J’ai infiltré un stage de citoyenneté
SURLERING.COM - FICTIONS - par François-Xavier Ajavon - le 24/05/2010 - 9 réactions -
La
rubrique fictions du Ring publie vos nouvelles, vous pouvez
adresser vos textes
à david@surlering.com
Mon juge m’a dit : « La citoyenneté, on va vous la faire entrer dans le crane à grands coups de marteau, Ajavon ! Je m’y engage personnellement. » Moi je n’avais pas besoin de citoyenneté. Je vivais très bien entre mes femmes, mes livres, et mes chats. Je n’avais pas besoin d’une rééducation sociale. C’est du moins ce que je pensais…
 Un matin, très tôt, des policiers sont venus chez moi avec des chiens de concours, des armes à feu au poing et une détermination à toute épreuve. « C’est vous Ajavon ? » m’a dit leur chef, un grand osseux en gabardine. Nous allons procéder à une perquisition de votre logement, dans le cadre d’une procédure judiciaire lancée à votre encontre ! » Tandis que les cognes commençaient à envahir les lieux, je demandais timidement : « Mais qui a bien pu porter plainte contre moi ? » L’officier de police m’expliqua que la liste était longue et que je payais là des années de sarcasme et d’ironie malveillante dans la presse et sur le web. « Tout n’est pas permis, mon ami. Il y a des règles et il faut les respecter. Comme au foot ! »
Un jeune policier hurla soudain : « Venez voir, chef ! J’ai trouvé de la littérature antisémite ! » Il fut difficile de me justifier sur la possession d’un exemplaire - au Livre de poche - du Voyage au bout de la nuit. La pêche des policiers n’était pas miraculeuse, loin de là… au bout d’une heure ils n’avaient trouvé ni drogue, ni faux billets, ni contrefaçons de toiles de maîtres flamands, ni cache d’armes. Quelques bouteilles d’alcool tout au plus, et une impressionnante collection de vinyles soviétiques originaux d’œuvres de Prokofiev et de Chostakovitch. Et puis quelques lettres échangées avec l’écrivain Nancy Huston, quand j’avais 17 ans. Au bout d’un moment le grand osseux frappa dans ses mains en disant « Bon, ça suffit Mesdemoiselles ! On lève le camp. Récupérez vos sacs à main, on retourne à la maison. » Son équipe, exclusivement composée d’hommes, rangea le matériel de police scientifique et pris la direction de la sortie. Ma garde à vue me fut officiellement notifiée, et on me lut mes droits. Comme on me reprochait notamment d’avoir des ambitions terroristes, j’en pris pour 48h. Quai des Orfèvres. A la dure. Avec des cadors de l’interrogatoire musclé. Je passe sur les détails : les preuves de mon ignominie étaient nombreuses et accablantes. J’étais irrécupérable. Mon avocat me conseilla de plaider coupable pour éviter la peine de mort.
Le procès se déroula dans une ambiance festive. La télévision s’était déplacée car Jack Lang devait témoigner à charge. Des associations anti-racistes et un groupe du Mouvement des Jeunes Socialistes étaient venus assister à l’audience, et se manifestaient bruyamment à chacune de mes interventions. Mon juge me condamna – contre toute attente – à une « nouvelle peine moderne », inspirée par des « magistrats de progrès attachés à une juste proportion de la réponse judiciaire »… un stage de citoyenneté de trois jours. Un stage visant à m’apprendre à vivre et penser comme un homme de mon temps. Le stage de citoyenneté est (selon Le Monde) une « mesure alternative aux poursuites pénales. Mis en place en 2004, il est destiné à rappeler les valeurs républicaines de tolérance et de respect de la dignité humaine ». A mi-chemin entre le cour d’éducation civique et la rééducation mentale, en hôpital psychiatrique, le stage de citoyenneté a pour fonction de ramener les âmes réfractaires dans le droit chemin de la modernitude. Ici pas besoin d’électrochocs ni de violents traitements chimiques, pas de tortures ni de sérums de vérité carabinés… mais des « jeux pédagogiques » encadrés par des sociologues « très actifs » dans le secteur associatif du « vivre ensemble ». S’il y a bien une chose que je n’aime pas dans la vie, c’est le « vivre ensemble » avec mon prochain, et particulièrement dans le contexte d’un stage de deux jours. Alors que je n’ai rien fait de mal. Ou presque. J’avais tendance à penser qu’un stage pour apprendre à « vivre ensemble » avec moi-même m’aurait été plus utile.
Le stage se déroulait dans une annexe du tribunal de Bobigny. Un immeuble affreux, constitué d’un emboîtement improbable de préfabriqués Algeco. Nous étions une demi-douzaine à attendre dans le froid. Il y avait Tariq, un petit frisé, la vingtaine, qui accumulait les délits routiers. Martine, une imposante quadragénaire à qui l’on reprochait de battre son mari. Et puis un petit couple, Medhi et Jessica, qui s’était adonné au piratage musical à grande échelle et vendait sur Ebay des Compact Disc contrefaits. Plus d’autres gens, dont un retraité qui était venu avec une perruche dans une cage « parce que l’on ne se sépare jamais elle et moi, depuis la disparition de mon épouse ! ».
Avec quarante minutes de retard sur l’heure de la convocation l’animateur du stage arriva enfin. Il roulait dans une Smart violette immatriculée à Paris. Il dit : « Désolé pour le retard. C’est vraiment impossible de se garer ici ! Bonjour, je m’appelle Paolo… » Son accent italien me glaçait le sang… j’ai tout de suite su, à cela et à ses lunettes « fantaisie », que l’on avait au moins affaire à un « travailleur social » ou à une sorte d’intermittent du spectacle, titulaire – certainement – d’une licence en « arts du clown » .
« Je vais animer votre stage. Je suis sociologue », dit-il. Bingo, pensais-je. Il aurait très bien pu être professeur de « théâtre alternatif » ou bien « défricheur de tendances » dans une agence de style. Cela promettait des moments exaltants de « vivre ensemble ». Il poursuivit : « Aujourd’hui nous allons faire des activités ludo-pédagogiques pour exercer votre sens de la citoyenneté, et demain vous participerez à des groupes de parole participatifs avec ma collègue, Mlle. Muchielli, qui est éducatrice spécialisée. Vous la verrez demain. » Cela paraissait très prometteur…
Les « jeux » avaient une importance centrale dans ce dispositif innovant. Ils avaient pour vocation de « mettre en évidence les interactions actives au sein de groupes sociaux organisés ». Il s’agissait également de permettre aux stagiaires « d’extérioriser leur vécu ». Tout concourait à infantiliser les condamnés que nous étions, et (par un renversement risible des valeurs) à faire des coupables incurables que nous étions, d’innocentes victimes de « la société ».
Le premier exercice était une balle au prisonnier. Le thème judiciaire de ce jeu de cour de récréation, collait impeccablement au thème de ce stage. Le sociologue italien était assez imprécis quant aux résonances symboliques de cette activité. Il expliqua : « C’est pour vous faire bien comprendre que tout individu est un justiciable, mais peut aussi être victime de la justice des autres ». Bien. Cela ne voulait rien dire. Ou presque rien. Je commençais à avoir faim. Il fallut pourtant courber l’échine, et jouer symboliquement à la ba-balle.
Le second jeu organisé par notre hôte consistait à raconter, par le mime, la raison de nos condamnations respectives. Tariq était si mauvais à ce jeux qu’il était possible d’imaginer qu’il avait organisé un génocide ou lancé une bombe nucléaire sur le Japon. Martine mima si bien les coups qu’elle portait habituellement à son mari, qu’elle finit par me frapper moi-même. Alors que je ne l’avais pas épousé, et que je n’en avais même pas envie. De mon côté j’étais bien embarrassé car il n’était pas évident de mimer « l’irrespect ironique de l’idéal républicain du vivre ensemble éco-citoyen ». J’ai commencé à m’agiter dans tous les sens. Je n’étais pas le mime Marceau aussi. Jessica, qui ne lâchait jamais la main de son Medhi, avança timidement : « Vous avez égorgé un chat ? » J’ai répondu : « J’ai jamais tué de chat. Ou alors il y a longtemps. Ou bien j’ai oublié. Ou alors il sentait pas bon… » Paolo me demanda de me rasseoir.
Après quelques activités ludiques de cet acabit nous sommes passés à la « cure de paroles ». Réunis autour d’une vaste table ronde, chacun à notre tour nous avons raconté notre parcours de délinquance. Tariq avait passé toute sa vie à voler des voitures. Jessica n’avait pas d’âme, et si Medhi avait envahi la Pologne avec des blindés elle l’aurait suivi. Medhi n’était pas méchant, il aimait simplement la musique et ignorait tout des lois sur le droit d’auteur. Quand mon tour est venu, j’ai du me justifier longuement sur le contenu des textes pour lesquels je suivais ce stage de rééducation mentale express. Paolo avait entre ses main les objets du délit : « Mais pourquoi le monde moderne vous insupporte-t-il tant, M. Ajavon ? Vous n’aimez pas le confort intellectuel ? » Je me suis expliqué à bâtons rompus, en précisant que je le prenais tout entier comme je pouvais ce monde invivable, mais que s’il ne m’était plus permis d’en rire et de m’en moquer, cette vie ne valait certainement pas la peine d’être vécue. Au bout d’une heure, le sociologue italien (qui avait suivi une psychanalyse « en Allemagne »), nous fit parler de nos enfances et de nos parents. Paolo était persuadé que nous n’agissions qu’en fonction de nos origines sociales, de notre « vécu » et de nos traumatismes enfouis. La première journée de stage se termina gentiment. La nuit est tombée très tôt sur Bobigny. Il neigeait sur le béton de la ville. Certains stagiaires, qui avaient sympathisés, se sont retrouvés pour dîner dans un modeste restaurant italien, dont la carte ne me disait rien qui vaille. Je suis rentré chez moi en métro.
Au second jour du stage la neige n’avait pas tenu, et les rues de Bobigny étaient barbouillées d’une immonde boue crasseuse. Nous avons rencontré Mlle. Muchielli, l’éducatrice spécialisée. C’était une jolie blonde plantureuse, qui avait toujours le sourire, et s’exprimait avec un accent provençal chantant. J’en déduis que la citoyenneté était certainement un apanage réservé aux individus « à accent ». Mlle. Muchielli organisa des « groupes de paroles » : il s’agissait de nous répartir en binômes et de nous faire travailler sur les grandes « valeurs » de la République. Un tirage au sort scélérat m’obligea à travailler avec la petite Jessica, qui perdait littéralement le sens de la parole quand on l’éloignait de son gentil Medhi. Nous avons du plancher sur la notion de partage, en nous basant sur des exemples concrets tirés de nos vies. Jessica évoqua du bout des lèvres le partage des tâches entre les hommes et les femmes, moi la question du partage des eaux.
Ensuite il y eut un grand moment participatif de débat citoyen, que Mlle. Muchielli qualifia crânement d’Agora. Cela me permit de me reposer un peu, grâce à ma légendaire, et quasiment indécelable, technique de la micro sieste. Ce n’est qu’en fin de journée qu’eut lieu le véritable « rappel à la loi » que nous méritions tous. Mon juge est entré dans la salle, et il s’est dirigé directement vers moi. Il voulait me tester. « Alors, la citoyenneté vous est entrée dans le crâne, l’écrivain fasciste ? » Evidemment je n’étais pas fasciste pour un sou. D’ailleurs je détestais Mussolini. Surtout à cause de ses grimaces ridicules. Je préférais de loin manger une pizza aux anchois ou déménager à Châteauroux. C’était ridicule le fascisme. Et puis j’avais ma fierté. C’est vrai que je n’avais rien contre la littérature de Gabriele d’Annunzio. Mais ça s’arrêtait là. Mon juge était venu avec un poster de Philippe Pétain, qu’il déploya sous mes yeux. On pouvait y lire « Le Maréchal l’a dit, le Maréchal l’a fait », avec toute une série de réformes de l’Etat français. Mon juge l’agitait devant moi avec nervosité. J’ai feint l’indifférence, même si la possession de ce poster provoquait des tremblement à travers tout mon corps. Ensuite mon juge a sorti de sa poche une photo du journaliste du Figaro Eric Zemmour… ma réaction fut immédiate : « Oui, je sais… cet homme archaïque, n’ayant pas su profiter de tout le confort idéologique moderne, mange trois jeunes orphelins humains et deux chats au petit déjeuner… » Ensuite mon juge, qui était espiègle, sortit d’une de ses poches une photo de Bertrand Delanoë. Il attendait évidemment que j’éructe de mille propos homophobes dégoûtants. Je n’avais rien contre l’édile parisien. Evidemment j’avais écrit plusieurs textes moqueurs à son encontre, mais ça s’arrêtait là. Mon juge me demanda à l’oreille : « Cela vous dérangerait de vous convertir à l’Islam, Ajavon ? » Je me doutais bien qu’il s’agissait d’une question piège. Il ne fallait absolument pas que je tienne des propos islamophobes. C’était totalement exclu. Ce stage de citoyenneté devait m’avoir métamorphosé en humaniste tolérant, ouvert à l’autre. Et même à toutes sortes d’altérités exotiques. Je ne répondis pas à la question de mon juge, mais me mis à quatre pattes pour prier en direction de La Mecque. A ses yeux j’étais un homme nouveau, lavé de ses pulsions réactionnaires d’antan. Un homme apte au service actif. Un homme fréquentable, aimable, transposable, indispensable. Un homme purifié de toutes les scories réactionnaires, sarcastiques, libérales, homophobes, islamophobes, etc. Un homme occidental qui regardait vers l’Orient. Un homme de demain. Et même d’après-demain.
La neige n’avait pas tenu sur le béton de Bobigny. Une boue crasseuse s’était étalée sur le macadam. Quand le stage fut terminé il faisait déjà nuit sur la ville. Les stagiaires ont mangé, à nouveau, dans le petit restaurant italien attenant à l’annexe du Tribunal. Le juge les a accompagné. J’ai préféré rentrer directement chez moi par le métro. On m’y a volé mon portefeuille. Mais ce n’était pas grave. En homme modernisé, je savais bien que la petite délinquance était le fait de victimes innocentes de la société cruelle, qui ne leur donnait ni de travail, ni de vrais raisons de vivre. Le soir j’ai mangé un plat cuisiné acheté chez Monoprix, accompagné d’un Calva. Le lendemain il neigeait à nouveau sur la France.
FX Ajavon
Toutes les réactions (9)
1. 24/05/2010 04:19 - Anna
J'ai été sur le point d'une crise cardiaque cher FXA, et puis j'ai vu le nom de la rubrique. Ca semblait si réel, je suis presque déçue finalement ;)
2. 24/05/2010 15:31 - Sieyes
Je ne trouve pas un instant que ça semble réel pour ma part.
En fait j'ai plutôt aimé cette fantaisie délirante parce qu'elle est évocatrice malgré la folie qui vous a conduit à écrire cela.
J'avoue, il y a un peu d'art là dedans. Vous savez, l'art moderne abstrait post-moderne contemporain.
Seriez-vous véritablement guéri?
3. 24/05/2010 16:54 - Pierre Schneider
Dans les nouvelles kafkaïennes de ce siècle, on ne tue plus le prévenu à la fin. Tant mieux, cela m'a permis de passer dix bonnes minutes en souriant. Merci!
4. 24/05/2010 17:37 - Wayne Rooney
Pan ! Progressisme : 0. Ajavon : 1.
5. 24/05/2010 19:10 - Yannick
"Guys with cats. I don't know..." George Costanza.
Blague à part, très bonne fiction.
6. 25/05/2010 08:34 - Aurélien
Merci, toujours un plaisir de vous lire M. Ajavon.
Fiction? Certes, mais la description de l'éducatrice Mlle Muchielli est cruellement réélle!
7. 25/05/2010 14:52 - mallory
Ma curiosité s' éveille .... un échange épistolaire entre vos dix sept ans et cette chère Nancy ..... quelles pouvaient être ces passionnants échanges poétiques qui nourrissaient ces quelques lettres ...
Oui je sais bien il s'agit là sans doute de quelques émois de vôtre prime jeunesse, et je ne saurais que trop respecté cette intimité mais j' avoue, que ma curiosité en est piqué et j' ai bien plaisir a laisser mon imagination divagué entre deux gorgés d'eau sucrée.
8. 25/05/2010 15:08 - mallory
Quand je pense que la solitude est une punition pour certain, pour ce qui est de ma personne, le vivre-ensemble est une belle salope.
et mon bonheur est piqué eu vif lorsque ma sauvagerie se révèle toujours pleins de fougue, et mon sens de la citoyenneté en mort programmé, surtout dans la queue du Monoprix, au rayon caisse rapide moins de dix articles.
ce qui est étonnant c' est qu' en lisant ce texte j' ai ressentie comme un rappelle à ma mémoire ... cette même sensation collante de pas-à-ma-place ressentie durant seize année de scolarité, ce ne doit' êre qu' une impression.
9. 27/05/2010 12:17 - Matmut
Eh oui, la neige ne tient jamais longtemps...
|
Dernière réaction J'ai été sur le point d'une crise cardiaque cher FXA, et puis j'ai vu le nom de la rubrique. Ca semblait si réel, je suis presque déçue finalement ;)  24/05/2010 04:19 Anna
 Articles les plus lus The Suburbs : Arcade Fire, la fin de l’innocence. Allons plus loin. Allons au-delà de tout ce qui fut est et sera, désormais, le lot d’Arcade Fire, c'est-à-dire le succès, la gloire, la critique, la reconnaissance ou le mépris, les... Un moment nu« La carte et le territoire » de Michel Houellebecq, par Marin de Viry (initialement publié par la Revue Des Deux Mondes).Une sorte de gravité énigmatique émane du dernier roman de Michel... Faut-il gracier la Corrida ?Le 28 juillet dernier, les medias du monde entier ont annoncé tel un coup de tonnerre le vote par le Parlement de Catalogne de la proposition de la Loi d'Initative Populaire entraînant... Louis XIV, Napoléon et Libération, édition du 22 avril 2039pages débats & opinionsUne semaine après l’annonce du retour de Louis XIV et Napoléon dans le programme d’histoire du lycée, la polémique continue d’enfler. Critiqué par les enseignants... Un écosystème artificiel, le projet MELiSSA [entretien]Entretien avec Christophe Lasseur, responsable du projet "Melissa" de l'agence spatiale européenne. Par Iowan Thoraval.Qu'appelle-t-on un écosystème clos artificiel ?Il s 'agit de reconstituer... Djihad nordique en sortie DVDNicolas Winding Refn mérite bien sa gloire montante : son dernier film, non dépourvu de défauts, réussit tout de même à nous captiver. Même sans paroles. Même sans histoire.Rien de plus... Opéra géant à DuisburgRends-moi le son de la joie et de la fête :qu’ils dansent, les os que tu broyas !Psaume 51, 10L’amour est enfant de bpm. Vingt-et-un de ses épigones sont morts et plusieurs centaines ont été... Egographies III : "Le carnet rose" Egographie, journal de Pierre Cormary, troisième partielire la première
partielire la seconde partie« Il y a parfois des femmes tellement belles que leur entrée est comme un grand coup de... Entretien avec William GibsonPère littéraire du cyberespace, William Gibson, 60 ans, basé à Vancouver, a croisé le masque de notre meilleur prophète de l´apocalypse, l´écrivain Alex D. Jestaire, qui revient avec lui sur... "Nous les salauds qui étions du côté de Roman Polanski"pages débats & opinions.[Le point de vue de l'auteur n'engage pas l'opinion de la toute la rédaction du Ring.]A l’instant, j’apprends que la Suisse refuse d'extrader Roman Polanski, et ce... Pendaison de crémière La rubrique fictions du Ring
publie vos nouvelles, vous pouvez adresser vos textes à david@surlering.comJ’aime bien les gens. En général. Je dis : en général, parce qu’il y a tout de... Capitaine Romain, pilote de Rafale en AfghanistanInterview exclusive réalisée par Iowan Thoraval. Capitaine Romain, vous avez servi en Afghanistan avec le Rafale. Dans le cadre d'opérations réelles, quelles sont les qualités de l'appareil ?... Iran : l’heure de vérité approcheFace à l’entêtement iranien, peut-on imaginer une action au-delà des sanctions économiques ? On sait que ces dernières ont montré dans le passé qu’elles pouvaient aisément être... Story Musgrave : le destin d'un homme"L'exploration, c'est juste aller au delà. C'est aller du connu vers l'inconnu, de l'ordinaire à l'extraordinaire. Quitter les chemins tranquilles. Juste aller de l'avant, je pense que c'est ça... La nouvelle propagande antijuiveLa récente affaire de la flottille en témoigne : le traitement médiatique de la guerre israélo-palestinienne est loin d’être impartial. D’un côté les victimes humiliées, martyres... Passeport bleu pour le nihilisme1. La Genèse.En France, quand un radical-socialiste déclare benoîtement qu’une chose anormale est normale, c’est le signe infaillible que nous sommes partis pour une longue spirale du déclin.... La Marche a-t-elle vendu sa fierté ?La Marche des fiertés, qui a eu lieu ce weekend à Paris, n'est pas politique, qu'on se le dise. Il s'agit simplement de manifester sa fierté d'être différent tout en exigeant un traitement... Savez vous vanner ?Le cynisme est devenu le lieu commun de l'humour d'aujourd'hui. Il faut se résigner. Le ressort comique s'est terni depuis des années que dure l'interminable paix des méninges occidentale et il a... Entretien avec Pierre Cassen [Riposte Laïque]propos recueillis pour Ring par Alexis Blas et Mathieu Bollon1/ Pouvez vous présenter brièvement l'histoire de votre mouvement ? Pierre: Riposte Laïque est un média électronique, fondé en... Quand Libé fait l'apologie de la violence à Villiers-le-BelL'affaire n'a pas fait grand bruit, noyée dans le maelström des Bleus : le 21 juin dernier, Libération publiait une tribune d'une incroyable violence qui prenait la défense des cinq jeunes de... Névrose lourde à Cape TownUne émeute de banlieue sur un rectangle vert. Un grand cirque. Onze millionnaires en grève pour soutenir celui qui insulte le douzième homme. C'est tellement gros qu'on se demande si les grimaces... Enquête porcine au coeur de FacebookLa guerre du cochon n’aura pas lieu. La préfecture de police, dans un communiqué, a estimé qu’« en raison de ses conditions d’organisation, du lieu, du jour et de l’horaire retenu, ainsi... World Cup : il va falloir trouver un DJ à la hauteurComme prévu, c'est une compétition extrêmement disputée. Un impressionnant concours de louanges au cœur d'un pays qui n'a jamais été aussi proche de l'implosion, billets invendus, stades... Badiou, l'oracle du back in USSRPhilippe Muray avait raison. Parfois, « il ne faudrait jamais débattre ». Du moins pas avec tout le monde, pas avec ces gens-là. Pas avec des types qui citent le grand Timonier chez Taddéï. Pas... Israël, l'autre boue du mondeL'opprobre. Un mot que les israéliens connaissent bien et dont les évènements récents nous confirment la réalité. Des jihadistes armés tentent de rompre le blocus de Gaza et de déclencher un... Israël : le prix de la souverainetéCet "assaut sur une flottille humanitaire", comme disent les journalistes, permet d'abord un constat précieux. À travers l'unanimité soviétique des médias et des politiques, nationaux et... La Question Mein Kampf (Part. I)"On sait que les droits d'auteur du livre-manifeste d´Hitler tomberont dans le domaine public le 31 décembre 2015." Nabe, l'homme qui n'arrêta d'écrireChronique du dernier Nabe, L'Homme qui arrêta d'écrire
« Dans ton combat avec le monde, seconde le monde. » Kafka.UNEnfin un bon Nabe ! Je commençais à trouver le temps long. Depuis Alain... Réacosphère : underground zeroSi le café est meilleur que le déca, quelle malédiction pousse donc les blogs franchisés « réactionnaires » à l’être pleinement lorsqu’ils ne le revendiquent pas ? Être... Martine et son "care" des merveilles"Si tu votes bien en 2012, E.T. et Zahia débarqueront dans ton salon"Extrait des laboratoires des think tanks socialistes tendance printemps-été anglo-saxonne 2010, le « care » – qui n’est... Caroline Fourest : son improbable Kâma-Sûtra à doxolandCe que nous dit Caroline FourestSi Caroline Fourest était un homme, on pourrait dire d’elle qu’elle a les couilles dans un étau. Critiquée sur sa gauche pour sa lutte contre... Faut-il brûler Sigmund Freud ? débats & opinionspar Anthony Ballenato, doctorant de recherche en Histoire à l'Université Paris-Diderot, spécialiste d'histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse aux États-Unis où il... Paris Plage et la mystique de l’éclate Générique : Ça commence calmement. Sur le site de la mairie de Paris, un diaporama illustre le projet d’aménagement des berges de la Seine. Un peu plus bas, une vidéo permet de voir Bertrand... Entretien avec Eric ZemmourJournaliste, essayiste et polémiste célèbre pour ses délits de réel, "Mélancolie française" a fait de lui un écrivain. Rencontre avec un homme au delta.Sur Mélancolie Française- Dans... La nuit au bout du voyageTrois ans après la publication du dernier volume du Théâtre des Opérations, Ring publie l'avant-propos d'American Black Box, de Maurice G. Dantec. A l'époque (2004-2006), les avocats des trois... Nabe, l'homme qui continua de mentirCumulant bides sur bides publication après publication, Marc-Edouard Nabe était pourtant mensualisé des années durant aux éditions du Rocher, à plus de 2000 euros par mois. Un authentique... Elisabeth Roudinesco, entretien exclusif débats et opinionsAprès sa réaction au livre de Michel Onfray publiée dans Le Monde, puis la
réponse du déboulonné sur Mediapart, l'historienne Elisabeth Roudinesco nous accorde un... Le gazon maudit de Ribéry Franck Ribery et son beau-frère mis en examenRetour sur le billet de Laurent Obertone lors des premiers jours de l'affaire ZahiaParis a toujours un temps d'avance, c'est bien connu. Sur la plus... Ce que les français de l’étranger nous disent Voilà un livre qui s’attaque à une réalité trop souvent ignorée : si la France accueille beaucoup par les temps actuels, elle voit aussi nombre de ses enfants s’en aller. Près de... Entretien avec Michel HouellebecqAvec l'aimable accord de Michel Houellebecq et de la Revue des Deux Mondes. "Apologie de l’action lente"Marin de Viry – Michel Houellebecq, la Revue des Deux Mondes s’interroge sur les raisons... Michel Onfray, le retour du défouléLe crépuscule d’une idole — L’affabulation freudienneMichel Homais (1) n’aime pas Sade. Mais parce que Michel Homais n’aime pas Saint Jean. Michel Homais n’aime pas Bataille. Mais parce... Obama : pourquoi le mythe survivra Toute mode suscite son propre antidote, et monsieur Barack Hussein Obama ne fait pas exception. Plus d'un an après l'investiture du 44ème président des États-Unis, l'heure est à la déception...
 |