Sur le RING

Jean-Jacques Goldman : changer la vie

SURLERING.COM - CULTURISME - par Philippe Bilger - le 15/12/2010 - 13 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Je ne quitte plus Jean-Jacques Goldman (JJG).

J'ai lu l'excellente biographie que lui a consacrée Bernard Violet. Documentée, précise, elle trouve la tonalité juste pour raconter l'histoire - il aura soixante ans en 2011 - de cet artiste d'exception. Surtout, de multiples extraits d'entretiens accordés par JJG sont cités et c'est une mine extraordinaire que tous ces propos révélant une personnalité n'ayant jamais dévié de sa route d'allure et d'intelligence. Soucieuse de fuir les dogmatismes, de ne concéder qu'à la vérité et de comprendre son prochain sans l'accabler. Chez JJG, la mesure, l'équilibre n'apparaissent pas comme des faiblesses mais représentent une manière de faire face  à l'extrémisme au front bas, une manière de le vaincre. Il y a une puissance de la modération et de la finesse.

En même temps que j'écris ce billet, j'écoute évidemment du Goldman, en l'occurrence le double CD Singulier 81-89.

Je devine, parce que souvent j'ai dû les subir, la légère ironie, voire les sarcasmes de ceux qui se moquent de mon enthousiasme, l'estimant indigne de mon âge et totalement inadapté au personnage et au chanteur, comme si JJG ne le méritait pas. Pourtant, j'en démords moins que jamais et si j'avais eu le moindre fléchissement, avoir pu lire Goldman dans le texte, de ses débuts à son heureuse retraite marseillaise, m'aurait redonné un tonus d'enfer tant mon admiration ancienne s'est trouvée confirmée par le sentiment irrésistible qu'il y avait là un être singulier, inclassable, intrépide pour ses choix et ayant su résister aux vents du conformisme et de l'intolérance. J'aime qu'on ne lui ait jamais fait penser ce qu'il ne voulait pas. Disposition d'autant plus remarquable qu'elle n'était pas le fait d'un indifférent ou d'un tiède mais de quelqu'un d'engagé à sa manière, d'un citoyen à la fois passionné et déçu par la politique, rêvant probablement d'une impossible terre promise où l'action publique serait pragmatique, immédiatement utile mais morale.

Je suis d'autant moins affecté par les reproches que j'ai envie de les relier à l'attitude qu'a toujours adoptée JJG de refuser les diktats de la presse dite sérieuse, son mépris parfois, sa condescendance toujours, et de donner au contraire toute sa part à la presse jeune, musicale, qui n'a jamais cessé de le soutenir et de favoriser son succès grandissant année après année. Au faîte, JJG n'a pas changé de comportement. Il a continué à offrir le meilleur aux publications qui l'avaient choisi depuis longtemps comme champion et adoré naturellement comme créateur incomparable de "tubes" populaires. Il n'a jamais baissé pavillon devant les médias faisant "les dégoûtés", rendant coup pour coup, rompant des lances avec l'élitisme bête parisien. En ce sens, il a aussi été un militant de la culture de masse, pour la chanson comme lien collectif. Il n'y pouvait rien mais avait raison de ne pas s'en excuser : il avait du talent, ses musiques et ses mots touchaient, émouvaient le plus grand nombre. Même s'il ne détestait jamais - comme je le comprends ! - être "minoritaire".

Il y aurait tant de choses à reprendre, à mettre en exergue dans les opinions, les pensées de JJG sur les sujets les plus variés. De l'adolescent mal à l'aise dans la vie, dans sa relation avec autrui jusqu'au chanteur dominant son trac pour devenir un homme de scène accompli. Du fou de musique ayant abandonné le violon classique après avoir éprouvé un choc en écoutant chanter Think par Aretha Franklin, jusqu'au père attentif de six enfants nés d'une double union. De l'âme fragile et inquiète, éblouie par l'exemple paternel, au chef d'entreprises bien gérées avec son frère Robert. De la profusion discrète et généreuse du milliardaire à l'étrange fraternité que beaucoup ressentent pour cet humain à la fois si proche et si lointain. De la simplicité de l'homme, presque surréaliste dans notre monde, au perfectionnisme sans frein de l'artiste qui ne ressemble pas aux autres : il est plus grand que ce qu'il chante et constitue la variété comme un mode d'emploi de ce qu'on a envie de découvrir chez lui.

Quelle puissance, aussi, de réserve et de retenue, quelle ascèse apparemment désirée de gaîté de coeur qui l'a fait passer du chanteur, de ses lumières et de sa gloire même modestement assumée au compositeur pour d'autres, au bonheur d'aimer, au "doux" métier de vivre ! Je ne peux pas m'empêcher d'analyser ce retrait comme la conscience vive, malgré ses efforts, qu'une certaine existence de strass inévitable n'était pas faite pour lui, forcément vulgaire par rapport à ses fibres intimes et à son histoire familiale. Il a quitté la scène pour un pouvoir et une création dans l'ombre qui lui conviennent mieux.

Dans ses nombreux points de vue, je voudrais seulement faire un sort à sa décision, expliquée par lui, d'abandonner un jour "le concert des potes" organisé par SOS Racisme et Harlem Désir. J'aime le motif invoqué qui renvoie à ce que les imbéciles définiraient comme "une éthique de boy-scout" et qui au contraire devrait nourrir le coeur de toute politique. Goldman déclare : "J'ai toujours dit que c'était une grande et belle idée mais j'ai aussi dit qu'à l'instant où un homme de droite ne pouvait pas se reconnaître dans ce mouvement, c'était la fin de cette idée. Et je l'ai dit à Harlem Désir". Il faut en finir avec ce regard dédaigneux jeté sur les exigences morales de JJG alors que cette volonté d'universalité et de plénitude signifie, à rebours, la force d'un esprit capable de battre en brèche la commodité reposante des clivages. JJG ne dort pas : il s'inquiète.

Pourtant, je lui en veux. Combien de fois lui ai-je écrit, tenté de le faire joindre par un quelconque éditeur. Jamais la moindre réponse. JJG est le Finkielkraut de la chanson. Le premier a moins d'excuse que le second puisqu'il ne récuse pas, par principe, portable et ordinateur ! Pourtant il a dialogué sur l'autorité avec Etchegoyen et il ne serait pas aussi sauvage qu'on le dit, selon Bernard Violet. Je le soupçonne, s'il a lu mes courriers, de ne pas croire qu'un avocat général puisse être inconditionnellement épris de son univers et ne pas détester les paysages humains et psychologiques "entre gris clair et gris foncé". Ce serait son seul conformisme. Cependant, exprimant sa sympathie pour Lionel Jospin, il propose une piste : il aspire à une "justice impartiale". Peut-être une chance ? Je vais jeter ce billet comme une bouteille à la mer. Il n'est pas inconcevable que quelqu'un, de chaîne en chaîne, sache le prévenir. Il a un admirateur patient, jamais découragé et qui s'accroche d'autant plus à cette adhésion que la vie, en général, est plutôt chiche sur ce plan.

JJG a écrit une très belle chanson, "Il changeait la vie", dans laquelle il montre, grâce à trois destins professionnels, que la pratique remarquable et exemplaire d'un métier est de nature à "changer la vie". Cette vision est très juste. Je suis persuadé que JJG est de ceux qui ont "changé la vie" de quelques-uns sans discours ni didactisme mais tout simplement parce qu'il est infiniment rare qu'une existence soit à ce point accordée à ses principes, à ses valeurs et que cette cohérence, cette rectitude entraînent et stimulent. Mais rien ne serait plus grotesque que de faire de JJG le "gourou" qu'il n'a jamais voulu être ou le saint laïque aux antipodes d'une nature qui a raffolé des humeurs, des défis et des combats. Et puis, dans cette biographie,  on trouve tout de même UNE attitude sans élégance, quand il a "snobé" le groupe de ses débuts, Taï Phong, à l'Olympia, ce n'est pas beaucoup !

On est dans un monde où nous n'avons plus le droit de "faire les difficiles". Pas assez de modèles, trop de gens.  Il faut saisir l'exemplarité d'un être, d'une vie, d'un parcours là où ils se trouvent et ne pas les laisser fuir dans la dilution de tout.

Philippe Bilger



Toutes les réactions (13)

1. 10/01/2011 15:41 - commequidirait

commequidiraitPapier intéressant.
Je n'aime pas du tout sa musique mais vous pointez du doigt à juste titre une certaine noblesse dans dans l'exercice de son métier et dans la conduite de sa vie.

2. 10/01/2011 16:46 - soleil sur saint-julien

soleil sur saint-julienQuelle (bonne) surprise de lire ce billet. Je ne pouvais imaginer un homme comme vous vouer une telle admiration à un chanteur populaire. C'est raffraichissant et réconfortant! comme quoi il faut se méfier des idées reçues.
Je partage votre analyse sur beaucoup de points. Quant à sa méfiance vis à vis de la presse d'information, elle est légitime. Je me souviens encore de la couverture de l'Express dans la fin des années 70 qui titrait en gros caractères " Jean-Jacques Goldmann est-il nul?"

Je crois qu'avec tout le succes qu'il a eu et qu'il a donné (Gang de Johnny, ou d'eux de Céline Dion....) et toutes les oeuvres magnifiques qu'il a su porter, au premier rang desquelles figurent bien sur les Restos du Coeur, il a répondu à sa manière, et sans aucune équivoque, à ses journalistes médiocres qui le trainaient dans la boue pour de simples raisons mercantiles et pour, probablement aussi, se faire mousser.
Jean-Jacques Goldmann, c'est la vraie "Force Tranquille" et je le remercie pour tout le bonheur et le soleil qu'il a apporté dans nos vies

Pierre
http://soleilsursaint-julien.hautetfort.com

3. 10/01/2011 19:39 - stéphane

stéphaneOups!
Je croyais être sur le "ring" et je me retrouve sur Voici,mon ordinateur doit encore être en train de déconner...

4. 10/01/2011 20:06 - Zeldajicky

ZeldajickyQuel dommage ce mépris, Stéphane, comparable à celui speudo-élitiste de certains médias qui accablaient ce talentueux artiste et ont peut-être contribué à nous priver de ses concerts. Je ne crois pas que ce soit l'ordinateur qui déconne.

5. 11/01/2011 09:52 - pschitt

pschittEffectivement le seule bonne question à se poser sur JJG c'est bien de savoir s'il est nul. Il faut croire que l'Express avait 30 ans d'avance... Franchement ce mec est bidon musicalement.
Humainement effectivement on voit pas trop sa gueule ce qui nous fait du bien. Et puis iIl n'y a plus que dans les mariages cathos qu'on se tape sa musique ou dans les rallyes des jeunes bourgeois et nobliaux de province. a moins que ce ne soit dans les soirées des BDE de fac de droit... Ceci expliquant votre admiration Monsieur Bilger.
Mais musicalement BORDEL!! On est en train d'encenser un mec qui a éjaculé du synthé pendant 20 ans de sa carrière. Le synthé! Rendez vous compte l'instrument le moins noble de la création artistique! Et les paroles! "Un matin ça ne sert à rien sans un coup de main"... Putain il est allé la cherche où celle-là. Et la campagne du PC. Tu m'étonnes que Jean Marie ait été au deuxième tour...Et tout ces mecs qu'il a enfanté : Obispo, Pagny, Calogero... Rien que pour ça il devrait être pendu haut et court...!
Allez sans rancune JJG!
Sinon pour ceux qui ont soif de culture : Alexis HK, Mano Solo, Aldebert ça pète quand même un peu plus haut...

6. 11/01/2011 09:59 - pschitt

pschittIl me tarde le prochain article sur Sardou.....

7. 11/01/2011 10:27 - Partagas

PartagasVacuité des débats musicaux...

8. 11/01/2011 17:53 - ferdinand

ferdinand pschitt
D'accord sauf pour le synthé . De Martin Rev à Stevie Wonder en passant par Devo , Zappa , les Residents ou Herbie Hancock les exemples ne manquent pas de musiciens qui ont su en tirer la quintessence et en faire un instrument comme un autre. La technologie n'est pas l'ennemie du talent encore faut-il ne pas s'agenouiller devant.

9. 11/01/2011 20:04 - pschitt

pschitt@ ferdinand.
Ok je vous l'accorde!

10. 11/01/2011 20:04 - pschitt

pschitt@ ferdinand.
Ok je vous l'accorde!

11. 12/01/2011 18:18 - Musicman

MusicmanPschitt, JJG un claviériste !!! Savez vous Monsieur ce qu'est un synthétiseur. Permettez moi d'en douter ! Je ne vous ferai pas l'honneur de vous en d'onner la définition. Comme. Disait un accordéoniste célèbre Georges Brassens : quand on es con on es con.

12. 12/01/2011 22:14 - pschitt

pschittSalut Musicman
"On EST con" et non pas "on ES con" Musicman! Vous au moins on est sûr que c'est pas Orthographeman...
Après il s'agit de mon avis concernant le synthé et surtout de la façon dont il fut mixé, trituré durant les années 80. Même crituque pour la batterie. Quand à votre définition je serai heureux de la recevoir. Je suis toujours à l'affut de quelqu'un qui peut me rendre plus intelligent! Merci d'avance.

13. 28/08/2012 20:26 - Daychaser

DaychaserJ'opine aux dires de M. Pschitt, JJ Goldoman incarne, malgré son talent de faiseur de tubes pour ménagères (au sens cible marketing), la déliquescence de la musique populaire française, dont l'apogée dans l'horreur fut atteint le jour de la mise en boîte du featuring de Calogero et Passi ("Face à la mer, oué oué").
Chez JJG, pas la force puérile d'un Balavoine, ni la vision cynique d'un Cloclo... Juste une désespérante ritournelle aseptisée, morte-vivante.
Reconnaissons lui le mérite de la discrétion...

Ring 2012
Philippe Bilger par Philippe Bilger

Ancien avocat général près la cour d'appel de Paris, écrivain. Ring wall of fame.

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Papier intéressant. Je n'aime pas du tout sa musique mais vous pointez du doigt à juste titre une certaine noblesse dans dans l'exercice de son métier et dans la conduite de sa vie.

commequidirait10/01/2011 15:41 commequidirait
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