Sur le RING

Euro, fin de l'histoire ?

SURLERING.COM - FRANCE - par Coralie Delaume - le 01/02/2011 - 18 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

« Ne croyez pas ceux qui proposent que nous sortions de l'Euro. L’isolement de la France serait une folie ». C’est par une mise en garde que le président Sarkozy a choisi de débuter l’année nouvelle, au soir du 31 décembre 2010, quelques heures à peine avant les libations dans lesquelles nous allions bouter hors de nos mémoires cette décennie post-bug qui vit à la fois naître la monnaie unique, et mourir la démocratie dans un hold-up pseudo-référendaire aboutissant au rejet du projet de constitution européenne et à l’adoption subséquente de son double, le traité de Lisbonne.



Pourquoi le Président français a-t-il pris la peine de s’attarder sur les propositions des eurosceptiques, ces « nonistes » anachroniques dont on balaye habituellement les arguments d’un geste auguste et supranational, les renvoyant à leur Mélancolie française et à leur nostalgie suspecte pour les attributs éculés de la souveraineté ? Nicolas Sarkozy accorde-t-il un réel crédit à ce sondage IFOP de novembre 2010, dans lequel 35% des français se déclaraient favorable à un retour au Franc ? Craint-il que soient devenus audibles ceux qui, d’un Front à l’autre, du « degauche »  au « national », ont inscrit sans ambiguïté la sortie de l’Euro au frontispice de leur édifice programmatique ?

En effet, si divers et émiettés soient-ils, les thuriféraires d’un retour à la monnaie nationale couvrent désormais tout le spectre du jeu politique. A droite, Marine le Pen, dont la récente passion pour l’économie confine au zèle du converti, considère que « le vrai problème, c’est l’Euro ». Avant elle, Nicolas Dupont-Aignan assénait déjà : « quitter l’Euro est une condition du plein emploi ». A gauche, Jean-Luc Mélenchon, soucieux de faire oublier qu’il vota sans ciller le traité de Maastricht (1) vaticine aujourd’hui : « l'Euro des banquiers et des usuriers n'est plus viable », cependant que le petit Mouvement républicain et citoyen (MRC) propose de « substituer à une monnaie unique trop rigide une monnaie commune réservée aux transactions extérieures ». Voilà un consensus de fait susceptible de faire blêmir tous ceux qui craignent un 21-Avril à l’envers, à l’endroit, oblique, en biais ou de guingois.  

Au succès de ces thèses eurosceptiques, rendu possible par la crise grecque et par sa contagion aux autres PIIGS (2), c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui, paradoxalement,  donne la meilleure explication : « la question de l'Euro n'est pas une question simplement monétaire, ni une question simplement économique, c'est une question identitaire » assurait-il la semaine dernière au forum économique de Davos. Comment admettre de manière plus explicite que la monnaie européenne est une « monnaie politique », avant d’être un instrument macroéconomique ? Lorsque le Président français martèle que « l'Euro c'est l'Europe et que l'Europe, c'est 60 ans de paix sur notre continent », il nous renvoie à la genèse de la construction Européenne à la sauce Monnet-Schuman : au début des années 1950, déjà, la Communauté économique du charbon et de l’acier (CECA) avait pour objectif de créer des solidarités économiques suffisamment solides pour bouter définitivement le spectre de la guerre hors des frontières d’Europe de l’Ouest. Le négoce comme condition de la Pax Europa, en somme.

Quant au postulat qui préluda à la création de l’Euro, il fut peu ou prou du même acabit : les nations, notamment l’allemande, portant en elles le germe de la guerre, il convenait de les neutraliser au plus tôt. Une dose réputée létale de supranational économico-monétaire devait parvenir à ficeler les Etats dans un entrelacs d’intérêts matériels de fait, et à « arracher les patries aux castes du militarisme », tant il est vrai « qu’un peu  d’internationalisme éloigne de la patrie ». Les socialistes, au pouvoir dans les années 1990, connaissaient mieux que quiconque ce mot célèbre de Jaurès. Ainsi, côté français, c’est bien en réaction à la réunification allemande que l’on plaida pour l’avènement d’une monnaie unique. La devise européenne à la sauce Mitterrand-Delors apparaissait comme un antidote préventif contre la rémanence des tentations pan-germaines. « A travers le projet d’union monétaire européenne, dès avant la réunification allemande, François Mitterrand déclarait déjà vouloir enlever à l’Allemagne son mark, ressort essentiel de sa puissance », se souvient Jean-Pierre Chevènement (3). Et de rappeler l’empressement des socialistes français à créer l’Euro, cependant que le chancelier Kohl s’ingéniait à différer l’échéance.

Pour convaincre l’Allemagne d’abandonner son mark, il fallut donc lui donner des gages. A la politique du Franc fort succéda celle de l’Euromark, couvé par une Banque centrale européenne principalement soucieuse de lutter contre l’inflation, et dont les statuts ressemblent à s’y méprendre à ceux de la Bundesbank. Ainsi, malgré l’apophtegme relatif à « l’Euro protecteur » que s’entête à nous servir une poignée d’eurolâtres, il faut bien admettre que la monnaie unique a surtout protégé nos voisins d’outre-Rhin, que leur modèle économique immunise déjà contre les affres de la surévaluation. Bien connue, l’une des explications de ce phénomène réside dans la compétitivité des produits allemands qui se niche dans leur qualité plus que dans leur prix. Avec un effort de recherche et développement supérieur à celui de ses partenaires européens, l’Allemagne dispose d’avantages comparatifs dans certains domaines (machines-outils, biens d’équipement, voitures haut de gamme) qu’une surévaluation de l’Euro de 10 à 20% par rapport au dollar ne parvient pas à entamer. Mais la qualité du « made in Germany » n’explique pas tout. L’Allemagne lutte elle aussi contre l’enchérissement de ses produits généré par l’Euro fort, en pratiquant une politique systématique de « déflation compétitive », c'est-à-dire de gel des salaires, permise par cette discipline collective et cette cogestion syndicale qui fondent le « capitalisme rhénan » cher à Michel Albert (4). Enfin, la République fédérale bénéficie des bas coûts de production des pays de la Mitteleuropa, où elle délocalise la fabrication de ses composants pour n’en conserver que l’assemblage. La question de la pérennité des performances actuelles de l’économie germanique mérite cependant d’être posée : l’Allemagne, dont la zone Euro représente 40% des débouchés, peut-elle sortir indemne du tourbillon crisogène qui s’abat tour à tour sur chacun ses voisins ? Ne devra-t-elle pas elle-même opter, comme l’envisage Jacques Sapir, entre « sortir de son modèle ou sortir de la zone Euro » ?

Car l’effet domino de la crise du printemps 2010 semble inévitable, si l’on admet un  vice de construction initial : la zone Euro est loin d’être optimale. Selon Christian Saint-Étienne, observateur averti des prodromes de « la fin de l’Euro (5) » , une zone économique optimale (c'est-à-dire apte à partager la même monnaie), possède trois caractéristiques : elle suppose la mobilité des facteurs de production (capital et travail). Elle induit l’existence d’un budget fédéral propre de corriger les inégalités territoriales. Enfin, elle nécessite une convergence macro-économique des pays qui la composent. Rien de tel au sein de la zone Euro. Outre la grande diversité des modèles économiques qui prévalent en son sein, le marché du travail y reste très cloisonné, la mobilité des salariés étant largement découragée par l’étanchéité des barrières linguistiques. Quant au budget commun, il ne dépasse pas 1% du PIB Européen, et son augmentation ne semble guère d’actualité, tant les finances publiques des pays contributeurs sont désormais dégradées. Or en l’absence de politique budgétaire apte à corriger le manque de cohérence de la zone, les économies nationales semblent appelées à diverger voire à entrer en concurrence, dans un retournement de l’Histoire propre à endommager sévèrement l’irénisme monétaire des eurobéats.

D’ores et déjà, les effets bénéfiques de l’Euro disparaissent sous la litanie des inconvénients : les taux d’intérêt bas dont ont d’abord bénéficié les pays de la zone les ont conduit à s’endetter à l’excès. En Grèce et en Italie, la dette publique dépasse 110% du PIB. Quant au déficit public, il est supérieur à 10% en Grèce, en Espagne, en Irlande. En France, la dette représente 80% du PIB, et le déficit public tutoie les 8%, cependant que la croissance est en panne, exceptée celle du taux de chômage.

Surévaluation plombant les exportations, compression des salaires et de la croissance, chômage endémique, encouragement au surendettement et aux bulles…Un ancien ministre de gauche, considérant sans doute la difficulté politique de cette décision, disait récemment « la sortie de l’Euro…y penser toujours, n’en parler jamais (6) » . Au regard des contre-performances affligeantes que nous donne à voir cette expérience monétaire au-delà du réel, on serait tenté de lui répondre : la sortie de l’Euro…y penser toujours, en parler souvent, commencer maintenant !

Coralie Delaume

1  C’était à l’époque où il faisait le « larbin » du parti socialiste. Un peu comme David Pujadas fait aujourd’hui le « larbin » du pouvoir, des riches et des puissants.
2  Les PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne) correspondent aux « pays du Club Med » plus l’Irlande. Gros consommateurs d’agrumes et d’huile d’olive, ils passent leur temps à défier la patience des agences de notation.
3  Jean-Pierre Chevènement, La France est-elle finie ? Fayard, janvier 2011.
4  Michel Albert, Capitalisme contre capitalisme, Seuil, 1991.
5  Christian Saint-Etienne, La fin de l’Euro, Bourin éditeur, 2009.
6  Le nom de cet ancien ministre sera pudiquement tu : il ne faudrait pas que d’aucuns s’avisent qu’il n’a pas fait qu’y penser, mais qu’il en a aussi parlé.



Toutes les réactions (18)

1. 01/02/2011 09:07 - Anne-Hilarion

Anne-HilarionFaut-il voir dans le titre sibyllin de cet article remarquable la réalisation de la vision historique hégélienne que le marxisme confronté à la réalité n'a pu réaliser malgré ses promesses et que, paradoxalement, le libéralisme financier et machiavéliquement démocratiste croit encore obtenir sur le dos des nations ? Ou, dans la perspective d'élections prochaines marquées par la crise et l'émergence de discours que d'aucuns croient pouvoir qualifier de populistes, la sortie possible pour la France d'un carcan économique qui grève se puissance et obère sa souveraineté ? A la crainte de celle-là, je préfère, avec l'auteur, l'espoir de celle-ci.
Car au-delà de l'excellente description des circonstances encore géopolitiques qui ont entouré et encouragé la création de la monnaie commune à l'Allemagne et à d'autres, il s'agit maintenant de déterminer les moyens d'en sortir. Abrogation des lois des années 1970 portant sur le financement de l'Etat, rétablissement d'une banque centrale nationale, ré-émission du franc, restauration de la souveraineté économique et ré-insertion dans un concert harmonieux et classique des nations européennes et mondiales aujourd'hui étouffé par les basses surboostées du rap américain et la grosse caisse de la clique économico-guerrière allemande, toutes choses évoquées avec plus ou moins de clarté et de compétence par les nouveaux tenants de l'économie réellement politique. Quel moment sera également jugé le plus opportun ? Référendum (appliqué ?) parmi les innombrables promis par Nicolas Dupont-Aignan, volontarisme autoritaire post-électif affiché par Marine Le Pen, révolution générale dans laquelle l'euro serait ajouté au nombre des tous déjà sommés de s'en aller par Jean-Luc Mélenchon, ou, pas si absurde, opportunisme pré-électoral de Nicolas Sarkozy lors de la publication du projet de loi de finances 2012, appliquant un plan de sortie de l'euro dont la rumeur de l'existence se chuchutte sous les ors parisiens ?
L'espoir n'est donc pas mort pour la France de renouer avec l'histoire, la sienne et celle de l'Europe. A moins que ce désir de franc ne soit qu'une nouvelle manifestation hyperfestive du désir de l'homme post-historique cher à Murray de recréer artificiellement un nouvel événement factice et rassembleur propre à lui faire croire que celles-ci existent encore.

2. 01/02/2011 09:36 - HR

HR"L'espoir n'est donc pas mort pour la France de renouer avec l'histoire". Anne-Hilarion

A votre catalogue de mesures, je m'étonnes de ne pas en trouver deux qui devraient précéder toutes les autres, parce que sans ces deux mesures, toutes vos propositions n'ont aucun chance d'aboutir.

Je me permets donc ici de remettre votre programme à l'endroit, en commençant par le début :

- Rétablissemment de l'ORTF, et monopole de France Inter, Europe 1, PMC et RTL sur les ondes radio.
- Interdiction d'Internet, retour au monopole de France Télécom et son Minitel sur les échanges numériques.

Pour ceux qui sont au courant que ce n'est pas la France mais les USA qui ont gagné la Seconde Guerre Mondiale, qui savent qu'il n'y a plus de Ligne Maginot ou Mur de l'Atlantique, on peut ranger ce genre d'articles et ses thuriféraires, sur la même étagère que le nationalisme corse et le rétablissement du duché de Bretagne.

3. 01/02/2011 11:12 - Nejma

NejmaLe monde économique est un véritable capharnaüm profitable à l'establishment qui peut manipuler la réalité comme ça l'arrange! Depuis quand ce sont des considérations morales qui animent les marchés?
Telle Cassandre, des analystes américains s'essayent à la prophétie et cela fait trembler tout le monde? Je rejoints donc Anne Hilarion.
On dit que le prochain pays à devoir être sous perfusion est l'Espagne, je penchais plus pour le Portugal, mais en réalité ce pays est moins intéressant pour les spéculateurs.
Comme dirait mon père quand le lion meurt les chacals se disputent la carcasse.
Seuls la volonté des politiques et leur désir de maintenir l'idée d'Europe pourra venir en aide à l'euro, mais encore faut-il vouloir clouer au pilori les spéculateurs qui parient pour l'euro ou sa chronique d'une mort annoncée!

4. 01/02/2011 12:43 - skostiss

skostissPour allez dans le sens d'HR je pense que c'est l'Europe entière qui a perdu la guerre. Et pas que la deuxième, mais la première, celle qui a instillé le pacifisme et le compromis perpetuel qui l'ont éjectée de l'Histoire, et avec quels fracas.
L'unité française (finissante j'en conviens) s'est accomplie avec la force et dans le sang. L'Union Fédérale américaine également. La diplomatie et la négociation n'a de sens que si elle découle d'un rapport de force.
Seuls les eurobureaucrates ignorants pensent pouvoir créer une entité politique viable en s'asseyant à 27 autour d'une table en dicutant en presqu'autant de langues.

Les nations de tête de l'Europe ont oublié d'assumer leur destin, en créant un club gardé par des physios trop peu regardants sur les nouveaux entrants.

5. 01/02/2011 12:45 - skostiss

skostiss"n'ONT de sens"of course. Pardon pour la faute...

6. 01/02/2011 14:54 - Philippe

PhilippeJ'ai souvent essayé de comprendre les arguments des pro-euros sur la prétendue "modernité" de l'Euro.

Je n'ai jamais réussi.

Les César romains étaient des champions de la "modernité" alors. Bonaparte. Tonton Adolf ???

Je me souviens encore de certains arguments du style "plus facile pour voyager". Sauf que les français n'auront bientôt plus les moyens que d'aller en vacances dans les usines à touristes du Tiers Monde.

Fabuleux retournement de l'Histoire.

7. 01/02/2011 17:06 - Dravic

Dravic"60 ans de paix sur le continent" ? Et la Yougoslavie, c'est du fromage blanc peut-être ?

8. 01/02/2011 22:19 - Kaolina

KaolinaVous ne le savez pas, mais c'est la Chine qui possède l'Europe. Elle va racheter toutes les dettes publiques pour soutenir sa propre économie. Je propose donc le yuan comme future monnaie européenne et le chinois comme langue officielle.

9. 02/02/2011 03:38 - bernard

bernardIl y a quelques mois les étudiants puceaux manifestaient pour défendre la retraite à 60 ans, aujourd´hui les CRS font la grève de la faim tandis que les ports sont à nouveau paralysés par des bolchéviks......J´imagine bien les Chinois morts de rire en voyant la France qui dégringole.

10. 02/02/2011 05:06 - FFMArtin

FFMArtinIl me semble que deux points essentiels sont oubliés dans cette analyse :
1 - L'Allemagne (comme la France d'ailleurs, mais différemment) se sortira de toute éventuelle crise à venir tant que celle-ci est économique. Si l'Allemagne quitte la zone euro, c'est l'euro qui coule. Si l'Allemagne reste dans la zone euro, c'est elle qui devra continuer à faire des sacrifices (c.f. renflouement de la Grèce, de ses banques etc) pour rester dans les élans communautaires. Ceci s'appelle la mutualisation du risque.
2 - L'euro n'a pas qu'une valeur économique ou "pratique". C'est aussi un des outils pour amener à l'union politique en Europe. Que cette dernière mette du temps à se faire est évident. Mais sacrifier le peu d'union qui existe sur l'autel d'une chimère ne fera qu'une seule chose : mettre la France en concurrence directe avec le reste de l'Europe et sans aucun filet en cas de bévue.

Ensuite, vient la question de la sortie de l'euro en elle-même. Techniquement, c'est facile. Par contre, pour ce qui est conséquences... En dehors d'une dévaluation massive du "neo-nouveau-franc" à prévoir dans les mois à venir, et une surévaluation du "nouveau mark", je ne vois pas ce que monaiterement celà y changerait. Il est certain que les entreprises françaises auront moins de mal à exporter, par contre, il faudra oublier tout type d'importation, et une inflation comme à la grande époque...

Et là, on ne parle pas des conséquences politiques et d'une éventuelle résurgence du pan-germanisme maintenant que l'obstacle soviétique, la puissance commerciale britannique et l'influence politique française ont disparues... Quant à la Chine... Je pense que ce devrait être le cadet de nos soucis.

Alors, c'est sûr, ce serait une bonne occasion pour la France d'écrire une nouvelle page de l'Histoire...

11. 02/02/2011 07:57 - Philippe

Philippe"Et là, on ne parle pas des conséquences politiques et d'une éventuelle résurgence du pan-germanisme maintenant que l'obstacle soviétique, la puissance commerciale britannique et l'influence politique française ont disparues... Quant à la Chine... Je pense que ce devrait être le cadet de nos soucis."

Je suis d'un avis presque exactement inverse :

- le pan-germanisme est dans toutes les pores de l'Union Européenne,

- la Russie est de retour. Tout du moins tant qu'il suffira d'y mettre un coup de pioche pour y trouver du pétrole, du charbon, du gaz, etc...

- l'Angleterre est plus que jamais la fidèle alliée des US, et de ce fait aura toujours la même influence,

- la France... La Franc est morte. N'en parlons plus.

12. 03/02/2011 18:05 - TitOeuf

TitOeufAvant tout, je présente tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2011 à tous ici, et plus particulièrement encore, ça coule évidemment de source, aux deux seuls de la "Room" que je connaisse d'ores et déjà par nos échanges passés, à savoir la douce et non moins érudite Nejma et le terrible HR.

Ceci étant dit, cet article est fort bien venu dans la situation actuelle d'Euro Scepticisme Ambiant.

Prenons les constantes économiques en compte, ainsi que le professe l'émérite Jacques Sapir :

-Le Peuple français est le plus économe et épargnant qui soit, avec les japonais ;
-Il ne faut pas confondre le Peuple français et "l'Etat français", machine infernale et hydrocéphale à souhait ;
-Le Peuple français est actuellement détenteur d'une épargne qui ferait pâlir plus d'un sur la scène internationale et qui attise fatalement les appétits de tout busard ou rapace qui se respecte, montant des créances actuellement détenu par des français en 2010 : 1.600 milliards de US $
-Le Stock d'Or français, propriété du Peuple français est toujours de 2 500 tonnes (Sarkozy en tant que Ministre du Budget 2004 n'a réussi à en brader que 500 tonnes, au cours le plus bas, hélas, nous faisant ainsi perdre du même coup environ 18 milliards de dollars, que Dieu le punisse un jour ou l'autre à ce titre précis), le cours de l'Or étant aujourd'hui au plus haut niveau qui puisse être, comme dirait le père Audiard, normalement tout roule.

Seule ombre au tableau, et non des moindres : quand nous avons fait "l'Euro fort" (Idée Socialiste - Jospin 2001/20002 pour la bascule), nous avons supprimé 30% de valeur faciale de notre monnaie précédente par le bas (la plus petite pièce dans la poche du pauvre était la pièce de 5 centimes de franc avant, et 1 centime d'€ actuellement, soit variation coef. 30%) et nous avons donc mécaniquement relevé l'accès à cette nouvelle monnaie de 30% pour les plus pauvres d'entre les français.....donc d'entre nous tous quelque part (on peut tous devenir pauvre demain)

Il faudra s'occuper de cela et de ceux là surtout, car tous les prix vont bientôt augmenter.

Quant au taux d'endettement des Etats, remplaçant les mouvements réguliers de dévaluations monétaires précédents, du temps des monnaies distinctes, et donc du "franc" (Germinal, Poincaré et les suivants) je rassure notre nouvelle chroniqueuse du Ring, les USA grands maîtres du monde des affaires, sont globalement endettés à au moins 180% si ce n'est plus de leur propre PIB, et à un niveau de toute façon tel, qu'ils préfèrent laisser les Chinois se servir des Iles Grecques ou des bouts de Dette Portugaise plutôt que d'avoir à les payer rubis sur l'ongle, à savoir en vrai, avec de l'Or, que ces mêmes USA n'ont d'ailleurs plus en réserve, et ce depuis longtemps...héhéhé....

Et si on se refaisait un "Singe en Hiver" au Ciné les amis.......

13. 03/02/2011 19:43 - Nejma

NejmaROOOOOOOOOO TitOeuf, je suis hyper méga ravie de vous retrouver.
Bonne année également.
Si d'aventure vous venez à Paris je serais heureuse de vous convier à tailler bavette de visu chez Robuchon, pas dans les mois à venir car je vais être amenée à bouger beaucoup mais le mois de juin sera calme. Chiche je paierai en euro.
Avec toute mon estime

14. 03/02/2011 20:25 - TitOeuf

TitOeufL'Aventure n'a pas de prix et ne connaît donc pas l'Argent ma chère Nejma.

A ma table une Dame n'a jamais payé et ne paiera jamais, car cela ne se fait pas, dans ma famille on est plutôt strict là dessus, aucune parité qui vaille à ce titre là, cela ne se fait pas, seule l'élégance et la Courtoisie Française sont de mise, n'épargnez donc pas pour cette occasion (qui viendra plus tôt que vous ne le pensez), je m'occuperai de tout, et pas au Carré Militaire des Invalides (vous n'aimerez pas, même si le cadre est illustre.....lol..... Robuchon, oui c'est plutôt sympa).

Bon allez, j'avais promis un "Singe en Hiver" pour une "Monnaie de Singe", à savoir l'Euro (dont seuls les marchés financiers décideront de notre sortie, mais hélas, pas nous) :

http://www.dailymotion.com/video/x16lok_un-singe-en-hiver_shortfilms

J'aime ce film, comme l'Union entre les plus anciens et les plus jeunes de France, entre les étrangers qui aiment cette France, et les autochtones parfois un zeste rabougris (il faut bien aussi l'avouer), mais la fête et le feu d'artifice de ce "Singe en Hiver" sont finalement dignes de cette "Monnaie de Singe" actuelle qu'est l'Euro trop fort......

15. 03/02/2011 20:47 - Nejma

NejmaNon TitOeuf rire franchement je n'ai vraiment pas besoin d'épargner pour cette occasion.
Ne m'ôtez pas ce plaisir faites-fi de vos conventions pour une fois.
L'Euro n'a jamais servi l'intérêt général mon cher TitOeuf

16. 04/02/2011 10:36 - HR

HR"7. 01/02/2011 17:06 - Dravic
"60 ans de paix sur le continent" ? Et la Yougoslavie, c'est du fromage blanc peut-être ?"

Non, c'est un rappel à la nouvelle "Chroniqueuse Ring depuis janvier 2011" que comme on l'a encore vu dans les balkans récemment, les Européens sont incapables d'assurer la paix, ne serait-ce qu'en Europe, sans l'intervention et le leaderhip américain.

17. 05/02/2011 13:38 - Cheps

ChepsQuel article affligeant !

Rien ne vaut un bon rétroviseur pour s'offrir sa dose d'indignation à deux balles !

18. 05/02/2011 14:56 - Alice ça Priche

Alice ça Priche@ Cheps : quel commentaire affligeant ! Rien ne vaut une bonne longue vue pour se sibstituer à ses idées quand elles sont un peu courtes.

@ HR " sans l'intervention et le leadership américainS " : ça a plus de gueule comme ça.

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Faut-il voir dans le titre sibyllin de cet article remarquable la réalisation de la vision historique hégélienne que le marxisme confronté à la réalité n'a pu réaliser malgré ses promesses...

Anne-Hilarion01/02/2011 09:07 Anne-Hilarion
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    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Ainsi parlait ZaraDebbouztraAinsi parlait ZaraDebbouztra

    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Broadcast : the dream is overBroadcast : the dream is over

    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

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    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

  • Robert Brasillach : le procès expédiéRobert Brasillach : le procès expédié

    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

  • Du bon et du mauvais usage de l’indignationDu bon et du mauvais usage de l’indignation

    Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant,  grand bourgeois, grand lettré,  grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...

  • Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieTerreur et martyre : il était minuit à Alexandrie

    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

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    La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...

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    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

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    Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...

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    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

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    (reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...

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    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

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    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

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    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

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    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

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