Sur le RING

Retour sur Invictus [sortie DVD/Bluray]

SURLERING.COM - CULTURISME - par Etienne Lhomond - le 24/05/2010 - 3 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Invictus, le dernier film de Clint Eastwood, son trentième long métrage, projeté cette année dans les salles obscures, vient de sortir en DVD/Bluray. Alors que Hereafter, thriller fantastique du même réalisateur, est prévu pour la fin 2010, après le magistral Gran Torino de 2008, Invictus propose un film de sport taillé pour les Oscars. Mais que restera-t-il de ce récit, acclamé par la critique, alliant race, sport et politique ? Pour comprendre la démarche de Clint Eastwood dans Invictus, il sera peut-être bon de replacer cette œuvre dans la filmographie de ce grand réalisateur.



    Dans ces dernières années, Gran Torino est sans doute le film majeur d’Eastwood. Si la critique de masse s’enthousiasme un peu rapidement pour cet « hymne à la tolérance », c’est sans doute qu’elle passe à coté du sens profond de ce drame dont le classicisme soutient une circulation complexe du discours significatif. Gran Torino est d’abord un film sur la mort de « l’homme blanc », pris dans la décadence de la civilisation occidentale et la fin du rêve américain. Walt Kowalski, incarné à l’écran par Clint Eastwood en personne, est un enfant né de ce rêve, descendant d’immigrés polonais, vétéran de la guerre de Corée, il a adopté les valeurs de l’Amérique. Veuf raciste et ombrageux, ses enfants sont des beaufs ignares et ingrats, il vit désormais seul dans un quartier traditionnel que les hommes de sa génération ont bâti de leurs mains, devenu le refuge des immigrés Homg, fuyant les persécutions. Au crépuscule de sa vie et des valeurs qui l’ont porté, Kowalski va découvrir chez Thao, jeune fils de ses voisins, les Vang Lor, le fils symbolique qui sera peut-être le seul à pouvoir se charger de perpétuer son Amérique idéale. La relation filiale s’achèvera sur la mort christique de Kowalski, offrant ainsi une ultime leçon à son protégé. Le sacrifice du vieux polonais s’apparentant à un geste d’amour autant qu’à la défense d’une cause, celle d’une Amérique conservatrice et traditionnelle, celle des hommes et des femmes qui ont participé à la maintenir debout. Si Gran Torino tolère le racisme, dans un drame humain sans manichéisme, c’est pour révéler la beauté inattendue du destin de la civilisation occidentale. Thao, au volant de la Gran Torino, avec le chien de Kowalski à ses cotés, est devenu un homme en même temps qu’un authentique américain, capable de défendre sa famille et de porter les siens. C’est une Amérique universelle qui est célébré ici, en même temps que s’esquisse sa fin potentielle.

    Deux ans après ce film puissant, Invictus affiche l’objectif d’un film de sport comme seuls les américains savent le faire. Cependant, Clint Eastwood ne renonce pas à tenir un propos politique. En plaçant son histoire dans le contexte difficile de l’Afrique du Sud, il prend le risque d’appréhender la situation d’un pays dont la complexité est particulièrement périlleuse à aborder au cinéma. Si, comme on pouvait s’y attendre de la part d’Eastwood, la mise en scène est classique et maitrisée, le propos peut cependant poser quelques questions, notamment au sujet des intentions du réalisateur. Bien que tiré d’une histoire vrai, en s’inspirant du livre de John Carlin, Playing the Enemy: Nelson Mandela and the Game that Made a Nation, Invictus nous raconte donc l’histoire d’une nation défigurée par l’apartheid, unifiée un temps par la conquête sportive, sous le regard influent de son nouveau chef spirituel et politique : Nelson Mandela. Un an après son élection, ce dernier mise sur la Coupe du monde de rugby de 1995, organisée en Afrique du Sud, pour rassembler ses concitoyens, noirs et blancs, sous une même bannière. Le défi est de taille, car le rugby reste symboliquement le sport des blancs privilégiés, tandis que le football se joue sur des terrains vagues réservés aux noirs. L’histoire à donc de quoi faire rêver, et effectivement, c’est à nouveau d’un rêve que Clint Eastwood va nous parler. Celui d’un homme qui, donnant l’absolution à ses geôliers après avoir subit vingt-sept années d’incarcération, va faire de son pardon celui d’un peuple, pour la paix et l’unité de son pays. Eastwood prend le partie d’ignorer les aspects contestés de l’action de Mandela pour se concentrer sur son rôle dans l’événement sportif historique. Mandela est joué par Morgan Freeman, excellent choix de casting, qui apparaît comme un saint homme, capable par son seul charisme de renverser la logique de réversibilité des positions du maitre et de l’esclave, luttant bien souvent contre le ressentiment des noirs, valorisant les richesses de la culture des blancs, afin de désamorcer les vives tensions qui animent la société postapartheid. On peut comprendre la démarche d’Eastwood, qui consiste à présenter Mandela dans le seul contexte politique et social de cette Coupe du monde, concentrant l’essentiel de son propos sur le sport. Et en effet, sur ce plan, Invictus est un véritable film de genre, soigné et maitrisé de bout en bout. Les scènes de sport, jugées très difficiles à tourner, sont, de l’avis des spécialistes, exemplaires. La personnalité et la position des joueurs, parallèlement à celles des gardes du corps de Mandela, sont suffisamment évoquées pour que l’on s’attache aux personnages et que l’on s’intéresse à leurs histoires. Dans la tradition du genre, on suit les péripéties de tout ce petit monde, les obstacles qu’ils rencontrent, la difficulté à créer un groupe uni pour la victoire, l’entrainement, les doutes, les incompréhensions, le rapport aux populations, la foi qui s’empare des supporters, la montée en puissance, le suspens des matchs, jusqu’à la libération finale : l’Afrique du Sud, championne du monde. Rien à redire sur la forme, Eastwood maitrise la caméra et ses acteurs à la perfection, le réalisateur n’a plus rien à prouver de ce coté là. Reste le propos...

    Pour Mandela, l’enjeu stratégique est politique et humain. En rencontrant le jeune Jacobus François Pienaar, capitaine de l’équipe de Rugby Sud-Africaine incarné par un Matt Damon taillé pour le rôle, il fait figure d’inspirateur. La victoire de son équipe est celle de ses idées, par cette victoire, c’est la victoire du peuple qui a choisi de faire confiance à ses aspirations politiques qui s’exprime. Le sport n’est donc pas totalement du sport, il demeure un pari politique avant tout. C’est l’exemplarité de Mandela qui doit vaincre, prouver sa justesse et sa valeur, en se projetant dans le domaine sportif. S’il expose ouvertement ses intentions, Nelson la joue donc fair-play, il a l’esprit sportif, lui-aussi, il est en politique comme on se comporte en sport. L’histoire est belle, mais le problème, c’est l’Histoire. En plaçant son propos dans un contexte historique réel, Clint Eastwood prenait en effet le risque de souffrir de la comparaison. Dans Invictus, l’équipe de Matt Damon part donc grande perdante, sur tous les plans. A quelques mois de la coupe du monde, elle rate tous ses matchs et cumule les échecs minables. Dans la réalité, les Springboks perdent bien leur premier match-test contre l’Angleterre, mais ils gagnent le second. Durant l’hiver, en trois matchs contre les fameux All Blacks de Nouvelle Zélande, ils cumulent deux défaites mais obtiennent également un nul. Dans la période retracée par Invictus, lors de la demi-finale qui oppose la France à l’Afrique du Sud, le réalisateur ne mentionne pas l’arbitrage contesté du match et la personnalité provocatrice de Louis Luyt, alors président de la fédération sud-africaine unifiée du Rugby, qui qualifiera l’arbitre de cette rencontre cruciale de « meilleur arbitre du monde. » Enfin, lors de la finale de la Coupe, Eastwood oublie le scandale de l’intoxication alimentaire collective des All Blacks, qui en venait à vomir sur le terrain ; ils auraient été empoisonnés par une serveuse sud-africaine un peu trop pressée de voir son équipe gagner la Coupe. Pour finir, le film n’évoque pas le banquet officiel d’après-match, durant lequel les fédérations française, anglaise et néozélandaise quittèrent la salle pour protester contre l’insolence de louis Luyt. Impossible donc, pour le spectateur qui se souvient de ces polémiques, d’en faire abstraction durant le visionnage d’Invictus. Le titre du film, qui signifie « invincible », provient du poème préféré de Nelson Mandela. Il semblerait pourtant que loin d’être invincibles, les Springboks aient profité d’un facteur chance aggravé pour gagner cette Coupe du monde à laquelle tenait tant l’ami Nelson.

A plusieurs reprises, Clint Eastwood montre d’ailleurs un Mandela soucieux de la réussite de son équipe, à tout prix. « Comment les battre ? » se demande-t-il à propos des All Blacks. Le spectateur averti aura donc tôt fait de soupçonner le Mandela d’Invictus d’être à l’origine des polémiques qui marquèrent cette victoire. Aurait-il acheté l’arbitre de la demi-finale, voir, commandité l’empoisonnement des All Blacks ? Cependant, le portrait qu’Eastwood fait de l’homme politique est si élogieux qu’il semble impossible que le réalisateur ait songé à introduire ce doute, par ailleurs exclu des enquêtes historiques. Si la fiction de Gran Torino était vraisemblable, il semblerait donc en revanche que la réalité historique d’Invictus rende le propos de Clint Eastwood incomplet, sinon trompeur. Cela est d’autant plus surprenant que le réalisateur déploie les moyens nécessaires à rendre l’inscription historique du film tout à fait crédible, grain de l’image, décors, tenues vestimentaires, en dehors de quelques anachronismes, tout demeure authentique. La fable qui voudrait que l’inspiration de Mandela ait mené à la victoire des Springboks, par la grâce du sport et pour le bien et l’unification de la nation, se trouve donc compromise par l’inscription de ce beau film sportif dans un contexte trop controversé pour produire une unité de sens. On en viendrait presque à se demander si Clint Eastwood, avec un Invictus idéalisé, ne chercherait pas à se faire pardonner son Gran Torino, plus proche de ses prises de positions réelles. Il est compliqué de romancer un événement historique récent qui, par ailleurs, ne produisit qu’une euphorie passagère caractéristique des démocraties naissantes. La réconciliation sud-africaine, au lendemain de la victoire, demeure superficielle, et, si Invictus se termine sur l’image d’une nation en liesse, nous savons combien les quinze dernières années n’ont pas effacé les vieilles rancœurs qui continuent d’animer la situation du pays. En définitif, plutôt que célébrer la force de rassemblement du sport, Invictus nous parle encore d’un rêve, mais d’un rêve éphémère, illusoire, de la façon qu’ont les rêves collectif de naitre pour mieux mourir aussitôt. Le contraste entre l’idéal du film et la complexité des faits réels est trop fort pour ne pas voir dans Invictus l’histoire d’un échec, celui du sport, celui de Mandela et finalement, peut-être aussi, celui de Clint Eastwood. Le film « humaniste » célébré par la critique est peut-être en définitif celui d’un humanisme de transfert, une crise du collectif entre deux mondes en constante faillite, comme la victoire « black-blanc-beur » de 1998, qui, un jour, donna à la France le visage illusoire d’une nation, avant de sombrer le lendemain dans les tensions communautaires des années 2000.

EL


Toutes les réactions (3)

1. 24/05/2010 14:54 - Nach Mavidou

Nach MavidouUn grand merci pour cette remise au point.
Le film tord quelque peu en effet la réalité. La victoire de l'Afrique du Sud a eu un certain impact dans une nation en pleine reconstruction, mais n'a pas été l'événement fondateur de la nation arc-en-ciel.
Du point de vue sportif, une victoire des Springboks n'apparaissait pas impossible, c'était juste qu'ils manquaient de compétition depuis leur réintégration dans le circuit international et qu'on ne savait pas vraiment situer leur niveau. Eastwood a aussi largement mis de côté les coups de chance très suspects dont les Boks avaient bénéficié, et qu'il fallait rappeler.
La reconstitution d'un match de rugby souffre quand même de quelques faiblesses dans des détails que les connaisseurs voient tout de suite, notamment sur les renvois. Et on nous fait flipper demi-heure durant sur une finale qui a été l'une des plus ennuyeuses de l'Histoire du trophée Webb Ellis... Enfin, c'était pour les besoins de la cause. Il y aurait eu quelque chose à faire sur la rivalité historique entre l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande, la plus forte au niveau international, bien au-dessus des Irlande-Angleterre. Cela aurait été intéressant car c'est fondé sur l'opposition de deux modèles sociaux opposés, les Néo-Zélandais se targuant d'avoir traité sur un pied d'égalité les Maoris natifs au lieu d'établir un apartheid.

Le casting est excellent, c'est évident.

Mais c'est dommage d'avoir manqué de mesure pour raconter un moment d'Histoire effectivement intéressant sur le mode de la fraternitude.

2. 25/05/2010 15:40 - Jane Williams

Jane WilliamsEst-ce que, dans Invictus et Gran Torino, ce n'est pas justement le sujet de la transmission qui est remis en cause? Comment transmettre ses idees, dans quelles conditions et pourquoi. Le personnage de Kowalski est raciste oui, presque antipathique, mais il est seul, est desespere par ses enfants et se trouve face a une nation changee, bien trop eloignee de ce qu'il a toujours connu : ce ne sont plus les meme valeurs, ce n'est plus son quartier. Mais, decide-t-il vraiment de transmettre a Thao les valeurs de son Amerique traditionnelle et conservatrice, est-ce ce dont parle Clint Eastwood? Peut-etre ne suis-je pas de la bonne generation et n'aie-je pas repere dans quelle case il fallait mettre les idees de Kowalski, mais je vois ce film axe sur les conditions de la transmition et non ce qu'il y a a transmettre. Kowalski decide de faire confiance a Thao, et il se positionne en maitre par rapport a celui-ci. Mais il retire autant de benefice que son eleve de cette relation. Il se rend utile, il se libere d'une chose qui le pesait et meurt pour une autre en laquelle il croit, seulement je ne suis pas sure que cette chose soit les valeurs de l'Amerique, est-ce aussi general et sans autres complexites ?
Pour ce qui est d'Invictus, je retrouve le meme sujet : comment transmettre, est-ce que ca sert a quelque chose, comment faut-il se presenter pour etre ecoute. Et c'est par son exemplarite que Mandela arrive a faire passer quelque chose. Il pardonne a ses geoliers. Mais il y a aussi la question d'une energie commune, ephemere et en partie fantasmee ( et c'est peut-etre par les nombreuses inexactitudes historiques qu'elle ressort). . Mandela croit au pouvoir de la victoire parce qu'elle fournit une energie commune qui sert, dans cette histoire, a l'unification.
Encore une fois, je n'ai pas vecu les evenements mais il me semble que tous les defauts du films tendent plutot a appuyer une idee, quitte a transformer la verite, plutot qu'a souligner l'incompetence de Clint Eastwood a tourner un film sportif ou historique. Ce film ne peut retranscrire l'Histoire : il est peuple d'icones sans vraiment de liens avec la realite, Mandela, Pienaar, son equipe et les gardes du corps n'ont pas de personnalite, ou elle se rapporte en tout cas a leur position, a leur aspect general, non a leur histoire propre ou a leurs sentiments. Ce n'est pas non plus un film sportif, les scenes de rugby, exageremment tournees, ou l'ont entend les grognements par dessus la musique font encore une fois plus fantasme que realite.

3. 26/05/2010 09:04 - Evan Ard

Evan ArdJane Williams, merci pour vos remarques qui sont très pertinentes. La relation, la transmission qu'elle permet, sont effectivement au cœur des derniers films de Clint Eastwood. La formation de l'élève permet au maitre d'achever son propre parcours initiatique, c'est un classique que le réalisateur met en scène avec élégance dans Gran Torino. A l'image de Eastwood, Kowalski est un américain et entend le rester, ce sont bien des valeurs américaines traditionnelles qu'il transmet. Je pense que le réalisateur signe avec Gran Torino son film le plus intime sur un plan politique, mais cela ne l'empêche pas par ailleurs d'explorer d'autre modalités, d'autres contextes de transmission, et d'interroger les limites de cette responsabilité, comme c'était le cas avec Million Dollar Baby.

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Un grand merci pour cette remise au point. Le film tord quelque peu en effet la réalité. La victoire de l'Afrique du Sud a eu un certain impact dans une nation en pleine reconstruction, mais n'a...

Nach Mavidou24/05/2010 14:54 Nach Mavidou
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