Sur le RING

Grand entretien filmé avec Michel Houellebecq

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Marin de Viry - le 08/09/2010 - 52 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B






 



Toutes les réactions (52)

1. 08/09/2010 12:03 - Time'O'Clock

Time'O'Clock"A table !"

2. 08/09/2010 12:19 - Sophie Gregs

Sophie GregsEnfin, l'entretien tant attendu, merci Ring!

3. 08/09/2010 14:33 - Gustav Mahler

Gustav MahlerJ'ai fait "refresh" toute la matinée pour voir si l'interview était dispo... ca y est ! Merci le Ring, je me régale.

4. 08/09/2010 15:18 - Il Sorpasso

Il SorpassoPrécision : âme dans le foetus, 40 jours selon la tradition juive, longtemps retenue par l'Eglise Catholique via Saint Augustin qui précisait même : 40 jours pour un homme, 90 pour une femme.

5. 08/09/2010 17:38 - alailm

alailmWikipedia :
L'Église catholique romaine défend (Humanæ Vitæ) la doctrine de la vie dès la conception c'est-à-dire la qualité d'être humain à part entière à l'embryon, et ce quelles que soient les circonstances de cette conception. La conception est considérée comme une œuvre impliquant les parents et l'intervention pleine et entière de Dieu à l'instant même de la conception où il introduit l'âme humaine (enc.1995).
L'Église catholique romaine relance donc toujours la querelle de l'animation (à partir de quand peut-on parler d'un être humain, d'une personne ?). Elle défendit successivement les doctrines du commencement de la vie suivantes :
Celle d'Augustin d'Hippône : l'animation commence à la naissance
Celle de Thomas d'Aquin : l'animation commence au milieu de la grossesse (40 jours pour les garçons, 80 jours pour les filles)
Celle de Bonaventure : l'animation commence à la conception.

6. 08/09/2010 19:42 - Inuit 2058

Inuit 2058Hallucinant entretien, fumant, prenant, émouvant, de loin de plus profond entretien de Michel, bravo Marin et Pierre.

7. 08/09/2010 19:51 - 7dav77

7dav77Je suis en train de regarder l'interview alors que je viens de finir le roman (très très drôle). Amusant comme le hasard a tendance à être nié. Le hasard pur...

8. 08/09/2010 22:06 - Gaël

Gaël@7dav77
Pas le hasard, ce "machin" qui a à voir avec nos désirs, mais la providence, ce qui se rapporte et oriente votre destin.

9. 09/09/2010 11:38 - Quentin

QuentinGrandiose, unique, Ring.

10. 09/09/2010 14:43 - Murielle

MurielleMichel je t'aime, j'en peux plus.

11. 09/09/2010 18:19 - 7dav77

7dav77Les 40 jours avant que l'âme ne soit insufflée, c'est je crois en islam (mais je ne sais pas si ça compte...). Chez les catholiques, c'est bien entendu dès la conception. Michel Houllebecq semble un peu moins calé que son personnage Jed Martin en matière de théologie.
Je trouve l'interview un peu sérieuse, comparé au roman dont on ne souligne pas assez à quel point il est hilarant. Mais d'une certaine façon, ce décalage est lui-même hilarant. Houllebecq, avec ce roman, m'apparaît comme un maître de la caricature. Il caricature, non pas directement une personne, mais le personnage médiatique que cette personne a produit. Curieusement, cette caricature de la caricature fait émerger la personne derrière sa marionnette et on a "envie de l'aimer" (Beigbeder, Houllebecq, Sollers)
Chère Gaël, en me plaçant selon le point de vue de Houllebecq, je dirais que je ne comprends pas en quoi le hasard pur a à voir avec nos désirs (si ce n'est qu'il est la source de toute possibilité). J'ai l'impression, sans être certain de t'avoir comprise, qu'en niant que le hasard pur est nié, tu participes à la dénégation. Peux-tu préciser ta pensée ?

12. 09/09/2010 22:27 - Valérie

ValérieDu lourd, en effet. Enfin un cadre, des questions, un rythme à la hauteur de l'écrivain interviewé.
Très intéressant globalement, parfois drôle ou émouvant, on apprend même comment Houellebecq écrit ses romans.

13. 09/09/2010 23:41 - laurent

laurentJe découvre le Ring à l'occasion de cette interview. Je m'en vais parcourir les autres rubriques.
Bravo aux deux interviewers, Marin de Viry particulièrement pour l'acuité de ses questions - Pierre Poucet également.
Une qualité rare qui laisse le temps faire son oeuvre. L'interview, ou l'art de la conversation...

14. 10/09/2010 01:41 - Gaël

GaëlInterview du feu de Dieu, bravo MM de Viry et Poucet.
Voilà le genre de séquence que tout lecteur mérite, et par là même, que tout écrivain réel mérite aussi.
Je pense au passage où Houellebecq évoque les personnages de Dostoïevski dans Les Démons, qui vont à l'encontre du projet initial de l'auteur et viennent ainsi le saborder. Je ne peux m'empêcher de faire la connexion avec Ellroy, où les protagonistes, invariablement, et pour leur malheur, annihilent leurs actions et laissent s'éloigner le but pour lequel ils ont été créés (en tant qu'agents, FBI, LAPD...et en tant que créatures du l'auteur). Les personnages de fictions ne sont-ils pas tous des golems littéraires, qui se doivent d'échapper au contrôle du romancier pour que le récit "se fasse", mais aussi afin de prendre vie ( ce qui ne fait plus d'eux des "machines romanesques" mais des êtres)? Si vie il y a, mort il doit y avoir; la seule alternative de l'écrivain pour reprendre possession de son oeuvre n'est-elle pas d'effacer son personnage, comme est effacé l'aleph au front de la créture de boue, et, pour reprendre encore Houellebecq, de lui offrir une sépulture, fut-ce de papier et d'encre?

15. 10/09/2010 02:00 - Gaël

Gaël@7dav77;
Simplement parce que je ne me place pas de son point de vue et que je ne laisse point de place au hasard : je n'y crois pas. D'où ma réticence sur l'idée que l'on puisse s'appuyer sur quelque chose ,en laquelle on ne peut décidement pas avoir confiance, et fonder, ou pas, des projets, des désirs justement, des possibilités, comme tu le dit. Les choses arrivent, elles sont. La quantique a-telle a voir avec le hasard? j'en doute.
C'est absolument personnel comme point de vue, mais j'ai vu trop de "signes" dans ma bien courte existence pour espérer gagner quelque chose en jouant aux dés.
Cela étant, les propos de Houellebecq sont cohérents et c'est ce qui m'importe chez toute personne, même si je ne partage pas cet avis précisément. Pas de dénégation, mais opposition.
Enfin, tu as bien raison, j'ai ri dès la première page, l'humour à été assez peu souligné...

16. 10/09/2010 11:42 - Nach Mavidou

Nach MavidouJe suis moins intéressé par Houellebecq que par Dantec mais cet entretien conséquent, au format devenu rare dans le monde littéraire français, m'a permis de renouer avec lui. Il n'apparaît pas très différent dans son expression, dans la formation de sa pensée, que ce que dégagent ses oeuvres. Le rythme de l'interview lui convient parfaitement, sans en remettre une couche sur le niveau des interlocuteurs. Beaucoup de sujets intéressants sont ainsi abordés. Le dernier vrai dandy, peut-être l'est-il... mais c'est surtout l'un des observateurs les plus pertinents de notre époque même s'il s'en tient, par parti pris et non par incapacité, à la surface des nombreuses choses qu'il aborde. Le succès international qu'il récolte confirme la justesse exceptionnelle de sa position de témoin.

Je me bornerai donc à faire remarquer, en tant que vieux fan de Death Metal, que ce courant musical ne se prend pas au sérieux. Il ne prétend pas spécialement exprimer en vérité la face la plus malsaine de l'Homme dans ses pulsions meurtrières, c'est foncièrement une vaste farce tout à fait assumée pour s'envoyer un son hyper saturé dans les esgourdes avec un lexique et des gimmicks adaptés à cet objectif. Il est donc tout à fait normal de trouver ailleurs des expressions plus dérangeantes, pour quelqu'un comme Houellebecq et beaucoup d'autres, qui ne s'effraient pas d'un mur de guitares et de vocaux pitchés.

17. 10/09/2010 17:58 - 7dav77

7dav77Dear Gaël,
Donc j'avais bien compris: tu ne crois pas au hasard; comme les inteviewers, face auxquels Houellebecq est obligé d'insister: "Je maintiens que c'est un hasard, enfin, je tiens à le répéter autant de fois qu'il le faudra: il a du succès par hasard."
La physique quantique et Michel Houllebecq n'affirment pas que tout n'est que hasard, mais que le hasard pur existe. La physique quantique le démontre, ce n'est plus une histoire d'opinion. A mon sens, c'est plutôt une bonne nouvelle: le monde n'est pas tout entier déterminé. Il y a, au niveau corpusculaire, la possibilité d'un sans-cause (on retrouve l'idée du clinamen chez Lucrèce). Pourtant, cette bonne nouvelle, qui commence à dater, personne ne veut en entendre parler. Les philosophes n'en prennent pas acte, par exemple, ils continuent de formuler des idées vaseuses sur le déterminisme, à noyer le poisson.
Dans cet entretien, on voit le déni du hasard à l'oeuvre et Houllebecq tenir bon. Il faut une vraie culture scientifique et des couilles pour tenir bon sur le hasard, posément, sans se démonter; pour refuser servir de la causalité à une demande assoiffée. C'est pour ça aussi que j'aime Houllebecq.
J'ajoute à cela une opinion personnelle: le hasard précède l'espace et le temps, il en est la source.

18. 10/09/2010 20:50 - Gaël

GaëlDear7dav77,
Je crois que nous défendons chacun des chapelles bien différentes, et c'est sans doute pour cela que nous passons à côté du dialogue. Je m'en excuse, au sujet du hasard, j'étais parti sur ce synonyme folklorique de chance, sur laquelle on compte,lorsque l'on joue au jeux de grattage et que l'on espère gagner, surtout qu'on est vendredi 13 etc...ce qui me hérisse le poil.
Je vous ai entendu, les phénomènes sans causes et les relations d'incertitudes de.. (Heisenberg, non?), comme vous le dites, il faut une sacrée culture scientifique pour s'attaquer à des sujets de cette ampleur, et ce n'est pas mon cas...
Mais, le probabilisme quantique se mesure, et mesurer c'est tout de même tirer au sort, puisqu'il faut bien un observateur des ces instances (sinon c'est le determinisme , qui se pose comme règle universelle, on est d'accord).
Vous m'avez bien compris, je ne crois pas au "hasard" parce que je crois, justement, en autre chose, un mystère plus grand que celui de la quantique, qui est en toute chose et qui est ineffable et incompréhensible, vous me suivez? En fait, ma première remarque n'était qu'un clin d'oeil, que vous n'avez point saisi. J'étais sur le plan de la philosophie catholique, vous sur un plan scientifique...pur.
Bien a vous

19. 12/09/2010 11:25 - petiteâmegrise

petiteâmegriseChez Thomas d'Aquin l'effusion de l'âme est médiate car il se base sur les observations médicales de l'époque (grosseur du ventre, nausée, glaires, etc...) et en conclue en une animation médiate. Cela dit il dit bien que le cellule est prête à recevoir une âme. La matière est apprêtée à recevoir l'âme. L'âme est là en puissance, l'Humanité avec. Chez d'autres théologiens (Bonaventure), l'effusion est immédiate. Car ils s'expriment moins avec les canons aristotéliciens (en puissance, en acte).
Aujourd'hui l'Eglise catholique, sans avoir réellement tranchée cette question (rien dans le Cathéchisme ou dans les encycliques comme Humanae Vitae), se range à l'idée de l'animation immédiate grâce aux nouvelles observations cliniques que l'on possède (échographie et tutti quanti...). J'aime penser qu'il en serait de même pour St Thomas d'Aquin.

20. 12/09/2010 23:39 - 2.0

2.0j'en ai les larmes aux yeux, c'est pas l'émotion ni le tragique qui me les ont sorties au final, mais le rire, lorsque MH s'emmerde au carré... faut bien gérer les relations... c'est le regard posé sur le lourd, l'épinglant de pied en cape avant de se marrer... puis un autre, de regard, autre direction, autre adresse, genre ah ouais qu'est-ce que tu te trimbales. Les gens ne deviennent pas plus légers. Grand moment de vidéo 2.0, je navigue en boucle aux environs 2.00, lorsque l'ironie tacle le profond de l'imbécile... ou plutôt s'en amuse... du nanan, un délice, le pied quoi!

21. 14/09/2010 07:30 - Rinaldo A.

Rinaldo A."(...). J’ai découvert cet écrivain que j’ignorais et je ne le regrette pas. C’est en effet un bon écrivain. Dire que je chercherai à lire une autre de ses œuvres, c’est moins sûr. Encore faut-il s’intéresser à ce qu’il dit, comme pour tout autre artiste, à sa vision du monde. Il décrit la vie d’un peintre imaginaire qui a commencé par la photo et qui finit dans la confection de petits films. (...) . Je ne saurai évidemment jamais si la peinture de ce Jed Martin (c’est le nom du héros de Houellebecq) m’aurait plu, mais le problème est ailleurs, dans sa vie et sa façon d’appréhender le monde.
S’il réussit, c’est deux fois par hasard, grâce à une attachée de presse qui sait le vendre. Et le vendre à ces magnats de la finance qui s’imaginent être des mécènes parce qu’ils fabriquent au hasard des cotes énormes. Ils n’ont pas d’idée, de dessein, ils voguent au vent des modes. L’auteur est d’ailleurs féroce sur le vent des modes et en épingle (avec délices ?) pour le grand plaisir du lecteur, ainsi récompensé de son attention. C’est une part de l’art de cet écrivain. Ainsi en est-il par exemple des professeurs d’économie ou des avocats spécialisés dans les divorces, ou de quelques contemporains du monde des lettres et des arts qu’il croque de toutes ses dents.

22. 14/09/2010 07:31 - Rinaldo A.

Rinaldo A.(suite du précédent, ce commentaire m'a été transmis par un ami et est publié avec son accord)

"Il se met lui-même en scène, jusqu’à se faire assassiner (en 2011 ?) après s’être fait subrepticement baptiser. Dans une interview de lui que j’ai lue sur internet, déjà ancienne (2005 ?), il dit en substance que le romancier n’a pas pour vocation de transmettre un message mais seulement d’attirer l’attention du lecteur sur ce qui le trouble. Dans son cas il semble que ce soit l’apparent néant du monde et de l’homme, tout cela n’est qu’assemblage hasardeux de particules élémentaires. Même l’enquête sur son assassinat n’aboutit que par hasard, et sur un
maniaque des insectes qui voulait seulement ( ??) lui dérober son portrait… Le Jed Martin enfin s’anéantit progressivement dans la fabrication laborieuse de petites vidéos où toute civilisation s’engloutit dans le végétal. Ce monde dont il cherche en vain s’il a un sens.

On rêve à l’idée que l’auteur prévoit une conversion et qu’il se prépare à en faire un fracas médiatique . Alors cela vaudrait le coup d’être lu. Sinon… L’on se demande si tout ce livre ne se résume pas tout simplement à « rien ». Comme ce roman de Raspail, les royaumes de Borée, où l’on court sur 300 pages à la poursuite d’une ombre que tant ont cru voir et que finalement l’on ne trouve jamais. N’est-on pas renvoyé aux illustres dessins de Brétécher, « les frustrés » ?

Reste le talent indiscutable de Houellebecq et toutes ces remarques et autres incises qui parsèment le néant dqui parsèment le néant de beaux éclats de rire : « Kennedy souriait avec cet enthousiasme et cet optimisme crétins qu’il est si difficile aux non-Américains de contrefaire. » "

23. 15/09/2010 19:03 - pasdeupseudo

pasdeupseudoNous avons donc l'opinion d'A. Rinaldo.
Quel dommage de ne pas avoir celle d'A. Rinaldi !
Il l'aurait assassiné, le Houellebecq, tout seul parmi les louangeurs !

24. 17/09/2010 15:04 - Lepol

LepolLe hasard n'existe que là ou nous ne savons pas, là où ne nous pouvons savoir.

25. 17/09/2010 16:09 - Pierre Cormary

Pierre CormaryC’est vrai qu’il est fabuleux cet entretien (cadrage, lumière, gros plan) et qu’il donne envie de paraphraser Pascal : « On s’attendait de voir un auteur, et on trouve un homme. » Et un homme qui dit des choses extraordinaires sur la littérature et la vie. On me permettra ces notes prises pêle-mêle en l’écoutant et qui pourront servir de vade mecum :

L’axe de la critique face au roman, aussi difficile à trouver que l’axe du roman face au monde.

L’idéologie qui est le grand ennemi du roman, et fera qu’un Philippe Muray ratera les siens. Grand écrivain, mauvais romancier, celui-ci ne saura dépasser sa critique post-humaine, ne saura pas donner de l’humanité à cette post-humanité. Pour écrire un roman, il faut faire vivre des personnages, soient des vivre des gens qu’on n’aime pas. Il faut « les désirer ». Or, l’idéologie est incompatible avec ça. « Vouloir illustrer une thèse ne suffit pas. » Pour que le roman gagne, « il faut que l’intelligence perde ». J’aurais dit « la pensée » plutôt que « l’intelligence », car l’intelligence du romancier consiste précisément à comprendre même ce lui, l’individu, ne comprend pas. Si Balzac et Dostoïevski sont des génies, ce n’est pas parce que l’un est un monarchiste catholique et l’autre un orthodoxe anti-français, c’est parce qu’ils ont su tous les deux rendre leurs personnages de gauche bobo ou terroristes sympathiques et émouvants. « Il faut que le projet perde et que l’intention sombre. » Il faut rendre humain même l’inhumain. Or, ce que l’on peut reprocher à Muray, c’est son inhumanité idéologique. Même le pire Festivus est encore un homme.

Les rapports des causes aux conséquences.
La différence entre les Particules, la Possibilité et cette Carte ? Dans les premiers, on pose la souffrance des individus à laquelle on appose une politique « bienveillante » (le clonage). Dans le dernier, l’enjeu n’est plus le sauvetage des uns par l’une, mais plutôt des individus qui veulent s’affirmer ou se sauver d’eux-mêmes. Le salut, c’est l’art, les origines, l’enfance, la maison familiale. La seule transcendance sera non politique mais naturelle – végétale.

La phrase punk de Charles d’Orléans.

Même si c’est un homme de vocation, Jed Martin a du succès par hasard. « On n’est pas à l’abri d’un succès. » Une forme de réussite artistique et individuelle où le travail acharné coïncide un jour, on ne sait trop comment, avec le temps présent – y compris si c’est pour le mettre en pièce (ce qui n’est d’ailleurs pas le cas du travail de Jed Martin). Je ne fais que ça, et ce « ça » se met à marcher. Phases déterministes et moments qui basculent Evénement, c’est-à-dire, imprévisible, c’est-à-dire physique quantique (ou clinamen.) « Toute décision est un acte quantique [même] si l’imprévisibilité de celui qui choisit existe ».

Structure de La carte : petites séquences, petits espaces, parfois même des collages, qui s’entrecroisent. Une page et des mondes. Une situation et des probabilités – des possibilités d’îles ou de bonheur.

Bouleversant : la femme laide qui écrit à Houellebecq qu’elle va se suicider et qui ne le fait pas parce qu’elle l’a écrit. Ecrire les choses pour ne pas les faire – ce que ne comprennent pas les antilittéraires. La pire chose, la pire pensée (puritaine ou terroriste), c’est de croire le contraire, c’est de croire que l’on écrit les choses pour les faire. L’écriture comme création de vie nouvelle (et qui peut passer par l’expression du mal), même au niveau d’une lettre, et non comme confirmation de sa petite existence misérable ou de sa misérable volonté. La mauvaise écriture (et la mauvaise lecture) serait celle de « l’adéquation » (un mot que j’aime en d’autres contextes) avec soi. « Je recommande le suicide à l’écrit mais non à l’oral » (Cioran)
Le roman comme au décloisonnement de la souffrance. Le roman comme ce qui permet de sortir de son unicité. Nous ne sommes plus seuls.

Le sinistre contre le tragique. La souffrance hasardeuse et sans raison contre la souffrance destinale, voulue par les dieux. Le destin du Christ, semi tragique : car arrive ce qui est annoncé, mais est accepté ce qui arrive. L’acceptation du destin abolit le tragique.

La voiture qui roule sur lui et lui qui ne peut bouger (quand il était enfant.) L’immobilisme. La capacité d’agir réduite à zéro. Ainsi Jed qui laisse partir Olga dans l’avion. Le fait-il parce qu’il se sent indigne comme tout homme se sent à un certain moment indigne de toute femme ou parce qu’il est justement trop sage, trop héroïque ? Ou trop impuissant ? Là-dessus, les trois hommes discutent et c’est passionnant.

L’humanité pourrait-elle survivre à l’amour ? Si c’était vrai, quelle pauvre humanité ce serait ! « Il vaudrait mieux qu’elle disparaisse. »

Dans La Possibilité d’une île, la réussite exceptionnelle de la troisième partie où la poésie entre dans le roman. Et là « quelque chose est terminé ».

Organisation des phrases dans le roman ? Organisation des phrases dans la poésie ? Il ne peut pas répondre.

Houellebecq chez les autres. « Il y a Nabe qu’est franchement pathétique. »

« Juxtaposer des choses différentes et imaginer que le lecteur fait la synthèse (…) Jamais oublier que le lecteur fait cinquante pour cent du travail. » Il est là, particulièrement, le plaisir du texte houellebecquien. Ce sera « l’axe » de mon article.

« Mon image, c’est mon cadavre. » Sollers.
Pollock – carnage.

Pas le courage d’admettre qu’un grand artiste soit un criminel. Neil Young sur Manson. « La morale plus importante que l’art ».

26. 17/09/2010 16:10 - Pierre Cormary

Pierre Cormary1 : 11 - Cesser à un moment de recueillir des informations sur le monde, s’en tenir à ce que l’on connaît et faire son roman. Ne pas vivre du tout quand on écrit. Tout travail sérieux implique un refus momentané de la vie.

Jean-Pierre Pernaud impose une représentation – c’est donc un des hommes de l’époque.
De l’ironie gentille à la véritable admiration. Il ne saurait être simplement « ridicule », comme le dit Juan, à moins de n’avoir du roman qu’une lecture idéologique et donc « dénonciatrice ».

Schopenhauer et les fleurs.

« Ca a de plus en plus de valeur d’être célèbre » - d’où l’extrême ressentiment de ceux qui ne le sont pas ou pas assez. Et la validité philosophique de Nietzsche sur l’homme du ressentiment (lui qui n’est pas nietzschéen pour un sou !)

La raclée de Jed (qui fait écho, pour moi, à la baffe que donne « notre narrateur » à la bonne femme qui l’empêche de fumer dans Extension.)
L’euthanasie. La disparition des cendres. Le scandale anthropologique. Critère de l’humanité : sépulture + mémoire. « Ceux qui font ça ne sont plus des humains. » La dispersion des cendres nous font sortir de l’humanité. L’anti-panthéisme, l’anti-atomisme de MH. Au contraire, l’admiration pour le rituel malgache qui ressort le cadavre plusieurs fois.
Il n’y a qu’une morale.
L’épée miséricorde.
1 : 43 - L’avortement.

1 : 46 - Il se tait sur la question religieuse, et pleure sur la phrase très belle : « ils ne feront qu’une seule chair, ce mystère est grand, je l’affirme. » (Marc X – 8) Le mystère conjugal.

1 : 49 - Muray :la fin du catholicisme, c’est le moment où les vivants s’imaginent qu’ils peuvent communiquer avec les morts. Spiritisme. Naissance des morts-vivants. Faut-il laisser les morts à la mort ? Ou faire revenir à la mort ? Houellebecq de culture spirite !!!!! De fait, c’est le catholicisme qui est athée par rapport au spirite.

La condition du bonheur, c’est s’installer dans le continuum, d’où le conservatisme, le goût pour « le progrès lent ».

Le bonheur « végétal » - extrêmement équivoque, car une forme de retour à cette mère-nature qu’il haït tant. Il est vrai que les modes de salut « houellebecquiens » n’ont jamais été les plus humanistes : clonage, végétation…Il est vrai, une fois de plus, que le romancier n’est pas un idéologue, et que rien de ce qu’on lit dans La carte peut être porté au crédit de la morale de son auteur. Ce serait aussi absurde que de dire qu’à la fin du Rouge et le Noir, Stendhal est « pour » l’exécution de Julien Sorel.

1 :53 – Louis de Funès, génie du XX ème siècle.

Vers la néo-ruralité heureuse.

La lourdeur. Les personnages qui s’alourdissent au fur et à mesure que le roman avance. Il faut donc s’en débarrasser. Les gens ne deviennent jamais légers (Céline).

2 : 06 « Parfaitement radiateur »
(Moi, ça me fait penser à Eraserhead, ces histoires de chauffe-eau qui se met à parler).

Le nazisme, c’est pas seulement le racisme, c’est l’efficience, la machine. On devient des machines.

Pour le reste, grand merci à Marin et à Pierre !

27. 19/09/2010 00:27 - Yann

Yann"C’est vrai qu’il est fabuleux cet entretien (cadrage, lumière, gros plan) et qu’il donne envie de paraphraser Pascal : « On s’attendait de voir un auteur, et on trouve un homme. » "
D'une part merci et d'autre part c'est tout à fait l'impression que j'ai eu lors du cadrage et plus encore lors du -nécessairement- solitaire travail de montage. Des cuts intimes, paradoxalement l'impression de travailler avec l'auteur. Enfin, je m'exprime mal...

28. 25/09/2010 11:43 - JEAN-MIMI

JEAN-MIMIExcellent Marin de Viry ! on le savait déjà avec sa préface de " Au secours pardon " écrit par le plus grand écrivain Francais des cinq siècles à venir. Classe, précis,aimable,bien élevé. Rien à voir avec ce qui trainaille sur le paf. Donc, du très bon travail et un Houellebecq du tonnerre de Dieu. J'attends M.H en bas du Jaizquibel à Irun avec un Colnago de 20.000 euros pour tester ses capacités de grimpeur de l'iseran. C'est sur sa route entre Guethary et Almeria,sinon le Rocacorba à Girona l'attend de pied ferme. peut pas refuser...PACAP ?

29. 27/09/2010 08:48 - Michel M

Michel MBien joué les ptits gars, c'est un entretien un peu laborieux - davantage le fait de Houellebecq -, mais on en dégage tout de même quelques informations non négligeables sur la fabrication du roman.

30. 06/10/2010 06:54 - Harry

HarryQuelqu'un sait-il à quel livre de philosophie sur la technique Michel Houellebecq fait référence à la fin de l'entretien?
Merci.

31. 07/11/2010 08:36 - Ulrich

UlrichBonne chance pour le Goncourt Michel.

32. 12/11/2010 22:31 - NEMESTA

NEMESTA" Je crois que j' ai à peu près fini avec le monde comme narration "
( La carte et le territoire - page 258 )

Non, Houellebecq, vous n' en avez pas fini, même pas à peu près !
Bien des choses ont changé depuis l' époque de vos premiers écrits : on sait maintenant robotiser les bichons, on saura bientôt géométriser les viandes de boucherie. Plus important encore - plus grave penseront certains - la sexualité humaine devient mécanisable dans ses aspects reproductifs et récréatifs.
Et surtout, surtout, on voit se dessiner, jour après jour, la conjonction de deux phénomènes en Europe : d' une part une déchristianisation galopante, d' autre pat une " offre " musulmane croissante.
Que va-t-il en résulter ?
Aucun politicien, aucun stratège ne peur le savoir mais le poète-romancier que vous êtes peut se permettre de proposer une réponse.
Après tout, le Goncourt vous a donné un quitus : vous n' avez plus rien à craindre.
L' idée vous tarabustait déjà avec " La possibilité d' une île ". Livrez-nous maintenant "L' imposssibilté d..."
Alors , foncez-y s'il vous plaît !
Nombreux sont ceux qui vous attendent.

33. 13/12/2010 22:31 - edulcoran

edulcorandonc, si je résume, Le Corbusier et Picasso sont des gros nuls, et le grand génie du XXe siècle c'est Louis de Funès... extraordinaire ce qu'il arrive à faire avaler aux deux interviewers, j'adore ce type!

34. 13/12/2010 22:31 - edulcoran

edulcorandonc, si je résume, Le Corbusier et Picasso sont des gros nuls, et le grand génie du XXe siècle c'est Louis de Funès... extraordinaire ce qu'il arrive à faire avaler aux deux interviewers, j'adore ce type!

35. 29/12/2010 16:04 - raphael

raphaelD'où sortent ces deux besogneux embarrassés et peureux ? MH parvient à rectifier leurs questions pour y donner des réponses intéressantes.

36. 19/07/2011 19:28 - Francesco

FrancescoRaphaël, le jour où tu auras le dixième du talent de ces deux mecs tu pourras ramener ta mauvaise langue, guignol :)

37. 20/07/2011 16:14 - Mrcacabouda

MrcacaboudaIl est mort le site ??

38. 05/08/2011 22:27 - commequidirait

commequidiraitCa s'appelle de l'actualité ou je m'y connais pas !!

39. 07/08/2011 22:49 - commequidirait

commequidiraitLe mail suivant le 38 ayant été censuré, je tiens à préciser qu'il s'agissait d'un commentaire ironique..... parce que l'actualité et la sortie de "la carte et le territoire", ça fait quand même deux..

40. 08/08/2011 11:21 - Gros Nabe

Gros NabeIronique si on veut, le but était simplement de montrer aux lecteurs et rédacteurs du site qu'ils sont vu officiellement comme des gros fascistes du web.
La seule réaction du site a été la censure...
Finalement peut-etre que les sites des bobos de gauche ont raison.

41. 09/08/2011 19:59 - Petit Nabe

Petit NabeUne réponse à rue89 de la part d'un des sites incriminé : http://fromageplus.wordpress.com/2011/08/04/questions-reponses-a-rue89/

42. 11/08/2011 21:20 - commequidirait

commequidirait@ 40 (et 41 puisqu'il s'agit visiblement de la même personne) : votre message n'est pas clair. Je ne comprends pas si vous vous adressez à moi, au Ring, à Dieu ou si vous appartenez vous même au Ring....
Pourriez-vous préciser le sens de votre message ?

43. 15/09/2011 16:14 - patrice

patricetrès bon choix la sonate en si mineur de Liszt !

44. 16/09/2011 16:22 - Gros Nabe

Gros Nabe@ 42 Je m'adressais au Ring, à Dieu et ses brebis.

45. 22/09/2011 10:48 - nova express

nova expressTrés belle interview ! merci !

46. 13/10/2011 16:26 - PHIROU

PHIROUTrés intéressante interview qui permet de se rendre compte de toute la finesse de la science de l'écriture ,de la culture ,du relief de la pensée de cet écrivain précieux et humble qu'est Michel Houellebecq qui permet d"éclairer le devenir de l'homme et son destin philosophique à travers son oeuvre ... bravo à lui et merci aux intervieveurs

47. 14/10/2011 20:02 - commequidirait

commequidirait@ 46 : Humble ?! Humble Michel Houellebecq ? On peut aimer cet écrivain et c'est aussi mon cas, mais l'adjectif que vous utilisez ne convient pas à cet homme. Il est très souvent arrogant, parfois méprisant mais très rarement humble.
Quant à ce que vous appelez sa "science de l'écriture" ou le fait qu'il permette "d'éclairer le devenir de l'homme et son destin philosophique à travers son oeuvre", vous ne pensez pas que vous y allez un peu fort ?! Vos louanges paroxystiques se discréditent d'elles-même et cadrent mal avec sa prétendue humilité....

48. 21/11/2011 15:02 - Jack Parmenter

Jack ParmenterQUE DEVIENT LE RING ??

49. 02/12/2011 09:22 - Ephraim

EphraimLe Ring est-il mort ?

50. 07/05/2012 20:17 - nickow

nickowça va ici....mettre "en une" un entretien réalisé il y a deux ans, ça tourne en rond !
prochain article 'frais" : la sortie du Dantec en septembre, c'est ça ?

51. 08/05/2012 23:35 - Sir Auron

Sir AuronC'est la première fois que je livre un compliment au Ring : Merci pour votre travail sur ce bel entretien.

52. 10/05/2012 00:49 - Lanti

LantiLe regard de Houellebecq dans les premiers plans est terrifiant.Je n'avais jamais remarqué cela lors de ses différents passages sur les plateaux TV. Il est vrai que pour une fois il ne nous sert pas sa caricature cathodique et discute réellement.

Ring 2012
Marin de Viry par Marin de Viry

Ecrivain, éditorialiste. Ring Wall of Fame.

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