Sur le RING

Enter The Void [Bluray/DVD]

SURLERING.COM - CULTURISME - par Pierre Schneider - le 05/01/2011 - 7 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

 Ce n’est pas de la poudre que Gaspar Noé jette aux yeux de ses spectateurs mais de l’or. En les aveuglant ainsi, il leur fait prendre accidentellement ce film capital pour un chef d’œuvre.


Un auteur, quand même

A quoi le cinéphile raisonnable doit-il s’attendre avant de visionner Enter The Void, la suite trop longtemps attendue du très talentueux et très décrié Irréversible ? Qui a vu ce dernier se souvient de mouvements de caméra étourdissants, de bas-fonds malsains, de violence et de cul, d’une virtuosité formelle si abondante qu’elle desservait presque un fond très classique, et surtout, d’une inextinguible, d’une irrépressible nostalgie d’un âge d’or à jamais disparu. Love was such an easy game to play.

On s’attend donc à retrouver cela dans Enter The Void et c’est précisément le cas. Confirmation, pour qui pouvait encore en douter, que Gaspar Noé n’est pas un faiseur mais un auteur, fait entendre une voix, un ton et un style qui n’appartiennent qu’à lui, et des obsessions bien reconnaissables.

Ce n’est pas tout de dire que Noé est un auteur, cependant. Il faut y ajouter que Enter The Void est plus qu’un film, c’est du cinéma, c'est-à-dire le lieu où s’exerce le pouvoir de créer des images. Et celles de ce nouveau film sont parmi les plus extraordinaires que j’ai vues depuis longtemps, capables de susciter l’émerveillement qui devait être celui des premiers spectateurs du genre il y a un siècle. De l’inouï pour les yeux. Après une dizaine de minutes introductives qui font connaître les personnages principaux, Oscar et sa sœur Linda, et accoutument au point de vue subjectif d’Oscar, c’est parti pour une pipe de crack et ça ne s’arrête plus jamais, avec des tours de force qui n’étonnent pratiquement plus venant de Noé, un plan-séquence de vingt minutes en mouvement étant le moindre d’entre eux.

L’histoire est simple : Oscar, Américain expatrié à Tokyo, deale pour survivre. Balancé par un de ses clients, il est abattu par la police dans les toilettes d’un bar. Les deux heures restantes du film montrent le voyage « astral » d’Oscar, toujours en vue subjective, pratiquement toujours plongeante. Il s’élève au-dessus de son corps et commence un voyage inspiré du livre des morts tibétain, que Gaspar Noé transforme en une hallucination psychédélique qui, plusieurs heures après, n’a pas encore quitté totalement ses spectateurs.

Now I need a place to hide away


Comme dans Irréversible, le drame du début du film (Oscar est un dealer mort, Linda se prostitue) est l’aboutissement inexorable d’une situation ancienne et paradisiaque qui a pourri. Encore enfants, Oscar et Linda survivent à l’accident routier qui tue leurs parents. Oscar jure de protéger Linda et de ne jamais se séparer d’elle mais on les place bien vite dans deux orphelinats séparés. Une fois adulte, Oscar deale pour gagner de quoi payer à sa sœur un aller vers Tokyo. Ce qui est fait ; mais Linda, dépourvue de moyens de subsistance, doit se prostituer. Ce qui aurait du être un happy ending, la réunion touchante du frère et de la sœur fusionnels, est le début du véritable désastre. Après tout, la pire chose que Dieu puisse faire, c’est d’exaucer les prières qu’on Lui adresse.

Une fois réunis, le frère et la sœur doivent assumer les conséquences de leur volonté. Une promesse de protection faite lorsqu’on est enfant, cela ne résonne plus de la même manière à l’âge adulte. Il faut survivre. Linda aime faire la teuf et rentre souvent déchirée ; Oscar couche avec la mère d’un de ses clients – qui le balancera aux policiers. Tout est la conséquence de ce pacte de protection, de la volonté commune d’être à nouveau réunis, de cette tension vers le bien, en somme.

C’est là une qualité que la critique a rarement reconnue à Gaspar Noé : son talent à représenter l’auto-destruction, la perte du bonheur, l’enfoncement irréversible (justement) dans la désolation. Toute occupée à renifler du « choquant », du « malsain », à décrire ce « qu’on voit », la critique oublie que, dans Irréversible comme dans le présent opus, la déchéance de l’homme est toujours mise en relation avec un ailleurs, un autrefois où tout était plus beau, plus facile, plus agréable, plus simple et dont on se demande comment on a pu le quitter et en arriver là. La scène « de l’extincteur » dans Irréversible n’est pas tant justifiée par un besoin de choquer que par un besoin d’émouvoir. Encore faut-il la relier à cette scène finale où les Buttes-Chaumont, ou tel autre parc parisien, éclatant de lumière, tourbillonne à en donner le vertige. De même dans Enter The Void le plan du cadavre d’Oscar buté dans les chiottes ne prend son relief qu’avec toute l’histoire qui est révélée ensuite, celle d’une vie de malheur qui avait trop espérée.



Un bad trip qui finit bien

Alors bien sûr, Noé n’a peur de rien quand il s’agit d’être efficace, montre à peu près tout ce qui est immontrable dans une débauche de maniérisme désinhibé. Mais choquer la rombière ou le chroniqueur de Valeurs Actuelles (ou celui de Têtu qui ne manquera pas d’y trouver la phrase crypto-homophobe qui sera sa raison de vivre) n’est pas son but. Raconter une histoire de bonheur disparu et d’autodestruction, raconter en somme une histoire morale, ça, oui.

Mais Enter The Void ne s’arrête pas là. Les flashes-back d’Oscar n’étaient qu’un second acte, qui sera suivi par un troisième où son esprit, toujours planant nuitamment au sommet des immeubles de Tokyo, assistera aux conséquences de sa mort, à ses obsèques et au destin de ses proches. Il se paiera même le luxe d’entrer dans la tête de sa sœur pour y assister à un rêve le concernant – et à son avortement.

Est-ce tout ? Non pas. Dans un quatrième acte, l’esprit d’Oscar visitera d’autres âmes, tentera d’aller « vers la lumière » toutes les fois qu’il en verra une et se retrouvera dans un Tokyo qu’il avait vu de son vivant comme une maquette illuminée de néons. Dans le « Love Hotel », une sorte de baisodrome psychédélique, il visitera chaque chambre pour voir se reproduire l’acte qui donne la vie et des « forces » qui sortent du corps incandescent, orange, rose, rouge, jaune ou vert des amants. Scène finale : Linda accouche d’un beau bébé. On peut enfin couper le cordon ombilical. Oscar peut enfin partir.

Visuellement, c’est incroyable. Depuis la mort d’Oscar vers la quarantième minute et pendant les deux heures qui suivent, le film semble n’être qu’un immense mouvement de caméra, traversant les murs, survolant les rues, allant d’une scène à l’autre sans exclure les longueurs et un certain systématisme (traverser les murs pour la cinquantième fois, on aurait pu faire plus court). On passe même quelques minutes dans un avion qui survole la métropole. Les jeux de lumière, les points de vue, les couleurs, tout cela est absolument indescriptible et une raison suffisante, à elle seule, d’aller voir ce film. Comme l’aurait dit Noé, James Cameron devait prendre les mêmes drogues que lui lorsqu’il concevait l’apparence de la planète Pandora. De la même manière que plusieurs dizaines de graphistes semblent avoir travaillé sur l’image de Enter The Void, il faut rendre hommage à la musique de Thomas Bangalter (l’un des Daft Punk), un travail de design sonore très léché et qui sait se faire oublier.

Alors, film de l’année 2010 ? Les longueurs excessives et auto-complaisantes de la version d’origine (raccourcie depuis) l’excluent. Mais le caractère visionnaire des images, le fait qu’on ne puisse pas « décrocher » de ces dernières, même une fois la lumière revenue, l’émotion tragique inspirée par l’histoire, l’envie affichée et réussie de faire du cinéma, une expérience qui émerveille et enchante, tout cela contribue à faire de Enter The Void un film capital, que peu verront mais qui restera certainement dans l’histoire du cinéma comme un jalon et un précurseur.

Parlons des bonus. DVD comme Blu-Ray proposent un « making of » des effets spéciaux qui a comme mérite de ne rien expliquer et de n’avoir même pas une parole. De manière simplement graphique, en alternant le même plan « avec » et « sans », ces six minutes en disent bien assez dans tomber dans le verbeux, le convenu ou l’auto congratulation. Deux ou trois clips des effets les plus marquants complètent le tout, avec quelques bandes annonces et teasers allant du nul au médiocre. Le message est clair : c’est l’œuvre qui prime, non les commentaires. 

Présence signalée de 3 clips psychédéliques assez réjouissants qui portent bien leur nom. Dmt (7min) est la diméthyltryptamine, un puissant psychotrope. Vortex (5min) n'a pas de définition précise, mais on peut lire sur Wikipédia qu'il « désigne une entité permettant la téléportation, le plus souvent dans le temps ou l'espace mais également parfois vers une autre dimension ». Ces deux trips sont made by BUF. Enfin, Energie (5min) a été réalisé par Thorsten Fleish en 2007 et a été voulu sur le blu-ray/DVD dès l'origine du film par Gaspar lui-même. Vous pouvez le découvrir, si vous ne le connaissez pas, juste ici :
 

Pierre Schneider
Paris, janvier 2011



Toutes les réactions (7)

1. 05/01/2011 13:08 - ALX

ALXJ'ai vu ce film ces jours-ci (en VOD sur Orange) Une vraie expérience cinématographique mais à éviter juste après les fêtes en raisons des mouvements de caméras incessants et des risques de nausée inhérents (j'ai du mettre sur pause plusieurs fois...)
Un film qui n'avait pas eu le traitement mérité lors de sa sortie, merci d'avoir réparé cette injustice

2. 06/01/2011 18:01 - ferdinand

ferdinandAprès avoir vu " Seul contre tous " et " Irréversible " je suis en mesure d'affirmer que Gaspard Noé est le Claude Lelouch des années 2000 .
Un Lelouch recustomisé Techno pour faire bien dans son époque sinon c'est la mème daube , il suffit de remplacer le chabadabada par Daft Punk. Prétendants tous les deux au lyrisme ils sombrent dans le ridicule d'abord formellement avec leurs mouvements d'appareils ostentatoires et gratuits ( " eh les gars vous avez vu c'est nous qu'on l'a fait le film " croit entendre le spectateur ) et puis sur le fonds avec leurs réflexions philosophiques indigentes ( pourquoi l'homme ne pense qu'à chercher la merde alors qu'il y a une gentille Monica Belluci qui l'attend dans un vert paturage ? ou bien : la vengeance est un droit de l'homme ) .
Une différence en faveur de Noé : contrairement au neuneu à la palme d'or il a peu de films à son actif.Ouf.

3. 06/01/2011 18:17 - Job

JobOui, la nouvelle idole de Technikart ne me procure plus le moindre plaisir, hormis son seul contre tous, là tu te plantes, ce film est une vraie douceur.

4. 06/01/2011 18:54 - ferdinand

ferdinandD' accord l'idée de départ de " Seul contre tous " c'est à dire donner la parole ( plus que ça en fait puisque c'est un monologue ) à celui qui ne l' a jamais ( un pauvre chomeur très beauf et raciste ) et en faire le personnage principal est très interessante mais pas nouvelle ( " Accatone " ou " Taxi driver " avaient le méme postulat et la comparaison avec ces deux immenses films serait cruelle pour Noé ). Malheureusement le formalisme outrancier ( esthétisme de vidéo-clip )de Noé vient tout gacher par son omniprésence ( comme ces cartons qui demandent aux spectateurs sensibles de sortir). A part ça l'acteur principal est remarquable.

5. 09/01/2011 11:04 - bkan

bkanC'est complètement ahurissant de comparer Noé à Lellouche. Noé a une audace formelle que très peu de cinéastes en France proposent (Grandrieux?), et ceci est déjà un argument important pour faire l'effort de voir ce film, comme le dit l'article et pour celui qui s'intéresse un tant soit peut au cinéma et à sa grammaire formelle.

Après, je pense que Noé s'est complètement perdu dans ses elucubrations techniques pour Enter the void - impressionnantes certes - et le scénario ne dit rien sur le livre des morts tibétains : il résume ce livre à un trip psychédélique, ne parle pas vraiment de la mort, de la transition, de la réincarnanation (ou frontale lors d'un coït, pas très fin la métaphore).... Ouais un trip adolescent à la Kounen, c'est dommage. Reste que l'image est complètement hallucinante et rien que pour cela, IL FAUT voir ce film!

6. 09/01/2011 11:50 - ferdinand

ferdinandbkan

Oui Kounen, Besson , Beineix , Noé sont des cinéastes ripollin, la génération du vidéo-clip. De la belle image en surface rien dessous et une régression vers l' enfance du 7éme art c'est-à-dire une attraction de foire .
Grandrieux propose des choses autrement plus intéressantes et un cinéma adulte et pour adultes pas la fète foraine ( sur ce plan là de toutes manières Hollywood aura toujours le dernier mot ).

7. 09/01/2011 19:36 - Marco

MarcoC'est sympa d'être décalé et de faire dans l'original. J'admire totalement cet aspect là. Pour le reste je me suis fais chier comme un rat mort. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de boulot, je ne sais pas comment les effets spéciaux sont fait mais je me doute qu'il y a un eut travail de "maquettage" de Tokyo incroyable.
A part ca, l'histoire est simple, les acteurs sont bons dans le registre des jeunes camés branchés (c'est ce qui est le + difficile à jouer), les flashs de psyché de 5min entre 2 scènes deviennent vite casse-couilles et je conseille fortement de le regarder d'une traite, sinon vous aurez bcp de mal à vous y remettre (je parle d'expérience).
C'est original, c'est bien foutu, ca change de la bouse du milieu français, mais je n'irai pas jusqu'à l'acheter.

Ring 2012
Pierre Schneider par Pierre Schneider

Chroniqueur, éditorialiste Ring.

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