Interview Chronic'artSURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Maurice G. Dantec - le 21/07/2001 - 0 réactions -
Excellente interview d'OLIVIER ROHE de Chronic'art, deux mois avant l'effondrement des tours, sattelitsant la sortie du second tome du TdO : "Laboratoire de catastrophe Générale".
‑je Je ne sais si, comme vous le dîtes, le "pamphlet » est aujourd'hui nécessaire. En fait, en ce qui concerne les deux volumes du T.d.O, il ne s'agit pas de pamphlets à proprement parler, mais c'est ainsi que notre petite société festive.net prend aujourd'hui dans la face toute critique qui essaie de tenir vraiment son rôle. D'autre part, s'il est « possible », cela ne tient qu'à la volonté de l'auteur d'en découdre avec certaines « vérités » aujourd'hui communément admises comme allant de soi. Car les capacités de digestion de l'organisme social auquel vous faîtes allusion trouvent leurs limites devant certaines molécules particulièrement corrosives. J'ai pu le constater l'an dernier, lors de la parution du premier volume. Il est hautement probable que le phénomène se répète avec le suivant.
-D'autre part, certes, je savais d'avance que le livre était « polémique », non pas tant par la tonalité adoptée ou certaines questions abordées frontalement , que parce qu'il se situait d'entrée de jeu comme une « machine » (faut-il rappeler que l'origine grecque du mot signifie : stratagème), une machine spécifique, donc, dans une guerre qui, depuis disons un demi-diècle- je reste « sympa » - est devenue le mode opératif central de la société mondiale. Pour finir, la guerre est selon moi une figure contigüe du jeu, donc de l'oeuvre divine, il n'y a donc pas de « métaphysique » sans « polémos ». 2. Cette capacité d'absorption s'accompagne généralement d'une sorte de bouclier juridique : au vif ou même violent échange d'idées succède aujourd'hui l'anéantissement de la contradiction par voie judiciaire. Comment un écrivain sainement virulent comme vous gère-t-il cette donnée ? Et quelle est la part d'autocensure dans l'élaboration ou la publication de vos Journaux. Léon Bloy semble lui-même avoir été victime de cette modération... ‑ Très délicat problème, n'en doutons pas, et que je n'éluderais pas . je dirais dans un premier temps que l'arène juridico-spectaculaire n'est pas ma tasse de thé, en effet, je regrette l'époque (qu'aucun d'entre nous n'a connu) où les comptes d'honneur se réglaient au bord d'un pré, à l'aube, avec les instruments adéquats et une poignée de témoins dignes de foi.
-Mon objectif principal n'est pas, vous l'aurez compris, de donner prise, puis un amplificateur médiatique, aux divers(es) chien(ne)s de garde qui surveillent, de part et d'autre du rideau de barbelés, notre joli camp de concentration national. On dira donc que j'use de la même attention que celle des artificiers pour le maniement des explosifs. Lorsque le risque d'une bombe judiciaire pouvant nous exploser à la face se fait jour dans mes écrits, lors des corrections par exemple, j'en discute avec mon éditeur, et généralement je me débrouille pour la désarmorcer. Ou plus exactement : la rendre d'autant plus offensive qu'elle sera bardée de toutes les contre-mesures que vous pouvez imaginer dans le cadre d'une guerre de troisième type : je dis la même chose, mais je reste inattaquable par les pères-mères-la-vertu-républicaine, les ordures révisionnistes, ou les criminels new-age. Stealth Weapon. Ce n'est pas de l'autocensure, c'est de la stratégie. Puisqu'il s'agit bien d'une GUERRE, en effet. 3. Ne plus passer sous silence, ou encore déterrer ce que l'amnésie volontaire voudrait étouffer, tel est aussi un des enjeux fondamentaux de votre livre. Les pages consacrées à Drieu, Léon Bloy, de Maistre ou plus récemment P. Muray témoignent de cette stratégie de guerre contre l'époque. Pensez-vous, là aussi, que cette remise à l'ordre, en somme cette subversion, soit efficace ? Ou s'agit-il, plus largement, d'inoculer un virus "e; à retardement "e; dans l'organisme ankylosé du langage ?
‑ Pour vous répondre en toute franchise, je dirais que vu l'état actuel de dégradation atteint par la pensée, et le langage, nous devons faire feu de tout bois. Pardonnez-moi la comparaison, mais nous, les quelques écrivains qui essayons de ne pas jouer la comédie de la contestation spectaculaire, quelque soit au demeurant le « succès » que l'on nous attribue (souvent à tort), sommes dans la situation du général de Gaulle et des Alliés à l'été 1940. Attaques ou contre-attaques « frontales », là où c'est possible, et utile, retraite tactique vers les bunkers de la réflexion quand c'est nécessaire, mise en place de munitions à retardement (réseaux de résistance, désinformation, renseignement) lorsque l'opportunité se présente, guerilla neurovirale, oui, absolument, et surtout la mise au point d'un centre de commandement métalocal et le lancement d'un programme ayant pour but la DÉSINTÉGRATION de l'adversaire. Tout Pearl Harbour, se paie, un jour l'autre, au centuple. -‑ Ce livre, dont quelques traces sont en effet apparues à la surface du « théâtre des opérations », en est encore à un stade bien embryonnaire, et je sais que son développement demandera quelque patience, et beaucoup de travail. Entretemps, vraisemblablement, 2 ou 3 autres ouvrages auront été écrits, mais il est évident que ses lignes de fuite épousent certaines des thématique abordées par le Laboratoire de Catastrophe Générale, dont c'était un des objectifs avoués. -Pour répondre à votre question, et à la comparaison avec le récit de Borgès, je vais vous dire franchement comment je vois les choses : c'est l'écriture même du livre qui m'apportera la réponse, car c'est dans le processus de la narration que la « vérité » a une chance de voir le jour. Si je sais d'avance comment un roman va finir, ou se dérouler, ou même s'ignitier, je n'ai même plus vraiment envie de l'écrire, c'est-à-dire de lui donner vie ; c'est en cela, je crois, que l'écrivain peut se sentir démiurge. Créateur de monde, ce qui l'interesse, c'est que celui-ci devienne - au moins partiellement, mais sans doute moins temporairement que généralement admis‑ autonome, étymologiquement parlant « producteur de ses propres lois » ; comme tout joueur véritable, nous cherchons à ce que le jeu nous échappe... 5. Le monde fusionnel matriarcal d'aujourd'hui se construit sur les ruines de la géographie et du temps. La ligne de Séparation verticale (géographie) se liquéfie dans l'indifférenciation alors que le temps se confond à un présent intensifié. Quels phénomènes expliquent selon vous ce constat ? Et comment le langage peut-il devenir un " agent spécifique de la Séparation " ?
-C'est la quête que j'ai essayé de conduire, en bataillant à droite et à gauche, c'est le cas de le dire, contre les plus vindicatifs des petits spectres qui hantent l'Europe, et ce qui se nomme Monde, lors de la rédaction de ce volume. Le Théâtre des Opérations est plus une usine à questions qu'une fabrique de réponses. Si je connaissais vraiment la nature des phénomènes qui pourraient expliquer le constat que vous faîtes, et que j'établis également, les choses seraient plus simples. Or, elles sont devenues monstrueusement complexes. Par exemple ,et j'ai essayé d'en expliquer l'énigme, au fur et à mesure de son « dévoilement », il me semble que ce n'est pas le langage en tant que tel qui devient l'agent de la Séparation, mais le moment où il s'anéantit et fait émerger de cet anéantissement même, comme acte créateur, le Verbe, la Parole. Le langage est un outil de communication pour sursinges doués de raison. Le Verbe est l'intrument du cosmotrope. Il est l'attracteur chaotique secret que le langage recèle, mais que seules quelques conditions particulières sont en mesure d'actualiser. 6. Une des autres conséquences du matriarcat glouton conduit à l'abolition des genres dont l'androgynie est une formidable synthèse. Cette volonté de nivellement par le bas ou d'égalitarisme aveugle résulte-t-elle de l'idéologie des Lumières ou du stade ultime du capitalisme dans lequel nous vivons ? ‑ Ce stade ultime du capital est sans doute une conséquence directe de l'Idéologie des Lumières, ou du moins partiellement, et de facon éminemment complexe. Tout est constamment contaminé et contaminateur dans les productions humaines. Je dirais qu'aujourd'hui, si on veut à tout prix séparer les camps en présence en deux entités dialectiques, eh bien il y a d'une part la Théorie synthétique de l'Évolution, et d'autre part le Rationalisme égalitariste universel. L'une a fondé la République Américaine, l'autre la République Francaise, deux modèles qui se sont à la fois concurrencés, entraidés, recouverts, influencés de toutes les paradoxales facons, et dominent le monde d'aujourd'hui. Les nihilismes européens, dont la France est une sorte de grenier naturel, se sont exportés en Amérique, et en retour celle-ci nous a exporté les siens, qui parfois étaient les mêmes c'est à dire les nôtres, adaptés aux conditions locales par quelque charlatan/universitaire de passage. -L'abolition fusionnelle des genres, des frontières, et des espèces est un vieux rêve communautariste qui désormais, trouve son application directe dans un faisceau de techniques coalescentes, dont, malheureusement, l'internet, et bientôt les biotechnologies. Dans le même temps, ce stade ultime du capital, dont l'Amérique du Nord est désormais l'empire tutélaire, fait converger en lui, dans des replis encore secrets, une explosion de formes de vie telle que le genre Homo n'avait pas connue depuis des temps immémoriaux. L'Amérique de l'an 2001, véritable acte performatif, est donc bien celle que les romanciers de SF des années 50-60 avaient « prévu » : La nouvelle Rome. Donc, simultanément, en potentiel, la nouvelle Jérusalem. Elle peut aussi, et c'est tout l'enjeu de la guerre en cours, devenir à son tour le centre de décision des nouvelles formes du despotisme asiatique, la nouvelle Babylone. Et en fait, les trois y sont, comme actualisées les unes par les autres. 7. Précipiter l'homme post-moderne dans sa chute inéluctable. Voilà une des " missions " que vous vous êtes assigné. Comme Foucault, vous annoncez non plus la mort de Dieu, mais bien la mort de l'homme. Est-ce là l'unique moyen de s'inventer de " nouvelles possibilités d'existence " (toujours selon Foucault) ? -‑ En effet, c'est Nietzsche qui annonce la mort de Dieu, puis chacun à leur facon, Foucault et Bataille qui annoncent la nouvelle de l'apocalypse terminale aux hommes qui, après Aüschwitz et Hiroshima, pensaient qu'il n'y avait plus qu'à remplir les caddies au tout nouvel Hypermarché du coin, et à militer pour les Droits de l'Homme. -Moi, je n'annonce rien, je n'ai plus rien à annoncer, je fais un constat, un constat de médecin-légiste, je dirais même que je le répète, car il me semble que les oreilles de ma génération ont par trop soufferts de décibels inutiles, et qu'il faut leur hurler les vérités avec un mégaphone collé au tympan. Et encore, le résultat se révèle incertain. -D'autre part je fais surtout la constatation que l'anti-humanisme de salon, et qui se présente comme la nouvelle post-humanité en mesure de nous conduire vers l'avenir radieux du « communisme digital » - pour reprendre le titre d'un ouvrage récent - est bien la première figure, hideuse, de ce posthomme interconnecté et matriciel qui est, bien sûr, la dernière invention du socius pour empêcher le surgissement du méta-humain, qui doit venir reconfigurer à nouveau temps et espace, vers l'infini.
-Je parle du Christ, bien entendu. 8. Heidegger voulait sortir de l'humanisme par le dépassement de la métaphysique. Peut-on dire que vous souhaitez sortir de l'humanisme par une reconstruction métaphysique ? Et en quoi la re-formulation des valeurs participe-t-elle du dépassement du "e; sursinge "e; humain d'aujourd'hui ? -Honnêtement, Heidegger est, à l'exception de Marx, le philosophe allemand avec lequel mes rapports sont les plus complexes. Je suis parfois époustouflé par la puissance de son raisonnement, et d'autres fois, le même texte, ou un autre, va me paraître une très brillante articulation de sophismes. -Je crois que dans l'histoire de la philosophie européenne il y a avant Nietzsche, et après, et qu'il reste, lui, une unique et magnifique singularité... Le problème de Heidegger, me semble t-il c'est qu'à force de vouloir absolument « sortir de l'humanisme », en « dépassant la métaphysique », et tout cela le haut d'une chaire d'Université d'État (quelqu'il soit au demeurant mais qu'il s'agisse de l'appareil hitlerien ne doit pas non plus être totalement perdu de vue) , eh bien, on a toutes les chances de se retrouver dans le sous-sol de la maison, à farfouiller dans les quelques concepts oubliés par les propriétaires. Je le dis sans ambages : la philosophie allemande, à l'exception du marcheur-penseur de Sils Maria, a, au bout d'un moment, fâcheusementtendance à m'emmerder. C'est la raison pour laquelle je m'interresse de plus en plus aux « anglosaxons », à la fois « pragmatiques et radicaux ». à Popper. À Korzybsky. Ou à Whitehead. Ou alors à Hobbes, Bacon, ou bien Leibnitz (ce qui ne nous rajeunit pas). Et sinon à un penseur comme Bergson. Et à l'utime baroud d'honneur de la pensée francaise : Bataille, Deleuze, Abellio... Et je ne parle pas des grecs, des kaballistes, ou des philosophes chrétiens. -Quant à la reformulation de valeurs pour le « sursinge » que nous sommes devenu, je commence même à douter que cela soit d'une facon ou d'une autre possible, mais sa nécessité fait peur.
-Ce sursinge nous entrave plus qu'aucune animalité ou barbarie ne l'avait fait avant nous. En même temps, en lui : toutes les puissances du devenir, qui restent à actualiser. 9. Vous établissez clairement des rapports entre matriarcat et technologies. C'est cette alliance qui semble-t-il a mis fin à l'ère du nomadisme et de ses valeurs. Pensez-vous que l'accélération de cette fusion soit un obstacle à un éventuel retour (certes enrichi ou transformé) aux valeurs patriarcales? ‑ D'abord, il faut que je fasse une petite mise au point : je parle de matriarchies postmodernes pour que l'on évite la confusion avec les sociétés matriarcales de l'âge néolithique, bien que des figures connexes en émergent. Il ne s'agit pas bien sûr, ici, de s'en prendre aux formes de « pouvoir » apparent et illusoire des « droits démocratiques » acquises par les femmes au cours du siècle écoulé mais d'analyser comment le féminisme, en tant qu'idéologie nihiliste, a fait voler en éclat toute les notions de souverainetés, politiques, psychiques, individuelles ou « collectives », tout en devenant l'utopie centrale autour de laquelle toutes les autres orbitent dorénavant : écologismes, ethnocentrismes, sexocentrismes, anarchismes, « droits » à la différence multiplexés aux «droits » à l'égalité, new-age, révisionnismes historiques postmodernes de toutes obédiences, etc... rogatons de l'humanisme décadent, se parant parfois d'un « antihumanisne » voire d''un « antichristianisme » désormais de bon aloi. -Ensuite : « Individus » désormais atomisés dans la matrice fusionnelle nôosphérique terminale, voilà notre destin pour, sans doute, les 50 ou 100 prochaines années. Pour une matriarchie opérative, la colonisation est un concept masculin qui propage « guerre et chaos ». à la place, on nous promet donc l'autogestion écologique de la planète et la fermeture de sa destinée, la suppression chirurgicalement assistée du risque inhérent à toute production de nouvelles frontières, et en parallèle, la multiplication des féodalités internes dans un mouvement qu'on dénomme abusivement il me semble « mondialisation », car il s'effectue dans la dynamique propre à l'onucratie, sorte de papauté laïque de substitution, qui ne cherche qu'à prendre la place des organisations politiques et religieuses, et désire réduire l'humanité à un fourmillement de « communautés ». On appelle ca plutôt la fin d'un Empire. -D'autre part, Il existe évidemment des rapports entre matriarcat et technologies, comme du reste entre celles-ci et l'ordre patriarcal, c'est cette généalogie singulière, que j'essaie, (je dis bien j'essaie) de placer quelque peu sous la lumière du projecteur. J'essaie de montrer comment l'écriture (alphabétique, surtout) et les sciences de la navigation (cybernétique) sont des inventions de l'ordre antique, les bases fondatrices de toute souveraineté-liberté, et que ces inventions sont en train d'être retournées en faveur d'un « pseudo-nomadisme en circuit-fermé », basé sur l'interconnexion matricielle et l'indifférenciation égalitaire, avec son corrolaire tout aussi schizoïde, l'égo-trip devenu Roi du monde.com et l'anonymation-servitude volontaire des particules « humaines » participant à ce « mégaréseau » démocratique.
10. Votre exil au Canada était en partie expliqué par votre volonté d'être au plus près de la catastrophe et donc de l'émergence d'un " nouvel " humain. Cette émergence du nouveau à partir des ruines de l'ancien vous rapproche de O. Spengler, lequel attribuait la disparition des cultures à leur dissolution dans une forme élargie : la civilisation. Le déclin inéluctable de ces civilisations marquerait ensuite la recomposition d'authentiques cultures (éternel retour). Pensez-vous que le continent américain soit à ce jour, c'est-à-dire trois ans après votre exil, plus proche du déclin ? Et est-il le seul théâtre d'ré-édification possible ? -Son présent apogée est aussi le moment où les nihilismes se propagent en son sein à la vitesse de la lumière. Prenons un simple exemple : Tapez « pro-life anarchists » ou même le simple mot « love », sur un moteur de recherches internet. Vous tomberez probablement sur un site web tenu par des féministes anarchistes radicales violemment opposées à l'avortement ainsi qu'à toutes les institutions patriarcales, dont l'armée, y compris celles venant des traditions judéochrétiennes de l'Amérique. Pro-Life, Pro-Woman, Pro-Peace. Le message est clair.Mais où et comment situer ce « mouvement » selon l'échiquier politique hérité de Zéropa-Land ? -Aujourd'hui, au Canada, c'est le Conservative Party qui a décidé de se retourner contre la politique de la « guerre à la drogue ». Aux USA, c'est le représentant républicain du Nouveau-Mexique qui sur le même sujet a décidé de faire tomber les masques, au nom de la Constitution de 1776. Est-il opportun de rappeler en ces heures où Bush est visiblement le nouvel Hitler du moment, que c'est sous la présidence de Woodrow Wilson, démocrate libéral, que les féministes des ligues de tolérance finirent par avoir gain de cause, et que le bannissement de l'alcool fut voté, un peu avant la prohibition de la marijuana, eh oui, le même démocrate libéral qui, soit dit en passant, allait appuyer la France dans sa suicidaire revanche du Traité de Versailles. -Donc sans me reconnaître entièrement dans le pessismisme conservateur souvent intégral de Spengler, je sais que les mouvements de contraction et de diffraction, d'expansion et de régresssion, de cristallisation et de dissolution, font partie de la thermodymanique propre aux sociétés humaines, et qui reste, en bien des points, inexpliquée. -L'Amérique du Nord reste donc cette civilisation encore à produire, à l'intérieur de laquelle des cultures - venues du monde entier - s'agitent et se combattent, selon les règles de la sélection (anti)naturelle humaine, elle est le Théâtre des Opération des futurs en devenir, si vous voulez mon avis. -En conclusion, si vous me permettez d'exprimer le fond de ma pensée d'une facon un peu lapidaire pour en finir avec cette entrevue : Je ne suis ni révolutionnaire. Ni conservateur. Ni réactionnaire, ni progresssiste. Faute de mieux pour le moment, nous dirons que je suis un évolutionniste hétérodoxe.
- MgDantec Montréal. Le 20 juillet 2001 Soyez le premier à réagirréagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring |
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