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Des Hommes et des Dieux : tourner autour du mystère

SURLERING.COM - CULTURISME - par Pierre Schneider - le 24/10/2010 - 5 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

L’excellent film de Xavier Beauvois a maintes qualités légitimées par un succès populaire mérité. Il sait peindre les effets de l’effacement de Dieu ; le mystère de sa gloire, lui, y est juste décrit mais non affronté.




Le film de l’effacement de Dieu

Le succès public débordant du film de Xavier Beauvois, des Hommes et des Dieux, a légitimement attiré l’attention sur une des très bonnes œuvres du moment et prouvé que, guidé par la main du réalisateur, le public pouvait supporter de regarder plus de deux heures très peu spectaculaires, dont l’objet tournait autour de questions aussi peu divertissantes que le sacrifice, la vie religieuse, la solidarité humaine, l’obéissance.

En réalité, des Hommes et des Dieux n’est pas une dissertation sur ces thèmes : elle aurait été laborieuse. Le film de Xavier Beauvois consiste avant tout en une mise en scène de l’effacement de Dieu. A l’exception de la lumière rouge qui luit faiblement près du tabernacle, Dieu est le grand absent – il n’est même pas figuré dans le titre où il le cède aux « Dieux », au pluriel, ce qui est déjà une première marque d’effacement.

Parfois, Dieu sourit et parfois il se cache. Ce sont alors des moments terribles où, pour reprendre la phrase d’un prédicateur plus soucieux d’effet que de vérité, il « règne par les méfaits liés à son absence ». Absence d’un pays tout entier, l’Algérie, livré à la pauvreté, à la corruption et à la violence malgré la richesse d’un territoire et d’une indépendance chèrement acquise il y a longtemps déjà, mais stérile. Absence de Dieu d’un village et d’une région suffisamment touchée par la misère et la maladie pour maintenir au-dessus de la centaine le nombre des visites quotidiennes au dispensaire du monastère. Absence de Dieu dans un monastère peuplé seulement d’une dizaine de moines, qui ne « décolle » guère, là où les trappes prospères pouvaient afficher un effectif d’une centaine. Absence peut-être même dans les âmes des moines – mais c’est là un domaine où le cinéaste ne s’aventure pas. Il est évident à la lecture de ces indices que l’absence de Dieu va tôt ou tard balayer le pays et qu’aucune exception ne sera faite pour une poignée de moines.

Comment alors ces hommes, qui ne sont certainement pas moins sages que les notables du village et du canton, eux-mêmes étonnamment lucides, ont-ils pu choisir de rester ? C’est ce que le film ne nous explique guère et c’est là sa seule faiblesse. Il nous le montre – mais nous ne comprenons pas.

Car pour le reste, c’est très, très bon. La vie monastique trappiste est reconstituée dans ses moindres détails et l’auteur de ces lignes, qui fréquenta Tamié et Notre-Dame des Neiges, n’a pas noté la moindre erreur liturgique ni la moindre dissonance dans la vie quotidienne selon la règle de St Benoît. L’éclairage est bien celui-là, la pauvreté de l’outillage, de l’environnement domestique, la chiche pitance, tout cela est bien le même. Il y a au réfectoire une ambiance de réfectoire, durant la lectio divina du matin une ambiance de lectio divina, bref, le travail documentaire est remarquable. La vie monastique est comprise.

Le réalisateur n’a pas hésité, avec justesse, à commencer le film par les premières secondes de l’office de matines chanté vers quatre heures trente : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange ». D’autres instants des vêpres, de la messe, de complies, ponctuent le film ; l’auteur a voulu les enlacer avec d’autres moments où les moines travaillent, où le frère Luc soigne ses patients, où le prieur dirige son monastère, où la communauté débat et vote en chapitre et où le village voisin vit : tout cela se tient solidairement, rien ne pourrait exister sans le reste. Afin de ne pas lasser, les séquences sont un peu courtes, ce qui conduit à couper le Salve Regina de complies en son milieu de même que l’introduction des matines.

La scène où le prieur vient éteindre la lumière dans la cellule de frère Luc qui s’est endormi en lisant les Lettres Persannes est la seule bizarrerie de cet aspect documentaire : un moine, normalement, ne pénètre pas dans la cellule d’un autre moine. Quant à pouvoir lire Montesquieu dans une trappe…

Une narration efficace du for extérieur

Point dans Des Hommes et des Dieux de ces longueurs peu divines qui étaient la marque de fabrique du Grand Silence, ce film sur les chartreux publié il y a quelques années. Il y a en revanche une histoire, celle de la foudre qui frappe chaque fois un peu plus près. Le soir de Noël, une bande armée vient exiger des médicaments. La question se pose alors de savoir s’il faut rester ou partir. C’est lorsqu’il aborde cette question et ses implications psychologiques et religieuses que le réalisateur a un peu de mal à ne pas laisser son sujet lui échapper.

Il est compréhensible que l’on veuille sauver sa vie. Beauvois met en scène trois alertes chaque fois plus tendues qui montrent que le souci de sauver sa vie peut frapper n’importe qui et que la théâtralité n’est pas absente des moments qu’on croit les derniers. Au son d’un hélicoptère circulant autour du monastère, les moines se lèvent, se prennent par les épaules (un geste très peu monastique) et chantent. Leur dernier moment, façon Dialogue des Carmélites est-il venu ? Finalement non. Sortir du monde, pour eux, ce ne sera pas cela. Là encore les réactions, la psychologie sont décrites avec une grande justesse… mais l’on se tient toujours dans une sorte de for extérieur, de sphère des phénomènes. Que se passe-t-il donc dans leurs têtes, et surtout dans celle du prieur ?

On ne voit ainsi que les manifestations visibles de ce qui sera appelé plus tard « héroïsme » : le refus de mourir, les justifications intellectuelles (on a déjà donné sa vie, le village à besoin de nous), l’indifférence au sort, l’âge avancé, tout cela se télescope, rien n’est simple et le réalisateur saisit encore cela de belle façon. A la fin, ce mixte de raisons personnelles, d’auto-persuasion, d’élans vers le ciel, d’abandon suscitera une unité de conduite : on restera.

Mais que s’est-il passé dans l’esprit de ceux qui, à la première alerte, s’étaient cachés à la buanderie et qui partiront avec leurs ravisseurs comme les autres ? Le changement qui s’est opéré en ceux qui, au premier chapitre, insistaient pour partir et puis finalement restèrent ? On ne me fera pas croire que c’est la méditation d’une péricope évangélique ou une métaphore d’oiseaux sur une branche qui en sont la cause. Le réalisateur, hélas, ne dit plus rien sur ce qui se passe dans le for intérieur des moines, et ce n’est pas avec le jeu de Lambert Wilson, qui incarne le prieur, Christian de Chergé, que nous y voyons plus clair.


Un prieur décevant jusqu’à la prophétie

Le personnage du prieur est celui qui concentre sur lui les tares de la communauté. C’est l’intellectuel, parfois autocratique (il décide seul au début que la communauté restera sur place), parfois indécis (sa randonnée avec envol d’oiseaux, pour aboutir à quoi ?), souvent désincarné, ne semblant agir qu’avec sa tête, féru de religion comparée au point qu’on ne le montre pratiquement qu’avec une édition du Coran sur sa table. Le P. de Chergé semble un idéaliste sec, presque naïf, trop cérébral et perçoit qu’il est reconnu comme tel. Malheureusement, Beauvois semble avoir fait du prieur un personnage quelconque et donne involontairement raison à un prédicateur malhonnête qui m’affirma un jour à son sujet qu’ « on ne canonisait pas la sottise ».

Sans surprise, le prieur perd graduellement les pédales. En présence de militaires qui le suspectent déjà d’être protégé par les bandits, il fond en prière publiquement devant le cadavre d’un terroriste et scandalise. Plus tard, on le voit qui envisage d’appeler les journalistes pour attirer l’attention sur la situation du monastère. Alors donc que tous les moines semblent se conduire à la bénédictine (être là où on leur demande, faire ce qu’ils doivent faire), on sent que le prieur, lui, a vraiment du mal. C’est lorsqu’il prononce un bénédicité, la tête ailleurs, que sa langue fourche et qu’il bénit un repas « pour les siècles des siècles ». C’est donc lorsque son cerveau déconnecte complètement qu’il prophétise soudainement : ce dernier repas pour « les siècles des siècles » fait écho aux paroles de Jésus qui déclarait ne plus boire du fruit de la vigne jusqu’à ce que son royaume soit établi ; il prend, à la faveur d’un lapsus, des allures de dernière cène.

C’est la fameuse séquence du « lac des cygnes ». Contrairement à ce qu’on a lu, le choix de la musique y est tout  fait vraisemblable. C’est sans doute un jour de fête ; il n’y a point de lecture durant le repas mais on écoute de la musique. C’est une chose rare chez les moines, qui s’en tiennent à ces occasions à des valeurs sûres. Ce sera donc Tachïkovsky. Durant le morceau, la caméra progresse le long de la table. On voit les moines s’amuser du lapsus puis comprendre sa signification prophétique et s’effondrer peu à peu : c’est la fin, cette fois-ci.

L’astuce scénaristique aurait pu être pesante si l’image ne s’efforçait pas dans le même moment de ressembler à quelques uns de ces admirables tableaux du Grand Siècle, tout en ombre et lumière, à Hals, à Le Nain, à d’autres encore. La séquence du « lac des cygnes » est l’annonce solennelle de la passion – et c’est une galerie animée – et vraisemblable – de portraits de saints que l’on voit défiler.

Un film purgé des poncifs catholiques… et d’autre chose ?

Après cela, le reste est imaginable. Merci, Xavier Beauvois, de ne pas nous avoir montré le massacre : cela aurait été hors sujet. Merci aussi de vous être totalement affranchi de cette « réversibilité » maistrienne qui a infecté le meilleur art catholique des deux siècles passés. Cette « réversibilité », cette parodie profane et spectaculaire de la communion des saints pour laquelle les meilleurs s’engouaient comme on s’entiche aujourd’hui de René Girard ou de Fabrice Hadjadj, cette réversibilité a pu servir à faire du beau spectacle. Songez au Dialogue des Carmélites de Poulenc, à la mort de la mère supérieure, impressionnante de mesquinerie, et à celle de la poltronne Blanche de la Force, qui rachète tout. C’est beau, mais c’est du show, même depuis le second balcon. Merci donc, Xavier Beauvois, de ne pas nous avoir repassé cette soupe.

On a cependant les défauts de ses qualités et, à vouloir représenter véridiquement les progrès de « l’héroïsme » dans des âmes finalement ordinaires, on finit par se couper du mystère ou par ne plus le comprendre du tout. La raison profonde du changement d’attitude des moines restera donc une énigme.

Lorsque l’on visitait la Grande Chartreuse dans les années 90 ou ce qu’il était permis d’en voir, on pouvait regarder un bref documentaire qui se terminait par cette interrogation : pourquoi dont les chartreux font-ils cela ? Qu’est-ce qui les pousse ? Et la réponse était donné sous la forme d’un cantique : « tu nous a faits pour toi, Seigneur ». Malgré l’abondance des illustrations musicales tirées de ce que l’hymnographie francophone a de moins mauvais à offrir, le film n’évoque jamais cette réponse. Tu nous as faits pour toi.

Dieu a créé l’homme pour sa gloire, clara notitia cum laude, et la part de gloire que l’homme rend à Dieu, y compris par le martyre, est la plus dispensable, la moins nécessaire de toutes. Dieu n’en a pas besoin. Cela ne lui apporte rien. Beauvois tourne autour du mystère mais il n’y pénètre jamais vraiment. C’est là la seule faiblesse d’un film qui ne semble par ailleurs cumuler que des qualités ou transcender ses passages à vide par la justesse de leur adaptation au propos. Les millions qui se sont pressés pour aller le voir n’en sont que le témoignage mérité.


Pierre Schneider
24 octobre 2010


Toutes les réactions (5)

1. 25/10/2010 19:05 - Sébastien

SébastienJe ne sais pas si vous avez bien compris le sens de l'oeuvre. Le réalisateur a voulu montrer le mystère de l'incarnation, comme il l'a dit lui-même. A un moment clé du film, le prieur tient un petit laïus devant les moines réunis, dans lequel il envisage sa communauté comme une incarnation continuée. Le Christ n'est pas absent de leur vie, contrairement à ce que vous laissez entendre. Seulement, il faut avoir l'oeil de la foi pour discerner sa présence à travers le miroir des hommes et des événements. Dieu est discret, car la puissance se déploie dans la faiblesse. Les moines nous sont montrés avec toutes leurs faiblesses et toute leur humanité. C'est la raison du succès de ce film. Chacun peut s'identifier à eux. Ils sont des hommes ordinaires confrontés à une épreuve surnaturelle.

Si un mot pouvait résumer le film, ce serait celui de kénose, cet abaissement par lequel le Christ renonce à ses attributs divins pour prendre la condition humaine et obéir à la volonté de son Père en mourant sur une croix.

2. 25/10/2010 22:05 - Nach Mavidou

Nach MavidouConcernant le concept de réversibilité, avez-vous lu le dernier roman de Maurice Dantec, "Métacortex" ?

3. 26/10/2010 07:26 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderSébastien : je parle, non d'absence mais d'effacement. Dieu ne cesse pas d'exister, il se cache ou plutôt, on ne le voit plus. Tout se passe COMME SI il n'était plus là. Lorsque j'utilise le mot "absence", c'est dans une citation avec laquelle je prends explicitement mes distances.

Ne vous souciez pas donc de ma capacité à comprendre le sens de l'oeuvre mais voyez plutôt que vos propos et les miens ne sont pas forcément contradictoires. Et puisqu'on parle de compréhension, j'en profite pour remarquer que les moines ne semblent pas toujours saisir les discours très intellos du prieur - encore un signe qui sépare ce dernier de sa communauté, beaucoup plus "terrienne". Frère Luc demande même à leur sujet, dans un moment plein d'humour (dans la cuisine), "vous y avez compris quelque chose, vous?".

Nach Mavidou : non.

4. 07/11/2010 15:43 - Constanza

ConstanzaLe problème, c'est que dans ce film, Dieu n'est pas effacé mais absent ! De bons acteurs (un peu cabotins donc, pas de saint Genest parmi eux, risque pas !) une bonne photographie (Ah ! les citations constantes à l'art pictural "cultivé") mais aucun souffle de Vie, pas d'Esprit. Une approche non intérieure mais psychologique de Dieu qui fait l'unanimité parmi les hommes plats de l'écran plat.

5. 19/11/2010 20:27 - thierry bruno

thierry brunoJ'ai un peu de mal à comprendre votre analyse, d'autant que je n'ai pas vu le film et que je doute le voir un jour. Le titre du film me rebute infiniment, "des hommes et des dieux". Vous avez raison de parler d'une absence de Dieu dès le titre et c'est bien ce qui coince pour moi avec ce film. Alors que les principaux protagonistes de l'histoire sont des moines chrétiens, perdus dans un pays qui n'est plus chrétien depuis un bon millénaire, il me semblait que la présence de Dieu, l'existence de Dieu devait s'incarner dans ces prêtres. Et si Dieu peut être absent en apparence du monde qui entoure le monastère, il est présent au coeur du monastère.
A moins que chaque moine soit un abbé Cénabre qui s'ignore. Ce qui est peut être le cas du prieur, en tout cas plus intellectuel que prêtre semble-t-il, plus dans la posture (et l'imposture) que dans la foi. Mais tout cela est à considérer au conditionnel car je le répète, je n'ai pas vu le film et surtout, je n'ai aucun témoignage sur la réalité de ces moines, ce qu'ils furent vraiment, leur prieur en particulier. Peut-être ce côté "intellectuel" n'est-il qu'une intellectualisation faite par le cinéaste, ce qui serait une trahison de l'esprit chrétien de ces moines qui ont accepté de mourir pour leur foi. Ce qui est sûrement le message essentiel qu'ils nous ont laissé.

Ring 2012
Pierre Schneider par Pierre Schneider

Chroniqueur, éditorialiste Ring.

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Je ne sais pas si vous avez bien compris le sens de l'oeuvre. Le réalisateur a voulu montrer le mystère de l'incarnation, comme il l'a dit lui-même. A un moment clé du film, le prieur tient un...

Sébastien25/10/2010 19:05 Sébastien
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