"The last but not least, comme disent les Occitans". L'Empire du Bien peut sortir le Champomy.
Cette phrase, parfaite pour la circonstance, avait été prononcée par Georges Frêche, en février 2008, à Mende. La petite histoire médiatique retiendra plus surement celle-là : "Des gens intelligents, il y en a 5 à 6%, moi je fais campagne pour les cons". Brillant. De quoi faire passer Mélenchon pour ce qu'il est : pas grand chose. "Controversé et infréquentable", diront les journalistes, qui compilent fiévreusement depuis dimanche les innombrables "dérapages" de l'élu. Et avouons-le, c'est aussi à la première chose à laquelle nous avons pensé en apprenant la nouvelle. Cette mort qu'il disait "vaincue" en 2006 l'a rattrapé.
Depuis des décennies, tous ses déplacements étaient très courus par les Languedociens. Nul doute que son dernier voyage vers le repos éternel sera incroyablement suivi, dans le silence et le respect.
Avant ce dimanche après-midi et cet arrêt cardiaque, les gens allaient pour le plaisir de voir le gouailleur gouailler. Mais pas seulement. Chaque curieux découvrait que l'homme était parfois aussi sérieux qu'ambitieux. Les Languedociens, eux, savaient depuis longtemps. Partout sur ses terres, les gens voyaient l'oeuvre de Frêche, la touchaient du doigt. Il faut le reconnaitre, "bâtisseur" n'était pas pour lui un vain mot.
Frêche ne cessait jamais de vouloir, un peut tout et n'importe quoi. Frêche voulait faire venir de riches chasseurs tchèques à Mende, Frêche voulait attirer en masse les investisseurs chinois, Frêche voulait faire de Montpellier la quatrième ville de France… À Montpellier, sous son mandat, lorsque quelqu'un cherchait un travail, il allait voir "tonton Georges". À la tête de la Région, il remuait ciel et terre par sa verve mais surtout par la concrétisation de ses innombrables entreprises. Maoïste, capitaliste, parrain, populiste, tribun, socialiste… Il était sans doute un peu de tout ça. Mais il avait surtout fini par être Georges Frêche, et rien d'autre. Dans l'imaginaire, il ne mourra pas "socialiste", comme il le martelait dernièrement, mais il mourra Frêche. Depuis plusieurs années, l'homme ne parvenait plus à se déplacer seul. On s'étonnait d'une telle vivacité d'esprit dans un tel affaiblissement physique. On avait presque l'impression que l'un prenait à l'autre. On s'étonnait de ses colères et de son intransigeance, notamment vis-à-vis de l'entraineur de l'équipe du Montpelier Hérault rugby qu'il limogea voici quelques jours, pour intelligence avec l'ennemi socialiste.
Frêche le poète, le dinosaure, le chevalier Cathare d'un autre temps, pouvait se targuer de n'avoir personne au dessus de sa tête en Languedoc, excepté Dieu. Il était un homme de pouvoir, un bon vivant, qui n'avait pas peur de ses mots. Ces "dérapages", comme il est convenu de dire, le faisaient presque ressembler à un véritable homme politique, tant ses sorties étaient parfois fines et répugnantes, grasses et savoureuses.
Il était réellement indépendant, nettement plus intéressant que la moyenne socialiste, parfois bien difficile à compromettre avec cette "famille de gauche" dans laquelle Hollande s'efforce aujourd'hui d'embaumer son cadavre.
Avec cohérence, il assumait la France coloniale. Il soutenait Israël. Il ne cachait pas ses réticences vis-à-vis de l'immigration massive. Il ne cachait pas non plus son admiration pour Sarkozy, pas plus qu'il ne retenait les critiques vis-à-vis de son propre camp. Sa Région lui avait d'ailleurs offert le plus beau des cadeaux, en le portant une nouvelle fois aux commandes en 2010, au mépris des atermoiements des socialistes, allant jusqu'à présenter une liste contre lui avant de se ranger à ses côtés au second tour… L'exclusion du PS, survenue en 2007, était un bon point supplémentaire pour cet éléphant solitaire, qui faisait tout pour garder les bourgeois de salon loin de chez lui, comme ce fut concrètement le cas avec Gérard Miller, récemment à la télévision, lorsque Frêche le renvoya dans ses 16 mètres : "la démocratie, c'est le peuple, pas vous et vos amis de la gauche caviar parisienne… Le PS s'intéresse aux bobos et aux SDF".
La "petite Martine", les 25 millions de victimes de Mao "très peu pour la Chine", la "tronche pas très catholique" de Fabius, deux harkis "sous-hommes", les noirs en trop dans l'équipe de France… Des phrases qui ne sont rien dans une vie politique mais qui sont tout dans une vie médiatique. C'est à cela qu'est résumé Frêche dans tous les médias, qui pensent que les êtres parfaits existent encore, en oubliant qu'il n'est pas une figure historique sous laquelle on ne pourrait coller l'étiquette noire du "dérapage". C'est peut-être cette quête de la perfection robotique et hygiéniste que Frêche aimait railler, parce que pendant que les cigales chantaient le politiquement correct, la fourmi travaillait. Frêche avait fait ériger des statues de grands hommes, dont Lénine ? Il avait aussi ordonné le quartier néo-classique Antigone, à Montpellier.
La France a-t-elle retenu le symbole et l'outrance ou les réalisations concrètes ?
Dans les faits, l'homme s'en va en laissant un bilan régional solide. Il lui restait sans doute beaucoup de choses à faire et à dire, mais personne n'empêchera sa mort d'être un bel accomplissement. De son vivant, un sondage montrait que pas un président de Région n'était aussi connu que Georges Frêche. C'est encore plus vrai maintenant. Le débat politique français ne retient-elle que le symbole ou la réalité ? Nous connaissons tous la réponse. Voici venu le temps des hommages de circonstance, où l'on verra l'ensemble de la classe politique dire tout le bien qu'elle ne pensait pas de Georges Frêche.
Après ce défilé sinistre, une fois que les médias et les politiques se seront tus, les Languedociens, ses cons, comme il les appelait avec affection, entreront en silence sur la scène désertée et obscure. Ils contempleront froidement l'œuvre de Georges, oublieront les petites phrases et les symboles, et se diront qu'il n'y a que la mort qui rend à Frêche ce qui est au réel.
Bon voyage, Georges.
Laurent Obertone
Toutes les réactions (18)
1. 25/10/2010 07:09 - Bardamu
Adieu à toi Georges, le dernier tenant du vrai socialisme, du temps où l'empire du bien ne l'avait pas encore corrompu.
2. 25/10/2010 09:39 - Nejma
Laurent vous dites "Avec cohérence, il assumait la France coloniale."
Qu'entendez-vous par là?
Sinon comme d'hab, vous écrivez bien, vous assumez d'être doué?
3. 25/10/2010 10:29 - Laurent Obertone
Merci, Nejma.
Il assumait la France coloniale, c'est-à-dire qu'il assumait entièrement le personnage de Jaurès et de l'humanisme colonisateur : en gros, il fallait apporter les lumières des Droits de l'homme aux "races inférieures", comme disaient Blum et Ferry.
De nos jours, la gauche humaniste est totalement hypocrite : elle veut imposer partout ses Droits de l'homme tout en prétendant que toutes les cultures et que tous les peuples se valent...
4. 25/10/2010 10:49 - Nejma
Alors là Laurent!Dites-moi vous n'avez jamais été taxé d'ethnocentrique?
Je ne dis pas que vous l'êtes.
Êtes-vous parvenu à à fixer des critères universels de civilisation(civilité) supérieures?
Vous ne mélangez pas des pratiques sociales qui se cachent derrière des alibis culturels?
J'aimerais les connaître.
5. 25/10/2010 11:09 - Laurent Obertone
Soyons clairs : je parle ici des humanistes.
Nous fixons tous les jours des critères de supériorité et d'infériorité, et c'est parfaitement heureux, notamment pour choisir sa femme, ses amis, ses cravates ou ses vins.
Au niveau des pratiques sociales, je ne mange pas de chien, par exemple. Et je n'ai pas envie de manger du chien. De la même manière, je ne vais pas dans un quartier musulman de Bangkok pour y déflorer de jeunes filles de 13 ans, comme c'est la coutume. Et je trouve cette coutume répugnante.
En un mot, je juge, comme tout le monde. L'hypocrisie est de ne pas le reconnaitre... Prétendre que tout se vaut correspond au degré zéro de l'intelligence.
6. 25/10/2010 11:10 - Nach Mavidou
Beaucoup de gens ne retiendront de Georges Frêche que les dérapages des dernières années. Mais le personnage n’avait pas beaucoup changé en réalité. Les Montpelliérains et les Languedociens le connaissaient déjà comme tel. Cependant, il avait déjà été très malade après son élection à la tête de la région en 2004 et toutes ces petites phrases qui ont fait parler de lui datent d’après cette première grave alerte cardiaque.
On ne rappellera jamais assez le parcours originel de Georges Frêche, qui n’était pas originaire de Montpellier ni même du bas-Languedoc qu’il a si fortement incarné à la fin de sa vie. Issu de Puylaurens dans le Tarn, sa propre identité était beaucoup plus tournée vers Toulouse. Sa volumineuse thèse "Toulouse et la région Midi-Pyrénées au siècle des Lumières", se concluait sur l'idée que pour atteindre un meilleur développement, cette région devait se tourner vers la Méditerranée plutôt que vers l'Aquitaine, ce qui annonçait sa destinée personnelle. Par la suite, Georges Frêche fit peu de publications universitaires mais préféra les ouvrages politiques, dont les derniers étaient largement provocateurs. Toutefois, on n'oubliera pas parmi les plus anciens "La France ligotée" où il parlait largement de lui et préconisait la suppression des départements. N'ayant pas d'attache personnelle envers Montpellier, il pouvait se sentir libre de transformer profondément la ville et en faire peu à peu sa chose. Il rompit ainsi l'équilibre démographique et économique qui existait depuis des siècles entre toutes les villes de la région au profit de ce qui n'était auparavant que la capitale administrative et universitaire. Cela l'empêcha longtemps d'accéder au trône régional, l'arrière-pays craignant la captation des capacités régionales au profit de Montpellier toujours montante.
Enseignant à la Faculté de Droit de Montpellier, le fonds de ses cours était largement obsolète sur le plan de l'actualité de la recherche, mais ils étaient extraordinairement passionnants à cause de la digression permanente à laquelle il se livrait. Tenant le mieux possible ses engagements professoraux, ces cours magistraux représentaient sans doute une vraie thérapie pour Georges Frêche, le moment où il se laissait à s'exprimer avec plus de recul envers les réalités et notamment l'actualité. Il s'y livrait plus sincèrement que devant les medias et lâcha devant des générations d'étudiants d'innombrables aphorismes qui n'auront pas connu la célébrité des autres… avant de les terroriser à l'oral.
Georges Frêche symbolisa à la fin de sa vie l'opposition méridionale à la capitale. Et pourtant, il aimait profondément l'idée de la France dans le style du gaullisme des débuts. Il se moquait bien des occitanistes et régionalistes de tout poil en réalité, alors même qu'il s'était appuyé sur eux pour accéder à la mairie de Montpellier dans les années 1970. C'était l'un des premiers beaux exemples de son cynisme politique. Il avait fustigé le succès de "Bienvenue chez les ch'tis" en tant que film valorisant l'identité régionale. L'idée de "Septimanie" devait servir l'affirmation de son propre pouvoir centralisé au niveau régional, en prétendant gommer à son profit l'opposition séculaire entre frères ennemis Languedociens et Catalans. Les faiblesses de Martine Aubry le poussèrent à revêtir vers le tard un rôle de pure circonstance de résistant méridional qu'il assuma, reconnaissons-le, à merveille, à la mesure de son talent.
Certains retiendront l'image d'un Georges Frêche n'étant pas de gauche sinon par calcul. Je crois qu'ils se trompent. Seulement, l'homme était très indépendant et la dernière campagne des régionales a représenté pour lui une excellente vengeance envers le parti qui n'avait pas voulu lui donner la place que son envergure méritait. Sa mésentente avec Mitterrand, datant de l'époque où il avait soutenu Rocard, a été déterminante. Le temps passant, il vilipenda de plus en plus méchamment le Président de la République qui faisait fleurir la tombe de René Bousquet.
Le séisme de 2002 lui avait ouvert un retour en grâce, car il avait été quasiment le seul de son camp à avertir de la grande probabilité d'une défaite aux présidentielles.
Pour précision, Georges Frêche n'a pas limogé l'actuel entraîneur du MHRC (actuel leader du top 14), Fabien Galthié, mais il s'était invité à un entraînement cet été pour expliquer sa façon de penser. Par contre, il était lourdement intervenu contre le président Thierry Pérez qui avait pour tort essentiel d'être le gendre du président du Conseil Général, ancien frêchiste émancipé. Car Georges Frêche ne tolérait pas la moindre réserve dans le soutien absolu exigé à ses affidés. Hélène Mandroux venait de publier un ouvrage où elle parle longuement de lui (évidemment), les bonnes feuilles publiées dans la presse montrent la dureté qu'il montrait envers ceux qui tentaient de s'émanciper, cependant elle ne fait là encore que se plaindre de ce qu'il avait toujours été comme si elle venait de le découvrir.
La succession à la tête de la Région ne devrait pas trop poser de problèmes dans l'immédiat. Mais la situation à Montpellier se trouve brutalement très ouverte et risque d'aboutir à de passionnantes et sanglantes révolutions de palais. Georges Frêche n'était pas exactement Néron, mais Olivier Mazerolle a eu une juste comparaison en soulignant qu'en bon empereur, il n'avait guère préparé sa succession.
Homme de gauche libre du PS qu'il avait même vaincu sur ses terres, cueilli par la faucheuse juste au retour d'un pays qu'il aimait passionnément, Georges Frêche a eu la chance de mourir dans une certaine plénitude personnelle.
7. 25/10/2010 11:20 - Kwisatz Haderach
il est étrange de voir qu'après leur mort, les hommes doivent être soit des saints soit des diables. je ne crois pas qu'il mérite la diatribe haineuse d'alecton(on peut, si ce n'est souhaiter le salut de celui qui fut son ennemi, pour le moins avoir de la retenu vis à vis d'un défunt), ni les dithyrambes de circonstances de ceux qui le combattirent jusqu'à la mauvaise foi, et qui aujourd'hui le couvrent d'éloges.
8. 25/10/2010 12:30 - Nejma
Laurent j'espère pour vous que les critères pour choisir vos cravates et votre femme sont hiérarchisés.Quoique une femme jaune avec une cravate verte c'est harmonieux.
Pour être plus sérieuse Laurent bien évidemment que certaines cultures sont incompatibles. Moi aussi j'ai lu Levi-Strauss. Bien sûr que l'on évalue les cultures étrangères qui sont parfois en totale rupture avec notre modèle. Je préfère toutefois le traitement de la folie dans le chamanisme ou de la vieillesse chez d'autres. Tout le monde n'a pas votre culture littéraire, scientifique, politique intellectuelle et abstraite.
Tout le monde n'a pas vos lectures ni vos références. A cause de vous (je ne regarde quasi jamais la télévision), j'ai regardé sur Arte" Ce que Darwin ne savait pas". C'est un compliment croyez-le bien.
Vous vous devez au nom de votre intelligence distinguer les représentations et les actes.
Ne confondez pas degré élevé de civilité, qui peuvent nous interdire certains actes barbares. Moi non plus je ne vais pas à Bangkok m'offrir des garçons de 13 ans ,moi aussi l'excision ainsi que les sacrifices sanglants me donnent la nausée,et pourtant...vous évoquez un droit humain à la protection et à la dignité.
La gauche n'a jamais été hypocrite,elle n'a servi qu'elle même en mettant des paravents sulfureux (dont les droits de l'homme, le racisme).
Ce sont ceux qui ont cru en elle, qui ont eu le contrepied de se servir des intérêts moraux et matériels de notre France. Tout comme l'a fait la frêche attitude.
9. 25/10/2010 13:28 - Nejma
Nach,bonjour si vous aimez rire!
http://www.dailymotion.com/video/xca43b_homosexuels-handicapes-une-ligne-j_news
10. 25/10/2010 15:13 - TitOeuf
Baronnies du PS et Grands Duchés de l'Ump.
Qui a dit que l'on avait tué le Roi en ce beau Pays de France ??
Car s'il n'apparaît plus, la structure est toujours bel et bien "las".
Merci cher Laurent pour l'emploi de ce terme de "Féodalité" qui sied à merveille au contexte, quant à savoir s'il était le dernier, j'en doute fort.
11. 26/10/2010 00:22 - AdLiebe
Oui, bien vu Laurent, le terme féodal est parfait.
12. 26/10/2010 07:32 - Aide-Calfat
Le terme approprié serait plutôt "seigneurie"... si l'on veut finasser. Voir Bloch "La société féodale"... La notion de féodalité suppose une pyramide des hommages et une forme de réciprocité dans la relation de soumission. "Féodalité" en tant que "pouvoir personnel local", c'est l'emploi contemporain, imprécis, mais expressif, il est vrai.
13. 26/10/2010 11:44 - Alecton
@ Kwisatz Haderach
Pourquoi faire preuve de retenue envers celui qui est mort et dont la vie est parsemée d'actes ignobles. En avait il de la retenue pour les morts dont Lénine fut l'instigateur ? pourquoi en aurais-je moi ?
Je note avec un immense déplaisir (ayant naïvement cru que la mollasserie consensuelle avait épargné le ring (qui n'en n'est visiblement plus un)) que mon commentaire a été purement et simplement censuré. J'assume pourtant entièrement mes paroles et n'ai aucun respect pour ce triste sire dont le PS va maintenant porter aux nues les qualités comme les (petits) défauts.
Je méprise cette navrante habitude consistant à louer le mort après avoir maudit le vivant. Allons soyons francs et honnêtes, Frêche au delà de ses dérapages qui n'en sont pas vraiment, a probablement beaucoup fait pour la région mais s'en ai bien repu aussi. Pour avoir côtoyé la cour du monsieur, Frêche était intelligent "politiquement" quant au reste, puisqu'il faut être mou et consensuel, taisons le et louons le mort.
14. 26/10/2010 13:15 - alecton
Complétons un peu pour voir :
- 15 maisons, ambassades de la région à travers les 5 continents (le budget des 5 maisons en place s’élève à 6 millions € par an)
- 5 statues en bronze de 3 m de hauteur (cout 1.5 million d'€)
- création d'un label "sud de la France" (coût 9.5 millions d'€)
- salle de bain personnelle (17 000€), véhicule de fonction (53 000€)
- ......
où l'on apprend que l'Herault fait partie des cinq départements les plus pauvres de France
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/094000616/index.shtml
Non décidément, le respect se mérite.
15. 26/10/2010 14:40 - Nejma
Alecton ce que vous avancez est on ne peut plus honnête mais c'est ainsi « …j'ai obéi à
une loi, de ces lois que personne n'a écrites, qui existent on ne sait depuis quand et qui sont
éternelles. Ces lois dictent aux êtres humains de traiter leurs semblables avec humanité et de
ne pas bafouer leurs dépouilles mortelles. » Antigone.
A partir de là, on confond tout, l'âme d'un mort n'est pas une dépouille.
16. 26/10/2010 16:02 - TitOeuf
@ Alecton, et le nombre d'imbuvables bouteilles de pinards qu'il a réussi à faire écouler vous ne les comptez pas ??
Parce que certains vins de là-bas il fallait vraiment être magicien pour les vendre, je vous prie de me croire.
17. 26/10/2010 19:09 - Nach Mavidou
Deux précisions :
Bien que socialiste, le département de l'Hérault n'est pas administré par le système frêchiste. Il a été longtemps tenu par l'un de ses plus farouches opposants socialistes puis par l'une de ses créatures qui s'est aussitôt affranchie une fois à la tête du conseil général de ce département. Certains secteurs du département hors Montpellier doivent largement plomber sa moyenne d'ensemble. Ceci étant, cet indice peut quand même servir en partie car il vise indirectement la région et le chef-lieu, quand même. Plus généralement, les dépenses énormes faites avec l'argent public ont toujours été le principal reproche qu'on lui a fait et qui le poursuivra encore post mortem. Ca remonte à très longtemps.
Quant aux bouteilles qu'il a pu faire vendre, ce n'est pas grand chose par rapport à ce que les vins du Languedoc ont pu écouler il y a quelques décennies. L'évolution du consommateur a très durement frappé le secteur, qui reposait largement sur la production massive et aussi le système coopératif (nanti d'une forte connotation politique collectiviste). Un certain nombre tentent de se battre, de s'adapter ; certains y arrivent, d'autres sont surtout doués pour le discours, en effet.
Je connaissais déjà la vidéo tournée par action discrète... Ce n'est pas du tout mon humour.
18. 26/10/2010 20:46 - Jersan
"Ce n'est pas le nombre de morts, c'est le nombre de déclics créés dans l'Histoire qui compte, voilà pourquoi j'ai choisi Lénine".
Georges Frêche.
"la mort d'un homme est une tragédie, celle de millions d'hommes une statistique".
Staline.
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