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Interview d'Emile Zuccarelli

SURLERING.COM - FRANCE - par Maurice Gendre - le 09/03/2005 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Biographie et entretien, par Maurice Gendre


Ministre des Télécommunications sous Bérégovoy durant une année, puis trois, sous la régence Jospin, avec le maroquin de la Fonction publique, de la Réforme de l'Etat et de la Décentralisation, Emile Zuccarelli (PRG) a toujours été considéré par la classe politique nationale « comme le cousin de province et corse qui plus est » (dixit l'intéressé). Un partenaire socialiste reconnaît d'ailleurs : «Il n'a  jamais été pris au sérieux. Jospin le considérait parfois comme son alibi exotique. Et à d'autres moments comme le spountz de service».

Ce dédain, l'actuel député-maire de Bastia (Haute-Corse) l'a ressenti un dimanche de mars 2000. Evincé comme un lépreux, à la faveur d'un remaniement ministériel. Jospin lui apprend la nouvelle en deux minutes, par téléphone. Six mois plus tôt, c'est par un petit mot griffonné à la va-vite que le même Jospin l'avait informé de l'ouverture imminente de négociations avec les nationalistes insulaires (cf. son portrait dans Libération du 16 juillet 2003). Cette double trahison le poussera à soutenir Chevènement lors de la campagne présidentielle de 2002.

Zuccarelli qui aurait pu devenir un sportif de haut niveau (basketteur ou footballeur) a fait le grand saut par convictions républicaines mais aussi par tradition familiale (son fils unique prendra sûrement la relève, NDLR).

En octobre 1996, une bombe détruit en partie son domicile. Le FLNC-Canal historique revendique l'attentat. Le 24 mars 2002, installé devant la porte de son appartement, c'est un des deux détonateurs qui ne fonctionne pas (1). Enfin, le dernier attentat dont il a été victime remonte au 30 octobre dernier. Sa maison familiale près de Corte était visée.

« Favorable à l'édification d'une véritable Europe-puissance » et « euro-ambitieux », il appelle à voter « non » au référendum sur la Constitution pour contrer « cette Europe molle et uniquement tournée vers le libre-échange ».

Pour Ring il a accepté de faire le point sur quelques uns de ses engagements.

Entretien réalisé par Maurice Gendre

1 - Vous avez été un farouche opposant au référendum sur la réforme des institutions en Corse. Qu'avez-vous ressenti lorsque Jacques Chirac a laissé penser que dire « oui » au référendum c'était faire barrage aux « séparatistes » ?

Comme je l'ai indiqué à l'époque je crois que l'on a fait jouer un mauvais rôle au président de la République. Son interview a été publiée au moment où les observateurs commençaient à sentir que l'opinion insulaire se retournait et que le « non » se renforçait. Visiblement le gouvernement a cédé à la panique et a multiplié les pressions et les faux pas. L'interview de Jacques Chirac en était un. Au-delà de ce contexte, on aurait pu attendre du Président Chirac une prise en compte de la dimension républicaine du débat plutôt que des seules contingences politiciennes. Pensant éviter à son ministre de l'Intérieur et à l'ensemble du gouvernement un camouflet électoral, il a utilisé des arguments - dont celui que vous citez - qui ont fait rire toute la Corse.

2 - Avant cet épisode vous aviez également dénoncé les accords de Matignon. Quels étaient d'après vous les aspects les plus préjudiciables de ce « processus » ?

Il faut rappeler que le référendum du 6 juillet 2003 ne visait qu'à faire valider par les électeurs de Corse un dispositif qui s'inscrivait lui-même dans la suite logique du processus dit « de Matignon ». Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy n'avait pas fait mystère de son soutien à cette démarche. Il l'avait d'ailleurs souligné dans son livre Libre publié fin 2001. Dès lors il n'a fait que mettre ses pas dans ceux de ses prédécesseurs. Commettant une erreur majeure : en plaçant les séparatistes au c½ur de la négociation il leur donnait tout moyen de pression sur ce qui se voulait un processus démocratique. Les nationalistes étaient en situation, dès lors, de faire monter les enchères. C'est ce qu'ils ont fait tant dans le cadre du « processus de Matignon » que dans le dialogue avec Nicolas Sarkozy. On nous a donc proposé un référendum pour valider une politique de renoncement de la République. La suppression des départements et la création d'une collectivité unique n'étaient qu'un prétexte. Une étape qui aurait ouvert la voie, si elle avait été validée, à d'autres surenchères séparatistes. C'est cette démarche, cette spirale dangereuse, ce toboggan vers l'indépendance dans lesquels on voulait nous engager que j'ai dénoncés. Tant au moment du « processus de Matignon » que plus tard. Pour autant tout n'était pas à rejeter dans ces deux périodes. Le « processus de Matignon » a débouché sur la loi de janvier 2002 qui, malgré la boulimie déraisonnable de compétences revendiquées par l'Assemblée de Corse et dont  on voit aujourd'hui les limites, présentait des aspects extrêmement positifs. Le Plan Exceptionnel d'Investissement en est un exemple majeur. De même la démarche de Nicolas Sarkozy a eu le mérite de donner, enfin, la parole aux citoyens. Et je reconnais à ce dernier d'avoir su, après le rejet de son projet par les électeurs, en tirer les conséquences et mettre sa politique en adéquation avec les attentes de la population.

3 - Quelles sont les premières mesures à prendre en urgence pour aider la Corse ?

Il n'y a pas de solution miracle. L'avenir de la Corse ne peut s'inscrire que dans la mise en ½uvre d'une politique pérenne qui donne la priorité à la lutte contre le crime et au développement économique. C'est ce qui est mis en ½uvre aujourd'hui par le gouvernement. Et malgré mes désaccords sur l'essentiel de ses choix économiques et sociaux au plan national, je suis tout prêt à le soutenir dans ses choix en Corse. L'essentiel c'est qu'ils s'inscrivent dans la durée.

4 - Que souhaitez vous dire aux continentaux qui par lassitude déclarent : « Les Corses nous ennuient, qu'on leur donne leur indépendance et qu'on en finisse ».

Ceux qui disent cela font le jeu des séparatistes. Car c'est bien l'un des aspects de leur démarche que de tenter de creuser un fossé entre la Corse et le continent. Mais ce fossé il n'existe pas. En tout cas du côté des Corses qui dans leur immense majorité sont profondément attachés à la France et à la République. Et en donnent la preuve à chaque fois qu'on leur offre la parole. Je note enfin que ceux qui, sur le continent, sont près à « larguer » la Corse - et les citoyens français qui y vivent et subissent au premier chef la dérive de quelques uns - sont les premiers à venir passer leurs vacances en Corse et à vanter les mérites de cette région française. Que diraient-ils si dans leur département, dans leur commune, quelques excités multipliaient les actes terroristes ? Proposeraient-ils de leur donner leur indépendance ou demanderaient-ils à être protégés par l'Etat des exactions d'une minorité ? Je vous laisse le soin de répondre à cette question et d'en appliquer la réponse à la Corse.

5 - Au-delà des discours prononcés, quels sont selon vous les véritables desseins des indépendantistes ?

Il y a sans doute des nationalistes sincères. Mais beaucoup de leurs chefs semblent chercher d'abord le contrôle politique et donc économique de notre région. Ce n'est pas pour rien que l'on a dénoncé une « dérive mafieuse » mise en lumière dans plusieurs rapports judiciaires ou parlementaires.

6 - A votre avis qui sont les commanditaires des assassinats de Rossi et Santoni (deux indépendantistes qui avaient dénoncé les man½uvres crapuleuses de leurs anciens camarades, NDLR) ?

Comment voulez vous que je le sache ? Je ne suis ni policier, ni gendarme, ni magistrat et n'ai aucune lumière à ce sujet.

7 - Vous avez échappé à trois attentats. Etre la cible récurrente des nationalistes n'est ce pas trop difficile à supporter? Avez-vous radicalement changé votre façon de vivre ?

La situation que ma famille et moi vivons n'est pas différente de celle des milliers de Corses qui, année après année ont été victimes d'attentats contre leurs biens voire contre leurs personnes. Quant à ma façon de vivre elle n'a pas changée comme les Bastiais le savent bien.

8 - Comment expliquez vous la très grande mansuétude des autorités à l'égard de la mouvance indépendantiste ?

J'espère que c'est une époque révolue. Mais c'est vrai que pendant longtemps, des gouvernements, de gauche comme de droite, ont cru trouver la solution dans des négociations, officielles ou secrètes selon les époques, avec les séparatistes. Il leur était dès lors difficile de négocier d'un côté et de poursuivre de l'autre. On a ainsi vu des situations attristantes où des auteurs publiquement connus d'actes violents, voire des quasi mafieux étaient reçus au Ministère de l'Intérieur. Imaginez les réactions de la population qui voyaient à la télévision de tels individus pérorer Place Beauvau. Comment vouliez-vous qu'ils aient confiance en l'Etat et ses représentants ? Il faudra des années pour rétablir la situation. Et c'est pourquoi je souhaite que la politique actuelle soit pérennisée quel que soit le gouvernement en place.

9 - Quel est le meilleur moyen de briser la dynamique du terrorisme ?

Je l'ai dit : poursuivre dans la durée la politique mise en ½uvre : lutter contre le crime et aider au développement économique de l'île. Les citoyens mettront ainsi leurs espoirs dans la République. Et les violents, poursuivis, condamnés, mis au ban de la société par la population, ne trouvant plus de débouchés politiques, économiques ni humains cesseront, par la force des choses, leurs exactions.

10 - Depuis quelques mois, on constate une recrudescence d'actes anti-maghrébins dans  l'île. Pourquoi un tel regain de racisme ?

Il n'y a pas plus de racistes en Corse qu'ailleurs. En revanche nul ne peut s'étonner que le discours ethniciste relayé par les slogans « I Francesi Fora » ait, par glissement débouché sur des slogans « Arabi Fora ». Comme en Corse, plus qu'ailleurs, certains ont à leur disposition un arsenal inquiétant, ils passent plus facilement de la parole, du slogan, à l'acte. C'est insupportable et la population désavoue, dans son immense majorité, ces agissements, comme elle condamne les violences de tous ordres.

11 - Existent-ils des revendications indépendantistes légitimes ?

On peut toujours trouver dans presque tous les discours politiques, factuellement, telle ou telle proposition qui mérite discussion. Mais je crois que les revendications nationalistes, marquées par le repli sur soi et l'ethnicisme sont totalement en décalage avec les besoins de la Corse. Pour autant, soyons clairs : si je ne suis pas d'accord avec leurs revendications, si je me bats contre leurs idées, nous sommes en République, en démocratie. Ils sont donc libres de les exprimer et de les défendre comme je dois être libre de défendre les miennes. Ce que je trouve inacceptable c'est que la violence prenne le relais des mots pour imposer aux autres leurs choix.

12 - Que craignez vous le plus aujourd'hui ?

Qu'un olibrius en mal de notoriété politique ou de médiatisation, placé en responsabilité politique de le faire ne rouvre, un jour ou l'autre, la boîte de Pandore des évolutions institutionnelles en Corse. Ce serait mettre à bas tout le travail engagé depuis le 6 juillet 2003 et qui commence à peine à porter ses fruits. Je le répète, l'important c'est, loin des polémiques partisanes, que nous inscrivions notre action publique et républicaine, au service de la Corse, dans la durée. Je le dis publiquement et fortement :celui là porterait une lourde responsabilité et me trouverait, comme la majorité des Corses et nombre d'élus, en face de lui.

13 - Jean-Pierre Chevènement semble hors course pour la présidentielle de 2007. Serez-vous le chef de file des « républicains de gauche » ?

Je trouve que vous anticipez beaucoup sur une élection qui aura lieu dans plus de 2 ans. Nous verrons le moment venu qui sera en situation ou pas d'être candidat en 2007. Pour ma part je n'y pense même pas en me rasant... Mais j'aurai, c'est vrai, à c½ur que le message républicain de gauche soit porté et défendu. Par qui ? Nous verrons bien.

14 - Vous avez appelé à voter « non » au référendum sur la Constitution européenne. Des volets de ce texte pourraient-ils être néfastes à la Corse ?

Vous venez de me demander si je serai candidat à l'élection présidentielle et vous ramenez ma position sur le Traité constitutionnel européen à ses effets pour la Corse. Ils sont importants certes. Mais excusez du peu, mon analyse du projet de Traité va au-delà. Je me suis prononcé pour le rejet de ce texte parce qu'il est dominé par une démarche ultralibérale, qu'il nous propose une Europe molle dominée par la commission, et non l'Europe forte à laquelle j'aspire. Je suis en particulier consterné que l'on nous propose de graver dans le marbre d'une « constitution » qui ne sera plus révisable qu'à l'unanimité - autant dire jamais - des politiques européennes qui n'y ont pas leur place et qui font leur part belle à la seule logique de « la concurrence libre et non faussée ». Pour revenir à la Corse puisque vous me posez la question, ce sont les services publics notamment en zone rurale, nos actions de développement économique aidées ou encore les politiques de transports aériens et maritimes qui seraient menacées par la mise en ½uvre de ce traité.

Propos recueillis par Maurice Gendre

(1) Huit magistrats de la cour d'assises «spécialement composée» (antiterroriste) ont condamné, vendredi 11 février, Gérard Cianelli et Hervé Santelli à dix et huit ans de prison. Ces deux nationalistes corses, proches de Corsica Nazione, avaient organisé, le 24 mars 2002, un commando pour «intimider» Emile Zuccarelli et son épouse (tous deux n'ont réclamé qu'un euro de dommages et intérêts, NDLR). Cianelli, âgé de 49 ans, avait lui-même déposé une bombe devant la porte de l'appartement de l'élu. L'engin n'avait pas explosé.



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Ring 2012
Maurice Gendre par Maurice Gendre

Editorialiste, ancien rédacteur en chef. Ring Wall of fame.

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