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Euthanasie, the place to be ?

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Loïc Lorent - le 15/11/2010 - 14 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

La bonne nouvelle est tombée il y a de cela une grosse dizaine de jours. Elle était à la une du JDD. Un sondage nous apprenait qu’une écrasante majorité de Français était favorable à l’euthanasie. Ecrasante est un euphémisme. 95 %, c’est un résultat digne d’une élection africaine ou d’une élection d’après « quinzaine anti-Le Pen ».



Toutefois, notons, ça dépend des sondés. Les athées sont tous pour, les catholiques sont très pour, les musulmans sont moyennement pour. Dans tous les cas, l’affaire est réglée. L’euthanasie ne fait plus débat dans l’opinion. Il y a là de quoi satisfaire les médias et les cent associations qui militent depuis des années pour « une fin de vie digne ». Bizarrement, cette information n’a pas été relayée autant qu’on aurait pu s’y attendre. Sans doute la faute à une actualité d’une grande richesse – elle est toujours d’une grande richesse. Entre les grèves et le prochain remaniement ministériel, il n’y avait plus de place pour l’euthanasie. On ne doute pas que les médias se rattrapent bientôt. Car, en temps normal, c’est un « combat » qu’ils adorent, qui leur donne l’occasion de faire de jolis portraits d’hommes et de femmes « comme vous et moi », c’est « un des derniers tabous de la société française », tellement tabou que Toulemonde a un avis sur la question et qu’on la lui pose souvent. Mais attention ! comme d’habitude, l’opinion c’est les autres. Les médias informent l’opinion, ils ne la forgent pas, c’est entendu. En l’occurrence, depuis des années, informer l’opinion sur l’euthanasie, ce débat, ce tabou, qui peut accoucher de polémiques, c’est nous parler d’émotion(s), c’est un permanent chantage à la douleur, c’est ne surtout pas replacer ce débat dans une perspective historique, c’est accuser de « fondamentalisme » tout court ou de « fondamentalisme religieux » tous ceux pour qui l’euthanasie n’est pas une évidence, c’est nous dire que « la France est très en retard » sur ses voisins « nordiques », sur ce sujet comme sur tant d’autres. Et les mêmes médias s’étonneront sincèrement quand ils annonceront que 95 % des Français sont favorables à l’euthanasie. Faut-il voir là hypocrisie ou inconscience ? A vous de choisir.

Confessons-le : nous avons beaucoup de mal à saisir ce que signifie « mourir dans la dignité ». Mourir, nous comprenons. Mais la dignité est une chose éminemment subjective. Comment la mesure-t-on ? Ce qui est digne pour nous ne le sera pas forcément pour notre voisin. A partir de quand, de quel seuil de souffrance, un malade du cancer n’est-il plus digne ? Nous avons tous dans notre entourage un grand-père ou une cousine ou un frère à qui la Faucheuse a lancé un grand sourire et l’a par-là même condamné à souffrir terriblement, horriblement, avant de passer de l’autre côté. C’est évidemment insupportable. Nous préférerions tous que la mort soit brève sinon douce, qu’elle ne nous offre pas le spectacle de la douleur. Au reste, et ce n’est pas accessoire, ce n’est pas nous qui souffrons. Nous appartient-il de juger si la mort d’autrui est digne ou ne l’est pas ? Est-ce là le rôle de la société d’inventer une échelle de la douleur au-delà de laquelle l’Etat devrait intervenir afin de mettre un terme à la vie ? Quelle que soit la forme qu’elle prend, la « fin de vie » n’est-elle pas autant que la vie une aventure solitaire, individuelle, personnelle ? Et quel étonnant « combat » que celui qui consiste à réclamer des pouvoir publics qu’ils nous livrent les outils et/ou les personnes capables de réaliser notre ambition d’en finir.

Il est une chose très ancienne, qui a fait ses preuves à travers les siècles, et qui permet à tout un chacun d’en finir avec la vie quand il le souhaite, où il le souhaite. Cette chose, c’est le suicide. Vous êtes atteint d’une maladie incurable, l’idée de souffrir pendant encore des mois voire des années vous accable ? Une lame de rasoir et beaucoup de courage, et la mort est à vous. Pour des tas de raisons dont vous ne voulez plus parler, vous désirez quitter ce monde ? Une corde et beaucoup de courage, et la mort est à vous. Vous pouvez encore avaler trois tubes de Lexomil et un litre de Desktop ou vous jeter du sixième étage de votre immeuble. Avec un zeste de chance, ça doit marcher. Malheureusement, vous n’êtes pas à l’abri d’un miracle, et une âme charitable peut appeler les secours, et votre tentative peut s’achever en un sévère lavage d’estomac ou une armée de fractures. Oui, vous pouvez vous rater. Avec une arme, disons un bon vieux fusil à pompe, vous seriez sûr du résultat. Mais en France, se procurer une arme est chose difficile. Quoi qu’il en soit, sauf dans le cas rarissime où vous seriez paralysé des membres supérieurs, où seules vos paupières pourraient encore bouger, l’option du suicide vous est offerte comme elle le fut toujours aux hommes, même lorsque les interdits religieux faisaient d’elle une abomination. L’immense majorité – au moins 95 % – des militants de « la fin de vie digne » a ou aura la possibilité de mourir sans intervention extérieure. Faut-il faire une loi pour les 5 % restants ? De toute façon, ce n’est pas ce que demandent ces militants. Ils réclament une loi pour Toulemonde.

Les partisans de l’euthanasie ont leurs martyrs. Les médias ne manquent jamais de leur rendre visite. Leur « combat » est toujours très « émouvant ». Prenons cette pauvre Chantal Sébire. Avouons-le : nous ne comprenons pas bien pourquoi cette femme souffrant d’une maladie particulièrement sournoise a voulu faire de son « histoire » un « symbole » et a par conséquent ouvert la porte de son appartement aux journalistes. Comment elle en est arrivée à se dire que sa douleur devait être exposée en place publique. Nous ne la jugeons pas. Elle avait droit à toute notre compassion – et elle l’a eue. Mais ce n’est pas parce qu’elle avait affreusement mal qu’elle avait raison. Qu’exigeait-elle ? Qu’un médecin vienne chez elle et lui administre une dose de morphine suffisamment costaude pour la tuer. Elle voulait mourir ainsi, au milieu de ses proches. Elle voulait mourir « proprement ». A-t-on le droit de penser qu’il n’y a là rien de propre, rien de digne, et qu’il y a même quelque chose de très lâche dans le fait de demander à quelqu’un de nous tuer quand on est en mesure de le faire soi-même et de très morbide dans l’ambition de mettre en scène sa mort ? Etait-ce Chantal Sébire ou une autre qui se risquait à parler de « fête » pour qualifier la réunion de famille qu’elle souhaitait organiser le jour de son « suicide assisté » ? « Mon cher Thomas, rendez-vous demain à 11h, chez moi, on fête ma mort. Si tu pouvais apporter ton caméscope pour immortaliser l’instant, ce serait sympa ». Il faudrait être un sacré fanfaron pour dire ce que nous ferions si nous étions affligés d’un mal aussi terrible que celui qui rongea le cerveau de Chantal Sébire. Saurions-nous endurer la douleur ? Supporter les traitements ? Aurions-nous le courage de nous pendre ? Nous n’en savons rien, mais nous espérons de tout cœur que nous trouverions la force d’affronter la maladie jusqu’au bout. Par contre, notre esprit se refuse à envisager qu’un médecin puisse le faire à notre place. Suicide assisté, c’est un oxymore. Soit l’on se suicide, soit l’on est tué. Il n’y a pas de juste milieu entre les deux.  

Il faut s’attarder sur la publicité faite autour de ces martyrs ou plutôt sur ce que disent ces derniers. Quand ils évoquent les motivations de leur « combat », ils disent peu ou prou la même chose que les parents de telle fillette violée et assassinée par un pédophile adepte de l’Opinel. Ils disent : « Plus jamais ça ». Souvent, ils créent même une association. Ils affirment que « les choses doivent changer ». Ils demandent des lois. Plus jamais ça ? Plus jamais de quoi ? De pédophiles ? De viols ? De meurtres ? Absurde. Notre intuition est la suivante : quand le deuil est impossible – puisque la mort est inintelligible – et qu’on remplace celui-ci par « le travail de deuil », la revendication politique (ou parapolitique) est la seule échappatoire pour supporter la peine. Travailler son deuil, c’est justement ne pas vouloir (pouvoir ?) le faire. Vous remarquerez : même quand ils sont « cathos », même s’ils ne créent pas d’association, ils ont du « plus jamais ça » plein la bouche. La mort d’un proche, d’un enfant, d’un ami, n’est-ce pas d’abord et exclusivement un drame intime ? La société doit-elle en être le témoin ? Quant au « plus jamais ça » de nos martyrs pro-euthanasie, il signifie quoi ? Plus de maladies ? Plus de souffrances ? Absurde. Plus d’acharnement thérapeutique ? Ah, ça…

Ça, ça se discute, en effet. Nous qui avons un grand-père ou une cousine ou un frère qui a souffert sur un lit d’hôpital, nous avons parfois pu être extrêmement étonné par l’insistance avec laquelle le corps médical prolongeait ses jours alors que tout espoir d’une rémission de la maladie s’était envolé. Le médecin nous avait prévenu : « Il va mourir, c’est la dernière ligne droite ». Notre étonnement – qui peut se transformer en colère – est le fruit de ce décalage entre la certitude d’une conclusion malheureuse et les soins quotidiennement prodigués par le personnel soignant. Rien ne nous a préparé à assister à ce supplice. Nous sommes bêtes, assis près du lit, contemplant un corps qui fond, agité par des spasmes, qui soupire, qui dit la honte, qui exprime gêne et ennui, qui se bat, qui abdique, qui hésite. On voudrait exécuter les bons gestes, trouver les mots justes. Digression. Cours de philosophie. Terminale littéraire. « On ne pense que l’idée de la mort. La mort, ce qu’elle est concrètement, est une abstraction totale, jusqu’au jour où on y est confronté. Mais encore ne s’agit-il là que de la mort d’autrui. D’une mort à la troisième personne. La nôtre demeure pour nous une énigme. » La première fois qu’on le voit, ce corps, on peut enfin mettre un visage sur l’idée. L’expérience est bouleversante. On ne devrait pas en exempter les enfants. En affirmant cela, nous nous demandons si notre rapport à la mort, pour le moins abstrait, en effet, n’est pas propre à notre génération. Ou plutôt si notre génération n’est pas plus que les précédentes désarmée face à la mort. Et si l’acceptation aujourd’hui apparemment unanime de l’euthanasie n’est pas la conséquence de ce désarmement. Un cadavre nous pose moins de questions. Il n’est pas sûr, pourtant, qu’une mort rapide soit plus facile à admettre qu’une mort lente. Nous doutons qu’un décès dû à la rencontre fortuite d’un jeune homme et d’un train sur une ligne à grande vitesse de la campagne champenoise soit fondamentalement moins horrible qu’un décès dû à la blitzkrieg de cellules cancéreuses dans le corps d’un homme âgé. En même temps qu’ils sèchent leurs larmes, les parents-amis-proches du défunt posent presque toujours cette question : « A-t-il souffert ? » Presque toujours, le personnel hospitalier répond : « Non ». Dans bien des cas, même si l’on n’est pas médecin, on sait que le défunt en question a forcément souffert. La veille, il souffrait. L’avant-veille, il souffrait. Pourquoi en serait-il allé autrement ce jour-là ? Mais cette question est de pure rhétorique, un rituel. Elle n’appelle pas d’autre réponse qu’un non, même timide. Alors sur le visage des questionneurs, on perçoit l’esquisse d’un soulagement. La douleur ferait-elle plus peur que la mort ? L’absence, même mensongère, de douleur, rendrait-elle la mort plus… Plus quoi, d’ailleurs ? Nous séchons. Il faut nous excuser ; c’est que faisons partie de ceux qui pensent que la douleur est un véhicule vers la grâce. Bien sûr, pas toujours, mais dans l’absolu. Ce corps supplicié dont nous parlions, il nous effraie, certes, et nous le trouvons beau. Nous ne voulons pas qu’on nous empêche de le voir. Nous n’avons pas envie d’entendre qu’il s’est « éteint paisiblement » si ce n’est pas le cas. Par acharnement thérapeutique, on entend la « poursuite d’un traitement lourd qui devient disproportionné par rapport au bien qu’en retire le patient ». Qu’est-ce qu’un traitement lourd ? Est-ce que le patient en retire un bien ou non ? Quand on n’est pas médecin, répondre à ces questions n’est pas chose aisée. Cependant, puisque des médecins l’affirment, on veut bien croire que certains de leurs confrères dérivent, dérapent, maintiennent artificiellement en vie des patients qui seraient partis s’ils n’avaient pas augmenté les doses. A nos yeux, c’est effectivement lorsque le fil de la vie ne tient plus, au deux bouts, que par une outrancière médicamentation qu’on peut parler d’acharnement thérapeutique. Et le législateur a parfaitement le droit de punir les praticiens qui, pour des raisons qui nous échappent, choisissent de faire durer le déplaisir. De même, on ne peut que saluer ce même législateur quand il recommande la généralisation de l’usage de puissants antalgiques sur les patients atteints de maladies incurables. Les soins palliatifs ne sont pas la panacée, mais ils sont une solution globalement satisfaisante. Dans la plupart des cas, ils sont efficaces. « Dans la plupart des cas, mais pas tous », tempêtent les défenseurs de la dignité. Et pour tous les autres, il resterait donc une seule issue, l’euthanasie. Eh bien non ! il en reste deux. Subir d’abord (s’ils en ont la force), se suicider ensuite (s’ils en ont le courage). L’euthanasie n’arrive au mieux qu’en troisième position. Nous sommes d’autant plus accablés par sa présente popularité que l’argument éthique, ô combien contestable, n’est pas seul invoqué par ses promoteurs. On l’entend moins, ce cousin de « l’immigration nécessaire pour fournir de la chair fraîche à l’économie ». Comme ce dernier, il est d’un cynisme hallucinant : les mourants coûtent chers à la Sécurité sociale, l’Etat a donc tout intérêt à abréger leurs souffrances. On ne rêve pas, d’aucuns le disent. Ils n’en sont pas très fiers – encore heureux ! –, mais faut pas se voiler la face. Voyez-vous, les vieux sont de plus en plus nombreux, et ils le seront davantage encore dans les décennies à venir. Vous avez un cancer ? Vous rendez-vous compte que vous contribuez à creuser le trou de la Sécu ? Soyez solidaire, merde, crevez ! Ou l’Etat-maman va se fâcher !  

On nous dit que dans les pays où l’euthanasie est autorisée, aucun incident n’est à déplorer. Et alors ? D’abord, rien ne nous oblige à copier nos voisins (surtout les « nordiques »), et qui oserait nous certifier que d’incident il n’y aura jamais, et que, sur un même patient atteint d’une maladie au même stade arrivée, deux praticiens portent le même regard, émettent le même diagnostic, et qui n’a jamais entendu parler de ces condamnés qui, sans que la médecine ne puisse expliquer comment, se sont relevés soudain. Et si un médecin ne doit pas prolonger artificiellement la vie, doit-il être en mesure de donner la mort ? Car, quoi qu’on dise, quoi qu’on brode autour du mot euthanasie, c’est bien de cela qu’il s’agit. Et la mort est une chose trop sérieuse pour la laisser aux médecins.

Loïc Lorent


Toutes les réactions (14)

1. 16/11/2010 17:01 - Lucie

LucieMerci pour cet article .

Compte-tenu des moyens qui existent déjà, je ne comprends pas le jusque-boutisme des militants pour une loi sur l'euthanasie . Pour y voir plus clair, il serait intéressant de nous parler aussi des diverses associations qui font du lobbying dans ce sens et qui ne représentent qu'elles en fin de compte, mais possèdent un pouvoir exceptionnel malgré leur faible représentativité .

2. 16/11/2010 21:17 - laurent

laurentfranchement, j ai arreté de lire cet article au moment où le suicide était évoqué...l'auteur a t il deja reflechi à la façon de se suicider lorsqu'on pèse 40kg, qu'on est immobilisé dans un lit d'hopital avec, eventuellementy, une minerve en plus qui vous empeche de tourner la tete....explique moi, stp loïc, comment tu fais dans ce cas ?
Pourtant, moi non plus, je ne trouve pas que l'europe du nord, ou la suisse, sont des "modèles"

3. 19/11/2010 00:34 - cloclo54

cloclo54Pas croyable de lire un article pareil et tout à fait d'accord avec Laurent ! Mais qu'est ce que ça peut vous faire que d'autres aient des idées différentes des vôtres ???? Vous voulez mourir lentement, en souffrant, en agonisant pendant des jours et des jours, moi je suis d'accord, c'est VOTRE problème et VOTRE solution à VOTRE fin de vie, mais MOI, je ne l'envisage pas sous cet angle et je ne vois pas pourquoi vous auriez VOTRE mot à dire sur MON choix de fin de vie ! et si je me retrouve dans une situation comme celle de Vincent Humbert ou de Chantal Sébire (que vous méprisez dans votre façon de parler d'elle) JE serais bien contente de rencontrer un médecin digne de ce nom qui aurait la grande sagesse, la grande humanité et le courage de mettre fin à mes jours pour que je parte dans les conditions que MOI j'aurais choisies ! Soyez donc un peu plus tolérant envers autrui et ne vous dites pas que c'est vous qui détenez UNE vérité universelle. Vous avez la vôtre, j'ai la mienne et je ne piétine pas vos platebandes quand je désire qu'une loi permette à un médecin d'aider son malade à mourir comme il l'a souhaité, sans risquer de se retrouver en cours d'assises !
Vous savez très bien que tous les jours, dans tous les hôpitaux de France, des médecins stoppent des machines, augmentent les doses de morphine en sachant très bien que ces actes entraineront la mort de leurs patients mais vous préférez fermer les yeux hypocritement en vous disant qu'ils n'ont pas pratiqué une euthanasie. ça ne soulage que votre conscience mais le fait est là, que vous le vouliez ou non !

4. 19/11/2010 08:57 - Marine

MarineIl aime bien jouer avec les majuscules l'énergumène du haut.Un peu pathétique, non?
Toujours aussi intéressant vos articles Lorent et cette fois-ci de votre avis.

5. 19/11/2010 16:43 - gpcovell

gpcovell Loïc Lorent,
tout à fait d'accord avec le ton général de votrte article, mais il semblerait que vos informations soient incomplètes lorsque vous affirmez que dans les états d'Europe du Nord ayant légalisé l'euthanasie, aucun dérapage n'est à déplorer. L'article dont je donne l'adresse et dont je vous conseille vivement la lecture laisse entrevoir une réalité plus rock'n'roll...

http://www.libertepolitique.com/respect-de-la-vie/5552-euthanasie-les-nations-unies-epinglent-les-pays-bas

@cloclo54: Ne soyez pas naïf! Si une telle loi passait, faut-il vraiment vous expliquer qu'à terme, voire assez vite, on ne vous laisserait plus le choix mais qu'on vous euthanasierait vite fait au nom des économies hospitalières, et ce après avoir obtenu un vague consentement à force de refuser les soins palliatifs (et, vous avez raison là-dessus, cela se fait déjà tous les jours dans les hôpitaux de France, alors que c'est illégal! Imaginons le niveau que cela atteindrait si ça l'était...)

6. 20/11/2010 10:53 - cloclo54

cloclo54@gpcovell
Mais actuellement, on ne vous laisse pas le choix ! soit vous tomber sur un médecin anti-euthanasie et vous allez en baver jusqu'à l'extrême limite et in fine, c'est lui qui décidéra pour vous ou vous tomber sur un médecin qui est pour l'euthanasie et là aussi, c'est lui qui décidera s'il arrête ou pas les soins et les machines ! Et en plus, personne ne lui demandera des comptes ! donc entre deux situations où dans l'une je suis sûre de ne pas avoir le choix et dans l'autre, il me reste une chance, voire une obligation de faire respecter MA volonté (mes majuscules ne vont pas plaire à "l'énergumène Marine du dessus" je le sens bien !) je choisis la meilleure, c'est à dire celle d'avoir une chance de voir MON choix respecté.
Et je me répète, je ne vois pas en quoi ça dérange ceux qui ne souhaitent pas avoir recours à l'euthanasie que MOI, j'y ai recours ! De toutes façons, on y arrivera à cette légalisation de l'euthanasie, ce n'est qu'une question de temps et de tendance au gouvernement. Les temps changent et beaucoup de personnes (y compris les croyants) n'acceptent plus l'idée qu'ils gagnent leur paradis au travers de leur agonie !

7. 20/11/2010 19:25 - ferdinand

ferdinandPourquoi la photo de cette dame est-elle floutée ?
Trop dérangeante ?
Pour sa dignité ?
Mais n' a-t-elle pas demandé justement qu'on la voit ainsi ?
Donc respecter sa volonté serait trop vous demander ?
Vous voulez vous emparer d'un sujet tellement grave et vous butez d'entrée sur un problème déontologique que vous ne résolvez pas sinon par un compromis tiède.
Il y avait une autre solution c'était de ne pas mettre sa photo.

8. 20/11/2010 19:38 - Dionysos

DionysosEn même temps, tu es pas obligé de venir sur Ring, tu es au courant ? A part critiquer ce site, tu fais quoi ici ? Je trouve le floutage respecteux, au contraire.

9. 20/11/2010 21:12 - ferdinand

ferdinandDionysos
Je n''ai pas critiqué ce site ( mon dieu dois-je le préciser ? ), j'ai essayé de contribuer au débat en m'interrogeant sur la pertinence de cette photo et le respect d'une volonté ( on est en plein dans le sujet ) .
Si pour vous le débat c'est l'acquiescement à tout et la brosse à reluire il n'en va pas de mème pour moi.
Quand au respect c'est une chose dont vous avez entendu parler mais que vous ne semblez pas pratiquer vu le tutoiement à mon égard ( une constante dans la blogosphère et les forums c'est l'audace des planqués ).

10. 22/11/2010 10:13 - Marine

MarineQuel flaire cher Cloclo! Avec tous ses Mon, Ma, Moi, j'ai l'impression de lire une lettre adressé au père Noel .De par sa syntaxe mais aussi de, son contenu.
Vous désirez en faite un monde utopique aseptiser:"J'ai eu une vie heureuse tout le long de mon existence, je suis malade c'est un malheur, non je ne veux pas souffrir donc je me suicide.Ah, non, je ne me suicide pas , je demande à un bourreau de le faire.Et que toute le famille boive un verre de champagne à mon honneur!"
Et bien non, les mauvaises choses font partis de la vie tout comme les bonnes, on ne peut pas les dissociés.On ne peut pas demander une destinée souriante, on a pas le droit d’être faible au premier obstacle. Il faut accepter la ou les maladies, la combattre même si la mort n'est loin.
Chaque jours des milliers de peuples se battent pour leurs survis, je trouve un peut trop facile que nous, prétentieux Européens nous décidons l'heure de notre mort.Et puis la chrétienne que je suis sais que vous n’êtes qu'un athée pour prétendre que les citoyens croyants sont pour l'euthanasie.

11. 22/11/2010 22:47 - cloclo54

cloclo54@ Marine,
Avant toute chose et avant de parler de syntaxe parlons simplement d'orthographe parce que moi, les lettres que j'adresserais éventuellement au Père Noël ne contiendraient pas de fautes d'orthographe !
Inutile de continuer à discuter avec quelqu'un qui ne veut rien entendre et surtout ne pas essayer de comprendre les idées des autres. Malgré ce que vous pensez, je suis chrétienne et croyante, mais je ne crois pas bêtement tout ce que l'on veut me faire ingurgiter sans réfléchir un tant soit peu. Il me semble que la compassion fait partie de la panoplie d'un bon croyant, c'est pour cela que je suis pour l'euthanasie (euthanasie = bonne mort pour votre info personnelle) comme 94 % des français interrogés, donc fatalement par un bon nombre de chrétiens, ne vous en déplaise !

12. 23/11/2010 14:13 - Marine

MarineJ'avoue que moi même, mes fautes me font sourire.
J'ai de sérieux doutes sur la véritable foi de quelqu'un (vous) qui revendique être un Chrétien et prône l'euthanasie/ suicide , donc la mort. Je me permets de vous dire cela car si il vous est permis d aller un peu plus souvent à la messe, vous seriez qu'un vrai Chrétien ne se donne pas la mort.Et oui cela est un blasphème fait à Dieu (comme dans toute religion).
Notre âme nous est donnée durant notre conception et seul Dieu décide de quand et comment nous devons mourir.Quand aux Français pseudo Chrétiens d'aujourd'hui qui fêtent juste Noël et vont une fois par an à la messe, ils me font évidement peine.

13. 23/11/2010 18:53 - cloclo54

cloclo54@ Marine
AMEN !!!!!!!!!

14. 06/12/2010 11:26 - François

François"Et la mort est une chose trop sérieuse pour la laisser aux médecins." Toujours ce sacré sens de la formule, M. Lorent. Le Tigre aurait apprécié.
Le ton des commentaires souligne ce que vous et nous savions déjà: c'est un sujet sensible, "chaud", qui touche (donc heurte parfois) ce que nous avons de plus intime (mort, famille, douleur). Empathie et libre-arbitre, fondements de l'humanité. Epoque législatrice et compassionnelle-victimisante.
Sur certains points, M. Lorent, vous me paraissez trop caricatural, manquant de nuances. Vous n'aimez pas le milieu, le "tiède", ce qui peut vous honorer, ce qui peut vous enfermer dans des excès. Mais - comme souvent - vous avez le remarquable mérite de poser certains questions, d'avancer certains arguments, de présenter les choses sous un nouvel angle, quitte à heurter pour faire réfléchir. En cela, vous faites avancer le débat.

Ring 2012
Loïc Lorent par Loïc Lorent

Loïc Lorent est romancier et pamphlétaire.

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Merci pour cet article . Compte-tenu des moyens qui existent déjà, je ne comprends pas le jusque-boutisme des militants pour une loi sur l'euthanasie . Pour y voir plus clair, il serait...

Lucie16/11/2010 17:01 Lucie
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