Sur le RING

In Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Pierre Schneider - le 28/02/2011 - 20 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs historiques, les "enquêtes sur Jésus" jugées sérieuses aux divers impacts de la "mythologie christique". La richesse d'une telle page nous poussa, vous l'imaginez, vers des travaux plus récents et confidentiels, imprévus au départ, travaux dont nous rendrons compte au cours des deux prochains mois. Les tomes "Jesus, un certain Juif" de John P. Meier, l'œuvre référence sur l'historicité du Christ,  ouvre la première porte de ce thema, unique sur internet.


Le tombeau du Christ, au cœur sacré du St Sépulcre -


La tunique indivise sous toutes ses coutures


C’est une somme, un pavé,  une référence : le « Jésus » du Père Meier est un livre qui lance des ponts entre l’exégèse historique et les Évangiles, entre les croyants et les indifférents, entre le grand public et les experts. Il fallait bien cela pour ce « Juif marginal », Jésus. 3300 pages qui font de leurs lecteurs des heureux mortels.


Une grande et belle somme

C’est une somme en quatre pavés. 700 pages en moyenne, le plus épais en fait 1300. La moitié en est dévorée par des notes : c’est un travail de nature et d’ampleur universitaires. A l’instar de la Somme Théologique, on pourrait persifler et dire qu’elle n’est qu’une modeste introduction pour étudiants débutants. Non pas pour assommer ces derniers – la masse de papier le permettrait facilement – mais pour les initier à l’exégèse historique. C’est un peu cela, au demeurant, une histoire de dénominateur commun. J’en parlerai plus loin.

Une brève introduction en quatre tomes ! Il n’y a donc pas que les idéalistes allemands pour oser cela ? On aurait tort de persifler. Avec plus de 3300 pages publiées en français, le « Jésus » de John Paul Meier est une extraordinaire introduction à l’exégèse historique moderne, tout-à-fait adaptée au débutant endurant. Elle est tant extraordinaire qu’il n’est pas rare de la trouver dans des librairies généralistes. Tant extraordinaire que la Quinzaine Littéraire, qui n’est pourtant pas une publication pieuse ni complaisante, en a rendu compte dans des termes très élogieux. C’est d’ailleurs là que je l’ai connu, ce « Jésus » et que j’ai choisi de le lire. Merci monsieur Nadeau !
Cet ouvrage, dont le titre complet est « A marginal Jew, Jesus », offre d’autres qualités. La plus importante est d’être constamment à cheval entre la recherche universitaire et le grand public. Il n’a pas le caractère desséché de nombreuses thèses repliées sur quelques messages étayés par des chiffres vérifiables – et pourtant il n’y a pas une phrase qui n’y soit rigoureusement justifiée. Il n’a pas cet aspect de coterie et de citations pour ceux du sérail – et pourtant les références aux phares de l’exégèse sont abondantes, voire systématiques : avant d’avancer sa position, l’auteur cite volontiers – comme l’Aquinate, d’ailleurs – celles de prédécesseurs.

Le « Jésus » est également accessible au grand public sans qu’il le fasse tomber dans aucune des fondrières de ce marécage qu’est la littérature catholique pour les masses. Trop souvent, l’étiquette catholique sert de cache-misère à des ouvrages insuffisants. On se tient les coudes, on est complaisant et c’est ainsi que, pour la bonne cause, tel commentaire de l’Évangile, telle explication de la liturgie rédigée par les meilleurs religieux qui soient, s’avèrent n’être que de la bibine apologétique. Lire La vie de Jésus de Daniel-Rops après les travaux du Père Meier relève du masochisme. Lire le Père Meier et s’en tenir là ne suscite en revanche que de l’admiration.

A la recherche du Jésus historique en terrain miné


L’objet du « Jésus » de John Paul Meier, c’est le Jésus historique.

Ne faites pas ces têtes-là. Je sais bien que c’est un concept qui fâche. Je sais bien qu’il a laissé un arrière-goût amer à beaucoup. Je sais bien que la plus médiatique des émissions de vulgarisation dudit concept, « Corpus Christi », transforme le catholique le plus pacifique en une pulsion homicide incarnée. N’importe, le Jésus historique, c’est passionnant ; et « Un certain Juif, Jésus » est une introduction bien plus appropriée que « Corpus Christi ».

Ceci dit, « Corpus Christi » a souvent été soit trop encensé, soit trop diabolisé, alors qu’à l’évidence son contenu est très hétérogène. On a pointé à juste titre une voix off parfois tendancieuse et peu rigoureuse. On a pointé l’athéisme ou l’agnosticisme revendiqué des auteurs, leur citation de Loisy aussi. On a souligné des erreurs ou des approximations – et il le fallait. On a reproché enfin le recours trop systématique à Pierre-Antoine Bernheim. On aurait du pointer aussi la crédulité des auteurs qui laissent dire à un pipoteur, faute de trouver mieux sans doute, que Jésus et Barabbas étaient la même personne : quelle rigolade quand j’ai vu cela il y a deux ans !

Que ce soit là, ou dans la série suivante sur Saint Paul et les Actes (« L’origine du christianisme »), les fumistes et les sérieux se détectent aisément. Mais il n’y a pas que des fumistes. Etienne Nodet, s’il plane parfois à des altitudes où il est seul à se comprendre, ne dit pas n’importe quoi. Pierre Geoltrain est loin d’être un libéral agnostique. Les chercheurs juifs interviewés sont tout sauf sectaires ou approximatifs. J’avoue que j’ai été sensible à la mise en scène des livres, des Bibles notamment, qui sert de fil conducteur à toute la série. D’autres passages, d’autres intervenants  sont en revanche plus farfelus ou semblent avoir des comptes à régler, des choses à détruire et des pensées à cacher.

Quoi qu’il en soit, « Corpus Christi » est loin d’avoir la fourberie et la fausseté à front de serpent du « Que sais-je ? » sur les hérésies où l’on peut lire, sous la plume de Raoul Vaneigem, comme si c’était une vérité aussi évidente que le vert de l’herbe ou le bleu du ciel, que Jésus n’a pas existé. Ceci dit, demander à un situationniste notoire d’écrire un ouvrage prétendu neutre, encyclopédique et didactique sur un sujet religieux… On se demande si le directeur de collection n’a pas été bercé trop près du mur, naguère. Je digresse, revenons au sujet.

Tout cela pour dire que le Père Meier aurait sans doute pu figurer dans « Corpus Christi » aux côtés des exégètes sérieux. On trouve dans son « Jésus » des résultats, des raisonnements, des acquis qui sont familiers. C’est dire aussi que, même avec une source orthodoxe comme le Père Meier, jésuite au-dessus de tout soupçon, le lectorat catholique conservateur peut s’attendre à quelques surprises de belle taille. On constatera par exemple que les exégèses historiques catholique et protestante se recoupent largement au point qu’il n’est pas ou plus opportun de les cliver, ou du moins pas selon cette ligne-là. Meier cite volontiers le luthérien Bultmann, même si c’est régulièrement pour le corriger ou le réfuter.
Bref, amis cathos, ce n’est pas parce que Meier est rigoureux et fidèle qu’il va débiter le catéchisme de Saint Pie X sur 3000 pages. Mais, dans un monde où même Benoît XVI parle de Jésus avec les travaux de l’exégète new-yorkais en mémoire, qui oserait encore le faire ?

La méthode et les premiers résultats

Il est temps donc de parler de ce Jésus historique que John Paul Meier définit en tout premier lieu. Si un catholique, un protestant, un juif et un agnostique se retrouvaient dans une salle, dotée de toute la documentation nécessaire, avec comme mission de produire un texte sur Jésus qui emporterait l’adhésion de tous les quatre, que rédigeraient-ils ? C’est ce Jésus, l’objet de ce texte hypothétique, que le Père Meier appelle le « Jésus historique ». Toute la somme qui suit vise à explorer exhaustivement ce que l’on peut dire du Jésus historique – et avec quel degré de certitude.
Le premier tome traite de méthode. Quelles vont être les sources ? Quels vont être les critères d’historicité ? Et que peut-on espérer dire de plus général sur Jésus ? Une discussion passionnante sur la constitution du Nouveau Testament aboutit tout d’abord à conclure que les Évangiles canoniques sont les sources les plus fiables. Les passages connus de Flavius Josèphe et Tite-Live sont également discutés, de même que les écrits apocryphes : voilà qui devraient être lus par tous les gogos qui ont mordu à « l’Évangile de Pilate », un des coups marketing récents du National Geographic. Ceci dit, quand on prend le National Geographic pour une référence en matière de paléographie, on peut autant considérer que Dan Brown est un historien des religions.

La discussion sur les critères d’historicité est tout aussi intéressante. Il y a le critère d’attestation multiple, le critère d’embarras (une parole susceptible d’avoir induit une dissonance cognitive pour l’Église primitive est authentique), le critère de discontinuité (les paroles de Jésus en rupture avec le judaïsme sont probablement authentiques) et d’autres encore.

Suit une première application de la méthode à la vie de Jésus. Oui, il a existé. Oui, il a vécu à Nazareth. Non, selon toute vraisemblance, il n’est pas né à Bethléem. Oui, il est fort possible qu’il ait été célibataire. Oui, il a eu un ministère public, et un message. Oui, il est mort crucifié à Jérusalem. Les langues qu’il parlait, son statut social, sa famille sont également discutés.

Un Juif marginal, Jésus

Le second volume aborde le rapport de Jésus avec Jean le Baptiste, discute les termes « historiques » et les spécificités du message de Jésus par rapport aux prophètes de son temps, sa dimension apocalyptique et le concept de « royaume des cieux ». Un examen systématique des relations de miracles est ensuite pratiqué, qui conclut à l’historicité vraisemblable de pratiquement tous, hormis la marche sur les eaux et la multiplication des pains qui sont pour l’auteur des récits allégoriques ; et un récit de miracle entaché de magie (la malédiction du figuier).

La résurrection de Lazare est-elle une vraie résurrection ? On ne le saura jamais – mais il y a eu, en Palestine, un homme que la foule a vu se relever sur sollicitation de Jésus, peut-être sortir d’un tombeau, un homme qui était très largement considéré comme mort et qui s’est relevé vivant. Comme pour d’autres miracles, la méthode historique du Père Meier peut conclure que le récit évangélique a été suscité par un événement réel, peut tenter de décrire l’événement mais ne peut guère aller au-delà. Choisissant, en tant qu’historien, de ne pas avoir de position a priori sur l’existence des miracles, l’auteur en déduit que Jésus était reconnu sans équivoque comme un thaumaturge et identifie les récits qui rapportent les actes ayant nourri la réputation.

Le troisième volume traite des disciples, des apôtres et des groupes organisés auxquels Jésus eut contact : pharisiens, sadducéens et autres. Quelques surprises attendent là encore l’amateur du catéchisme de Saint Pie X, la plus importante étant que les Douze n’ont pas forcément toujours été les mêmes (mais qu’ils étaient douze, ça oui !) Un quatrième volume, publié plus récemment et que je n’ai pas encore lu, traite du respect de la loi mosaïque et des commandements d’amour. Tous les volumes, malgré leur longueur, se dévorent. L’attention du lecteur est capturée immédiatement et, malgré le train très lent du livre due à la volonté de l’auteur de tout justifier clairement et précisément, elle ne se relâche pas avant que la dernière page soit tournée.

On entre ainsi sans douleur, comme dans un roman policier, dans une enquête sur les vérités irréfutables sur Jésus, celles qui doivent emporter l’adhésion de tout homme. La récolte n’est pas forcément immense mais la nature même de cette quête de la vérité historique est de taille à combler le lecteur à chaque petite découverte supplémentaire. L’érudition déployée par l’auteur, qui prend son temps pour contextualiser chaque remarque, est un plaisir : facile d’accès, intéressante. C’est ainsi qu’on apprend, à l’occasion de l’examen des sources, les mécanismes de formation des Évangiles actuels, les hypothèses sur les sources Q, ou M et L et bien d’autres choses encore. Le « Jésus » du Père Meier peut aussi, à l’occasion des passages sur les pharisiens ou les esséniens, se muer en encyclopédie : il n’y a pas une page qu’on lit sans bénéfice.

Jésus de l’histoire et Jésus de la foi

La limite de l’exercice tient ailleurs. A force de parler du Jésus de l’histoire, certes sans en faire un concept militant, on se prend à questionner le Jésus… disons, de l’Église. Ce n’est pas l’objet de l’auteur que d’en parler ; néanmoins il est frustrant de ne lire aucune tentative de relier les deux. Plus précisément : lorsque le Jésus de l’histoire et le Jésus de l’Église diffèrent (par exemple sur les Évangiles de l’enfance), comment le fidèle chrétien peut-il concilier la vérité de l’histoire et la foi ? On peut dire « Il est très peu probable que Jésus soit né à Bethléem. ». La foi ajoutera « Même si ce n’est pas probable ni vraisemblable, c’est ce qui s’est passé. ». Peut-on s’en tirer autrement qu’en invoquant deux vérités, ou en faisant de la foi une faculté qui pousse à admettre sans discussion les choses exclusivement invraisemblables ? « Credo quia absurdum », cela a ses limites aussi.

Quoi qu’il en soit, l’appétit de vérité sur un des personnages les plus fondamentaux de notre civilisation, et même la vie de foi peuvent gagner à la lecture du « Jésus » du Père Meier. Cela n’a jamais fait de mal d’en savoir un peu plus sur Jésus. Les charbonniers pourront être choqués ; les autres y trouveront de quoi donner du relief et du contexte à un homme que l’aridité et l’objet des Évangiles maintiennent à plat ; et qui, comme le Christ de la Passion d’Oberammergau, semble de plus en plus insaisissable au fur et à mesure qu’on le creuse et l’approfondit. Peut-être  est-ce là, en fin de compte, l’invitation la plus pressante à lire les Évangiles et notamment les récits de la Passion qui, dans leur éclat de roc brut, dans leur essence liturgique, sont non seulement les sources historiques les plus fiables sur Jésus mais aussi les seuls textes où l’Homme-Dieu s’impose par son immédiateté et sa cohérence ?
Je rêve de lire un jour ce que le Père Meier pourrait écrire au sujet de la Passion.

Pierre Schneider
Février 2011



Toutes les réactions (20)

1. 28/02/2011 14:11 - Maïmonide

MaïmonideHermann-Samuel Reimarus (1694-1768), grand érudit et théologien protestant, projetait de faire l'apologie de la religion naturelle. A cette fin, il s'attacha à démontrer que le christianisme officiel n'était pas fondé à se réclamer de l'enseignement historique de Jésus. Cela l'obligeait à restituer cet enseignement, sans se fier aucunement aux diverses Églises. Après sa mort, Lessing prit connaissance de ses manuscrits - plusieurs milliers de pages. De 1774 à 1778, il en publia sept fragments, tout en préservant l'anonymat de Reimarus à la demande de la famille de celui-ci. Les deux derniers fragments portent sur la vie de Jésus. L'hypothèse est la suivante: Jésus est un Juif de son temps; il n'a jamais eu pour dessein de fonder une religion nouvelle. Quand il parle du Messie et du royaume de Dieu, il ne peut l'entendre autrement que ne le faisaient ses contemporains : il s'agit de l'avènement du roi d'Israël à la tête du peuple juif. Ses disciples pensent exactement de même et l'ont suivi par ambition ou patriotisme. De ce point de vue, la mise à mort leur apparut comme une catastrophe. Ils parvinrent à la surmonter en fabriquant de toutes pièces le miracle de la résurrection et en transformant le projet politique avorté en promesse purement spirituelle. Dans ce qui apparaît comme une véritable conspiration, tout commence par le vol d'un cadavre . Le texte des Évangiles tel que nous le connaissons est fait pour dissimuler, inventer et mentir. Il est sûrement opportun de l'éditer aussi parfaitement que possible, comme les humanistes ont commencé de le faire, mais l'essentiel est ailleurs; il est dans ce que le texte ne dit pas. Le savoir philologique moderne commence par une double décision : pour la philologie nouvelle, le texte n'est pas une fin, mais un moyen; pour le savoir, le texte n'est pas un objet, mais une occasion.

2. 28/02/2011 19:55 - Maïmonide

MaïmonideAlbert Schweitzer publie en 1906 sous le titre Von Reimarus zu Wrede (« De Reimarus à Wrede») une histoire des vies de Jésus. Il la reprend en 1913 sous le titre plus général Ges­chichte der Leben-Jesu-Forschung (« Histoire de la recherche sur la vie de Jésus») ; il y dresse un bilan entièrement négatif de l'entreprise. Il conclut sans ambages qu'on n'en a proprement rien appris. Résumant Schweitzer, Bultmann écrira en 1926 : «Tout ce qui a été écrit depuis environ un siècle et demi sur la vie de Jésus [ ... ] relève du domaine du roman » La chronologie est claire: de 1926, on remonte à 1774, première publication par Les­sing de textes de Reimarus.
Schweitzer pose en thèse que l'entreprise de Reimarus est une impasse dont aucune recherche nou­velle ne peut venir. À la lecture la plus naïve des récits évangéliques, elle a seulement ajouté une naïveté supplémentaire.

3. 28/02/2011 21:15 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderMaimonide : comment situez-vous le P. Meier dans tout cela, si vous l'avez lu? On peut chercher le "Jesus de l'histoire" sans tomber dans les travers faciles de Reimarus - c'est d'ailleurs une des qualités de l'opus que je chronique. Et d'une façon générale, quelque chose de légitime pour tout croyant. Jesus a existé, quel mal y aurait-il à en approfondir les circonstances?

4. 01/03/2011 10:09 - Maïmonide

MaïmonideLe critère d'embarras ( «criterion of embarrassment» ) , qui doit toujours être utilisé avec les autres critères, a de sérieuses limites. Les cas d'un tel embarras sont rares. Les embarras que l'ont prêtes à l'Église primitive n'étaient pas forcément des embarras pour l'Église primitive de l'époque. Les détails embarrassants rapportés peuvent être une alternative à des détails encore plus embarrassants.

5. 01/03/2011 12:22 - Nejma

NejmaMaïmonide vos précisions sont passionnantes. La confusion a toujours été au cours des siècles, des chrétiens plagiaires ont essayé d’amalgamer et de fusionner pratiquement tous les mythes, contes de fées, légendes, doctrines ou fragments de sagesse qu’ils pouvaient trouver à partir d’innombrables philosophies et religions à mystère qui existaient à l’époque. Ils ont ainsi contrefait, interpolé, mutilé, changé et réécris les textes de l'Évangile pendant des siècles. Mais comme il n'y a aucune référence non biblique sur Jésus.L’éminent historien juif hélléniste et philosophe Philon vivant à l’époque supposée de Jésus, ne le mentionne pas. C'est peut-être ce silence qui a fait office de vérité pour les historiens.
A l'image du Christ,Prométhée descendit du ciel comme un Dieu pour s’incarner en homme afin de sauver l’humanité.
Il fut crucifié, souffrit et fut ressuscité.
Il fut appelé le Verbe ou le Mot.
La tradition affirme que Prométhée fut crucifié sur un rocher, mais cependant certaines sources indiquent qu’il fut crucifié sur un arbre.

6. 01/03/2011 12:31 - Maïmonide

MaïmonideVouloir écrire une « Vie de Jésus » reste encore aujourd’hui, après deux-cents ans de recherche historico-critique, une entreprise risquée et difficile. Il s’agit pour Meier de présenter dans ses livres non pas d’abord la foi et l’enseignement de l’Église à laquelle il appartient, mais les conclusions d’une enquête la plus rigoureuse possible, conclusions qui pourront être acceptées aussi bien par un catholique, un protestant, un juif ou un agnostique, pourvu qu’ils soient tous d’honnêtes historiens. Faisant abstraction de la foi, Meier s'engage donc sur le seul terrain de la critique historique. Des recenseurs lui ont reproché son absence de christologie. Allant à l’encontre d’une certaine mode, Meier considère que les évangiles apocryphes ont peu d’intérêt historique et il n’hésite pas à affirmer que les évangiles canoniques sont, pratiquement, nos seules sources historiques. L’énigme n’est pas résolue, parce que les données évangéliques restent trop fragmentaires. L’étude de Meier confirme et rétablit la vérité historique de la plus grande partie des matériaux évangéliques, et cela au terme d’une étude minutieuse et dénuée de tout esprit partisan. Cela devrait atténuer les critiques de ceux qui ne comprendront pas que Meier mette en doute l’historicité de tel miracle ou de telle parole de Jésus. La traduction de cette œuvre monumentale permet désormais aux lecteurs de langue française d’avoir accès à un outil particulièrement précieux pour mieux connaître le monde dans lequel Jésus a vécu et la façon dont, dans ce monde, il s’est inscrit de manière tout à fait originale.

7. 03/03/2011 07:49 - Aide-Calfat

Aide-Calfat Voilà donc le "christ historique" en équations sur internet ; juste une remarque s'il vous plait, doctes esprits.
L'intérêt de l'histoire (de l'évangile), il me semble, réside dans le fait que Jesus = un homme = dieu. Forts de cet acquis, procédons à une substitution : "A la recherche du dieu historique". Vous voyez, c'est stupide ; au mieux, c'est de l'évhémérisme. On n'apprend pas grand chose à fixer le soleil, on risque seulement de se brûler les yeux et trouer le cerveau. Ceux qui manquent d'"historique" peuvent toujours aller s'en jeter un à la buvette de Karl Marx : on y sert, parait-il, d'excellentes cacahouettes.

8. 03/03/2011 11:35 - Manolo

ManoloC'est vrai qu'avec tous les évènements actuels, savoir si Jésus mangeait du bacon, marchait sur l'eau ou jouait du banjo, c'est d'une priorité principale.

9. 03/03/2011 14:28 - Dogann

DogannMerci pour cette intéressante recension. Juste un point sur la fin de l'article. Vous cherchez à connaître comment établir un lien entre le Jésus de l'histoire et le Jésus de la foi.
Première réponse : le Jésus de la foi se trouve en cherchant le sens de ce qui est donné dans l'Evangile. Il faut donc lire ces écrits et les étudier non pas comme des documents archéologiques, mais comme des éléments donnant accès à des clés d'étude qui permettront d'accéder à Dieu. Et notamment : Jésus-Christ est la clef de lecture de toutes les Ecritures. Il permet de comprendre que ce que les Chrétiens appellent "l'incarnation" ou la "trinité" n'ont rien d'une nouveauté qui n'apparaitrait que des siècles après Moïse, mais qu'au contraire, cela s'inscrit dans une continuité parfaite et dans un plan de Dieu parfaitement cohérent.
Deuxième réponse : lire l'article de votre confrère Pierre Cormary qui recense le livre de Benoit XVI / Joseph Ratzinger "Jésus de Nazareth". En effet, au début du livre, Ratzinger fait le bilan de ces recherches qui ont voulu distinguer "histoire" et "foi". Et comme vous le dites dans votre article, ça ne même en gros pas très loin. Ratzinger propose de faire l'hypothèse que justement il n'y a pas de différence entre le Jésus de la foi et le Jésus de l'histoire. Ce qui revient à dire que les apôtres et les évangéliste n'ont rien inventé. Ils n'ont fait que transmettre leur témoignage. Après, tout le reste ne sera que querelles sans fin d'interprétation, mais il est clair qu'effectivement les 4 évangiles canoniques sont la source la plus fiable sur Jésus, et, notamment, comme vous le notez aussi, en ce qui concerne la Passion.
Tout le problème viendra des présupposés que les uns et les autres admettrons. Par exemple, les miracles semblent toujours des gestes "non historiques" pour l'athée, parce que "c'est impossible". On accepte bien quelques guérisons, parce que ça se voit dans d'autres traditions, mais point trop n'en faut. Pourtant, les Evangiles ne cachent pas non plus leur propre surprise face aux miracles, leur étonnement, leur incompréhension, et même leur désir de quitter Jésus face à des paroles qui semblent blasphématoires (Je suis le pain vivant descendu du Ciel).
Je vous invite notamment à regarder du côté de travaux actuels touchant à l'étude de la transmission orale et se basant sur l'araméen (langue de Jésus-Christ), qui éclairent bien des interprétations éronnées : http://eecho.fr/?p=2427
Vous demandez : comment trancher entre "l'histoire" (Jésus ne serait pas né à Bethléem) ; et "la foi", (Jésus est né à Bethléem). Le croyant se doit d'étudier les textes et d'en chercher le sens.
La foi n'est pas un acte d'abandon dans le vide à une liste de propositions qu'il faut défendre coute que coute, cela, c'est le fanatisme ou la foi aveugle. Ce n'est pas la foi.
La foi chrétienne, c'est l'assentiment de la volonté fondé sur des démonstrations raisonnables. (ferme assurance des choses qu'on espère, démonstration des choses qu'on ne voit pas, dit Paul en Hébreux 11; on ne peut pas être plus concret).
Le chrétien se doit de viser à ne plus vivre comme un schizophrène (c'est faux historiquement, mais j'y crois quand même), et d'atteindre, pas à pas, petit à petit une congruence totale entre sa pensée et ses actes. Mais c'est l'oeuvre de toute une vie. Mêmes les plus brillantes lectures n'y suffisent pas.

10. 03/03/2011 14:54 - Dogann

DogannJe me permets d'ajouter deux autres références.
Le premier : http://eecho.fr/?p=2628 sur une vidéo qui explique à quoi fait référence la fameuse "source Q" dont on n'a strictement aucune preuve historique jusqu'à présent.
Le second : http://eecho.fr/?p=1082 une série de cours sur l'historicité de la Résurrection. Ce n'est pas seulement la Passion qui est historique, mais la Résurrection et les sources concordent très bien entre elles si on sait les regarder avec précision.

11. 03/03/2011 22:05 - Reiss

ReissPardonnez mon ignorance mais que signifient "in christo rege", "in christo rege et maria regina" que l'on lit parfois ? Et pourquoi "christo" s'abrège en "xto" ?

12. 03/03/2011 22:23 - Laure

LaureX = Le Christ (Christo) = La Croix (qui arrête l'histoire). Dans le règne du Christ.

13. 03/03/2011 23:03 - Pierre Schneider

Pierre Schneider Autre explication : "Christ" s'écrit en grec avec un khi majuscule, qui s'écrit "X". "Xto" est donc une abréviation. "In Christo rege" veut dire en latin "dans le Christ roi", une pieuse manière d'envoyer ses salutations. "In Christo rege et Maria regina" = "dans le Christ roi et Marie reine", si on a peur d'oublier quelqu'un :-)

14. 04/03/2011 16:09 - Mac Manus

Mac ManusDifficile de développer et d'accorder du temps à sa spiritualité de nos jours, dans un environnement toujours plus encombré de technologie, dans un environnement préoccupé à rattraper le temps, dans un environnement surpeuplé et sans calme.
L'intérêt de développer sa spiritualité pourrait sembler ici une urgence pour retrouver son équilibre, mais paradoxalement inutile, vu la multitude de solutions qui existent pour y palier : yoga, sport, drogues, musique etc.
Donc aujourd'hui quel est l'intérêt de voir ce personnage historique comme un homme-dieu, comme un sauveur, et surtout d'y croire ?

15. 04/03/2011 17:15 - Maïmonide

MaïmonideSuite du commentaire 2

Albert Schweitzer pose en thèse que l'entreprise de Reimarus - que, par ailleurs, il admire sans réserve - ne relève pas du «plus-de-savoir », mais du «moins-de-savoir ». Ayant dénoncé l'essentielle falsification des textes, l'Aufklärung n'avait rien produit qu'une imitation de vérité, plus trompeuse encore que ce qu'elle avait dénoncé. Une somme gigantesque d'efforts, une accumulation presque sans précédent de conjec­tures intelligentes et de connaissances encyclopé­diques, une inflexible éthique de la loyauté, de tout cela résultait un néant.

Le livre de Schweitzer eut un retentissement immense.

«Tout "accomplisse­ment" scientifique demande à être dépassé; à vieillir.» [Max Weber]

16. 04/03/2011 18:15 - Matriona

Matriona @Mac Manus :l'intérêt je ne sais pas, mais si tu crois que" la spiritualité "pour retrouver son équilibre " peut s'inscrire dans le yoga ,sport ,drogue et musique etc "et que ce sont des "solutions " on ne parle pas de la même chose .Justement tout le développement technologique, toute la science et ses applications ne répondront jamais aux questions que se pose l'Homme confronté à son existence sur Terre ,à l'absurdité de sa vie -être pour la Mort - et le sachant, et n'étant pas comme les animaux inséré dans la chaîne des nécessités ,mais ouvert au Monde qu'il questionne . L'homme est un mystère pour lui même ,il ne sait pas ce qu'il fait dans ce monde lourd de matière ou l'esprit semble un accident, mais un accident qui détermine toutefois tout ce qui lui apparaît et ou la souffrance et la Mort semblent sans raison, ou plutôt insensées ! L'irruption du Christ dans ce Monde absurde ,la bonne nouvelle qu'il apporte, le renversement de toutes les apparences fatales contre l'Homme ,et la Résurrection sans quoi il n'y a pas de véritable intérêt au message christique ,voilà ce qui motive les Chrétiens ,voilà ce qui peut être un début, et après la route est longue ..

17. 04/03/2011 20:41 - Mac Manus

Mac ManusSi je comprends bien, on adresse des questions sur la place de l'homme à une personne dont nous recherchons l'existence même, sans être sûr d'avoir une réponse? A moins qu'à force de nous interroger on finisse par trouver nous même une réponse qui nous convienne, sans doute guidé par une puissance supérieure...
J'ai un petit peu de mal avec cette approche de la vie et personnellement je ne me pose pas ce genre de questions, je préfère laisser toute la responsabilité au Hasard.

En fait je ne voulais pas dire que la technologie pourrait remplacer la spiritualité, mais qu'à cause d'un environnement de plus en plus encombré il est pour moi quasi-impossible d'atteindre une forme de paix intérieur, d'amour pour l'homme ou de spiritualité. Je pense qu'il faut se retirer du monde pour y arriver véritablement. Le reste n'est là que pour créer la confusion entre les hommes.

18. 05/03/2011 10:51 - Maïmonide

MaïmonidePour parcourir en ligne quelques pistes, je vous signale :

D'où vient le christianisme ? (5 conférences en ligne) http://tinyurl.com/6kecj94

"Le Juif Jésus" par Daniel Marguret, Professeur de Nouveau Testament à l'Université de Lausanne , Paris , mars 2007.( Conférence en ligne ) http://tinyurl.com/5txqhjk

19. 27/08/2011 17:02 - un homme sans nom...

un homme sans nom...Les éxègétes font la différence entre le Jésus de l'histoire et le Christ de la foi.

Bultmann a été réfuter par une partie de ces disciples : Ernst Käsemann notamment.

"on (Bultmann) vous a dit que l'on n'avait aucun accès au jésus historique,
et bien moi je vous dit que l'on a accès au Jésus historique à travers l'Evangile quand même"
(ce n'est pas la déclaration exacte...excusez moi)

L'historicité de Jésus Christ ne pose plus question aujourd'hui à l'heure actuelle.
Il serait mort entre 30 et 40 ans.
on ne sait pas exactement la date.

Le christianisme et le judaisme avant lui sont les deux religions les plus historiques au monde.

Les éxègètes ( grâce à Ernst Käsemann disciple de Bultmann) ont permis d'accéder au Jésus de l'histoire grâce au procédé de double contradiction :
si ce que dit ou fait Jésus ne provient ni de la culture hébraique de l'époque ni à la culture héllènistique de l'époque, alors ces faits et dits ont de fortes chances de remonter au Jésus histoire lui-même.

C'est le principe de double contradiction qui permet de relire les Evangile autrement que sleon la perspective de Von harnack (théologie positive) ou de Bultmann (démythologisation).

notamment : la plus courte prière :
"Abba" (papa en araméen) où le Jésus historique prie Dieu comme son Père.

"La Bible est la mort du mythe" disait un exègète.
(même si les mythes peuplent la Bible pour être utiliser autrement et faire dire d'autre vérité.)
C'est la manière d'utiliser le mythe qui est différent dans la Bible.

Cela me rappelle une histoire :
un soldat romain demande à voir le saint des saint à Jérusalem. Le grand prêtre le conduit au saint des saint où il n'ya aucune statue...la pièce est vide.
L'officier ne comprend pas et demande : "où est votre Dieu où est votre statue ?"
Le grand prêtre continuait à venier prier Dieu. "Dieu est là" répondit le grand prêtre.

Dieu est peut-être dans la mise à mort des idoles ? Elle est ce qui par défaut fait connaitre le Dieu dont on ne peut pas parler.

"Quiconque répudie l’idolâtrie est réputé être un Juif." .
COHEN A, Le Talmud, Ed. Payot, Paris, 2002, page 71.

"La prohibition de la idolâtrie égale en importance tous les autres commandements de la tora…" .
COHEN A, Le Talmud, Ed. Payot, Paris, 2002, page 69.

"L’idolâtrie est chose si essentielle que quiconque la rejette agit comme s’il connaissait la tora tout entière." .
COHEN A, Le Talmud, Ed. Payot, Paris, 2002, page 69.

20. 06/11/2012 19:20 - shantidas

shantidasJ'ai moi-même écrit un livre "Jésus balsamique et le philosophe" qui est la suite logique du travail de J.P.Meier. Vous pouvez vous en procurer gratuitement la version numérique en allant à ilv-édition.com

Ring 2012
Pierre Schneider par Pierre Schneider

Chroniqueur, éditorialiste Ring.

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Maïmonide28/02/2011 14:11 Maïmonide
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