Iron Man 2 : la Tentation de Saint Tony
SURLERING.COM - CULTURISME - par Aurélien Lemant - le 03/05/2010 - 13 réactions -
Dieu sait pourquoi, on dit souvent des films à suite que le second est le meilleur. Pourtant, une fois n’est pas coutume, la critique ne vous a pas menti : Iron Man 2, en dépit de qualités prépondérantes, et surprenantes pour un blockbuster, déçoit.
« Il représente, d’un côté, toutes les guerres qui ont eu lieu depuis l’invention des armes, et, de l’autre, toutes les guerres qui auront lieu jusqu’à la fin du monde. » (1) Gustave Flaubert, La Tentation de Saint Antoine
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C’est toute l’histoire militaire des 100 dernières années qui défile. C’est le questionnement de ceux qui, pour avoir la paix, inventent les plus grandes œuvres de destruction. C’est la fatalité de celui qui croit pouvoir mettre un terme aux conflits par une démonstration de force, et relance de plus belle la course à l’armement. C’est l’Amérique dans un exosquelette.
Flash-back
Iron Man I. Tony Stark, marchand de mort et fabricant d’armes, rencontre la lumière sur les voies rocailleuses d’Afghanistan comme d’autres sur la route de Damas : ici celle des roquettes et des blindés en flammes. Prisonnier de terroristes islamiques, la tête sous un sac, c’est dans le noir d’une grotte afghane que Tony subira l’aveuglement paulinien, avant de le retourner contre ses ravisseurs par sa propre clarté. La lumière fuse du réacteur ARC qui a maintenant pris place au centre de sa poitrine afin d’alimenter son organisme (rappel : le cœur de Stark a été gravement endommagé pendant sa capture). Cette lumière lui sauvera la vie, comme elle apporte la mort. Faisant miroiter à ses geôliers une arme qui leur permettrait de gagner la guerre contre son propre camp – l’Amérique, l’Occident –, Stark joue les manipulateurs, agitant des objets devant les caméras de contrôle, projetant des ombres rassurantes sur les parois de la caverne pour divertir les djihadistes, c’est-à-dire pour faire diversion ; mais construisant en réalité l'arsenal de sa libération, faisant, mieux qu’un cavalier sur sa monture, corps avec sa machine, il prépare sans même le deviner sa transformation en arme vivante.
Endomécanique
Super-soldat. One man army. Bombe humaine. En quittant la caverne, le héros découvre qui il était mais, dans sa sagesse nouvellement acquise, échange une servitude contre une autre : maintenu en vie par un réacteur qui pollue son sang, et obsédé par ce nouveau jouet qu’est son armure, il sera assujetti à sa propre technique. En devenant l’Homme de Fer, Tony Stark accomplit le projet terroriste ultime : un homme, une bombe. Et, sortant de l’ombre pour revenir en playboy milliardaire sous les projecteurs, il devient aussi la figure la plus aboutie de ce terroriste, chère à Philippe Muray puis Maurice Dantec : le Touriste. Capable de voyager d’un point à l’autre du globe à la vitesse d’un chasseur supersonique, jet-settant à Dubaï, baisant à Malibu, faisant la course à Monaco, atomisant des islamistes ou des super-vilains, Iron Man/Tony Stark se laisse consumer, sans modération, par le nombrilisme et l’ego trip. La tentation de fusionner les deux tendances de sa personnalité est si forte que le monde entier devra apprendre à les adorer chacune.
Heavy Metal
Alors que dans le premier long-métrage, Stark était plus souvent en t-shirt ou costard qu’en armure, tenant son casque à la main comme un motard – ou, rejouant sans cesse la scène des fossoyeurs dans une sorte d’Hamlet métallique, tragique et moqueur, portant le crâne de Yorick comme sa future mort –, dans cette suite, le justicier cuirassé et l’industriel fêtard ne font qu’un, conséquence de la révélation de l’identité secrète du super-héros à la presse. Ici donc, c’est en armure que Stark passera une grosse partie du film, non pour se battre mais visière relevée afin d’embrasser les femmes et boire au goulot. A ce titre, on notera que l’un des points forts de l’image sera d’être parvenu à rendre le métal comme vivant, comme une extension de Tony, comme si la machine était une bête. Comme si elle était lui, en mouvement constant : oui, l’attitude outrancière de Stark, ses caprices multiples ou son penchant pour le whisky et la noce sont fidèles au personnage tel que dépeint dans la bande-dessinée depuis les années 1970, et brillamment restitués par le jeu histrionique et compulsif de Robert Downey Jr. – quand on se souvient que le rôle faillit être attribué à Tom Cruise, on ne peut que se féliciter du casting. La célèbre arche narrative dédiée au problème de boisson d’Iron Man, Le Diable en bouteille (2), est à peine amorcée dans le récit, mais le portrait délicieusement insupportable du héros est respecté, de même que l’ensemble de ses proches, collaborateurs, ou ennemis (voir plus bas). En outre, la problématique posée par l’existence d’un soldat volant suréquipé et indépendant dans le ciel américain, à l’occasion d’une enquête du Sénat, n’est pas sans évoquer la mini-série Civil War (3) : Peut-on nationaliser Anthony Stark ?
Dans ces conditions, comment se fait-il qu’Iron Man II peine à convaincre, et puisse impatienter le profane aussi bien que le spécialiste ?
C’est que les studios Marvel, dans leur ambition d’adapter quarante-sept ans de bande-dessinée en trois films, de placer un maximum de protagonistes et de situations marquantes en un minimum de temps, tout en observant un souci de chronologie, veulent trop bien faire… et en font trop. Plein comme un œuf et alourdi de scènes qui ne servent qu’à introduire les futurs films consacrés au super-groupe des Vengeurs, traité comme un épisode de transition, Iron Man II a fait les frais de la tentation des studios : réaliser pour le cinéma une bonne série télévisée. Ce ne pouvait être sans répercussion sur l’intérêt général de l’histoire. Les dialogues, les explications et autres scènes d’exposition, rarement aussi présentes dans un blockbuster – notamment la peu crédible, quoique très comic conversation entre Nick Fury, Stark et la Veuve Noire dans un diner en plein jour, en costumes – pourraient être une agréable surprise, mais demeurent poussifs et démonstratifs. On regrettera la fluidité du premier film, sa gestion du temps, sa crédibilité globale.
Son art. Réacteurs
Il reste pourtant quelque chose de cette suite. Et cette chose, ce n’est ni dans les effets spéciaux, tout de même remarquables, ni dans la chorégraphie des combats, très compréhensible puisque bien montée donc bien montrée, qu’on la retrouve. Non, cette chose infiniment complexe et amusante, cette chose qui toujours met au défi celui qui doit la décrire, au point de l’obliger à l’imiter, cette chose, c’est le jeu des acteurs. Et c’est ce qui tire le film vers le haut dans ses moments les plus mauvais :
Gwyneth Paltrow est une Pepper Potts explosive et surmenée, aux commandes d’un empire trop grand pour elle seule ; Jon Favreau, le réalisateur, se fait plaisir dans le rôle de Happy Hogan, l’homme de main dévoué, chauffeur et sparring-partner macho, massif et goguenard, plus présent que dans le précédent opus ; Sam Rockwell est parfait en Justin Hammer, savant fou de pacotille, frustré et crispé, en tension constante ; Mickey Rourke, monstre formidable, dont les yeux eux-mêmes ont l’accent russe et dont les doigts obscènes jouent la comédie du super-vilain, incarne ce mélange imprévu entre l’Homme au fouet et la Dynamo Pourpre ; Scarlett Johansson, enfin, trop terrienne pour interpréter une Catwoman dans les prochains films de Christopher Nolan, mais trop supranaturelle pour ne pas se voir proposer une héroïne costumée d’envergure, campe une magnifique Veuve Noire, surréelle de mystère, fatale et ambiguë. Seul Don Cheadles, avec son air de caniche apeuré, très inférieur à son prédécesseur Terrence Howard (hélas ! remercié par la production pour incompatibilité d’humeur avec Favreau), ne s’en sort pas avec les honneurs dans le rôle de James Rhodes, engoncé dans une armure qui ne semble pas avoir été conçue pour lui, celle de War Machine.
Sur l'ensemble de la toile, les comédiens détiennent cette électricité live de ceux qui, vraiment, prennent plaisir à jouer ensemble, avec ou sans casque de justicier, dans les scènes de restaurant comme dans les confrontations spectaculaires. S'ils sont les héros du film, c'est parce qu'ils le sauvent.
***
Il faudrait l’impossible. Il faudrait que le concept de série disparaisse, au cinéma. Il nous faudrait considérer toute saga comme un seul long, très long-métrage en plusieurs bobines, et concevoir les films Marvel telle une grande fresque, l’Histoire des hommes, depuis le point de vue monstrueux et salutaire des freaks, des dieux et des cyborgs. Notre avenir. Iron Man II, malgré ses 100 millions de dollars de recette en moins de cinq jours, n'en serait qu'un chapitre.
Aurélien Lemant
(1) L’objet, qui représente toutes les guerres passées et à venir, est le bouclier de Dgian-Ben-Dgian, présenté par la Reine de Saba à Antoine pour le tenter. Dans Iron Man II, c’est la relique du bouclier de Captain America qui apparaît. (2) Demon in a bottle, David Michelinie & Bob Layton, John Romita Jr. & Carmine Infantino, Marvel Comics, 1979. Story-arc surestimé, mais capital pour la compréhension du passif de Tony Stark. (3) Civil War, Mark Millar & Steve McNiven, Marvel Comics, 2006-07. La série la plus importante des éditions Marvel depuis longtemps.
Toutes les réactions (13)
1. 03/05/2010 12:10 - Mathieu B.
Merci pour cette chronique, Aurélien. J'ai eu aussi l'impression que ce nouveau volet d'Iron Man était inférieur au premier en terme de qualité.
2. 03/05/2010 12:31 - Kim
Tres bon article Aurelien.
J'ajouterai a votre texte que Don Cheadles est l'une des failles du film. Son personnage est cense represente justement Jim Rohdes, ce que Tony Stark aurait du etre, un bon patriote. Dans la serie BD je me souviens d'ailleur que Jim fut momentanement intoxique par l'armure Mark2. On voit donc que Tony et Jim sont censes etre plus que des partenaires, mais aussi des jumeaux inverses, l'un intoxique par son ego et le pouvoir metaphorique d'Iron Man, tandis que l'autre est intoxique par l'armure, l'arme, la machine. Il s'agit effectivement d'une critique du complexe militaro-scientifique US. Don Cheadles on le voit, se fait porter par l'armure, il fait carton pate.
J'ai cependant une theorie sur le changement de format et de rythme du cinema americain actuel, ce qui prouverait la faiblesse d'Iron Man 2, film de transition. Je pense que le format DVD et sa commercialisation de plus en plus effrenee, couplee a la piraterie sur internet affectent enormement le sens du recit des blockbusters. Nous assistons a la serialisation du cinema. Hollywood cherche a garder sa clientele en prennant les memes formules que les tres bonnes series TV US. D'ou le nombre grandissant de realisateur TV passant au grand format (J.J Abrams), comme il fut un temps ou les pubarts, passaient a la toile (Wong Kar Wai entre autres). On capture l'audience dans un marketing de la marque, du branding et chaque film d'un cycle ne peut plus devenir une veritable singularite cinematographique comme la serie des James Bond (Paramount est en faillite). On reformate une licence entiere si cela ne marche plus (Batman, et Dark Knight, Hulk et Hulk). On passe au 3d (coup de marketing classique) pour encore vendre des films au cinema.
Effectivement c'est dommage, le film est bien faible en comparaison a the Dark Knight.
3. 03/05/2010 13:14 - Amaury Watremez
Le film reprend plus ou moins les méthodes de storytelling de tous les deuxièmes volets des films actuels de superhéros, on montre la montée en puissance d'un supervilain toute la première heure, tu te dis déçu Aurélien mais ton article, je trouve, reste très indulgent avec le film.
4. 03/05/2010 13:26 - Aurélien Lemant
@ Kim :
Merci pour votre retour.
Pour ce qui touche à Don Cheadles, j'avais initialement prévu de lui consacrer un paragraphe entier, m'appuyant sur l'idée que le morceau d'AC/DC, "Back in black", inaugurant le premier Iron Man, aurait dû prophétiser le devenir de Jim Rhodes en War Machine (devenir annoncé lors d'un champ-contrechamp Rhodes/armure vers la fin du 1). Mais que cette prophétie s'accomplissait dans l'échec du film.
D'autre part, pour rester dans la métaphore heavy metal : le hard étant la musique sur laquelle travaille Tony Stark dans son atelier, j'avais en exergue inséré "War pigs", de Black Sabbath :
“Generals gathered in their masses
Just like witches at black masses
Evil minds that plot destruction
Sorcerers of death construction
In the fields are bodies burning
As the War Machine keeps turning”
J'ai laissé Flaubert et retiré Sabbath, pour des raisons de rythme d'introduction à la lecture.
Parfaitement d'accord avec vous sur le formatage du long-métrage en fonction des DVD, voire des produits dérivés : la "Tentation" des studios est d'indexer la réalisation d'un film sur ses futurs "bonus". Où croyez-vous que j'ai visionné la scène dite de Dubaï, à ce propos ?
Excellente journée à vous.
A.L
5. 03/05/2010 13:29 - Aurélien Lemant
@ Amaury :
Oui, je ne vais pas être méchant parce que le film pêche par excès plutôt que par défaut, et sans tout miser sur les effets. Je trouve entre autres choses que la deuxième heure est plus que correcte. Et la première repose sur les acteurs.
Ce n'est pas aussi mauvais que SpiderMan II, ou les Hulk.
6. 03/05/2010 17:24 - Kim
Je crois que l'on peut comparer ce Iron Man a Spider Man 3, trop de details, trop de clins d'oeil, trop de mechants, trop de tout...
J'ai largement prefere Kick Ass a Iron Man2...mais j'irai quand meme voir Iron Man3 et surement Captain America (le bouclier de Capt. America servant de cale pour le generateur de particule de Tony Stark...tres ironique allusion a Civil War), Thor, et the Avenger.
En Australie on a aussi eu droit a toute la promo d'AC/DC pour l'album Iron Man2 et auparavant l'excellent Blak Ice (un morceau dedans s'appelle War Machine). Normal, on est quand meme fier de nos Metalleux de Sydney!!! Ca nous change de the Presets, Empire of the Sun, Jet, the Hives, et Wolfmother!!!
7. 03/05/2010 19:23 - Sofina
Brillante analyse, mr Lemant. En revanche, question acteurs, je cale. Johansson ne sert strictement à rien, elle n'est pas mystérieuse et fatale, elle est fade et mono-expressive. Sa présence sert juste à ajouter une star de plus à la distribution. Star elle est sans doute. Mais ici bien piètre actrice.
Autre point détestable: que les dialogues des scènes de "comédie romantique" soient limités à des ébauches de phrases, "je" "tu" "mais en fait"... Etc... Simili effort d'exprimer un trouble sentimental qui sent surtout le "truc" de scénariste paresseux ou incapable.
Quant à Nick Fury, n'étant pas une spécialiste des 47 années de BD dont il est question, j'aurais aimé au moins une scène d'introduction correctement bâtie.
Tout cela dit, non pas du point de vue du penseur (que tu es et que je ne suis pas), mais tout simplement du point de vue du cinéma.
J'ai rarement visionné un ratage aussi persuadé d'être de l'art. L'arrogance de Stark s'est soudain faite contagieuse.
8. 03/05/2010 21:00 - Aurélien Lemant
@ Sofina :
Nick Fury est en effet catapulté pour établir la continuité avec la série des Vengeurs. Il n'y a pas de personnage, donc pas d'interprétation possible. On remarquera que je l'ai à peine nommé dans cette chronique.
Quant à la Veuve Noire, c'est sa mono-expressivité qui m'a parlé. Il y a deux machines de guerre dans ce film, l'une porte une armure d'or et de gueule, l'autre est une bimbo hiératique. Scarlett Johansson est mauvaise deux fois dans ce film : dans le diner, adolescente avachie, et dans la salle de conférence de la Stark Expo, où ses regards sont faux. Le reste du temps, je maintiens qu'elle entretient "naturellement" le "trouble". Ce qui par définition me la rend "supranaturelle", ou irréelle.
Mais oui, attendons les Vengeurs pour découvrir les personnages dans leur intégrité scénaristique.
9. 03/05/2010 21:24 - Paul Sunderland
Trop de personnages, trop de clins d'oeil, trop de tout, sur 1h50/2h, oui, peut-être bien... La tendance se confirmera peut-être si tous ces personnages sont regroupés sur un seul film. Les sagas de super-héros sont-elles davantage solubles sur le petit écran? Des séries? Les dessins animés, dans l'ensemble, fonctionnent plutôt pas mal, aussi bien chez DC que chez Marvel.
10. 03/05/2010 22:27 - OC
J'en sors juste, c'était vraiment quelconque.
11. 03/05/2010 22:53 - theTerraformer
Vu hier. Gros ennui. Pourtant j'arrive facilement à me laisser aller devant un gros blockbuster bien foutu, mais celui-là prends l'eau, à l'inverse du 1er, qui était un honnête divertissement ne pétant jamais plus haut que son cul (que Favreau n'a pas très haut, sa mise en scène étant globalement sans qualité).
L'impression que me laisse ce film c'est qu'il a été écrit à la va-vite, ou bien réécrit au point que le résultat final est plein de longueurs et de bavardages pénibles.
12. 04/05/2010 11:23 - Charly
J'irai voir pour vérifier...
13. 02/06/2010 16:56 - Ath
Merci pour cet article qui met le doigt sur le malaise qui suit la vision de cette suite. On y projettait sans doute trop d'espoir à l'issue des bandes annonces bien ficelées (raaaah, la suitcase armor !!!). Le syndrome Spider-Man 3 a encore frappé : trop de personnages et de scènes dispensables...
Je tenais au passage à vous tirer mon chapeau. Vous avez décidément le mot juste pour décrire les qualités et les défauts de la (sous ?) culture du comic book. C'est rafraîchissant de lire quelqu'un en parler avec intelligence et références à l'appui.
Je rêverais de vous lire sur "Marvelman", personnage acquis il y a bientôt un an par Marvel qui en avait fait son annonce principale au Comic Con 2009 de San Diego. Super-héros du Silver Age très banal des années 50 ayant servi de support en 1982 au jeune Alan Moore pour sa 1e déconstruction de super-héros. Si vous ne connaissez pas encore, c'est une lacune que vous devez absolument combler au plus vite. Un peu comme si vous n'aviez jamais lu "V pour Vendetta" (publié dans Warrior en même temps que "Marvelman") ou Watchmen. Le geek qui sommeille en vous me remerciera ou je mange mon chapeau. ;-)
Ath
- si vous avez besoin de "matériel", je suis dans le carnet d'adresses de Pierre Schneider.
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Dernière réaction Merci pour cette chronique, Aurélien. J'ai eu aussi l'impression que ce nouveau volet d'Iron Man était inférieur au premier en terme de qualité.  03/05/2010 12:10 Mathieu B.
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