nous sommes pris d'un vertige terrifiant, placés que nous sommes au bord d'un abîme dont nous sommes incapables de supposer le fond. Quand une société en arrive à ne plus accepter de protéger l'enfance, et l'enfance dans cet instant le plus fragile qu'est un nouveau-né, elle ne mérite plus le nom de société, et toute humanité a disparu.
Je note d'ailleurs que quand notre pitoyable société bien-pensante veut fustiger ceux qui ne pensent pas comme il faut, elle les affuble du suffixe "phobe". Vous jugez que l'immigration clandestine est un problème, vous êtes xénophobe; vous n'êtes pas en adoration devant la gay-pride, vous êtes homophobe et vous risquez de vous retrouver condamné par un tribunal. En revanche, quand votre acte trouve un écho favorable dans ce que croient les bobos bien-pensants être une conscience, vous commettez un déni tout à fait excusable. Pauvres idiots sans âme !
Allez, je préfère retourner à Bernanos et merci à L. Obertone pour son excellent (comme toujours) papier.
36. 28/11/2010 20:08 - Isla
M. Obertone, vous écrivez un peu plus haut:
"Le problème, c'est justement que la justice l'a acquittée tout en ne l'estimant pas folle. Alors qu'elle a tué son bébé. Cette issue aberrante discrédite totalement les spécialistes éminents et la justice. "
Pour moi l'issue aberrante de cet article et de cette phrase...engendre un discrédit pour votre raisonnement, me paraissant manquer totalement de nuances dans la manière d'analyser les comportements d'un être humain,de les juger, de les sanctionner . Également, ce désir de l'application parfaite d'un droit (qu'est-ce que ce serait rassurant!) sanctionnant me laisse songeur...
Il est vrai que ma vision des lois et du droit diffère de la votre, et d'autres dans ces posts, car je les conçois plus comme "encadrant" notre société, et tachant de s'adapter au mieux (et toujours subjectivement bien évidemment, puisque que créés par des humains) aux différents cas qu'ils ont à traiter. Alors quand la justice fait preuve de clémence dans des cas délicats, et je considère que le cas évoqué l'est, j'aime reconnaître en elle mon humanité et ma compréhension. Je me fiches de et ne me réfère pas aux origines de sa création pour la repenser/redéfinir.
Deux autres morceaux extraits de votre article:
"En ce cas, si un bouleversement psychologique majeur mène à l'assassinat d'un bébé, il faut enfermer les personnes qui en sont atteintes."
"La fonction du droit, c'est de punir tout acte contraire aux lois. Ce n'est pas de comprendre, d'entourer, d'aider, d'entendre, d'aimer. Un bébé tué par des mains humaines, c'est un crime, peu importe le contexte ou les circonstances, qui doit être puni."
Vous avez beaucoup de certitudes à l'emporte-pièce comme ça, qui seraient valables dans tous les cas ? Vous avez déjà côtoyé longtemps des personnes qui étaient vraiment différentes de vous ? Vous arrive-t'il d'envisager les choses sous différents points de vues quand vous conceptualisez votre monde ? Sauriez-vous vous passer de certitudes, de généralisations ? Avez-vous vraiment envisagé TOUTES les "circonstances" dans la dernières phrase citée ?
Vous voulez un droit dur et répressif, car quand on sait ce qui nous attend, on a peur et on s'abstient, n'est-ce pas ? (Pour moi la généralisation développée par l'argument est une des caractéristique de votre article et manière de penser, et engendre l'erreur dans votre logique, sans doute par méconnaissance de l'humain), vous êtes scandalisé par cette non-application stricte de la loi, je suis heureux de cette décision et préfère imaginer un droit humain et dont la répression et la punition ne sont pas le fer de lance (je préfèrerais l'amour, tiens !), mais qui sache examiner les différents cas avec respect et grand soin.
Pour moi, le droit/la justice est un concept humain qui s'applique selon la façon dont il est intégré par la conscience des humains qui le crée et l'applique, il n'a pas d'autre réalité, surtout pas mission 'divine' ou 'morale'. Ce n'est pas "le droit" qui comprend, entoure, aide, entend, aime, ... punit, juge, réprime, etc..ce sont des qualités humaines, ce sont des être humains !
37. 24/12/2010 16:33 - thierry bruno
Une petite question à Isla : où voyez-vous de l'amour dans le meurtre de son bébé ? Vous demandez que la justice juge au nom de l'amour et non de la répression et de la punition : quelle réponse "d'amour" vous sentez-vous capable d'offrir en réponse à un acte d'un telle barbarie ? L'acquittement comme l'a décidée ce tribunal où toute trace d'humanité me semble avoir disparu ? Ce tribunal qui offre en holocauste (et dans le sens premier du terme, pas celui de Claude Lanzmann) un nouveau-né à la barbarie de sa mère ne parait pas vous choquer et cela est profondément choquant, révoltant.
Pour reprendre votre conclusion, ceux qui ont acquitté cette femme ne peuvent être parés de qualités humaines et si tel est le cas, si on peut les appeler des être humains, c'est alors l'humanité qu'ils ont condamnée en acquittant cette femme. Cette décision de justice n'est pas un message d'amour mais un message de mort, la mort de l'homme.