Sur le RING

Joy Division par Kevin Cummins

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Gaël Giovannelli - le 20/12/2010 - 33 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Lou Reed voulait que son bijou, Berlin, soit « un film pour les oreilles ». Avec ce recueil sobrement intitulé Joy Division, Kevin Cummins nous offre le son pour les yeux. Entrez dans  la légende de la Légende. This is the way, step inside…




                « No language, just sound, that’s all we need to know,
                 to synchronize     love to the beat of the show » Transmission.

Joy Division a transformé la musique. Plus jamais on ne retrouvera l’innocence après Unknown Pleasures, ni la chaleur après Closer. Ce groupe a laissé sa marque durablement, peut-être de manière indélébile, tant par la musique qu’il a créée que par l’image qu’il a incarnée. Joy Division n’était pas à proprement parler un groupe photogénique.  Par bien des aspects, il ne l’était pas, pas assez en tout cas pour se retrouver sur le papier glacé des revues. Pas suffisamment gracieux, absolument pas glamour, rétif à la séduction facile. Joy Division, c’est précisément le refus d’une recherche esthétisante et le désir de n’être que pour leur musique. Des jeunes gens qui sortent du bureau de la municipalité, voilà ce qu’ils étaient : des types normaux, épuisés et en colère contre un monde merdique. Des gens normaux qui jouent la musique de la vie en décrépitude.



 Joy Division ne renvoie pas la lumière, il la happe. Et la retient. Tout comme il retient dans son apparence, ses fringues impersonnelles, la sape de seconde main, ou dans les lignes de basse de Hooky, un lieu, une époque. Joy Division est l’Epoque. Le lieu, c’est Manchester. Un monde isolé dans l’Albion industrielle en voie de disparition. Une ville dont la grandeur économique fut fracassée par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale et l’arrêt de sa production textile. 1979 : ce  monde est devenu suie et houille, des ombres frêles affrontent sans trembler le frimas tyrannique d’un hiver scandinave.

Manchester est recouverte de neige cette année-là. Un blanc immaculé, épais, cotonneux, étouffant. Sur les photographies, les jeunes gens sont en noir&blanc, car le monde est en gris&gris. Ce gris, sans contraste-et sans alternative- se retrouve sur deux pochettes d’albums fondamentaux. Heroes de Bowie, The Idiot d’Iggy Pop. Ces accointances sont tout sauf hasardeuses. Heroes est l’album qui donna le ton à Ian Curtis, et Bowie est sa grande idole, le faune glam pailleté qu’il singeait dans sa chambre d’adolescent. Devenu adulte, Curtis le vit se crasher dans la lumière crue et le désert émotionnel de Berlin. The Idiot, lui, restera l’album favori de Ian Curtis, et le dernier qu’il écoutera ce soir funèbre de mai 80.



Kevin Cummins est devenu le dépositaire de l’image de Joy Division, bien malgré lui. Ces photographies devaient enregistrer le moment présent, avec le suicide de Curtis elles entrent dans l’intemporel. Il a eu sa chance, l’esprit, le flair, l’opportunité d’être Là. Car dans l’afterpunk, être Là, c’était être à Manchester. Chez les ploucs du Nord, oui. Loin de la City, où un cœur de charbon s’embrasait et dont la flamme nouvelle illuminait le visage du rock. Cummins colle aux basques de Joy Division. Il grave ainsi les plus célèbres images du groupe : les membres de dos sur l’autopont enneigé, Ian Curtis dans son imper et la cigarette au bec, fixant l’objectif, les yeux de verre brisé à la une du NME…On est saisi par la qualité plastique première des photos bien sûr, le grain appuyé jusqu’à la saturation, les profondeurs de champ, le traitement de la neige encore. Mais ce qui choque dans le récit, puisqu’il s’agit d’une aventure commune, vécue, c’est de voir le drame se jouer littéralement sous nos yeux. Et le drame, il se joue sur scène. Dans les coulisses, lors des sessions d’enregistrement, les pauses à la Factory, les shooting, Curtis est étonnamment calme, paisible, détendu, fumant et discutant avec Bernard Sumner. La pauvre usine désaffectée qui leur sert de lieu de répétition est presque chaleureuse, avec son parquet en lattes de bois défoncé et ses carreaux filtrant la lumière. On peut comprendre ainsi les mots de Sumner : « on n’a rien vu venir ».
Mais le drame. La souffrance et le combat vital qu’il mène contre sa maladie, son accablement, les conflits qui l’habitent jaillissent avec violence de sa chorégraphie de pantin désarticulé, ses grimaces incontrôlées, ses yeux révulsés et ses convulsions de maniaque. Tel un possédé-les photographies décomposant sa danse habitée sont impressionnants- Curtis semble entraîné par la rythmique démoniaque de Peter Hook, terriblement omniprésent comme une âme damnée, le Diable de son Faust. Barbu et massif, sa basse noire plaquée sur les cuisses, Hook sait que son beat est un éclair blanc d’un million d’années, suspendu là, sous l’astre froid d’un spot, au cœur de l’opacité sidérale. Curtis, enchaîné à sa propre détresse, n’a pour échappatoire que la crise épileptique, l’évanouissement, et à la fin des temps, la mort.

Kevin Cummins ne se contente pas des seuls clichés du groupe. Comme dans le superbe documentaire de Grant Gee (Joy Division sorti en 2007), il rend aussi hommage à cette ville maudite qu’est Manchester. Maudite et bénie par le nombre de groupes majeurs qui en sont issus, des Buzzcocks aux Doves. Les photographies du territoire dressent une cartographie de l’intime mancunien et disent tout de l’obscurité existentielle dans laquelle les habitants sont plongés. Un no man’s land boursoufflé de béton et de brique, les voies express désertes, les quartiers délabrés et les immeubles fonctionnels des banlieues. Un paradis soviétique. En effet-miroir, Cummins revient en fin d’ouvrage sur ces mêmes lieux pour reproduire les mêmes prises de vues, refermant ainsi l’histoire, la ville et le monde sur lui-même.

Un  album de photographies donc, le recueil définitif des fantasmes qui entourent Joy Division, et le récit d’une épopée. L’iconostase intégrale de la figure charismatique, fascinante et inquiétante de Ian Curtis. Voici l’écrin final qui vient clore une mythologie approchée à tâtons par une génération de fans pour l’ouvrir sur l’éternité telle l’épitaphe enfin rédigée et lisible. Quelques fantômes sont présents, comme cette collection d’affiches, de badges, flyers et tickets de concert… Plus personnels et troublants, la tracklist d’un show rédigée de la main de Curtis, la présence de ses carnets de notes, les brouillons de titres comme Isolation, Atrocity Exhibition, Something Must Break. Et puis il y a la Phantom VI special, sa guitare en losange blanche, celle de Love Will Tear Us Apart. Ces traces du passé désincarnées, tragiques par l’absence et le morbide destin, glacent un peu plus le sang. Et cette vague froide qui descend du Nord : Manchester, c’est toujours 1979, à jamais ce pont est couvert de neige, et pour toujours, des silhouettes minces. Les jeunes hommes, un poids sur les épaules.



Gaël Giovannelli
Joy Division, Kevin Cummins, Rizzoli 35.00€



Toutes les réactions (33)

1. 20/12/2010 15:32 - gIMMesHELTEr

gIMMesHELTErVraiment un très bel article. Je suis très admiratif...

2. 20/12/2010 15:55 - Marco

MarcoIan Curtis, le Mickael Jackson de la cold wave. Bon je pense que cette fois on a bien raclé les fonds de tiroirs.
Y'a plus de titres inédits, faut bien faire du pognon avec ce qu'il reste : des photos de badges, de flyers, de tickets de concerts etc. Bon la prochaine étape c'est quoi? une photo de poil de cul de Hooky ?
J'ai bcp de respect pour ce groupe que j'ai adoré, mais ne comptez pas sur moi pour débouller 35€ pour qq photos.
Cela dit si on me l'offre, je l'accepterai avec joy (humour).

3. 20/12/2010 16:02 - Marco

MarcoA propos de cette scène, j'ai redécouvert un bon vieil album qui fait du bien dans la grisaille hivernale, sous peu qu'on ait eu sa dose de mélancholie étant plus jeune : les Happy Mondays - Pills and Thrills and Bellyaches.

"We're so good, We're so good, We're so good, man we've never
been so good"

4. 20/12/2010 20:31 - Nach Mavidou

Nach MavidouJ'attendais depuis un moment l'article qui oserait aborder Joy Division sur le Ring. Il est bien.

Ce groupe devenu légendaire est devenu une référence universelle, presque attendue et obligatoire depuis le virage et retour arrière effectué par la scène Rock (essentiellement au Royaume-Uni quand même). Personnellement, je préfère aller chercher dans la scène gothique - hou ! je sais ! - des Clan of Xymox plutôt que les "héritiers" désignés qu'on nous sert ces dernières années. Sans compter un nombre incalculable de reprises, illustrant l'impact que J. D. a eu au fil du temps (je suis violemment allergique à Nouvelle Vague pour ma part mais ce n'est pas le sujet).

Moi non plus, je ne me laisserai pas prendre à ce nouvel essai de fourgues d'une nouvelle petite collection de reliques au prix fort, mais on ne conseillera jamais assez d'aller découvrir Joy Division à ceux qui ne connaîtraient pas encore.

5. 20/12/2010 21:21 - Gaël Giovannelli

Gaël GiovannelliNach&Marco
Eh, qu'y puis-je de l'obsession parfois morbide et de la fascination que ce groupe exerce (et qui ne date pas d'hier)? Et qu'y puis-je si Curtis pour toujours se balance au bout d'une corde? Il s'agit plus de "reliques à prix fort", c'est le seul ouvrage de photographies disponible en français sur le groupe et elles sont magnifiques, je ne pouvais décement pas passer à côté. 35€ pour un livre de photos, non ce n'est pas cher pour cette qualité, ce qui est cher c'est un roman de rentrée littéraire sur papier merdique et contenu idoine que l'on retrouve 6 mois plus tard en poche pour 3 fois moins cher. Voilà l'arnaque.
Les Happy Mondays? Why not, je n'ai aucune admiration pour ces décérébrés mais j'adore "Hallelujah"-allez-y mollo sur les pills Marco quand même...

6. 20/12/2010 22:29 - Marco

MarcoVous n'y pouvez rien et vous avez entièrement raison d'aimer ce groupe. Je préfère juste attendre la relique ultime à prix fort. On ne sait jamais, elle sera peut-etre moins chère que toutes celles achetées une par une.
Et il est vrai qu'aujourd'hui je préfère nettement quelques pillules de joie à un noeud mal ajusté.
Mais l'un et l'autre ne sont pas incompatibles.

7. 20/12/2010 23:39 - Tristan

TristanCet article est tout bonnement remarquable.
Il existe peu de documents photos du groupe parce que c'était Joy Division. Pas de tricherie, pas de publicité (jamais les noms des musiciens ou leurs photos n'apparaissaient sur les pochettes des disques). Ils se foutaient de leur stratégie marketing; çà les emmerdait un point c'est tout!
Seuls la musique et les concerts comptaient!
Et c'est çà qui fait de ce livre un évènement : de superbes photos qui immortalisent à tout jamais la vie de ce groupe de rock dans le Manchester des années 80. Gaël l'a très bien décrit.
Quant à Nach&Marco,s'il-vous -plait Messieurs, regarder d'abord le livre avant d'en dire du mal, et 'avec un peu de chance vous arriverez peut-être à entendre une voix d'outre tombe qui vous invitera à communier toute la nuit avec les "Divisions de la Joie"...Et pour 35€ c'est pas cher payé!

8. 21/12/2010 10:33 - Marco

MarcoEntre les versions remasterisées, les versions étendues, les dvd, les bouquins de chez Camion Blanc et autres, les t-shirts, les tickets de concerts de New Order etc. j'en ai assez c'est tout. J'estime avoir dépensé suffisament d'argent pour ce groupe.
Et payer 35€ (230 Frs) pour un bouquin de photos aussi belle soient-elles je trouve cela abusé.
20€ aurait été un prix largement acceptable.
J'en ai juste marre d'être pris pour un pigeon. Je dis stop les mecs.

9. 21/12/2010 10:35 - Marco

MarcoEgalement un très bon article sur le sujet dans Obsküre magazine.

10. 21/12/2010 11:02 - Nach Mavidou

Nach MavidouÀ notre niveau, personne ne peut rien au sujet de l’exploitation d’un tel mythe. J’ai pris ma part dans l’offre proposée aux fidèles du Culte de J. D.. Depuis le temps il y a eu des parutions intéressantes permettant d’aller plus au fond de leur œuvre (le très beau docu’ de G. Gee en fait partie) au-delà des deux albums et compilations complétives. Mais je ne vais pas me jeter sur absolument tout ce qui sort à leur sujet ; surtout que depuis quelques années qu’ils sont vraiment devenus une référence si fréquente, si généralisée... il est tellement tentant de nourrir régulièrement le marché des nombreux fans de divers âges et horizons. C’est pourquoi j’ai répondu peut-être trop sèchement, je me retrouve dans la même position que Marco sans pour autant être allé aussi loin dans la collectionnite j'ai l'impression.

Je dois aussi reconnaître que je ne suis pas un grand amateur de photographie en général. Beaucoup de clichés relatifs à J. D. sont déjà disponibles ici ou là. D’autres que moi seront peut-être sensibles à l’idée de posséder une collection complète sur un support de bonne qualité. Ce n'est pas ce livre que je visais spécialement, mais une tendance mercantile de fond (les héritiers de Ian Curtis et anciens membres de J. D. & New Order n'en sont pas responsables).

J'ai lu aussi le papier dans le nouveau magazine Obsküre, et je le recommande également.

Subsidiairement rassurez-vous, je n’achète quasiment jamais de romans avant leur parution en poche (à part ceux de Maurice Dantec !!!!).

11. 21/12/2010 12:48 - olivierD

olivierDIl y a quelques années déjà, New Order concluait sont concert aux Vieilles Charrues par un "Merci de n'avoir pas oublié les Joy !" Pensez-vous vraiment que Mc Cartney après une ou deux reprises des scarabées boucle son show par ce type de réflexion? "Les reliques à prix fort" nous en avons tous été témoins ces dernières semaines avec le grand cirque Lennon. Et je ne parle pas du revival des Doors il y a 20 ans!... Je pense que les JD ont de la marge.

Marco, si vous vous êtes senti floué par vos achats compulsifs de groupie, qu'y peuvent ceux qui tentent de produire un travail de qualité. Votre malheureuse expérience personnelle ne doit pas obscurcir les rares productions qui se distinguent.

@Nach - "Ce groupe devenu légendaire est devenu une référence universelle, presque attendue et obligatoire ..." Bien entendu mais au fond, une légende est-elle toujours écoutée? Je ne parle pas du "cercle" dans lequel nous évoluons... Les références s'accumulent comme autant de clichés. La substance n'est plus, reste une vague enveloppe... Kundera ne parlait-il pas de "Kitsch"?

Il est beaucoup question des Joy mais quid de la production de Cummins? Est-ce à la Chine que vous vous intéressez en feuilletant un album d'E. Burtynsky? à l'Afrique chez P. Beard? Cet album est le fruit du travail d'un photographe avant d'être l'accumulation fétichiste vouée au culte Curtis/Joy.

Nach, "Subsidiairement rassurez-vous, je n’achète quasiment jamais de romans avant leur parution en poche (à part ceux de Maurice Dantec !!!!)." moi, ça m'inquiète! Non pour l'achat des Dantec, mais pour les autres. Sachez que souvent les poches sont des classiques (grand bien vous fassent) ou des oeuvres ayant déjà connues un succès. Donc ces fameux romans merdiques dont parlait Gaël plus avant. Permettez-moi une solution pour "en avoir pour votre argent": http://stalker.hautetfort.com/

Bel album, bel article...

12. 21/12/2010 14:14 - Marco

MarcoMais je suis très heureux de ce que j'ai acheté à cette époque de fana (des produits de qualité également, je porte régulièrement le t-shirt 100% coton du Bengladesh).
Mais je n'ai pas tout acheté non plus, c'était pour montrer l'offre de produits déjà abondante labellisée JD.
Je dis juste que 35€ je préfère les mettre dans une place de concert par exemple ou un bon blu-ray. Après chacun fait à sa sauce.

13. 21/12/2010 16:10 - Tristan

TristanMessieurs,
Le livre de Kevin Cummins me plait beaucoup parce qu'il retranscrit bien l'émotion qui émanait de ce groupe peu ordinaire.Et ce n'était pas tâche facile! Les photos sont magnifiques et le fait de les reproduire en pleine page sur papier glacé apporte beaucoup: Pas de chichis dans la présentation et la photo Black§White brute de décoffrage . Superbe! l'intimité de la salle de répèt, l'ambiance "cold" des concerts , la bande de copains qui déambule dans les rues désertes de Manchester un jour de neige et Ian Curtis fidèle à lui-même.
Non ,franchement ,çà vaut pas le coup de dépenser 230Frs pour un tel bouquin!
Mieux vaut attendre une version économique toute riquiqui sur du papier torche-cul à 20€,oh pardon à 133 Frs, et m'acheter avec le reste un bon livre de poche bien chiant et consensuel.
Salut à toi Marco!
Quand on y connait rien à la photographie ,on évite d'en parler!
35€pour un tel ouvrage, çà vaut largement le coup!

OlivierD: Je suis content de lire que tu as apprécié le livre autant que moi et je partage entièrement ton avis à propos de la "sur-médiatisation" des JD .

Nach:Je sais qu'on nage tout le temps dans les anniversaires , que le marketing est omniprésent à notre époque et que c'est gonflant! Mais çà fait quand même vingt ans! Et on n'a pas toujours vingt ans!

Gaël: félicitations encore pour la qualité de ton article et le mordant de tes réponses!

Pour finir j'aimerai juste citer ce que Natalie Curtis a déclaré à propos du livre de Kévin Cummins:
" Ces photographies sont empreintes d'un tendresse surprenante ; le groupe y apparaît tel qu'il est, sans concession, à travers le regard d'un homme qui comprend leur univers. Par tout ce qu'elles dévoilent, ces images détiennent le mystère de Joy Division ".

Bonne soirée à tous!

14. 21/12/2010 18:25 - ferdinand

ferdinandEh le Ring vous dormez ou quoi ???
Don Vliet alias Don van Vliet alias Captain Beefheart vient de mourir et pas un mot, rien , mème pas une dépèche !!!
Dois-je comprendre que vous n'en avez jamais entendu parler vous les jeunes gens modernes ou que vous n'aimez pas la poésie sonore du Picasso du Rock.
C'est sur , le capitaine n' a jamais fait la couverture de Rockn' folk, Best et autres Inrocks ( ce qui est un honneur selon moi vu la quantité de faux artistes choisis à la place ) bien qu'il soit hypocritement considéré par eux tous comme un vrai génie ( un faux génie c'est Bowie et c'est beaucoup plus vendeur ) .
Heureusement et c'est le plus important il avait eu la couv de Creem le magazine du dieu des Rockcritiques Lester Bangs qui l'adorait ( ses deux musiciens préférés : Miles Davis et le Captain tout simplement ! ) et il était l'un des seuls ( avec Hendrix et Zappa son copain ) dans ce que j'appelerais pour simplifier ( parce qu'il refusait d'ètre considérer comme un musicien de Rock ) la sphère du Rock à ètre respecté par les Jazzmen ( il était ami avec Ornette Coleman et avait mème joué avec lui ) .
Je vois d'ici la nécro pondue par un Manoeuvre ou un Dahan : génie maudit patati... influence majeure du punk patata ...admiré par PJ Harvey et John Lydon etc...
Toutes ces conneries le fairait rire lui qui avait largué le monde de la musique pour vivre de sa peinture , écoeuré qu'il était par le Rock business et par les médiocres ( musiciens , journalistes et fans comme l'avait un jour génialement formulé Zappa : " les journalistes de rock écrivent mal, sur des gens qui n'ont rien à dire , pour des gens qui ne savent pas lire " ) .
Orson Welles avec un harmonica voila à quoi me fait penser Don ( Captain Beffheart ) Vliet. Mème génie précoce ( enfant Don est passé à la télé américaine grace a ses talents de sculpteur ) mème jalon posé ( " Trout Mask Replica " est son " Citizen Kane " ) puis affirmé encore mieux et différement ( " Lick my decals off baby " sera son " La splendeur des Amberson " ) et bien sur tout deux incapables de se plier aux régles du box office ou du cash box.
Pour terminer il y a un lien indirect entre Ian Curtis et Beefheart c'est Anton Corbjin . Le réalisateur de " Control " avait aussi avant cela réalisé un très beau documentaire sur Don intitulé " Some yoyo stuff " .

15. 21/12/2010 20:41 - tristan

tristanLe Captain s'en est allé !
Encore une sacrée voix rocailleuse un peu à la Tom Waits !
Il a eu l'intelligence de s'arrêter à temps , ce que d'autres à cette époque (encore les années 80) auraient du faire , pour se lancer dans la peinture.
Finalement Bowie a fait pareil...
Merci Ferdinand !
Salut l'artiste !

16. 21/12/2010 21:33 - Marco

MarcoHey Tristan, un mec a scanné l'album en haute résolution et il est disponible en torrent.
Superbes les photos en effet.

17. 21/12/2010 21:47 - Gaël Giovannelli

Gaël Giovannelliferdinand,
Vous me l'apprenez et j'en suis désolé, mais je ne passe pas mes journées à attendre un faire-part de décès de Reuters pour rédiger un article. Cette nouvelle est toute fraîche, le Captain larguait les amarres alors que j'écrivais ce texte. Voici un autre point commun entre Beefheart et Curtis: ils sont morts.
Mais voyez le bon côté de la chose, cet oubli, que dis-je cette erreur inqualifiable de notre part vous a permi de sortir votre doctorat en djââzz à la face du monde, de comble ce vide de votre science immense, de dresser un excellent portrait de l'artiste, de tacler le rock-business qui le mérite bien, de cracher une fois encore sur Bowie que vous ne pouvez pas saquer mais rassurez vous ca commence a se voir, de prendre les auteurs pour des ignares sans rien savoir d'eux, et de rejouer ENCORE une fois votre petite bataille d'Hernani entre le Rock (gros cons blancs) et le Jazz (grands génies noirs) qui n'intéresse plus que vous. Vous devez être comblé. James Moody est décédé récement aussi mais je ne vous ai point entendu a son sujet.
Alors plutôt que de faire des moulinets, attrapez vôtre clavier et faites-le donc cet article, je suis sur qu'il sera intéressant. Si l'envie me prenait de faire sa "nécro", j'espère pouvoir compter sur vous pour souligner avec votre gros feutre rouge tout ce qui n'irait pas.
Picasso m'emmerde profondement, ce qui fait de moi un imbécile incurable.

18. 21/12/2010 23:32 - Nach Mavidou

Nach MavidouTristan : Je dirais même plus, cela fait trente ans . Sur le fond, je pense m'être assez expliqué, à moins qu'on vienne me dire le contraire.

OlivierD : On s'éloigne du sujet mais je ne lis donc guère que des classiques qui m'apportent déjà beaucoup. J'espère avoir assez de vie ici-bas pour lire déjà tous les auteurs classiques qui ont eu l'heur de me plaire. Évidemment, cela pénalise les bons auteurs actuels qui n'ont pas la chance de bénéficier d'une édition de poche consécutive à un succès public qui ne prouve rien de leur qualité en réalité.
Je sais, dans l'absolu je pourrais mener les deux fronts mais j'ai déjà un travail chronophage qui emploie beaucoup l'écrit et d'autres centres d'intérêts hors littérature. J'en connais qui maîtrisent mieux que moi la littérature actuelle et seraient à même de me conseiller. Néanmoins, ils se sont construits cette culture au détriment soit d'une vie professionnelle, soit de leur culture classique ou extra-littéraire, soit de leur vie sociale.

Je connais déjà Stalker (qui ne connaît ?) mais c'est l'intention qui compte, merci.

19. 22/12/2010 01:19 - ferdinand

ferdinandGaël Giovannelli

J'ai cru comprendre en lisant les nombreuses citations de Zappa placées en exergue en page d'accueil de ce site qu'on devait forcément ici l'apprécier lui, sa musique et son univers.
Aussi j'ai été surpris de ne pas voir un seul mot sur Beefheart qui faisait intimement partie de cet univers et de cette musique ( Zappa et lui était amis depuis le collège et ont évidemment collaboré artistiquement) .

" David Bowie est un escroc " cette phrase définitive n'est pas de moi mais de Frank Zappa justement et j'ai sauté de joie en la lisant , heureux d'apprendre que le génial moustachu partageait la mème aversion que moi pour l' artiste préféré des bobos . Je vous conseille ( si vous ne l'avez déja fait ) d'écouter le premier disque de Bowie et vous comprendrez en entendant cette guimauve qui ferait passer Françis Cabrel pour le plus destroy des chanteurs de heavy metal que ce type n' a jamais eu d'univers et qu'il n'est qu'un suiveur ( suceur de Lou Reed, d'Iggy Pop, Brian Eno etc..).

Tout le monde ( mème vous qui vous plaisez à jouer les ignares) sait que Picasso a cassé les codes esthétiques en peinture et que son nom est devenu synonyme de destructuration ou d'abstraction.
Il n'est donc pas besoin d'aimer celui-ci pour saisir le sens que jai voulu donner à mon expression " Picasso du Rock " pour qualifier le traitement que Beefheart a ambitionné d'appliquer au Rock ( ou plutot au Blues ) . Quel fromage de susceptibilté mal placée pour une simple figure de rhétorique.
Décrispez vous et arrétez de me préter des propos imbéciles , racialisants ( dans le Jazz il y a aussi de grands musiciens blancs comme Art pepper, Gil Evans , Bill Evans mais j'arrète la liste ici car je sens que vous allez encore me reprocher de vous en mettre plein la vue ) et de me faire jouer le role du vieux con qui ramène sa science .

Quand à écrire un texte sur Beefheart j'avoue humblement ne pas étre capable d'en écrire un qui soit digne de rendre compte de la beauté de sa musique.

20. 22/12/2010 10:15 - Marco

MarcoDavid Bowie n'est qu'un suiveur sans univers ? Eh bien à l'instar d'être un critique musical perspicace, tu dois être un musicien hors pair.
J'ai cru comprendre qu'à l'époque les Lou Reed et Iggy Pop étaient venu le chercher pour résoudre quelques problèmes d'inspiration et de vente de disques (respectivement Transformer et plus tard The Idiot).
Et des suiveurs pop qui à 50 ans sortent un disque crédible de drum 'n bass, j'en connais pas beaucoup.
Et encore moins Cabrel.

21. 22/12/2010 10:26 - Tristan

TristanNach : Sorry angel ! Que le temps passe vite ! J'ai l'impression que c'était encore hier.
J'ai du perdre tout contrôle devant The Eternal et j'espère que ce sera mon unique méprise
"Yeah,the only mistake, like i made once before,
yeah, the only mistake, could have made it before".

Marco : No Comment !

22. 22/12/2010 15:19 - ferdinand

ferdinandMarco

" Eh bien à l'instar d'être un critique musical perspicace, tu dois être un musicien hors pair. "
Pas besoin d'ètre mécanicien pour faire le distinguo entre le bruit d'un moteur de Ferrari et
celui d'un tracteur.
Bowie fait dans le drum'n bass maintenant ? sans blague ! Voyez vous Robert Wyatt ne fait pas dans tel ou tel genre lui, il fait juste du Robert Wyatt car en artisan modeste il a construit loin de la jet-set son propre univers musical.
Attendons le retour en grace du musette je suis sur que le blondinet surestimé serait capable pour exister de se mettre à l'accordéon.

23. 23/12/2010 19:46 - Gaël Giovannelli

Gaël Giovannelliferdinand,
Le Ring ne nous oblige en rien, nous autres auteurs, à coller à une quelconque étiquette, surtout pas à celle que vous imaginez pouvoir agraffer dans notre dos. Vous liriez une citation de Céline, qui sont aussi nombreuses sur le site, illico vous nous taxeriez de collabos-antisémites? Soyons sérieux.
Ce que vous éprouvez a l'egard d'un Bowie (mais c'est votre affaire et cela en rien ne me dérange, vous etes en droit d'aimer qui et ce que vous voulez je m'en balance là n'est pas le problème) c'est précisement ce que je ressens vis a vis de Picasso. Un suiveur, un copieur, un voleur envers ses amis. Un publicitaire de l'art. Sa technique picturale est pitoyable et il n'est précurseur en rien, donc non, je ne joue pas les ignares, je brûlerais toutes ses oeuvres pour un crobard de Dali. "Picasso du Blues", wahou, quelle trouvaille, très Rock&Folk en vérité, vous ne trouvez pas?
Vous pouvez continuer votre liste, vous ne m'en mettrez jamais "plein la vue". Pour surprendre quelqu'un, l'impressionner, il faut, avant tout et plus que du savoir, du style. Zappa en avait, oui.
A très bientôt ferdinand.
Merci à tous.

24. 24/12/2010 16:18 - ferdinand

ferdinandGaël Giovannelli

1- " Il n'est donc pas besoin d' AIMER celui-ci ( PICASSO ) pour saisir le sens que jai voulu donner à mon expression ".

2- " Vous liriez une citation de Céline, qui sont aussi nombreuses sur le site, illico vous nous taxeriez de collabos-antisémites? " Non je dirais que vous avez du gout ( mon pseudo ça vous dit rien ? ) mais que par exemple quand Lucette Destouches viendra à disparaitre cela méritera au moins ne serait-ce qu'une dépèche ( c'est tout ce que je demandais pour Beefheart cher grand susceptible ) .

3- " cette erreur inqualifiable de notre part vous a permi de sortir votre doctorat en djââzz à la face du monde " . D'ou mon IRONIE quand je dit que vous allez encore me reprocher de vous en mettre plein la vue.

Fin d'explication de texte.

PS . Dali immense dessinateur , manipulateur génial des médias , mais très mauvais peintre.

25. 28/12/2010 19:55 - Marco

MarcoC'est sûr, le changement de cap et la prise de risques qui va avec n'est pas donnée à tout le monde.
Un Wyatt qui fait du Wyatt ca fait plaisir, c'est rassurant, mais ca peut devenir chiant à la longue. On pourrait jouer au jeu des 7 différences avec ses albums.

Perso j'aime être surpris par un artiste et même si je ne suis pas fan de Bowie, j'aime sa façon d'envisager sa carrière et spécialement depuis ces 15 dernières années là où il n'est plus considéré comme un artiste mainstream incontournable. Il explore le David, il s'amuse et il fonce meme s'il se plante par moments.
Après c'est vrai que Robert est peut-etre moins punchy dans son approche musicale. C'est un style plutot posé et "heavenly voices". Et comme tu en parlais plus haut, comparer un tracteur à une Ferrari n'a aucune sorte d'intérêt. Tu critiques un artiste pop, oppose lui un artiste pop que diable !


26. 29/12/2010 13:03 - Heidi

Heidi Nouvelle vague ?? Dans un article sur Joy Division ??? Mais vous voulez faire péter les plombs des fans inconditionnels de Joy et New Order ???
On ne mélange pas torchons et serviettes, que l' on apprécie Nouvelle Vague est une chose, chaqu' un ses goûts, mais on ne peut décemment pas les mettre dans un article traitant de Joy Division.
NV met l' ambiance dans les apéros bobos du parisien qui ne connais des artistes que les reprisent de NV.
Hallucinant, l' article démarrait plutôt bien.

27. 29/12/2010 13:08 - heidi

heidiJe viens de voir que vous étiez chroniqueur musical, rock ... qui plus est .... franchement Nouvelle Vague .... ça craint :)

28. 29/12/2010 19:19 - Gaël Giovannelli

Gaël Giovannelli@ heidi,
Sorry angel, je ne suis l'auteur que du texte. Mais chacun ses goûts. Et je me moque bien des "fans inconditionnels".

29. 29/12/2010 20:24 - Marco

MarcoAhah ! Et une bise pour Heidi, elle l'a bien méritée.

30. 30/12/2010 13:42 - heidi

heidi@gaël giovannelli, ne le prenez pas sur ce ton mon ami, bien sur chaqu' un ses goûts, mais quel tristesse dans les conversations si ont doit s' arrêter a ce lieu commun ? On s' en fout on parle de musique, d' émotion, chaqu' un ses goûts et alors ? Certes chaqu' un ses goûts, donc on s' arrête là ou on partage nos impressions, nos ressenties ? On parle de musique me semble t' il et pas de motifs de cravates. Autant pour moi pour le "fan inconditionnel " je ne suis pas spécialement fière du choix de cette expression elle m' est sortie d' un coup, pouf comme ça. Quoi qu' il en soit il est navrant d' affirmer ce moquer des gens qui apprécient un artiste, alors que vous signez un article a son sujet.

31. 30/12/2010 13:59 - heidi

heidi( ... ) ce que je ressens vis a vis de Picasso. Un suiveur, un copieur, un voleur envers ses amis. Un publicitaire de l'art. Sa technique picturale est pitoyable et il n'est précurseur en rien, donc non, je ne joue pas les ignares, je brûlerais toutes ses oeuvres pour un crobard de Dali.

Heu ... un doute m' assaille, chaqu' un ses goûts encore une fois, certes, et il ne s' agit pas de savoir si on aime ou pas le travail de Picasso ou de Dali, ou de qui que ce soit d' autre dailleur, ( je 'n aime pas spécialement Picasso non plus ) la question n' est pas là, mais avec ce type de propos vous êtes bien conscient que nous donner la preuve de ne pas savoir de quoi vous parlez ? Vous êtes vous déjà plongez dans un livre sur l' histoire de l' art ? Ne pas aimez Picasso est une chose, mais remettre en question son apport au monde de l' art, les bouleversements qu' il a pu y produire, et remettre en question la nature de son travail comme étant une copie ou plagiat, c' est un peu comme affirmer que la pluie ça mouille pas. C' est réfuter une réalité qui va au delà du goût personnel, c' est totalement aberrant. Surtout ne le prenez pas mal et n' y voyez aucune forme d' agressivité de ma part, mais votre commentaire est un petit peu ridicule, vous démontrez surtout a quel point vous ne savez pas de quoi vous parlez. En tant que chroniqueur, j' ose espérer qu' en matière de musique vos références et vos réflexions sont basés sur une réelle culture du sujet.Et comme dirait l' autre : " Il ne suffit pas de poser devant le drapeau américain pour savoir parler anglais. "

32. 30/12/2010 14:06 - heidi

heidiUne dernière chose et ensuite m' en retourne vaquer a mes occupations professionnelles ... , je suis assez dacord avec Ferdinand, Ring a quand même prit le temps de nous informer que Pete Doherty tournait un film, mais n' a pas trouvé 5 minutes pour pondre 10 lignes sur la mort du Captain.
C' est un peu désolant, surtout quand Houllebeck considère le site comme étant l' un des plus pointus en matière de sites d' informations.

33. 30/12/2010 22:13 - Gaël Giovannelli

Gaël Giovannelli@heidi,
Que voulez vous que je vous réponde, entre lieux communs, non-sens et préjugés je suis perdu.
"Chacun ses goûts", mais c'est bien vous qui avez utilisé cette lapalissade en premier non? Ne venez pas m'accuser d'aplanir la discussion.
De quel commentaire parlez-vous? Ouvrir un livre d'art, quelle idée? Curieusement c'est même mon métier le livre d'art, j'en ai "ouvert" quelques uns, et entre ma sensibilité personnelle et ce que j'ai pu y apprendre de Picasso, je maintiens absolument tout. Ce qu'il a apporté au "monde de l'art": beaucoup d'argent et sa renommé. Mais il n'a rien apporté à l'Art en soi. Le cubisme était déjà là avant qu'il s'y mette par exemple. J'y suis allé un peu fort sur sa technique, mais il n'a pas innové en peinture ou sur le rapport aux codes, la lecture d'un tableau, Kandinsky ou Mondrian l'ont fait. Il n'est pas à l'origine d'un mouvement. Un suiveur donc, un sacré opportuniste, pas un créateur. Je n'ai pas utilisé le terme de plagiat. Entre ce que l'on nous apprend sur lui, l'image qui n'a cessé d'être véhiculée depuis les marchands d'art jusque dans nos écoles (que vous nommez réalité) parce qu'il a peint Guernica et dessiné la Colombe de la paix, et la vérité, j'estime être en droit de choisir la vérité (et non ma vérité). Evidement si vous vous contentez de lire Gombrich...Donc ce qui est aberrant, c'est de s'arrêter à la version officielle et de se contenter de ce que l'on sait déjà ma chère.
Concernant Beefheart, j'ai répondu à ferdinand que je n'ai appris la nouvelle de son décès que fort tardivement, ensuite le Ring etait off depuis le lundi 20 (le lendemain donc) et prenait ses quartiers d'hiver, nous avons en quelque sorte été pris de court. Enfin nous ne sommes pas une bande de potes qui se retrouve le week-end pour se faire une petite revue de presse et décider de quoi on va parler dans la semaine ni comment nous allons l'illustrer. Nous sommes éparpillés de par le monde, entre la France, Vienne, le Québec. Le texte est le matériau principal de ce site, j'espère que vous l'avez compris, alors le choix de Nouvelle Vague comme bande-son, que l'on aime ou pas, ne vaut vraiment pas vos cris d'orfraie.
Et je me moque des "fans inconditionnels" comme je me moque de moi-même quand il m'arrive de me laisser emporter par ce sentiment que nous connaissons tous un jour ou l'autre. Je n'écris pas pour des fans, mais pour des lecteurs. C'est donc bien le fanatisme que je raille, pas les personnes qui écoutent la musique dois-je vous l'expliquer? Quant à mes "références et mes réflexions", je vous laisse juge bien sur, ce n'est pas à moi de vous dire ce que je vaux. Qui sait?
Sinon, je parle assez bien le drapeau américain.

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Ring 2012
Gaël Giovannelli par Gaël Giovannelli

Directeur littéraire. Ring Wall of fame.

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Vraiment un très bel article. Je suis très admiratif...

gIMMesHELTEr20/12/2010 15:32 gIMMesHELTEr
MgDantec
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