Sur le RING

Et si les chômeurs ne chômaient plus ?

SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 25/11/2010 - 91 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand avait essayé en son temps avant de déclarer que non, il n'y avait vraiment rien à faire. Et si les chômeurs ne chômaient plus ? Une idée shocking à prendre au sérieux.

Cette fois-ci, l'idée est un peu différente. Même si elle vient de la Perfide Albion (Azincourt, Trafalgar, Dunkerque, Mers-el-Kébir, tout ça), on peut toujours se dire pour se remonter le moral que l'idée est déjà appliquée en Suède, pays, comme chacun sait, très en avance sur tout. D'ailleurs, pour une fois, personne ne vient nous dire que nous sommes en retard sur les Suédois. L'idée est simple : il s'agit de coller les chômeurs longue durée à 30 heures de travaux d'intérêts généraux par semaine. Une obligation pour que les allocations et autres aides sociales continuent d'être versées. Sinon, fermeture du robinet. L'argument est percutant : en Angleterre, 1,5 million de gens ne travaillent plus depuis  au moins dix ans.

Évidemment, ce ne sera pas des travaux extrêmement valorisants (il vaut mieux commencer par là qu'y finir), mais nécessité fait loi. Les Anglais ont sans doute la faiblesse de croire qu'une telle mesure "encouragerait" les traîne-savates à chercher d'urgence un métier un peu plus agréable. Dans un premier temps, il s'agit surtout de les encourager à se lever de bonne heure. Et comme ça, ceux qui ne trouvent pas pourront continuer à chercher, sans avoir à supporter l'insupportable sentiment de culpabilité d'une société qui donne et à laquelle on ne rend pas. Ce qu'on se demande, c'est si une telle chose serait envisageable en France. Nicolas Sarkozy voulait réhabiliter la valeur du travail. Il avait déjà évoqué une telle mesure en 2007. N'est-ce pas une belle occasion à saisir sur le refrain "les autres l'ont fait, pourquoi pas nous" ? On est en retard, il faut le rappeler. Sur le mariage homosexuel, sur les droits des femmes, sur les lois de protection des sans-papiers… Et pas sur le travail ? Qui est-ce qui fixe les "retards" positifs ou négatifs, au juste ?

"Dans notre pays de liberté, on ne peut pas forcer les gens à travailler", a d'avance prévenu le directeur de Pôle emploi. Ah bon. On ne peut pas forcer les gens à participer à la société, même si eux en profitent ? Étonnante conception du contrat social. Faut-il rappeler que les individus appartiennent à leur Nation? "Tout travail exige salaire", explique encore le directeur de Pôle emploi. Tout salaire n'exige-t-il pas un travail ?

Et bien oui : ce n'est pas si "gratuit" ni "bénévole" que l'ensemble de la presse veut bien le laisser entendre. Les allocations diverses et variées permettent souvent aux chômeurs de vivre dans des conditions tout à fait décentes, aussi décentes que celles que connaissent la plupart des smicards. Les allocations finissent par constituer un salaire échanger contre… une existence ?

La réalité est surtout une question de forme. Ce serait "revenir sur un acquis social", diront en coeur les syndicats, avant d'appeler à manifester, dans une logique éclatante, les étudiants, les retraités, les chômeurs, les fonctionnaires, les enseignants, les grutiers, les conducteurs de trains, etc. Une mobilisation sociale, comme le contrat social, cette chose obsolète qui sous-entend un échange donnant-donnant avec la société. Autrement dit, pas seulement des droits, mais, ô infamie, des devoirs. Vous cotisez, elle vous aide. Vous cotisez pour nous, on cotise pour vous. Depuis des années, vous cotisez toujours, bêtes travailleurs, alors que nous on ne cotise pas forcément, voyez-vous, parce qu'on ne trouve pas de travail, parce qu'on n'a pas envie de rentrer dans votre moule, parce qu'on a envie d'appréhender les choses différemment, tu vois. Toi t'es con, tu travailles sans réfléchir. Nous on philosophe et on prend du recul. Mais avec tes impôts, si possible. Ces amusants personnages s'en vantent d'ailleurs relativement souvent. Nous en connaissons tous un et il ne se passe pas une semaine sans qu'un journal comme Libération, au hasard, s'extasie devant ce mode de vie "différent" (donc riche). 


C'est la liberté à la Française. On peut avoir uniquement des droits (de percevoir les impôts des autres) et pas forcément des devoirs. Les chômeurs n'ont aucune obligation vis-à-vis de la société. On a d'ailleurs tout fait pour effacer le sentiment de culpabilité qui pousse par exemple la plupart des Japonais au chômage à ne pas se déclarer. C'est la faute aux patrons, aux riches, à l'État, à la société, à la droite, à la crise… Ajoutez à cela une bonne dose de rêve vendue aux jeunes (vous pourrez faire le métier que vous voulez, c'est-à-dire professeur de philosophie, chanteur ou mannequin) qui les pousse à se croiser les bras et les doigts en attendant indéfiniment l'instant t où tout leur tombe tout cuit… Bref, vous n'y êtes pour rien, si vous n'irez pas au travail, le travail finira bien par venir à vous. Confiance.

Pour les véritables chômeurs contraints, sans doute majoritaires, la mesure ne pose sur le papier aucun problème : ça n'empêche pas de continuer à chercher tout en gardant le contact avec le monde du travail. De plus, le sentiment de honte inspiré par la dépendance ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Bien évidemment, avant d'envisager une telle mesure, il y aura un tas d'arguments à contourner : "c'est pas bien de montrer les chômeurs du doigt, c'est stigmatisant, dégradant, méprisant, ils subissent aussi la crise, l'Élysée ne tape que sur les petits, c'est toujours les mêmes qui trinquent, faut faire payer les riches…" Et puis, il y a le côté pratique, judicieusement évoqué par Benoist Apparu. “C’est une excellente idée mais c’est très compliqué à organiser parce que quand vous avez deux ou trois millions de chômeurs et un million de personnes au RMI. Trouver une activité de 30 heures pour trois millions de personnes, c’est quelque chose d’excessivement compliqué à organiser."

Oui et non. L'utilité de la tâche n'est pas obligatoire, c'est davantage une question de justice. Bien évidemment, il ne s'agit pas de prendre des emplois aux travailleurs… Du reste, Apparu ne parle pas seulement des chômeurs longue durée : ils ne sont qu'1,2 million. Les socialistes, qui se battent tant contre les inégalités et pour la justice sociale, devraient réfléchir murement à celle-ci : des centaines de milliers de Français gagnent leur vie sans travailler, grâce au travail de ceux qui ne gagnent souvent pas grand chose de plus, si ce n'est le prestige moral. En attendant, le système prétendument égalitaire et solidaire n'est plus ni égal (dons à sens unique) ni solidaire (puisque par choix, on peut décider de prendre sa part du gâteau et de ne plus contribuer à sa fabrication).

Une belle leçon de socialisme moderne. 

Ah oui, on n'a qu'à faire payer les riches.

Laurent Obertone



Toutes les réactions (91)

1. 22/11/2010 08:45 - Ripeur 669

Ripeur 669Le travail c'est la liberté.
Chômeurs solidaires, dénoncez-vous !
Signé Djap 2 France,

xxx

2. 22/11/2010 09:46 - Chômeur

ChômeurC'est de bonne logique, mais cependant, je m'interroge : le travail salarié serait-il la seule activité qui permette de participer à la société ? Parce que du coup, ladite société ressemblerait furieusement à la manufacture de Monsieur Prudhomme... Le sentiment de supériorité morale de "l'homme qui travaille" est-il si fondé ? Ne se rendrait-il pas au bureau mu par la cupidité, ou par le désir de troncher quelque collègue, ou encore aiguillonné par sa passion pour les blagues de cul ? Ou est-ce que tout cela se nomme justement "participer à la société ? Je n'irai pas dans vos camps de travail, Mon cher ; pour résumer, plutôt que de devoir accepter de nouveaux devoirs, je préfèrerais renoncer à des droits, tant qu'il me reste celui de me mouvoir librement : je n'ai pas d'usage pour les autres.

3. 22/11/2010 10:59 - TitOeuf

TitOeufTu m'étonnes qu'Apparu ait finalement poliment décliné la proposition, car selon lui, "trop compliquée à mettre en oeuvre" (sic)...........c'est à mourir de rire.

Dans une stricte application de la loi de l'offre et la demande, sur le marché spécifique du travail, il est évident que l'organisation de pénurie d'emploi est favorable à l'offre, donc au patronat, qui peut en conséquence dicter sa loi en terme de seuil de rémunération et de chantage à la délocalisation.

Si demain, nous revenions aux 30 Glorieuses, chacun sait bien que le rapport s'inversera mécaniquement en faveur du demandeur d'emploi, qui aura dès lors tous les atouts en mains, et de cela le patronat ne veut surtout pas.

Pour l'instant, et à leur corps défendant, voire compatissant pour certains d'entre eux, les chômeurs sont les alliés objectifs du Grand Patronat et un instrument cyclique et contre-cyclique d'ajustement, tant de fixation des salaires, que des prix et honoraires en découlant.

Relocalisons les industries, rétablissons enfin la frontière, les frontières, et la musique sera bien différente pour tout le monde en notre pays.

4. 22/11/2010 11:04 - magieverte

magieverteJe pensais que les allocations chômages provenaient des cotisations et non pas des "impôts des autres"...

5. 22/11/2010 11:15 - TitOeuf

TitOeufLes allocations chômages, proviennent évidemment des cotisations versées par le duo "employeur/employé" durant la période travaillée avant chômage Cher Magieverte, mais jusqu'à épuisement des 23 mois d'indemnité qui sont considéré comme un "Stop-Loss" (indemnisation, dite à l'équilibre d'un point de vue strictement comptable).

Toute indemnisation intervenant au-delà, ou bien en deçà de cette limite bien comprise (pour ceux, par exemple, qui n'ont pas suffisamment travaillé auparavant), donc les longues durées, les RSA et les Rmi étant considérés quant à eux, comme des "Excess-Loss", donc structurellement des dépassements, et immanquablement des déficits pouvant possiblement devenir "Chroniques".

Par souci de vulgarisation sûrement, notre ami Laurent ne fait pas le distinguo entre les différents cas de figure.

6. 22/11/2010 11:23 - Oblomov76

Oblomov76"Je ne suis pas un citoyen et je n'ai pas envie de le devenir...On a pas de devoirs par rapport à son pays, ça n'existe pas, il faut le dire aux gens... On est pas des citoyens, ni des sujets, on est des individus. Tous."
Michel Houellebecq sur France Inter le 09 novembre 2010
Voici le lien : http://www.dailymotion.com/video/xfklxr_michel-houellebecq_news

7. 22/11/2010 12:01 - J.

J..
On n'a pas de devoirs, si vous voulez dans l'absolu, mais si on accepte des droits ("prendre"), est-ce qu'on n'a pas aussi des devoirs à assumer ("donner")? Pour autant bien sûr que la moindre initiative ne se heurte pas à 36 tracasseries administratives. MH a évidemment raison de rappeler qu'on est des individus. De la conscience d'être cela peut découler par exemple l'envie de faire des choses, d'inventer, et aussi, très important, que l'Etat surtout nous foute la paix le plus possible. On devrait être beaucoup plus américains.

8. 22/11/2010 12:37 - Johnny Boulard

Johnny BoulardVoilà un beau petit articulet qui pue l'ordure.

Monsieur Obertone, vivant de sa plume, travail harassant comme chacun sait, sait ce que c'est que les Pôles Emploi sordides où l'on patiente poliment pendant 2 heures pour s'entendre dire "je n'ai rien à vous proposer, désolé".
Il sait comment faire, lui, pour trouver un emploi quand il n'y en a pas.

Monsieur Obertone n'aime pas les bouches inutiles, les tire-au-flanc, la lie humaine (chômeurs, immigrés, socialistes), il aime Nicolas Sarkozy, Philippe Muray, et les subversifs flamboyants de la droite radicale. Pas Dominique de Villepin ou Nicolas Dupont-Aignan, trop à gauche, trop gaullistes, pas assez compromis avec le libéralisme économique.
Monsieur Obertone est le porte-voix des beaufs, les vrais, les petites gens mesquins et égoïstes, fantasmant sur la droiture, la tranquillité et le travail. Comme Poujade flattait jadis les petits commerçants dévorés par la haine et la peur.

A côté de ça, Monsieur Cormary dénonce chez Nabe une "volonté de pureté".

A noter pour votre prochaine liste de course : "penser à acheter un miroir, grandes dimensions, s'y mirer D'ABORD,n'écrire qu'APRES".

Bien cordialement

PS : je ne suis pas de gauche, je lis Dantec et le Ring depuis longtemps, donc pas de diabolisation par rapport à un gauchisme supposé, merci d'avance.

9. 22/11/2010 12:39 - Nach Mavidou

Nach MavidouLa réouverture des Ateliers Nationaux est une idée moralement très séduisante, mais il ne faut pas oublier que cela a largement contribué au bain de sang de juin 1848 qui a enterré la toute jeune deuxième république. Je ne crois pas tellement aux leçons de l'Histoire, mais je crois néanmoins que cela attiserait les tensions sociales, surtout si les tâches confiées apparaissent vaines, dégradantes aux yeux des gens diplômés bien au-dessus de ces missions qui y placent leur orgueil... sans parler bien sûr des récalcitrants de principe déjà évoqués dans l'article.

10. 22/11/2010 12:56 - Papydrone

Papydrone"Faut-il rappeler que les individus appartiennent à leur Nation?"

Euh... Non, en aucune façon. C'est d'ailleurs une idée assez récente que celle de nation propriétaire d'individus. Ce doit être cette ineptie que l'on nomme nationalisme... Ça transpire, d'une manière ou d'une autre, même bien planqué.
Le Roi de France de disposait pas d'un tel pouvoir, celui de lever une armée populaire par exemple. La nation, quant à elle, peut disposer des citoyens comme bon lui semble. Qu'on se souvienne de 14-18, et tout ceci deviendra très clair.
On ne peut raisonnablement pas se sentir fier d'appartenir à une "nation", on ne peut pas être fier d'être né ici plutôt que là, c'est vertigineux de bêtise. Ce déterminisme des plus toxiques issu de notre belle révolution a laissé de belles marques au XXe siècle. Pas assez profondes visiblement. On se bat pour défendre des hommes, des femmes et des enfants que l'on aime. Pas pour défendre une "nation".

11. 22/11/2010 13:38 - Laurent Obertone

Laurent Obertone"Monsieur Obertone, vivant de sa plume, travail harassant comme chacun sait, sait ce que c'est que les Pôles Emploi sordides où l'on patiente poliment pendant 2 heures pour s'entendre dire "je n'ai rien à vous proposer, désolé".

J'y ai passé de très longues heures, dans ces Pôle Emploi sordides. Moi, ce que j'ai surtout vu et entendu c'est "On a 100 nouveaux postes à proposer ce mois-ci, malgré notre communication, nous n'avons reçu que 40 CV. Les gens veulent aménager leurs congés avant d'accepter un poste. Ils ont une idée bien précise de ce qu'ils veulent accepter". Le tout pendant la "crise", dans un département "sinistré" et qui compte nettement plus de chômeurs que la moyenne.

"Monsieur Obertone est le porte-voix des beaufs"
Ne me prêtez pas une telle influence.

Papydrone. Si l'on prend les droits, on signe aussi pour les devoirs.... C'est la base de la société (qui existe à la fois pour protéger l'homme des autres et de soi-même. Bien entendu, il faut lui donner des bonnes raisons de la défendre, cette société homogène, même s'il n'a pas de famille.
Quant à la fierté, vous avez raison, elle n'a rien à faire là dedans. Il s'agit davantage d'une question d'honneur. La fierté, quand on prétend soutenir une société égalitaire, c'est de donner pour recevoir. Vous pouvez appelez ça comme vous voulez, toujours est-il que ça n'a pas attendu la République pour exister. Appartenir à un Roi ou à une religion n'est pas plus "vertigineux" que d'appartenir à une Nation. Le nationalisme est une simple transposition de la défense de son groupe. Oui, c'est un méchant déterminisme, désolé. Comme la propriété n'est qu'une transposition du désir de territoire.
La République, si critiquable qu'elle soit, n'a pour le coup fait que nommer la chose.

12. 22/11/2010 15:06 - Papydrone

Papydrone" Bien entendu, il faut lui donner des bonnes raisons de la défendre, cette société homogène, même s'il n'a pas de famille."
Une société est par définition hétérogène, l'homogénéité est un vieux rêve aux desseins très noirs comme des chemises, vous ne trouvez-pas ?
Je le redis, on ne défend pas une société, une "nation", parce qu'"on" nous donne de "bonnes raisons", ce que l'on défend ce sont des êtres aimés en danger immédiat, et pas une idée.

"Appartenir à un Roi ou à une religion n'est pas plus "vertigineux" que d'appartenir à une Nation."
Oh que si ça l'est. En fait, c'est toute la différence entre la personne et la masse. Entre la liberté et l'esclavage.

"Le nationalisme est une simple transposition de la défense de son groupe".
Mais encore faut-il définir cette notion de "groupe", et la définir très clairement... Libre à vous de vous plier à ce déterminisme. Je choisis mes propres chaines.

"Quant à la fierté, vous avez raison, elle n'a rien à faire là dedans. Il s'agit davantage d'une question d'honneur."
L'honneur national... L'honneur d'être Français ou tout ce que vous voulez... Comment vous dire ? J'en ai rien à foutre de l'honneur national. On reconnait un arbre à ses fruits, et le nationalisme a donné des fruits on ne peut plus pourris, si on reste dans les simples faits.
Allez, un petit mot : " La lutte contre la finance internationale est devenu le point le plus important de la lutte de la nation pour son indépendance et sa liberté économique." Marine Le Pen ? Bon, oui, aussi... Un autre " Tous les citoyens doivent avoir des droits égaux et des devoirs égaux. " et un autre " Le premier devoir de tout citoyen doit être de travailler, soit intellectuellement, soit manuellement. L'activité individuelle ne doit pas s'exercer en opposition aux intérêts de la Communauté, mais dans le cadre de cette Communauté et pour l'utilité de tous. " Un autre ? Allez : "La suppression de tout revenu obtenu sans travail, ni peine, l'abolition de la servitude des intérêts." Je vous laisse deviner...

13. 22/11/2010 16:00 - Laurent Obertone

Laurent Obertone"l'homogénéité est un vieux rêve aux desseins très noirs comme des chemises, vous ne trouvez-pas ?"

Un triste point Godwin. Ce n'est pas un rêve : c'est. Tout le monde ne peut pas faire n'importe quoi. Il y a une norme, une ligne commune, si on s'en éloigne trop, on le paye. C'est aussi valable pour vous ou pour des groupes de gens. C'est comme ça. Après, si vous dites que ce raisonnement est un truc de nazi, ce n'est même pas la peine de discuter.

Méfiez-vous, l'amour, c'est autant une idée conceptualisée qu'une nation. C'est comme le groupe ou la société.

Pour vous, la liberté réside dans le Roi ou la religion ? Vous croyez que les gens étaient libres de payer leurs impôts ou de pratiquer leur culte ? J'avoue que l'évidence de votre raisonnement m'échappe.

On se plie tous au déterminisme. L'amour est un déterminisme. La volonté de puissance aussi. D'où la nation, par exemple, qui permet de garantir l'un et de canaliser l'autre.

Pour l'honneur, je pensais à l'honneur personnel. Une sorte de paraitre qui a tendance à sublimer l'être. Il est possible que ça ne vous parle pas...

Une nation n'implique pas l'idée stupide d'égalité, qui ne correspond pour le coup à aucun déterminisme. Travailler pour la société, c'est logique. En contrepartie, vous profitez de son organisation, de sa protection, de ses lois, et parfois même de sa sécurité sociale (ça vaut ce que ça vaut...).
Si vous le voulez, vous pouvez vous extraire de la société pour passer votre temps à chasser votre pitance. Libre à vous. Mais jouez le jeu : ne travaillez plus, mais ne profitez pas non plus du travail des autres. C'est un contrat, on ne vous force pas à le signer. Si vous trouvez qu'il est si bête, j'espère que vous mettez vos principes en accord avec vos idées. Vos enfants vont-ils à l'école ?

14. 22/11/2010 16:49 - Papydrone

PapydroneGod win, j'espère bien... Une société n'est pas homogène, relisez donc la définition du mot. Il y a ce que l'on appelle la loi, qui traite les différends entre personnes, la jurisprudence, tout ça. Après, il peut y avoir un désir d'homogénéité, qui vient comme un délire.

L'amour est une idée, un concept, selon vous. Je suis en train de rire... Moi, je dit que c'est musculaire, mais chacun aime comme il peut.

La nation canalise la volonté de puissance et garanti l'amour. C'est une blague ou vous êtes sérieux ?

La petite pique de l'honneur. Le paraître qui sublime l'être. Wow, Thomas en est tout retourné ! Le paraître qui sublime l'être... Dans l'autre sens ça me parle plus, mais c'est personnel.

Pour la religion, évidemment, je ne parle pas de cette organisation humaine, mais parole vivante de Dieu. C'est comme pour les maths, "si t'en fais pas, tu peux pas comprendre". Pour le Roi, lisez donc, je ne sais pas, Dali !

Je participe, je profite, ça ne me pose aucun problème dans le fonctionnement. Ce qui me fait gerber, ce sont les paroles d'idéologues qui vont culpabiliser l'autre de se trouver dans une situation délicate. Bien sûr qu'il y a des feignasses, ça existe depuis toujours, il n'y a qu'à relire la Bible. Mais dire, comme vous le faites, que toutes les personnes qui ne travaillent pas sont bonnes à être obligées à un travail par l'état, travail forcé donc, c'est la vraie merde, désolé. D'autant plus quand le travail en question ne revêt aucune utilité pour ladite société.

Ce que je jette, c'est votre vision nationaliste, ce truc de défense du "groupe" que vous n'avez pas défini. Et j'en ai rien à foutre de l'égalité, je travaille au cas par cas.

15. 22/11/2010 16:51 - lionel

lionel"Mais jouez le jeu : ne travaillez plus, mais ne profitez pas non plus du travail des autres."
voilà exactement ma pensée résumée dans cette phrase.
d'un point de vue beaucoup plus terre à terre et pragmatique, dans certains pays où la durée et le montant des "indemnisations chômage" est environ moitié moins élevé qu'en France, le système vous encourage à travailler et personne ne rechigne à prendre le premier job qui se présente pourvu qu'il paie les factures, qu'il soit en rapport ou non avec le diplôme l'espérience ou les qualifications qu'on a. le marché du travail en devient beaucoup plus flexible et mouvant, ce qui fait qu'il y a toujours une chaise vide dans laquelle s'asseoir.
on pourra m'objecter qu'il y a du cheap labor ici et là, ce qui est vrai, mais une société égalitaire et libérale, ne sera toujours qu'un idéal.
La France devrait faire le deuil de sa devise et de ses idéaux une bonne fois pour toute, et avancer.

16. 22/11/2010 19:40 - Laurent Obertone

Laurent Obertone"Après, il peut y avoir un désir d'homogénéité, qui vient comme un délire".
Ce n'est pas un délire, c'est une obligation. L'homogénéité est longue. Souvent violente. C'est un combat permanent, pas toujours conscient. Dès qu'un groupe devient suffisamment différent des autres, il s'en sépare. C'est l'histoire de la vie. Sans homogénéité, une société ne fonctionne pas. Si vous êtes allergique à ce mot, tant pis pour vous.

"L'amour est une idée, un concept, selon vous. Je suis en train de rire...".

Si ça vous amuse... L'amour est une réaction biologique, un déterminisme. On a appelé ça l'amour et on a rendu ça romantique. Pour le paraître. Vous savez, cette éternelle supériorité sur l'être qui fait nos civilisations.

"La nation canalise la volonté de puissance et garanti l'amour. C'est une blague ou vous êtes sérieux ?"

Je ne suis pas sérieux, mais ce n'est pas une blague pour autant. Seul, vous ne pouvez pas protéger les vôtres. La société a les moyens de garantir votre amour (en garantissant les vôtres) et vous demande aussi de ne pas trop exprimer votre volonté de puissance (par exemple, tuer ses voisins, c'est pas bien). C'est ainsi.

"Le paraître qui sublime l'être... Dans l'autre sens ça me parle plus, mais c'est personnel".

Vous et moi sommes des singes malingres. La culture, c'est le paraitre. Un tas de cellules organisées qui mange, qui défèque, qui boit, qui respire, c'est l'être. La Piéta de Michel-Ange, c'est le paraitre. C'est vous qui choisissez.

"mais parole vivante de Dieu"

Et vous railliez le paraitre ?

Le groupe, c'est la hiérarchie des sentiments. Encore un méchant déterminisme. L'amour universel, par exemple, ça n'existe pas. Désolé.

17. 22/11/2010 20:30 - Ā

Ā"1984. Un chef d'œuvre. C'est aussi l'année de naissance de Laurent Obertone, dans un petit village de l'est de la France…"

"j'entend avant tout par "nationalisme" cette façon d'imaginer que les hommes peuvent être l'objet d'une classification semblable à celle des insectes, et que des millions de gens ou des dizaines de millions d'entre eux peuvent ainsi être, en bloc et avec une parfaite assurance, étiquetés comme "bons" ou "mauvais²".

². Il est courant de voir les nations ou même des entités encore plus floues comme l'Église catholique ou le prolétariat, considérées comme s'il s'agissait d'individus réels, dont on parlera aisément à la troisième personne: "elle" est comme ceci ou comme cela… une réflexion aussi évidement absurde que "l'Allemagne est perfide par nature" peut être lue dans n'importe quel journal ouvert au hasard…"

Georges Orwell
- Tels, tels étaient nos plaisirs et autres essais (1944-1949) - Notes sur le nationalisme -
Éditions de l'encyclopédie des Nuisances

Ā

18. 22/11/2010 20:51 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneMuray a écrit des chefs d'oeuvres. Dois-je pour autant adorer la tetralogie des Rocky, qu'il prétend aduler dans Festivus festivus ?

Georges et moi avons le droit de ne pas toujours entendre la même chose... Faudrait faire gaffe à nos manifestations sentimentales, si ça emprisonne à ce point...

19. 22/11/2010 21:45 - Ā

Ā"Georges et moi"…

je l'imagine se passant de votre familiarité comme de ma citation mais il s'agissait surtout de vous faire remarquer votre argumentation figé par l'utilisation du verbe être, forme malheureusement trop répandue du 2+2=5.

"Comme la propriété n'est qu'une transposition du désir de territoire" par exemple.

Ā

20. 22/11/2010 21:58 - Papydrone

PapydroneUn bon chrétien le Laurent...
"L'amour est une réaction biologique, un déterminisme." Ben ouais, c'est comme ça...

La parole vivante de Dieu "rangée" dans le paraître. Et hop ! Le Christ c'est Vendetta les gars !

Mais c'est drôle que vous teniez tant à ce mot d'homogénéité. Vous conspuez l'égalité d'une façon obsessionnelle (c'est une tendance lourde de chacune de vos parutions) et vous me parlez d'homogénéité sociale. Tout le monde a le droit à ses contradictions. Mais la société démocratique, libre, occidentale, est faite de groupes absolument hétérogènes. Il n'y a qu'à voir le traitement que reçoit Besson après sa trahison. Il n'y a que dans les société tyranniques où vous voyez une homogénéité du "corps social", après purge évidemment. Et ça, c'est valable dans la sphère politique comme dans toutes les autres. A la limite, la société la plus homogène aujourd'hui, c'est l'islam. Et encore, ils se foutent aussi sur la gueule. C'est-à-dire qu'une société libre, ouverte aurait dit Popper, doit être capable de faire coexister des personnes très différentes qui s'accordent sur un minium, sans pour autant tuer la singularité de chaque individu, de chaque groupe. Pas besoin de nationalisme, la loi suffit, et c'est encore un pis aller. Voyez, je ne suis pas en accord avec vous, mais des règles tacites régulent la bonne tenue de la discution, j'appelle ça des valeurs.

La hiérarchie des sentiments est un corpus théorique, mais où est le projet de civilisation ? La défense de la France ? Un peu maigre... D'ailleurs, développez donc cette notion de hiérarchie des sentiments, un peu vague balancé comme ça.

Et, au fait, la Piéta de Michel-Ange, c'est de l'être, c'est pour ça que ça traverse les siècles. Le paraître sombre dans l'oubli parce qu'il n'est pas le reflet de l'amour éternel.

21. 22/11/2010 22:19 - Laurent Obertone

Laurent ObertonePapydrone.

Nous sommes loin d'avoir la même définition de l'homogénéité. L'homogénéité n'interdit pas le conflit... Simplement, tout le monde doit être d'accord avec les règles du jeu. Sinon, il sera exclu. C'est pourtant simple.

Pour la hiérarchie des sentiments : on préfère savoir quelques milliers d'inconnus disparus que voir mourir un proche.

La Piéta de Michel-Ange, elle est un bloc de marbre. Grâce à l'artiste, elle parait. Et Michel-Ange, il est un tas de cellules, aujourd'hui transformées. Grâce à la Piéta, il a paru, et il est toujours. Le paraitre sublime l'être. Avant de poursuivre cette conversation plus avant, je vous conseille vivement de lire l'éloge du paraitre, de Renaud Camus. Il l'explique sans doute mieux que moi.

Permettez-moi de mettre votre être à l'épreuve : pensez-vous que vous croiriez en Dieu si personne ne vous en avait jamais parlé ?

A.

Voilà que vous voulez m'interdire mon auxiliaire préféré...

"votre argumentation figé"

Vous voyez, votre "figé", il est, on le comprend. On sait. Mais si vous aviez écrit "figée", là il paraitrait. Il aurait tout de suite plus de gueule. Z'avez vu, c'est le verbe avoir qui le dit. 0+0 = vous savez quoi.

22. 22/11/2010 22:44 - Papydrone

Papydrone"Pour la hiérarchie des sentiments : on préfère savoir quelques milliers d'inconnus disparus que voir mourir un proche."
Pas besoin de l'idée de nation pour éprouver ça. Et donc, l'idéologie nationaliste incorpore qui comme proche ?

"Permettez-moi de mettre votre être à l'épreuve : pensez-vous que vous croiriez en Dieu si personne ne vous en avait jamais parlé ?"
Mais oui, évidemment. Parce que Dieu n'est pas une idée.

Quant à la Piéta, c'est comme pour les maths...

23. 22/11/2010 22:52 - Ā

ĀOuch!Riiiing!
Vous tapez bas pour une coquille.
Sentimental ?

24. 22/11/2010 23:22 - Papydrone

PapydroneOui, il y a ça plus haut, dans le texte de tête : "Bref, vous n'y êtes pour rien, si vous n'irez pas au travail, le travail finira bien par venir à vous. Confiance. "

Si vous n'irez...

25. 22/11/2010 23:36 - Papydrone

PapydroneEn tapant hiérarchie des sentiments dans le truc de recherche, ça donne ça en premier :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mots_0243-6450_1986_num_12_1_1226

Le gars qui a écrit le truc en 1986 : http://ceditec.u-pec.fr/membres/enseignants-chercheurs/honore-jean-paul-341908.kjsp

26. 22/11/2010 23:50 - amadis

amadisIl y a un postulat complètement faux et très gênant dans cet article, car en France, on ne peut pas vivre d'allocations sans travailler. C'est impossible. L'allocation chômage ne dure qu'un temps et du reste pour l'obtenir il faut avoir travaillé. Ensuite vient le RSA, qui n'est versé que pendant quelques mois. Après plus rien. Donc ce papier n'a aucun sens, a part faire plaisir à son auteur.

27. 23/11/2010 07:49 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneA, voyons, je ne vous reproche pas la coquille : elle tombait à trèfle pour l'exemple.

Papydrone.
La Nation a l'avantage de tracer une ligne claire et relativement pertinente (par l'adhésion ou la soumission) entre ceux qui en sont et ceux qui n'en sont pas. Certes, c'est injuste parce que ça inclut et que ça exclut plus ou moins arbitrairement (pas tant que ça, remarquez). On peut toujours la discuter, mais cette ligne stricte est nécessaire. Quel est votre modèle de société ?

Pour la hiérarchie des sentiments, mouais, toujours la même chose... Il a suffit que Le Pen en parle pour que vous la rejetiez ? Vous n'êtes pas obligé d'articuler votre existence autour de la sienne. Vous risquez d'être souvent d'accord avec lui, méfiez-vous ! Il parait qu'il aime ses filles...

Amadis, vous plaisantez... Si c'était impossible, il y aurait moins de chômeurs de longue durée : ils seraient morts. Dans les faits, on peut rester au RSA toute sa vie. Renseignez-vous.

28. 23/11/2010 08:15 - Aide-Calfat

Aide-CalfatQuelle est cette histoire d'antithèse "être/paraître" ? Aristote ou les pages sexo de Marianne ? Que fait le modérateur philosophique du Ring ?

29. 23/11/2010 09:24 - Ā

ĀLa nation ne trace rien, votre cerveau plus surement.

Dissocier le patriotisme du nationalisme.
Relisez Orwell.
WAKE UP!

30. 23/11/2010 09:59 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneAide-Calfat : le paraitre est honteusement mis à l'index par la société. Je rendais au paraitre ce qui est au paraitre. J'insiste, lisez l'Éloge du paraitre, de Renaud Camus.

Attention, A, j'apprécie certains livres des Renaud Camus, ça ne veut pas dire que suis homosexuel...

A. Vous pensez que la patrie ne doit être que symbolique ? Vous pensez qu'une patrie n'a pas besoin de frontières ? Que faites-vous de la territorialité des lois ? Explicitez, on gagnera du temps.

31. 23/11/2010 12:21 - Aide-Calfat

Aide-CalfatTrès bien, merci, je jetterai un oeil sur le livre de Renaud Camus. Juste une question a priori : est-ce que faire l'éloge du paraître peut être autre chose qu'un expédient polémique, dans la mesure ou si le paraître est louable, c'est qu'il révèle une vérité, de quelque ordre que ce soit, mais néanmoins sentie comme plus profonde que l'opinion correspondante professée par le sens commun ? Vous comprenez ma perplexité : si le paraître est doté d'une signification cachée, il n'a plus grand chose d'une apparence... J'imagine que je le saurai en ouvrant le livre ; en attendant je retourne dans ma tanière de cuistre, pour y faire une bonne sieste.

32. 23/11/2010 12:50 - Laurent Obertone

Laurent ObertonePour tenter de résumer : le paraitre est un aspect qui donne une valeur à la vie. Si vous y songez, toute culture est paraitre. Le style, l'art, le langage, la courtoisie... La culture, conditionnée par le stade néoténique, est vitale à l'homme (il ne faut pas en conclure qu'il doit oublier sa nature, ce qu'il fait, hélas). Je pense que le paraitre est devenu vital à l'homme, bien au delà de son être. En dehors du paraitre, nous sommes simplement ce que nous sommes. C'est d'ailleurs à la mode : "je suis comme je suis". Pour les autres (et parfois pour nous-même), on est surtout ce qu'on a choisi (ou pas) de paraitre.

Croyez bien que le renvoi à cette lecture n'a rien de méprisant. C'est simplement un excellent bouquin qui, j'en suis certain, vous captivera.

33. 23/11/2010 13:01 - Papydrone

Papydrone@Laurent Obertone

Qui en est et qui n'en est pas ? Mais quels sont les critères ? Quelle est la grille ? Ce qui rejoint bien évidemment l'idéologie de la hiérarchie des sentiments que vous ne voulez pas développer ici.
Pour le modèle de société, je regarderai davantage de l'autre côté de l'Atlantique, l'histoire de l'arbre et des fruits, tout ça.

Qu'est-ce que l'amour de Le Pen pour ses filles vient faire ici ?
J'en ai rien à foutre. Je vous demande ce qu'est la Hiérarchie des sentiments pour VOUS et vous ne répondez pas. Que Le Pen en parle est une très mince affaire. Assez de vos pirouettes sophistiques. Un peu de courage !

34. 23/11/2010 13:17 - Aide-Calfat

Aide-Calfat Je partage ce jugement sur la valeur de l'ornement ; bien plus, je me demande parfois s'il est quelque chose en deçà... ou du moins si nous pouvons en dire quoi que ce soit, si ce n'est, effectivement, une tautologie du type "je suis comme je suis". Du coup, un éloge du paraître ne s'imposerait pas, faute de terme argumentatif symétrique (blâmer l'être ?)...
Je n'avais pas pris votre renvoi en mauvaise part : c'est juste qu'il m'arrive d'écrire comme un cochon, ce qui induit malheureusement des ambiguïtés ; veuillez m'en excuser.

35. 23/11/2010 14:13 - Laurent Obertone

Laurent ObertonePapydrone.

Les critères ? L'histoire et le temps... Ça se fait tout seul.

Pourquoi avez-vous lié un article évoquant Le Pen si vous ne vouliez pas parler de lui ? C'est vous qui avez jeté les chemises noires et Le Pen dans cette discussion. Faites marcher votre cerveau, ayez du courage intellectuel : réfléchissez tout seul en oubliant de penser une seconde à l'extrême droite. Que peut bien signifier hiérarchie des sentiments à votre avis ?

Nous ne sommes pas des animaux solitaires. Chaque être appartient à un groupe (sa famille en premier lieu, ses proches puis semblables...). Plus on s'en éloigne, moins ça nous concerne. il y a ceux dont on se tape et ceux dont on ne se tape pas. La société (notre dépendance) lie une communauté de groupes, qui répondent à des critères d'homogénéité (l'homogénéité s'obtient avec le temps et les conflits). Les autres sont rejetés. La Nation permet de définir une limite intangible à cette communauté, qui développe ensuite une double morale, une pour l'intérieur, l'autre pour l'extérieur. Pour les modalités de recrutement et d'adhésion, ça peut se discuter...

En gros, comme chaque société recherche le pouvoir de manière plus ou moins violente (ce qui est le propre des individus qui la composent -ça leur évite au passage de s'entretuer-), cela permet de protéger les groupes liés (la société homogène) de certaines variations extérieures, cela leur permet aussi de choisir le cap, et cela leur permet enfin la prospérité et l'évolution. Parce qu'on a beau être très intelligent, sans société et sans les autres, on n'est rien.

La problématique de la Nation, c'est d'abord de garantir (avec l'autorité temporelle, l'État, qui est absolument nécessaire dans son sens régalien) une société (avec la loi) et de garantir à cette société homogène (le peuple) un espace viable, bien défini et sécurisé. En contrepartie, les individus qui la composent lui appartiennent et doivent la défendre et savoir payer de leur petite personne. On n'a rien sans rien. Le véritable travail du peuple, c'est de donner du style à cet ensemble. Et surtout, d'assurer sans s'en rendre compte le patient travail de l'évolution.

Je vous le concède : ce n'est peut-être pas facile à comprendre, c'est encore moins facile à réaliser.

Je vous repose une question : envoyez-vous vos enfants à l'école ?

36. 23/11/2010 14:20 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneJ'ajoute que la limite intangible est nécessaire pour protéger notre prospérité et notre style. Et parce que l'amour universel ne peut pas humainement exister.

On suit la loi de l'évolution : pour évoluer, la nature divise, spécialise et se défend. Nous faisons la même chose, en organisant notre groupe sous l'autorité de l'État. Du point de vue de la volonté de puissance (déterminisme biologique -s'imposer sur l'extérieur- que l'on nomme aussi liberté), je pense qu'il n'y a pas d'autre manière efficace de procéder.

Je ne vous en voudrai pas le moins de monde si vous ne partagez pas mes vues.

37. 23/11/2010 15:05 - Papydrone

PapydroneTout ça est bien théorique et ne réponds pas aux questions : Qui en est et qui n'en est pas ? Quels sont les critères d'appartenance ou d'"homogénéité" ? Quelle est la grille de discrimination ?

Et je vous rassure, c'est très facile à comprendre. C'est une machine drapée sous des considérations biologiques.

Pour l'école, j'ai déjà répondu.

38. 23/11/2010 15:22 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneMais nous sommes des machines. Des zolis petits ensembles thermodynamiques.

Pour les critères, ça dépend de la nation, de son histoire, de sa spécialisation... Pas une n'est semblable à une autre. Ça peut être le sang (comme une famille), le sol (comme une pièce rapportée dans une famille et avec laquelle il mêle son sang), l'adhésion (comme un visiteur qui finit par être adopté parce qu'il ne pète pas à table)...
On discrimine les autres, dans le sens où l'on ne les traite pas (et qu'on ne les envisage pas) comme les nôtres. L'homogénéité est remise en question lorsqu'un ou plusieurs membres de la société remettent profondément sa survie en question.
Ça peut être un tueur en série, ça peut être des gens qui imposent l'égalitarisme ou la mutation définitive du peuple. Bref, des facteurs de désordre irréversible.
Je suis d'accord avec vous, c'est difficile à palper. Pourtant, ça existe. La plupart des gens sont des suiveurs et ils sont nécessaires. Le combat pour l'homogénéité se fait de lui-même : lorsque les fractures sont trop grandes, ça éclate. Ou ça se massacre et ça se rabiboche (parfois par la force).

39. 23/11/2010 16:39 - TitOeuf

TitOeuf@ Papydrone,

Merci pour votre échange avec Laurent, que j'ai particulièrement apprécié.

La Nation est pour moi un épiphénomène bien passager, une étape bien opportune en quelque sorte, au même titre que la Monarchie, l'Aristocratie, la Bourgeoisie d'Empire, la Restauration (bon appétit...) et l'Empire Colonial de Civilisation (Progressisme des gens de gauche).

Seul compte pour moi le Peuple de France, son passé, son présent et surtout son avenir, donc sa capacité à survivre.

"Qui en est, et qui n'en est pas ?" demandez-vous.

A cette question, je réponds simplement qu'en est celui qui est du Sol et qui est prêt à verser son Sang, ou bien celui, qui est Hors Sol, mais qui est également prêt à verser son Sang pour la conservation de ce Peuple de France.

Dire, comme le fait ici Laurent, que nous pourrions être propriétés d'autre chose que de cette conception ultime du combat de conservation, que nous appartiendrons par exemple également à une planche à billet chargée d'alimenter un PIB fictif, qui ne parle nullement de conservation de la civilisation de notre Peuple et de sa mémoire, n'a bien entendu strictement aucun sens.

NB : Voir le fabuleux discours de Bob Kennedy sur la comparaison entre PIB et conservation d'une civilisation.

40. 23/11/2010 16:52 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneMerci, Titoeuf, vous avez été beaucoup plus concis et plus clair que moi... Je pense comme vous : rien n'est durable.

La nation implique un peuple et un État. Ça me va.

En revanche, je ne crois pas avoir dit que nous étions propriété d'autre chose ? Sinon notre déterminisme, notre sang, qui est bien entendu compatible avec la nation.

41. 23/11/2010 17:19 - Ā

Ā"Vous pensez que la patrie ne doit être que symbolique ? Vous pensez qu'une patrie n'a pas besoin de frontières ? Que faites-vous de la territorialité des lois ? Explicitez, on gagnera du temps."

Enlevons la forme question, la forme négative nous obtenons l'affirmation de votre pensée sur ces notions, càd la patrie est plus q'un symbole, les frontières sont nécessaire à la patrie, les lois sont territorialisées. Vos questions n'ont rien à voir avec le sens de mon intervention, je ne vois donc pas de raison d'y répondre. Vous le faites très bien vous-même.

"L'homogénéité est remise en question"…(par)…"des facteurs de désordre irréversible"

Quand à la thermodynamique, le 2e principe pose l'inverse de votre affirmation, à savoir, l'état stable d'un système, l'état d'équilibre auquel il parvient à ENTROPIE MAXIMUM, est obtenu par un processus irréversible de désordre, état où son mélange est homogène.

Instable dès lors qu'il est ordonné.
Le mélange.

42. 23/11/2010 17:26 - TitOeuf

TitOeufNon mon cher Laurent, vous avez juste procédé par amalgame dit "des petits pas" (je suis diplomate aujourd'hui...) , en déclinant "L'appartenance de l'individu à la nation" dans le même paragraphe que celui où vous évoquez la nécessaire "Participation d'icelui à la société" (avec sous-entendu implicite : "Participation impérative, voire vitale").

"Société" étant un mot signifiant avant tout "associés et/ou association", il est bien évident que si une "association de malfaiteurs" (on ne sait jamais, hein, sans forcément faire de la paranoïa permanente, mais mes vertus Bibliques m'imposent surtout "Prudence" et "Tempérance" en de bien nombreux domaines) souhaitait pour une raison x ou y s'en prendre au Peuple de France, et à sa conservation, par le biais économique par exemple, le seul fait de fonctionner dans ce système nous mènerait droit au mur.

Je suis partisan de hiérarchiser les causes, premièrement et donc prioritairement " Peuple de France" et secundo, donc très accessoirement , PIB, avec dorénavant sa compétition dite "Globalisée".

Je précise, que le discours de Bob Kennedy auquel je fais référence un peu plus haut est celui du 18 mars 1968, tenu à l'Université du Kansas, quelques semaines avant sa mort, et où il disait grosso modo, que le PIB tuerait les USA et sa civilisation, et à peine un demi siècle plus tard, si on fait le point, avec les premiers WASP dormant sous des tentes et se remettant à pécher à la ligne pour manger, aux abords des grandes villes, je dirais dans un premier élan, qu'il n'avait pas totalement tort.

Or, nous semblons suivre presque le même modèle.

Mais, merci tout de même, cher Laurent de tenter de revitaliser les troupes, c'est déjà ça.

43. 23/11/2010 17:36 - Laurent Obertone

Laurent ObertonePeuple + État : nation. C'est assez simple. Le PIB n'est pas nécessairement lié à cela. Je répète : la participation de tous les individus valides est nécessaire et logique. En observant les lois, et en faisant leur part. Sinon, il me semble qu'il va être compliqué de défendre l'idée de justice dans tout ça... Ce n'est pas tant une question de PIB que de civilisation...

44. 23/11/2010 18:10 - TitOeuf

TitOeufMême avec une participation "nécessaire" de tous les "valides" comme vous le dites (j'évacue votre mot "logique" car le Marché considère que sa propre logique de constitution des prix, des valeurs et titres, inclue justement l'éviction de participation, éviction créatrice de tous les besoins et de tous les désirs marchands), vous restez tout de même en face d'une bien cruelle problématique mon cher Laurent, qui consiste en l'absence de progrès et de croissance.

Car si tous les bras et tous les esprits, dans l'idéal sont occupés, vous ne progressez plus, où est donc la carotte ?? où sera la croissance avec un tel schéma ??

Bien sûr, vous m'objecterez que je suis jusqu'au boutiste et extrême, bien évidemment vous souhaitez seulement que l'on tende vers cet objectif, mais sans l'atteindre forcément.

C'est une utopie, mais vous le savez déjà, le modèle économique que nous suivons, le Capitalisme Libéral s'y oppose d'ailleurs structurellement ("si tout le monde est servi, il n'y aura plus rien à servir", ça tombe sous le sens)

Vous n'êtes pas sans ignorer non plus, que La Loi du Marché avec sa fameuse "valeur", se superpose à la Loi du Peuple, s'y entremêle et la soumet très souvent (on pourrait même se demander aujourd'hui où se trouve la vraie Loi du Peuple de France), et je reste Malthusien de ce point de vue là, pour moi cette "valeur" n'est rien (puisque par définition variable), car dans l'absolu seul compte le nombre de bouches que vous devez nourrir à l'instant "t" et à ce titre la France est mal barrée, puisque nous sommes à 2.4 de démographie, alors que l'Allemagne qui a encore une fois tout compris a réussi à réduire son ratio à 1.6.

Nous reparlerons de ce ratio démographique dans dix ou quinze ans lorsqu'il faudra continuer à nourrir tout ce beau monde, en invitant à débattre avec nous sur le Ring, tous les experts qui nous serinent actuellement à longueur d'ondes, que c'est "super génial" et preuve de vigueur, etc....

On reparlera aussi très sûrement d'emploi à cette occasion, mais cela sera je pense beaucoup plus tendu.

45. 23/11/2010 18:20 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneIl y a par exemple les chercheurs, les scientifiques, les (vrais) écrivains. Ils bossent, la nation ne les en empêche pas, bien au contraire. Sadi Carnot, par exemple, travaillait. Ne me dites pas le chômage est indispensable à l'art, çà l'intelligence et aux découvertes. Sans le cadre, les premiers ne sont d'ailleurs pas grand chose.
L'idée est d'expliquer aux gens qu'ils ne peuvent pas profiter autant sinon plus du système que ceux qui le financent. Question de mérite. Ça me parait le service justice minimum.

Le taux de 2,4 est surtout preuve de la vigueur d'une population bien précise... Passons.

46. 23/11/2010 18:40 - TitOeuf

TitOeufVous savez pertinemment cher Laurent que tous les éminents chercheurs, scientifiques mais également les créateurs (d'art et écrivains - je vous colle dans ce panier là, cool, non ?) se font immanquablement récupérer un jour ou l'autre par le Marché (donc par des commerciaux qui les mettent en "valeur" et les "vampirisent" fatalement).

D'un point de vue pratique je ne m'y oppose pas, fou celui qui le voudrait d'ailleurs, mais comment demander une rentabilité, une constance de trouvaille, donc faire toujours plus de plus value en ces domaines, où la découverte et la création motrices ne se commandent pas par avance, et où l'investissement est impératif, alors que la rentabilité est aléatoire.

Cet "aléa" chez nos grands créateurs et scientifiques peut-il être considéré comme du "chômage" ?

L'investisseur peut considérer à bon titre que tel est bien le cas.

Pour d'autres secteurs d'activité, éminemment révélateurs s'il en est de l'Etat réel du Peuple de France, nous pourrions également évoquer l'augmentation exponentiel du taux de suicide depuis dix ans, au sein de notre petite paysannerie, dont personne ne parle jamais, et qui elle ne pointe que très rarement au pole emploi, préférant disparaître à petit feu et dans l'horreur de l'honneur au bout d'une corde ou avec le fusil de chasse familial.

Espérons que Bruno Lemaire, qui semble s'être sérieusement attaché à cette question cruciale continue lui ses efforts, et réussisse mieux que les ministres précédant, qui furent de mon point de vue des "vrais chômeurs" en terme de résultat, mais pas de statut, comme quoi....

47. 23/11/2010 19:10 - Oblomov76

Oblomov76" Je ne veux faire partie de rien, n'être membre d'aucune académie, d'aucune corporation, ni association quelconque. Je hais le troupeau, la règle et le niveau." Flaubert

48. 23/11/2010 22:03 - Papydrone

Papydrone@Laurent Obertone
"Ça peut être le sang (comme une famille), le sol (comme une pièce rapportée dans une famille et avec laquelle il mêle son sang), l'adhésion (comme un visiteur qui finit par être adopté parce qu'il ne pète pas à table)... "

Voilà, l'adhésion en dernier lieu. Alors que c'est bien sûr le premier. Le droit du sang est une vieille lubie des nationalistes qui ne veut rien dire d'autre que la hiérarchie de fait entre les races. Du genre "je préfère le blanc, le noir ou le violet ("mon" groupe génétiquement homogène)." Je dis pas que c'est bien ou mal. Je dis que ça ne marche pas, ni ici ni ailleurs. Tous les nationalismes ont fini assez mal, emportant une bonne partie de leurs concitoyens dans leurs délires. C'est un peu comme avec les marxistes d'aujourd'hui, quand vous leur dites que ça ne marche pas, que ça extermine des populations entières, ils vous répondent mais ce n'est pas ça le "vrai" marxisme.

Le nationalisme a envoyé des millions d'hommes et de femmes à la mort. Rien que pour ça, comme pour le marxisme, il devrait être abandonné à tout jamais. Pas encore assez de cadavres apparemment.

Pour le délire mécaniste, un tasse de thé qui refroidit obéit à la thermodynamique, ce qui n'en fait pas une machine... Je préfère structure dissipative, pour le côté poétique du machin. C'est très snob à placer comme mot, ça fait bien, thermodynamique. Sans déconner...

"Et parce que l'amour universel ne peut pas humainement exister."
Je crois que c'est le mot de la fin...

49. 23/11/2010 22:47 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneCe brave Flaubert aurait-il renié sa famille ? Aurait-il renié sa langue ?

Tiroeuf : vous avez raison. On les oublie totalement, et ça, c'est le peuple de France. En tout cas davantage que les salariés de France Telecom.

Papydrone. "Tous les nationalismes ont fini assez mal". Pour que cette phrase ait un sens, il faudrait d'abord montrer combien les autres ont bien fini.

La question n'est pas de savoir si ça marche ou pas, la question est de savoir si nous pouvons nous en passer. La hiérarchie des groupes et la duplicité morale, nous ne pouvons pas nous en passer. Ce n'est certainement pas le cas pour les gentils rêves comme l'amour universel. Soyons réalistes.

"Le nationalisme a envoyé des millions d'hommes et de femmes à la mort. Rien que pour ça, comme pour le marxisme, il devrait être abandonné à tout jamais".

Et la religion ? Et l'honneur ? Et l'amour ? Ça a fait un tas de morts aussi, ces choses-là. Ça doit être abandonné à tout jamais ? Combien de missionnaires ont payé de leur vie le délire d'amour universel ?
Soyez cohérent.

Quant à la thermodynamique, intéressez-vous au principe d'entropie (dans le second principe de thermodynamique). C'est pas snob, c'est intéressant. Notamment pour expliquer l'irréversibilité d'un désordre dans un ensemble homogène. Par exemple.

50. 24/11/2010 10:20 - Papydrone

Papydrone"La question n'est pas de savoir si ça marche ou pas, la question est de savoir si nous pouvons nous en passer. La hiérarchie des groupes et la duplicité morale, nous ne pouvons pas nous en passer. Ce n'est certainement pas le cas pour les gentils rêves comme l'amour universel. Soyons réalistes."
Le Christ un doux rêveur ? C'est ça ?

"L'amour est un déterminisme biologique, l'homme est un tas de cellule et une machine."
Pour le dire très franchement, votre vision pue la mort.

Et pour finir, gardez vos leçons de sciences pour les abrutis qui gobent vos conneries.

51. 24/11/2010 10:30 - Greg môk

Greg môkTrès plaisant ce fil de conversation.
Merci messieurs.

M.Obertone, juste une petite précision si je peux me permettre, lorsque vous invoquez "l'honneur" et "l'amour" comme causes de morts incalculables, je suppose que vous les comprenez comme ayant été utilisés au sein d'idéologies ou je me trompe ?

52. 24/11/2010 10:59 - Greg môk

Greg môkPourtant, la vie a surgi progressivement d'une cellule primitive.
La cellule primitive a vu le jour il y a des billions d'années, et elle a survécu sous la forme de trillions de cellules.

53. 24/11/2010 11:22 - Mc Fils de Pute

Mc Fils de PuteLaurent Obertone s’essouffle et s’étouffe au sein d’une branlette psychanalytique, dont l’analyste aurait 50% d’un hémisphère gauche aseptisé à la fonction publique made in France, quant au droit, un blabla philosophique du bureaucrate bruxellois qui raconterait les interventions de la B.R.I ou de la B.A.C à l’intérieur des territoires de guerre français, sans n’y avoir jamais vécu une seule seconde de son existence de publiciste, voire, au pire, n’y ayant jamais déposé le moindre pied afin de corroborer sa propre pensée d’avec la réalité.
La sociologie est magnifique lorsqu’elle est accompagnée de la tenue du reporter de guerre. Il y en avait beaucoup de ces sociologues avisés, le fion confortablement installé sur les sièges en cuir du déni, d’où ils paraphrasaient le chaos de l’ex-Yougoslavie, en zappant tranquille pépère sur les massacres balkaniques de CNN à France 3. C’est peu dire, que Laurent Obertone – au demeurant, excellent transcripteur TV de notre société – a quand même, quelque besoin d’exercice physique afin d’étoffer la véracité de ses dires. Je ne sais pas moi, relisez donc l’hommage de Maurice G. Dantec à Paul Marchand, dans le but d’une plus-value didactique de votre étude quotidienne de la société française. Ça devrait faire l’affaire en guise d’échauffement pompes-abdos, voire sac de frappe.

Quant à demander à autrui s’il met ses enfants à l’école… allons, M. Obertone, un peu de classe, tout de même. Toutefois, peut-être est-ce votre côté Rabbi Jacob ou/et Sarkozyste, de répondre à une question par une autre question.

Attention à l’indigestion de blabla. Sans rancunes et sortez couvert. Les mots ont du sens.

54. 24/11/2010 12:50 - Laurent Obertone

Laurent Obertone"gardez vos leçons de sciences pour les abrutis qui gobent vos conneries".

Papydrone, méfiez-vous, votre amour universel va finir par déborder.

Greg, oui, mais à titre individuel, ça marche aussi.

Pour le dernier commentateur, qu'il sache que j'aime beaucoup Rabbi Jacob et que mon travail me permet de ne jamais oublier la réalité. Pour le reste, vous avez raison, les mots ont du sens, même si j'ai mal à comprendre celui que vous tentez de donner aux vôtres.

55. 24/11/2010 13:04 - Greg môk

Greg môkA mon humble avis, un nouveau sujet à étudier comme le corporatisme avec pour objet la finesse de celui-ci dans ce qu'elle a de plus grossier, avec à sa tête de tristes Sires n'est peut-être pas à sous-estimer.
Qui sait ?.

56. 24/11/2010 13:37 - Mc Fils de Pute

Mc Fils de PuteSur le TdO. Je réponds ce soir. Merci de patienter.

57. 24/11/2010 14:00 - Lucie

Lucie@ 56

Et surtout soyez à la hauteur de votre pseudo.

58. 24/11/2010 14:49 - Papydrone

Papydrone@ Laurent Obertone,
Et je confirme de bon coeur !
vous devez confondre amour avec mièvrerie. L'amour n'a rien à faire avec la morale...

59. 24/11/2010 21:57 - ldm

ldm"L'amour est un déterminisme biologique, l'homme est un tas de cellule et une machine."
C'est ce que j'avais dit à ma prof de philo en terminale. Elle m'avait répondu : "Laissez ça pour les faibles". Sur le coup, interloqué...J'ai mis qques années à comprendre ce qu'elle voulait dire. Obertone, mon frère ! Au boulot !

60. 25/11/2010 00:08 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneSoyez charitable, épargnez-moi quelques années et expliquez-vous.
Je trouve que la faiblesse réside précisément dans l'élévation de l'âme et de l'amour à des états mystiques. Autant laisser l'astrologie diriger sa vie. Quand l'homme ne comprenait pas pourquoi la femme accouchait, il la divinisait. Tout réduire à la culture et en particulier à l'abstrait est une facilité, signe d'un manque de curiosité et de courage intellectuel face aux grands mécanismes de ce monde. Cela a dernièrement permis l'émergence de quantité de disciplines dites sociales (sociologie, psychanalyse, etc.) qui, à défaut d'avoir le courage de s'attaquer à la réalité quantifiable se contentent de dire tout et n'importe quoi sur la culture, avec force symboles à la con qui pénètrent l'imaginaire mou des foules. C'est facile de prétendre que tout est culturel et que c'est philosophique. Cela permet de se débarrasser des sciences dures, c'est plus facile pour faire carrière. Comme les gens n'ont plus le courage de se cultiver, ils "croivent", comme dirait Fadela, ce que disent les carriéristes.
Pour prétendre déterminer sérieusement le rôle de la nature (de notre nature), il faut des connaissances monstrueuses.

Connaissances qui n'empêchent pas l'émerveillement. La puissance de l'amour n'en est pas moins bouleversante et incroyable.

61. 25/11/2010 01:11 - Papydrone

PapydroneAbsolument, mais qui dit le contraire ?

Nous sommes des champs d'énergie, c'est ce que dit l'électrodynamique quantique, en dernière expérimentation. Nous sérions peut-être même constitués d'unités discrètes d'espace-temps recélant une énergie considérable, selon la théorie des boucles.
Qu'est-ce qui donne vie au "tas de cellules" au niveau du cristal apériodique d'ADN ? Quelle est la transition informative entre le niveau quantique et macroscopique ?
Quant aux hormones de l'amour, peut-ont simplement invoquer un besoin de préservation de l'espèce dans la recherche du plaisir. Il y a une biologie de l'amour, une fonction physiologique à l'orgasme par exemple, lire Reich. Mais dire que ce n'est que ça...

La science sans la foi n'est que mécanisme. L'inverse est aussi vrai. La vie n'est pas mécanique.

Quelques mots d'une personne qui parle mieux que moi :
Sur le prochain :
"Tandis que le concept de “prochain” se référait jusqu’alors essentiellement aux membres de la même nation et aux étrangers qui s’étaient établis dans la terre d’Israël, et donc à la communauté solidaire d’un pays et d’un peuple, cette limitation est désormais abolie. Celui qui a besoin de moi et que je peux aider, celui-là est mon prochain. Le concept de prochain est universalisé et reste cependant concret. Bien qu’il soit étendu à tous les hommes, il ne se réduit pas à l’expression d’un amour générique et abstrait, qui en lui-même engage peu, mais il requiert mon engagement concret ici et maintenant."

Sur l'amour :
"Le premier, il nous a aimés et il continue à nous aimer le premier; c’est pourquoi, nous aussi, nous pouvons répondre par l’amour. Dieu ne nous prescrit pas un sentiment que nous ne pouvons pas susciter en nous-mêmes. Il nous aime, il nous fait voir son amour et nous pouvons l’éprouver, et à partir de cet «amour premier de Dieu», en réponse, l’amour peut aussi jaillir en nous. " C'est drôle, ça ressemble au désir mimétique tel que décrit par René Girard.

Le texte entier ici : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20051225_deus-caritas-est_fr.html

J'espère qu'on ne prendra pas le pape pour un astrologue.

62. 25/11/2010 08:50 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneSi, la vie est mécanique. Demandez à un chat de réciter ses psaumes. La foi est humaine, la vie ne l'est pas. Ne nous prenons pas tant au sérieux.

"Qu'est-ce qui donne vie au "tas de cellules" au niveau du cristal apériodique d'ADN ? Quelle est la transition informative entre le niveau quantique et macroscopique ?"

C'est fascinant, n'est-il pas ? Incroyablement complexe, la vie. Je vous rassure, nous n'avons arraché que des petites parcelles de lumières à l'immense ombre des choses. Il y a encore du chemin...

Pour l'amour : c'est surtout une nécessité de perpétuation de l'espèce. Le petit d'homme est un animal social, il a besoin pour exister de l'union d'un mâle et d'une femelle et tant qu'à faire que ce mâle et cette femelle (envers lesquels il possède des marqueurs biologiques d'affection programmés) assurent tous les deux sa survie (durant le très long stade de vulnérabilité néoténique, + ou - trois ans) et son éducation. On peut tout aussi bien se contenter de dire que tout est miraculeux sans chercher à s'expliquer les choses, mais ce serait un peu facile...

Désolé pour le Pape, je préfère toujours aimer mon prochain et me méfier a priori du lointain. Le progressiste préfère aimer virtuellement son lointain et détester cordialement son prochain. Chacun sa duplicité.

Mt 10,34 "Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive".

63. 25/11/2010 10:29 - HP

HPSur le rationalisme et la science comme fondement de la société, j'ai toujours été assez impressionné par la justesse de cette affirmation de Lovecraft :

"La chose la plus miséricordieuse... c'est l'incapacité de l'esprit
humain à mettre en corrélation tous les éléments qu'il contient. Nous vivons sur de
placides îlots d'ignorance perdus au milieu des noirs océans de l'infini, et nous n'avons
pas été destinés à nous en éloigner. Les sciences, chacune tirant dans sa propre
direction, ne nous ont jusqu'à présent causé que peu d'embarras ; mais le jour viendra
où l'assemblage de connaissances dissociées nous ouvrira de terrifiantes perspectives
sur la réalité... et ces révélations nous rendront fous, ou nous pousseront à fuir la
mortelle vérité afin de nous réfugier dans la paix et la sécurité d'un nouvel âge sombre". (L'Appel de Cthulhu)

Et il semblerait que la situation mondiale ne démente pas cette vision.

64. 25/11/2010 11:29 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneAujourd'hui, c'est davantage l'assemblage de méconnaissances dissociées qui ouvrent de terrifiantes perspectives... Par exemple, lorsque l'on place l'égalité au centre de tout système et que l'on prétend que tous les hommes peuvent s'aimer. C'est une sorte de Babel à l'envers. Rien n'est plus fou et mortel.

65. 25/11/2010 12:59 - Papydrone

PapydroneC'est très drôle, vous citez :""Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive".
Mais on oublie toujours les versets suivant :
10.34"Car je suis venu séparer le fils de son père, la fille de sa mère, et la bru de sa belle-mère"
10.35 : "et on aura pour ennemis les gens de sa propre maison."
Prochain, lointain, tout ça...

"Je vous rassure, nous n'avons arraché que des petites parcelles de lumières à l'immense ombre des choses." Encore des leçons mais bien peu de questions.

"Si, la vie est mécanique."
C'est une croyance, très répandue dans les milieux scientistes, positivistes. Vous savez, l'univers comme une horloge. Laplace qui disait à Napoléon qu'il n'avait pas besoin de Dieu. C'est une vieille histoire. Newton a révolutionné la physique mais il avait la foi : " Ce magnifique système du soleil, des planètes et des comètes n’a pu procéder que de la volonté et de la puissance d’un Être intelligent… Cet être régit toutes choses, et non comme une sorte d’âme du monde, mais comme un maître au-dessus de tout ; et c’est à cause de son pouvoir qu’il veut qu’on l’appelle « Seigneur Dieu » ou « Celui qui règle tout »... Le Dieu suprême est un Être éternel, infini, parfait en tout point." Newton... Et je ne parle même pas de Leibniz. Comme si la science était antithétique avec la foi ! Saint Thomas a, je crois, réfuté cette thèse toxique, mais je peux me tromper. Et vous osez traiter les autres de progressistes...

Mais c'est bien, gardez donc vos petites certitudes bien rangées dans leurs petites cases bien propres. Continuez donc à donner vos leçons de morale, continuez à prendre ce qui vous arrange pour monter votre mayonnaise indigeste. Et continuez à la servir comme une insulte à l'intelligente patience de l'homme qui cherche, qui ne cherche pas des réponses, mais une multitude de nouvelles questions. Sans fin.

66. 25/11/2010 13:17 - Papydrone

PapydroneD'ailleurs, on peut ajouter, concernant Newton, qu'il se trompait sur la place que Dieu occupait dans le monde, ce qu'avait remarqué Leibniz. Mais comment en vouloir à Newton, un génie authentique, grâce auquel on envoie aujourd'hui des hommes dans l'espace. Newton voyait en Dieu un créateur tout-puissant dont il était impossible de nier l'existence face à la splendeur de la création tout entière. Mais la conséquence théologique imprévue de cette conception de Dieu, comme Leibniz l’a remarqué, c’est qu’on retirait complètement à Dieu la direction du monde puisque, s’il avait eu besoin d’intervenir, cela n’aurait fait que montrer que sa création était imparfaite, chose impossible dans le cas d’un créateur parfait et omnipotent. Dans cette philosophie, Dieu ne participait plus à sa création, et la compréhension du monde était maintenant à la portée de la seule raison humaine.

67. 25/11/2010 13:29 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneOui, on a maintenant pour ennemis les gens de sa propre maison. Ceux qui détestent leur prochain comme eux-mêmes et prétendent aimer leur lointain.

Je ne dis pas que la science est antithétique de la foi. Je dis que se référer uniquement à la foi dès que l'on a pas le courage de chercher des réponses est lâche. Surtout quand on vit de la science au quotidien. Vous voulez croire, croyez. Vous voulez des réponses et des questions, continuez à les chercher parmi les étoiles. Je ne vous demande pas de vous convertir à mes idées, merci d'en faire autant.

Votre foi sera éteinte depuis longtemps et la vie sera encore là. C'est plutôt une bonne nouvelle. Cela dit, vous pouvez garder vos colossales certitudes désordonnées, Dieu ne vous en voudra pas. Beati pauperes spiritu, et toutes ces sortes de choses.

68. 25/11/2010 13:34 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneS'Il est parfait (et qu'Il nous a fait à son image), vous pensez sérieusement que l'on peut L'offenser, nous autres cloportes ? Ses desseins sont insondables, alors tâchons de ne pas sonder ?

69. 25/11/2010 14:24 - Papydrone

Papydrone"Oui, on a maintenant pour ennemis les gens de sa propre maison. Ceux qui détestent leur prochain comme eux-mêmes et prétendent aimer leur lointain."
Vous êtes bouché ou ne savez visiblement pas lire, peut-être les deux.

"Je dis que se référer uniquement à la foi dès que l'on a pas le courage de chercher des réponses est lâche."
J'ai jamais dit le contraire !

"Vous voulez des réponses et des questions, continuez à les chercher parmi les étoiles."
Et partout ailleurs... Comme si les chrétiens n'étaient que des illuminés sans contact avec le réel...

"Votre foi sera éteinte depuis longtemps et la vie sera encore là. C'est plutôt une bonne nouvelle. Cela dit, vous pouvez garder vos colossales certitudes désordonnées, Dieu ne vous en voudra pas. Beati pauperes spiritu, et toutes ces sortes de choses. "
Encore de la leçon et toujours aussi peu de question.

S'Il est parfait (et qu'Il nous a fait à son image), vous pensez sérieusement que l'on peut L'offenser, nous autres cloportes ? Ses desseins sont insondables, alors tâchons de ne pas sonder ?
Je ne parle pas de morale...

"Je ne vous demande pas de vous convertir à mes idées, merci d'en faire autant. "
Pourquoi écrire ici et passer autant de temps à me parler, si vous ne voulez pas "convertir" à vos idées. Hé quoi ! Je suis chrétien, donc un tant soit peu prosélyte, comme il se doit. Bien sûr que vous voulez répandre vos idées, ne soyez donc pas malhonnête, c'est à votre portée, j'en suis certain. Vous ne croyez pas ?

70. 25/11/2010 14:59 - ldm

ldmL.Obertone le 25 à 00h08
Je n'ai pas lu la suite du fil et désolé s'il y a doublon.
L'astrologie par exemple n'est pas une mystique mais une pseudo-science formant un ensemble logique, sans surprise, et a beaucoup en commun avec le biologisme, la pensée mécaniste et déterministe.
Pourquoi "aux faibles" avait-elle dit ? Surement pensait-elle aux gens en quête de certitudes, de déterminismes définitifs qui nous dé-responsabilisent (c'est ça le truc).
Si la pensée philosophique ou religieuse, ou mystique n'est pas votre tasse de thé, parlons alors des sciences dures : celles-ci, notamment la biologie ou la cybernétique, remettent en cause nos idées sur la détermination. L'analyse du comportement des molécules, de leur association créatrice de vie, démontre que leurs "choix" ne sont pas déterminés mais qu'au contraire elle agissent dans des systèmes ouverts d'une manière que l'on peut qualifier de "libre". Et c'est justement cette sorte de liberté, de capacité à choisir une 3-ème voie, de la créer même, qui est un gage de survie.
Si vous trouvez le temps et l'envie : Henri Atlan "Entre le cristal et la fumée", point-sciences.
Rapidement sur l'amour : il n'est pas nécessaire à la reproduction, il a apparemment une fonction plus large, vitale. Sinon, vous faites peu de cas de la socio et de la psycho; dire qu'il y a des groupes sociaux-professionnels qui agissent dans leur interêt, qui les défendent, et étudier ce phénomène, c'est pour vous de la pensée abstraite ? Vous fonctionnez beaucoup par assertions et j'envie vos certitudes. A propos assertions, les plus intéressantes sont les assertions paradoxales. Bien à vous.

71. 25/11/2010 15:36 - Lucie

LucieEt si les chômeurs ne chômaient plus?

On parle souvent d'emplois non pourvus faute de candidats? Quels sont-ils, où sont-ils?
C'est un vrai sujet de fond et Dieu peut attendre.

72. 25/11/2010 15:48 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneDans l'absolu, c'est mon objectif. Mais dès que je tombe sur quelqu'un comme vous, j'ai tendance à renoncer. Je ne suis pas aussi charitable que vous. Et puis c'est vrai, je suis un peu bouché et malhonnête aussi. Vachement trop humain, finalement.

Mais c'est plus fort que moi : j'ai tendance à ne pas laisser tomber les conversations.

Idm :
"démontre que leurs "choix" ne sont pas déterminés mais qu'au contraire elle agissent dans des systèmes ouverts d'une manière que l'on peut qualifier de "libre""

Comme disait Yves Coppens, il fait drôlement bien les choses, le hasard. L'imprévisibilité n'est pas la liberté.

L'amour n'est pas nécessaire à la reproduction (il permet tout de même à l'homme de ne pas massacrer toutes les femmes) mais il est nécessaire à la survie du bébé et à son éducation (les trois premières années sont vitales, les autres un peu moins).

La socio et la psycho, en s'interdisant quantité de pistes objectives (notamment par inculture), constituent une immense part de charlatanisme.

Excellentes questions, Lucie. Si vous voulez les trouver, ces candidats, cessez de les nourrir. Ils se rendront d'eux-mêmes.

73. 25/11/2010 16:05 - Lucie

LucieIl n'y a pas de réflexion ni de volonté politique sur le sujet des emplois non pourvus.

J'en viens à penser qu'il faudrait des pôles-emploi privés spécialisés sur les secteurs d'activités en manque de candidat. Les agences d'intérim ne sont pas sur ce secteur, ils demandent des personnes déjà formées et expérimentées la plupart du temps.

Il y a 1 million de personnes au RMI , c'est la priorité.

74. 25/11/2010 16:14 - Papydrone

Papydrone"Dans l'absolu, c'est mon objectif. Mais dès que je tombe sur quelqu'un comme vous, j'ai tendance à renoncer. Je ne suis pas aussi charitable que vous. Et puis c'est vrai, je suis un peu bouché et malhonnête aussi. Vachement trop humain, finalement."
Et hop !

"Mais c'est plus fort que moi : j'ai tendance à ne pas laisser tomber les conversations."
Voilà donc notre seul et unique point commun, c'est ce qu'on appelle la volonté de domination. Mais sur un ring, quoi de plus normal après tout.

Au fait "vachement trop humain", sans chômage, pas de Sirène Rouge donc pas de Maurice Dantec (périphériques p.60). Ce qui est une autre façon de se rendre utile à la société. Mais ça, c'était pour revenir au sujet de départ.

J'ai discuté avec vous pour trouver quelque chose, maintenant que je l'ai bien vu, amusez-vous bien !

75. 25/11/2010 17:01 - Greg môk

Greg môkMerci à "papydrone", à titre perso, je crois être sorti du "trou noir" de la page 60 de Périphériques en me posant la question de savoir qui se cache derrière "papy" lequel peut être mon prochain lointain.

"Le Christ c'est Vendetta les gars !"

God Bless You.

76. 25/11/2010 18:03 - Laurent Obertone

Laurent Obertone"Voilà donc notre seul et unique point commun"

Vous exagérez. Je suis certain que vous aussi avez des oreilles, des cheveux, un paquet de cellules, tout ça, qu'il vous arrive même de manger, de lire, de parler...

La Sirène rouge est un travail, puisqu'il s'est trouvé beaucoup de monde pour le rémunérer. En tout cas, Maurice a participé à la société de belle manière. Ça a fait vivre un paquet de monde (film et roman). Mais pas besoin d'être au chômage pour créer. Surtout si la création devient un métier, ce qui simplifie les choses.

Vous fûtes un amusement appréciable, lointain proche. Bonne route.

77. 25/11/2010 21:17 - HP

HPLes chômeurs servent au capital en définissant la valeur travail à son avantage comme expliqué plus haut mais aussi au politique en lui permettant d'intimider la majorité restante en lui montrant où elle pourrait atterrir s'ils sortent du rang. Une sorte de double fonction de contrôle économique et social. Certainement pas le fait du hasard non plus... Du travail pour tout le monde dans une économie de marché c'est un leurre. Alors, surveiller les abus et excès, d'accord mais punir tout le monde me semble excessif. Sinon, les danois et leur flexsécurité ont bien montré qu'une politique d'un pays à économie de marché qui assume le risque inhérent à ce système, doublé d'un contrôle des flux migratoires et de l'intégration, permet d'en sortir gagnant. En France, il faudrait toujours couper les budgets publics mais les taxes et impôts ne cessent d'augmenter...

78. 26/11/2010 01:22 - Papydrone

PapydroneEuh...Greg... vous extrapolez...

Have fun...

"L'exploration, c'est juste aller au delà. C'est aller du connu vers l'inconnu, de l'ordinaire à l'extraordinaire. Quitter les chemins tranquilles. Juste aller de l'avant, je pense que c'est ça l'exploration."

« Je viens d'une famille incroyablement tordue, pleine de violence et d'alcoolisme. Il est difficile de dire ce qui motive un enfant de trois ans, mais je pense que j'avais le sentiment que la nature était ma seule consolation, et que la nature était un endroit dans lequel il y avait la beauté, dans lequel il y avait de l'ordre ».

« La nature était ma maison. C'était la maison dans laquelle je me suis trouvé moi-même au lieu d'avoir une vie sociale. Comme il est bien connu dans le monde du développement de l'enfant, la plupart des enfants se définissent eux-mêmes, se trouvent eux-mêmes et se forment une personnalité dans la vie sociale. Je n'avais pas de vie sociale. Aucune. »

« J'ai une très bonne relation avec les animaux, et avec les enfants. Je me mets à leur niveau. Je tente d'appréhender la manière dont un enfant voit le monde, c'est énormément différent. La manière dont les autres créatures voient cet environnement est énormément différente. Nous regardons ce qui nous entoure et nous pensons que ce que nous voyons est la réalité, et ce n'est pas vrai. Cet environnement – cette pièce où vous vous trouvez – n'est pas la réalité, c'est la manière dont vous êtes conçu pour la percevoir. »

« Dire que l'univers dans son ensemble est différent de ce que nous percevons ici n'a aucun sens logique. Parce que cela est vu à travers le filtre de l'ère anthropocentrique. "Je suis le centre de l'Univers, l'Univers tourne autour de la Terre, et moi." Une fois que vous avez dépassé ça, alors le sens commun dit que la création et l'évolution de la vie en des créatures complexes et intelligentes est probablement un impératif cosmique. [...]Mais les hommes ne sont pas prêt à rencontrer des espèces extraterrestres. Ils ne le sont pas, et cela n'arrivera pas. Quoi que ce soit de si avancé, et qui soit en mesure de voyager entre les étoiles – avec les milliards de planètes qui peuvent supporter la vie, il y a des voyages interstellaires à cet instant –, cette chose ne voudrait pas venir ici, nous ne sommes pas prêt. Nous ne sommes pas prêt parce nous ne sommes pas prêt à rencontrer les membres de notre propre espèce. Je veux dire par là qu'il y a soixante guerres en ce moment sur Terre. Ainsi, si nous ne sommes pas préparés à rencontrer - à embrasser - les membres de notre propre espèce, encore moins les autres créatures ou d'avoir un comportement correct envers la terre. Nous ne seront pas assez avancés dans notre globalisation et dans notre présence dans l'espace tant que nous ne nous penserons pas nous-mêmes en tant que créatures galactiques, en route ensemble dans le même voyage. Non, nous ne sommes pas prêt à les rencontrer, et nous ne leur souhaiterions pas la bienvenue. Nous enverrions les armes en premier. Ce serait une question de sécurité nationale, à l'opposé d'une question de communication. »

Story Musgrave

79. 26/11/2010 13:08 - Batman - modération Ring

Batman - modération Ring@Thierry Bruno : je n'ai pas à tolérer vos propos sur le choix de Pierre Cormary de pouvoir publier un texte sans se faire insulter et diffamer par les trolls Nabiens, donc de couper les commentaires. Ce choix ne vous concerne pas et aucun des 8 modérateurs du Ring n'a a souffrir de vos pleurnicheries "d'halte à la censure" quand il s'agit de laisser l'espace propre à la lecture, c'est à dire de respecter et l'auteur et les lecteurs du Ring. Je précise que les articles les plus lus n'ont aucun rapport avec le nombre de leurs commentaires respectifs. L'article le plus lu de l'anée 2010 n'a que 12 commentaires à son actif. A bon entendeur, salut.

80. 26/11/2010 14:53 - SatanFutur

SatanFuturIl existe des chomeurs qui travaillent pour eux et/ou les autres.

81. 26/11/2010 14:53 - SatanFutur

SatanFuturIl existe des chomeurs qui travaillent pour eux et/ou les autres.

82. 26/11/2010 20:08 - Greg môk

Greg môkOui, oui, ça m'arrive très souvent d'extrapoler...

83. 27/11/2010 13:35 - Lepol

LepolAujourd'hui c’est quoi chômeur ? Chômeur c’est tout simplement un stigmate de «l’hystérisation » inavouée d'une société, donc une société malade. Ne compliquez pas les choses ! C'est beaucoup de bruit pour une définition simple.
Une définition somme toute mathématique !

84. 27/11/2010 16:13 - SatanFutur

SatanFuturchomeur c'est un statut juridique.

85. 27/11/2010 18:00 - prolodepassage

prolodepassagede " En attendant..." Jusqu'à " ...contribuer à sa fabrication". ( une des denières phrases du texte)
A qui faites vous allusion, au juste monsieur obertone ? Aux rejetés ? Aux déchets de cette socièté qui a réifié l'être humain, et qui tentent de survivre avec leur pauvre talent obsolète. Ou bien à ceux qui sont aux commandes de cette société, et qui se débarassent des premiers dans un but purement économique... Tout est là cher monsieur, que doit faire la société de ceux dont elle s'est senti obligé de se débarasser. La mort brutale n'est pas à l'ordre du jour, l'assistanat touche à sa fin, la formation reste un espoir bien maigre... Le travail gratuit bien sûr !! ... Vous avez raison... Après le travail sous payé, le travail gratuit... Bonne route monsieur obertone.

86. 27/11/2010 22:58 - Papydrone

PapydroneEn parlant de travail gratuit :
http://www.youtube.com/watch?v=zkRpa3lZaJE&NR=1

C'est lourd, il y a la suite.

87. 28/11/2010 11:38 - Nicolas

NicolasJ'arrive sur un tard et ayant survolé les commentaires, je vois que certains discutent encore de la place de l'individu au sein de la nation. Je leur conseille juste de lire le traité de Lisbonne qu'apparemment ils ignorent, lecture fastidieuse certes, mais grâce à laquelle ils pourront se rendre compte que la nation n'existe plus.
Dans ce contexte, il est d'autant plus difficile d'adhérer à un article incitant à descendre les marches qui nous conduisent à l'esclavage au sein d'une société excédentaire rackettée par la finance internationale.

88. 18/12/2010 12:02 - vieuxauchomage

vieuxauchomageA mes 60 ans en 2008, la CRAM ne me comptant que 143 trimestres du fait du chômage non indemnisé que m'impose les continuelles abstentions de réponse positive.
Dans l'attente des 5 années d'équivalences "retraite" du chômage y compris non indemnisé, ainsi que demandé au ministère du travail dans le courriel du 26-09-2008 reçu de F.Lefèbvre député des hauts de seine et devenu Secrétaire d'Etat, c'est une question de salut public que nous soyons embauchés d'urgence, ainsi que réclamé au Préfet de mon département depuis l'année 2003.

89. 21/12/2010 16:37 - cequetuvaux

cequetuvauxEt si on les tuais tous ces incapables? Qu'en dites vous? Les responsables de ce site sont d'accord mais,ne le disent pas?

90. 07/04/2011 13:26 - jadjay

jadjaycite : Oui et non. L'utilité de la tâche n'est pas obligatoire, c'est davantage une question de justice.

Et ben voyons, on va faire comme keynes le proposait, faire creuser des trous puis les remplir...

Il y a tant à faire : forêts, rivières, chemins rien que ça... Et une politique de grands travaux ? C'est pas avec une bande de monétaristes qu'on va y arriver...

91. 27/01/2013 04:28 - jfgufyv

jfgufyvje suis chomeur et je suis pour, rien que vis a vis de mes a mis qui bossent ...

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