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Interview choc de Pellegrini

SURLERING.COM - FRANCE - par Maurice Gendre - le 17/03/2006 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

 

Charles Pellegrini, ex-patron de l'OCRB (l'office central pour la répression du banditisme), désormais consultant pour une société de sécurité privée, est depuis la sortie de son ouvrage Banlieues en flammes, la cible favorite de la gauche caviar télévisuelle. Après avoir été lynché ignoblement par le pitre Stéphane Guillon dans la très pesante émission des soirées week-end de Canal + et après avoir subi les commentaires très avisées du « délicieux » Bruno Gaccio chez Thierry Ardisson, c'est tout naturellement que Ring ouvre ses colonnes à l'ex-super flic.

 


1) Dans votre ouvrage Banlieues en flammes, quelles thèses avez-vous voulu avancer ?

Je n'ai pas voulu avancer une thèse en particulier. Dans ce livre, je suis un simple agent de constatations et je formule également quelques jugements sur le fond du problème.

Ceci étant, la question n'est plus économique et sociale, mais bien de culture et de civilisation.

2) Quel est le plus grand danger qui menace la France ?

C'est justement le fait de ne pas comprendre que ce n'est plus seulement un problème économique et social mais un choc des cultures et des idées. Il serait gravissime que, dans le cadre des valeurs républicaines et de la tolérance d'autrui, dans lequel nous avons presque tous été élevés, nous ouvrions la porte à des prédateurs dont ce n'est pas le mode de fonctionnement.

3) Quels sont les groupes terroristes qui pourraient frapper l'Hexagone ? On parle souvent du GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat, NDLR). Qu'en pensez-vous ?

Le GSPC est le plus emblématique, d'une part parce qu'il a été le plus actif, d'autre part parce qu'il a une convention d'entraide réciproque avec Zarkaoui, le patron d'Al Qaïda au Moyen-Orient, et enfin parce que, renaissant chaque fois de ses cendres, il espère un jour fédérer sous sa houlette les groupes combattants bien moins actifs que lui de Tunisie et du Maroc.

Il y a par ailleurs, y compris en France, des groupes « atomisés » qui se nourrissent  de la pensée de Ben Laden et qui agiront de façon autonome si l'occasion se présente. Il faut ajouter que ces groupes sont souvent des « terro-criminels », qui pratiquent des activités telles que la contrefaçon ou les hold-up, voire le racket, pour financer leurs infrastructures.

4) De nombreux experts mettent en garde contre le prosélytisme islamiste qui serait à l'½uvre dans les prisons, quel regard portez vous sur cette question ?

Tout le monde sait que le prosélytisme islamique est à l'½uvre dans les prisons. Plusieurs grands médias français ont consacré des pages entières à ce sujet. Il est clair que dans la mesure où un prédicateur se retrouve dans un espace clos avec un certain nombre de personnes déstabilisées, le message est beaucoup plus facile à faire passer. Par ailleurs, il y a une logique perverse qui fait que les quartiers où ces prosélytes agissent sont, et pour cause, les plus calmes des prisons, ce qui fait que l'administration pénitentiaire est moins tentée d'y porter une attention particulière.

Ceci étant, les services officiels et notamment les Renseignements Généraux, sont parfaitement au courant de cette situation et ont mis en place un certain nombre de mesures dont beaucoup sont confidentielles, pour avoir en permanence un regard sur leurs activités.

5) Quels sont les différents choix politiques qui ont mené à la situation dans laquelle nous nous trouvons ?

Je ne pense pas qu'il y ait eu de choix politique délibéré. Ce que je crois, c'est qu'aussi bien à droite qu'à gauche, il y a un vieux fond d'esprit « rousseauiste » qui a fait dire, aux uns et aux autres, « ce n'est pas possible que l'on n'arrive pas à les amender, ce n'est pas possible qu'ils ne comprennent pas que ce que nous faisons c'est pour leur bien, ce n'est pas possible qu'ils ne comprennent pas qu'ils ont une chance inouïe de vivre chez nous etc... »

En conséquence, nous sommes partis sur des options qui ne sont même pas des choix, mais des convictions relevant de l'inconscient le plus profond de la mentalité française, à savoir l'égalité, la fraternité, et son corollaire, l'intégration.

6) Quelle est la plus grande faute politique de ces trente dernières années ?

Avoir pensé que tout le monde pouvait être de bonne foi et rechercher à tout prix le consensus.

7) Au cas où il ne soit pas encore trop tard, quelles solutions préconisez-vous ?

Je crains fort qu'il n'y ait aucune issue positive, à court et moyen terme. Je pense que l'on continuera à faire ce que nous faisons aujourd'hui, c'est-à-dire assister, subventionner, payer des aides sociales, créer de nouvelles zones franches et tenter de maintenir un calme relatif tout en entamant quelques réformes de fond qui, pour réussir, doivent nécessairement bénéficier d'un consensus national, ce qui est loin d'être acquis.

Or, ce consensus est nécessaire car aucune réforme ne réussira si elle n'est la conséquence d'une volonté politique forte et unanime sur des sujets que ne sont plus économiques ou sociaux mais de civilisation. Il faut :

· Réguler l'immigration et lutter de façon énergique contre l'immigration illégale, notamment en favorisant le retour des immigrés dans leur pays par des aides massives et contrôlées (la condition sine qua non) au développement.

· Dire que l'école ne peut plus être le moteur de l'intégration, après avoir constaté le nombre d'analphabètes parvenant en classe de 6ème, et chercher d'autres voies, en se posant d'abord la question de savoir si cette intégration est possible et, surtout, si elle est voulue par tous.

· Dire, crier même, que le résultat, aussi imparfait soit-il, de plusieurs siècles d'avancées philosophiques et scientifiques, qu'un mode de vie accepté par une majorité de citoyens, ne sera jamais remis en cause par des pratiques confessionnelles ou communautaires qui sont, chacun peut le constater, un retour inacceptable de l'obscurantisme.

· Prendre les mesures nécessaires pour que cela soit.

· Enfin, se persuader que le modèle social a ses limites et que la France est devenue une puissance moyenne, ballotée dans l'océan agité d'un mondialisme agressif ou la compétition est féroce. Se mettre en état de penser autrement.

Il faudrait aussi qu'une politique commune s'exprime en Europe pour maîtriser les flux migratoires (ce qu'est en train de faire la Hollande), qu'une politique sociale également commune évite les distorsions constatées actuellement, et surtout, il faut être fier de nos valeurs de laïcité, de tolérance, de respect de l'autre et les défendre quoi qu'il en coûte.

Il faut, pour conclure, que les autorités promettent haut et fort, et tiennent leurs promesses, de soutenir les citoyens respectables et respectueux des lois, que cela plaise ou non à ceux qui font l'air du temps.

8) En 1991, vous avez publié un ouvrage intitulé Demain, la guerre civile ? , les émeutes de novembre dernier constituaient-elles l'avant-goût de cette catastrophe que vous prédisiez voilà déjà quinze ans ?

Avant de répondre à cette question, un petit historique : le problème date des années 70. Mais c'est le score imprévu et significatif de Jean-Marie Le Pen aux élections de 1984 qui lui a donné une dimension nettement politique. Dans les zones sensibles, le leader d'extrême-droite dépassait largement sa moyenne nationale. C'est donc depuis 30 ans que le volcan des banlieues est l'objet d'éruptions cycliques d'intensité variable, mais qui témoignent toutes d'une forte activité interne. La dernière éruption a été violente mais il est clair qu'il y aura d'abord des répliques, et ensuite d'autres éruptions.

Je ne suis pas devin, et je ne prédis pas l'avenir, mais je sais que ce choc des civilisations et des idées ne se résoudra pas par une augmentation des aides financières aux banlieues.

9) Vous avez la dent dure contre les sociologues, que leur reprochez-vous le plus ?

Je n'ai rien contre la sociologie qui est une science indispensable à la compréhension du monde dans lequel nous vivons.

En revanche, ce que je reproche aux sociologues, c'est de suivre leurs convictions personnelles et de tirer des conclusions fausses de constatations exactes. Les sociologues ont oublié une chose, parce que ce n'est pas leur métier, c'est que tout est politique, y compris leurs chiffres, et qu'ils doivent être vigilants.


10) Dans ce fiasco général, quelle place a joué l'Education Nationale ?

Je ne sais pas s'il faut stigmatiser spécifiquement l'Education Nationale puisque ce qui a été mis en ½uvre est la conséquence de choix politiques qui ont été constants, quels que soient les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir.

En effet, ce qui est incontestable, c'est que face aux échecs scolaires et aux inégalités, tous les Gouvernements ont essayé de mettre en place une série de mesures louables sur le papier mais qui se sont révélées catastrophiques. Par exemple, la création des ZEP (Zones d'Education Prioritaires), dans des zones ou l'analphabétisme, l'absentéisme et les incivilités commençaient à se développer de façon inquiétante. Comme dit Jean-Paul Brighelli (auteur de La Fabrique du crétin, NDLR) , ces ghettos sont vite devenus les culs de basse fosse de notre système éducatif, bien que dotés de moyens financiers importants et, notamment, de matériel informatique dernier cri.

Jean-Paul Brighelli  poursuit : « On a ainsi cru acheter à bon compte la paix scolaire. Mais on a aussi vu fleurir des circulaires et des discours ministériels d'esprit libertaire et post soixante-huitard, affirmant que c'est à l'élève de constituer ses propres savoirs et qu'il ne devait rien acquérir par la contrainte. En un mot, on a baissé le seuil d'exigence sans se rendre compte que moins on exige des élèves, moins ils donnent ; et moins ils donnent moins ils reçoivent et plus ils se trouvent sans repères face au monde des adultes.

Pour ne pas désespérer les élèves, les professeurs adaptent leurs exigences pendant l'année. Le système nie l'existence des ghettos et des échecs scolaires qui leur sont liés au point que la moyenne des copies au bac n'est pas censée différer des autres, et si celles provenant des ZEP sont plus basses, on ajuste mécaniquement les notes pour pouvoir gagner jusqu'à 4 points. Il ne faut pas s'étonner ensuite que les jeunes bacheliers qui arrivent fassent partie des 50% d'étudiants échouant au DEUG. Il y a aussi les écoles elles-mêmes, bâtiments préfabriqués dans un état épouvantable, les communes endettées, les instituteurs sans matériel de base, l'absentéisme scolaire.
 
Sur ce dernier sujet, Didier Paillart, Maire de St Denis, explique que les élèves de la fin du primaire et du collège « posent des problèmes ». Qu'en termes galants, ces choses-là sont dites : en 2004, l'absentéisme concernait 5% des 12 millions de potaches, tous âges confondus, mais atteignait 12.1% dans les lycées professionnels en ZEP. Et le 93 est au-dessus de cette moyenne nationale avec des scores de 7 à 17 %, ce qui est énorme. Selon l'aide sociale à l'enfance, il y aurait à peu près 5.000 jeunes enfants déscolarisés en Seine St Denis, sans compter les enfants d'immigrés en situation irrégulière qui ne sont pas inscrits à l'école.

11) Quelles erreurs ne doivent absolument pas commettre les politiques dans les mois qui viennent ?

L'erreur première, c'est de croire qu'une politique d'apaisement peut avoir un effet quelconque. La réaction du Président de la République, notamment après la publication des dessins caricaturant le Prophète, est significative.

Personnellement, je respecte toutes les religions et je n'aurais pas fait ces caricatures, certaines en tous cas, du Prophète.

Mais j'estime absolument indispensable que celui qui a envie de le faire le puisse. Parce qu'aujourd'hui, ce sera l'interdiction de ces caricatures, et demain d'autres choses. Si on met le doigt dans l'engrenage, c'est la fin des libertés individuelles et le début d'une société dictatoriale, que ce soit la dictature du prolétariat, celle du politiquement correct, celle du communautarisme, ou d'un quelconque fascisme.

Je suis contre toute forme d'interdiction, sauf en ce qui concerne la vie sociale, ce qui est autre chose et ressort du respect de la vie en commun.

12) Vous êtes contre le principe de la Police de proximité, un simple placebo d'après vous ?

En fait, je me suis peut-être mal exprimé. Je ne suis pas contre mais je rappelle que Nicolas Sarkozy, lors de sa nomination, a dit fort justement que « les flics ne sont pas des assistantes sociales ». Aujourd'hui, on dit qu'il faut ramener les policiers dans le tissu social.  C'est à la fois vrai et faux. Il faut ramener les policiers dans le tissu social, certes, mais dans des conditions où ils soient maîtres du jeu. Il ne faut pas que par manque d'effectifs, de formation, de pugnacité, ces flics ne soient que des « communicants ».

Le problème est simple : s'ils sont capables d'empêcher une bande de caïds de racketter une boulangerie ou une épicerie, c'est une vraie Police de proximité, s'ils n'en sont pas capables, il faut trouver d'autres solutions.

13) Des milliards ont été injectés depuis des années dans la politique de la Ville et les résultats se font toujours attendre. Pourquoi une telle fuite en avant ?

Je pense qu'il y a la crainte de dire vraiment les choses telles qu'elles sont : il est plus facile de faire voter des allocations de crédits pour calmer la « colère des banlieues » et, de toute façon, jamais personne ne mesurera précisément les effets positifs ou négatifs de ces milliards qui sont injectés. C'est une approche technique, assimilable à une fuite en avant qui dispense de solutions de remplacement vraisemblablement coûteuses en termes d'image.

14) Vous êtes hostile à l'entrée de la Turquie dans l'Union, quelles sont les raisons qui vous poussent à défendre cette position ?

Je suis hostile à l'entrée de la Turquie pour plusieurs raisons. La première est géographique, la Turquie n'étant pas dans l'Europe, malgré son excroissance continentale. La seconde est que la Turquie, malgré les apparences, n'est pas démocratique. La Turquie est également un pays musulman, aujourd'hui présentable mais qui demain peut, comme cela s'est passé en Palestine, voir l'arrivée au pouvoir de partis islamistes radicaux, et l'application de la Charia.

Ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est tout à fait possible.

Il ne me viendrait pas à l'idée de contester aux musulmans l'application de la Charia s'ils le désirent, mais cette « régulation sociale » est tellement imbriquée dans le religieux et tellement contraire à tout ce que nous défendons depuis des siècles, que je me vois mal accepter, ne fut-ce que dans une hypothèse lointaine, de la voir instituée dans un pays devenu européen.


Propos recueillis par Maurice Gendre



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Maurice Gendre par Maurice Gendre

Editorialiste, ancien rédacteur en chef. Ring Wall of fame.

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