Sur le RING

Eraserhead : de l'origine à l'effacement, un film indélébile

SURLERING.COM - CULTURISME - par Marie-Pierre Boisserie - le 07/03/2007 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Chef-d'oeuvre absolu pour les uns, imposture pour les autres, Eraserhead de David Lynch exhale un sulfureux parfum de film culte : artisanal, expérimental, insondable. Premier clou qui plante le décor de l'œuvre Lynchienne et en fixe les fondements, Eraserhead nous projette dans un univers névrotique: peur de l'autre, paranoïa, frustration sexuelle et difficulté d'assumer la paternité sont à l'affiche.
Véritable coup de maître et premier électrochoc. Un monstre est né.

Eraserhead, le film parfait ? Le paradis perdu et le mystère des origines

Au commencement, il n'y avait pas un réalisateur attendu au tournant, seulement un premier long-métrage : Eraserhead. Poétique et horrible. Le film parfait en somme, puisqu'il appartenait totalement à ses spectateurs, et que la silhouette de son géniteur ne lui faisait pas encore d'ombre. Pourtant, tout son univers et ses préoccupations y sont en germe.

Lynch lui-même a qualifié Eraserhead de film « parfait ». Qu'on lui pardonne cet accès d'auto-satisfaction: Kubrick, excusez du peu, a déclaré que c'est le seul film qu'il aurait aimé réaliser. Et puis, d'un film qu'on a porté cinq ans, on ne peut parler sans passion. Tourné par épisodes successifs entre 1972 et 1976 avec peu de moyens, le film raconte les délires d'un homme qui s'enferme dans sa chambre avec l'enfant monstrueux qu'il a mis au monde (puisqu'en vérité, l'enfant sort de la bouche du père).Equipe réduite au minimum, contraintes matérielles défiant l'imagination... Si l'accouchement d'Eraserheads'est fait dans la douleur, Lynch reconnaît que ces circonstances lui ont néanmoins laissé une liberté totale qu'il n'a jamais pu retrouver par la suite.

Regarder Eraserhead n'est pas une partie de plaisir. C'est un film d'une noirceur non diluée qui plonge le spectateur aux yeux grands ouverts dans une heure et demie de cauchemar et d'hypnose. Dès les premiers plans, deux séquences en parallèle, avec en surimpression le visage en gros-plan de Henry à l'horizontale, peuvent être vues comme la scène des origines. D'un côté, une planète qui grossit ou dont on s'approche; de l'autre, un homme à la peau constellée de brûlures en forme de cratères qui, en actionnant sa manette, déclenche l'histoire.

Monde mental et univers carcéral

Des préliminaires cosmiques introduisent le film, avec comme toile de fond la tête du héros et une sphère aux allures de planète. On comprend alors que le décollage est imminent, et que la destination vers laquelle nous embarque le film est un monde mental, celui d'Henry Spencer, perdu dans le labyrinthe de ses propres névroses. Le héros (et nous avec) est ensuite tout entier propulsé dans un vaste décor urbain sans fleurs ni arbres. Sa coiffure gratte-ciel [1] (contrastant avec un pantalon trop court) mise de côté, il a la mise d'un parfait petit employé kafkaïen, avec des crayons en guise de pochette Gillot-Pétresque. On découvre avec lui un monde immense et vide de gens qui semble porter les stigmates d'un accident nucléaire. Là-bas, le paysage se remplit d'espaces clos, emboîtés à l'infini: immeubles aux fenêtres condamnées, armoire-tabernacle abritant un foetus, petit théâtre imaginaire niché dans le radiateur. Toute ouverture sur le monde extérieur semble représenter une menace, aucune porte ne se franchit sereinement.L'enfermement est la clé du film.L'omniprésence de lieux hermétiquement fermés, de la boîte, du cocon n'est effectivement pas innocente : la claustrophilie d'Henry associée à la vision onirique d'une femme (la mère ?) aux joues ovoïdales ayant élu domicile dans son radiateur, traduisent son rêve de régression et de fusion avec l'oeuf originel. Eraserhead est un film sur la cruauté de naître. Monstruosité de la naissance à laquelle fait écho la naissance d'un monstre, donc...

Un quotidien singulier...

Mais avant d'être l'histoire d'un monstre, Eraserhead est la chronique, familière, d'un couple, et plus encore celle d'un père. On frise d'ailleurs ici le drame de moeurs : Henry « engrosse » Mary, qui accouche d'un enfant qui ne ressemble à rien, surtout pas à ses parents (ne cherchez donc pas de qui vient le menton). Monsieur et madame X, les parents de la jeune mère, font part de la naissance à Henry au cours d'un repas (une scène d'anthologie à vous décrocher la mâchoire tout en grinçant des dents) et le mettent littéralement au pied du mur, le forçant à assumer ses responsabilités. Mais Mary fuit rapidement le domicile conjugal, abandonnant père et enfant. Celui-ci tombe malade et Henry, obsédé par sa jolie voisine se met à haïr cet enfant monstrueux... Notons au passage que les difficultés de Henry à accepter sa paternité tombée du ciel recoupent un thème lancinant chez Lynch [2], celui du passage de l'adolescence à l'âge adulte.

La trame du récit, traditionnelle, est ainsi susceptible d'évoquer un paysage familier à tout-un -chacun, automatiquement passé par des épisodes similaires (repas familiaux, arrachement à l'adolescence, etc.). Mais en même temps, les décors sont démentiels, les personnages habités par des névroses terrifiantes, le bébé lui-même est un monstre que l'on n'appelle pas par son nom. Il a pourtant tout d'un aïeul d'E.T qui naîtra six ans plus tard, en 1982 : doté d'un cou de girafe supportant une tête de lapin écorché vif, le bébé asexué d'Henry a le corps enfermé dans une prison de bandages [3]. Par ailleurs, les circuits électriques réagissent à des phénomènes d'origine inconnue. Ces clignotements lumineux deviendront de véritables panneaux de signalisation chez Lynch, annonçant toujours l'intrusion d'un élément mystérieux.

Ici, tout est donc à la fois étrangement normal et désespérément anormal.

Ambiance « de folie »  et agression sensorielle : Dans la tête d'Henry Spencer

En effet, si le propos d'Eraserhead est assez réaliste (monstre mis à part), le traitement de son atmosphère, lui, est parfaitement fantastique. Pour déformer le réel, Lynch se fait perfectionniste. L'ancien étudiant en Arts Plastiques conçoit d'abord lui-même les éléments du décor. Le sens du détail bizarre est poussé à l'extrême : coiffure doigts-dans-la-prise du héros, plante posée sur la table de nuit toutes racines dehors, poulets cuits remuant dans l'assiette...

Lynch a aussi conçu, avec l'aide d'Alan Splet, toute une série de bruitages non identifiables qui sécrètent à leur tour une atmosphère étrange[4]. A l'écoute de la bande-son -un bijou pour les oreilles retouché en 1994 -, le spectateur hérite de l'imaginaire d'un autre. L'univers sonore du film reflète en effet la folie du personnage, Henry (bruits répétitifs obsédants, changement brutal de registre, vacarme assourdissant...). Il n'y a plus de correspondance entre ambiances et musique, l'incohérence se fait alors bruyamment sentir. En bref, une bande son qui fait dérailler la narration, déroute le spectateur et permet ainsi de rendre compte de l'état psychologique d'Henry. Eraserhead écrit directement sur les récepteurs sensoriels sans passer par la case compréhension.

L'impossible fin : une vie renouvelée et plus monstrueuse que jamais 

D'ailleurs, au fil du film, tous nos repères s'effacent à mesure qu'un échange malsain s'opère entre le vrai et le faux, le rêve et la réalité, la vie et la mort. Serait-il question dans Eraserhead d'une impossible mort ?

L' « effacement » auquel fait allusion le titre du film ne renvoie pas seulement à la scène où un homme écrit un trait qu'il gomme en positionnant son crayon la « tête » à l'envers (cerveau recyclé d'Henry) mais aussi à la tentative d'Henry de rayer de la carte le bébé qu'il a fait naître. Pour cela, il s'arme de ciseaux, incise la carapace de tissu, perce le corps du monstre miniature. Une sorte d'épaisse purée dégouline de ce corps qui semble intarissable. On assiste ensuite à une scène d'apothéose : la tête du bébé, d'abord recouverte par les sécrétions de son corps, émerge au bout d'un cordon et semble comme suspendu dans l'air. Et l'on aperçoit la fille du radiateur, chanteuse de cantiques, et Henry enlacés dans un halo de lumière blanche. Rideau, tout s'éteint pour aller briller ailleurs, visiblement. Comme dans trois autres films de Lynch s'achevant par la mort d'un personnage principal (The Grandmother, Elephant Man et Fire Walk With Me), on ne se retrouve pas avec un cadavre à enterrer sur les bras mais on atterrit au contraire dans un lieu où l'on ne meurt jamais. Perspective réjouissante ou tragique ? Difficile à dire. En tout cas, à en croire la Dame du radiateur que finit par rejoindre Henry, « Au paradis, tout est bien »...

Marie-Pierre Boisserie

[1] Eraserhead veut dire à peu près « tête de gomme » : en effet, les cheveux rasés sur les côtés et dressés en hauteur au-dessus de la tête sont à l'image de la gomme au bout d'un crayon.

[2] Que ce soit à travers le personnage de Paul dans Dune(1984)  ; Laura Palmer dans Twin Peaks ; ou encore Sailor, qui doit lui aussi assumer sa paternité, dansSailor et Lula(1990).

[3] Lynch refusera toujours, même devant les questions pressantes d'en livrer le secret de fabrication et d'animation, et ses proches collaborateurs ne le trahiront pas.

[4] Exemple de bruitage: lorsque la caméra passe au-dessus du lit d'Henry, au moment où il semble plongé dans un bain de lait avec « la fille d'à côté ». Ce son a été créé en mettant un petit microphone dans une bouteille d'eau gazeuse, ensuite enfoncée dans une baignoire pleine, puis reliée, via son goulot, à un tuyau vecteur de quelques murmures. Et c'est l'eau, le verre, l'espace à l'intérieur de la bouteille qui ont créé ce son étrange.

Marie Pierre Boisserie



Soyez le premier à réagir

réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring



Veuillez saisir le code Anti-Robot, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot.
Ring 2012 MgDantec
Articles les plus lus
  • Pour Sarkozy, avec ferveurPour Sarkozy, avec ferveur

    NB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde...

  • Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesSatellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babies

    Le manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des...

  • Qu’est-ce que la Résurrection ?Qu’est-ce que la Résurrection ?

    « Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)  Encore une fois, Benoît XVI a tout dit. Sans...

  • Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?

    À propos du livre de Pierre-André TAGUIEFF, Wagner contre les Juifs (Berg International, 2012)Définir aussi précisément que possible l’antisémitisme de Wagner, sans tomber dans...

  • Réflexions sur la tuerie antijuive de ToulouseRéflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse

    (propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a...

  • "Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfin"Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfin

    Cela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl...

  • Qui ?Qui ?

     Assassinats. Militaires. Petits enfants. Montauban et Toulouse. Ecole juive. 11,43 et 9mm. Indignation, compassion, consensus. Campagne suspendue par le PS. Une minute de silence dans les écoles...

  • Carnets de campagneCarnets de campagne

    Les campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent...

  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Les étoiles 2011 de DantecLes étoiles 2011 de Dantec

    "Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"

    Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Ainsi parlait ZaraDebbouztraAinsi parlait ZaraDebbouztra

    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Broadcast : the dream is overBroadcast : the dream is over

    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

  • Benoît XVI - Un cœur intelligentBenoît XVI - Un cœur intelligent

    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

  • Robert Brasillach : le procès expédiéRobert Brasillach : le procès expédié

    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

  • Du bon et du mauvais usage de l’indignationDu bon et du mauvais usage de l’indignation

    Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant,  grand bourgeois, grand lettré,  grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...

  • Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieTerreur et martyre : il était minuit à Alexandrie

    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

  • Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeAssises islamisation : c'est la lutte prime-time

    La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • PS : les intermittents de la réalité en tournéePS : les intermittents de la réalité en tournée

    Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Blondeincendiaire.com : the murder chat roomBlondeincendiaire.com : the murder chat room

    (reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

  • Quelques traces de rouge à lèvres…Quelques traces de rouge à lèvres…

    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

  • Exil(s) ExpressExil(s) Express

    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

  • Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Et si les chômeurs ne chômaient plus ?

    Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand...

  • Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

Offrez-vous le dernier Taguieff