Sur le RING

Entretien avec William Gibson

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Alex D. Jestaire - le 23/07/2010 - 1 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

« Que pensent de nous les humains du futur ? »

 



Père littéraire du cyberespace, William Gibson, 60 ans, basé à Vancouver, a croisé le masque de notre meilleur prophète de l'apocalypse, l'écrivain Alex D. Jestaire, qui revient avec lui sur ses visions, ses fans et les stupéfiantes avancées du marketing viral.

 

La première fois que j'ai rencontré William Gibson, c'était au Salon du Livre de Paris 2008, sur le stand de notre éditeur commun. J'aurais bien aimé discuter avec lui - seulement ce jour-là, le salon fut évacué pour cause d'alerte à la bombe. Heureusement, prévoyant, j'avais mon masque à gaz. Par prudence, je l'ai ressorti du tiroir lorsque Standard m'a proposé d'interviewer cet immense auteur deux jours avant le Super Tuesday des élections américaines. William Gibson, visionnaire de l'ère des hyper-réseaux, père spirituel de la trilogie Matrix, m'a fait cette révélation : le futur n'est plus pour demain. Le futur, c'est maintenant.

 

Le XXIe siècle correspond-il à ce que vous imaginiez ?

William Gibson : Quand j'ai commencé à écrire de la science-fiction, j'étais déjà conscient que celle-ci ne décrivait jamais vraiment le futur, mais plutôt l'époque dans laquelle elle était produite. 1984 d'Orwell parle bien plus de 1948 que de l'avenir. De même Neuromancien mon premier roman [paru en 1984] parle bien plus de 1981 que d'aujourd'hui - que j'étais incapable d'imaginer à l'époque. Toutes les fictions sont nécessairement spéculatives - tout comme l'Histoire. Toute représentation de la réalité implique une part de spéculation, directement dépendante de ce que nous sommes aujourd'hui. Si je pouvais apprendre une seule chose des humains dans un futur lointain, j'aimerais savoir ce qu'ils pensent de nous - la structure de leur Histoire leur permettrait de nous comprendre mieux que nous-mêmes.

 

Dans quels mondes et quelles époques se situent vos romans ?

J'ai veillé, en écrivant Neuromancien, à ce qu'on ne puisse jamais dater ce futur.C'était un jeu délibéré, une façon de tester ce que je faisais. Dans mon esprit, l'action se situait autour de 2035 - en réalité, j'écrivais sur l'Amérique de Reagan, la globalisation des marchés. J'ai été ravi d'être salué comme un « visionnaire » mais ça ne correspond pas à ce que j'ai voulu faire. Ma première trilogie [la « Sprawl Trilogy», qui s'ouvre avec Neuromancien] se situe au milieu du XXIèmesiècle. La suivante [la « Bridge Trilogy » ouverte par Lumière virtuelle, 1993] situe plus ou moins autour de 2007, dans une sorte d'Histoire alternative impossible. En attaquant la dernière trilogie avec Identification des schémas [2003], j'ai voulu que l'action se passe non plus au présent, mais l'année d'avant. Il s'agit donc de romans spéculatifs sur un passé très récent.


« J'écris de la même manière que Faulkner écrivait, un mot après l'autre. » William Gibson

 

Vous êtes à l'origine d'un mouvement littéraire majeur en SF, le « cyberpunk ». Mais ce mot semble vous agacer.

Je me reconnais dans ce terme puisque c'est celui par lequel on a, au tout début, défini mon travail ainsi que celui de quelques autres, dont Bruce Sterling. Nous étions un petit groupe d'auteurs qui nous retrouvions autour d'un sentiment d'insatisfaction face à la SF mainstream en langue anglaise. Nous voulions produire une forme de SF plus pertinente, plus « branchée », c'était très excitant. Puis les critiques, les journalistes et les universitaires ont produit ce label « cyberpunk ». Parce que j'étais plus vieux - d'au moins dix ans - et que j'avais assisté aux années 60, j'ai immédiatement conseillé à mes collègues d'éviter d'être associés à ce mot. Lorsque les médias trouvent un moyen de vous nommer, c'est terminé - quoi que vous fassiez, vous êtes emprisonné dans la conception qu'ils se sont faits de vous. Il devient impossible d'infecter réellement le mainstream, puisqu'on est « plus qu'un hippie », « plus qu'un cyberpunk » ou « juste un punk ». C'est de cette façon qu'on « encapsule » les contre-cultures à portée subversive - ce que nous voulions incarner. Nous n'aurons connu que quelques mois de liberté avant que le label nous piège - l'album Cyberpunk de Billy Idol est sorti bien après la mort du mouvement [en 1993] et constitue en quelque sorte sa pierre tombale. Le mot a aujourd'hui un usage très limité, lié à ce moment de l'histoire de la SF. Mais en même temps c'est devenu une sorte d'indicateur stylistique. Quelqu'un peut dire : « Tu as vu cette vidéo sur MTV ? Elle est complètement cyberpunk ! » ou « Regarde le jean de cette nana, il est grave cyberpunk ! ». Dans les deux cas on comprend très bien de quoi il s'agit. La saveur stylistique véhiculée par ce terme en est devenue le vrai sens.

 

Vous avez contribué à populariser certains concepts pour lesquels des films comme la trilogie Matrix ou Existenz ont fait caisse de résonance - notamment « l'interface neurale » qui permettrait à l'humain de brancher son système nerveux sur les machines du réseau.

L'interface neurale finira par exister : ça semble presque inévitable, même si ça doit encore prendre du temps. D'autres auteurs et des scientifiques y avaient réfléchi avant moi. Mais quand cette technologie sera là, on se rendra peut-être compte qu'elle n'était pas nécessaire. Les technologies d'immersion en réalité virtuelle imaginées dans les années 80, c'est-à-dire les lunettes et les gants, ressemblent de plus en plus à une représentation symbolique et dramatisée de là où nous pouvions aller et où nous somme déjà arrivés avec Internet. Ces gadgets semblent inutiles quand on connaît le fabuleux pouvoir de captation d'un simple écran, capable de faire oublier tout le reste...

C'est comme si nous construisions quelque chose tous ensemble, depuis des milliers d'années, sans savoir ce que c'est, ni sur quoi ça va déboucher. Si nous pouvions voir où nous mène ce projet dans les cinquante prochaines années, nous ne serions sans doute même pas capables de comprendre ce que nous voyons.


« Quand j'écris, je peux sentir ce nuage fantomatique d'hypertexte qui m'environne. »

 

Comment vous représentez-vous l'avenir de la littérature - et de la SF ?

J'ai une conception très « classique » de l'écriture. J'écris de la même manière que Faulkner, un mot après l'autre - en ce sens je me vois comme un auteur assez « conventionnel » à ceci près que je suis très conscient, à chaque fois que j'utilise un mot, que celui-ci peut potentiellement devenir un lien hypertexte, comme tous les mots qui peuvent être rentrés sur Google. Quand j'écris, je peux sentir ce nuage fantomatique d'hypertexte qui m'environne, comme il environne tous les textes produits aujourd'hui.

La science-fiction me semble, pour sa part, avoir changé de plateforme. Quand j'avais 14 ans, pour moi, le roman était le dépositaire par excellence de la « pulsion SF ». Mais depuis, une bonne partie de cette énergie semble avoir migré vers le cinéma, les comics et d'autres plateformes de la culture populaire, dont le Net.

 

Vous y avez des fans particulièrement actifs. Certains ont même recréé le magazine culturel Node, sorte de Wired européen imaginé dans Identification des schémas.

En effet, c'était une expérience très bizarre. Je n'ai rien à voir avec son existence - j'ai simplement constaté, après la sortie d'Identification des schémas, que des gens postaient sur un site des adaptations d'éléments du roman, des photos des lieux où l'action se déroule... En trois ans, c'est devenu assez énorme. Mais j'ai été encore plus surpris quand j'ai découvert, avant même la publication de Code source [deuxième volet de la trilogie en cours, 2007], que le roman avait été entièrement référencé sous forme de liens hypertexte. Au cours d'une séance de signatures dans le Colorado, un homme s'est présenté comme étant le créateur du site Node. Il avait pu acheter un service de presse du roman sur eBay huit mois avant sa sortie pour 75 dollars. Et recruté pas moins de trois cent volontaires pour traiter toutes ces informations et les mettre en ligne - tout ça sans en tirer aucun profit - simplement parce qu'il était ce qu'on appelle un « fan ».

 

Est-ce là une forme de marketing « spontané » ?

Oui, tout à fait - mais ça fonctionne différemment. C'est une question importante que nous ne comprenons pas encore tout à fait, et que des gens comme Hubertus Bigend [le bad guy de la nouvelle trilogie] aimeraient contrôler - mais je ne sais pas si ça peut être contrôlé. Les réseaux de télévision fournissent du contenu que les utilisateurs consomment - c'est un rapport à sens unique - alors que sur le Net, les utilisateurs produisent eux-mêmes et gratuitement la quasi-totalité du contenu. C'est quelque chose de nouveau, qui ne se paie pas - d'ailleurs on sent très vite lorsqu'on est sur un site où des gens sont payés pour écrire.


« Quand quelqu'un dit : ''Regarde le jean de cette nana, il est grave cyberpunk !'', on comprend très bien de quoi il s'agit, en termes de saveur stylistique. »

 

Y a-t-il eu des amorces de récupération des technologies imaginées dans vos romans ?

Je n'ai jamais rencontré de scientifique inspiré par mes livres. Mais souvent des hommes d'affaires parfois très brillants, et même des patrons, croisés par hasard dans des bureaux de l'ère digitale m'ont dit « Oui, j'ai été inspiré par votre travail ! »Je me rends vite compte que ce n'est pas vraiment ce que j'ai imaginé qui les inspire. J'ai surtout fourni quelque chose qu'ils peuvent montrer à leur banquiers en disant « Lisez ce bouquin, c'est exactement ce que j'essaie de faire ! »

En ce qui concerne le « cyberpunk », il y a bien eu un phénomène de remarchandisation, de transformation d'un produit en un autre. C'est ce que le mainstream fait aux sous-cultures « bohémiennes ».Hubertus Bigend est constamment à la recherche de nouvelles « bohèmes » émergentes, mais dès qu'il met la main dessus, il les remarchandise si vite qu'il les tue. Pour créer ce personnage, j'ai très certainement été influencé par ma rencontre à Hollywood avec Malcolm McLaren [manager des Sex Pistols], à l'époque où j'écrivais des scénarios.

 

Vous décrivez une étrange pratique marketing dans Identification des schémas. Est-elle réelle ?

Oui, absolument. Je ne sais pas si ça se fait ici, en France, mais je sais que ça a été mis en pratique à New York et à Londres. Sur Internet, on appelle ça l'astroturfing. L'astro-turf est une herbe synthétique utilisée dans les stades aux USA. En américain, le terme grassroots désigne quelque chose d'authentique, qui vient de la rue, des gens, des bars et des cafés. Sur Internet, l'astroturfing consiste à aller dans des chats ou des forums en se faisant passer pour un « civil pur jus » et de caser à l'occasion des phrases du genre « Je trouve vraiment tel produit super ». Ce sont en quelque sorte des formes « artificielles » de gens « authentiques ». Dans le roman, l'astroturfing est pratiqué live dans les soirées en ville. En réalité, il est bien davantage sur le Net - il suffit de payer une seule personne en Inde pour rester dans une cabine toute la journée et voyager de site en site, sous des centaines d'identités - on peut toucher le monde entier à moindres frais, ce qui paraît plus logique et efficace.

 

L'adaptation au cinéma d'un de vos livres est-elle d'actualité ?

Peter Weir a abandonné l'idée d'une adaptation d'Identification des schémas il y a quelque temps maintenant. Il a étudié trois scripts, mais aucun d'entre eux ne l'a satisfait. Je n'ai pas été contacté pour ce projet et c'est une bonne chose. Au fil des années, j'ai bien dû écrire une douzaine de scripts basés sur mes romans, mais aucun d'entre eux n'a été produit, ce qui n'est pas très encourageant pour un studio.

Les gens ont souvent tendance à considérer l'adaptation d'un livre au cinéma comme la forme ultime du roman - mais c'est bien le livre, la forme ultime du roman. L'adaptation n'est pas un exercice très pertinent : ça ne donne pas forcément de très bons films. Il arrive parfois que suffisamment de temps soit passé entre la sortie d'un livre et son adaptation pour que le film n'ait pratiquement plus aucun rapport avec le roman - ce qui peut donner de très bonnes choses, comme Blade Runner.

 

Prochain roman ?

Ce sera le volume final. Ce ne sera pas directement une suite de Code Source - je tiens à ce que chaque livre puisse être lu indépendamment - mais il se passera dans le même monde. Il n'est pas fini et n'a pas encore de titre. Je suis perturbé par les élections de mardi prochain, parce que je ne sais pas encore dans quel monde ce roman sera lu. Le résultat peut transformer le climat, le zeitgeist [esprit du temps) de manière profonde. Le public peut changer. Quand j'écris je spécule toujours, inconsciemment, sur l'humeur du public qui recevra le texte. Lorsque celle-ci est sur le point de basculer, j'éprouve des difficultés à « pressentir » les choses.

 

Entretien Alex D. Jestaire

Photographie Blaise Arnold

 

 

William Gibson, Code Source (Au Diable Vauvert).

Alex D. Jestaire, Tourville (Au Diable Vauvert).

L'interview en images sur teletourville.net

Merci à Jérôme Dayre et à la librairie Atout Livre (Paris).

entretien réalisé et tiré du dernier numéro du magazine Standard avec l'accord de l'auteur

 



Toutes les réactions (1)

1. 10/08/2010 13:38 - Dr No

Dr NoDans le genre bonne "anticipation".. hors fiction:

http://www.decitre.fr/livres/LES-RUINES-DU-FUTUR-1979.aspx/9782910170325

Et bien entendu:

http://leuven.pagesperso-orange.fr/phantom/phantom.htm

Spook Country!!

Dr No

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Dans le genre bonne "anticipation".. hors fiction: http://www.decitre.fr/livres/LES-RUINES-DU-FUTUR-1979.aspx/9782910170325 Et bien...

Dr No10/08/2010 13:38 Dr No
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