Sur le RING

D’être à 90% certain de pouvoir ne pas douter

SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Yannick Foratier - le 17/02/2010 - 5 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

« Quarante ans parmi les hommes m’ont enseigné sans cesse qu’ils ne sont pas accessibles à la raison. Montre-leur la queue rougeoyante d’une comète, inspire-leur une sourde angoisse, et ils sortiront de leurs maisons en courant à se rompre les jambes. Mais dis-leur une phrase raisonnable et prouve-la sept fois par la raison, et ils riront tout simplement de toi. »

Bertolt Brecht, La Vie de Galilée, Traduction d’Eloi Recoing.




La première fois, j’étais assis au fond de mon lit, seul, dans une position un peu bancale, parce que les lattes soutenant mon couple furent cassées au cours d'incidents nocturnes non jouissants. La deuxième fois, j'étais dans le métro, entouré d’une chaleur (33 °C) et d'une mélodie un peu bancales, car, si elle a le mérite d'aérer l'esprit des futurs stakhanovistes des plages du sud, la ligne 6  n'inspire guère les donateurs de sons. La troisième fois, j'étais sur ma chaise, murmurant un acrostiche bancal, essayant vainement de retrouver l’amère mélodie d’une insulte en arabe qu’un ennemi d’enfance éructa à mon père, peu après la dénonciation anonyme qui le renvoya au pays. Aigri par mon père, dénié par mon supérieur et impuissant par mon ex-femme, je n’en ai pas moins gardé l’esprit pragmatique et critique qui me fut enseigné à l’université, m’accrochant peut-être au souvenir content d’une pulpeuse préparatrice de solutés en blouse blanche, cuivre-or en surface, amide en son sein.

La première fois, ce fut un chiffre. De la famille des milliers, il était l’attestation d’une certitude désormais acquise. Un nombre impressionnant de signatures posées  à la fin d’une synthèse, d’un consensus, à l’égal d’une preuve, celle de l’origine anthropogénique – la faute des méchants Hommes, quoi – du réchauffement climatique. Ou comme si la simple volonté de contenter la dyade posée sur mon sommier suffisait à me faire bander. Et ils se disent scientifiques ?
La deuxième fois, je testais mon tout dernier joujou technologique, Snapdragon à 1Hhz, écran AMOLED, 550 € sur materiel.net, geek attitude du cadre, salarié, mais friqué, même pas apte à passer le cap Nerd. Premier film visionné : Une vérité qui dérange, de Davis Guggenheim, commenté par Al Gore. Transporté par la musique et les superbes images, je fus emmené par ce film à grand spectacle tel un Pécuchet en pleine expérience. Au bord des larmes et précipité dans une peur sans borne, j’étais devenu assez vulnérable pour donner un ticket-restaurant au pauvre labrador d’un mendiant à pipeau (1). Belle entreprise que cette oeuvre transformant un égoïste urbain en être coupable et culpabilisé. Séduction et science font cependant mauvais ménage.

La troisième fois, je me demandais comment l’animateur, le journaliste … non, l’animateur, pouvait garder son calme. Sur le plateau, un membre du GIEC (2), un écologiste sous l’égide de la Fondation de France, un député, devenu incolore dans mon souvenir, et un second scientifique, chercheur payé par l’Etat. Je ne m’attendais certes pas à un débat argumenté et raisonnable, la diversité des professions représentées et des dialectiques associées ne le permettant pas en 30 min. Cependant, j’étais en droit de prétendre à un respect mutuel des compétences respectives, les deux scientifiques étant seuls à pouvoir débattre dans le strict champ scientifique. J’ai zappé lorsque le député, n’ayant, de son aveu, lu aucune publication scientifique sur le sujet, hors consensus du GIEC, s’est tourné vers l’animateur pour lui demander, sur un ton paternaliste, de vérifier la qualité de scientifique de son interlocuteur « non GIEC compliant », titres et diplômes compris. Le seul tort de l’individu ? Emettre des doutes quant aux conclusions dudit consensus.

D’autres évènements se sont succédé depuis, du « Climategate » à l’ « Affaire Wikipédia », c'est-à-dire la ré-écriture et la suppression d’articles concernant le réchauffement climatique. Sur ce dernier sujet, tant inquiétant pour la communauté scientifique que pour l’avenir de l’encyclopédie libre, je vous renvoie à l’article de Thierry Jolif publié dans ce dossier. Le Climategate désigne quant à lui la divulgation de correspondances entre chercheurs du Climate Research Unit de l’université d’East Anglia et d’autres chercheurs internationaux travaillant sur le climat. La lecture de certains de ces e-mails peut faire penser à une volonté de manipuler les données, induisant ainsi une exagération du réchauffement à venir. Ces révélations ne troublent aucunement mes insomnies : d'une part, il est très difficile d’établir avec certitude la signification d’une correspondance tronquée – seuls les échanges électroniques sont disponibles ; d’autre part, jeter le discrédit sur quelques travaux n’entamera  guère la somme imposante des papiers publiés dans des revues à comité de lecture, arguant d’un réchauffement conséquent et fort probablement causé par les activités humaines. Non-évènement d’un point de vue scientifique, donc.
Mais revenons à mon histoire bancale, un peu plus sérieusement. Pourquoi ces trois faits du quotidien, la lecture d’un hebdomadaire, le visionnage d’un film et celui d’un débat télévisé, ont-ils éveillé en moi une telle curiosité ? Un mélange, sûrement, entre mon esprit de contradiction et le désir d’initier une recherche, modeste par ses moyens et le temps consacré, mais au moins aussi palpitante que la lecture d’un roman de Dan Brown.
Si cette comparaison peut faire sourire (si, dites-moi que vous souriez !), elle se justifie par le premier écueil que j’ai rencontré. Comment moi, simple citoyen, avec comme seule arme une culture scientifique scolaire, je puis déceler l’imposture (3)  – si elle existe – dans la thèse climatosceptique ? Comment être certain de ne pas me laisser emporter par une des « théories conspirationnistes » (4) du moment ? Que ferait Robert Langdon ? Pourquoi lorsqu'Actarus passe de la soucoupe à la tête de Goldorak, sur son siège, celui-là fait-il deux demi-tours successifs ? (5)

Première réaction fort conservatrice : fureter dans les articles publiés par les revues scientifiques. Rapidement, la chose s’éclaire : il me faudra 3 vies, un vélo et de l’EPO pour faire le tour du sujet. Celui-ci implique en effet un nombre de disciplines bien trop important, argument par ailleurs repris par les climatosceptiques : « le consensus des spécialistes des glaces sur la physique du rayonnement ou le consensus des spécialistes de la spectrométrie sur la dynamique des glaces n’a aucun sens : les sciences du climat regroupent des spécialités très différentes, aucune n’est informée en profondeur sur les autres. Le consensus du GIEC est en réalité une série de consensus locaux produit par deux ou trois dizaines d’auteurs principaux, et non la convergence de fond de milliers de chercheurs. » (6)
A cela vient s’ajouter de « nouvelles disciplines qui arrivent plus tardivement : les physiciens des nuages, la vapeur d’eau étant le premier gaz à effet de serre, loin devant le gaz carbonique, les spécialistes des rayons cosmiques, les spécialistes de la physique du soleil (…) sont des gens qui sont en train d’arriver tardivement » et qui mettent en lumière des phénomènes pouvant fortement influencer le climat et  jusque-là ignorés. (7)
Adieu donc Science, Nature ou Journal of Geophysical Research (8). A l’opposé de ces revues de rang A, se multiplient depuis quelque temps sur le Net des sites sceptiques, naviguant du rang D au rang Z auxquels leur répondent des sites anti-sceptiques, créant un capharnaüm stérilisant le débat. (9)

Si des arguments de fond sont avancés, il est difficile de ne pas s’insurger devant les attaques ad hominem : les sceptiques se disent réprimés, insultés sur la place publique, et même empêchés de poursuivre les recherches n’allant pas dans le sens majoritaire (le mot de totalitarisme est régulièrement utilisé), et ce, depuis des années (7) et (10). A l’opposé, les « climato convaincus » arguent que les contestations sont minoritaires, portés haut et fort par quelques rares personnalités (en France, C. Allègre, V. Courtillot et S. Galam tiennent le haut du pavé médiatique), certains remettant en cause la compétence et l’indépendance de ces chercheurs ou de ceux à qui ils se réfèrent (11).
Scientifiquement, il apparaît qu’aucune preuve tangible ne permet de prédire le réchauffement à venir, son origine ou son ampleur. D’ailleurs, telle n’est pas la prétention du GIEC lorsqu’il affirme que l’homme est responsable à 90% du réchauffement constaté. A 90%, oui, mais contrairement à ce que relaient bien des médias, il s’agit d’une probabilité et non de l’ampleur de la responsabilité de l’homme dans le réchauffement. Autrement dit, les données et théories scientifiques actuelles laissent à penser que la terre va se réchauffer à hauteur de plusieurs degrés au cours de ces prochaines décennies et que l’activité humaine en est la principale cause. La probabilité d’être dans le vrai s’élève, toujours au regard des données et théories disponibles aujourd’hui, à 9 chances sur 10. Nous savons par ailleurs que ces données sont incomplètes, que la climatologie est une science très jeune et que ces probabilités peuvent donc évoluer dans un sens comme dans un autre à l’avenir.

Ouf et autres onomatopées distillant le soulagement à mon entourage proche : mon petit hamster bouffi, compagnon idéal du célibataire pantouflard, et mon mobilier mélangeant style contemporain – loft du XXième arrondissement posé sur sol en béton chauffant –  et inserts seventies, appliques oranges et tapisserie de salle de vente. Ouf et pourtant, à ce stade, je ne me suis forgé qu’une opinion bien légère du sujet : de fortes présomptions existent, mais les recherches sont incomplètes, il faut donc continuer à chercher, et ce, dans toutes les directions.
Pourquoi alors ce malaise palpable dans les débats télévisés, dans les articles, les livres (ou, le plus souvent, les pamphlets) ? Cela tient à la nature multiple du sujet, dépassant bien largement le domaine scientifique. Le réchauffement est évidemment un sujet politique, posant de manière criante les relations de forces entre les différentes puissances internationales. C’est également un sujet moral, voire religieux. L’homme, pollueur, non respectueux de la nature, gaspilleur et égoïste, est forcément coupable du réchauffement climatique. L’homme, se sentant coupable d’être pollueur, non respectueux de la nature, gaspilleur et égoïste, se sent renforcé dans sa propre stigmatisation en se rendant coupable du réchauffement, soulagé même que l’outrance faite à la nature ne soit pas impunie ; bien mal acquis… L’homme, enfin, veut croire à sa culpabilité, car, de ce fait, il ne restera pas impuissant devant ce qui lui est encore inconnu, devant ce qui lui fait peur (tsunamis, ouragans, montée des eaux, …) : les solutions sont déjà déterminées, et chacun peut de plus agir au quotidien pour sauver la planète. Le happy end est possible, la condition est de travailler tous la main dans la main. Pleurs. Rideaux. Applause.

-    Mais où sont les preuves ? s’écria un petit emmerdeur au cœur de pierre.
-    Voilà l’emmerdeur de service, répondirent de concert le photographe tombé du ciel et l’animateur de télé et de gel-douche.
Doit-on attendre la preuve ? Doit-on être certain avant d’agir ? Alors, ne sera-t-il pas trop tard ? Appliquons le principe de précaution.
-    Mais ne risquons-nous pas d’actionner les mauvais leviers, si nous nous trompons de cause ?
-    Quand bien même, il aura de toute façon été bénéfique de réduire la pollution, de réduire l’émission de CO2 !
-    A quel coût, socialement parlant, notamment pour les pays qui verraient leur industrialisation freinée par des mesures coercitives ?
Par ailleurs, nous risquons de mettre toutes nos forces dans une bataille qui n’est pas la bonne en nous attaquant aux mauvaises causes. Lorsqu’il faudra gagner le vrai combat, nous nous retrouverons mal préparés, avec une opinion publique plus difficile à mobiliser, car échaudée par les mensonges qui lui auront été assénés (12)
-    Etc.

Si le consensus du GIEC est si critiquable, c’est que sa seule raison d’être est politique. Il est influencé par des conceptions moralistes absentes du raisonnement scientifique. Là se situe le principal écueil, que l’on soit pro ou anti : lorsque les scientifiques sortent de leur domaine de compétences, ils redeviennent simples citoyens et doivent être considérés comme tels. Oublier cela, c’est risquer un double amalgame : une conviction politique ou morale peut être prise pour une déduction scientifique par l’opinion alors que, inversement, le débat scientifique peut être troublé par des fins politiques.

La première fois, un manifeste signé par un groupe d’experts m’a été abusivement présenté comme un état de l’art partagé par l’ensemble de la communauté scientifique.
La deuxième fois, me fût montrée la queue rougeoyante d’une comète, m’inspirant une sourde angoisse, aggravée par l’état de confinement quasi tripier dans lequel je me trouvais.
La troisième fois, je visionnai la paupière cathodique, exaltant les émotions plutôt que les pensées, abîme projetant des mots maltraités au propre, réduits en fange, défigurés en vain.
J’ai l’intime conviction que je vais me remarier, que je m’épanouirai dans mon prochain travail, et que mon père et mon meilleur ami Rachid s’étreindront dans un moment d’euphorie footbalistique. Pourtant, je n’ai pas encore acheté l’alliance, ni posé ma démission ni envoyé ma lettre de désabonnement à Canal + (le foot et moi …). Un peu caricatural, mais que du bon sens, non ?
J’ai l’intime conviction que l’homme va détruire sa planète. Ainsi, je milite pour instaurer un nouveau mode de vie dans les pays riches (13), et limiter l’accès des pays plus pauvres aux industries polluantes en CO2. Un peu caricatural, mais, finalement, est-ce frappé du bon sens ?

Encart : Zoom sur 3 éléments de doute

  • 1 Le climat change, personne ne le conteste. La discorde concerne l’ampleur, les causes, mais également le caractère singulier du changement auquel nous assistons. Dans ce débat, l’optimum médiéval est un point de focalisation entre sceptiques et convaincus. Il y a près d’un millénaire, c'est-à-dire, d’après les manuels d’histoire les plus pointus, avant l’ère industrielle (14), la Terre aurait subi un réchauffement équivalent voire supérieur à celui de ces dernières années. Si un tel constat était avéré, un des arguments majeurs de la nécessaire origine humaine du réchauffement actuel serait battu en brèche.

L’emploi du conditionnel est absolument nécessaire lorsque l’on parle de l’optimum médiéval. Nous nous trouvons en effet actuellement en pleine phase de recherche, au cœur d’un débat contradictoire (15) stimulant le développement de nos connaissances. Aucune vérité scientifique, même temporaire, ne semble encore éclore.

  • 2 Autre sujet constant décrié par l’ensemble des sceptiques (notes 7,9,10) : la grande jeunesse de la climatologie.

 Niels Bohr affirmait la différence entre les théories scientifiques et le monde : « Il est erroné de penser que l’objet de la physique est de montrer comment la nature est. La physique se rapporte à ce que nous pouvons dire à propos de la nature ». Ainsi, les théories scientifiques sont en constante évolution, améliorant notre connaissance de la nature par une succession d’états stables, plus ou moins longs. Vraie pendant une période, une théorie se retrouve un jour obsolète, car une avancée montre qu’elle ne décrivait qu’un contexte ou périmètre particulier.
Le premier état stable en climatologie ne semble pas encore atteint. La climatologie se sert de modèles mathématiques pour effectuer des simulations et ainsi prédire l’évolution du climat. Ces modèles se basent sur nos connaissances, parcellaires, des phénomènes physiques influençant le climat. Ces modèles ont montré leur validité sur des périodes courtes pour la Terre et d’autres planètes. Mais leur fiabilité sur des périodes d’une centaine d’années n’est pas prouvée, simplement par manque de données : nous ne disposons pas de la température d’un nombre suffisant de points géographiques sur une telle période.

  • 3 « La température de la Terre s’approche des records historiques ». Titre accrocheur de « notre-planete.info » en 2006 (16). Article relativement détaillé. Belle carte représentant les « anomalies moyennes de températures de 2001 à 2005 ». Carte pleine de couleurs. Anomalies disparates, hétérogènes. Dans certaines zones géographiques, la Terre se réchauffe beaucoup. Dans d’autres, elle est relativement constante. A quelques endroits, la Terre se refroidit. En moyenne, elle se réchauffe. En moyenne…

La température de la Terre est une moyenne des températures des différentes régions. Quelle théorie un peu solide valide la simple addition de ces variations ?  Quel est le sens physique de cette température globale ? (7)

Yannick FORATIER


(1)    « Comme il faisait une chaleur de trente-trois degrés, le champ de conscience de Pécuchet était bercé par le son du pipeau. »
Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet.
(2)    Le GIEC, ou IPCC en anglais, est le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, dépendant de l’ONU, qui « a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue. »  
http://www.ipcc.ch/
(3)    Lire à ce sujet l’excellent et abordable ouvrage de Michel de Pracontal, L’Imposture scientifique en dix leçons, Le Seuil. Paru en 1986, et toujours d’actualité.
(4)    Climatologists under pressure, Nature 462, 545 (3 Décembre 2009). http://www.nature.com/nature/journal/v462/n7273/full/462545a.html
(5)    Peut-être certains ne connaissent-ils pas cette antique querelle geek, à mon sens inégalée :
http://www.autolargue.net/index.html
http://www.youtube.com/watch?v=nC6Cpu96c1I&feature=player_embedded pour la vidéo.
(6)    Charles Muller - SPS n° 280, janvier 2008
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article841
(7)    Vincent Courtillot, C dans l’air du 11 décembre 2009, France 5
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1320
(8)    C’est ici que certains lecteurs cesseront la lecture de cet article, l’assimilation d’un nombre conséquent de publications scientifiques étant, selon eux, un préalable à toute prise de position sérieuse sur le sujet.
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article840
(9)    Voici, sans jugement sur la qualité des contenus publiés, quelques exemples de sites-buzz sur le climat :
http://www.realclimate.org/
http://climat-sceptique.over-blog.com/
http://www.pensee-unique.fr/
http://icecap.us/index.php
http://137.44.8.181/millennium/Millennium4a.htm
http://www.csicop.org/si/
http://terresacree.org/rechauf.htm
http://forum.fondation-nicolas-hulot.org/viewforum.php?id=8
http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/index-climat.html
(10)     Les Scientifiques ont perdu le Nord, Serge Galam, Plon, p.14.
(11)     A l’encontre de Claude Allègre et de Vincent Courtillot :
http://contreinfo.info/prnart.php3?id_article=2928, relayé notamment par Marianne http://www.marianne2.fr/La-muse-des-climatosceptiques-Un-scientifique-au-service-des-industries-polluantes_a183176.html
A l’encontre de Serge Galam :
http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/10/07/les-scientifiques-ont-perdu-le-nord-reflexions-sur-le-rechauffement-climatique-de-serge-galam_1104026_3260.html

(12)     Médias et politiques sont, dans leur ensemble, souvent manichéens, dans un sens comme (depuis peu) dans l’autre.  Pour exemple, le film « Une vérité qui dérange », au lieu de se conformer strictement aux conclusions du GIEC, crée « un contexte alarmiste et d'exagération », d’après le juge anglais Burton, qui a relevé neuf erreurs ou approximations les qualifiant de « non conforme au consensus scientifique » ou sans « aucune preuve » ou encore « très peu probable ».
http://www.lemonde.fr/planete/article/2007/10/12/nobel-de-la-paix-un-juge-britannique-emet-des-reserves-sur-le-documentaire-d-al-gore_966472_3244.html
(13)     Le 21 octobre 2007, Nicolas Hulot, dans La Voix du Nord, à propos des différents  « lobbies » influençant la classe politique : « Les bons sentiments ne suffisent plus, c’est désolant, mais nous devrons aller vers le coercitif car c’est important pour notre démocratie. »
http://www.lavoixdunord.fr/dossiers/environnement/grenelle/071021_nicolas_hulot.phtml
(14)     Pour imaginer une vie sans retraitement des déchets nucléaires, voir les livres de fantasy de Tolkien, Heddings, Jordan, Mc Caffrey, …
(15)     Les études se succèdent, tantôt validant l’existence d’un optimum médiéval, tantôt en l’infirmant. Parmi les contributions les plus récentes, celle de Michael E. Mann, un chercheur particulièrement actif sur le sujet, publiée dans la revue Science, tend à réduire l’optimum médiéval en anomalie régionale.
Article téléchargeable à partir de ce lien : http://sciences.blogs.liberation.fr/files/mann091127.pdf
(16)     http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1025_temperature_Terre_records.php
lanete.info/actualites/actu_1025_temperature_Terre_records.php



Toutes les réactions (5)

1. 16/02/2010 04:01 - SAYONARA

SAYONARAIl fallait que ce soit dit.
Sans prosélytisme aucun, Foratier rétablit la balance. Ca fait du bien.
Je crains que ce type d'approche, et de regard, ne soit pas massmédiatiqe.
Raison de plus pour approuver et faire passer le message.
Je copie-colle tout de suite dans ma mailing -list.

NB pourla rédaction : il en faudra d'autres, à l'avenir, de ces textes-là.

2. 17/02/2010 10:26 - Vincent

VincentUne chose me frappe.
Au fil de la lecture de l'article, on a tendance à se dire que la position soutenue est très engagée, voire extrême, par contraste avec qui est habituellement relayé.
Au final, la situation est plutôt inverse : l'article dit simplement que sans preuve, on ne peut affirmer. C'est assez modéré...

Autant les hommes peuvent être égoïstes en étant capable de polluer une planète entière pour soutenir leur besoin de consommation, autant ils sont bien arrogant pour affirmer qu'ils en change le climat involontairement ... sans avoir la preuve de ce qu'ils avancent !

3. 21/02/2010 14:01 - sdw

sdwMerci pour le lien vers l'affaire goldorak

4. 06/03/2010 15:55 - Greg môk

Greg môkCe sont en fait les probabilités qui sont conçues pour coller à cette hypothèse.

5. 10/03/2010 12:12 - Greg môk

Greg môkJe crois qu'il n'est pas inutile de rappeler quelques principes fondamentaux des probabilités afin de se faire une idée, peut-être un peu plus objective.

Je reprends ce qu'écrit wikipédia.

Un évènement impossible a une probabilité de 0 et un évènement certain a une probabilité de 1. Il faut savoir que le contraire n'est pas forcément vrai. Un évènement qui a une probabilité 0 peut très bien se produire dans le cas où un nombre infini d'évènements peut se produire.

Hors, comme la climatologie est une science jeune, il est prématuré d'affirmer que celle-ci puisse être en mesure d'avoir l'autorité d'une science comme celle des mathématiques, par exemple.

Enfin, même si l'essence de la probabilité est la prédiction d'évènements du monde réel, la probabilité, n'étant qu'une théorie, ne peut pas nous renseigner sur le monde réel.

Ainsi, les scientifiques du GIEC affirment qu'il y a 90% de risques que le RC soit d'origine anthropique. C'est une théorie. Laquelle théorie a été pondue en partant d'une théorie qui "ne peut pas nous renseigner sur le monde réel".

Et ce raisonnement n'est pas Logique.

Est-il inutile d'écrire que la seule véritable science exacte est la Logique ?

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    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

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    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

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    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

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    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

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    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

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    Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant,  grand bourgeois, grand lettré,  grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...

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    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

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    La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...

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    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

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    Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...

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    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

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    (reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...

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    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

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    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

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    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

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