Sur le RING

J'ai rencontré les "autoréducteurs" à Toulouse

SURLERING.COM - FRANCE - par François-Xavier Ajavon - le 27/03/2009 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Et pourtant la Garonne coule toujours dans le même sens...


Toulouse est ce que l'on pourrait appeler une ville de province. Il y en a quelques-unes de ce genre là en France, comme Lyon, Marseille, Bordeaux ou Cosne-sur-Loire. J'ai découvert cela il y a peu. Et j'adore. Pour s'y rendre il faut quitter Paris dans des trains, qui sont de longs véhicules très confortables, fonctionnant à l'énergie nucléaire. C'est l'aventure ! Et dans les villes de province il y a des provinciaux, qui sont des français presque comme les autres, mais avec des accents amusants et un mode de vie grégaire parfois pittoresque, mais somme toute assez proche de l'homo sapiens parisien de Saint-Germain-des-Prés. J'ai passé le week-end à Toulouse, chez une amie artiste-peintre, qui a épousé un fonctionnaire de police syndiqué. Cela faisait longtemps que j'avais promis de leur rendre cette visite de courtoisie.


Le voyage en TGV fut assez pénible, puisque je dus supporter la logorrhée fatigante d'Otto, un militant anarchiste de la C.N.T. qui venait dans la ville rose pour suivre un « stage de désobéissance », et qui m'assaisonna durant tout le voyage de sentences libertaires pompées dans L'Insurrection qui vient (1). Même en classe affaire, la SNCF n'assure plus la qualité du voisinage... C'est vers onze heures du matin que je suis arrivé en gare de Toulouse-Matabiau. Comme je ne pouvais dignement pas me présenter les mains vides chez mes hôtes, il me parût de bon aloi d'acheter quelques victuailles avant de me diriger vers la place du Capitole. J'aperçus, au loin, le logo de l'enseigne Monoprix. Un « Monop' » chic et branché... autant dire une petite parcelle de Paris en plein Toulouse. L'endroit idéal pour acheter une bouteille de Dom Pérignon, un bloc de foie gras et un bouquet de roses, juste avant d'arriver chez des amis.


Mais c'était un jour de manifestations dans Toulouse. Otto me l'avait expliqué en arrivant : la ville était en pleine ébullition ces derniers temps, dans le contexte de la « grogne » étudiante, et sous l'impulsion des bouillonnants mouvements libertaires d'ultra-gauche. Il ne se passait pas une journée sans que la contestation gronde sur les bancs de l'université du Mirail ou dans les rues de la ville rose. Pardon, de la « ville rouge ». Il ne se passait pas une semaine sans que les groupuscules anti-capitalistes ne mènent des opérations militantes « coup de poing », tantôt festives tantôt violentes, dans les rues de Toulouse pour effrayer-le-bourgeois, et faire parler de leurs causes confuses et imbriquées. Bref, c'était un peu le boxon en Midi-Pyrénées. La Garonne coulait toujours dans le même sens, mais les révolutionnaires tenaient le haut du pavé. D'ailleurs, dans la rue que j'arpentais en direction du Monoprix, se tenait une énième manifestation. La confrontation entre les jeunes et les CRS ne manquait pas de virilité. Les canettes commençaient à voler gracieusement, et les gazeuses lacrymo à hennir de plaisir. Pour autant, la rue n'était pas bouclée et les commerçants n'avaient pas encore baissé leurs rideaux. Les manifestants étaient plutôt jeunes. Essentiellement des étudiants engagés, et des pourvoyeurs professionnels de désordre. Keffiehs avantageux. Punks-à-chiens. Midinettes anti-racistes en psycho. Décroissants babas écolos à vélo. Chômeurs activistes encartés à la CGT. Profs bobos « en luttes », et à lunettes. Banderoles aux vents. « Cache-toi objet ! », « Le capitalisme nous vole ! », « Halte à la galère des sans voix ! »... Evidemment, tout ceci était un peu ridicule. Mais pas autant que les badauds ébahis qui s'agglutinaient sur les trottoirs pour prendre des photos de cette scène si habituelle, avec leurs téléphones portables.


Plus je m'approchais du Monoprix, plus le nuage de gaz lacrymogène était épais. Parfait. J'adore justement respirer l'odeur de la lacrymo au petit matin. C'est là une expérience mâle et revigorante. Quand je suis entré dans le magasin, j'eus la grande surprise d'être promptement suivi par une cinquantaine de manifestants déchaînés. L'opération devait être parfaitement calculée et - comme d'habitude - j'arrivais au mauvais moment, comme un cheveux dans un jeu de quilles. Les militants entrèrent dans le Monoprix en poussant des grognements animaux, en tuméfiant le carrelage innocent de leur piétinement cadencé, et en hurlant de concert :

« Pas de panique, ceci est une opération d'autoréduction ! Au-to-ré-du-ction ! Nous allons nous réapproprier ce qui nous appartient ! Nous redistribuerons la marchandise aux plus démunis, et même aux damnés de la terre ! Promis ! N'ayez pas peur. Ce n'est pas un hold-up, c'est une opération anti-capitaliste non violente ! NON VI-O-LEN-TE ! »

C'était assez habile de hurler « Pas de panique ! » avec une telle sauvagerie... le message pétrifia complètement la clientèle de ce magasin, composée essentiellement de personnes âgées, et de mères de famille psychorigides. Les activistes de l'association « Robins des bois » s'échinaient à remplir paniers et caddys de victuailles diverses. Depuis la première nécessité, jusqu'à la toute dernière... Dans le désordre le plus absolu. Les présentoirs volaient en éclat, les vigiles succombaient sous la pression, les vitrines cédaient sous le poids de la justice sociale, les caissières étaient impuissantes devant ces pilleurs gauchistes d'un nouveau genre... ces voleurs, ces rapaces, qui s'appropriaient le bien d'autrui sans payer, mais sans la moindre mauvaise conscience... et avec, même, le sentiment glorieux du « devoir social » accompli.


Les CRS ne remarquèrent pas immédiatement ce qui était en train de se jouer à l'intérieur du Monoprix. Ils se concentraient toujours sur la guérilla picrocholine qui se poursuivait dans la rue. Ils tâchaient de garder bonne figure face au harcèlement pointilliste des manifestants qui lançaient bouteilles, pavés, mobilier urbain, vélos volés et anathèmes simplistes : « Flics partout, justice nulle part ! », « Rejoignez la plate-forme de revendications du comité révolutionnaire inter-luttes ! », « Vive l'espoir ! ». Et demain je rase gratis.


Les « Robins des bois » pillaient copieusement, et avec une gourmandise qui faisait plaisir à voir en ces temps de critique tous azimuts de la société de consommation. Cette jeunesse voulait en bouffer de la marchandise, de la marque, du logo, comme en témoignait l'ardent remplissage de leurs petits paniers ; mais cette jeunesse, fille de la société du spectacle, savait aussi que tout se joue dans l'image, la représentation, et la communication ... En ce sens l'un des activistes « auto-réducteurs » filmait la scène pour la postérité, et d'autres petits soldats de la grande armée anti-capitaliste distribuaient aux clients médusés des tracts explicatifs : « Le comité de lutte a voté, en AG plénière, cette opération de blocage économique du Monoprix de Toulouse, afin d'organiser une juste redistribution du bien commun aux plus démunis ». Le tract se terminait par toute une série de mesures qui avaient été votées à la dernière AG du sous-comité inter-révolutionnaire de lutte de l'Université du Mirail... comme la fermeture du camp de Guantanamo, la fin du scandale des paysans sans terre du Brésil, la légalisation du cannabis, et la salvatrice pénalisation du port de la Rolex.


Parmi ces jeunes esclaves de l'ultra-gauche, je remarquais une jeune femme un peu punk, un peu négligée, accompagnée d'un vieux berger allemand pouilleux, qui remplissait sa besace de maquillage... « Qu'est-ce que tu fais, petite ? Tu veux que je t'aide ? » demandais-je à la demoiselle. Elle s'appelait Amanda, était étudiante en socio, mais ne savait « pas trop » où dormir ce soir car elle s'était « brouillée » avec ses parents. Pour une bête histoire de politique et de mauvaises fréquentations. Elle m'expliqua : « Vous savez, je fais tout ça pour les plus pauvres et pour laisser à mon berger allemand un monde meilleur ». Elle n'était pas gênée par la violence de l'opération : « Mais nous allons permettre à beaucoup de toulousains marginaux de survivre, malgré la crise, et le Medef et le Madoff, et Continental, et Carla Bruni... c'est noble comme action ! » Et le maquillage dérobé, Amanda ? « Mais je reste une femme... »


Je fus surpris d'apercevoir mon ami Otto parmi les « Robins des bois ». Il semblait même être l'un de leurs chefs. Il portait une sorte de béret rouge, surmonté d'une étoile dorée. Il avait collé sur son blouson de cuir plusieurs auto-collants militants... on pouvait lire sur son plastron : « Le blocage économique est l'avenir de l'homme moderne ! », « L'autoréduction n'est pas du vol ! », « Aujourd'hui à toi, demain à moi... » Il m'expliqua que ces actions alternatives, et anarchistes, n'étaient que des « réponses proportionnées au mépris du pouvoir en place et à la répression policière fasciste. » Otto serrait fermement dans ses main son exemplaire de L'Insurrection qui vient. Il jouissait du succès de l'opération en cours. Le Monoprix était en plein saccage. Les « Robins des bois » repartaient avec des bouteilles d'alcool, des équipements informatiques, des fruits exotiques, des compact discs... Uniquement de la première nécessité pour les pauvres du coin ! Otto n'était pas plus troublé que cela... « Ils sont jeunes et fougueux. Ils doivent encore être bien formés aux préceptes de la non violence et de l'action inter-luttes coordonnée. » Otto serrait contre son c½ur le petit livre rouge de Julien Coupat. Il était heureux, et même au bord des larmes. Son bonheur ne lui permit pas de voir le stress des malheureux employés du Monoprix, dont des caissières qui s'époumonaient d'horreur : « Et vous voulez peut-être nous donner des leçons de précarité, à nous, bande de jeunes voyous ! ». Et le tout avec l'accent toulousain. Ah, je n'étais pas déçu du voyage...


Mais il ne s'agissait pas de perdre le nord. J'étais entré ici pour acheter une bouteille de champagne à mes amis. Je la pris dans les rayonnages, sous les applaudissements de quelques « Robins des bois » respectueux des clients qui n'avaient pas encore fui... Je pris aussi un peu de foie gras, et un bouquet de fleurs. Les caissières avaient toutes déserté. La voie était libre. Je pus sortir du magasin sans encombre. Et sans payer. Bien des jeunes activistes-pillards m'emboîtèrent le pas, heureux du succès de cette  action « collective  et citoyenne ». Ils avaient été heureux de manifester, ainsi, leur joyeuse détestation de l' « argent-roi » et de « l'aliénation par le travail ».


Otto me rattrapa dans la rue, sous le feu des pavés, et me dit en souriant : « Et dis-donc, vieille crapule... tu n'as pas payé pour tout ça... Bon. Tu ne veux pas venir à la nouvelle AG inter-luttes ? Nous allons aborder la question des sans papiers. Nous comptons voter pour une immigration sans entrave, et pour des quotas de 90% de 'non blancs' à la télévision publique. Tu viens ? ». Il eut beau me dire que la jeune Amanda, et son chien, auraient vivement apprécié que je sois présent... rien ne put me détourner de mon objectif : me rendre enfin chez mon amie artiste-peintre et son époux policier syndiqué. Otto me fit une amicale tape sur l'épaule en disant : « Adieu crapule bourgeoise ! ». Ce à quoi je répondis : « Ta gueule, anarchiste professionnel... ». Nos adieux amicaux furent recouverts par un épais nuage de gaz lacrymogène.

François-Xavier AJAVON

(1) Le Comité invisible, L'Insurrection qui vient, La Fabrique, 2007.



Soyez le premier à réagir

réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring



Veuillez saisir le code Anti-Robot, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot.
Bashungs, la biographie
François-Xavier Ajavon par François-Xavier Ajavon

Chroniqueur, ancien rédacteur en chef.

Ring 3.0
Articles les plus lus
  • Louis XIV, Napoléon et Libération, édition du 22 avril 2039Louis XIV, Napoléon et Libération, édition du 22 avril 2039

    pages débats & opinionsUne semaine après l’annonce du retour de Louis XIV et Napoléon dans le programme d’histoire du lycée, la polémique continue d’enfler.  Critiqué par les enseignants...

  • Suburban BluesSuburban Blues

        Allons plus loin. Allons au-delà de tout ce qui fut est et sera, désormais, le lot d’Arcade Fire, c'est-à-dire le succès, la gloire, la critique, la reconnaissance ou le mépris, les...

  • Un écosystème artificiel, le projet MELiSSA‎ [entretien]Un écosystème artificiel, le projet MELiSSA‎ [entretien]

    Entretien avec Christophe Lasseur, responsable du projet "Melissa" de l'agence spatiale européenne. Par Iowan Thoraval.Qu'appelle-t-on un écosystème clos artificiel ?Il s 'agit de reconstituer...

  • Djihad nordique en sortie DVDDjihad nordique en sortie DVD

    Nicolas Winding Refn mérite bien sa gloire montante : son dernier film, non dépourvu de défauts, réussit tout de même à nous captiver. Même sans paroles. Même sans histoire.Rien de plus...

  • Opéra géant à DuisburgOpéra géant à Duisburg

    Rends-moi le son de la joie et de la fête :qu’ils dansent, les os que tu broyas !Psaume 51, 10L’amour est enfant de bpm. Vingt-et-un de ses épigones sont morts et plusieurs centaines ont été...

  • Egographies III : "Le carnet rose"Egographies III : "Le carnet rose"

      Egographie, journal de Pierre Cormary, troisième partielire la première partielire la seconde partie« Il y a parfois des femmes tellement belles que leur entrée est comme un grand coup de...

  • Entretien avec William GibsonEntretien avec William Gibson

    Père littéraire du cyberespace, William Gibson, 60 ans, basé à Vancouver, a croisé le masque de notre meilleur prophète de l´apocalypse, l´écrivain Alex D. Jestaire, qui revient avec lui sur...

  • "Nous les salauds qui étions du côté de Roman Polanski""Nous les salauds qui étions du côté de Roman Polanski"

    pages débats & opinions.[Le point de vue de l'auteur n'engage pas l'opinion de la toute la rédaction du Ring.]A l’instant, j’apprends que la Suisse refuse d'extrader Roman Polanski, et ce...

  • Pendaison de crémièrePendaison de crémière

     La rubrique fictions du Ring publie vos nouvelles, vous pouvez adresser vos textes à david@surlering.comJ’aime bien les gens. En général. Je dis : en général, parce qu’il y a tout de...

  • Capitaine Romain, pilote de Rafale en AfghanistanCapitaine Romain, pilote de Rafale en Afghanistan

    Interview exclusive réalisée par Iowan Thoraval. Capitaine Romain, vous avez servi en Afghanistan avec le Rafale. Dans le cadre d'opérations réelles, quelles sont les qualités de l'appareil ?...

  • Iran : l’heure de vérité approcheIran : l’heure de vérité approche

    Face à l’entêtement iranien, peut-on imaginer une action au-delà des sanctions économiques ? On sait que ces dernières ont montré dans le passé qu’elles pouvaient aisément être...

  • Story Musgrave : le destin d'un hommeStory Musgrave : le destin d'un homme

    "L'exploration, c'est juste aller au delà. C'est aller du connu vers l'inconnu, de l'ordinaire à l'extraordinaire. Quitter les chemins tranquilles. Juste aller de l'avant, je pense que c'est ça...

  • La nouvelle propagande antijuiveLa nouvelle propagande antijuive

    La récente affaire de la flottille en témoigne : le traitement médiatique de la guerre israélo-palestinienne est loin d’être impartial. D’un côté les victimes humiliées, martyres...

  • Passeport bleu pour le nihilismePasseport bleu pour le nihilisme

    1. La Genèse.En France, quand un radical-socialiste déclare benoîtement qu’une chose anormale est normale, c’est le signe infaillible que nous sommes partis pour une longue spirale du déclin....

  • La Marche a-t-elle vendu sa fierté ?La Marche a-t-elle vendu sa fierté ?

    La Marche des fiertés, qui a eu lieu ce weekend à Paris, n'est pas politique, qu'on se le dise. Il s'agit simplement de manifester sa fierté d'être différent tout en exigeant un traitement...

  • Savez vous vanner ?Savez vous vanner ?

    Le cynisme est devenu le lieu commun de l'humour d'aujourd'hui. Il faut se résigner. Le ressort comique s'est terni depuis des années que dure l'interminable paix des méninges occidentale et il a...

  • Entretien avec Pierre Cassen [Riposte Laïque]Entretien avec Pierre Cassen [Riposte Laïque]

    propos recueillis pour Ring par Alexis Blas et Mathieu Bollon1/ Pouvez vous présenter brièvement l'histoire de votre mouvement ? Pierre: Riposte Laïque est un média électronique, fondé en...

  • Quand Libé fait l'apologie de la violence à Villiers-le-BelQuand Libé fait l'apologie de la violence à Villiers-le-Bel

    L'affaire n'a pas fait grand bruit, noyée dans le maelström des Bleus : le 21 juin dernier, Libération publiait une tribune d'une incroyable violence qui prenait la défense des cinq jeunes de...

  • Névrose lourde à Cape TownNévrose lourde à Cape Town

    Une émeute de banlieue sur un rectangle vert. Un grand cirque. Onze millionnaires en grève pour soutenir celui qui insulte le douzième homme. C'est tellement gros qu'on se demande si les grimaces...

  • Enquête porcine au coeur de FacebookEnquête porcine au coeur de Facebook

    La guerre du cochon n’aura pas lieu. La préfecture de police, dans un communiqué, a estimé qu’« en raison de ses conditions d’organisation, du lieu, du jour et de l’horaire retenu, ainsi...

  • World Cup : il va falloir trouver un DJ à la hauteurWorld Cup : il va falloir trouver un DJ à la hauteur

    Comme prévu, c'est une compétition extrêmement disputée. Un impressionnant concours de louanges au cœur d'un pays qui n'a jamais été aussi proche de l'implosion, billets invendus, stades...

  • Badiou, l'oracle du back in USSRBadiou, l'oracle du back in USSR

    Philippe Muray avait raison. Parfois, « il ne faudrait jamais débattre ». Du moins pas avec tout le monde, pas avec ces gens-là. Pas avec des types qui citent le grand Timonier chez Taddéï. Pas...

  • Israël, l'autre boue du mondeIsraël, l'autre boue du monde

    L'opprobre. Un mot que les israéliens connaissent bien et dont les évènements récents nous confirment la réalité. Des jihadistes armés tentent de rompre le blocus de Gaza et de déclencher un...

  • Israël : le prix de la souverainetéIsraël : le prix de la souveraineté

    Cet "assaut sur une flottille humanitaire", comme disent les journalistes, permet d'abord un constat précieux. À travers l'unanimité soviétique des médias et des politiques, nationaux et...

  • La Question Mein Kampf (Part. I)La Question Mein Kampf (Part. I)

    "On sait que les droits d'auteur du livre-manifeste d´Hitler tomberont dans le domaine public le 31 décembre 2015."

  • Nabe, l'homme qui n'arrêta d'écrireNabe, l'homme qui n'arrêta d'écrire

    Chronique du dernier Nabe, L'Homme qui arrêta d'écrire  « Dans ton combat avec le monde, seconde le monde. » Kafka.UNEnfin un bon Nabe ! Je commençais à trouver le temps long. Depuis Alain...

  • Réacosphère : underground zeroRéacosphère : underground zero

    Si le café est meilleur que le déca, quelle malédiction pousse donc les blogs franchisés « réactionnaires » à l’être pleinement lorsqu’ils ne le revendiquent pas ? Être...

  • Martine et son "care" des merveillesMartine et son "care" des merveilles

    "Si tu votes bien en 2012, E.T. et Zahia débarqueront dans ton salon"Extrait des laboratoires des think tanks socialistes tendance printemps-été anglo-saxonne 2010, le « care » – qui n’est...

  • Caroline Fourest : son improbable Kâma-Sûtra à doxolandCaroline Fourest : son improbable Kâma-Sûtra à doxoland

    Ce que nous dit Caroline FourestSi Caroline Fourest était un homme, on pourrait dire d’elle qu’elle a les couilles dans un étau. Critiquée sur sa gauche pour sa lutte contre...

  • Faut-il brûler Sigmund Freud ?Faut-il brûler Sigmund Freud ?

     débats & opinionspar Anthony Ballenato, doctorant de recherche en Histoire à l'Université Paris-Diderot, spécialiste d'histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse aux États-Unis où il...

  • Paris Plage et la mystique de l’éclateParis Plage et la mystique de l’éclate

     Générique : Ça commence calmement. Sur le site de la mairie de Paris, un diaporama illustre le projet d’aménagement des berges de la Seine. Un peu plus bas, une vidéo permet de voir Bertrand...

  • Entretien avec Eric ZemmourEntretien avec Eric Zemmour

    Journaliste, essayiste et polémiste célèbre pour ses délits de réel, "Mélancolie française" a fait de lui un écrivain. Rencontre avec un homme au delta.Sur Mélancolie Française- Dans...

  • La nuit au bout du voyageLa nuit au bout du voyage

    Trois ans après la publication du dernier volume du Théâtre des Opérations, Ring publie l'avant-propos d'American Black Box, de Maurice G. Dantec. A l'époque (2004-2006), les avocats des trois...

  • Nabe, l'homme qui continua de mentirNabe, l'homme qui continua de mentir

    Cumulant bides sur bides publication après publication, Marc-Edouard Nabe était pourtant mensualisé des années durant aux éditions du Rocher, à plus de 2000 euros par mois. Un authentique...

  • Elisabeth Roudinesco, entretien exclusifElisabeth Roudinesco, entretien exclusif

     débats et opinionsAprès sa réaction au livre de Michel Onfray  publiée dans Le Monde, puis la réponse du déboulonné sur Mediapart, l'historienne Elisabeth Roudinesco nous accorde un...

  • Le gazon maudit de RibéryLe gazon maudit de Ribéry

     Franck Ribery et son beau-frère mis en examenRetour sur le billet de Laurent Obertone lors des premiers jours de l'affaire ZahiaParis a toujours un temps d'avance, c'est bien connu. Sur la plus...

  • Ce que les français de l’étranger nous disentCe que les français de l’étranger nous disent

     Voilà un livre qui s’attaque à une réalité trop souvent ignorée : si la France accueille beaucoup par les temps actuels, elle voit aussi nombre de ses enfants s’en aller. Près de...

  • Entretien avec Michel HouellebecqEntretien avec Michel Houellebecq

    Avec l'aimable accord de Michel Houellebecq et de la Revue des Deux Mondes. "Apologie de l’action lente"Marin de Viry – Michel Houellebecq, la Revue des Deux Mondes s’interroge sur les raisons...

  • Michel Onfray, le retour du défouléMichel Onfray, le retour du défoulé

    Le crépuscule d’une idole — L’affabulation freudienneMichel Homais (1) n’aime pas Sade. Mais parce que Michel Homais n’aime pas Saint Jean. Michel Homais n’aime pas Bataille. Mais parce...

  • Obama : pourquoi le mythe survivraObama : pourquoi le mythe survivra

     Toute mode suscite son propre antidote, et monsieur Barack Hussein Obama ne fait pas exception. Plus d'un an après l'investiture du 44ème président des États-Unis, l'heure est à la déception...

La carte et le territoire