Sur le RING

Entretien avec Mike Reiss [Les Simpsons]

SURLERING.COM - CULTURISME - par Pierre Poucet - le 13/04/2010 - 8 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

A l’occasion des 20 ans des Simpson, et pour la fête de l’animation (1) qui s’est tenue à Lille le mois dernier, Mike Reiss, producteur et scénariste de la série culte et du film Les Simpson, également scénariste de L’âge de glace 3 (2), s’est payé une petite tournée en France. Rencontre avec un mec physiologiquement programmé pour le rire.

 


P.P. : Mike Reiss, quelle question aimeriez-vous que je ne vous pose pas ?

M.R. : Ah ! J’aimerais qu’un jour, un interviewer ne me demande pas : « Mike Reiss, pourquoi les Simpson ne sont-ils pas aussi bons qu’avant ? ».

P.P. : Ok, alors Mike Reiss, pourquoi les Simpson ne sont-ils pas aussi bons qu’avant ?

M. R. : C’est incroyable, cette question, on me la pose tout le temps. Mais c’est une question que vous ne poseriez à personne d’autre au sujet de son boulot. Tu ne vas pas voir un fermier pour lui dire : « Dis mon vieux, pourquoi tes produits ne sont pas aussi bons qu’avant ? ». Ou alors demander ça à ton pote : « Pourquoi ton dernier-né est pas aussi performant que ton autre gamin ? ».

P. P. : Pourquoi pensez-vous qu’on vous pose cette question ?

M. R. : Les Simpson ont changé au cours des années. Et ils ont changé car ils ont vécu très longtemps. Je pense qu’on a atteint un point où la plupart des éléments de base de l’aventure humaine ont été écoulés dans les Simpson. Vous voyez : Lisa a un petit ami, Bart a une crise d’adolescence, Marge cherche un boulot, Homer bouffe un truc énorme, etc., je ne sais pas combien de centaines d’histoires de ce genre on a raconté. Il est vrai qu’auparavant les Simpson semblaient plus « vrais », plus authentiques, plus « ancrés » dans la vie réelle. Mais c’est parce que nous faisions des histoires simples, et après 20 ans nous devons creuser, creuser davantage pour tenir une histoire. Quand on pense à une blague sur Homer… quand on pense par exemple à une blague sur ce que va manger Homer, on doit trouver un truc qu’il n’a pas déjà mangé une centaine de fois dans les épisodes précédents. On essaie juste de ne pas se répéter. Tout ça passe par le renouvellement des histoires, mais aussi par l’invention de nouveaux formats, de différentes manières de faire les Simpson : façon temps réel, ou façon documentaire, parodie ou pas, etc.. Actuellement, on travaille beaucoup sur… non, je ne peux rien vous dire là-dessus ça… bon allez, si, je le fais : on s’applique désormais principalement à jouer avec les formats, à se jouer des conventions narratives, à aller au-delà des formes de récit traditionnelles. C’est assez excitant à réaliser comme boulot. C’est aussi à ce prix-là que les Simpson continuent à étonner les gens après plus de 21 ans.

P. P. : Quelle pourrait être la « philosophie » des Simpson ?

Il n’y en a pas d’autre que celle des Simpson eux-mêmes. Mais si c’est ce que vous voulez me faire dire, on ne délivre pas de message dans les Simpson. J’ai lu des tas d’articles sur la question, qui prétendent que les Simpson véhiculent un message. Aux États-Unis, on donne même au lycée des cours sur les Simpson. Mais je jure, et je sais, que nous n’essayons pas de dire quelque chose, ou d’enseigner quoi que ce soit à personne. Au sein de l’équipe, nous avons tous des points de vue complètement différents sur tout un tas de sujets. Si jamais nous soulevons un problème, son traitement n’a rien à voir avec les croyances des auteurs. Par exemple, on a fait un maximum de gags sur les OGM. On les a montrés dangereux, bizarres, étranges. Et après avoir écrit ça ensemble, j’ai relu le truc et ai demandé aux auteurs : « Dites les gars, quelqu’un ici a quelque chose contre les OGM ? ». Et tout le monde a répondu « non, rien du tout ». Donc, l’idée c’est qu’on va aussi contre nos propres opinions, juste parce que c’est drôle ! Et c’est notre but : nous voulons juste vous faire rire.

P. P. : La voilà, votre philosophie…

M. R. : C’est notre philosophie : we just wanna make you laugh (non traduit, pour la postérité). Un autre exemple montre bien le truc. Sur les huit ans où Bush était au pouvoir, nous ne l’avons jamais mentionné dans la série. Nous le détestions tous franchement, pourtant c’était une cible parfaite ! Il était tellement stupide et horrible. Certes, on a dit beaucoup de choses sur ce que devenait l’Amérique sous son règne, mais nous n’avons jamais mentionné son nom. Parce que lorsque vous mentionnez son nom, personne ne rit. Les gens sont juste déprimés rien qu’à entendre son nom. Imaginez… se faire rappeler que Bush est votre président…

P. P. : Qu’en est-il d’Obama ? Que pensez-vous de l’Amérique obamienne ?

M. R. : Je ne m’attendais pas à ce que les étrangers suivent d’aussi près notre vie politique. Nous aimons, en majorité, nous aimons Obama au sein de l’équipe. Nous aimons l’homme, sa classe, sa vision. Je pense qu’Obama arrive juste après une période où l’Amérique était empêchée d’aller dans le sens qu’elle désirait, oppressée par les huit ans de règne de Bush. Enfin bref on adore le type. On lui a demandé s’il pouvait nous donner sa voix pour le dessin animé. Il a dit non. On a demandé à sa femme. Elle a dit non… Mais finalement on a quand même mis Michele Obama dans les Simpson la semaine dernière… mais c’est une actrice qui double le personnage.

P. P. : Vous avez fait la même chose récemment avec Sarkozy et Bruni, et ce n’était pas leurs vraies voix. Vous leur avez demandé ?

M. R. : Non, mais je suis sûr qu’ils auraient accepté !

P. P. : Quelle image de la France pensez-vous donner dans les Simpson ?

M. R. : La France n’a pas fière allure dans la série ! Elle apparaît comme un mauvais stéréotype, et c’est un peu l’idée qu’on s’en fait. Je pense d’ailleurs que Sarkozy permet au moins aux gens de se départir de cette mauvaise image, avec au moins la possibilité de dire : « Ah, c’est votre président ? Il a une super-nana ! ».

P. P. : Je pense, moi, que les Simpson ont – ou avaient – une ambition critique. Ne serait-ce que dans votre philosophie : le rire est aussi une arme contre les puissants, ou les idiots. Ou les deux en même temps. J’ai l’impression qu’en ridiculisant, en montrant la bêtise de certains personnages – je pense ici au chef Wiggum ou à Homer par exemple – il y a aussi une dimension critique, voire politique si je pousse le bouchon.

M. R. : La stupidité est toujours un excellent matériau pour le rire. C’est du pain béni pour nous. Aussi longtemps que les gens continueront à faire des choses stupides, nous aurons de la matière pour nos épisodes. Le jour où la terre sera peuplée de saints ou de génies, ce sera la fin des Simpson.

P. P. : Donc la principale source d’inspiration des Simpson, c’est la nature humaine finalement.

M. R. : La nature humaine exactement. Vous me parlez du chef Wiggum. Vous savez, quand on commence un épisode, on se demande : « Quelle est la chose la plus stupide que pourrait faire Wiggum ? Quelle est la chose la plus con que pourrait faire Crapabelle ? etc. ». Les policiers viennent me voir dans la rue et me disent : « Vous devez avoir des policiers autour de vous parce que ce que vous dites est tellement vrai ! ». Ma sœur est enseignante et me répète toujours : « Tu as complètement raison, c’est exactement comme ça que nous sommes. ». En réalité, aucun d’entre nous, dans l’équipe, n’a jamais eu de vrai job comme ceux-là, donc je ne sais pas comment on arrive à faire fonctionner tout ça en réalité. Mais quand vous décrivez les gens se conduire de la façon la plus égoïste et la plus bête qui soit, il faut croire que vous êtes au plus près de la réalité.

P. P. : Comment ont évolué les personnages des Simpson ? Quels traits de caractère avez-vous accentué ou diminué chez les personnages, sur 20 ans ?

M. R. : Tous les personnages, exceptés les membres de la famille Simpson, n’avaient au départ qu’une ligne de conduite principale, ils restaient assez basiques. Ils n’étaient finalement que des fonctions. Exemple : Homer fait une connerie, il se fait arrêter par le flic, mais le flic, Wiggum, n’a pas d’existence réelle. Et au fur et à mesure, la voix de l’acteur qui joue Wiggum s’est affinée pour lui donner cette voix drôle et stupide. Puis les dessinateurs ont commencé à forcer le trait à leur tour, en accentuant le caractère porcin du personnage. Et c’est ainsi que les choses se sont faites. De plus en plus, le chef Wiggum apparaissait sous les traits d’un porc. Et c’est la même chose pour tous les personnages en fait. On part d’une idée très simple et on apporte une voix amusante, un look débile… Et plus le personnage est drôle et plus on a envie de le faire revenir. Et à chaque fois qu’il revient, on précise son caractère, sa personnalité. Par exemple, encore pour Wiggum : on avait le flic stupide d’un côté, et de l’autre, on avait cet enfant stupide, Ralph. Voilà. Un jour à force de voir les deux séparément, je me suis dit : « Tiens, et si on faisait de l’un le père de l’autre ? Ça fait des années qu’ils évoluent chacun de leur côté, et après tout ils sont si stupides tous les deux qu’on peut très bien faire de Ralph le fils de ce type ! ». Voilà comment ça marche.

P. P. : Mais c’est quoi exactement ce personnage, Ralph ? Je suis fasciné par sa connerie.

M. R. : J’ai inventé Ralph. On l’a appelé par ce prénom en référence à Ralph Kramden des Honneymooners. Si vous regardez ses premières apparitions dans la série, il n’est pas du tout le même qu’aujourd’hui. On voulait qu’il soit une sorte d’Homer miniature. Mais au fil du temps il devenait de plus en plus stupide et en même temps de plus en plus gentil. Sa gentillesse venait de sa voix, que l’actrice qui le joue lui a donnée (elle joue également la voix de Bart). Et sa voix était si douce, si gentille… que je ne dirais pas qu’il était si stupide, mais disons qu’il se comportait comme une espèce de sous-bouddhiste qui carbure au zen de bazar, avec cette logique étrange… Voilà d’où ça vient. Progressivement, on a accentué le trait et voilà comment on arrive à ce personnage si stupide. Mais il est arrivé un moment où il nous a énervé, on l’avait tous trop vu, il nous sortait par les trous de nez. Il y a eu 4 années d’épisodes sans Ralph. Or, à l’occasion de mes nombreuses conférences sur les Simpson à travers le monde, je demandais aux gens quel était leur personnage préféré, et tout le monde criait en cœur : « Ralph ! Ralph ! ». Nous n’avions aucune idée de ce succès ! Alors je suis revenu au sein de l’équipe et je leur ai dit : « Les gens adorent Ralph ! Il faut leur donner du Ralph ! », Et on en a redonné, après 4 ans, alors qu’il avait complètement disparu.

P. P. : Y a-t-il un personnage que vous détestez dans la série ? Le révérend Lovejoy ?

M. R. : Non, Lovejoy est marrant… il est bon, finalement. Il est vrai que nous avons fait beaucoup de gags où on le montrait corrompu, vicieux. Certes il est ennuyeux. Mais il n’est pas ce méchant pasteur qu’on peut croire. Non il n’est pas tout ça… En fait, je ne peux pas critiquer mes personnages, je les aime trop.

P. P. : Comment est-ce que vous vous renouvelez après 20 ans ?

M. R. : Mon truc, c’est de n’aller au studio qu’un jour par semaine. J’ai travaillé tellement longtemps sur les Simpson. Et j’ai finalement quitté l’aventure, fait autre chose. Aujourd’hui, je n’y travaille qu’un jour par semaine, c’est comme ça que je reste inventif, frais. Vous voyez d’autres choses.

P. P. : Le cinéma est une matière première pour les Simpson. De quels genres de films vous inspirez-vous principalement ?

M. R. : L’une des raisons pour lesquelles j’ai quitté le show, c’est aussi ça : nous avions parodié tous les films possibles et imaginables. On a parodié à peu près toutes les scènes de Citizen Kane. Imaginez quelque part que tous les gosses qui ont vu les Simpson ont déjà vu Citizen Kane, d’une certaine manière. Alors il y a évidemment les films d’Orson Welles, mais aussi tous les films que j’ai aimés, ceux de Kubrick en particulier. On les a quasiment tous parodiés. Mais il y a aussi un autre truc pour garder le show attractif – vous me parliez tout à l’heure de la manière dont on se renouvelait – c’est de parodier des films que les gens ne connaissent pas du tout.

P. P. : Quelle littérature un scénariste des Simpson peut-il bien lire ?

M. R. : Principalement de l’histoire. Pas de romans. Quand vous lisez un mauvais roman, vous avez juste perdu du temps. Quand vous lisez une biographie historique, même mauvaise, vous apprenez toujours quelque chose. Je lis beaucoup de choses sur l’histoire des grandes personnalités, l’histoire de la médecine, des sciences et technologies…

P. P. : Vous regardez la télévision ?

M. R. : Les écrivains de télévision ne regardent jamais la télé ! Ils lisent des livres !

P. P. : Que pensez-vous de South Park ?

M. R. : Ça n’a absolument aucun impact sur moi. Toute l’équipe des Simpson adore cette série. Moi pas. Je ne regarde pas. J’ai vu 6 épisodes une fois dans l’avion. Je trouve que c’est toujours le même truc, un peu bizarre, un peu aléatoire… Ça fonctionne toujours de la même façon, quelqu’un fait quelque chose de mal, on résout ça avec un speech moral à la fin… Ce n’est pas pour moi. Ça peut nous prendre parfois 6 mois pour faire un épisode des Simpson et eux ils font un épisode de South Park en 4 jours. Leur rapidité est certes impressionnante, mais j’aimerais parfois qu’ils prennent un peu plus de temps pour penser, et pour faire les choses.

P. P. : Qu’est-ce qui fait la différence entre les Simpson et South Park ?

M. R. : Je ne pense pas qu’il y ait chez les personnages de South Park ce réalisme ou cette épaisseur que nous avons chez les nôtres. Ils n’ont pas cette densité, cette attention que nous avons pour nos personnages.

P. P. : Avez-vous déjà été confronté à la censure ?

M. R. : Jamais. Mais en réalité on se censure un peu nous-mêmes. Des tas de rédacteurs au sein de l’équipe ont des gamins, et sont un peu mentalement conditionnés pour se dire : « Je ne veux pas que mes enfants voient telle ou telle chose ». Mais les Simpson ont pourtant été considérés comme des enragés parfois ! Certaines écoles bannissaient les t-shirts à notre effigie, le National Council of Churches a même condamné les Simpson. Pourtant il y a quelques mois de cela, le Vatican a défendu les Simspon, le Vatican a prié les Simpson ! On ne doit pas être si néfastes, après tout. Les mecs de South Park vont tellement plus loin. On n’a plus de soucis à se faire en réalité aujourd’hui : la pire chose qu’on pourra mettre dans le show ne sera jamais aussi crade que ce qu’on pourra voir dans South Park.

P. P. : Si vous deviez engager politiquement les Simspon aujourd’hui, que dénonceriez-vous ? Ou que défendriez-vous ?

M. R. : Nous avions un penchant pour Obama lors des précédentes élections, c’est indéniable. Et je sais que finalement c’est notre sentiment à presque tous. Mais défendre une cause ? Je ne sais pas. Peut-être l’environnement… mais la chose qui nous aiderait dans ça, si vous voulez, c’est qu’à Hollywood, chaque show est censé être écolo, et le plus écolo d’entre eux obtient un gros prix, obtient un beau trophée, une belle fête avec plein de cocktails, plein à boire. Et c’est pourquoi on voudrait s’engager là-dedans : on veut ce prix, on veut ce trophée ! Bon, et puis l’environnement c’est un sujet toujours très frais, on a beaucoup de choses à dire dessus.



P.P. : Que pensez-vous de la société américaine dans laquelle vous vivez ?

M. R. : J’ai toujours aimé l’Amérique. Mais j’ai été perturbé par le passage de Bush, gêné. Vous savez, c’est comme si votre propre sœur se mariait avec un type très mauvais, et au moment où elle avait l’occasion de le lâcher, elle se mariait à nouveau. Et là vous regardez votre sœur en disant : « Elle est vraiment idiote ». Je ne m’attendais pas à ce que ce type passe une deuxième fois. Et puis, j’ai vu l’Amérique faire ce que je ne la pensais pas capable de faire : la guerre en Irak, de manière totalement unilatérale, le tout basé sur des fausses allégations… Tout ça ne change pas complètement mon impression sur mon pays, mais ça vient quand même colorer autrement le paysage si vous voulez. Mais vous savez, un tas de gens aux États-Unis ne pensent pas du tout comme moi !

P. P. : C’est la première fois que vous venez en France ?

M. R. : Non je suis allé à Paris plusieurs fois, en Provence, Nice, Lyon, j’ai fait pas mal de tourisme chez vous.

P. P. : Et votre vision de la France est-elle aussi stéréotypée que celle que vous diffusez dans les Simspon ?

M. R. : Oui ! Je me demande d’ailleurs si les gens qui ne sont pas parisiens ont la même vision que moi sur les parisiens. Je dis ça juste en tant que touriste, n’est-ce pas, mais j’ai eu des moments tellement éprouvants à Paris ! J’étais perdu, personne ne voulait m’aider, les gens me bousculaient. Peut-être est-ce la manière dont les parisiens traitent leurs touristes, me suis-je dit. Et en fait oui, sûrement. Mes amis m’ont confirmé la chose, en revenant de leurs propres voyages : « Tout le monde a été si dur avec nous ». c’est fou, mais je n’ai jamais eu de problèmes ailleurs qu’à Paris. La leçon que je retiens, d’ailleurs, c’est que si tu es un touriste perdu à Paris, il vaut mieux demander ton chemin à un immigré, à un pauvre marocain sans le sou, mais pas à un parisien de base. J’aurais aimé vous donner une réponse diplomatique, mais là, je ne vois vraiment pas d’autre solution. C’est radical.


Entretien réalisé par Pierre Poucet

    (1)    La 6e édition de la Fête de l’animation s’est achevée dimanche 21 mars 2010. Près de 15 000 personnes ont pris part à la Fête, dont 3900 visiteurs à la convention du TriPostal, 2400 amateurs d’électro, 3500 élèves de primaires et lycées, 3500 spectateurs en salles, 120 participants à la Journée Professionnelle, 50 journalistes accrédités, et plus de 1500 personnes habitants de la métropole qui ont pu profiter gratuitement de la diffusion de très courts métrages.
Le public aura pu rencontrer des artistes venus des États-Unis, de Royaume-Uni, d’Allemagne, des Pays-Bas, mais aussi découvrir la production bien de chez nous avec la présence de studios français et régionaux (3Dduo, Ankama, les Films du Nord, Bastien Dubois,…).
Fort de cet engouement du public pour la production animée et du dynamisme dont font preuve les entreprises régionales de la filière animation, une association — regroupant les producteurs de films d’animation de la région Nord Pas de Calais, les studios régionaux de films d’animation et les structures régionales oeuvrant pour la promotion du film d’animation - est née lors de ce week-end : Noranim.
Pour plus de renseignements : http://www.fete-anim.com/spip.php?rubrique80

    (2)    http://www.imdb.com/name/nm0718514/



Toutes les réactions (8)

1. 12/04/2010 06:54 - kim

kimInteressant la question sur South Park, on pouvait s'attendre a l'esquive de Mike Reiss.
La grande difference entre les Simpsons et South Park c'est que South Park est considere aux USA comme de Droite, ou plutot anar, Libertarian pour etre plus precis.
Matt Stone: "I hate conservatives, but I really fucking hate liberals."
Les Simpsons ont toujours brasse large tout en ayant une clientele de tout age. Mike Reiss est dans la tradition de l'Entertainment. Il s'agit pour lui de decrire les faiblesses humaines par la farce, comme le firent les Marx borthers et Laurel et Hardy.

South Park s'est toujours oriente vers les adolescents et les adultes et suit l'autre aspect de l'Entertainment a l'americaine: le Freak Show, les marginaux, le fou rire de l'individu sur la connerie des Grands (gouvernements, lobbies, politiciens, spin doctors...). D'un certain cote, South Park rejoint Buster Keaton, parfois Chapllin dans la critique politique du monde.

On ne s'etonnera pas ainsi que l'un des films le plus cruel et les mieux reussie sur la montee de la Gauche bobo americaine soit venue de Trey Parker et Matt Stone: Team America, police du monde.

2. 12/04/2010 12:10 - Licrette

LicretteLa plupart des immigrés marocains ne sont pas sans le sous!! ;-)

3. 12/04/2010 13:54 - Stanislas

StanislasLe ring est plus beau en couleur, il y a un déplacement éditorial et ça fait plus que du bien. Reiss ne va pas encore assez loin avec Paris, on sent qu'il a envie de nous dire : votre capitale pue la merde, messieurs, nettoyez la ville.

4. 12/04/2010 15:03 - Amaury Watremez

Amaury WatremezIl y a un personnage que je regrette beaucoup c'est Troy MacClure, le "has been" total, cachetonnant dans n'importe quoi, grillé dans la "profession" du fait de vices bizarres (il aime faire l'amour avec des truites).
http://mesterressaintes.hautetfort.com/

5. 12/04/2010 18:07 - Phallus Nocturne

Phallus NocturneLes Simpsons me font toujours rigoler, dans leur version original, je trouve les traductions pénible à écouter. Étrangement, la philosophie des producteurs et leurs possible engagement politique/écolo/.. Je m'en tape complètement.

6. 13/04/2010 15:11 - Yannick

YannickPlus jeune, j'ai beaucoup aimé les Simpsons, et le film était une réussite.
Mais aujourd'hui, je préfère South Park, à l'humour bien plus acide.

7. 16/05/2010 05:53 - Clark Gabeul

Clark Gabeul"we just wanna make you laugh"
La messe est dite.

8. 03/01/2011 17:46 - Arrivederchi

Arrivederchi Ce qu'il y a de fascinant c'est que l'on a jamais l'occasion de rencontrer un amerlock connu qui dise :j'ai voté pour Bush ; pareil pour la France d'ailleurs ou personne maintenant n'a voté pour Sarko! Bon cette fascination pour Obama est quand même bizarre chez des gens dont le cynisme est une seconde (première ?) nature ,et à voir ses résultats inexistants on se dit que ses électeurs ne sont finalement si critiques que pour ses adversaires .Une ressemblance de plus avec la France ou on a dû mal à croire les people qui venant de stigmatiser Sarko vous déclarent , quand ils y sont obligés ,ne voir le salut du pays qu'avec Royal ou Aubry !ça dévalorise puissamment leurs jugements ,non?
Pour le reste le propos est de manière horripilante tout aussi politiquement correct ,y compris la grossièreté et l'indifférence reprochées aux parisiens (,que j'ai moi, provincial, toujours trouvés au contraire disponibles et aimables ) comparés à la gentillesse innée et remarquable des "marocains sans le sou " ce qui reconnaissons le ,ne mange pas de pain, contrairement au jugement inversé qui lui vaudrait des ennuis .pas étonnant qu'ils aient tenu 21 ans ,car ils n'ont dû finalement gêné que des gens pas gênants !

Ring 2012
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Interessant la question sur South Park, on pouvait s'attendre a l'esquive de Mike Reiss. La grande difference entre les Simpsons et South Park c'est que South Park est considere aux USA comme de...

kim12/04/2010 06:54 kim
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