Grande parade
SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par François-Xavier Ajavon - le 11/04/2011 - 7 réactions -
Par F-X Ajavon

Les français ont pris l’habitude de voter, tous les quatre ans, pour élire le Président des Etats-Unis. A chaque fois le débat franco-français sur les mérites comparés du candidat Démocrate et du candidat Républicain reprend de plus belle. La querelle s’étend partout, depuis les cours de récréation jusqu’aux plateaux de télé, depuis les bistrots de province jusqu’aux antichambres du Palais Bourbon. L’élection du président Américain est un authentique soucis hexagonal, comme la qualité du Beaujolais nouveau ou la tva sur la restauration. On organise même des sondages afin de savoir pour qui voteraient les français. Et les français votent souvent pour les Démocrates. Le souvenir de JFK est très fort. En général on n’aime pas trop les Républicains, qui sont souvent de vieux cow-boys en fin de carrière, ou des chefs de guerre brutaux qui veulent conquérir l’Arabie et mangent cinq enfants tous les matins. Mais à chaque fois la controverse est ardente dans les médias, et chacun vote dans son cœur.
Comme la France de Sarkozy s’ennuyait ce qui devait arriver arriva : les français ont élu un président américain. Barack Obama, afro-américain surdoué et beau gosse, a été élu Président de la République. Et la France a cessé de s’ennuyer. On aurait tort de penser que c’est le peuple américain qui a élu son président, c’est plutôt le peuple français qui s’en est choisi un.
Au lendemain de l’élection, la presse était en extase, presque priapique. Les journalistes, après cette victoire pseudo-subversive du Bien noir contre le Mal blanc, ont vécu une incroyable érection continue de 72h. Libé a titré « L’Elysée passe à la couleur », Le Parisien a tenté « La jeunesse de France avec Obama », l’Huma a osé « La France prend des couleurs ». Le Figaro, ironisant sur les irrégularités observées en banlieue à l’occasion de ce scrutin, a titré « Black, mic mac ». La Croix a lâché « Bienvenue Barack ! » La joie était partout. Claire Chazal, submergée par l’émotion, a éclaté en sanglots. De vrais sanglots, qui n’étaient même pas prévus au prompteur. La dernière fois que l’on avait vu un américain victorieux de la sorte, en France, avec autant de panache, c’était Lance Armstrong sur les Champs-Élysées, mais grâce à un vélo. Là c’était tout différent. Des hauts-parleurs, installés un peu partout dans Paris, diffusaient du jazz à un niveau sonore assourdissant. Jeff Koons avait repeint en noir le Zouave du Pont de l’Alma, lors d’une performance artistique télévisée, que Jack Lang avait conclu en déclarant : « Ca a quand même plus de gueule en noir ! C’est chié la modernité ! ». Jeff Koons avait empoché 13 millions d’euros au passage, en souriant malicieusement aux caméras.
Un grand concert gratuit avait même été organisé place de la République, par des associations anti-racistes et une marque de chaussures de sport. Yannick Noha y avait chanté quelques tubes, aux côté d’une pléiade d’autres chanteurs « engagés », et avait déclaré solennellement : « Aujourd’hui, mes frères, je suis fier d’être français ! ». Ce moment de patriotisme black avait été jugé « bouleversant et fondateur » par L’Humanité.
La première déclaration publique de Barack, dans un français un peu hésitant, avait porté sur des idées très générales. Il avait fait dans la dilution, dans le dilatoire, dans le symbolique. Il avait commencé par « J’ai fait un rêve… le pays de Joséphine Baker et de Lilian Thuram va être enfin guidé par un noir ! » Ca avait du panache. Il n’avait ni le talent de Louis Armstrong, ni celui de Martin Luther King, mais il se débrouillait bien pour distiller des émotions savamment calibrées par les agences de communications de la place. Le bellâtre s’était exprimé en direct depuis le Musée du Quai Branly, dans un costume sur mesure à 4000€, devant un totem africain magnifique, sculpté dans le bois d’ébène. Une pièce inestimable. La télévision avait bouleversé toutes ses émissions pour laisser la place à une programmation « pédagogique » visant à bien accompagner les français dans cette nouvelle aventure progressiste, qui était une « transition historique fondamentale » selon BHL. C’était quand même la première fois qu’un noir allait entrer à l’Elysée, et maîtriser la force de frappe nucléaire. C’était un événement. Les grandes chaînes avaient diffusé de nombreux documentaires sur l’épopée du peuple noir, sur l’esclavagisme, le colonialisme occidental, la discrimination raciale à l’embauche, et à l’entrée des boîtes de nuit, la haine ancestrale – et impitoyable - des « blancs » en direction des gens de couleur. La plupart des responsables d’associations anti-racistes étaient venus s’exprimer sur les plateaux de télévision. La pythie furieuse des Indignés de la Nation avait hurlé chez Taddéi : « C’est un très juste retour des choses ! Vous verrez que demain la France sera entièrement black. C’est dans la logique de l’histoire ! ». La sociologue Emmanuelle Toddy avait déclaré : « Cet événement va ouvrir une nouvelle ère dans nos relations avec les pays africains. Nous ne pouvons désormais plus parler de migrants ou d’immigrés, mais de défricheurs d’Occident, d’aventuriers sagaces de la mobilité internationale, de pionniers… l’occident n’est plus grand chose, vous savez… tout ce joue en dessous de la ceinture, c’est à dire en dessous de l’équateur, au Sud ! ». On l’avait applaudi, mais son jeu de mot douteux sur la ceinture-équateur lui avait été largement reproché dans la presse de gauche, et notamment dans Libération qui avait publié un numéro spécial - à l’occasion de la victoire d’Obama - imprimé en blanc sur du papier noir.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë avait immédiatement fait de Barack un « citoyen d’honneur de la ville de Paris », et avait rebaptisé la rue François Ier – dans le 8ème arrondissement de la capitale - rue Obama Ier. Un immense portrait du nouveau président français avait même été installé sur le fronton de la Mairie de Paris, avec ce message : « Bienvenue dans le nouveau monde ! » Cela avait de la gueule. On l’éclairait même la nuit, avec des effets lasers. Il avait été décidé que le thème de Paris Plage, cette année, serait l’île américaine d’Hawaï où été né le nouveau locataire de l’Elysée.
Tout cela avait été bien amusant à regarder. Je n’en avais pas raté une miette. J’étais bien décidé à discuter de ce séisme hexagonal avec un ami historien, qui enseignait la chronologie du désastre général à la Sorbonne, depuis quelques années. Nous nous étions donné rendez-vous devant la fontaine de Saint-Michel, un samedi midi. Nous avions comme ambition de déambuler sur les quais de Seine, de parler philosophie en pillant les étals des bouquinistes, de dire du mal des femmes que nous fréquentions respectivement, et de profiter de l’amitié que nous pouvions échanger tant que nous étions vivants. Albin m’attendait sagement sur le rebord de la fontaine, en dévorant – hilare - un polar comique de Richard Brautigan. A côté de lui une fillette de dix ans, tout au plus, avec une jupe plissée et des barrettes fantaisie dans les cheveux, sautait frénétiquement à la corde. « Salut Ajavon ! C’est ma gamine. Ma femme a du partir en mission d’urgence en Asie, je n’ai pas pu faire autrement. Cela ne te dérange pas qu’elle soit là ? » Non, cela ne me dérangeait pas, mais cela fermait la porte à l’idée d’une longue tournée des bars interlopes de la capitale, et à une authentique beuverie « entre mecs ». La femme d’Albin était une sorte de diplomate diplômée, un peu humanitaire sur les bords, qui gagnait sa vie en quittant régulièrement la France, pour faire le bien dans des pays étrangers infestés de dictateurs violents et de religions brutales. La fillette ressemblait d’ailleurs beaucoup à sa mère, sauf qu’elle n’avait pas l’ambition de rendre le monde meilleur, mais simplement de faire de la corde à sauter.
Paris avait beaucoup changé, ces dernières années. La ville était devenue la capitale mondiale de la « festivité alternative » et des « déplacements doux ». Cette ville que j’aimais tant depuis des années, de Montmartre à la Contrescarpe, de la place Mouffetard à Saint-Germain des Prés, cette ville qui avait inspiré Marcel Aymé et Jacques Prévert, cette ville qu’avaient filmé tous les plus grands cinéastes, ressemblait désormais à un gigantesque et sinistre camp de vacances aseptisé de type Center Park, qui périssait sous son grand dôme de verre. Dans ce néo-Paris du « vivre ensemble » éco-citoyen, les voitures avaient été totalement interdites. Les franciliens fanatiques qui persistaient dans l’idée de se rendre à Paris en automobile devaient laisser leurs voitures dans de gigantesques tours-parkings, en périphérie de la ville, où ils pouvaient louer toute une gamme de montures citoyennes et non-polluantes, tels que des rollers, des patinettes équipées de moteurs aux agrocarburants, ou bien des tandems gays et lesbiens. Plus les légendaires Vélib’s, disponibles en trois couleurs différentes, ainsi que « arc-en-ciel ».
Dans ce néo-Paris l’Ile Saint-Louis avait été rebaptisée « Ile de la Tolérance », comme lors de la Révolution française on avait cru bon de renommer Bourg-La-Reine en Bourg-Egalité. Notre-Dame de Paris, symbole intolérable d’un ancien monde attaché aux religions du passé, avait été entièrement « emballée » par l’artiste contemporain Christo, qui avait déjà humilié le Pont-Neuf de la même façon. Sauf que pour Notre-Dame de Paris la blague durait depuis des années, et l’emballage de Christo ressemblait désormais à une atroce bâche rose sale et déchirée.
Dans ce néo-Paris, l’art contemporain avait été promu jusqu’à l’écœurement. Tous les panneaux publicitaires avaient été remplacés par des œuvres d’art abstraites. Dans le hall de chacune des mairies d’arrondissement il y avait une « installation » artistique, impliquant des dispositifs audiovisuels. Des galeries d’art florissaient à chaque coin de rue, au même rythme que les bistrots de quartier fermaient. L’adjoint au maire avait déclaré, le jour de la « Fête de la musique et des diversités sexuelles » : « En chaque parisien, il y a un grand artiste qui sommeille ! » Et tout le troupeau boboïsé avait écouté, et réveillé la créativité barbare qui était en lui. Ce grand nivellement avait évidemment aboli les frontières entres génie, talent et simple amateurisme. L’important n’était plus de laisser une trace dans son art, mais simplement de s’exprimer. Ou pire : de « prendre la parole ». Les artistes de rue étaient partout, les jongleurs avaient envahi les couloirs du métro, et on avait même du instaurer un numerus-clausus des cracheurs de feu.
Bref, la vie avait changé à Paris ; mais les bouquinistes étaient toujours sur les bords de Seine, et la Seine coulait toujours dans le même sens. C’était d’ailleurs le meilleur endroit pour trouver des traces de la vie d’avant. Des livres anciens, de vieux journaux jaunis, des estampes sans âge. Nous étions bien, moi, Albin et sa petite fille. Nous prenions le soleil en bavardant gentiment entre les livres d’occasion.
C’est alors qu’une tonitruante musique de cirque détonna au loin. Je fus pétrifié. La musique se rapprochait, et le sol commençait à vibrer comme sous l’effet d’un tremblement de terre. Ou bout d’un moment, sur le Quai des Grands Augustins, la rumeur nous rattrapa et nous avons pu voir, tétanisés, l’origine de cette tornade furieuse de bruit et de joie. Une grande Parade était en marche afin de porter le nouveau président Barack Obama jusqu’à l’Elysée. Pénélope, la gamine d’Albin, était effrayée par cette vision. La parade s’ouvrait par une série de « géants » motorisés, à l’effigie de grandes figures du monde black, de l’immigration et de l’anti-racisme : Luther-King, Mouloud Aounit, Malek Boutih, Dominique Sopo, Fodé Sylla, Louis Schweitzer, Victor Schoelcher, Sydney Poitier, Houria Bouteldja et même Zinédine Zidane. Après cette déambulation de « géants », à la mode folklorique du Nord de la France, des cracheurs de feu sur échasses ont proposé un show citoyen. Entre chaque rasade d’alcool à brûler, et après chaque giclée de longues flammes oranges, les cracheurs déclamaient des vers d’Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor.
La petite Pénélope avait adoré les géants, mais était terrifiée par les flammes des cracheurs de feu. Alblin l’avait installée sur ses épaules. Elle retrouva très vite le sourire en voyant, ensuite, la parade des éléphants. C’était assez surprenant, mais il y avait une demi-douzaine d’éléphants qui arpentaient les quais de Seine. Chacun d’eux était décoré d’ornements faisant références aux différents continents… l’éléphant africain était en tête du cortège, suivi par l’éléphant indien, et l’éléphant asiatique. Suivaient les autres, qui étaient plus chétifs et moins bien parés. Il y avait encore d’autres animaux sauvages qui accompagnaient les éléphants…. De magnifiques culturistes noirs, déguisés en guerriers africains, tenaient en laisse des lions, des tigres et des guépards. Puis de splendides danseuses métissées, portant de petits singes sur leurs épaules, battaient le pavé de leur chorégraphie presque érotique.
Pénélope avait beaucoup applaudi les montreurs d’ours. Ils étaient habillés de cuir et dominaient les gros monstres poilus avec une simple trique. Les ours slovènes savaient danser, faire des galipettes, et avaient été formés pour participer à des « testings » anti-discriminatoires à l’entrée des zoos européens. Le cortège était maintenant sur le Quai Conti, et s’approchait de l’Académie Française. Une gigantesque cage, portée par une demi-douzaine d’aurochs de Heck, ces immenses bovidés antiques, était remplie de symboles archaïques du monde passé. Cette cage majestueuse, portée par de si nobles taureaux, était pleine de récalcitrants médiatiques. Le journaliste Eric Zemmour et le philosophe Alain Finkielkraut, enfermés dans des camisoles de force, se débattaient comme des hystériques et se projetaient violemment contre les barreaux en hurlant des horreurs. La cage était pleine d’intermittents du spectacle, grimés comme des monstres, avec des tee-shirt portant des mentions renvoyant à l’ancien régime, à l’ancien monde réactionnaire et conservateur : « Racisme », « Individualisme », « Monogamie », « Jesus-Christ », « Civilisation », « Culture classique », « Littérature latine », « Général de Gaulle », « Classicisme », « Le Figaro », « Valeurs Actuelles », « Romantisme », « Fidélité »… les intermittents gigotaient comme de beaux diables. La foule en délire commençait à lancer des pavés sur la grande cage, pour lapider ces malheureux symboles du passé.
Pénélope voulait aussi lancer des pierres. Ce jeu l’amusait beaucoup. Devant l’Académie française le cortège s’arrêta. Le ciel s’assombrit soudainement. Contre toute attente. La musique assourdissante du majestueux big-band, qui naviguait entre jazz et musique de cirque, s’arrêta aussi. Il s’agissait d’une éclipse de soleil. Une éclipse... Barack Obama faisait vraiment les choses comme il faut. Lorsque la lune est passée devant le soleil la nuit s’est sauvagement étendue sur Paris. C’était le règne énigmatique de l’obscur et du ténébreux. Les animaux de la grande parade étaient silencieux. Au plus profond de ce bref moment de nuit diurne, un superbe feu d’artifice illumina la Seine. Le tout avait été chorégraphié par Jean-Paul Goude. Albin et moi étions sans voix. Pénélope allait des larmes aux rires. C’était certainement l’un des plus beaux moments de sa vie, avec le jour où elle a sauté à la corde pour la première fois.
Au même instant un grand bûcher avait été organisé sur le parvis de l’Institut de France, quai Conti. Un immense autodafé qui projetait des flammes aux couleurs extraordinaires, allant du carmin à l’orangé, du violet profond au vert absinthe, au-dessus de Paris. On avait décidé de brûler symboliquement tous les livres qui n’entraient pas les normes des nouveaux dogmes idéologiques contemporains. Autour de ce feu de joie dansait une escouade d’intermittents du spectacle musculeux, déguisés en aborigènes modernes, et chantant des complaintes de zoulous militants. Les parisiens avaient été invités à apporter devant l’Académie française la part la plus honteuse de leur bibliothèque… Les montreurs d’ours, et leurs monstres poilus, virevoltaient à présent autour du brasier. Ils ressemblaient à des derviches tourneurs. Albin et moi étions en larmes. Surtout Albin, parce qu’il était historien. Et qu’il savait bien qu’il resterait une trace éternelle de cette déculturation.
La lune s’est progressivement effacée du soleil, et la lumière est revenue sur Paris. Un nouveau secrétaire perpétuel a été nommé, dans la foulée, à la tête l’Académie française… un jeune slammeur de vingt-deux ans, issu des minorités visibles, « très actif » dans le secteur des arts urbains. Il proposa immédiatement que le bâtiment du quai Conti soit recouvert de « bombages ethniques » par de grands artistes du graffiti.
Le cortège festif poursuivit sa course folle dans ce néo-Paris aseptisé, qui « repartait de zéro » selon le mot du maire de la capitale. Le big-band reprit de plus belle ses lancinantes mélopées. Ensuite le cortège tenta de passer par le frêle pont des arts, mais la passerelle céda sous le poids des éléphants, qui s’échouèrent dans la Seine au son de barrissements affreux. Le cortège se replia sur le Pont du Carrousel, puis longea le Quai des Tuileries. Le cortège portant en grâce le nouveau président de la République française Barak Obama se dirigeait vers le Palais de l’Elysée. Barack était au cœur du défilé, dans un superbe carrosse en or, tracté par une demi-douzaine de zèbres de concours, recouverts de capes en velours elles-mêmes zébrées d’or. Le Président saluait régulièrement la foule avec son sourire irréprochable. Il était accompagné de Michelle ma belle, ainsi que de ses deux fillettes, qui étaient encore plus belles que Pénélope, qui regardait passer le carrosse en frappant dans ses mains sur les épaules de son père.
Le carrosse scintillant, et tout son cortège furieux d’animaux et de musique, poursuivit sa course place de la Concorde, rue royale, puis faubourg Saint-Honoré… jusqu’au 55, palais de l’Elysée. La liesse était à son comble, malgré les éléphants symboliques qui avaient péri noyés dans la Seine. Il y avait une impressionnante cohorte de journalistes qui attendaient l’entrée d’Obama dans ce temple de la République, et ne voulaient pas rater une miette de la passation de pouvoir avec le malheureux locataire précédent de l’Elysée. Grâce à ma légendaire fausse carte de presse, nous étions aux première loges pour assister à l’événement.
En retrouvant la terre ferme la fille d’Albin a immédiatement recommencé à faire de la corde à sauter. Frénétiquement. Ce qui était prévisible. Mais quand Obama est sorti du carrosse d’or, il a fait un signe amical à Pénélope… qui nous a regardé, soudainement grave, en chantant ce vers de Rimbaud :
« J’ai seule la clef de cette parade sauvage ». François-Xavier Ajavon
Toutes les réactions (7)
1. 11/04/2011 23:53 - Gibguil
Excellent... et terrifiant.
2. 12/04/2011 16:26 - lb
Content de vous lire à nouveau !!
Très bon texte, presque aussi bon que celui de votre soirée avec Delerm...
3. 13/04/2011 10:05 - beam
Il manque cependant la fin à ce billet. Les derniers pogroms, le rassemblement des blancs réfractaires, hétéros, qui lisent Aristote et Céline au Vel d'hiv, leur euthanasie, la confiscation de leurs biens, et puis ensuite les premières coupures d'électricité pour faire des économies, les révoltes des Noirs contre le gouvernement Obama parce qu'ils ne touchent plus le RSA, car il n 'y a plus d'argent. Les révoltes matées à coup de fusils. Les pillages. Le cannibalisme après avoir dévoré les éléphants. La fuite des Obama dans le dernier Falcon aux soutes remplies d'or de la Banque de France.
4. 14/04/2011 05:49 - Crashtest
ULTRALOLOLOL XPTDR MDR xD xD POKEPOKE!!
(Pour aller dans le sens du texte! Je crois bien que c'est la première et dernière fois que j'écris un commentaire du genre, vous m'excuserez...)
Non, sincèrement c'est brillant! Chapeau bas...
5. 15/04/2011 19:12 - heidi
Un doute m' étreint, ni serions nous pas déjà ??
6. 23/04/2011 19:40 - beamm
Oui nous y sommes déjà,
mais la fin viendra quand les tribus musulmanes lyncheront les collabos de l'invasion, les politiques et leurs familles et mangeront leurs femmes et leurs enfants car une religion de 1400 ans est incontrôlable par ceux là même qui les ont fait rentrer croyant les manipuler pour détruire l'Europe, quand ces collabos mourront même s'ils se convertissent, car leur conversion est fausse.
7. 24/04/2011 01:05 - AvengerRedSix
Cela me fait penser aux Carnets De Turner dans un sens...
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Dernière réaction Excellent... et terrifiant.  11/04/2011 23:53 Gibguil
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