Sur le RING

Droit de réponse aux désinformations de Maurice Dantec

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par David Serra - le 28/09/2012 - 70 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

[ Addenda du 11 décembre 2013 :

  • David Serra et les éditions Ring annoncent la fin du contentieux avec Maurice Dantec, les deux parties retirant leurs plaintes réciproques et reprenant leur liberté contractuelle.]

Pour rompre son contrat avec les éditions Ring, légal en tout point et considéré par le Tribunal de Grande Instance de Paris comme "le plus généreux de sa carrière", Maurice Dantec ne s'est pas contenté d'inventer un hoax d'abus imaginaire de notre part pour masquer un désaccord éditorial mais a organisé, jour après jours, à coups de mensonges éhontés diffusés par lui et ses derniers lecteurs fanatisés tels le site web de presse lié au Bloc Identitaire, une campagne de désinformation volontaire trompant son lectorat et quelques bloggeurs afin d'augmenter la pression sur son éditeur. Si la vérité vous intéresse, ce dont je ne doute plus, voici mon droit de réponse.



Raphaël Sorin, sept 2012 (actualitte.com) : « David Serra a été irréprochable avec Dantec, sur le plan humain comme sur le plan professionnel. Son travail d'éditeur est admirable et estimable. En tout point, Dantec et ses déclarations délirantes ne changent pas d'année en année, seule la cible change. »

Préambule :


Pour obtenir du Président du tribunal un référé (qui eut pour conséquence la condamnation du plaignant !), il a été avancé par l'avocat de Maurice Dantec  auprès du magistrat que le contrat de Maurice Dantec n'aurait jamais été signé par ce dernier. Déformation des faits et de la réalité, puisque l'auteur de Satellite Sisters a paraphé intégralement plusieurs exemplaires du contrat, à l'exception d'un seul, qu'il a conservé vierge et qu'il a présenté au magistrat de permanence. Nos avocates ont dû transmettre en urgence le véritable contrat intégralement paraphé par Maurice Dantec et Ring. Une "approximation" relevée par le président du TGI, et qui fut pour partie dans sa dénonciation de la procédure, sans compter les emails dithyrambiques sur sa joie d'être publié aux éditions Ring, doublés de bon à tirer adressés juste avant l'envoi du roman à l'impression.

J'aurai dû le prendre au sérieux quand il m'expliquait en détail, en 2010, sur un ton sarcastique et de son propre chef, sa stratégie pour salir la réputation de quelqu'un sur internet dans le cadre d'un conflit (qu'il voulait régler à sa façon) avec un éditeur musical, comment il comptait "1) se présenter en victime" de l'éditeur musical sur internet, "2) puis déposer plainte pour apporter du crédit au hoax" (au fait qu'il serait abusé), "3) se trouver des alliés" (ce qu'il a fait pendant deux mois à coups d'emails à tous ses contacts ainsi qu'aux miens) "4) jouer la montre en communiquant le plus possible en premier" sur les blogs de ses contacts, puis enfin "5)les envoyer inonder les forums", etc (emails à l'appui). La même méthode qu'il appliqua, au détail près, contre moi deux ans plus tard et qu'il avait déjà appliqué des années plus tôt avec son ancien grand ami Eric Vennettilli, et tant d'autres depuis.

Mon droit de réponse :

Mon honnêteté et celle des Éditions Ring ayant été mises en cause par M. Maurice Dantec avec l'appui de ses soutiens actifs sur internet comme celui de "journalistes" lui donnant tribunes tels les wanabe Romaric Sangars (poseur professionnel qui rêvait de monter un groupe littéraire avec Dantec depuis longtemps pour pouvoir faire de belles photos en noir et blanc) ou Thomas Ducrès (rebelle à brushing qui gère le blog Gonzaï sous le pseudo Bester Langs et qui, à titre d'exemple, a purement et simplement copié collé le nom de notre rubrique Culture ,"Culturisme" - datant de 2002 - pour le reprendre à son compte), il a semblé à la société que je dirige et à moi-même que l'heure était venue de répondre à cette campagne de dénigrement, aux graves calomnies régulièrement assorties de menaces et d'injures particulièrement infamantes, relayées par une horde de fans aveuglés et de courageux anonymes. Où étaient-ils, ces dernières années, quand cet auteur avait besoin de soutien dans leurs divers blogs et revues, quand il se faisait diffamer aux quatre coins d'internet ? La meilleure façon de décrédibiliser ces diffamations et mensonges répétés nous semble être de livrer une synthèse chronologique des faits qui me lient à l'auteur, me limitant au strict plan professionnel et aux points soulevés volontairement par lui, qui prirent pendant huit années la forme d'une étroite collaboration et d'une amitié sans compromis. Il va sans dire que tous les éléments avancés dans ce texte sont corroborés par la correspondance que j'ai entretenue avec Maurice Dantec, dont j'ai gardé contenu exhaustif depuis 2004 et que je peux produire sur demande officielle de toute juridiction. (Il m'adressait 20 à 30 mails quotidiens).

Suite à notre rencontre, Maurice Dantec m'a demandé de devenir son agent fin 2004. Il est alors en conflit avec les prestigieuses éditions Gallimard, dont il désapprouve la politique éditoriale à son égard, n'accepte pas les coupes réclamées sur sa prochaine publication, et les propos d'un éditeur de la maison à son encontre dans la presse qui l'aurait offensé. Une de mes premières missions fut donc de lui permettre de rejoindre Albin Michel, prête à publier l'ouvrage American Black Box. Il se répand auprès de moi que suite à l'affaire des identitaires et la dépression que cela avait enclenché, il était manipulable à souhait et que de fait il avait été manipulé par le webmaster d'un forum d'extrême droite nommé Subversiv pour qu'il y publie des tribunes et par les divers membres des revues auxquelles il participait. Les même arguments utilisés aujourd'hui contre moi. Dès juin 2005, déjà, Maurice Dantec m'ordonne donc de le couper systématiquement et immédiatement de tous ses contacts parisiens et des divers blogueurs "amis" de la vie littéraire parisienne, à l'exception du staff d'Albin Michel, Gallimard et de ses 3 ou 4 véritables amis. Je produis cette information pour me défendre des accusations mensongères du "catholique" familier des milieux identitaires, Jacques de Guillebon, (dont Causeur.fr s'excusera publiquement de la sortie un an plus tard) qui prétend que je l'aurais coupé de ses contacts parisiens dans un article d'intégrale désinformation et que je poursuis aujourd'hui en justice. Non seulement j'ai milité pour des réconciliations mais je n'ai eu de cesse de lui proposer de revenir en France, d'arguer qu'une partie de sa famille était là, ses amis, sa vie littéraire. J'ai été mis au courant dès 2005 par des anciens amis et soutiens de Maurice Dantec que je subirai tôt ou tard le même sort qu'eux, que je serai utilisé puis jeté aux oubliettes quand il aurait épuisé la machine. Ayant pris connaissance dès nos premières rencontres (par lui-même et ses proches) de l'étendue des maladies psychiatriques lourdes dont il est atteint depuis plusieurs décennies (bipolarité et maniaco-dépression majeures, troubles schizophréniques, etc), je ne retiens qu'une chose : l'homme peut se montrer bouleversant et me convainc qu'il était victime de réelles machinations et injustices éditoriales et médiatiques. Je n'ai écouté personne et fonçait tête brûlée contre tous ces "ennemis", y compris ceux qui m'ont recontacté en cours de route. La teneur de cet e-mail qu'il m'envoya ce 18 juin 2005 en est une excellente illustration. Entre deux évocations viriles de ses amis croates (imaginaires), il m'y ordonne donc de lui faire couper tout contact avec ses relations parisiennes. Il n'a pas de termes assez durs pour qualifier ses courtisans, blogueurs ou journalistes désireux alors de le contacter ou de rester en lien, ceux-là même qui courbent à présent l'échine devant lui. Il y détaille la procédure à suivre, m'intime de prétexter un déménagement, m'interdit toute communication de son nouvel email, de filtrer toute communication lui étant destinée, à fortiori venant de "cette vie littéraire parisienne", et de décliner sans ambigüité absolument toute proposition de collaboration. Il dresse, pour conclure et légitimer cette décision, un parallèle avec l'attitude d'un de ses maîtres littéraires, James Ellroy, dont il venait d'apprendre qu'il n'aurait pas donné d'interview durant une décennie toute entière. Les directives données dans ce courriel n'ont jamais évoluées jusqu'à se radicaliser  au fil des ans.

Je parviens donc à obtenir en 2005 de son nouvel éditeur, Albin Michel, des contrats mirobolants pour une longue série d'ouvrages, comprenant des avances à six chiffres par œuvre. Cet éditeur déploie dès lors des moyens considérables pour relancer sa carrière et par le rythme des publications. Richard Ducousset, le numéro deux de la maison à l'époque, se déploie en ronds de jambe et flatteries diverses envers moi et Dantec, et propose d'enclencher un rendez vous Dantec à chaque rentrée littéraire ou presque, "comme pour Amélie".


Parallèlement débute le projet musical Aircrash Cult, sur lequel Maurice ne tarira pas d'éloge de 2007 à 2011, vantant les mérites de l'album, de ses textes, des mélodies, et encensant mes voix devant moi, plusieurs témoins ou via de très nombreux courriers. Je me souviens des moments d'émotions à Montréal, après les prises voix, mais quand on a visiblement décidé de mentir, autant mentir sur tout. Si bien que fin 2010, suite à un conflit avec un “producteur“, Dantec me re-légitime dans mon rôle d'interprète de ce groupe mort-né qui compte pourtant un album réalisé. En conflit avec le musicien, il écrit au "producteur" une lettre de retrait mais il continuera à m'adresser des courriels et des appels téléphoniques pour poursuivre le projet avec un autre producteur et autre musicien. Il espérait encore mai 2012 devant témoins, que nous trouvions une nouvelle production pour l'album. Encore une désinformation.

Les ventes de Maurice Dantec s'effondrent en réalité entre 1999 et 2003, passant des 55000 Babylon Babies à quelques 14000 ventes pour les publications qui lui succèdent dès 2000. Quand en 2003, Villa Vortex culminait difficilement à quelques 20 000 exemplaires vendus en grand format, grâce à une promotion intensive et ciblée à laquelle je participe activement auprès des Éditions Albin Michel, Cosmos Incorporated doublera ce chiffre en 2005, période où je deviens son agent, et atteindra 37000 ventes réelles. Au passage, je multiplie par trois ses à valoirs et par deux ses droits d'auteurs. Je décide dès l'année 2006 ne plus participer au service presse qui est confié exclusivement à son éditeur. C'est au fil des prochaines publications et malgré des campagnes promotionnelles très coûteuses pour Albin Michel, que l'écrivain perdra une part importante de son lectorat déçu par ses publications, qui ne cessera dès lors de diminuer, pour réduire comme peau de chagrin jusqu'aux 5 500 ventes de Métacortex. Maurice est alors au plus mal suite à ses méventes, diverses attaques injustes et cruelles contre lui sur internet, contre lesquelles je me bats sur tous les fronts, et selon lui une évolution défavorable de son apparence physique. Il craint donc l'image que pourrait donner de lui une campagne importante de promotion. J'appelle Albin Michel pour faire état de "difficultés personnelles" et nous nous mettons d'accord pour assurer une promotion uniquement via des entretiens par email. Maurice me remerciera de cette intervention, se disant soulagé. Les à valoirs vertigineux que je négociais dans l'épreuve n'étant jamais couverts par ses ventes de plus en plus faibles, Albin Michel me contacte et m'informe que Ducousset souhaite désormais interrompre "de toute urgence" ce contrat que la société interprète comme une hémorragie financière et elle entend y mettre fin en "réglant ça rapidement". Richard Ducousset ira jusqu'à suspendre ses virements mensuels sans l'avertir pour le mettre sous pression, au mépris des règles de droit du contrat de l'époque. Encore une fois, c'est moi qui sera chargé de supplier Albin Michel de reprendre les virements et par la même occasion me mettre à dos l'équipe dirigeante.

Finalement, la séparation s'avère inévitable, je me mets donc en quête d'un nouvel éditeur pour Maurice. Ses méventes et son image auprès des éditeurs faisant office d’embarrassante carte de visite, soulignées par ses sorties belliqueuses et polémiques sur une radio québécoise, toutes les portes se ferment. À l'exception d'un éditeur, qui refuse toutefois de lui verser le moindre à valoir, et s'oppose à la signature de tout contrat avant lecture d'un roman achevé. Rivages, par le biais de son éditeur légendaire François Guérif, alors encensé par Maurice Dantec, accepte de me recevoir. Cet homme, à la carrière prestigieuse, n'est néanmoins pas totalement rassuré, car quelques journalistes et libraires lui ont fait part de leurs doutes, évoquant un auteur en fort déclin avec qui il parait aventureux de s'engager, lui qui veut continuer à vivre de ses livres. Soit dit en passant, les mots que Dantec met aujourd'hui dans ma bouche ne sont que la retranscription que je lui fis alors des propos de professionnels du livre rapportés par cet éditeur de premier plan, qui finira, emporté par une volonté de fer, par trancher en faveur de l'engagement de l'auteur. Malgré ses hésitations, je parvins à obtenir une fois de plus un contrat mirobolant, de plusieurs romans, aux à-valoirs identiques à ceux consentis par les éditions Albin Michel.

Ce nouvel éditeur assortit néanmoins le contrat d'un engagement moral : écrire exclusivement des romans noirs, afin de faire renouer l'auteur avec ses premiers succès, et être en phase avec la ligne éditoriale de la maison. L'écriture démarre et une première version du roman me sera adressée ainsi qu'aux relecteurs-correcteurs canadiens de Maurice Dantec (ils sont remerciés en ouverture de Métacortex). A cette époque, je me permets d'admettre ma difficulté à entrer dans l'œuvre destinée à Rivages, remarque aussitôt assortie de sarcasmes de l'auteur et décide donc de laisser le crash arriver, devinant six mois plus tôt l'arrivée de la nuit au bout du voyage. Cet été 2010, il participe alors en tant que membre du jury du festival Fantasia de Montréal et à cette époque, subit les foudres d'une blogueuse hystérique habituée des harcèlements d'auteurs et d'éditeurs qui déclare « de source sûre » que l'écrivain Maurice Dantec aurait des nègres. Le billet est repris sur d'autres blogs, et scandalisé par cette fausse rumeur, je fais supprimer l'article. Il subit diverses attaques infamantes sur internet, via les blogs et plusieurs vidéos, notamment d'Alain Soral, qui aboutiront à l'assignation en justice de ce dernier par Dantec (procès qu'il a finalement perdu).

Devant le roman destiné à Rivages qui s'avère un récit de science-fiction "nullissime et impubliable" dixit François Guérif, l'éditeur, sidéré, refuse le roman. Face aux dépenses somptuaires engagées par sa maison d'édition et l'impossibilité d'obtenir de Maurice le roman espéré, Rivages me contacte et m'annonce leur souhait de rompre le contrat immédiatement, afin de ne pas menacer l'équilibre économique de la société. Dantec ne veut rien entendre, s'arc-boute sur son contrat, et François Guérif devient dès lors l'exact opposé de l'homme de grand talent dont il chantait les louanges quelques mois plus tôt. Je suis entre le marteau et l'enclume mais dois défendre Maurice Dantec, envers et contre toutes les évidences. L'élégance m'interdit de livrer ici la teneur des qualificatifs que Dantec employa alors au sujet de François Guérif. Intermédiaire de sa colère, cloisonné dans mon rôle de défense, je réalise l'injustice que je fais vivre  à cet éditeur de premier plan et les moyens mis en œuvre pour relancer la carrière de Maurice Dantec. Conscient toutefois que sa collaboration avec Rivages touchera à sa fin avant qu'aucun texte ne soit publié, l'auteur me demande de lui trouver un nouvel éditeur. Je contacte la totalité des éditeurs importants parisiens pour un même résultat : personne ne souhaite s'engager avec lui.

Il décide alors de mettre sur pied une plateforme numérique, qui lui permettra par le biais d'Internet de publier lui-même ses œuvres. Je contacte donc des programmeurs, des graphistes et des distributeurs afin d'évaluer la faisabilité de la chose. Il apparaît clairement que je ne pourrai pas fournir à l'auteur un outil de travail satisfaisant pour moins de 30 000 Euros. Excité par le projet, Maurice Dantec exige de Rivages 30 000 Euros en échange de sa résiliation, ce qui porte donc la somme totale dépensée par cet éditeur pour un ouvrage non publié à 150 000 Euros.

Maurice Dantec me reverse donc les 30 000 Euros. Excité par ce projet qui lui apparaît non seulement très rémunérateur, mais lui permettrait également d'échapper au « paradigme auteur/éditeur », il me presse de m'y investir. Après trois mois de recherche et de développement autour de la nouvelle plateforme, l'écrivain constate que son projet est vivement critiqué par des internautes y voyant le plagiat d'illustres aînés, et décide donc sur mes conseils de cumuler plateforme internet et présence en librairie. L'idée est de passer par Virgin, entité essentielle du roman Satellite Sisters, qui pourrait par conséquent partager un intérêt particulier pour le roman. La société refuse, et je pars à la recherche d'un diffuseur parisien. Rendez-vous est pris avec un grand distributeur, qui nous expliquera qu'il ne souhaite pas s'engager dans la distribution d'un unique auteur, ne travaillant qu'avec des maisons d'édition proposant un éventail éditorial riche et pluriel, avant de m' avertir que ses confrères auront envers nous une attitude similaire.

C'est à ce moment-là que Maurice Dantec et moi-même réalisons que Ring porte en lui une famille d'auteur à même d'ériger les fondations d'une maison d'édition. Si le poids commercial de Dantec est désormais insignifiant (5500 ventes pour Métacortex et 2000 ventes réelles pour Satellite Sisters selon notre distributeur Interforum et la base GFK au 01/10/12, ventes dont le rythme s'étiole au même rythme que celles de Métacortex qui avait réalisé ses principales ventes le premier mois), son aura auprès de certains de ses lecteurs me semblait encore réelle. Je publie en revanche plusieurs auteurs à large public, désireux de participer à une aventure éditoriale novatrice, et j'ai publié de nombreuses plumes prometteuses via Sur le Ring, dont je ne doute pas qu'elles soient volontaires pour embarquer dans l'aventure. Le potentiel est bien là, et Maurice semble alors survolté, regrettant même de ne pouvoir investir dans cette maison naissante.

Pour maximiser ses droits d'auteurs, il décide de s'astreindre à un rythme de publication serré, comme dans ses précédents contrats, aussi dresse-t-il lui-même la liste des œuvres qu'il pourra fournir dans les prochaines années. Il convient néanmoins de préciser que sur la liste de publications programmées, deux sont des rééditions dont une augmentée de textes inédits, encore indéterminés à l'époque), et ne sauraient être considérées comme de nouvelles créations à part entière. Il occulte désormais les nombreux échanges où nous discutâmes les divers points du contrat que je rédige alors, une fois tous les points évoqués dans les moindres détails, il me demande un délai de réflexion. Quelques jours plus tard, l'auteur me donne son accord, enthousiaste, je lui envoie dès lors le contrat, ainsi qu'à tous les autres auteurs, volontaires et nombreux, pour rejoindre Ring. Ces auteurs et leurs agents liront leurs contrats avec enthousiasme, l'agent d'un auteur m'appelant pour me remercier de la teneur dudit contrat (similaire en tous points à celui de M. Dantec). Toutefois, Maurice n'a pas renoncé à son projet de plateforme, qu'il me demande de repousser à février 2013 (courrier faisant foi), mais de la transformer en plateforme multimédia, afin qu'elle puisse être consacrée à sa future production musicale, qu'il souhaite reprendre avec divers "groupes". Courant août, je reçois, stupéfait, une mise en demeure me sommant de lui restituer les 30 000 euros concédés à l'origine par Rivages. Son projet de plateforme étant donc officiellement avorté, je suis contraint de m'asseoir sur plusieurs mois de travail, et lui reverse cette somme via mes avocates.



Stéphane Bourgoin, sept 2012 (actualitte.com) : « J'ai toujours été ravi de ma collaboration avec David Serra. Il n'y a eu aucun problème pour la rédaction du contrat ou toutes les autres tractations, ce qui n'est pas toujours le cas dans le monde de l'édition », assure-t-il. Et d'évoquer une soirée, en mai dernier, où Maurice Dantec était présent. Il « faisait part de sa joie de participer à l'aventure Ring, qu'il qualifiait encore en juin de seule maison d'édition "rock and roll", et au prochain tournage de la bande-annonce de son roman au Cap-Ferret. J'ai surpris des paroles échangées entre lui et Raphaël Sorin où Dantec montrait son enthousiasme à l'idée de la prochaine publication de son roman ».

Il est désormais connu de ses lecteurs que l'écrivain était lors de la rédaction de Satellite Sisters au lendemain d'épreuves physiques qui lui ont valu une série d'opérations chirurgicales. Miné moi-même par ses tourments, j'avais été le premier, dès l'été 2010, à m'inquiéter ouvertement de sa santé physique. Il me rétorquait alors qu'il s'agissait là du fruit de mon imagination et qu'il n'avait jamais été en aussi grande forme. Tandis qu'il est finalement opéré en urgence, nombreux sont les témoins de ma tristesse et des conséquences directes sur ma propre santé, de mes appels quotidiens sur les lieux de ses soins, tant pour le soutenir que pour le mettre en contact avec d'autres personnes désireuses de lui dire leur amitié. Il se plaindra auprès de moi de l'indifférence de plusieurs de ses amis, soulignant régulièrement que je fus l'un des très rares à être aux nouvelles quotidiennes et à l'accompagner dans cette épreuve. Je précise aux fabricants d'explications misérables qu'aucun projet éditorial visant la création des éditions Ring n'était en germe à cette période, je vais d'ailleurs jusqu'à lui proposer de faire une longue pause, en années, dans le processus d'écriture, envisageant de me consacrer professionnellement à ma revue Ring et son potentiel de 2010 où notre audience ne cessait de croitre, mois après mois. Proposition aussitôt rejetée par Maurice, qui me dit « s'updater incroyablement » jour après jour, qu'il lui tarde de reprendre l'écriture. Ce qu'il fait, dès son retour à son domicile. Il n'a jamais été hospitalisé en continu, comme le prétend l'un de ses porte-paroles désinformé devenu désinformateur par souci de plaire à l'Oracle, mais subit plusieurs séjours ponctuels sévères qui l'affaibliront physiquement, même si cet affaiblissement s'initie progressivement en réalité fin 2009, au moment des premières ruptures éditoriales doublées d'attaques incessantes sur internet. À chaque sortie de l'hôpital, il me disait être fatigué mais ne plus souffrir de douleurs et me répétait être prêt à reprendre l'écriture, passant de l'exaltation à l'abattement, et ainsi de suite.

Devant les difficultés physiques déchirantes qu'il traversait et qu'il me confiait quotidiennement, Maurice Dantec reconnut lui-même avoir besoin de correcteurs. Après avoir essuyé de nombreux refus, je trouvais un éditeur aux compétences indiscutables, évidemment accepté avec enthousiasme par l'auteur, et prêt à effectuer le travail de correction, d'accompagnement et de maturation de ce texte hors normes qui devait être publié, à l’époque, sur sa future plateforme. Cet homme expérimenté ne résista qu'une semaine au contact e-mail et téléphonique de l'écrivain, malgré son habitude des relations complexes avec les artistes. Maurice Dantec accepta finalement de travailler avec Gaël Giovannelli et Maximilien Friche, lecteurs assidus de son œuvre et êtres humains d'exception. Aucune ligne, pas un mot n'ont été réécrits par ces deux relecteurs ni les précédents, leurs échanges furent toujours teintés du plus grand respect, et de la courtoisie la plus totale. Une attitude constructive, qui comme l'a déclaré Gaël Giovannelli dans l'enquête d'Actualitté, ne suffit pas à rationaliser l'entreprise :

"Travail qui n'a pas été de tout repos, certes le challenge était de taille, je ne cache pas que la pression quotidienne qu'il exerçait sur moi me mena moi-même à la médication, mais M. Dantec souffrant plus que les autres, qu'importe ? C'est à la suite du refus d'un manuscrit, le même peu ou prou que celui refusé par l'éditeur François Guérif de chez Rivages, qui pour cette raison s'est aussitôt retrouvé affublé de divers adjectifs alors que M. Dantec en disait auparavant le plus grand bien, que les relations se sont aggravées. Dès lors, nous nous sommes tous, à Ring, retrouvés dans le camp adverse, pilonneurs de l'œuvre de Maurice Dantec, sous-fifres de la république des zarzélettres. Nous n'avons eu de cesse cependant, et en dépit des innombrables insultes et attaques de M. Dantec via des courriels qui pour l'instant restent privés, de défendre l'ouvrage ET son auteur. Bref, nous avons fait et faisons encore notre job d'éditeur. Nous avons essuyé les colères des libraires qui ont appris le refus par courrier officiel DE LA PART de M. Dantec de venir en France faire la promotion de Satellite Sisters. M. Dantec a lui-même approuvé la couverture du roman. La vérité est que M. Dantec est en plein processus de destruction et vise à détruire ceux qui ont tenté, par leurs moyens et avec leurs tripes, de l'aider dans ses épreuves diverses. M. Serra a été l'agent de M. Dantec pendant huit ans et l'a défendu plus que quiconque. M. Serra et Ring ont soutenu contre vents et marées M. Dantec, se faisant plus d'ennemis qu'il n'en faut, et récoltent la haine de l'intéressé en retour."


À la suite de quoi Maurice fit montre d'une grande joie à l'idée de voir Tanino Liberatore illustrer à nouveau l'un de ses romans, allant même jusqu'à se demander si "ce n'était pas trop". Ils s'étaient parlé au téléphone et l'auteur lui avait détaillé les grandes lignes de son roman et ce qu'il envisageait comme couverture. Les deux étaient ravis de cet échange. Désormais, il tente de railler cet illustrateur de génie avec la même volonté désinformatrice. Voici un exemple d'illustration réalisée à l'époque des projets pour Satellite Sisters par un certain Johann Guillon, collectionneur d'images spatiales prises sur le site de la NASA, graphiste auto-proclamé et "nouveau soutien" de l'auteur. Il avait quitté les 15 membres de la "communauté des lecteurs de Dantec" en 2010 car n'était plus intéressé par l'auteur qu'il jugeait dans des termes lapidaires que je préfère passer sous silence pour l'instant. C'est moi qui le recontactait un an plus tard afin d'aider Maurice Dantec sur les questions astronautiques liées à Satellite Sisters. Si je ne vais m'étendre sur cet agité qui s'est régulièrement armé de pseudonymes pour me salir sur internet à l'instant où il comprit que son incompétence lui barrait les portes des naissantes éditions Ring, sa vengeance fut immédiate et je devins dès lors un paria à éliminer. Il s'était, quelques jours plus tôt, plaint auprès de moi de la façon dont l'écrivain le traitait par email, refusant de lui donner le pourcentage promis au départ pour ses "conseils en astronautique". De son côté, il appelait régulièrement l'auteur à Montréal avec qui il tissait une proximité. Je sais aujourd'hui le rôle clé qu'a joué ce pauvre hère avec un ancien "chroniqueur" écarté de Ring début 2010, dans ma discorde avec Maurice Dantec, qui à notre parfaite stupeur, adorait cette "couverture" réalisée par son "nouvel ami" et la trouvait cohérente. La voici :

 
Marc Besse, sept 2012 (actualitte.com) : « Il y a des maisons d'édition que l'on trouve et celles que l'on choisit. Ring s'est imposé à moi, par la clarté du projet, son originalité, sa famille d'auteur et son mode de fonctionnement. C'est David Serra qui a tout imaginé, merci à lui d'avoir inventé une nouvelle façon d'éditer. Il a été mon agent irréprochable, je pense qu'il sera un éditeur irréprochable. »

Dans plusieurs interviews accordées à divers bloggeurs où l'auteur profère à mon encontre des mensonges grossiers tels que j’élèverais des Pittbulls et ferais collection de Ferrari (je n'ai ni chien, ni véhicule), il affirme également avoir joué un double jeu au cours des derniers mois de notre collaboration. Je note, comme de très nombreux témoins, que lors de la soirée de lancement des Éditions Ring en mai 2012, il semblait profondément touché par l'affection et la sollicitude des personnes présentes, comme en témoigne l'entretien réalisé au siège de Ring. Il jouait donc un double jeu et se faisait manipuler ? Simultanément ? J'ajoute qu'entre notre rencontre de mai 2012 et 2008, je ne l'ai revu qu'une seule fois en 2010, aux Etats-Unis, pendant deux heures. Deux heures en quatre ans.

Finalement, Satellite Sisters, s'avère (comme le remarquera la presse) un de ses meilleurs romans, et nous paraît à même de ramener Dantec en odeur de sainteté auprès du public, capable de le réhabiliter à la hauteur des ventes qu'il espérait retrouver. C'est alors que l'écrivain se met à accuser sa médication et décide de la réduire drastiquement comme il l'indique dans plusieurs interventions. Peu de temps après, une tension soudaine apparaît dans ses courriels, stupéfiant les membres des éditions Ring, et il nous propose un prochain projet de roman, au synopsis jamais évoqué lors de nos discussions contractuelles, dont les thématiques et l'orientation nous paraissent suicidaires pour son avenir en librairie, susceptibles d'annihiler les efforts menés pour mettre en lumière son travail. Cette remise en cause provoque l'ire de l'auteur, je passe d'homme encensé à persona non grata, comme ses éditeurs précédents et s'en prend également à toute notre équipe éditoriale, de la maquettiste de Satellite Sisters, une jeune femme talentueuse issue de l'école prestigieuse des Gobelins, qui quittera Ring en larmes une fois la maquette achevée, révoltée contre l'auteur. Il provoquera jusqu'aux éditeurs majeurs de la maison, qui garderont silence face à cette envolée paranoïaque inqualifiable. Voilà le point de départ du conflit qui nous oppose actuellement : des critiques émises quant à la pertinence d'un projet littéraire. Mon seul regret est d'avoir émis cette critique précipitée sur ce projet, qu'il était libre de l'écrire mais que Ring était libre de le publier, critique en partie influencée par les inquiétudes de l'entourage de Ring, eu égard à la hauteur de notre engagement sur cet écrivain. J'ai regretté amèrement d'avoir tenu ce jour-là un discours ferme d'éditeur, à un homme qui attendait celui d'un ami, mais il me devenait de plus en plus difficile de lui réexpliquer continuellement, comme tentèrent de le faire maints éditeurs avant moi jusqu'à l'épuisement, que ces critiques étaient dans son intérêt propre, lui qui désire continuer à vivre de son écriture et se reconnecter auprès d'un large public, quand d'autres écrivains de talent aimeraient avoir le dixième de cette attention.

Quant à ma prétendue obsession pour son état physique... Depuis 2009, Maurice Dantec m'entretiendra au quotidien, souvent en larmes et dans des termes déchirants, de l'évolution de son physique, et de ses conséquences sur son moral. Malgré ma sollicitude, il réplique qu'il s'agit pour lui d'un point capital, d'un souci de cohérence « fond/forme » et qu'il ne supporte plus sa propre image. La même année, il s'en prend dans un article à l'apparence physique d'une blogueuse (Lise Marie Jaillant), essuyant par la suite de vives critiques d'internautes. Le retour de flamme allait arriver tôt ou tard et vu son ultrasensibilité sur ce sujet, je prenais garde de le soutenir dès qu'il en était question. Il me détaille ses régimes alimentaires les plus adaptés à sa situation, ses activités physiques et me demande de lui adresser les aliments à suivre d"un régime célèbre ; son apparence tourne à l'obsession. Le seul véritable conseil que je lui prodiguerai lors de l'année 2012 fut de continuer à surveiller son alimentation s'il voulait atteindre ses objectifs. Je ne me suis jamais inquiété que de son bien-être face caméra, eu égard à la préoccupation qui était la sienne sur ce sujet précis. Quand à lui mettre des épaulettes ! Penser qu'une veste de costume serait plus à son avantage quand il souffre d'avoir perdu sa masse musculaire suite à ses opérations, est-ce demander "le port ridicule d'épaulettes" ?

L'annulation de la tournée promotionnelle des librairies ne saurait être de notre fait, puisque nous avons reçu, en date du 6 août, une mise en demeure de M. Dantec, nous sommant « d'arrêter toute édition et toute promotion de Satellite Sisters » J'ai attendu une dizaine de jours, espérant une contre-annulation, en vain. Eu égard aux agendas et frais de communication engendrés par ses prestigieux libraires, j'ai été contraint, la veille du résultat du référé, de jeter l'éponge et leur annoncer l'arrêt promotionnel. Considérant que nous avions essuyé d'innombrables refus pour obtenir ces six dates, déployé de considérables efforts pour obtenir que le roman soit tiré à quelques 16 000 exemplaires, quand le précédent ne s'était écoulé qu'à 5 500, alors que son auteur entame une absurde procédure judiciaire à notre encontre, nous avons décidé d'annuler ses billets d'avion. Il ne nous a pas semblé indispensable de tendre l'autre joue, ni de laisser à porter de crocs la main que Maurice Dantec s'efforçait soudainement de mordre.

Je ne vois pas ce que les prénoms d'un de mes oncles savoyards (Roger) et d'une de mes tantes (Noëlle) viennent faire accolés au mien sous la plume de M. Dantec, quand on sait ce qu'il pense de son propre prénom. Me serait-il venu à l'idée de vouloir moquer son prénom ou celui des membres de sa famille pour amuser ses ennemis ? En école primaire, entre deux blagues potaches, éventuellement.

J'aurais également, selon M Dantec, usurpé son identité sur Facebook, et l'aurais par là même empêché de communiquer avec ses proches et/ou lecteurs. Voilà une autre accusation parfaitement mensongère, qui fait fi de son accord enthousiaste quand je lui ai proposé de lui ouvrir une page et de la pratique extrêmement répandue selon laquelle de nombreuses personnalités publiques préfèrent déléguer la gestion des réseaux sociaux à leurs proches ou représentant. J'ai d'ailleurs en ma possession de nombreux mails dans lesquels Maurice Dantec m'indique mot pour mot ce que je dois poster sur son profil en son nom. La seule fois où je me suis autorisé un post, c'était le jour de son anniversaire où il recevait des dizaines de messages chaleureux sur sa page. Je les ai remerciés, en un mot, une politesse élémentaire envers ses lecteurs. Il prétend également que j'aurais usé de cette page pour communiquer sur d'autres ouvrages publiés par Ring. Or le seul livre à ne pas être écrit par Dantec cité sur cette page n'est autre que Loco de Joël Houssin, dont il assure la préface, élément qui m' a semblé d'évidence pouvoir intéresser ses lecteurs.

Maurice Dantec m'accuse également de maintenir son site www.mauricedantec.com de "façon illégale", et de le détourner. Il suffit d'un clic pour réaliser que son site n'a pas bouger depuis un an et qu'il n'y a jamais eu le moindre détournement. La raison pour laquelle il n'a pas les codes FTP de ce site internet est qu'il a refusé en mars et avril 2012 de régler la note d'hébergement qu'il doit à la société Advanced Informatique et que cette dernière m'interdisait de la manière la plus stricte de lui adresser les codes tant qu'il n'a pas régler cette somme sous peine de couper purement et simplement le site internet.  N'ayant naturellement pas renouvelé le nom de domaine mauricedantec.com à son expiration, il est désormais retourné sur le marché internet. A ce jour, Maurice Dantec n'a toujours pas réglé ses frais d'hébergements à la société Advanced Informatique.

Pour ajouter une note d'humour à cette mascarade qui ferait vomir un rat, je signale que Maurice Dantec évoque dans sa plainte au tribunal la présence de Marc Besse dans le catalogue des Éditions Ring comme un motif de rupture contractuel avec les éditions Ring, sa prochaine biographie consacrée à Noir Désir (Noir Désir à l'envers, à l'endroit, 25 octobre 2012) heurtant ses convictions catholiques. Or, il envoyait un e-mail quelques mois plus tôt pour féliciter Marc Besse de ce sujet particulièrement pertinent et passionnant, et renouvelait ses félicitations le 5 mai, lors de la soirée de lancement de la maison, le prenant dans ses bras pour l'occasion.

À partir de ce jour et nonobstant les plaintes judiciaires déjà engagées contre l'auteur et ses nouveaux amis, nous poursuivrons tout média, article, vidéo, rédacteur ou commentateur qui choisira de se faire la caisse de résonance de propos mensongers, diffamants, injurieux, ou de menaces de mort adressées par des lecteurs enfumés par ses désinformations volontaires, tels que moi-même, ma famille et mes collaborateurs en avons été victimes ces dernières semaines. La meute des wanabe-maudits a retrouvé "SON" Dantec, même si en son sein il existe quelques adultes qui ne sont pas dupes des vieilles jalousies qui éclatent sous leur palais des illusions. J'ai assez vécu pour savoir que M. Dantec s'adresse à lui-même quand il me calomnie, précisément à l'une de ses personnalités. J'ai assez vécu pour recommander à ses ex-nouveaux amis, sur qui il m'a dit tant de bien ces huit dernières années, de trouver un DJ à la hauteur, car la descente risque d'être rude et dans l'indifférence générale des lecteurs et lectrices adultes, déjà partis vers d'autres cieux. D'ores et déjà, nous ne souhaitons plus conserver ce roman et cet auteur à notre catalogue et demandons à la justice la résiliation complète du contrat d'édition nous liant à l'auteur, à ses torts exclusifs.

Si l'histoire des éditions Ring s'ouvre véritablement après cette pathétique parenthèse, j'achève cette lettre sur les mots publics que Maurice Dantec adressa à l'homme qu'il a considéré comme son frère pendant huit années, dont les cinq premières furent parmi les plus heureuses de mon existence.

"David Serra, mon agent littéraire, qui est bien plus qu'un simple agent, ou alors au sens « 007 », sans lequel rien de ce qui va se passer ce soir n'aurait pu être possible, tout simplement parce qu'il est l'homme de l'impossible, aider un écrivain que tout le monde disait fini à lui permettre de reconnaître enfin la vérité, sur lui même ; les autres, et le monde avec lequel, comme le savait Kafka, il fallait s'allier pour se combattre soi-même"
.

David Serra
Président des éditions Ring

Addendum du 31/10/12 : "Dans une vidéo datée du 28 octobre 2012, l'inénarrable Alain Soral apporte désormais son soutien à Maurice Dantec après l'avoir insulté des années durant, me qualifiant au passage "d'agent sioniste" ayant très probablement influencé, à cause de mes origines juives supposées, les prises de positions politiques de Maurice Dantec (sic) et affirmant avoir reçu un appel de moi il y a plusieurs années le menaçant "de le faire attraper par des Croates". Je sais aujourd'hui que ces croates n'existaient que dans son imagination. Je ne suis ni juif, ni sioniste, ni antisioniste et qu'il faut être dénué de toute expérience du personnage Dantec pour penser que j'aurais pu influencer la moindre de ses positions "politiques", qu'il tenait depuis plusieurs années avant son arrivée à Ring, notamment sur l'ancien forum d'extrême droite Subversiv, et qui valurent à la revue que je dirige depuis 99 une perte sèche de fréquentation dès son arrivée. Le relai des menaces est véridique mais, et l'essentiel est là : ces menaces émanaient bien de Maurice G. Dantec qui ne supportait plus les attaques de ce même Alain Soral sur internet et qui m'avait demandé de transmettre ses menaces à Alain Soral. À cette époque, âgé de 28 ans, je n'ai pas eu la lucidité de m'opposer à ce conflit qui ne m'a jamais concerné, d'une part parce que je relayais les ordres, les dires et décisions de Maurice Dantec qui m'assaillait de dizaines de mails quotidiens, et que j'étais d'autre part à cette époque sous l'emprise de la victimisation qu'il pratique aujourd'hui avec un acharnement renouvelé. Relayer ces menaces pathétiques de Dantec auprès de Soral, (précisant clairement au passage que ces menaces venaient bien de Maurice Dantec), être envoyé au charbon des dizaines et des dizaines de fois depuis 2004 pour "réparer l'honneur de Maurice Dantec", telle fut ma responsabilité, c'est à dire celle d'un simple relai, j'allais dire automatique, de l'agent d'un auteur. Je tiens à disposition de toutes juridictions les preuves indiscutables doublées de témoignages de ce que j'avance ici-même."

 


découvez ring.fr, site officiel des éditions Ring



Toutes les réactions (70)

1. 01/10/2012 13:30 - Robin

RobinIl voulait être Dantec, et il le fut mais finira Maurice. J'attend avec impatience un livre sur lui, il y a de la matière et un superbe procès à l'horizon.

2. 01/10/2012 15:18 - Orchid

OrchidC'est moche. Juste moche.

3. 01/10/2012 15:40 - Harry Eudebat

Harry EudebatClair, précis, du grand gâchis au final.
La lecture de Satellite Sisters a été rendue difficile, parasitée par cette actualité.
A relire certainement ultérieurement.
Maurice G Dantec, et c'est dommage, alimentera à terme la chronique "Que sont-ils devenus?"
Longue vie aux éditions Ring.

4. 01/10/2012 17:07 - Nsk

NskQue Maurice G. Dantec soit quelqu'un de torturé et paranoïaque n'est pas nouveau à mon sens, je pense que beaucoup de ses fervents lecteurs en sont pleinement conscients. Même si je peux comprendre ce qui motive ce droit de réponse je trouve dommage d'y lire autant de détail... En attendant, je vous remercie d'avoir édité son oeuvre ainsi que le déjanté et magnifique Loco de Joël Houssin !
Bonne continuation !

5. 01/10/2012 17:13 - kenji

kenjiGrandeur et décadence…

6. 01/10/2012 17:14 - Paul

PaulTout mon soutien à Ring et merci pour Loco, un pur éclair de lumière, 100 fois au dessus du livre de Dantec. Houssin, en voilà un auteur et homme qui m'a l'air des plus charmants.

7. 01/10/2012 17:14 - Paul

PaulTout mon soutien à Ring et merci pour Loco, un pur éclair de lumière, 100 fois au dessus du livre de Dantec. Houssin, en voilà un auteur et homme qui m'a l'air des plus charmants.

8. 01/10/2012 17:16 - Modérateur Theo

Modérateur TheoRing et David Serra se devaient de répondre aux points sur lesquels Dantec les attaquait précisément, jamais ce ne fut de l'initiative de la maison. Mais vu égards les menaces et le culot des déclarations, il était logique de s'en expliquer.

9. 01/10/2012 17:32 - Michael Picon

Michael PiconPas tellement surpris non plus, profondément attristé pour ceux qui se sont battus pour leur propre Judas. J'ai pu avoir un aperçu du travail et de l'amour qu'a mis David K. au service de cet auteur hors-norme malgré tout, et je suis profondément attristé pour lui. Je lui souhaite de se remettre de la pire trahison qu'un homme puisse connaître, celle d'un ami. Je continuerai tout de même à lire Dantec si je trouve toujours de l'intérêt à ses romans... Il faut séparer l'homme de l’œuvre, et lorsque l'homme est mauvais cela devient une nécessité pour le lire... Bon courage à David K., bon courage aux éditions ring.

10. 01/10/2012 20:07 - le vieux

le vieuxAyant parfois eu au cours de ma vie, et pour le "rééquilibrage" de celle ci, besoin de gens faisant pont avec "le monde avec lequel, comme le savait Kafka, il fallait s'allier pour se combattre soi-même"..., je sais, quel que soit son caractère ou son tempérament qui peuvent ou ont pû agacer, le chemin de croix qu'a traversé David Serra avec Dantec, calvaire dont je ne doute pas un seul instant. Salutations et encouragements fraternels, l'ami !
Et meilleurs vents à M. Dantec...

11. 01/10/2012 20:35 - Clyde

ClydeDavid, courage, si seulement je pouvais raconter ton calvaire à ta place. Courage à ta famille et courage aux brillants membres de Ring.

12. 01/10/2012 20:39 - Rogers

RogersJacques de Guillebon ? Ecrivain ? Journaliste ? Courtisan pathétique à genou devant son maître ! Ils se prennent pour des croisés ! Guillebon, aussi dangeureux qu'une mouche à xxxx, Dantec, Soral a tout dit sur lui.

13. 01/10/2012 22:23 - AL 9000

AL 9000J'ai eu l'occasion de mater de "loin" un mail de Dantec (3 pages A4) chez un de ses anciens éditeurs, c'était une sensation étrange de douce folie créative, mais après lecture de Babylon Babies, j'ai décroché, pourtant j'adore son écriture. De votre droit de réponse il ressort que malheureusement il a le cerveau cramé et c'est vraiment triste, j'aime vraiment cet auteur. Bonne chance pour la suite.

14. 01/10/2012 23:36 - plotkine

plotkineIl y a encore quelques mois, je lisais sur ce site des commentaires élogieux et dithyrambiques sur M. G. Dantec et son oeuvre. Aujourd'hui, après cette histoire dont il sera sans doute impossible d'en connaître les vérités, grossier mélange de rancoeurs, de frustations, d'ambition personnelle, je ne peux que ressentir une certaine forme de tristesse et de dégoût. Curieux comme le vent peut tourner brusquement, de même que les vestes de certains sur leurs épaules surement trop fêles et trop courbées. Ne restera dans quelques temps de tout ça, je l'espère, que des livres, certes parfois arides et difficiles, non exempts de défauts et d'imperfections, mais dont la vocation est de nous élever au dessus des meutes avides et veules, hurlant dans l'obscurité de leur ignorance crasse....

15. 01/10/2012 23:55 - jpgoux

jpgouxEn lisant cet article, je suis pris de compassion pour les deux parties. Je suis vraiment attristé pour Maurice Dantec dont Les Racines du Mal, La Sirène Rouge et Grande Jonction resteront pour moi au Panthéon de mes meilleurs livres. J'espère que Maurice récupérera et trouvera un autre éditeur. Pour les éditions Ring et David Serra, je leur souhaite aussi les meilleurs voeux de succès. Merci d'avoir accompagné Maurice Dantec toutes ces années et en espérant que cela n'entâche pas le lancement de cette maison porteuse de nouveautés. Je vais acheter Loco de ce pas.

16. 02/10/2012 08:40 - LAMatilian

LAMatilianMaurice Dantec vous damne car ses plus proches soutiens.
Cela arrive souvent chez les personnes durablement atteintes par une maladie, de se retourner contre ses plus proches.
C'est l'amertume d'avoir laissé passer le glorieux passé, seule période que l'on accepte de nommer "ma vie". Maintenant, il faut apprendre à nommer "vie" la nouvelle situation. Et Maurice Dantec comme avant lui et après lui tant d'autres ne s'y est pas encore résigné.
Pourtant, qu'il garde espoir. Tout est dans le Christ.

Bon courage, à tous.

17. 02/10/2012 12:08 - Nebo

NeboEt si en chrétiens vous pouviez vous réconcilier ? Ce serait pas mal !

18. 02/10/2012 14:32 - Yves

YvesJ'ai toujours senti que Dantec était fumeux et que David en a toujours trop fait pour starisé cet auteur surestimé et finalement, très peu lu. Se dire catholique et dégagé une haine pareille, depuis 98-99, c'est cela la véritable mascarade. Soral avait raison sur Dantec, dès le début.

19. 02/10/2012 14:47 - Grégory

GrégoryVraiment désolé pour tout ça !
C'est plutôt triste et con, même.
Quelques baffes se perdent aurait affirmé un ancien.
Ceci dit, étant un lecteur de Dantec depuis BB, je n'ai plus un livre de lui depuis le 3e tome TDO. J'ai commencé Cosmos Inc., mais je ne l'ai jamais fini.
J'ai failli acheter Satellite sisters, j'ai faillli.

Quoiqu'il en soit, l'Amour avec un grand A se ressent chez vous envers M. Dantec, ce qui est à saluer bien bas.

Bon courage.

20. 02/10/2012 17:16 - Thomas d'Aquin

Thomas d'Aquin Jusqu'à présent je ne savais pas que MgD n'a plus de contrat avec les Editions Ring, ni connaissais je les chiffres de vente de ses derniers romans. J'admets que cela m'a surpris - de la facon la plus triste/ négative qui soit sur ce Globe. Je ne connais ni vous, M.Serra, ni M. Dantec personellement, mais j'ai l'intention de rester lecteur fidèle de ce dernier nommé que je considère comme l'un des plus grands auteurs de nos temps nihilistes. . ..... Et si un jour M. Dantec decide de faire traduire quelques-uns de ses romans en allemands - qu'il me contacte!

21. 02/10/2012 18:22 - Hertos

Hertos"Y zon rewrité mon text mais c'est mon meilleur roman!" ahahah, pauvre Môrisse. Merci d'avoir dégagé ce comique qui croit être au niveau maîtres de la SF ou même de Damasio !

22. 02/10/2012 21:50 - wake up

wake upYves: "Se dire catholique et dégagé une haine pareille"
le fait de se dire catholique, voire même l'être réellement, n'enlève en rien le goût du mal. Au contraire, parfois, ça permet de lui donner un nom: le Diable, le Malin... comme pour les personnes ayant peur du vide, c'est toujours l'angoisse de se jeter dedans. "va-t-il le faire? ne va-t-il pas le faire?" voilà ce que lui dit sa conscience. signe de mal-être existentiel assurément. pour les croyants, comme pour les non- croyants, il est certain que rien n'est acquis sur cette terre.
au-delà du caractère anecdotique de ce drame qui n'a rien de shakespearien, je pense effectivement qu'il y a un grand gâchis, une grande perte d'énergie en somme dans ce dramaticule, à la fois pour M. Dantec (qui tourne de plus en plus mal... ou s'agit-il d'une catharsis pour mieux rebondir?) et pour David Serra (qui, bien qu'agaçant à de quelques égards, un peu trop cabotin à mon goût, a au moins pour lui l'énergie de ceux qui en veulent et la volonté d'agir).
une question cependant me taraude... que pense Michel Houellebecq de tout ça? j'imagine qu'il préfère se tenir loin de ce type d'embrouilles sachant qu'il aurait plus à perdre qu'à gagner dans cette histoire étant le plus bankable du lot. Son image vaut de l'or et il le sait.

23. 03/10/2012 08:59 - Catoneo

CatoneoSoral avait tout dit déjà sur MD, en plus ramassé.

24. 03/10/2012 09:30 - Grégory

GrégorySi surlering me le permet, à tous les pingouins qui citent soral, içi, il n'est pas question d'antisémitisme ni de haine raciale ni de gauche nationale(iste), ni quoique ce soit qui se rapporte à ce bouseux de bayonnais, mais d'un droit de réponse d'un individu à des faits établis.
La haine rend vraiment aveugle, et la provocation gratuite est un bras de la première.

25. 03/10/2012 11:58 - Hansen

HansenJe témoigne du travail incalculable de David pour Dantec, je suis l'actu du Ring depuis 2003. C'en était trop précisément car la chute commerciale de Dantec date de 2003, où il passe de Babylon Babies vendu à 60000 exemplaires selon electre à 20000 Villa Vortex. En 5 ans, il a perdu 40000 lecteurs avec les TdO et surtout ses textes politico-fumeux sur le net, sur l'ignoble site subversiv, et d'autres sorties pathétiques. David, tu as tout essayé, tout fait pour ce type, ne laisse pas les charognes te détruire cette superbe aventure, ils crèvent de jalousie et Dantec ne cherche qu'à détruire non pas chercher à s'occuper de sa "carrière". Keep the Faith.

26. 03/10/2012 12:17 - Annie

AnnieJ'ai été quelques fois au contact de cet auteur chez son précédent éditeur et je ne connais que des ravis de son départ. Longue vie à cette nouvelle maison d'édition.

27. 03/10/2012 14:07 - badaboum

badaboum "surtout ses textes politico-fumeux sur le net" - lesquels textes étaient publiés sur... Ring...

28. 03/10/2012 15:14 - Aurélien

AurélienAinsi va l'histoire de celui qui fustigeait tout le monde et se retrouve ajourd'hui sur la sellette. Ainsi va le grand Saint Dantec pourfendeur des erreurs de notre monde.... Allez j'arrête on tire pas sur une ambulance!

29. 03/10/2012 19:29 - hank

hank Je suis étonné : durant des années, il a été quasi impossible d'emettre le moindre avis critique au sujet de MD. Il était Intouchable. Un dieu. Dont la prose et les idées étaient fréquemment imitées. Et aujourd'hui...235

30. 04/10/2012 09:52 - Reich

ReichDernière vidéo de Dantec :°
http://www.youtube.com/watch?v=qbWeAPWlV74

31. 04/10/2012 12:08 - D

DN'oubliez pas... L'Oeuvre est tout, l'Homme n'est rien...

32. 04/10/2012 14:15 - Paracelse

ParacelseJe suis un de ceux qui ont souvent torpillé Dantec et malheureusement Kersan, le voyant comme son âme damnée parce que le consensus autour de ce dernier le dépeint comme tel. Concernant Serra, il n’y a aucun fait « public » excepté son côté procédurier certainement justifié. Concernant Dantec, il est réellement le disciple de K.Dick, allant pousser sa filiation jusqu’au gout d’une paranoïa absurde et ridicule. C’est hilarant de voir comment il s’en prend aux théories conspirationnistes « atlantosioniste », à juste titre, puis t’en propose une mouture de nature « onuso-socialiste » tout autant fumeuse. Dans un de mes textes critiquant Dantec, pour de bonnes raisons, et Serra, pour des raisons consensuelles autour de sa personne, et qui m’a valu un mail dépité d’icelui, et il avait raison (car je n’étais pas objectif. Je me suis excusé et ai retiré l’article. Ce qui m’a valu des railleries d’autres membres de mon blog collectif et l’idée saugrenue de « faire ma pute », critère stupidement adolescent selon moi), j’expliquais que Dantec était pour moi le même genre d’hommes que Soral. Bien que leurs convictions idéologiques soient les plus opposées qui soient, leurs configurations psychiques et comportementales sont les mêmes. Le même genre d’hommes comme le sont les fafs et les antifas, à titre d’exemple (je ne prends pas Dantec pour un faf et Soral pour un antifa). C’est ce que j’appelle fièrement le mode comportemental joeystarrien. Les paranoïaques réinterprètent inlassablement les propos de leurs interlocuteurs, réinterprétations qui justifient à leurs yeux des sentences véhémentes et à défourailler au ressentiment. Tout devient bon pour laisser les pulsions agressives prendre les rênes de la conscience, donnant la frousse à la raison qui s’éclipse le temps que la tempête cesse. Je connais ça par cœur, car j’ai été moi-même ainsi pendant longtemps. Et bien que je fasse des efforts pour contrer mon sheitan intérieur, il m’arrive encore d’y succomber. L’ego envenimé par le ressentiment quand il est froissé est plus sensible qu’un nerf à vif et le déloger demande toute une vie (il est même probable qu’on y arrive jamais complètement).
Dantec n’a pas uniquement que l’esprit de sérieux (ce qui est une bonne chose), mais se prend malheureusement trop au sérieux (vous l’avez déjà vu rire de lui-même ? Ainsi que Soral ? Leurs vannes sont toujours adressées aux autres). En faisant un peu de psychologie de bazar, j’avancerai qu’il ne s’aime pas (donc devient narcissique et dictateur sur les bords).
Je n’ai jamais lu Dantec au-delà de Babylon, car pour ses autres romans, les extraits proposés me découragent. Il fait une fuite en avant dans l’élément poétique et je déteste toute forme de fuite en avant dans un roman (j’ai arrêté les San Antonio à partir de ceux écrient dans les années 80 parce que Dard pousse l’humour jusqu’à l’indigestion et délaisse les qualités policières). En ce moment, je relis la sirène rouge. Dantec poétise ses descriptions dans une juste mesure. Il sait quand il peut et quand il ne doit pas. À mon sens, cette capacité de juste mesure poétique, il l’a perdu par la suite et à l’air de vouloir se complaire dans un fantasme de grand poète. J’ai l’impression qu’il s’est laissée attrapé par le complexe du « grand écrivain ». Il devient ainsi l’exact opposé de Christine Angot, mais tout aussi radical dans la singularité de son style. L’une faisant tout son possible pour neutraliser toute forme de vanité stylistique, pour mieux contrebalancer sa vanité de fond, et qui rend sa lecture insupportablement soporifique, et l’autre lâche la bride de sa vanité à travers sa prose et en sature jusqu’à la nausée du lecteur. Stylistiquement, il n’y a rien de pire que ces deux excès opposés. Ils rebutent de la même façon.
Dans une de ses récentes interviews vidéos, il explique que face à l’abandon de toutes formes de grande politique, l’individu devient narcissique et un petit dictateur (ce que disent Finky et Michéa depuis des années), mais s’inclut-il dans ce nouvel homme, quand on voit les différentes confessions de professionnels de l’édition qui s’accordent tous à nous le décrire comme un mister Hyde ? (à moins que ce soit une conspiration onuso-éditorialiste).
J’ai souvent remarqué, comme pour les innombrables vidéos de Soral, que les reproches de Dantec à ses bêtes noires étaient valables pour lui-même. Ce que Kersan a l’air d’avoir compris, comme il le dit dans son droit de réponse.
Défendre Serra ne va pas être une mince affaire. Quand les pros Dantec ont décidé que la décadence artistique de leur prophète vient de Serra (alors que Serra a tout fait pour le réhabiliter), et que vous avez beau leur expliquer qu’il n’a pas besoin de lui pour ça et que son comportement et sa configuration psychique sous-entendent sa nouvelle écriture, y a rien à faire. C’est Serra, point barre ! (je le pensais aussi avant, par consensus et moutonnerie, sans avoir aucun élément tangible entre les mains et par moi-même). Contre Serra, il n’y aura que de la mauvaise foi. Il ne faudra pas s’attendre à de la probité intellectuelle. Internet n’est pas fait pour ça, apparemment.

P.S : je n’aime pas trop la couverture de Satellite Sisters. L’illustration est bonne, mais le fond jaune me dérange. Comme je n’ai aucune notion de chromatologie, on mettra ça sur mes gouts.

33. 04/10/2012 15:14 - 250

250Les ventes deviennent mauvaises 3 ans AVANT Serra qui ne pouvait pas enrayer sa chute, suite à la publication de textes délirants sur Subversiv et ailleurs, l'affaire du bloc mais surtout Villa et les TdO où il perd un gros lectorat.

Selon les comptabilisateurs de ventes officiels et en ligne :

La sirène Rouge : 28000
Les Racines du Mal : 58000
Babylon Babies : 57000
TdO 1 : 14000
TdO2 : 10500
Villa Vortex : 20800
Périphériques, 2200.
Serra devient son agent à partir de là les ventes de Dantec redecollent :

Cosmos Inc : 37500 (près du double de Villa Vortex) et à valoirs visiblement monstrueux.

A partir de Cosmos, exactement là où je l'ai laché tellement ce livre était indigeste dès son second tiers, comme la plupart de mes potes l'ont laché là, les ventes tombent mais ses a valoirs explosent à 6 chiffres donc si je suis bien c'est le gros pactole pour l'auteur et vu que ces ventes déclinent aussi vite, en plus de son comportement barré, les éditeurs le virent et le grand espoir revient à la réalité, moins bankable qu'un auteur de province. Il s'est retrouvé idole de types mal dans leur peau, en quête de sens, de fausse virilité pour les sortir de leur torpeur, idole car aux confluent de diverses matières fascinantes qu'il a cru maîtriser et qui l'ont fait exploser en vol.
Car il n'est pas un grand écrivain. Son style depuis Villa Vortex : relisez Ellroy, vous verrez d'où viennnent ses figures stylistiques. Satellite ? J'ai laché le livre à la page 120, sans le moindre intérêt, l'ennui total, absolu.

Grande Jonction : 14000
Artefact : 11000
ABB : 8500
Jazzman : 8000
Metacortex : 5500
Satellite : 2000 et quelques.

Monsieur Serra, il continuera à vous harceler, j'en suis convaincu car il n'est pas chrétien et n'a plus d'imagination. Non pas tenter de se reprendre et produire un grand roman de SF, il continuera à s'agiter car il est un agitateur, il n'est plus bon qu'à ça. Postérité pour Dantec ? Quelle blague ! Même les Racines ne sont plus actuelles. Même ce livre n'est plus côté, 100 fois dépassé, et son "oeuvre" est introuvable en librairie, à part Satellite Sisters ! Il n'a plus rien à écrire de grand, il est juste bon à s'acharner sur un blog. Sa haine le dévorera.

34. 04/10/2012 15:28 - jevousldiscashokay

jevousldiscashokayhttp://www.mauvaisgenres.net/2012/09/maurice-g-dantec-satellite-sisters.html?showComment=1349357307935#c5180626461242530534

35. 04/10/2012 20:05 - commequidirait

commequidiraitComme le dit plotkhine (14), je m'étonne tout de même un peu du "changement de saison"... Dantec a été vénéré (le mot n'est pas trop fort) pendant un long moment sur ce site. Il a bénéficié d'une promotion et d'articles dont l'objectivité étaient pour le moins discutables... Pas de mots suffisamment forts (de la part des groupies, il est vrai) pour ceux, dont je suis, qui osaient mettre en doute la vision ou le talent littéraire de ce "génie".
Et on nous explique maintenant que Dantec est un illuminé, un allumé (sans blague...)qu'il l'a toujours été...
Il fallait peut-être aussi utiliser Le Ring (que j'aime beaucoup par ailleurs) autrement que comme un outil de promotion...

36. 05/10/2012 09:32 - ptainparlezpasmaldemétaMomo

ptainparlezpasmaldemétaMomoMerci pour le lien jvousldiscashokay.

C'est pas pour chercher la merde hein, mais on avait fait une semaine spéciale Dantec nous sur Mauvaisgenres.net.
Nous, on lui a toujours pardonné d'être bon pour [modéré].
On est comme ça nous, en même temps, on ne l'a jamais fréquenté que de loin, c'est à dire de très près...
2 000 exemplaires de SatSis, purée c'est un accident industriel...

http://www.mauvaisgenres.net/2012/08/maurice-g-dantec-satellite-sisters.html
http://www.mauvaisgenres.net/2012/09/maurice-g-dantec-la-sirene-rouge.html
http://www.mauvaisgenres.net/2012/09/maurice-g-dantec-les-racines-du-mal.html
http://www.mauvaisgenres.net/2012/09/maurice-g-dantec-satellite-sisters.html

37. 05/10/2012 13:06 - Grégory

Grégory@ 250

Ces chiffres concernent les ventes dans l'hexagone ou dans le mond entier ?
Merci pr votre lanterne.

38. 06/10/2012 01:01 - commequidirait

commequidirait@ 33 et 37 : si les chiffres vous intéressent, m'est avis qu'il serait préférable que vous vous occupiez d''économie plutôt que de littérature... Des romans indigents se sont vendus comme des petits pains, et d'excellents romans n'ont "pas trouvé preneur". Ne confondons pas littérature et chiffre d'affaires....
Quant à la qualité des textes (et de la langue !) de Dantec, il suffit de prendre au hasard une dizaine de pages et de procéder à une analyse basique ( syntaxe, vocabulaire...) pour se rendre compte que c'est largement surévalué... Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il est novateur et qu'on le comprendra plus tard, c'est un peu facile....

39. 06/10/2012 07:24 - Metal

MetalRomaric Sangars, le guignol que j'ai connu dans le monde des metalleux ?? Petit manipulateur d'un groupe de metal, lui se prenait pour un génie littéraire, je vous qu'il se prend toujours pour une future gloire encore ignorée. Si vous avez besoin, je l'ai bien connu, vous avez mon email.

40. 06/10/2012 07:35 - Parissi89

Parissi89Grâce à google, je découvre que l'auteur n'a pas été survendu mais sursursur présenté comme une star de la sf : pas une trace de Dantec en Europe sauf en Italie (vielle trad des racines du mal par une petite maison aujourd'hui disparue visiblement), ni en Angleterre, en Allemagne, Espagne, ni dans le reste de l'Europe à part une traduction de cosmos dans une petite maison grecque, mais le titre est indisponible depuis un bail. Après une recherche sur le net, babylon a été traduit en poche chez Delrey aux us avec cosmos et grande jonction et gros bide encore, il se fait démonté sur un blog tenu par un amateur de sf. Ah si une trad chez un minuscule éditeur russe pour babylon et titre déjà indisponible. Metasuccès dites donc !

41. 06/10/2012 13:47 - robert

robertMetak, j'aimerais bien en effet avoir ton mail.

42. 06/10/2012 15:36 - Grégory

Grégory@ 38,

Excusez-moi, je reste poli, mais je me fiche de votre opinion totalement. Ne le prenez pas mal.

43. 07/10/2012 22:17 - A

ARelisez tout Dantec et la vérité vous sautera aux yeux. M Dantec est atteint de troubles psychotiques paranoïaque. Cette histoire sordide le confirme.

44. 08/10/2012 16:40 - AJ

AJJ'aurais beaucoup de chose à dire sur l'homme, que j'ai bien connu avant son départ pour le Canada mais le dégoût qu'il m'inspire est tel que je vous prierai de faire comme moi : l'oublier. Et avancer. Ses derniers fans se réveilleront un jour, ou pas. Il ne mérite pas une seule ligne de plus. Je souhaite longue vie aux éditions Ring.

45. 09/10/2012 22:01 - Jersan R.

Jersan R.Je souhaite bon courage à David Serra et à Maurice Dantec. Il est évident que l'amour a laissé place à autre chose... Je me garderai bien d'émettre une quelconque opinion quant à la véracité des dires des uns et des autres, néanmoins, tout comme plotkine et certainement d'autres personnes j'ai un sentiment de malaise à la suite de cet exposé de David. Peut être est-ce cette accumulation ad nauseam d'informations troublantes et intrusives, peut être aussi ce mépris à peine voilé pour les lecteurs de Maurice Dantec que je trouve assez étonnant pour des raisons qui sautent aux yeux me semble-t-il. Quant aux commentaires qui s'ensuient...Un lynchage en règle indigne de RING mais qui finalement trouve sa place suite à cette explication claire et évidente de David Serra.
Triste, oui.

46. 10/10/2012 04:34 - Aurel

AurelG Dantec est surtout un #modéré# qui profère sa haine contre les arabes et musulmans un peu comme #modéré# mais en plus grave. Le talent n'excuse pas tout et c'est aussi valable pour un célèbre humoriste controversé comme Dieudonné.

47. 10/10/2012 18:51 - izvan

izvanJ’ai découvert DANTEC avec VILLA VORTEX et j’ai tout de suite adhéré à l’auteur. Par la suite j’ai dévoré tous ses livres. Mais Satellite Sisters …putain réveil toi Maurice. Reviens sur terre ton bouquin c’est une daube …. Et encore je suis gentil

48. 13/10/2012 12:02 - Grégory

Grégory@ 46,
Je ne crois pas que Dantec profère "sa haine contre les arabes et musulmans" comme vs l'écrivez, mais plutôt envers l'islamisme radical, quelque soit l'origine ethnique des adhérents du club, ce qui est significativement différent, vs en conviendrez.
D'ailleurs, selon Dantec, il aurait pu se convertir à l'Islam il y de nombreuses années de ça.

Enfin, votre parallèle avec Dieudonné est incorrect, ou tout simplement faux.
En effet, l'islamisme radical se manifeste par la mort des "infidèles", à travers des attentats, des meurtres, des guerres, etc. Le dernier exemple de Merah est un résumé de ce qu'est l'islam radical.
Il existe dans l'islam radical une action qui consiste à aller tuer l'autre au nom de l'amour, de la tolérance et de la paix. Il y a de quoi avoir la haine nevers des criminels, c'est humain.
Or Dieudionné, qui un antisémite notoire si ce n'est pas du racisme anti-juif, lui, l'ami de l'Iran, lequel Iran attend que sa bombe soit fin prête afin de "rayer Israel de la carte", dc, je disais, Dieudonné est quelqu'un qui laisse faire des saluts nazi dans son public, qui est proche du FN, bref, une personne nocive.

En conclusion mettre sur un même pied d'égalité, un être qui réagit à l'accumulation d'attentats, de meurtres horribles, de guerres au nom d'une idiotie humaine et un autre qui affiche ouvertement son antisémitisme jusqu'à être l'ami de l'Iran lequel, Iran attend que sa bombe soit prête pour "rayer Israel de la carte", il me semble, à mon humble avis que vous mélangez tout et n'importe quoi.

49. 15/10/2012 21:44 - Thomas d'Aquin

Thomas d'Aquin100 % d'accord, izvan. SatSis me semble témoigner d'une certaine ...... fatigue; là aussi je suis gentil.

50. 18/10/2012 19:15 - Philippe

PhilippeSatellite Sisters, dernier naufrage d'un auteur surestimé. Je retiens Grande Jonction et les racines du mal qui ont déjà salement vieilli soit dit en passant. Ring libéré de Dantec, oui ! En 2004, je faisais partie des lecteurs partis voir ailleurs ce que Ring réalisait à merveille, frapper dur sans cliver politiquement. L'époque Dantec ce sont les années très droitières de Ring. Pour moi, l'oxygène manquait. Sur cette affaire précise, je retiens un proverbe : "La vérité se découvre, le mensonge se contruit", proverbe espagnol. Cette lettre de David est une pure découverte et transpire la vérité que beaucoup sentait à travers les interventions de Dantec et encore, on sent que David se retient de révéler bien d'autres choses sur ce guguss qui a du lui manger le cerveau comme personne. Ring est en train de construire sa rampe de lancement et le livre sur Noir Désir semble passionnant. Longue vie au Ring !

51. 20/10/2012 00:23 - Toorop

TooropAyant tout lu de Dantec ( romans + TDOs) : Quelle différence de rythme entre Satellite sisters et tout ses autres livres!!! Precedemment ses livres étaient lents (dans le bon sens du terme), on était dans un temps ralenti, plein, chargé. Nous étions immergés dans un monde. Dans ce dernier livre c'est l'inverse, c'est un sprint. Non plus des phrases longues et des instants sur-détaillés mais des morceaux de phrases, pas une seule pause. Une fuite? C'est un changement radical de style. Certainement à mettre en relation avec ses épreuves. Son meilleur livre? non. Pour moi Villa Vortex est ce qu'il a fait de mieux, de plus ambitieux. Suivi de Grande Jonction. Néanmoins Satellite sisters est plutôt un bon livre.C'est déjà ça.
Alors que le précédent, Metacortex, était vraiment loupé, trop noir et plat.Son moins bon livre.
A quoi ressemblera le prochain?
Merci Mr Dantec, soignez vous.

52. 22/10/2012 08:44 - PL

PLDantec a bien attendu d'avoir une nouvelle meute derrière laquelle se cacher pour attaquer, ses porte flingues changent tous les 10 ans ! Il y a eu Cancer/Subversiv/Les identitaires, puis Ring, tout Ring, puis Egards, et là des tocards de Chronicart / et des blogueurs qui une fois de plus le défendent pour accroître leur notoriété. Dantec, trouillard devant l'Eternel, a toujours besoin d'être entouré de plusieurs mecs autour de lui pour l'ouvrir ! Soral avait TOUT DIT sur lui. De A à Z. Je me souviens, pour l'avoir connu période Gallimard, il racontait aux nanas qu'il était ceinture noire de Judo ! Le type, à la moindre embrouille, filait comme une gazelle et il a du fréquenter les salles de judo comme moi la maison blanche, c'est a dire jamais ! Tout le monde connaissait ses bobards mais de cancer à Chronicart, vous avez TOUS gobé ses sornettes, et vous le plaignez encore alors que lui, au fond, le rambo de pacotille doit bien se marrer. Sauf que les ventes, ben oui coco, les ventes c'est mort depuis belles lurettes. Rideau sur un type qui était intéressant car aux confluents de plusieurs matières aussi grisantes les unes que les autres (l'ADN, la théologie)mais incapable d'être à la hauteur de ses prétentions. Un grand écrivain ? A la Cigale j'ai clairement compris que sur l'ADN tout venait de Bardini, la théologie de ses lectures (quel apport ?) et en philo l'essentiel vient de Deleuze. Dans Satellite Sisters, de qui vient la précision astronomique ? D'un des lecteurs, qu'il remercie en préambule. Grand écrivain pour des types en manque de repères paternels croyant être face à un grand homme ou a un inventeur, lecteurs mals dans leur peau, ayant une culture littéraire résumée à... Dantec, quelques K. Dick (qu'on a osé comparé au guguss !) Vous avez tous beaucoup trop donné à défendre cet amuseur de foire.

53. 22/10/2012 19:03 - Z@k

Z@kConcernant l'asticot boursouflé Dantec (je ne parle pas de l'écrivain), piqûre de rappel aux endormis, un témoignage d'un ex-proche paru en... 2005, toujours dispo sur la toile :

"Il part pour la France avec nos notes, puis dépose le projet... à son nom chez Gallimard, tout en nous disant ‘qu’ils n’étaient pas intéressés’. Renouant avec ses bonnes vieilles habitudes du temps d’Artefact ou il s’attribuait tout le bénéfice de notre travail commun ! C’est la goutte qui fait déborder le vase, car j’ai maintes fois (je n’en ferai pas la liste exhaustive ici) bossé pour lui, pour me retrouver payé à coups de pieds au cul. La ‘méthode Dantec’ est assez simple : utiliser systématiquement les conversations informelles avec ses ‘amis’ en jouant l’avocat du diable, pour avoir tout loisir d’y prendre ce qui l’intéresse, et de se l’approprier. Mais j’en ai maintenant plus qu’assez de voir mes réflexions paraître sous son estampille. Si j’avais pris du plaisir à lui donner ce qui constitue la sève des romans de sa période cyber, continuer à le fréquenter reviendrait à me tirer maintenant dans le pied, puisque je suis maintenant, moi aussi, un auteur publié. De plus, mécontent que je puisse ‘oser’ critiquer son comportement vampirique auprès de mes amis, il commence à me menacer. Moi qui l’ai soutenu pendant son ascension vers le succès, il me remercie par un renvoi d’ascenseur...dans la gueule ! Il se pavane avec sa petite cour de lèche-bottes, son émolument mensuel de 6000 euros, et vient me chier dessus sans vergogne.
[...]
Après cette ‘mise au point’, par journal interposé, sur ma façon de penser, Dantec continue son implosion. Ses tendances paranoïaques aidant (j’en sais trop sur ses mensonges), et la peur d’avoir à affronter un sérieux concurrent en la personne de son ex-ami va le mener jusqu’à l’agression physique. Pour moi, les conséquences ne tardent pas à se faire sentir. Me voici dans une situation kafkaïenne : alors que j’ai été le premier à souffrir de ses délires mégalos, je suis devenu persona non grata au Québec, mis dans le même sac soufré que lui, alors que mes positions sont à l’opposé des siennes. Pour en rajouter, en juin 2001, à moitié bourré, il me saute dessus au cours d’un vernissage, devant une foule médusée. Un copain, tentant de me défendre, se prend un coup de bouteille. Dantec se barre en hurlant. Le lendemain, je porte plainte... mais personne n’acceptera de témoigner contre un gars cinglé et célèbre comme lui !
[...]
La ‘légende’ Dantec ? Punk, il était le premier à se prendre des claques. C’est le genre à tomber malade sur l’autoroute dès le deuxième jour de notre périple au Maroc, pour se faire dorloter par les monitrices. C’est le ‘guerrier’ qui ne lâche pas son joint dans sa paillote en Thaïlande pendant que je crapahute en moto dans la jungle pour visiter les bordels. C’est le mec qui se blesse en jouant au foot avec des copines à la cambrousse, et qui n’est pas capable d’acheter un rouleau de pécul sans l’aide de sa femme. Alors, le voir poser en warrior, et jouer les matamores de la liberté d’expression tout en flirtant avec les crapules d’extrême droite est assez pathétique."

http://artefact.band.free.fr/pdf/artefact.pdf

54. 23/10/2012 11:44 - Grégory

GrégoryLa mesquinerie est un copyright France. L'affaire est entendue.

@ Philippe. Vs écrivez, : "L'époque Dantec ce sont les années très droitières de Ring." Très droitières ? Parce que c'est vs qui décidez de ce qui est trop ou pas assez à droite ? Heureux de l'apprendre. Votre jugement est biaisé, donc, faux. La droite française se trouve à la gauche de la gauche américaine.

@ PL. Vs écrivez, ; "Grand écrivain pour des types en manque de repères paternels croyant être face à un grand homme ou a un inventeur, lecteurs mals dans leur peau, ayant une culture littéraire résumée à... Dantec, quelques K. Dick (qu'on a osé comparé au guguss !)"
Vs connaissez dc ces types et ces lecteurs en question que vs jugez. Ou bien est-ce totalement ...abstrait ? Cela dit, admettons. Dantec est un guguss. Soit. Et non un grand écrivain. Comme vs détenez la vérité, vs devez avoir bcp d'affection envers ceux qui manquent de repères paternels (sans doute des pauv' types non ?), envers ceux qui sont mal ds leur peau (sans doute des êtres anormaux, non ?), et ayant une culture littéraire très pauvre (j'imagine que la vôtre est l'une des meilleures qui soit).

Je suis quasiment certain que votre état mental allait bcp mieux après ce florilège de méchanceté, n'est-ce-pas ?

55. 23/10/2012 15:50 - Zambèze

ZambèzeL'homme est au sommet, tout le monde lui cire les pompes et plus si affinités.
L'homme est à terre, tout le monde s'acharne sur lui à coups de crachats et de savates.
Moralité : les hommes sont des lâches et des cons.

56. 23/10/2012 16:07 - TB

TBDantec nous a pris POUR des cons et vous, vous êtes encore dans le jus, visiblement. Cela fait 5 ans que j'accompagne Ring et je sais ce que David et nous avons pu faire pour lui, plus jamais je ne pourrais relire ce guguss après ce que j'ai lu/vu de mes yeux. Après tout ce qu'il a pu dire sur ses nouveaux amis, c'est lui le #modération# ! Quand je pense à tout ceux qui le croient dans sa victimisation mensongère, je ne peux avoir que de la pitié. Dîtes vous bien que ce qui est dit dans ce billet est 1/10ème de ce qui est racontable tant ce Dantec est #modération#. Qu'il s'estime heureux que l'on s'en tienne là et qu'il fasse SA vie, lui et ses fans agenouillés.

57. 23/10/2012 21:06 - Rong

RongJamais pu blairer Dantec, même s'il a eu raison sur le plan politique. Ses critiques de la France ne tiennent pas quand on vit à Montréal, capitale de l'art à deux balles. Je l'ai trop entendu baver sur la France quand il est arrivé au Québec en 1998. Quand à Artefact, on se foutait de la geule de ce genre de groupe au lycée en 1980. Passons... Son style est pompage de K Dick et de Ellroy. Les racines du mal me sont tombés des mains quand j'ai lu le bouquin à sa sortie.
Ceci dit il a eu raison sur plein de chose, sur la politique en particulier. Israel, l'Amérique, l'islam,
On le constate tous les jours. American black box est un très grand livre... >De plus, il m'a fait connaitre un paquet de grand auteurs, léon Bly, Maistre, Hello etc... Donc un grand merci de ce coté.
Quant à ring entre une bio de Bashung et un livre sur Noir désir, on risque de ronfler ferme avec Ring.

Bon rétablissement à Dantec et Bonne chance àau Ring quand même.

Ciao

58. 24/10/2012 10:43 - Zambèze

Zambèze@TB Je ne suis pas sûr que tous les commentateurs anti-Dantec aient vécu votre mésaventure ringienne de l'intérieur. Ce message s'adressait à eux particulièrement.

59. 26/10/2012 12:01 - B

BJe constate que ce pauvre Dantec n'a plus rien à faire que diffamer, comme la machine à diffamer qu'il est depuis des années mais là ça devient si pathétique que plus jamais il n'aura un centime de ma poche. Pauvre guguss.

60. 30/10/2012 17:27 - Charles Antoine M.

Charles Antoine M.Pour avoir été au Ring de 2004 à 2011, j'affirme que c'est bien Dantec qui exhortait Serra a dire à Soral que s'il n'arrêtait pas ses diffamations, il lui enverrait ses amis Croates (imaginaires, en réalité, ce que nous ignorions), comme il avait dit à Serra de menacer Gallimard qu'il viendrait de Montréal pour "régler ça physiquement" s'il refusait le transfert chez Albin. C'est bien Dantec qui menaçait et qui envoyait systématiquement Serra au charbon. David, tu es libre, tu entends ? LIBRE ! Longue vie au Ring !

61. 31/10/2012 08:08 - Nooms

NoomsQuel est le nom de ce "graphiste" qui a fait la couverture drôlissime avec les salamandres ? Si je recoupe mes infos par rapport à feu la communauté des lecteurs de dantec, c'est un ancien mec d'extrême gauche antifa qui dérouillait Dantec en privé, le traitant de "raciste" et autre noms d'oiseaux. Je vous adresse mon email dans les contacts.

62. 31/10/2012 12:58 - Breizh

BreizhLe patronyme breton "Dantec", étymologiquement, veut dire "aux dents longues" ;)

63. 31/10/2012 13:02 - Anatole

AnatoleC'est le mec qui postait des photos de l'espace, sur la mailling de la "communauté des lecteurs", réu de dépressifs/hystériques anonymes, les fameux black boxers tant moqués par les Consanguins :))) Viré en 1 mois car je donnais pas mon tel à la nana qui dirigeait cette sous secte !

64. 31/10/2012 16:41 - Anne

AnneJ'ai finalement beaucoup à vous dire sur Dantec que j'ai bien connu, à mes regrets. Je suis l'une de ses nombreuses victimes, moi aussi. Merci de me contacter en privé.

65. 02/11/2012 21:20 - hgfdhdyhgjhgd

hgfdhdyhgjhgdDes histoires d'argent ou des procès entre auteur et agent littéraires ou éditeurs c'est vieux comme la littérature......... et très franchement je crois que c'est une tempête dans un verre d'eau

66. 06/11/2012 19:09 - Jo

JoJ'ai tout lu de Dantec, mais au fil des livres son style "ampoulé" a écrasé, certainement, la force de ses thèses. Du coup, comme j'aime aussi comprendre ce que je lis, cette fois j'abandonne à votre sagacité cette phrase d'anthlogie :"Donner au système nerveux central les moyens opératifs,du redressement du tube neural en transmission analogique/digital personnel, techniques yoga/thaï chi incorporées jongle-équateur-bunker"".....

67. 07/11/2012 13:01 - Raph

RaphCe [modéré] Maurice s'est toujours caché derrière ses fans pour attaquer ses ennemis ponctuels et ces derniers ont toujours été utilisés dans cet unique dessein. C'était visiblement le cas pour la communauté Dantec, ce fut le cas pour Cancer, pour Subversiv, puis Ring, Chronicart, puis ses fans de facebook, lui qui raille facebook passe désormais son temps dessus. C'est un [modéré] né qui joue les rambos cachés derrières ces potes du moment. Je me souviens d'un type qui lui avait dit un jour sur une radio canadienne, et notre brave Momo l'avait menacé direct, à la radio... Toujours bien planqué. Il n'y a qu'à demander à ses anciens amis d'Artefact qui se répendent sur lui sur le net. Il peut bien raconter que Serra éléve des pittbulls et possède de multiples voitures de sport (Serra n'a ni chien ni voitures) comme il le fait, tout le monde sait qu'il [modéré]pour calomnier ses ennemis. A ma première rencontre avec lui chez un ami de Kersan, [modération : pas d'insultes, merci]. La vérité est qu'il est inimaginablement malade et qu'il faut dresser une réelle compassion chrétienne pour le tolérer plus d'une heure. Depuis que je l'ai rencontré, je n'ai plus pu mettre un euro sur ses bouquins, (hors de prix vu la qualité des textes, y compris satellite sisters qui est une [modéré]) comme la plupart des membres de Ring avec qui j'ai pu échanger.

68. 08/11/2012 14:21 - mon avocat

mon avocatc'est marrant... plus ça va, plus le style dantec vire gonzo... il nous a bien eu... sacré farceur...

69. 08/11/2012 14:44 - Erwan

ErwanRing libéré de Dantec, il était temps !

70. 08/11/2012 14:47 - Lina Modératrice

Lina ModératriceLes commentaires virant à l'insulte contre l'Oracle, et comme nous n'utilisons pas les méthodes du Sieur en question et de ses dernières groupies mais que ce billet était destiné à vous informer, les commentaires sont désormais clos.

Ring 2012
David Serra par David Serra

Rédacteur en chef de Ring.

Dernière réaction

Il voulait être Dantec, et il le fut mais finira Maurice. J'attend avec impatience un livre sur lui, il y a de la matière et un superbe procès à l'horizon.

Robin01/10/2012 13:30 Robin
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