Sur le RING

George Best, le hussard rouge

SURLERING.COM - ADRENALINE - par Loïc Lorent - le 05/11/2010 - 2 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Forcément… Quand on termine un article en moquant l’hygiénisme sévissant dans les tribunes, et dans un autre le credo vivrensembliste des politiques sommant les footballeurs d’être des « exemples pour la jeunesse », qu’on a envie de brosser le portrait d’un joueur que l’on admire et dont la trajectoire nous console (un peu) et de l’un et de l’autre, on pense forcément à George Best.

Déjà, pour commencer, on a toujours trouvé très poétique le nom de la capitale nord-irlandaise. Belfast, ça pourrait être le titre d’un roman. Quelque chose of Belfast. Une histoire d’officiers jacobites rescapés de la Boyne qui tenteraient de rallier à leur cause perdue les âmes catholiques. Ou de cuirassé allemand qui viendrait s’échouer dans les parages en mai 44 (mai 45 ?) après un détour hasardeux par les Hébrides. Ou du leader d’un groupe (de rock, évidemment) inconsolable et qui déciderait que c’est à Belfast, cette ville coupée en deux, qu’il faut vivre et mourir. Genre. A priori très favorable, par conséquent, et qui nous rend George Best sympathique par le seul fait d’être né à Belfast. En 1946, année absurde. Issu d’un milieu qui ne roule pas sur l’or et d’un peuple qui a autant souffert qu’il a fait souffrir. Les Best aiment la couleur orange, impardonnable faute de goût – chacun en conviendra. Il paraît que les terrains vagues sont légion à Belfast. Sans doute l’étaient-ils déjà dans les années 1950. Et l’on peut imaginer que les enfants de la cité profitaient de ces derniers pour taquiner la balle après l’école, balle de l’époque qu’on dirait qu’elle pèse une dizaine de kilos. Dans l’école de George Best, on joue au rugby, sport qui ne l’enthousiasme pas des masses. Alors, il pousse la porte du Glentoran FC où des entraîneurs inspirés le qualifient de « trop petit et trop mince » et lui montrent la sortie. Ce que c’est que la chance, quand même… Quand ça veut, ça veut. C’est quoi, ça ? C’est qui… Oh ! on ne se risquera pas à le dire. Restons sur la chance, qui fait qu’un recruteur de Manchester United qui passait par là repère le garçon, alors âgé de quinze ans, et le juge digne de traverser la mer d’Irlande afin de prouver qu’il peut intégrer l’équipe dirigée par le grand Matt Busby. Ledit recruteur télégraphie : « Je crois que je vous ai trouvé un génie ». Génie, pas si sûr, mais têtu, c’est certain : un tour de terrain, quelques étirements, deux-trois tirs, puis George rentre chez lui. Diplomates, et surtout définitivement convaincus qu’ils tiennent là une perle, les Mancuniens insistent et parviennent à le faire revenir en Angleterre. Où l’on voit que George Best a toujours eu du mal à prendre les choses au sérieux. Mais bon, s’ils le veulent, ils l’auront. Entre 1961 et 1963, il fait ses classes à United. Triste période du côté d’Old Trafford. Championne en 1956 et 1957, l’équipe dispute encore le titre en 1958 lorsque, le 6 février, l’avion dans lequel les joueurs ont pris place s’écrase près de Munich. Tabula rasa, ou presque, l’impérial Bobby Charlton survivant miraculeusement au crash.   

Best n’est pas beaucoup plus grand ni plus costaud qu’à quinze ans. Gabarit idéal pour un ailier. Il court vite, est doté d’une technique qui l’autorise à se lancer dans ces chevauchées épiques qui feront sa gloire. Un coup à gauche, un coup à droite, parfois n’importe comment, pas très structuré, pas toujours d’une élégance folle, mais qui efface un, trois, cinq adversaires avant de planter un, trois, cinq buts. Il ne lâche rien. Il porte le plus beau des numéros, le 7. Ses débuts avec l’équipe première coïncident avec le réveil de Manchester United. Le club remporte la FA Cup (Coupe d’Angleterre) en 1963 et finit vice-champion en 1964. Pendant onze ans, Best va égayer les terrains d’Albion et du continent – en compagnie, entre autres, de Charlton et Denis Law. Deux titres de champion d’Angleterre en 1965 et 1967 et une Coupe des clubs champions en 1966 – année du sacre de l’Angleterre en Coupe du Monde. Palmarès exceptionnel ? Non, tout juste remarquable, dont on se contente amplement, surtout lui pour qui le football est capital, essentiel, mais pas tout. Certes, oui, il adore ça, il en jouit, il prend un plaisir monstre à ridiculiser les défenses du royaume. Mais le sérieux, l’esprit de sérieux, ce n’est pas son truc. Best picole, Best sèche les entraînements, Best aime les filles, Best flambe, Best est le premier footballeur dont la vie est suffisamment bordélique pour que les journaux parlent de lui dans d’autres pages que celles dévolues au football. Avec sa belle gueule et son légendaire franc-parler, il a tout d’une star en un temps où la musique made in U.K en produit à la chaîne, où la télévision pénètre dans tous les appartements, où la presse pour salle d’attente prospère (exemple du Sun fondé en 1963). Quand on dit Best, on pense forcément au rock. Et si le rock est bel et bien un mode de vie où femmes et drogues occupent une place de choix, on dit Best. 1965, année sublime, c’est : Satisfaction des Stones, Help! des Beatles et My Generation des Who. Pierre angulaire de la formation mancunienne, décisif lors de la finale de Coupe des clubs champions, il reçoit le Ballon d’Or en 1968. Il a vingt-deux ans (oui, on sait compter).

En fait, Best ne picole pas, il est alcoolique. Il lui arrive de débarquer totalement cuit sur le terrain. Courir, c’est bien connu, ça fait décuver. Avec une clope, c’est encore plus rapide. Son statut d’icône, qui rejaillit sur le club, lui permet d’échapper longtemps aux critiques. Busby le protège. Sauf que le technicien écossais fait ses valises en 1969 et que ses coéquipiers, qui prennent très au sérieux leur métier, eux, grognent de plus en plus. Y’en a qu’pour lui, c’est pas juste. Charlton, garçon très old school, le déteste. Va falloir qu’il change. Ben non. Vaillamment, il affronte les bouteilles du royaume, perd des fortunes au casino, discute de philosophie néoplatonicienne avec ses innombrables groupies. Les images de cette époque (1972-1974) sont sans appel : dans son maillot rouge, il est tout boudiné, et sa longue barbe ne suffit pas à masquer des traits épaissis par une abusive consommation de produits divers. De plus en plus dilettante, il n’en demeure pas moins génial, comme l’avait décrété le recruteur de MU perdu à Belfast. Même bouffi, même pompette, dans un bon jour, Best est peut-être « meilleur » que Pelé ou Maradona, comme on s’amusera à le dire plus tard (et comme Pelé lui-même l’a déclaré). S’il n’y avait « l’extra-sportif », qui accouche de faits-divers pas très glamour, nul n’oserait le mettre sur la touche. Au reste, personne n’ose l’y mettre : on lui indique directement la sortie.

Liverpool, Derby County, Nottingham Forest, Leeds, Aston Villa, Everton : les bons clubs anglais ne manquent pas qui pourraient l’accueillir. Quelques-uns aussi sur le continent. Malgré ses excès, même s’il est ingérable, son nom est une marque qui rapporte gros et l’assurance de remplir un stade – la cohabitation avec Brian Clough, le fantasque entraîneur qui remporta deux Coupes de clubs champions avec Forest, aurait pu être très divertissante. Remplir les stades, c’est également l’ambition des jeunes franchises nord-américaines. Pour ce faire, elles recrutent régulièrement des cadors internationaux. Le niveau de la North American Soccer League étant somme toute très moyen, elles recrutent surtout des cadors internationaux sur le déclin, plus attirés par des salaires astronomiques que par un soi-disant « challenge sportif » – Thierry Henry nous a encore fait le coup – qui ne trompe personne – récemment. En 1976, à trente ans, après un détour par des clubs de seconde zone et une pause méritée, Best, qui n’est pas cramé quoi qu’on en dise, choisit de signer aux Los Angeles Aztecs (Johan Cruijff, autre joueur à l’hygiène de vie contestable, l’imitera trois ans plus tard). En une poignée de mois, il y plante une douzaine de buts, se fait prendre en photo, drague les autochtones, drague les étrangères, drague tout ce qui bouge, passe par la case cure de désintoxication, s’en revient en Angleterre, à Fulham, repart en Californie, puis traîne en Floride, s’installe en Ecosse, au Hibernian FC, club fondé par des catholiques irlandais (comme MU), où il s’ennuie, où il copine avec le quinze de France qui errait dans le coin, enfin, dans un bar du coin, se fait virer, retourne en Californie. Avec les San Jose Earthquakes de Vítor Baptista, vétéran du Benfica d’Eusébio, il plante la bagatelle d’une cinquantaine de buts en deux saisons. 1981 : déjà sept ans qu’il est footballeur gyrovague. S’il était resté à Manchester… Il ne pense pas ainsi, Best. Le long terme, la planification, les projets, c’est une langue qu’il ne parle pas. Une absence sur son CV ? N’avoir pas disputé de Coupe du Monde. La sélection nord-irlandaise y est rarement invitée (aujourd’hui, qu’on songe au Gallois Ryan Giggs, lui aussi desservi par sa nationalité). Pour le reste, il est allé là où il le désirait. Il ne fut pas victime des médias, ou alors victime consentante. Best était conscient qu’il faisait vendre, et cela flattait son ego hypertrophié. Il en assumait les conséquences. Pas le genre à se plaindre, Best. Et puis sauvé par ses célèbres « bons mots ». La nostalgie nous guette quand on lit lesdits et qu’on écoute en parallèle les « Euh… On a fait un bon match, parce que c’était un bon match, et le coach il est content, et c’est vrai que l’important c’est les trois points, mais faut qu’on travaille, c’est un beau challenge pour nous, mais c’est vrai que sur comment le match il s’est passé, ben c’est bien… Euh » de l’immense majorité des professionnels de maintenant qui repoussent sans arrêt les limites du champ lexical du c’est-bien. Ils sont archi-connus, ils sont partout, mais pour ceux qui seraient passés à côté et pour notre bon plaisir, florilège :

De l’inconvénient d’être beau : « Si j’avais été moche, vous n’auriez jamais entendu parler de Pelé. »

Une certaine idée du « réalisme » : « Mon rêve, c'était d'éviter la sortie du gardien, de m'arrêter juste avant la ligne de but, de me mettre à quatre pattes et de pousser le ballon de la tête dans le but. J'ai failli le faire contre Benfica en finale de la Coupe d'Europe 1968. J'avais dribblé le gardien mais, au dernier moment, je me suis dégonflé. J'ai eu peur que l’entraîneur fasse une crise cardiaque. »

Best et l’argent : « J’ai dépensé beaucoup d’argent pour avoir de l’alcool, des filles et de grosses voitures. Le reste, je l’ai simplement jeté par la fenêtre. »

Best en Californie : « J’avais une maison au bord de la plage. Mais pour aller à la plage, il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. »

Best a lu Bergson : « En 1969 j’ai abandonné les femmes et l’alcool. Ça a été les vingt minutes les plus dures de ma vie. »

Best, un citoyen du monde : « J’ai beaucoup voyagé durant  ma carrière. J’ai fait Miss Canada, Miss Angleterre, Miss Monde. »

Best aime bien David Beckham : « Son pied gauche ne lui sert à rien, il est mauvais de la tête, il ne sait pas tacler et il ne marque pas souvent. A part ça, il est pas mal. »


En 1982, considéré par tous comme un pestiféré, il fait une pige à Motherwell (Ecosse), puis à Hong-Kong, puis à Bournemouth, cité de la côte sud pleine de bars et de boîtes. Ensuite, il trace en Australie, à Brisbane. Il termine son périple en 1984, année grandiose, à Tobermore United, club nord-irlandais. Il va fêter ses trente-sept ans. Bon, là, pour le coup, il n’est vraiment plus au niveau. Au rythme d’un ou deux matchs par saison depuis deux ans, forcément… Alors il range ses crampons. Et l’on ne sait au juste comment il faut interpréter cette sienne affirmation : « L’un de mes plus grands regrets, c’est de n’avoir pas joué dix ans de plus. » N’est pas Stanley Matthews qui veut. En outre, pour un footballeur dont le jeu est basé sur la vitesse, une impitoyable grinta – en 1970, lors du derby United – City, il a brisé la jambe de Glyn Pardoe –, laquelle exige une envie digne d’un chien pourchassant un os rebondissant, dix ans de plus, c’est compliqué. Plus sûrement, Best aurait alors erré sur le terrain comme une urne trop pleine. Pas que d’alcool, de douleur aussi. On boit pour rire, on boit pour oublier. Mais quand on boit autant que Best, qu’on dépouille le sac à main d’une baigneuse californienne parce qu’on n’a pas un kopeck en poche, on boit pour prouver quelque chose. Quelque chose que l’on ne peut jamais vraiment nommer – ce serait trop facile – et qui ne nous quitte que lorsque les lumières s’éteignent. A l’instar de celles de Fortwilliam Park, à Tobermore, dans le comté de Derry, en 1984.

Gouailleur en diable, « bon client » par excellence, il multiplie les passages à la télévision. Primus inter people, il fréquente des stars du showbiz. Il déprime. Durant sa carrière, il n’a jamais compté, ni ses efforts ni son argent. Il est ruiné. Il est oublié. Il est malade. Le verdict tombe : le foie est touché. Puis ce sera le tour des poumons. Plusieurs opérations – ainsi qu’une greffe – le maintiennent debout. Les médias le redécouvrent. Il continue de picoler, forcément… Il s’éteint en novembre 2005, à l’âge de cinquante-neuf ans.

« Je suis né avec un don exceptionnel et, parfois, un tel cadeau s'accompagne d'une tendance à l'autodestruction. Sur le terrain, je voulais en faire plus que les autres. Quand je sortais en ville, je voulais aussi en faire plus que les autres. »

« Si l’ont m’avait demandé de choisir entre effacer quatre mecs et marquer un but de trente mètres contre Liverpool ou coucher avec Miss Monde, ç’aurait été un choix difficile. Par chance, j’ai eu les deux. La seule différence, c’est que vous faites l’une de ces choses devant cinquante mille personnes. »


Loïc Lorent



Toutes les réactions (2)

1. 05/11/2010 11:30 - Miss Rance

Miss RanceAh, merci ! Merci...

On peut ajouter qu'il a subi une greffe du foie et que quelques mois après son opération il s'est fait pincer par la police pour conduite en état d'ivresse !

Merveilleux George.

2. 25/05/2011 19:09 - Alexandre Ayza Palacin

Alexandre Ayza PalacinUn artiste. Le joueur le plus virevoltant qui ait jamais foulé un terrain.

Ring 2012
Loïc Lorent par Loïc Lorent

Loïc Lorent est romancier et pamphlétaire.

Dernière réaction

Ah, merci ! Merci... On peut ajouter qu'il a subi une greffe du foie et que quelques mois après son opération il s'est fait pincer par la police pour conduite en état d'ivresse ! Merveilleux...

Miss Rance05/11/2010 11:30 Miss Rance
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