iPad : le futur de l’édition débarque aujourd'hui
SURLERING.COM - CULTURISME - par Alain Jamot - le 25/05/2010 - 27 réactions -
La nouvelle machine d’Apple a déjà fait un tabac outre-Atlantique et ouvre enfin le marché du ebook pour tous et tout le monde. Et le sang va couler dès aujourd'hui…Une nouvelle technologieL’iPad n’est pas qu’une nouvelle technologie, un mini-ordinateur sous forme de « tablette », un machin communiquant pour regarder ses mails et surfer sur le web. C’est enfin l’affranchissement du modèle bureautique, la possibilité de lire, écouter de la musique, regarder un film sans rester rivé à un bureau comme si nous étions tous des employés de bureau, enfermé dans un univers kafkaïen semé de pc hideux et de smartphones minuscules et illisibles.. C’est aussi un concurrent sérieux pour les laptops, les ordinateurs portables, qui vous crament les cuisses, irradient les burnes et dont le prix reste élevé. Et pour nous autres polygraphes, auteurs, intellectuels, c’est aussi un nouveau modèle qui arrive : un lecteur d’ebook, de livre électronique, un nouveau support après des siècles de papier ! L’édition française va probablement exploser, comme les majors du disque, et c’est un modèle qui vient du XIXe siècle qui va se fissurer, se craqueler. Oh, il ne sera pas balayé du jour au lendemain, il reculera peu à peu, grignoté, les plus gros vendeurs renégocieront leurs contrats, et sans doute directement avec Apple, Google ou Amazon, qui offrent des montants de droits sans commune mesure avec le racket institutionnalisé qui règne dans la chaîne du livre. Les petits monteront leur propre structure, association, autoédition, et pourront exister sans éditeur. Les sceptiques vont probablement crier à l’intox pro-Cuppertino, mais jetez un coup d’œil à l’édition de revues universitaires : elle existe désormais majoritairement sur le web ; plus de frais d’expédition, de manutention, d’impression, un modèle gratuit (l’argent des universités venant tout de même de la poche du contribuable !), une redéfinition du circuit de distribution de la connaissance. Un nouveau partageApple sait tout cela : sa nouvelle machine est superbe, ergonomique, pas si chère que cela finalement et invente une nouvelle lecture, après le Kindle d’Amazon. Et Apple prend 30 % des droits, et reversent donc 70 % à l’auteur. 70 % ! Aucun auteur au monde ne touche de tels droits, même les plus gros vendeurs style Dan Brown et autres marchands de soupe yankee. Gardez tout de même à l’esprit qu’à ce prix-là, Apple ne fait aucune promotion, et cela, ça coûte des sous ! La chaîne du livre (auteur, éditeur, diffuseur, distributeur, libraire) aurait pu évoluer, reconsidérer que le fait qu’un libraire touche trois fois plus sur un livre que son propre auteur avait quelque chose d’immoral, de déplacé, de choquant… mais non, rien ne doit bouger, rien ne doit changer… Sans compter non plus les comités de lecture, les réseaux, les recommandations, le copinage. Tout aurait pu évoluer intelligemment, mais non, on n’écorne pas des privilèges, on n’écoute pas la rumeur, on ignore le ressentiment des auteurs et surtout, on reste aveugle devant les changements technologiques : où vivent les éditeurs pour ne pas voir que les marchands de disques ont perdu 50 % de leur chiffre d’affaires en cinq ans ? Le nouveau bijou d’Apple va donc couper les têtes en réconciliant tout le monde, en menant la Blitzkrieg qui leur est coutumière, et en remettant l’auteur au cœur du processus de partage des connaissances sous forme de texte. Et ce fameux précédent musical : ce n’est pas le téléchargement illégal de mp3 qui a cassé la machine à cd, ce sont les acteurs informatiques, les nouveaux sites, les nouveaux usages, et en tête de cette croisade, qui trouve-t-on ? Apple, avec l’iTunes et l’iPod. Et pour le téléphone portable intelligent : Apple, avec l’iPhone. Alors pour le livre, Apple et l’iPad et le bookstore. Même punition, même motif. Du côté de chez FrançoisFrançois Bon est un des rares Français travaillant dans l’édition à avoir compris tout cela depuis des années, et non seulement à avoir compris, mais agit aussi avec le réseau constitué autour de son réseau publie.net.  Dans un de ses derniers textes, il dresse un portrait de ce qui commence la semaine prochaine : Contrairement aux liseuses eReader (qui du coup se repositionnent vers des matériels monochromes à moins de 100 euros, lents et sommaires mais bénéficiant du papier électronique, voir l’excellent Opus de Bookeen – nul doute que c’est celui à [re-] commander aujourd’hui), la tablette (iPad qui prend la pole position, mais celles qui arrivent) sert à tout dans la maison, elle reste sur la table du salon, on lit le journal au petit-dej, on vérifie ses mails au passage, on s’y incruste pour une lecture longue. Le bouleversement n’est pas dans l’appareil, mais dans le rôle et la présence du web dans la vie privée et ses usages culturels ou de loisirs : il n’y a plus besoin d’aller à l’ordinateur pour accéder au web, la petite planchette métal et verre vous le met sous la main directement.Pour tous ceux qui vibrent pour et par l’écrit, les nouvelles sont incroyables : le monde de l’édition change dès le mois prochain et ne sera plus jamais comme avant. Pour la première fois, les indépendants, les auteurs, les écrivains maudits ou ceux du dimanche, les professionnels de plus de quarante ans et les lycéens qui rêvent encore de refaire le monde avec un livre, tout ce peuple que l’on méprise et que l’on moque va disposer de la même technologie que les grandes multinationales ! J’adore ce monde ! Alain Jamot
Toutes les réactions (27)
1. 25/05/2010 02:51 - Jann
A quand le Napster des livres en ligne ? La chute de l'industrie du disque n'aura servi à rien, c'est maintenant l'édition qui va y passer, il est évident que les files des romans seront vite downloadables gratuitement sur plusieurs platerformes très bientôt.
2. 25/05/2010 08:41 - fabrice
De nombreux livres sont déjà téléchargeables sur des sites hébergés en russie.
3. 25/05/2010 09:04 - Stéphane
Science-fiction: les bibliothèques de papier vont prendre des allures clandestines, souterraines, elles vont redevenir en quelque sorte monacales. En cas de gigantesque krach informatique, dans l'éventualité de deux ou trois EMP (voir Métacortex), les détenteurs de manuscrits referont surface, régneront peut-être sur une terre de cendres, après avoir été discrédités par une époque qui n'aura pas manqué de se glorifier, soyons-en sûrs, de lire sur ses iPads les daubes des demi-dieux de la grande nédition parisienne.
4. 25/05/2010 12:29 - Prince Mdivani
J'aime le papier. Le confort de la lecture ne se trouve pas amélioré par les tablettes. Affaire de goût. Reste la capacité de stockage, immense certes. Pourtant, imaginer tant de livres dissimulés au regard des autres a tendance à me rendre mélancolique. Le dialogue est coupé. Aucune invitation n'émane de ces ordinateurs portables. On peut passer et repasser des centaines de fois devant l'appareil sans que sa présence, peu à peu, nous magnétise. Les bibliothèques ont cette fonction d'imposer une image du sacré dans notre monde.
Le delete, en silence, effacera le mot "autodafé" des mémoires, humaines ou considérées comme telles. Les brasiers invisibles n'intéressent-ils personne?
5. 25/05/2010 15:41 - Jérôme
Si j'ai bien compris les vrais livres, c'est du passé ? La technique va précipiter l'homme avec elle, ça ne vous dit rien ?
6. 26/05/2010 09:31 - Lucie
Je reste sur ma faim. J'aimerai comprendre quelles transformations vont subir toutes les activités de la filière: imprimerie, librairie, bibliothèque...
Déjà qu'il ne reste plus beaucoup de métiers intéressants...
7. 26/05/2010 12:17 - Stéphane
Les métiers, ça va être chacun dans son cube-matrice connecté: cyberécrivain, cyberprof, cyberassistante sociale, cyberflic, cyberprostituée, cyberpsy... Pour sortir, tu devras passer trente minutes dans ton sas-antichambre (bouleversement du secteur immobilier) à vérifier qu'il n'y a pas de microperforations dans tes gants-préservatifs (car la communication sera plus importante que jamais, au point même de se serrer la main).
Sinon, eh bien j'imagine qu'il va falloir encore trouver pas mal d'argent pour financer des formations à la cyberlecture chez les personnels des médiathèques, des librairies... Mais cela ne sonnera peut-être pas pour autant l'arrêt de mort des bouquinistes, une espèce que je devine capable de résister à tous les types de rayonnement.
8. 26/05/2010 14:40 - Willy
Clone, le dernier Bruce Willis, voilà ce qui nous attend.
9. 26/05/2010 16:45 - Kournikova
Et c'est quoi le pitch ?
10. 26/05/2010 18:01 - Willy
Les êtres humains ne sortent plus de chez eux, ils se connectent via un terminal et prennent le controle de leur clone qui va bosser à leur place, faire les courses, participent aux apéros géants etc. Du coup les rues ne sont plus remplis que de clones mis à part dans un "quartier", qui est en fait une réserve d'humains (les Duflots) qui ne veulent pas entendre parler de technologie et qui vivent comme des clodos à côté des clones qui vont bosser en costards .
Tout ce petit monde était parfaitement heureux jusqu'au meurtre du fils du milliardaire créateur des clones, qui va enclencher une série d'évènements que seuls les policiers Willis (le clone et l'homme) pourront élucider.
11. 27/05/2010 12:16 - Prince Mdivani
Des tas de livres autour d'un solitaire reclus peuvent construire un mur entre lui et la monde. Le mur de protection.
Ces tablettes ont pour but d'abattre les murs de protection. Il est impératif que l'individu devienne un solitaire retranché derrière des murs invisibles.
12. 27/05/2010 13:12 - Stéphane
Doit-on être (ou devenir) solitaire? Les livres doivent-ils créer un effet de solitude? ou de recueillement? Le livre doit-il être partagé? Le livre est-il récupérable par la démocratie égalitariste, ou doit-il confirmer que seuls les rassemblements autour d'une parole commune, variable selon les tempéraments, est possible?
13. 27/05/2010 13:41 - Prince Mdivani
Le solitaire n'éprouve pas de haine envers l'extérieur, le monde. Il choisit simplement d'entamer un dialogue avec des interlocuteurs privilégiés. Voilà ce que l'on nomme des piles de livres.
Lire ce n'est pas autre chose, à mon sens.
14. 27/05/2010 18:38 - Alain Jamot
Hey, je suis étonné de la sinistrose qui règne dans vos commentaire : c'mon guys!!!! C'est pas la fin du monde, au contraire, l'édition en prend plein la tronche et c'est très bien, ça bouge...
Qui achète encore des CD aujourd'hui? Eh bien le livre, ce sera pareil, et des milliers de petits réactionnaires et de petits gauchistes vont répandre leur prose enflammée sur des tablettes Apple, plutôt cool non?
Un livre ne se réduit pas au papier qui le compose, un livre c'est de la pensée, qu'importe le support !
15. 27/05/2010 19:12 - Stéphane
Ah mais moi je n'ai pas la sinistrose (enfin si, mais pour d'autres raisons): je n'ai rien contre les iPads, je dis juste que les deux supports vont coexister, qu'on pourra trouver la même merde et les mêmes diamants ici et là, mais qu'un jour peut-être le dernier iPad en état de marche verra des foules de morts-vivants post-EMP se prosterner devant lui comme devant le Saint Sacrement, et sur son écran seront affichées, je ne sais pas moi, les lyrics de Partenaire Particulier. Après, la batterie sera à plat, plus personne pour pédaler depuis la cave et les véritables maîtres seront les conservateurs de vieux papiers qui puent. Incunabula again. Mais il est certain qu'un iPad, ça fait dès aujourd'hui gagner de la place sur des étagères quand on vit dans une royale chambre de bonne à Paris, par exemple. Ces boîtes et autres tablettes vont se multiplier; elles seront polyvalentes. Et puisque sur un fil voisin on lit des choses très intéressantes sur les geeks, permettez-moi de rappeler que le concept de "boîte-mère" (Motherbox) est un des éléments les plus pittoresques de la saga New Gods créée par Jack Kirby pour DC Comics... en 1970.
16. 28/05/2010 11:58 - Aurélien Lemant
Merci Stéphane. On se rejoint.
On ne peut lutter contre la technologie, ça ne sert à rien, ce n'est même pas intéressant en soi.
Reste que le Grand Black Out, comme je l'appelle, est inévitable. Ce qui est arrivé aux dinosaures arrivera aux ordinateurs. On peut relire Grande Jonction, à ce titre.
17. 28/05/2010 12:34 - Willy
Eh bien oui, moi j'achète(rai) tjrs des cd et des livres papier. D'ailleurs il faudrait penser à trouver un autre mot pour qualifier les livres électroniques, qui n'ont aucune légitimité à usurper le nom d'un support d'écriture multi-millénaire.
Toute cette débauche de technologie n'a aucun charme et réduit les plus grandes oeuvres comme les plus viles merdes, à un même produit : une tablette.
Et je ne vois pas pourquoi toute technologie est bonne à prendre et que l'on doive posséder absolument le dernier gadget à la mode. On a un choix énorme aujourd'hui, prenez votre temps et réfléchissez un peu sur ce dont vous avez vraiment besoin avant de vendre votre âme/cul à la 1ère compagnie d'électronique venue.
18. 28/05/2010 13:21 - Sébastien
Les technologies se superposent, sans que la dernière arrivée annule les précédentes. La radio n'a pas supprimé le journal, de même que la télévision n'a pas renvoyé la radio au musée des antiquités. Le livre est un média, bien qu'il soit différent des autres. Il ne va pas disparaître à cause de l'i-pad. Ce nouveau support va induire une nouvelle façon de lire, c'est tout. Et on s'apercevra plus tard que le livre a aussi ses avantages. Il n'a pas besoin de batterie, contrairement à l'i-pad. Le confort de lecture est aussi plus grand. Bref, il faut se garder de tout extase. Tout nouveau, tout beau, comme on dit.
Relire aussi Marshall McLuhan, il explique très bien tout ça dans ses livres.
19. 28/05/2010 14:07 - Willy
Effectivement, tant que chaque média reste à sa place avec son utilité propre. Internet est un média global, il regroupe tous les types de médias et les ingère.
20. 28/05/2010 15:46 - Elanize
Produit approuvé par le Syndicat des Occidentaux Heureux d'Etre Enculés (S.O.H.E.E.)
21. 28/05/2010 17:10 - Zoubida
C'est dommage que je ne prenne plus le RER, je vais louper le spectacle des 1ers mecs ultra fiers de leur ipad acheté ce matin.
Quel dommage, je vais louper la tête qu'ils feront lorsqu'un employé de microsoft France se lèvera de son strapontin, jettera à terre son pardessus et dévoilera ses 2 ceintures à munitions bourrés d'explosifs : "Bill Gates est grand !"
22. 28/05/2010 19:35 - Jean-Luc
Un papier d'une grande naïveté ou d'une connerie sans nom, j'arrive pas à me décider ?
23. 28/05/2010 20:14 - Alain Jamot
Oh bravo Jean-Luc, ça manquait, le beauf de base qui se planque derrière son pseudo pour lâcher deux borborygmes ! Merci pour ta merveilleuse contribution au débat...
24. 29/05/2010 11:30 - Evan Ard
Je dois avouer qu'il est très fort le Jean-Luc, son intervention a de quoi provoquer un doute existentiel profond chez les plus fragiles. On devrait l'interdire aux moins de 18 ans.
25. 01/06/2010 18:52 - thierry bruno
Alain Jamot me semble avoir une dent contre le monde de l'édition (il a certainement d'excellentes raisons pour cela) et et être un adorateur de Apple (j'écris ce message sur un McBookPro). Cela dit, je comprends la "sinistrose " des réactions qui s'apparentent un peu à du bon sens et à une relation charnelle avec le livre. J'aime tenir un livre dans mes mains, tourner les pages, le poser puis le reprendre; le livre numérique est fatigant à lire. Pour lire 5 pages en pdf, il me faut des plombes. Ensuite, si on accepte l'intérêt qu'il y a d'éliminer tous les parasites qui grouilleraient dans le monde de l'édition, quid de tous ces métiers qui fabriquent le livre ? Au chômage tous ces gens-là ? et la beauté de l'objet ? Une édition "La Pléïade" sur IPad, pas glop, non ?
De plus, est-ce une belle perspective d'avoir tous les ratés du scribouillage, rejetés des comités d'édition, qui pourront enfin se répandre via les livres numériques ? Il y a déjà assez de livres tellement mauvais qui encombrent les étalages des libraires et dont la place serait mieux au fond d'une cuvette de WC s'ils ne risquaient de la boucher pour ne pas nécessairement se réjouir de ce à quoi on échappe jusqu'à présent.
Enfin, avec ce monde numérisé à l'outrance, ne sommes-nous pas en train de faire de l'individu un "autiste" qui croit communiquer dans les prétendus réseaux sociaux, incapable de seulement voir la personne assise en face de lui dans le bus et encore moins capable de rester seul dans le silence à écouter sa propre voix intérieure ? L'Ipad, avec la facilité de "zapper" qu'il propose, nous éloigne de cette opportunité de se mettre sur pause à la lecture d'un beau passage, le livre reposant sur nos genoux.
26. 03/06/2010 22:15 - Alain Jamot
Non, je vous rassure, je n'ai pas une "dent" contre le monde de l'édition (même si mon style peut parfois effectivement le faire penser), mais sa lenteur et ses a priori négatifs sur tout ce qui vient déranger son ronron m'exaspère parfois...
Je ne suis qu'un tout petit rouage dans cette vaste industrie culturelle, et je m'étonne de voir autant de réactions négatives. On disait la même chose des blogs, que ce ne serait que des ratés et des scribouillards autistes qui en pondraient... résultat, j'y trouve autant d'informations crédibles et vérifiées que sur les sites de la presse subventionnée...
J'aime me réjouir des avancées technologiques, et oui, je suis un macmaniac, mais j'assume: fuck the pc world ! (je rigole...)
27. 04/06/2010 10:56 - thierry bruno
Merci de votre réponse. Je ne suis pas convaincu que les réponses soient si négatives que cela, elles seraient plutôt prudentes, méfiantes. Travaillant de le monde informatique - et contraint d'utiliser des PC qui me tapent sur les nerfs alors je me soigne à la maison avec mon Mac -, je ne suis pourtant pas un partisan du monde tout numérique. Un Mac est un bel objet mais pour la lecture ne me procure pas du tout le même "bonheur" que celui d'un livre.
Cela étant, je vous concède que l'expansion probable du livre numérique avec l'arrivée des tablettes dont l'Ipad semble devoir être le moteur devrait inciter les éditeurs classiques - et surtout les grosses maisons- à revoir toutes leurs pratiques.
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Dernière réaction A quand le Napster des livres en ligne ? La chute de l'industrie du disque n'aura servi à rien, c'est maintenant l'édition qui va y passer, il est évident que les files des romans seront vite...  25/05/2010 02:51 Jann
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