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Dieu et des hommes, de Xavier Beauvois

SURLERING.COM - CULTURISME - par Maximilien Friche - le 20/09/2010 - 9 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

 Peu importe que Xavier Beauvois se dise agnostique, puisque l’on sait depuis longtemps que la grâce s’exprime de toute façon, en dépit des idées et même des intentions, puisqu’elle s’exprime « par-dessus. » Des hommes et des dieux, le dernier film primé à Cannes et ailleurs de Xavier Beauvois (1), ne pèche que par son titre. Le reste, c'est-à-dire tout, est un chef d’œuvre.





Présence réelle

Le sujet de l’assassinat des moines de Tibhirine en 1996 ne peut que susciter la plus vive attention et réveiller une mémoire fascinée par l’arbre à têtes, ces étranges fruits trop mûrs qu’aurait pu chanter lady day (2). En conséquences, toutes les craintes sont possibles : la chrétienté ne risque-t-elle pas d’être traitée de façon fictive, dissoute dans l’ambition humaniste d’une démonstration de dialogue interreligieux sur fond d’un égalitarisme entre toutes les cultures ? Crainte fondée sur l’observation d’une époque moderne. Il faut dire que le titre avec ce mauvais pluriel appliqué au créateur est des plus mauvais, mais heureusement ne reflète ni l’histoire des moines ni le film. Les craintes se dissolvent petit à petit face à l’écran. Tout est vrai là dedans. Les images sont belles et vraies. C’est l’hiver et ces montagnes algériennes étalent leur profondeur avec une colossale douceur. Le village de briques (et de broc) s’entortille comme il faut. Les villageois et villageoises, qui déblatèrent par grappes entre femmes ou entre hommes, plus vrais que nature si on voulait s’enorgueillir de les connaître. Le pouvoir local avec ses militaro-flics moustachus  à l’œil noir et louche est bien celui que l’on aperçoit dans les JT de temps en temps. Une impression de reportage s’installe très tôt. Nous sommes dans l’histoire vraie de ces moines. D’ailleurs, ce sont les vrais moines, on les reconnaît assez vite, un par un, aux descriptions sommaires que quelques écrits nous donnent. Même Lambert Wilson et ses insupportables lèvres roses, qui s’humectent de pédanterie et de suffisance à chaque mot, ne me gêne plus. Il est bien Frère Christian. Ne reste qu’une chose à vérifier : la chrétienté. Tant qu’il n’y a pas le Christ, elle ne peut être vérifiée. Nous sommes dans le grand tout religieux mais pas avec des moines catholiques. Et voilà que le film me donne tort une dernière fois pour finir de supprimer mes dernières résistances. Le Christ est bien là. La présence substantielle du Christ est à l’écran. Nous voyons frère Christian dire sa cosmologie en élevant la coupe incomparable et l’hostie. Jésus est là. Ce n’est pas un film ordinaire, c’est bien la réalité que l’on a sous les yeux. Je plonge complètement. Je sais maintenant que je vais les côtoyer et les connaître. Frère Christian, l’intellectuel, n’est pas celui qui focalise mon attention, même s’il est un guide pour tout le film. J’écoute et je regarde celui qui se débat avec sa chair, frère Christophe, joué par Olivier Rabourdin. Il est pour moi la figure de St Pierre, ce bloc d’humanité en désaccord et en désir avec son Dieu. C’est un homme qui crie seul dans sa chambre après Dieu qui aime se faire prier. C’est un homme qui écrit sa foi en poème quand il retrouve la paix. Il y a aussi frère Luc, le médecin, littéralement incarné par Michaël Lonsdale. Il a soigné tout le monde, des nazis pendant la guerre, même le Diable, il peut bien soigner à la fois les villageois et un terroriste du GIA. C’est un homme libre qui n’a pas peur de la mort selon ses propres confidences à Frère Christian le prieur. Michaël Lonsdale déborde de l’écran, on voit que frère Luc lui a appris à être lui. Avec tous ces moines qui revivent un temps pour nous, nous assistons à une contraction temporelle. Chacun de ces hommes de Dieu est appelé à se poser la question de sa mort de façon précipitée, la question de la mort au de là même de la question du martyre. Le martyre n’est qu’un prétexte à se poser toutes les questions nécessaires à une renaissance en Dieu. Frère Christian compare les différents stades de conscience qu’ils franchissent à différentes naissance, jusqu’à l’ultime que l’on appelle mort. Dire que le journal Le Monde du 07/09 a commenté ainsi le film : « Les dieux étant nombreux, ce qui intéresse le cinéaste dans cette tragédie relève moins du martyre des moines, que de la conscience - éthique, politique - des hommes qu'ils sont, et des questions existentielles que pose leur confrontation avec cette force armée qui piétine tout ce en quoi ils croient. » L’éthique ? La politique ? Alors que l’on ne voit que leur relation personnelle avec le Christ ! On savait que le quotidien ne comprenait pas grand chose à la religion, mais alors là on a aussi la preuve qu’il ne comprend rien au cinéma. Pour ces moines non seulement, il n’y a qu’un seul Dieu, mais ils voient le Christ dans chaque homme, y compris dans la dépouille du chef de bande du GIA.  Ce film raconte l’incarnation du divin amour de Jésus Christ en Algérie, qui a été Chrétienne autrefois, et qui est aujourd’hui terre d’Islam. C’est le chemin de Pâques vécu par chacun des moines et offert à tout le monde qui prend le dessus sur toute réflexion sur le contexte géopolitique. Je ne sais pas si c’est ce qui intéresse le cinéaste, mais c’est ce qui est montré.

Seul le sacrifice existe

Xavier Beauvois refuse de rentrer dans l’enquête et de prendre partie pour l’une ou l’autre des hypothèses connues. Peu importe que ce soit les islamistes ou les autorités, peu importe que ce soit une bavure ou non, puisque cela ne change rien au parcours des moines, à leur propre préparation au martyre. Le sacrifice réécrit l’histoire, c’est comme ça qu’il est victorieux. Quelque soit les complots et machinations, la réalité de leur mort revient irriguer tout le passé, lui redonner du sens, et le réécrire. Rien de plus concret que la mort pour supprimer toutes les hypothèses, d’un seul revers. Et pourtant, l’environnement n’est pas nié. Dans cet hiver algérien, on entend bien régulièrement le muezzin, Frère Christian n’hésite pas à qualifier le pouvoir local de corrompu, les terroristes égorgent bien des chrétiens devant nos yeux. L’environnement n’est pas nié, il passe simplement au second plan par rapport à la relation de chacun avec Jésus. Et sur cette terre d’Islam, cette religion de la prière et de la soumission à Dieu, les moines chrétiens ont relevé le défi. Prière et soumission à Dieu ? Chiche ! C’est une véritable leçon de religion qui est donnée à l’Algérie et, par le film de Xavier Beauvois à la France et au monde. Du massacre des Croates sur le chantier voisin, jusqu’à leur arrestation, en passant par les visites d’intimidation alternées des militaires et des islamistes à leur abbaye, on sent l’étau se resserrer sur eux. Le piège consiste à les faire bouger et renoncer à leur liberté de mourir. Ils vont rester immobiles, ils vont camper dans leurs habitudes où tout est offert à Dieu le Père, tâches ménagères, prières, soins au villageois, eucharistie. C’est leur sacrifice qui retournera le piège à la fin, sous forme d’ironie du sort, comme pour le Christ trois jours après. La tentation de faire un parallèle avec le dialogue des carmélites (3), film des années 60 avec Jeanne Moreau est grande. Et on a envie de comparer le zèle et les réticences de Blanche avec les craintes et les désirs de frère Christophe. Le réalisateur a filmé les réflexions sous forme de prières. Ils ont tous hésité à partir face à la menace, ils se sont posés la question de retourner en France pour continuer de vivre. Face au débat interne, à la démocratie communautaire, la prière gagne toujours et établit pour chaque moine une relation d’homme libre avec son créateur. Ils décident chacun leur tour de rester et vivent leur dernière cène ensemble avec un peu de vin rouge en souvenir du présent et de leur origine française. « Mais ta vie, tu l’as déjà donnée. » avait dit frère Christian  à Frère Christophe quand il était rempli de doutes et révolté face au mutisme de Dieu. C’est donc à ça qu’il faut parvenir. Pour se préparer à la mort, commencer par donner sa vie. Se dépouiller du vieil homme qui est en nous dirait St Paul (4). Sept hommes nouveaux vont mourir, ils ne pouvaient être que sept, comme les dormants d’Ephèse, puisque tout est symbole, résumé pas ce film aux paroles et aux silences précieux. Amédée et Jean-Pierre, les rescapés, ont témoigné et essaimer au Maroc, dans le sillon de Charles de Foucauld, lui aussi assassiné par ses frères musulmans. Ils suivent les martyrs de toute façon, et nous suivront tous. Le film de Xavier Beauvois est resté distant avec l’ultime étape macabre comme il l’a été avec l’enquête. L’arbre à tête n’est pas filmé. Ce n’est pas un détail, puisque toute mise en scène peut être aussi fascinante que la croix de Jésus. Sauf qu’il n’y a qu’une seule croix et que les têtes des moines, on les a vues tout le film durant. En très gros plan, nous avons plongé dans les rides comme dans l’histoire de l’humanité, nous avons accepté de nous perdre dans ces regards humides adorant l’éternité, nous avons vu cette tête vouloir reposer sur le cœur du Christ en icône, et nous avons vu des rires mêlés aux larmes au moment du dernier moment partagé à table. Ils sont morts et nous ont tout livrés. Le reste, les détails macabres et les enquêtes ne peuvent plus rien ajouter. Xavier Beauvois nous a tout livré, il a réalisé son chef d’œuvre. Il peut s’arrêter là. Il peut mourir maintenant Inch’Allah.

Maximilien Friche

(1) Des hommes et des dieux, film de Xavier Beauvois avec Lambert Wilson et Michaël Lonsdale. Grand prix du Jury du festival de Cannes, prix du Jury œcuménique, prix de l’Education Nationale.
(2) Strange fruit
, Billie  Holiday, 1939
(3) Le dialogue des carmélites, film franco-italien de 1960 de Philippe Agostini et de Raymond Léopold Bruckberger d’après Georges Bernanos.
(4) Epître de St Paul apôtre aux Colossiens, chap 3 9-10



Toutes les réactions (9)

1. 20/09/2010 12:35 - Dogann

DogannMerci pour cette chronique.
L'Algérie n'est ni aujourd'hui, ni demain "terre d'islam". Elle est "terre du Christ crucifié sous la botte de l'Islam."
Si les martyrs sont semences de chrétiens, alors l'Algérie est une terre très chrétienne aujourd'hui et demain.

2. 25/09/2010 15:49 - thierry bruno

thierry brunoTrès belle chronique sur un film qui me tente mais que je rechigne à aller voir justement à cause de ce titre qui m'est tout simplement odieux. Car enfin, ce film nous parle bien de moines catholiques, martyrs de leur religion, de leur foi. Et qu'est-ce que le catholicisme sinon la croyance en Dieu, unique, et non en "des dieux". De quoi a eu peur Xavier Beauvois ? de la censure des medias parisiens ? du silence méprisant des critiques du "Monde", de "Télérama" ou des "Inrockuptibles" ? Faire un film sur des hommes qui font preuve d'un courage tel que seule la foi puisse l'expliquer et faire preuve d'autant de mesquinerie, de petitesse, de veulerie en choisissant un titre aussi médiocre, cela reste rédhibitoire à mes yeux, malgré cette excellente critique, malgré le plus grand bien qu'en pensent aussi des proches qui ont vu ce film.

3. 25/09/2010 16:21 - thierry bruno

thierry brunoUne petite question de grammaire : n'y a-t-il pas une faute dans "Quelque soit les complots et machinations..." et ne conviendrait-il pas d'écrire "quels que soient les complots et machinations..."
Peut-être me trompé-je et si tel est le cas, j'aimerai bien une explication. Merci d'avance.

4. 25/09/2010 19:27 - thierry bruno

thierry bruno"On comprend, alors, le sens du titre. Comme Jésus-Christ, Homme-Dieu, les moines sont hommes et dieux, hommes par leur chair et Dieu par leur foi, par cet amour inconditionné, du frère comme de l’ennemi dont ils soignent les corps et prient pour les âmes." Explication du titre par Isabelle Marchandier sur Causeur. Ainsi, mon interprétation du titre est un contre-sens. Possible mais je reste à moitié convaincu. Car cette explication est une interprétation fallacieuse de la foi chrétienne.

5. 26/09/2010 00:52 - Nach Mavidou

Nach MavidouJe l'ai enfin vu. C'est un film bouleversant. Beauvois a su se mettre au service d'une histoire qui nous dépasse tous.
Effectivement, la Grâce souffle sur ce film dans de nombreux détails. Les prières mises en scène trouvent toutes un écho spécial selon les moments, tout comme certaines images. Le silence typique de la vie monacale occupe une grande place au début, qui ressemble - sans doute à dessein - à un documentaire. Ceci dit je ne vois guère à rajouter à cette excellente critique.

6. 27/09/2010 12:27 - yquem31

yquem31Tout est dit.
Une scène exceptionnelle : celle de la Cène. Les moines partagent un dernier repas, ils ont le pain. Frère Luc apporte le vin. Et l'Esprit habite parmi eux. Grandiose, non : Divin !

7. 06/11/2010 18:12 - Constanza

ConstanzaJ'ai vu le film : très politiquement correct, de belles images, de bons acteurs ... mais d'où vient cette impression de vide à la fin ? L'Esprit souffle où il veut et son souffle approfondi ce qu'il touche. Ce film est superficiel, Dieu y est absent, d'où l'unanimité qui l'a accueilli.

8. 07/11/2010 18:57 - MF

MFDieu n'y est pas absent puisque j'ai vu le corps et le sang du Christ à l'écran. L'impression du vide, c'est la réalité, c'est aussi ce qu'ont ressenti Marie et Jean au pied de la croix, dans le silence. Et ce n'est que dans le silence que naît le désir de Dieu. Un article de Causeur titrait : Dieu est non interventionniste.
Dans Képhas de janvier 2010, Alain Quilici rappelait cette histoire racontée par Elie Wiesel :
devant une pendaison dans un camp de la mort d'un enfant, devant la mort interminable de l'enfant se débattant au bout de la corde, un homme répète sans arrêt : où est le bon Dieu ? Et la seule réponse venant en tête à Elie Wiesel est celle ci : il est là, au bout de la potence.

Et vous n'avez pas vu Dieu dans ce film ?

9. 07/11/2010 20:05 - Constanza

ConstanzaNon, dans ce film je n'ai pas vu Dieu dans mon coeur.

Ring 2012
Maximilien Friche par Maximilien Friche

Directeur littéraire aux éditions Ring. Ring Wall of Fame.

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Merci pour cette chronique. L'Algérie n'est ni aujourd'hui, ni demain "terre d'islam". Elle est "terre du Christ crucifié sous la botte de l'Islam." Si les martyrs sont semences de chrétiens,...

Dogann20/09/2010 12:35 Dogann
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