Sur le RING

L'Egobody raté de Robert Redeker

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Frédéric Gajaray - le 09/05/2010 - 6 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B




Récemment, Le Figaro nous faisait part d’une montée de scepticisme chez les psychologues envers l’absolue recherche du bonheur, finalité unique de l’homme moderne (1). Ne supportant plus l’idée même d’un trouble, ce dernier se fragiliserait, s’exposerait à davantage de maux, ceux d’une éternelle et insupportable insatisfaction. En lisant cet article, nous viennent tout de suite des pensées comme : « mais ça crève les yeux ! ». Et il était en effet temps : Muray avec le festivisme, ou Finkielkraut avec le jeunisme, ne disent rien d’autre. Indispensables pour nourrir une réflexion sur le monde contemporain, les deux intellectuels dépeignent depuis longtemps cet envers du décor. D’ailleurs, l’entrée en scène de l'étonnant Marin de Viry, avec son Matin des abrutis, est venue donner matière pour frapper l’enclume avec toujours plus de force, toujours plus de panache, toujours plus de loufoquerie. Qu’il s’appelle « Homo festivus », « Mécontemporain », ou plus franchement « Abruti », celui qui est dénoncé est toujours le même : ce rigolard égocentrique sorti de l’histoire d’homme actuel.

Dans cette lignée, Robert Redeker vient lui donner un nouveau nom : « Egobody ». Redeker ? Parfaitement. Celui-là même qui, depuis son article « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? » au Figaro du 26 mars 2006, s’est trouvé menacé de fatwa par les extrémistes de toutes barbes. Passé sur Al Jazeera, ils peuvent difficilement le louper. Encore aujourd’hui, Robert Redeker est mis sous garde rapprochée pour garantir sa sécurité. Chose improbable, il a été catapulté au CNRS pour y trouver son blockhaus, ses salles de classe étant estimées milieu propice à attentat. Utilité insoupçonnée pour cette haute institution universitaire, dont l’unique fonction est, d’ordinaire, de faire pester les réacs.

Revenir sur la polémique de l’islamophobie de Redeker serait inopportun. Disons que ce n’est pas parce qu’un intellectuel déraille sur un point qu’il faut procéder à un bâillonnement intégral, aveugle. Et ce n’est même pas M. Badiou avec son bouquin tout fraîchement publié sur Heidegger et le nazisme (2) qui nous en voudra. Jugeons le texte.

Ni homme ni bête : Egobody.


« Mi-ange mi-bête ». On connait par cœur ce mot de Pascal.  Révélateur de toute la formulation occidentale de ce qu’est l’Homme. L’Homme est corps et esprit, et cætera. Enfin bref, toute cette musique qui retentit en nous comme une sonnerie dans la cour du lycée. Musique qui fît toute notre philosophie, depuis le « Connais-toi toi-même » de Socrate, jusqu’à l’existentialisme –  et même plus. C’est une question de classement dans l’homme : le corps, le fini, l’animal ; la pensée, le divin, la morale, la transcendance, les arts ; leurs réconciliations. Le cœur et la raison.

Egobody
a tout dévoré : il est la dernière marche de l’Histoire, sans aucun précédent. « C’est un être qui confond son âme avec son moi et avec son corps ». C’est encore, selon plusieurs formules chipées à Muray, « l’Homo Consumericus », « l’Homo Communicans ».

Obsession du corps que l’on retrouve partout : dans la publicité, les produits cosmétiques, le jogging, le sport, la sexualité, les massages bien-être, et les ouiquennes tout confort. Et donc, mort de toute vie intérieure. Le divertissement, transformé en festivisme généralisé (encore chipé à Muray) n’est ni l’otium latin (notion stoïcienne qui par définition s’oppose au negotium), ni le divertissement pascalien (« Si le divertissement pascalien éloignait de l’égo, le divertissement industriel contemporain ramène tout à lui via des câbles et branchements »). Egobody : une poche à viande sportive, pimpante, béate, optimisée. « De même qu’il n’a pas d’âme, parce que, véritable psychophage, il a dévoré l’âme, de même le corps nouveau n’a pas de moi distinct de lui, parce qu’il a, en bon égophage, englouti le moi ».

Et ce n’est même pas vraiment le corps qui se fait Veau d’or d’Egobody. Non. C’est un corps qui nie son caractère fini, mortel, temporel. Crème antiride, « le grand-père est intérieurement sommé d’avoir une âme de teenager », bouffe vitaminée en poudre, larmoyant handisport avec prothèses mécaniques, dématérialisation du corps dans les réseaux sociaux d’Internet, et même, perspectives de clonage : tels sont les psaumes du culte d’Egobody. Il est une sorte de tubercule, une boursouflure de la modernité extrêmement compacte qui a avalé tous les paradoxes de l’humanité.

Le fruit OGM d’aucune idéologie


Egobody n’est pas pour autant nietzschéen ou libérateur. N’en déplaise à ses marchands, il n’est pas cet être qui aura aboli les illusions. A la puissance, il substitue le « mental », le « mental de gagnant », « la force » compétitive : « […] pour imposer son type, simplificateur, de force, le mental est contraint de mettre à mort les forces véritables de la psyché, celles qui ressemblent à la faiblesse, qui s’expriment généralement à travers la sensibilité, que l’on pourrait regrouper sous la catégorie nietzschéenne de puissance ». La psychanalyse, dernière à avoir maintenu la dualité dans l’homme  –  au moment où « La médecine a ravi à la religion la propriété du corps des hommes » –, tombe dans l’oubli. De quoi rebondir sur notre controverse autour du Crépuscule d’une idole de Michel Homais (3) : il serait, au fond, un promoteur d’Egobody.  De quoi plus simplement analyser la nouvelle vague de conseils faussement psychologiques d’optimisation du quotidien – avez-vous lu Elle ces jours-ci ?

Mais il y a mieux. Egobody ne peut pas être analysé comme le résultat d’un système totalitaire. Non. Aucune idéologie n’a désiré cet être, aucune volonté politique ne l’a imposé : il s’est planté là de lui-même. Le Surhomme stalinien, ou l’aryen, ou l’homme fasciste, étaient au fond la recherche d’un Salut pour l’Homme, dixit Redeker. Faire venir un homme nouveau : ce n’est pas, par définition, l’ambition d’Egobody. Il ne souhaite que rester dans l’immédiat perpétuel. Dans le principe de plaisir (histoire de revenir à Freud). Il a aboli l’avenir, mais aussi, et surtout, son passé, sa civilisation.
Ce ne serait même pas la bourgeoisie qui a imposé Egobody. C’est au mieux le conformisme, le conformisme égalitaire qu’il suscite, la politique de courte vue ou la « doxocratie », ce régime « qui promeut le domestique au rang de politique ». Plus clairement, un système où les grandes œuvres de l’Etat sont : lutte contre le tabagisme, nourriture trop grasse, problèmes de Sécu etc. etc.

Le concept d’Egobody est tout à fait révélateur de l’époque. Il appelle des déclinaisons, et il serait souhaitable de l’approfondir. D’autant qu’il ratisse plus large que ce que nous connaissions jusqu’alors. Mais :

M. Redeker ne fait que nous flouter en passant d’un auteur à l’autre. Il y embourbe le fil rouge de sa démonstration, qui du coup, n’en est plus une. Tous les penseurs, des plus mineurs aux plus cruciaux, sont recensés. Et partant, le dialogue entre eux est toujours superficiel. On bute sur des amphigouris ; les jolies coquilles vides affleurent : « Sans doute aussi cette idée occidentale de l’homme dont Foucault proclame la mort est-elle déjà présente, comme on l’a vu, huit siècles avant Augustin, dans le Phédon de Platon. » ; « Ni les bourreaux ni les victimes ne furent inhumains : les victimes, comme en témoigne Primo Lévi, furent déshumanisées et les bourreaux étaient, pour paraphraser Nietzsche « humains, trop humains », lamentablement humains. Hannah Arendt, dans une polémique restée fameuse, a insisté sur la banalité d’Adolf Eichmann ». Pour de vrai. On ouvre à la page 65, on lit jusqu’à la page 67, et on a déjà trouvé ces deux perles de lourdeur, de pédanterie.

D’autant que tout ce bazar ne nous intimide pas. Et de toute manière, M. Redeker revient toujours aux mêmes idées. On ne cite les « autres » – entendez les penseurs qui portent à gauche –  que par ornement, que pour donner de la crédibilité aux véritables obsessions. Et celles-ci sont éminemment réactionnaires. En clair : revenons au moi type XVIIème. Ré-actionnaire, oui. Preuve en est : l’auteur cite de Maistre dès la troisième page du premier chapitre, et conclut sur le nécessaire retour au péché originel, et vaguement sur une réhabilitation de l’Essai sur l’inégalité des races humaines de Gobineau. Du bon et du mauvais. Il ferait mieux de ne pas se cacher derrière ce pavois de références voulu opaque, mais au travers duquel on ne voit que trop bien. Comme si ça nous faisait chialer s’il parlait franchement. Allons bon.

Si cette énorme masse de références obscurcit la pensée, elle fait aussi sortir constamment du sujet. Ainsi, Egobody serait la raison du conformisme de l’époque. Mais, nous n’avons aucune démonstration ; c’est par sentiment (ressentiment ?) que nous voulons bien concéder la chose. En revanche, dans le conformisme, M. Redeker place sans vergogne des remarques minables, dans le style de celle-ci : « On ne compte plus les conformismes intellectuels du XXème siècle : soumission à Staline, à Mao, à Pol Pot, à Trotski, à Enver Hodja, à Fidel Castro ! », alors même que l’apparition d’Egobody viendrait après la mort des idéologies. Et ça va loin. L’antiracisme, Benoît XVI fascisé, l’islamisme : la faute à Egobody. On ne nous dit pas comment, on le dit, point. Tout un essaim de cette espèce de considérations primaires bourdonne au fil des pages. C’est avec ce genre de cris de vieille baleine que l’on perd tout crédit, ou que l’on rallie uniquement ceux qui sont déjà convertis. On a même droit à un chapitre : « Internet et la destruction de l’homme ».

Et c’est triste. On y manque l’essentiel. Traiter d’Egobody en n’employant le terme « Post-humain » qu’une seule fois à la fin du livre, c’est une vaste escroquerie. De même, ne sont consacrées à la sexualité que deux pages, plus quelques remarques éparpillées en surface. Le concept de « biopouvoir » est définitivement absent. Contrairement à ce que M. Redeker semble vouloir nous signifier en faisant une unique et banale citation de l’Histoire de la folie de l’âge classique de Foucault en début d’ouvrage, il semblerait qu’il n’en ait pas pris la mesure. Pourtant, il y aurait de quoi aller dans son sens, mais moins grossièrement, avec ce matériau non négligeable. Et sans pour autant sombrer dans la complaisance envers Egobody. Parce qu’au final, l’auteur ne fait que troquer une définition positive de l’être humain (probablement plus suave à l’oreille) contre une autre définition positive. Dialogue de sourds, et sans doute trop anthropocentrique. Osons donner dans la sémantique Redekerienne.

Ne surtout pas faire comme Robert Redeker. Certes, il trouve de bonnes idées, jongle plutôt bien avec les concepts, et certaines assertions sont brillantes. Allez, deux sur le tas : « L’univers de Frankenstein a succédé à celui de Faust » ; « Vouloir à blanc, c’est vouloir avec les nerfs ». Mais tout empoisser de cache-misère pour vitupérations pète-sec et à l’emporte-pièce, quand l’objectif est de faire un boulot chiadé : c’est une erreur.

Frédéric Gajaray


Rober Redeker, Egobody, La fabrique de l’homme nouveau, 220 p., Fayard, 16 €.


(1)    Le Figaro du 26 avril 2010.
(2)    Heidegger. Le nazisme, les femmes, la philosophie, Alain Badiou et Barbara Cassin, Paris, Fayard, mars 2010.
(3)    Voir notre article : /article/article.php/article/michel-onfray-le-retour-du-defoule.


Toutes les réactions (6)

1. 10/05/2010 08:08 - William

WilliamC'est un peu facile je trouve, si il avait été brune, 90C et avec les mêmes idées politiques et religieuses, quel papier aurait été publié ?

2. 10/05/2010 14:47 - Frédéric Gajaray

Frédéric GajarayOh vous alors M. William, vous touchez vraiment dans le mille ! Voyez-vous, j'adore les brunes généreusement faites, tendance Grâces.
En revanche, je ne vois pas en quoi ce goût aurait quelque chose à voir avec le sujet. Aussi vous mets-je au défi de trouver un seul article de notre revue se baser sur ces foutaises. En attendant, ne venez pas me reprocher ce genre d'imposture, c'est misérable.

3. 12/05/2010 02:02 - Gaël

Gaëlmouais...Redecker essaie de revenir par la petite/grande porte avec un essai qui sent un peu la naphtaline. J'avais signé la petition il y a 4 ans je crois, lancée par Dantec, car même si je voyais pas où il voulait en venir (Redecker, pas Maurice), j'estime qu'il avait parfaitement le droit de dire et d'ecrire ce qu'il pensait, fut-ce des betises.
Bref; le coup de l'homme nouveau, lui, ne l'est pas, je le soupconne d'avoir tapé ces deux mots sur l'encyclopedie de l'Agora, et voyons ce que ca donne...
Non désolé, mais déjà le titre sonne faux " hé , regardez, j'ai créé un concept,"; et ce sous-titre " la fabrique de l'homme nouveau" piqué -car je ne peux pas croire qu'il ne l'ai jamais su- à la superbe exposition Du Musée des Beaux-Arts du Canada en 2008 ( j'ai le catalogue sous les yeux) concernant les années 30...Les Années 30! on parlait déjà de cet homme nouveau qui allait tout ravager sur son passage: le corps sain et puissant, le jeunisme, la pseudo-mythologie du contact avec la nature (l'ecologisme déjà)...bienvenue dans les jeunesses hitlériennes!
Votre article m'a convaincu de ne pas lire ce livre dans lequel je n'apprendrai rien, merci, les temps sont durs, faut pas gaspiller.

4. 12/05/2010 14:37 - Frédéric Gajaray

Frédéric GajarayGaël, vous savez, je ne détecte pas un seul remugle hitlérien dans les pages de Redeker. Peut-être beaucoup (trop ?) de détestation. M'enfin... Il n'exalte aucun des traits dont vous parlez. Au contraire, il les abomine quand il les retrouve chez Egobody.
Vous ne pensez pas qu'il a tout de même touché du doigt quelque chose?

5. 12/05/2010 20:14 - Gaël

GaëlCher Frederic, vous m'avez mal compris, ou je me suis mal exprimé.
Je n'accuse absolument pas Redecker d'exalter le nazisme, ,j'avais bien saisi qu'il s'agissait d'une dénonciation, mais je constate que l'on peut remonter aux années 30 pour observer ces comportements; donc je ne tombe pas de ma chaise.
Dans un style beaucoup, BEAUCOUP plus saisissant et profond ( car j'ai l'impression, mais je vous rappelle que je n'ai pas lu Egobody, que l'on ne fait qu'effleurer la question de la corruption du corps dans le socius et la dictature du paraitre, l'uniformisation de l'etre etc...) je conseille vivement la lecture de L'Obsolescence de l'homme de Gunther Anders - Edition Ivrea- qui lui date de 1956. C'est l'Homme en son entier, et donc son âme qui y sont autopsiés au lendemain de la guerre. Il n'est pas question d'un asujetissement à un mode de vie, mais de l'asservissement de l'Homme au monde/machine qu'il a lui même créé( cf: Cosmos Inc.)
Le livre de Redecker me parait donc, a la lumière de Anders, bien pâle. Mais d'autres ouvrages souffriraient la comparaison.
A vous relire,
Bien a vous.

6. 14/07/2010 16:06 - http://pagesperso-orange.fr/Red-Dog/

http://pagesperso-orange.fr/Red-Dog/Jetez donc un coup d'œil à Hyperman (pour une morale génétiquement modifiée), bourin éditeur, 2006…

réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring



Veuillez saisir le code Anti-Robot, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot.
Ring 2012
Dernière réaction

C'est un peu facile je trouve, si il avait été brune, 90C et avec les mêmes idées politiques et religieuses, quel papier aurait été publié ?

William10/05/2010 08:08 William
MgDantec
Articles les plus lus
  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Etta d’AmériqueEtta d’Amérique

    Encore une star de moins sur le walk of fame. C’est à croire que des étoiles qui constellent notre ciel, ce sont les plus petites qui brillent le plus. Et celles dont on oublie le nom. Un petit...

  • Hollande, voyage dans l'intellect d'un fromage en maturationHollande, voyage dans l'intellect d'un fromage en maturation

    Mais un fromage à 60%, tout de même. Ça y est, François Hollande a mis des mots sur son « programme ». Un programme en deux points : rêve et égalité. Sérieusement, qui François...

  • "La tragédie de 1915", génocide en superdiscount"La tragédie de 1915", génocide en superdiscount

    En 1987, le Conseil de l'Europe a reconnu une première fois le génocide arménien, en 2001, il y a eu la loi mémorielle à l'initiative de Jean-Claude Gaudin, maire de la ville à la plus grande...

  • Einstein On The Beach : un jeu sur la courbe du tempsEinstein On The Beach : un jeu sur la courbe du temps

    Il est des événements musicaux qui ont la fulgurance et la rareté des phénomènes astronomiques. Aussi ne passez pas à côté du remontage exceptionnel d’Einstein On The beach, apothéose...

  • Les étoiles 2011 de DantecLes étoiles 2011 de Dantec

    "Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Dans l'enfer de Gotham magazineDans l'enfer de Gotham magazine

    À côté d'un journal moderne, même le candidat du NPA devient enthousiasmant. Et pour cause : être ennuyeux, c'est ce qu'on demande aux journalistes. Aux journalistes régionaux en particulier...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Gennevilliers - Asnières : 1-0Gennevilliers - Asnières : 1-0

    Il y a un peu plus d'une semaine, Samy, adolescent de 15 ans de la cité des Courtilles  à Asnières, succombait à une blessure à l'arme blanche qui lui avait été infligée par une bande rivale...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Joue-la comme BacharJoue-la comme Bachar

    Dans un monde arabe en pleine tempête, un pays d’irréductibles baathistes résiste aux bourrasques de la revendication 2.0. La Syrie de Bachar Al-Assad prête le flanc à la critique mais ne plie...

  • Pour qui les révolutions sont-elles une bonne nouvelle ?Pour qui les révolutions sont-elles une bonne nouvelle ?

    En dehors d'avoir été une excellente occasion pour descendre MAM et quelques ambassadeurs, ce qui se passe en Tunisie, en Égypte, en Libye et dans une moindre mesure (pour l'instant) dans...

  • Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"

    Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat...

  • Corpus Christi : douze heures pour tuer le ChristCorpus Christi : douze heures pour tuer le Christ

    Douze thèmes principaux, autant d'heures de bobine, 27 spécialistes, les ovations de toute la bonne presse française. Corpus Christi, série de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, ressemble à...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • La Passion du Christ : retour sur un scandaleLa Passion du Christ : retour sur un scandale

    Ecrits en avril 2004, ces trois textes au lyrisme parfois naïf constituèrent mon entrée dans la blogosphère littéraire. Malgré leurs évidents défauts, ils me semblent encore pouvoir...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Trois tombeaux pour le ChristTrois tombeaux pour le Christ

     La tombe du Christ en Inde ? À Talpiot ? Peu importe, on veut bien y croire, pourvu qu'elles démentent les Évangiles. Retour sur les nouveaux X-files à la mode autour du Jésus historique.Le...

  • Et si le Diable était anglais ?Et si le Diable était anglais ?

    "Je crois qu'il est temps de tourner la page sur les politiques du passé qui ont échoué". Quelques mois après Angela Merkel, c'est au tour de David Cameron de donner un gros coup de pioche dans...

  • John Barry [1933-2011]John Barry [1933-2011]

    Sa Majesté n’en revient pas, Bond en perd son flegme, et Danny Wilde son humour. Le toujours élégant John Barry a joué lui-même son œuvre ultime: sa propre mort. Si ce n’est pas cela, le...

  • La guerre dans le Nevada [dossier spécial]La guerre dans le Nevada [dossier spécial]

    Depuis ses débuts, Red Flag a entraîné les pilotes à survivre à leurs dix premières missions de combat. Toutefois, plus les opérations aériennes sont devenues complexes, plus la pression...

  • On a retrouvé la tête de Laëtitia PerraisOn a retrouvé la tête de Laëtitia Perrais

    Mardi après midi, la terrible nouvelle est tombée : une tête a été retrouvée dans un étang de 20 mètres de profondeur, à Lavau-sur-Loire. Selon les premières constatations, cette tête...

  • Ainsi parlait ZaraDebbouztraAinsi parlait ZaraDebbouztra

    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline, commémoration pour une autre foisCéline, commémoration pour une autre fois

    Finalement, qu’est-ce qu’on s’en fout que Céline ne fasse pas partie des commémorations officielles de 2011 ! Que vaudrait d’abord un écrivain célébré par la République dont les...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Ben Laden choisit la France, et la France son destinBen Laden choisit la France, et la France son destin

    Ben Laden menace la France. On a envie de dire que c’est trop d’honneur ! Se voir hissé au niveau des grandes puissances qui menacent sa petite entreprise flatte notre ego d’anciens...

  • Broadcast : the dream is overBroadcast : the dream is over

    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

  • La fille du Diable est dans la PlaceLa fille du Diable est dans la Place

    Pour les politiques, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que le Diable a pris sa retraite. La mauvaise, c'est qu'il a une fille, que cette fille lui ressemble et qu'elle a pris...

  • Tunisie année zéroTunisie année zéro

    L’histoire n’est pas finie. Telle est l’antienne récitée par les média français contempteurs tardifs du régime de Ben Ali.  L’improbable « Révolution du jasmin », par sa force...

  • Marine Le Pen : réseaux & paradoxesMarine Le Pen : réseaux & paradoxes

    Alors que Marine Le Pen vient de remporter, sans surprise, les « primaires » du FN en succédant à son père à la présidence du FN avec 67% des suffrages, balayant d'un revers de main son...

  • 2010, l'année des dérapages2010, l'année des dérapages

    Myard, Morano, Gaudin, Longuet, Frêche, Fabius, Siné, Vals, Mélenchon, Zemmour, Pagny, Guerlain, Séguela, Ménard, Hortefeux, etc. Leur point commun ? Ils ont dérapé. Attachez vos ceintures,...

  • Benoît XVI - Un cœur intelligentBenoît XVI - Un cœur intelligent

    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

  • Cold Wave is not dead : le zéro absolu du rockCold Wave is not dead : le zéro absolu du rock

    La Cold Wave, cette déferlante qui vient ronger comme l’azote liquide les piliers du post-punk balbutiant et tentaculaire, emporte les âmes au cœur de l’hiver thermonucléaire. Balade...

  • Zemmour, le dérapeurZemmour, le dérapeur

    Vous avez raté les articles de Libé et Rue89 sur le procès d’Eric Zemmour ? Pire ! vous les avez lus mais êtes restés sur votre faim ? Les pingres ! Même pas un « pétainiste », ni même un...

  • Robert Brasillach : le procès expédiéRobert Brasillach : le procès expédié

    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

  • L'Arizona, capitale de la haine ?L'Arizona, capitale de la haine ?

    Six morts, douze blessés. C'est le terrible bilan de la fusillade qui a éclaté samedi dernier, dans l'Arizona, lors d'une réunion politique. Parmi les blessés, la parlementaire démocrate...

  • Requiem pour une sexualité d'EtatRequiem pour une sexualité d'Etat

    Faut-il des assistants sexuels pour "soulager" les handicapés ? C'est la question que posent a priori sérieusement certains députés, en particulier Jean-François Chossy, de l'UMP. Notre époque...

  • Du bon et du mauvais usage de l’indignationDu bon et du mauvais usage de l’indignation

    Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant,  grand bourgeois, grand lettré,  grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...

  • Jacques Vergès, Roland Dumas et la moralité de la défenseJacques Vergès, Roland Dumas et la moralité de la défense

    Cela faisait quelque temps que j'avais l'intention de consacrer un billet à cette interrogation : La défense est-elle morale ? Elle a été formulée à la rentrée du Jeune Barreau du Val d'Oise...

  • Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieTerreur et martyre : il était minuit à Alexandrie

    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

  • Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeAssises islamisation : c'est la lutte prime-time

    La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...

  • Joy Division par Kevin CumminsJoy Division par Kevin Cummins

    Lou Reed voulait que son bijou, Berlin, soit « un film pour les oreilles ». Avec ce recueil sobrement intitulé Joy Division, Kevin Cummins nous offre le son pour les yeux. Entrez dans  la...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • Occupation des rues : un dérapage collectif ?Occupation des rues : un dérapage collectif ?

    «Je réitère qu’un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République. Oui il y a occupation et il y a...

  • PS : les intermittents de la réalité en tournéePS : les intermittents de la réalité en tournée

    Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...

  • Wikileaks, le napster des ambassades ?Wikileaks, le napster des ambassades ?

    Parce que Wikileaks s’opposait à l’ordre établi, on l’a cru de gauche. Pour autant, l’entreprise est-elle révolutionnaire ? Oui, autant que Montesquieu peut l’être. Mais son alliance...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Blondeincendiaire.com : the murder chat roomBlondeincendiaire.com : the murder chat room

    (reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

  • Les Suisses sont-ils un exemple ?Les Suisses sont-ils un exemple ?

    WikiLeaks, avec la publication scandaleuse d'une multitude de dépêches de la diplomatie américaine, a fait passer au second plan le résultat de la "votation" suisse qui a approuvé par...

  • Quelques traces de rouge à lèvres…Quelques traces de rouge à lèvres…

    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Le Jihad global en voie de disparitionLe Jihad global en voie de disparition

    Les faits démontrent l'immense écart entre l'affolement politico-médiatique et la débandade djihadiste.Vers la fin d’une finale de championnat d’échecs, le connaisseur, jusqu’alors...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

  • Exil(s) ExpressExil(s) Express

    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

  • Vers un Indice de Bonheur BrutVers un Indice de Bonheur Brut

    Nous sommes de plus en plus tristes. Gallup. C'est Gallup qui le dit – le plus grand imposteur statistique que la terre ait jamais enfanté. En tout cas les anglais semblent pas très heureux. 52%...

  • Préservatif : et si le Pape avait raison ?Préservatif : et si le Pape avait raison ?

    Une rare unanimité associative et journalistique devrait aussitôt éveiller les soupçons. On entendait parler "d'avancée", de "pas en avant"… On entendait des associations "saluer" les propos...

  • Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Et si les chômeurs ne chômaient plus ?

    Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand...

  • Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

  • Droit de réponse à Pierre CormaryDroit de réponse à Pierre Cormary

    Droit de réponse d'Yves Bernanos à Pierre Cormary.Un article très récent de Pierre Cormary, publié dans Ring, vient de porter atteinte à la mémoire de mon grand-père, Georges Bernanos. J'en...

Rubrique Médias du Ring