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Corpus Christi : douze heures pour tuer le Christ

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Laurent Obertone - le 28/02/2011 - 62 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Douze thèmes principaux, autant d'heures de bobine, 27 spécialistes, les ovations de toute la bonne presse française. Corpus Christi, série de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, ressemble à ces superbes trompe-l'œil italiens. De loin, ça parait profond et enthousiasmant. Dès que l'on y regarde d'un peu plus près, ça se révèle désespérément plat et sans perspective. Retour sur la série diffusée par Arte.


“Notre but est de raconter comment une petite secte juive est devenue une religion d’Etat”
Gérard Mordillat et Jérôme Prieur


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On remarque d'ailleurs une faute sur la couverture de la boîte des quatre DVD : "Cette homme" en parlant du Christ. Un détail, peut-être. Comme un mauvais film d'épouvante, cette même couverture annonce que ce que nous découvrons dans ce documentaire "est loin, très loin, de ce que nous croyons, de ce que nous croyions savoir".  

On ne peut pas se lancer dans le décryptage d'une série documentaire de 12h sans dire un mot des réalisateurs. Gérard Mordillat et Jérôme Prieur sont des habitués du travail de sape anti-chrétien. Pour la neutralité, on repassera : Dans la série Apocalypse, les deux compères dénoncent par exemple un parti chrétien qui devient "religieusement totalitaire" en 313.

Histoire de donner une idée du personnage, rappelons simplement que Gérard Mordillat est "soutenu" par le Front de gauche et qu'il avait en 2009, n'écoutant que son courage, annoncé qu'il refusait de serrer la main à… Xavier Darcos, parce que ledit Darcos représentait un "gouvernement facho-libéral" ayant mis en place "un ministère de la xénophobie". On sent donc immédiatement l'homme pondéré et objectif, soucieux de n'établir que la vérité et rien que la vérité.

Dans la vérité qu'il professe, même plus besoin de Carbone 14. Il suffit d'interroger à tour de rôle 27 spécialistes sur douze thèmes (douze, notez la référence). S'ensuit un travail de montage qui est bien sûr essentiel.

Sur la forme, les deux réalisateurs n'interviennent pas visiblement. On ne connait pas leurs questions et on ignore tout de leur travail de montage. Tout ce que l'on a, ce sont les réponses (sélectionnées) des spécialistes aux questions (sélectionnées) des réalisateurs. Malgré cela, ces derniers ne peuvent pas s'empêcher d'intervenir par le biais d'une voix off assez calamiteuse, tant elle insiste avec lourdeur sur des messages implicites mais relativement évidents.

Il faut noter que Corpus Christi a reçu un accueil "enthousiaste" des médias généralistes, ce qui doit rendre immédiatement méfiant. C'est bien connu, l'Église cache la vérité. Comme les médias, on le sait, sont totalement favorables à la vérité vraie, ils s'empressent de donner la parole à ceux qui entendent montrer que l'Église cache la vérité.

Chaque chapitre de Corpus Christi s'ouvre sur la présentation du Papyrus 66, ou manuscrit Bodmer, la plus ancienne copie connue de l'Évangile selon Saint Jean. Les premières minutes du documentaire font illusion (le miracle de la crucifixion, normalement honteuse, est vénérée dans le cas du Christ) puis, très vite, on constate que Prieur et Mordillat retiennent les passages les plus dérangeants de leurs interlocuteurs les plus dérangés.

Pourtant, de ses 27 spécialistes, il suffit de se pencher sur leurs écrits individuels pour s'apercevoir que leurs propos sont d'ordinaire beaucoup moins tranchés. Et pour cause : le jeu du montage et le choix précis de certains d'entre eux pour répondre à certaines questions permet de moduler des opinions bien diverses en une opinion lourdement concordante quand le besoin idéologique s'en fait sentir.

Un petit classique en guise de mise en bouche : on nous dit que Simon de Cyrène a pu être crucifié à la place de Jésus… On n'affirme pas. On dit simplement que c'est une hypothèse.

On appuie ensuite sur les divergences des textes évangéliques. Pour le documentaire, le génie chrétien est de rassembler des textes qui se contredisent. Le génie des réalisateurs est ici d'enfermer la cohérence de textes largement semblables dans leurs quelques rares dissonances. Il s'agit d'instaurer d'emblée un climat perpétuel de doute, propice à l'assimilation de théories nouvelles. Et puis, les gens qui parlent sont des spécialistes, avec lesquels les humbles connaissances de Monsieur tout le monde ne saurait rivaliser. Chaque spécialiste est un argument d'autorité.

Le début du documentaire est très clair : Jésus a bel et bien existé. Unanimité des spécialistes. On déchante lorsque l'on s'aperçoit que c'est pour mieux l'assassiner que les réalisateurs le soulignent.

Jésus est tantôt présenté comme un grand prophète menaçant, tantôt comme un amuseur marginal. Les violons ne sont pas toujours accordés : cela donne une impression de pluralité des points de vue de bon aloi.

Illusion. Bien vite, la thèse principale arrive : Jésus a été dérobé aux Palestiniens et aux Israëliens pour se rapprocher des Romains et des Grecs. Ce sont les premiers chrétiens qui ont falsifié des pans entiers de l'histoire du Christ en ce sens. Cette problématique centrale resurgira de diverses manières, tout au long du récit.

Avant cela, on invite les spectateurs à relativiser les choses. On insiste assez lourdement sur l'incertitude des textes. Les spécialistes lancent souvent des hypothèses, parfois étranges, souvent en expliquant qu'elles ne sont que cela. Comme si toute l'histoire ne pouvait être que cela. Parmi ces hypothèses, les réalisateurs se contentent de retenir celles qui abondent dans leur sens. Pourvu que ces hypothèses retenues soient énoncées par des sommités... Question de légitimité. On est à mi-chemin entre Michaël Moore et le zapping.

La thèse des Évangiles antisémites

Très vite, un intervenant (qui porte une kippa) explique que les chrétiens "auraient aimé que ce soient les Juifs qui crucifient le Christ".

Cela donne le ton de l'ensemble du documentaire.


Émile Puech remet les choses au point et semble le seul a admettre la responsabilité historique des Juifs dans l'exécution du Christ. Pour lui, Pilate n'est qu'un intermédiaire. Puech ne sera dès lors plus sollicité sur cette question.

On en vient rapidement à parler "d'antisémitisme de tradition". On ne voudrait pas que Pilate s'en lave les mains : on voudrait que les responsabilités de la crucifixion reposent uniquement sur ce dernier. Dès lors que les textes canoniques sont insuffisants pour venir en aide aux réalisateurs, ils convoquent aussitôt les apocryphes. Voire la tradition orale.

Quelques allusions plus tard, on en vient presque à croire que l'Évangile de Saint Jean est fondamentalement antisémite. Tout de même, ce Jésus aurait pu avoir la décence d'absoudre les Juifs de sa propre crucifixion…

Il faudrait réserver la responsabilité aux Romains. Comme on ne peut guère changer les textes, autant affirmer que ce sont eux qui ont été changés, ou plutôt que les écrits originels ont changé l'histoire. En affirmant par exemple qu'ils ont absous les Romains et chargé les Juifs.

Selon les Évangiles, les prêtres sont clairement responsables de la mort de Jésus : ils le livrent, demandent à Pilate de le mettre à mort. Le problème, pour que la thèse "antisémite" fonctionne, c'est qu'on ne peut pas se contenter des prêtres. Il faut y inclure le peuple.

Par un tour de passe-passe étymologique, Judas le traître devient "le peuple Juif". Entendez l'ethnie juive. Un soupçon permanent qui semble très actuel.

Judas est le seul Judéen chez les Galiléens (il vient d'ailleurs). C'est un homme qui "aime l'argent" (sous entendu : plus Juif que lui, tu meurs). La culpabilité de Judas est donc assimilée à celle du peuple Juif.

Le tour est joué : en forçant un peu, le documentaire fait des prêtres juifs et du peuple juif les seuls grands coupables de la crucifixion, selon la "réécriture de l'histoire chrétienne", dixit la voix off.

Un traître l'est-il parce qu'il a trahi ou parce qu'il a un nom de traître ? En tentant de convaincre les spectateurs de pencher pour la deuxième option, les réalisateurs accusent les Évangiles de révision.

Notons que "l'incertitude" de Pierre (qui renie le Christ trois fois) est également l'occasion de faire de lui un… autre Juif, en l'assimilant aux prêtres (par un nouveau tour de passe-passe étymologique). Au forceps, tout s'imbrique : les seuls traîtres sont des Juifs, c'est du moins ce que les réalisateurs veulent faire dire aux premiers chrétiens. La malhonnêteté est tellement évidente que l'on ne peut plus suivre le documentaire du même œil neutre. La prudence apparente des spécialistes va de pair avec leur certitude indéboulonnable lorsqu'ils professent la thèse de l'antisémitisme.

Cette légende nécessaire est extrêmement perverse : alors qu'il était un Juif aimé des Juifs et persécuté par les Romains, Jésus devient la légende dorée de l'antisémitisme et voit son message trahi par ses propres disciples, qui réhabilitent les Romains et arrachent Jésus des griffes des Juifs. Les premiers chrétiens sont donc les premiers anti-chrétiens. À leur suite, toute l'Église est anti-chrétienne. C'est également la thèse qui ressort d'un autre documentaire des sieurs Prieur et Mordillat intitulé Apocalypse. "Le Christ annonçait le royaume, c'est l'Église qui est venue". Voici la phrase leitmotiv (franchement sortie de son contexte) de cet autre documentaire.  

La preuve de la trahison : les Évangiles ont été écrits hors de Palestine pour s'adresser aux Grecs et aux Romains.

Le Messie est devenu Christos. Perrot en rajoute une couche, en rappelant que les textes ont été copiés et recopiés par des mains chrétiennes, ce qui implique force "remaniements". Pour lui, Flavius Josèphe a été réécrit.

Jésus aurait été récupéré par et pour les Romains parce qu'il menaçait initialement la paix romaine, dans une époque d'effervescence messianique. La guerre des Juifs contre les Romains éclate d'ailleurs peu après. Le Christ aurait originellement été du côté des perdants… Avant d'être transposé par ses opportunistes disciples aux côtés des vainqueurs. On nous précise (et ça devenait indispensable) que le christianisme n'est pas de l'antijudaïsme primaire mais… "la genèse de l'antijudaïsme".

Quant à la phrase de Jean, "le salut vient des Juifs", cette phrase est "mal interprétée", explique-t-on aussitôt. "C'est une manière de les rejeter", affirme Perrot avec culot, en montrant que comme ils se tiennent hors du salut, ce ne sont pas "des bons juifs".

En clair, les seuls bons Juifs sont les Juifs chrétiens. L'antisémitisme sinon rien !

Dans la même veine, l'épisode Barabbas a son importance : il condamne les Juifs, puisqu'ils choisissent de condamner le Christ à la place d'un truand. Il faut donc montrer que cet épisode n'est pas un fait historique mais une invention de ces salauds de premiers chrétiens antisémites.

On affirme d'abord qu'il est "peu probable", que la libération de prisonniers n'existe pas… Et encore mieux, le mage de l'étymologie, Moshé Bar-Asher, affirme que Barabbas n'existe pas. Christian Amphoux va encore plus loin : "lui et le Christ ne font qu'un". Pilate demande simplement aux Juifs de choisir entre Jésus le rebelle politique (contre Rome) et Jésus le rebelle religieux (contre les Juifs) et les Juifs auraient choisi le bon, c'est-à-dire Jésus le rebelle politique (Jésus Bar-Abbas, le "fils du père", bref, pas le fils de Dieu, le rebelle religieux). Ce qui conduisait Pilate à faire tuer ce concurrent de Tibère, au grand désespoir des Juifs...

Un embrouillamini qui laverait les Juifs de la mort du faux Christ, du Christ mythique des Évangiles… Une théorie digne du réseau Voltaire.

Pour Hyam Maccoby (de loin le plus fou de la bande des 27), cette histoire à dormir debout coule de source : le vrai Jésus n'était qu'un bon rebelle politique ami des Juifs (et soutenu par les Juifs). C'est l'autre, le mythique, qui est un rebelle religieux condamné à la fois par les Juifs et les Romains.

Maccoby, qui ne semble pas avoir de limites, compare l'attitude du Jésus des Évangiles face à l'occupant romain à "un personnage de Vichy sous l'occupation allemande", qui s'efforcerait "de ne pas voir pas ce qui se passe en vérité". Une comparaison qui en dit long. Le Jésus des Évangiles antisémites est un collabo… L'autre, le vrai, celui qui aime les Juifs, se rebelle contre Hitler. Pardon, contre Pilate. Ce n'est même plus une question d'anachronisme : on nage en plein délire. Pour faire bonne mesure, la voix off enchaîne : "Les Chrétiens auraient donc réécrit l'histoire".

Cette théorie achoppe vite sur un récif de taille. Malgré leur perversité méthodique, les premiers chrétiens ont curieusement oublié d'effacer le plus important. Ce que le documentaire ne cesse de répéter : l'écriteau "Jésus roi des Juifs" apposé par Pilate sur la croix. Tous les Évangiles  proclament son existence. Le problème est évident : si les Évangiles reconnaissent que Jésus est crucifié en tant que roi des Juifs, voilà qui brise la thèse de la réécriture antisémite !

Les spécialistes s'emploient donc à expliquer cette honnêteté suspecte. Ils finissent par conclure que la condamnation romaine est parfaitement logique… sans pour autant parvenir à expliquer pourquoi elle a été rapportée telle quelle par ces falsificateurs invétérés que sont les évangélistes. Pourquoi ces génies de la réécriture auraient-ils oubliés de réécrire un passage aussi crucial ?

Un énorme trou dans l'argumentation de Mordillat qui restera béant.

Autre passage dérangeant : "Nous n'avons d'autre roi que César", crient les Juifs à Pilate qui leur demande si Jésus est leur roi. Cette soumission, quoiqu'arrangeante, exaspère certains intervenants. On sent dans cet orgueil leur parti pris.

Même en cherchant bien, le documentaire ne parvient pas à expliquer que le Pilate des Évangiles reprenne ainsi la main sur les Juifs. Ils n'admettent pas que le partage des responsabilités soit si évident. Pour que leur thèse tienne, il faudrait que les Évangiles forcent le trait et exemptent totalement Pilate… C'est loin d'être le cas. Pour la thèse antisémite, il est impossible d'admettre que Jésus était à la fois un désordre pour Pilate (en rivalisant politiquement avec l'empereur Tibère) et à la fois un désordre pour les Juifs (en prétendant détenir la vérité religieuse). Bref, un "troublions"(sic) sur les deux tableaux, comme dit Charles Perrot.

En réalité, Jésus triomphe à la fois religieusement sur les Juifs et à la fois politiquement sur Pilate, puisque les deux parties, déstabilisées face à lui, le font condamner à mort.

Le Messie trahit par les Évangiles

Au lieu d'en être le guide et l'inspirateur, le Christ devient l'instrument du système chrétien. C'est la plus grande insulte que l'on puisse lui faire.

À mesure que le documentaire avance, on voit de moins en moins les trois spécialistes les plus sensés (Trocmé, Grappe et Puech). L'opinion centrale des réalisateurs semble se cristalliser sur Maccoby, de plus en plus présent, le seul à clairement exprimer la thèse des Évangiles falsificateurs et antisémites.

De plus en plus fréquemment, on entend parler de "construction", de "reconstruction", "d'interprétation", de "réécriture très postérieure…"

Ce qui se discute, puisque la probabilité de la disparition des textes originaux est très grande. Les premiers fragments de manuscrits retrouvés à la fin du Ier siècle sont d'ailleurs considérés comme des copies.

Dans le chapitre Disciple bien aimé, les réalisateurs s'efforcent de montrer que Jean, dans "une œuvre littéraire" rédigée "par plusieurs auteurs", réécrit l'histoire des synoptiques "de manière doctrinale", ce qui fait les affaires de la thèse du documentaire.

Chaque hypothèse arrangeante est retenue. Le documentaire insiste sur le statut christique de roi des Juifs. N'oublie pas une seconde de semer le doute. Qui était vraiment Jean ? On ne sait pas. "On ne peut pas toujours cacher l'Histoire", explique un spécialiste, entendant par là que c'est toute l'œuvre de l'Église.

Pour le documentaire, la rupture entre chrétien antisémite et Juifs est dans ce texte de Jean dont on "ignore tout" (le rédacteur, la date, les sources).

"C'est une réinterpratation chrétienne", martèle la voix off, pour ceux qui n'auraient pas encore compris où l'on voulait en venir. Au Christ réel, bon, Juif, politique, les Chrétiens auraient substitué un Christ mythique, antisémite, pro-romain, religieux... "La vie de Jésus a été transformée par les Évangiles longtemps après sa mort", insiste encore la voix off, visiblement persuadée que le message est encore trop subtil pour certains.

Les Évangiles, à défaut d'en ajouter, auraient supprimé des éléments de la vie de Jésus. Les Chrétiens ont dévié le message de leur père. Ils ont manipulé son histoire pour rejeter les Juifs et séduire un autre monde, le monde grec et romain.

On tente de faire reposer le christianisme sur le doute. On répète à l'envi la scène du titulus apposé sur la croix proclamant que Jésus est le roi des Juifs, comme un message essentiel sensé s'imposer à la falsification volontaire des Évangiles (incohérence suprême, cette phrase provient des quatre Évangiles canoniques !). La technique de la redondance est publicitairement la plus efficace qui soit. Comme si la véritable histoire n'était que contenue dans ce passage.

D'ailleurs, selon Serrin, le Christ, "on ne saura jamais ni ce qu'il a dit, ni ce qu'il a fait". Une bonne raison pour ne pas croire ? Non ! Une bonne raison pour croire ce que le documentaire veut faire croire.

Tout au long de leurs hypothétiques assertions, les spécialistes (ou plutôt le montage de Mordillat et Prieur) n'oublient jamais d'alimenter le mécanisme du doute.

Voici ce que l'on peut lire dans l'un des livrets accompagnant le documentaire : "Jésus est mort crucifié par les Romains… Le grand miracle qu’il espérait n’a pas eu lieu… Le royaume d’Israël n’a pas été restauré, au contraire… Pendant ce temps, les Évangiles et les premiers chrétiens vont enlever Jésus à la Palestine et au judaïsme, le prophète galiléen va se muer en Christ universel… Comment un tel retournement de l’histoire a-t-il pu se produire, sinon par l’écriture ?"

En clair, Jésus n'est pas seulement trahi : il est dérobé à la Palestine, en partie par ces Romains que le documentaire prétend "sympathiques" aux yeux des Évangiles.

Un retournement de l'histoire ?

Pour l'épisode de la Résurrection, on se contente d'opposer le doute à la foi. La voix-off nous donne deux choix : "Une résurrection était-elle envisageable à cette époque ? Ou est-elle une invention postérieure ?". En d'autres termes, la Résurrection a-t-elle été inventée pendant ou après ? Une façon bien binaire de considérer un épisode par définition miraculeux.  Sous couvert de s'en prendre à un Christ falsifié, c'est bien au Christ des chrétiens que s'en prennent les réalisateurs, manifestement très fâchés avec lui. De manière générale, les chrétiens auraient "mal compris" la Résurrection, qui n'est que purement symbolique. Fermez le ban.

La conclusion de la voix off résume à elle seule les 12h de documentaire : "Jésus arraché à Israël est supplanté par la réécriture de son message historique". Une manière de rappeler que seuls les réalisateurs, parmi  les innombrables hypothèses contradictoires des spécialistes, détiennent la vérité.

La théologie sera-t-elle, au même titre que la prêche et la morale, abandonnée aux médias ? L'athéisme est devenu une religion : le Christ, l'ennemi, doit être réinventé, traîné dans la boue par tous les moyens. Quelle meilleure arme, quelle accusation plus infâme que l'accusation d'antisémitisme ?

Cette œuvre blasphématoire semble laisser deux solutions : au pire, vous admettez la théorie du vrai Jésus trahi par les premiers chrétiens, au mieux, vous êtes condamné à des batailles d'interprétations, la version chrétienne en valant bien une autre.

De ces manipulations il ne doit rien subsister. L'historien Jean-Marie Salamito, le premier à le faire de façon si complète et brillante, a répondu aux anti-chrétiens dans un livre intitulé Les chevaliers de l'Apocalypse. Face à des attaques si vicieuses, l'Église a bien besoin de tels serviteurs.

Les temps qui viennent verront se multiplier les tentatives de manipulation. Ce ne sont pas les sujets qui manquent : Judas, Marie-Madeleine, etc. Entre des révélations façon Voici aux informations officielles et la projection récurrente de documentaires tels que ceux de MM. Mordillat et Prieur sur Arte, le but est de faire en sorte que les chrétiens qui n'ont jamais lu la Bible (la plupart d'entre eux, donc) ne soient plus du tout certain de ce qu'elle contient. Lui faire comprendre qu'elle est un peu nauséabonde sur les bords est une bonne manière de le dissuader de l'ouvrir un jour.

Face au téléspectateur en proie au doute, il y a la triple autorité : celle de la télévision estampillée "documentaire", celle des autorités morales (les spécialistes, la preuve scientifique) et celle de l'antiracisme. En critiquant Corpus Christi, vous vous rangez du côté de la haine. Vous défendez, quelque part, des thèses antisémites.

Ajoutez-y un zeste de dérision en laissant entendre que les chrétiens (et leur "appétence pour la mort" dénoncée dans la série Apocalyspe) sont de fanatiques thanatophiles, et un esprit influençable y trouvera largement assez de mauvaises raisons pour se détourner du Christ et de la foi.

On pourrait naïvement penser que ces gens-là sont peu nombreux, qu'il suffit d'un peu d'esprit critique pour ne pas s'y laisser prendre. Malheureusement, si de nombreux spectateurs doivent garder en mémoire quelque chose de cet éprouvant documentaire, c'est bien ceci : les Chrétiens ne sont sans doute pas pour rien dans l'antisémitisme et, disons-le, dans le génocide des Juifs. C'est ça, leur péché originel.

Une manière de faire d'eux des suspects éternels du plus grand crime imaginable : haïr l'Autre. Prieur et Mordillat retournent totalement la caractéristique de la culpabilité qu'ils présentent comme apposée aux Juifs par les Chrétiens, en la faisant peser sur les Chrétiens à travers leur haine originelle des Juifs.

Le fameux retournement de l'Histoire tant claironné par les réalisateurs n'est que le leur, celui qu'ils s'efforcent de dissimuler durant les 12h de leur indigeste documentaire.

Laurent Obertone




Toutes les réactions (62)

1. 28/02/2011 16:18 - Maimonide

Maimonide«Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.» [Paul de Tarse] .Trois négations, ouvrant sur une affirmation. Paul énonce le dogme central de son interprétation du christianisme. Il institue la césure qui séparera à jamais la nouvelle loi de l'ancienne. D'une série de négations «ni A, ni B », on passe à une affirmation unique «tous vous êtes un»; le premier temps énonce la règle indéfinie du quel­conque, le second, la règle circonscrite de l'uni­versel; le premier temps prépare les voies de l'accès facile au second. Si on reprend le fil de la logique, on ne peut manquer de s'interroger sur le pas­sage d'un temps à l'autre. Quel en est l'opérateur? La réponse s'impose: dans la chaîne d'anneaux qui permet de nouer le tous à l'un, le nom de Jésus-Christ joue le rôle de l'anneau décisif; avec ce nom la chaîne tient; sans ce nom, elle se défait. Conclusion: l'universel facile dépend d'une chris­tologie. Car enfin Paul de Tarse ne souhaitait nul­lement ouvrir une voie facile. A bien prendre les négations qu'il énonce, elles ne valent à ses yeux que par ce qu'elles ont d'impossible. Nul plus que lui n'est certain qu'il y a encore des Juifs et des Grecs; nul plus que lui ne veut faire comprendre que d'aucune multiplicité d'êtres parlants, on ne peut dire «tous vous êtes un », Ce sont des impos­sibles; pour les résoudre, il faut passer par le Christ ressuscité, parce que la résurrection, juste­ment, c'est encore plus impossible. En vérité, Paul de Tarse, pris à la lettre, se tient au plus loin de l'universel facile; il énonce une doctrine de l'uni­versel impossible.
Mais les sectateurs de l'universel facile n'en ont cure. Rendons toutefois leur dû aux plus retors. Ils rompent quelque peu le silence, juste assez pour disjoindre Paul du Christ; ils se donnent ainsi les gants de se référer au premier sans se référer au second. Le tour est habile, mais ne réussit pas entièrement. Pour avoir évité le Christ, ils ne s'en placent pas moins sous l'autorité du prêtre. Ils dépendent de la lecture que l'Eglise a imposée de Paul de Tarse. De l'Eglise et d'elle seule en effet est née la doctrine de l'universel facile. Au prix d'un renversement radical et d'une adultération de Paul. Ce dernier est décisif, mais pas pour ce qu'il dit réellement; il compte par la lecture vul­gaire qui lui a été substituée: la conversion de tous à une église universelle.

2. 28/02/2011 20:21 - commequidirait

commequidiraitM'est avis que vous vous fourvoyez quelque peu sur le Ring avec ce "numéro spécial" Christ. Beaucoup trop élitiste et érudit... Forcément, on ne risque pas trop de vous contredire (et c'est bien pour cela que vous vous y êtes intéressés selon moi) parce qu'il faudrait se plonger dans des textes, disons... assez peu glamour (à l'opposé du Houellebecq que vous révérez... allez comprendre).
Donc, d'accord : votre certificat d'érudition vous sera remis en bonne et due forme et vous aurez le droit de vous en prévaloir par la suite. Mais franchement : qui s'y intéresse à ce point ?!

3. 28/02/2011 21:31 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderQue voilà une intéressante chronique! Elle a le mérite de faire le tri entre les sérieux, ceux qui fument des ossements (Amphoux, comment peut on le prendre au sérieux sur la foi de ses propos) et les malfaisants volontaires (Maccoby, qui s'écoute sans cesse parler). Elle a le mérite aussi de montrer que les lignes de fracture ne suivent pas forcement les religions. Grappe, qui est, je crois, protestant, est très sérieux et indiscernable des exégètes catholiques. Quant aux exégètes ouvertement juifs, a part quelques rares saillies, ils n'ont pas particulièrement de comptes a régler (je pense surtout a ceux qui s'expriment dans la seconde série, sur les Actes et St. Paul )

4. 28/02/2011 21:37 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderEn fait, j'en veux presque plus à Mordillat-Prieur d'avoir commis un biopic insipide sur Artaud (il fallait le faire) que leur Corpus Christi, qui témoigne au moins d'un savoir faire télévisuel. En passant dans la salle des papyrus du musée du Caire il y a quelques mois, je me suis souvenu de leurs zooms sur le papyrus Bodmer, les plans sur des bibles qui ponctuent Corpus Christi... Quasi du porno paléographique, si j'ose dire. Mine de rien, cette sobriété, cette fixation sur le livre, m'avaient marqué. Un livre, c'est beau ; et LE Livre, c'est très beau.

5. 28/02/2011 23:08 - Tristan

TristanJe suis désolé, M. Obertone , mais je n'arrive pas à saisir l'intérêt qu'ont ces deux journalistes à partir dans une folle croisade contre le Christ : Faire passer les chrétiens pour d'odieux antisémites ne date pas d'hier et c'est un débat maintes fois relancé de nos jours par cette chère bien-Pensance athée que vous n'avez de cesse de vitupérer dans vos précédents papiers.
Pourquoi tant de haine? Tous nos curés de campagne seraient-ils de sinistres fachos sans le savoir?
Que cache un tel acharnement à s'attaquer à l'inattaquable alors qu'il est établi dès le départ qu'il sera difficile d'apporter des preuves scientifiques pour corroborer nos investigations ?

6. 28/02/2011 23:22 - Maria

MariaExcellente critique.
Merci à Ring pour ce thema riche et passionnant. Il n'est pas nécessaire d'être un grand érudit pour lire ces textes, l'ouverture d'esprit suffit, il me semble.

7. 01/03/2011 10:22 - Nejma

Nejma"On remarque d'ailleurs une faute", Laurent en l'espèce c'est une erreur, la faute est religieuse ou pénale.
Un critique italien à propos de cette série explique le suspect autours des juifs que vous évoquez à la fin. Pourquoi refusez-vous une telle lecture de Jésus à ces auteurs? Vous êtes pour la célébration de Céline et contre ceux qui pourraient donner une image moins angélique du Sauveur de l'humanité?
Savez-vous répondre à l'énigme qu'est Jésus Laurent? J'ai l'impression peut-être à tort que vous reprocheriez à ces auteurs de blasphémer.
Cette pluralité des points de vue que justement vous mettez en avant à un moment dans votre article, est inévitable. Même pour des faits historiques récents, ce phénomène existe et heureusement, sinon une existence mono ou uni point de vue serait d'un triste mais d'un triste...
"Questa rilettura del giudaismo antico è stato uno dei contraccolpi della Shoah. Gli studiosi occidentali sono stati spinti, insomma, a interrogarsi sulle immagini del giudaismo e a chiedersi se la figura di Gesù modellata da venti secoli di cristianesimo non fosse impregnata di tratti antiebraici. E, questione ancor più spinosa, «se l’opposizione tra un giudaismo descritto come gretto, legalista, senza cuore e un Gesù dipinto come l’eroe di una religione del cuore, della generosità e della grazia, non avesse alimentato l’antisemitismo».
«Un dubbio», «ha cominciato a farsi strada tra gli studiosi: forse ci siamo sbagliati perché la nostra immagine del giudaismo era dominata dall’opposizione tra il Vangelo e la Legge forgiata dai Padri della Chiesa, sviluppata poi, in particolare, da Agostino, ripresa e indurita da Lutero, durante la Riforma». Il Vangelo e la Legge. Da una parte, il soffio della libertà creatrice; dall’altra, il polo del legalismo, della chiusura a Dio. E invece... Invece ci si è accorti che le cose non sono così semplici. E che l’ebraismo del tempo di Gesù «non è un blocco di granito, monolitico, ma una realtà variegata, diversificata, tollerante nel modo di definire la "pietà" rispetto alla Legge». Ci si è accorti che non c’è un giudaismo, ma dei giudaismi, al plurale, con almeno quattro correnti: i Farisei che difendono la stretta osservanza della Legge, sia pure con molte sfumature; i Sadducei, una specie di casta sacerdotale che nega la vita eterna (il «lievito dei Sadducei» contro il quale metterà in guardia Gesù); gli Zeloti, rivoluzionari che si battono contro l’occupazione romana della Galilea; infine, gli Esseni, di cui sappiamo, anche grazie alla scoperta dei rotoli del Mar Morto nel 1947, che praticano il celibato, un’obbedienza stretta alla legge di Mosè, vivono in comunità e attendono con impazienza il Messia."

8. 01/03/2011 13:15 - Maria

MariaNejma, Laurent Obertone ne refuse pas le pluralisme. Sa critique est excellente parce qu'elle démonte une méthode pseudo-scientifique qu'on ne connaît que trop bien: montage tendancieux, orientation des questions, choix des intervenants, place laissée aux intervenants qui privilégie certains points de vue etc... Je le dis d'autant plus que je n'ai pas vu ce documentaire ( ce qui manque à mon érudition, j'en conviens ;-)) et que la même critique appliquée à un documentaire qui eût défendu un point de vue adverse eût été tout aussi pertinente.
De qui est l'extrait en italien que vous citez? Il ne contredit pas la critique de LO, bien au contraire. Le lecteur chrétien un peu averti de ces choses sait que la réalité hébraïque, du temps de Jésus, n'était pas un bloc de granit, monolithique, qu'il y avait plusieurs judaïsmes, ces 4 grands courants, les Pharisiens, sorte de "fondamentalistes" de l'époque, les Sadducéens, caste sacerdotale qui niait la vie éternelle, Les Zélotes, révolutionnaires qui se battaient contre l'occupation romaine et dont faisait probablement partie Judas( ce qui autoriserait à interpréter sa trahison comme la conséquence d'une déception de l'attente révolutionnaire), et les Esseniens d'où seraient issus plusieurs prophètes de l'époque dont Jean le Baptiste et Jésus.

9. 01/03/2011 17:14 - Nejma

NejmaMaria, j'ai lu tous les articles de ce théma en grande majorité ils jettent à un moment donné le haro sur ces deux auteurs. Sauf Monsieur Schneider qui a une position beaucoup plus équilibrée.
Loin de moi l'idée de contredire l'idée avancée par Laurent, je souhaitais simplement préciser qu'un journaliste italien (Pissara Piero) dans une revue qui s'appelle Jésus (donc une revue catholique) a donné une explication qui tient face à ce que soulève Laurent concernant le délit de suspicion.
Que le montage soit critiquable certes mais faire une fiction d'une "vérité historique et religieuse" qui se rapproche de la réalité est un pari qui me fait doucement sourire.
Vous évoquez à juste titre "Le lecteur chrétien"averti, mais c'est tout le problème si vous l'êtes combien sur ce site le sont?
Douze heures pour tuer le Christ? Quel est l'enjeu pour Laurent la manifestation critique d'une attente en deçà des promesses?
Maria bien sûr qu'il y avait plusieurs judaïsmes, comme il y a plusieurs musulmans etc.
Les religions ont toujours tenté de chercher un coupable qui soit de préférence humain ou diabolique.
Vous parlez de Judas et de son choix douloureux, peut-être parce que Jésus et le christianisme contredisaient tout simplement la théologie juive?

10. 01/03/2011 20:28 - Tristan

TristanJe viens de relire votre article, M Obertone, et je tiens à vous féliciter pour votre brillant esprit d'analyse. Vous lire m'apporte une incommensurable bouffée d'air frais dans un monde où tout semble dérisoire.
Content que vous soyez revenu.
Le Ring est de retour!
Ouf!

11. 02/03/2011 22:59 - J.

J.A l'époque ce documentaire n'était-il pas bienvenu dans un "paysage médiatique" français désert sur ce genre de sujets... est-ce que ce n'est pas toujours le cas ? Un comble pour notre pays. Mais avec le recul c'est vrai que ce documentaire n'ouvre sur rien, n'apprend rien du vrai christianisme qui est intériorité... et pour être juste il faudrait concéder que la cathéchèse et la fréquentation des gens d'Eglise n'a pas plus ouvert de portes que Corpus Christi à bien des gens qui ont aujourd'hui déserté les églises. Un théologien se demandait un jour un peu naïvement - sans se rendre compte sans doute que c'était hors de propos - si Mordillat et Prieur aimaient seulement, comprenaient ce qu'est Jésus, c'est bien la seule question qui vaille.

12. 03/03/2011 07:50 - Craven

CravenOn croit rêver ! Erudition mon cul. Travail critique zéro. Prenez donc un cours de Torah ça vous aidera à comprendre ce qu’est l’exégèse, ce que d’évidence vous ignorez.
Malgré la voix off d’hôtesse à la noix, les points de vue dans ce document sont parfaitement divers. Sur l’antisémitisme notamment, ils sont contradictoires, multiples.
Une fois de plus vous tordez la réalité pour que le mensonge serve vos fantasmes. Lorsqu’il est dit que Judas n’est pas galiléen c’est l’étymologie du nom qui est rappelée, fouillée, puis sans même aller chercher l’étayage d’un évangile selon Judas un autre interlocuteur déclare qu’il ne faut pas prendre Judas le judéen (qui est une traduction récente -de Jew à Judean- sur laquelle là encore les avis divergent, ce qui comme l’on sait est énorme) comme symbole du peuple juif mais comme symbole des apôtres (la démonstration exacte peut être vue sur Utube ou délitmotion), ce qui n’est pas pour aller dans le sens de l’antisémitisme, (le contraire des exemples que vous caricaturez) ; ici c’est le dogmatisme de l’église ou du Vatican qui peut être visé, par la manière du raisonnement, somme toute assez logique, qui relève du bon sens : lorsque Jésus donne la bouchée trempée lors de la Cène à Judas, il le désigne lui-même et dit à Judas : Ce que tu as a faire fais le vite. (Rabi dirait : mais puisqu’il le savait pourquoi il laisse faire ?! ça débuterait comme ça) Dans le doc certains y voient un commandement plus qu’un renoncement.

13. 03/03/2011 07:51 - Craven

CravenAlors oui, il se trouve que l’idée est apocryphe, c’est pour cela que la Tentation de Scorsese avait fait scandale (et puis les gosses avec la catin bien sûr). Judas comme meilleur disciple : celui qui permet, par la dénonciation, ultime sacrifice, la crucifixion et la résurrection. Cette version est apocryphe. Cela veut donc dire que c’est la thèse de Judas-le-traître qui a perduré dans le temps. Là-dessus on se bat à renfort de culpabilité non chrétienne, je ne le nie pas.
Sur Barrabas et l’Iscariote vous avez presque un cours de Torah pauvre Gentil ! (Encore un tour de passe-passe mais vous n’avez ni l’œil ni l’oreille) Du moins si la révélation n’est pas donnée avec les clefs, ces dernières sont-elles dévoilées. Ce que vous manquez c’est la dimension littéraire du Texte. Les secrets qu’il contient surpassent de loin la vulgarisation d’un montage télévisuel, quand bien même celui-ci serait orienté ou manipulé. Un document l’est de fait. Point. Produire CV de journaleux et sous-entendus qui n’engagent que vous, ne démontre que votre arrogance. C’est vous l’embrouillamineur. Les types se tapaient déjà les textes des Pères en hébreux, grec et latin alors que vous n’étiez pas encore conçu et vous arrivez avec vos sic, tous dans le même sac, des freaks. Ben voyons.
Rien à cirer des deux michetons. Ils cachetonnent pour le droitdel’hommisme ? Possible. Sauf que le sujet les dépasse amplement et du coup leur tentative fait un gros flop, un ou deux types mal à l’aise sur une question que tout le reste du document rend vulgaire. Et c’est là que vous allez fourrer votre nez, comme par habitude plus que par enchantement n’est-ce pas, c’est à se demander qui insulte.

14. 03/03/2011 11:17 - J. (le vrai)

J. (le vrai)@ Nejima qui nous affirme :" "On remarque d'ailleurs une faute", Laurent en l'espèce c'est une erreur, la faute est religieuse ou pénale. "
Hum... donc tous les professeurs de français se trompent quand ils parlent de faute d'orthographe ?

Sinon, d'accord "avec commequidirait" : je ne comprends pas non-plus cette thématique, après une si longue absence. Les deux articles d'Obertone ont cette verve, cette rage qui les rend lisibles (surtout l'autre) mais bon, tous ces articles sur le sujet, bof quoi. Y'a des trucs quis se passent en ce moment au Maghreb non ? Et il y'aurait beaucoup à dire sur le traitement "bisounourseque" de la presse française du sujet, non ? Je pense qu'il y aurait plus que 7 à 15 commentaires que suscitent Jesus.

15. 03/03/2011 11:19 - Bal Chem Tov

Bal Chem TovOn se pose la question des origines dans tous les domaines ( le Big Bang , la Vie, l'Homme, le monothéisme ). On essaie de trouver des brisures de symétrie, des ruptures entre l'ancien et le nouveau. On interprète / réinterprète le passé de manière scientifique ou non. Sur notre planète et dans l'univers tout entier ce qui était vrai ou dominant hier peut être remis en question. Pour certaines personnes il n'y a ni pourquoi ni comment : les choses sont comme ça et elles n'auraient pas pu être autrement. Chaque composante d'un système aurait donc sa place définie une fois pour toute. Les constantes physiques universelles sont parfaitement calculées pour que l'Univers, la Vie, l'homme émergent ! De la même manière les personnages d'une religion sont et doivent rester à leur place. Judas n'était-il pas "nécessaire" à la suite des événements ? Pour que tout s'accomplisse ?

16. 03/03/2011 12:32 - Nejma

Nejma@J(le vrai pas celui en plastique)
Oui les professeurs de français se trompent.
Il ne faut pas prendre pour argent comptant tous les abus de langage.
Longtemps l'expression c'est l'exception qui confirme la règle m'a perturbée, car je ne la comprenais pas. Quand je me suis intéressée au latin, j'ai compris d'où venait la confusion.
On a l'habitude d'opérer la distinction suivante dans le domaine moral : l'erreur est involontaire, alors que la faute est commise en connaissance de cause (conscience plus ou moins claire d'ailleurs) si bien que la faute est plus grave que l'erreur.
En psycholinguistique:les fautes sont liées à la performance (le locuteur est immédiatement conscient lorsque l'on attire son attention sur elles; il est a la possibilité de corriger parce qu'il connait la règle du système linguistique alors que les erreurs se font d'une façon inconsciente et involontaire; et elles sont liées à la compétence.

17. 03/03/2011 12:45 - Nejma

Nejma@Craven donnez-nous des leçons de Torah, franchement cela m'intéresse.
Fondements de la Torah " 8, 1) :
" Les Juifs n'ont pas cru en Moïse, notre maître, à cause des miracles qu'il a exécutés. Toutes les fois que la croyance de quelqu'un s'appuie sur la contemplation de miracles, elle ne fait que traîner derrière elle des doutes, parce qu'il est possible que les miracles soient accomplis à l'aide de la magie ou de la sorcellerie. Tous les miracles que Moïse a provoqués dans le désert ont été mis en œuvre parce qu'ils étaient nécessaires, et non en tant que preuves de sa prophétie. Quelle a été alors la base de la foi [juive] ? La Révélation au mont Sinaï, que nous avons vue de nos propres yeux et entendue de nos propres oreilles, et non comme rapportée par les témoignages de tiers... ainsi qu'il est écrit : "Hachem t'a parlé face à face..." La Torah dit aussi : "Ce n'est pas avec nos pères que Hachem a conclu cette alliance-là, mais avec nous, ceux de nous qui sommes ici aujourd'hui tous vivants." (Deutéronome 5, 3) "
Le Judaïsme n'est pas affaire de miracles,pas de médiateur entre Dieu et l'homme ça c'est certain.

18. 03/03/2011 13:53 - Dogann

DogannDonnez moi les mêmes moyens techniques et financiers que ces deux imposteurs, une même panoplie de 27 chercheurs variés (sérieux et moins sérieux), et je vous produis un documentaire qui prouve mot pour mot la véracité des Evangiles tels que l'Eglise l'a transmis pendant des siècles...
Je suis juste pas certain de trouver un diffuseur...

19. 03/03/2011 15:08 - bran

bran"Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites : ’Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.’ Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé !"
Mt 23 29-32

20. 03/03/2011 16:47 - Craven

Craven@Nejma: quand j'aurai reçu la livraison du ténia femelle promise.
Pas de médiateur? Trop drôle! Moshé, Noah, Avraham? Pour commencer.

21. 03/03/2011 17:24 - J.

J.@J. the real one: je commente sur Ring sous cette initiale depuis le début. Pas souvent, il est vrai, donc libre à vous d'utiliser mon pseudo ; )

22. 03/03/2011 18:10 - Nejma

NejmaCraven, le ténia est en période d'ovulation attendez la fin juin et il vous sera livré exempt de défaut.
Sinon je pensais que le Judaïsme moderne n'enseignait pas le besoin d'un médiateur.Moshé intercédait auprès de Dieu en faveur du peuple d'Israël.
A mais bien sûr suis-je idiote à ce point vous parlez du judaïsme biblique. Possible que le médiateur en l'espèce désigné par Dieu soit Jésus?

23. 03/03/2011 20:01 - commequidirait

commequidirait@Nejma. Votre pédantisme est décidément abyssal : oser citer une vingtaine de lignes en italien en supposant que tous comprennent ce passage (mais vous ne le supposez pas évidemment et êtes très contente qu'on ne vous comprenne pas) relève d'une démarche qui me dépasse. Qu'espérez-vous prouver avec cette citation ?!! Il me semble qu'une traduction s'impose (même si elle n'intéresse que vous).

24. 03/03/2011 20:45 - Nejma

NejmaCommequidirait mon pédantisme abyssal c'est le meilleur compliment que l'on m'ait fait j'en rougis d'aise. L'italien n'est pas difficile à comprendre,acoquinez-vous avec une italienne en deux mois vous apprendrez cette langue.
Je vais donc vous traduire, l'auteur après avoir dit que finalement que l'on ne savait pas grand chose de Jésus ni physiquement, ni la stature même si certains artistes se sont évertués à lui donner forme humaine. Après il évoque la littérature qui en vain tente de résoudre le mystère pour ensuite en arriver à la relecture du Judaïsme que font les auteurs de cet assassinat du Christ.
Il avance la thèse selon laquelle la relecture du rôle des juifs dans l'histoire de Jésus est le contrecoup de la Shoah. les occidentaux ayant été fortement influencés par une volonté antisémite. Mais les choses ne sont pas si simples car le Judaïsme du temps de Jésus n'est pas un bloc de granite monolithique mais une réalité diverse, tolérante qui tend à joindre la piété en fonction de la loi. Ainsi il y avait plusieurs Judaïsmes qui se composaient de quatre courants; 1)ceux qui observaient strictement la loi,2) ceux qui pensaient qu'il y avait plusieurs judaïsmes donc pluriel et non un seul,3)ceux qui sont pour l'application très stricte de la loi, qui ne croient pas en la vie éternelle, 4) ceux plus révolutionnaires qui se battaient contre l'occupation romaine.
Donc sachant cela pourquoi jeter l'opprobre sur les juifs?
Tous attendaient impatiemment le Messie. Qu'en somme Jésus était le Hippie de l"époque romaine.
J'ai traduit grossièrement. Mais je vous signale que Maria avait compris donc elle n'intéresse pas que moi. Si parler de Jésus vous fait bailler aux corneilles je n'en suis point la cause.
Ouvrez votre coeur commequidirait, aimez et accueillez la foi dans son évidence.

25. 03/03/2011 22:28 - commequidirait

commequidiraitMerci pour votre traduction Nejma (que j'ai lue et c'est vrai).
Je ne mettais pas en doute vos capacités en italien, seulement le procédé qui consiste à citer dans une langue qu'à priori peu maîtrisent.
Quant à m'acoquinez avec une italienne, comme vous dites, je me suis déjà acoquiné avec une russe, donc je passe mon tour...
Pour le reste, je regrette de rester totalement imperméable à vos idées mais la foi (ou la croyance puisqu'il semble y avoir quelques différences) ne se discute pas.
Quant aux discussions ayant pour but le judaïsme du temps de Jésus, la trace de son corps ou de son visage sur un drap, je passe également mon tour et m'abstiendrai dorénavant de participer aux messages sur ce sujet.
Cela dit, Nejma, tout cela ne m'empêche "d'ouvrir mon coeur" au tout venant (dans la mesure où c'est une pure figure de style)

26. 04/03/2011 00:55 - J.

J."Il avance la thèse selon laquelle la relecture du rôle des juifs dans l'histoire de Jésus est le contrecoup de la Shoah. "
>> j'ai mes doutes sur cette thèse-là... en réalité, on n'est jamais à court d'un moyen pour nous faire culpabiliser.... comme si les juifs aient été ostracisés en Occident, en gros, depuis la mort de Jésus jusque après l'Holocauste. Eh bien, on peut en douter. Il y a cette légende sur l'ascendance davidique des premiers Rois de France. Il y a aussi ce mythe médiéval des Neuf Preux ; parmi ces neuf, Salomon, David et je ne sais plus quel autre haut personnage de l'Ancien Testament. Tout simplement pas possible qu'il y ait eu ces héros juifs dans l'imaginaire populaire français pendant toute une époque, s'ils avaient été si détestés.

27. 04/03/2011 09:06 - Le ridicule ne tue pas mais la prétention fatigue

Le ridicule ne tue pas mais la prétention fatigueHum... juste parce-que ça fait mal aux yeux de voir des idioties affirmées avec l'autorité de celle qui croit tout savoir : en droit la faute intentionnelle est une notion bien distincte, ce ne sont pas toutes les "fautes" qui le sont. En sport une faute recouvre une notion qui selon les disciplines peut contenir la notion d'intention ou non.
De même l'argument du sens premier par l'origine latine est intéressant en soi, et vrai, mais ne recouvre pas tous les sens que le mot a acquis. La gloire actuelle n'a rien à voir avec la gloria latine (différent de la fama). Le sens actuel n'en est pas pour autant "erroné".
Quand-même fou de devoir sortir des autant d'arguments pour démontrer un truc aussi simple que : un même terme peut avoir plusieurs acceptions selon le domaine dans lequel il est employé. Faute n'a pas le même sens en linguistique, en orthographe, en droit...

28. 04/03/2011 09:12 - Nejma

NejmaCommequidirait cela va de soi que je vous taquinais pour la foi.
Bizarrement j'étais aussi imperméable que vous il y a quelques années. Depuis un événement personnel grave, je suis allée à la recherche des textes et sans prosélytisme aucun c'est vraiment passionnant.
@ J le vrai ou le faux je ne sais plus à force?
Je ne crois pas que cet auteur était dans une visée de culpabilisation.
Les 9 preux dont Josué, Judas Maccabée et David(vous trouverez de très jolis émaux les représentant au musée du Louvre), ont permis l'écriture d'un roman dont le prétexte est une légende dont la source remonterait à l'Antiquité, et servir d'incarnation de l'idéal chevaleresque. Les 9 preux ne sont que le témoignage de la mentalité médiévale, qui a parfois essayé de faire une synthèse des trois cultures dont elle était héritière : la biblique, l’antique, la chrétienne.

29. 04/03/2011 09:16 - Nejma

NejmaAu ridicule netue pas, je maintiens il n'y a pas de faute d'orthographe, la faute ayant une connotation religieuse et pénale angoissantes, les profs de français se trompent, un minimum de lecture en psychologie de l'enfant vous aiderait certainement à être moins fatigué.
C'est vrai qu'est-ce que vous êtes prétentieux, venir tenter de me contredire sur ces points est suicidaire de votre part, je suis unique sachez-le et un vrai puits de connaissances.
Vous avez le droit de vous prosterner.

30. 04/03/2011 09:26 - Trouve un boulot

Trouve un boulotQuelqu'un se ridiculise.

31. 04/03/2011 09:28 - j'en ai déjà un

j'en ai déjà unOui vous!

32. 04/03/2011 09:43 - lol

lolhttp://susiemadrak.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/someone_is_wrong_on_the_internet1.jpg

33. 04/03/2011 10:01 - PFFFF

PFFFFASINUS ASINUM FRICAT

34. 04/03/2011 10:03 - PFFFF

PFFFFL'autre jour, suivant à la trace

Deux ânes qui, prenant tour à tour l'encensoir,

Se louaient tout à tour, comme c'est la manière.

J'ouïs que l'un des deux disait à son confrère :

Ces ânes, non contents de s'être ainsi grattés,

S'en allèrent dans les cités,

L'un l'autre se prôner.......

35. 04/03/2011 10:33 - nejma

nejmaFranchement moi ça m'a bien calmé cette leçon de morale de PFFFF. Merci de nous avoir fait découvrir des maximes et textes connus par lui-seul, je vois le monde différemment maintenant.

Par contre je ne peux que constater que, par ses commentaires et l'étalage de sa grande culture niveau 4° techno, PFFFF est coupable de ce dont il accuse les autres.

36. 04/03/2011 10:50 - Le ridicule ne tue pas mais la prétention fatigue

Le ridicule ne tue pas mais la prétention fatigueDepuis quand on permet à des nejma de nous donner des leçons de français?

37. 04/03/2011 11:15 - lol

lol"un minimum de lecture en psychologie de l'enfant vous aiderait certainement"

38. 04/03/2011 11:27 - Les puéricultrices donnent leur avis maintenant

Les puéricultrices donnent leur avis maintenant@ lol : Merci pour cet extrait ! Une bonne tranche de rire avant le déjeuner ! Par contre j'ai dû lire tous les commentaires pour trouver qui avait osé écrire une telle sentence sans honte ! Et pour ça je ne vous remercie pas ;-)

39. 04/03/2011 12:02 - Nejma la vraie

Nejma la vraie @35 usurpation notoire de pseudo cela vous conduira à Alger au moins au pire à Tripoli.
@- Les puéricultrices donnent leur avis maintenant ce que j'avance concernant l'erreur et la faute en orthographe est une étude très sérieuse menée par les psychopédagogies.
Dans notre quotidien, les concept d'erreur et de faute ne sont pas suffisamment distincts l'un de l'autre, et nous avons tendance à les confondre. Les enseignants parlent de fautes d'orthographe commises par leurs élèves alors qu'il peut ne s'agir que d'une erreur. A l'inverse, un avocat peut utiliser le terme d'« erreur » pour défendre un accusé, bien qu'il s'agisse ici d'une vraie faute. Ces confusions peuvent nous amener à nous demander si l'erreur est une faute. Pourtant, les définitions de ces deux termes sont bien différentes. Faire une erreur signifie affirmer le faux en ignorant le vrai, alors que la faute est intentionnelle et consiste à choisir le mal en connaissant le bien. L'erreur semble donc moins négative que la faute, par rapport à laquelle nous sommes capables d'avoir choisi le mal. C'est d'ailleurs pour cela que l'avocat utilise davantage le terme « d'erreur » pour justifier l'acte de l'accusé. L'énoncé « L'erreur est-elle une faute ? » sous-entend que nous commettons des erreurs et suppose que nous pourrions les éviter, puisqu'elles ne seraient que des fautes que nous ferions donc en sachant très bien qu'il s'agit de la mauvaise solution, ou au contraire que certaines erreurs sont impossibles à éviter puisqu'elles ne sont justement que des fautes, et que nous n'en faisons donc pas exprès.

40. 04/03/2011 12:41 - Karen Modération

Karen ModérationMessage à l'attention de celui qui utilise régulièrement le pseudo "J." : merci d'arrêter vos usurpations de pseudonymes ou je devrais vous bannir du Ring. ( "Nejma, reubel2lavie, Les puéricultrices donnent leur avis maintenant, lol, J., Julian")

41. 04/03/2011 13:59 - Content de justifier ton emploi fictif

Content de justifier ton emploi fictifQuoi ? Comment ? Vous pouvez voir les adresses IP ? J'aurais jamais cru ça !
Romain Gary ne signera pas Emile Ajart sur le Ring, sinon, puni ! Panpan cucul !

42. 04/03/2011 16:49 - Maïmonide

MaïmonideÀ bien prendre les négations que Paul énonce, elles ne valent à ses yeux que par ce qu'elles ont d'impossible. Nul plus que lui n'est certain qu'il y a encore des Juifs et des Grecs; nul plus que lui ne veut faire comprendre que d'aucune multiplicité d'êtres parlants, on ne peut dire «tous vous êtes un », ce sont des impos­sibles; pour les résoudre, il faut passer par le Christ ressuscité, parce que la résurrection, juste­ment, c'est encore plus impossible.

43. 04/03/2011 20:39 - Maria

Maria23,Comme qui dirait. Voici la traduction du texte italien cité par Nejma (7)

Cette relecture du judaïsme ancien a été l'un des contrecoups de la Shoah. Les exégètes occidentaux on été poussés, en somme, à s'interroger sur les représentations du judaïsme et à se demander si la figure de Jésus façonnée par 20 siècles de christianisme n'était pas imprégnée de traits anti-hébraïques. Et, question encore plus épineuse, "si l'opposition entre un judaïsme décrit comme étroit, légaliste, sans cœur et un Jésus peint comme le héros d'une religion du cœur, de la générosité et de la grâce, n'avait pas alimenté l'antisémitisme."
"Un doute" a commencé à faire son chemin chez les exégètes: peut-être nous sommes-nous trompés parce que notre représentation du judaïsme était dominée par l'opposition entre l'Evangile et la Loi forgée par les Pères de l'Eglise , développée ensuite , en particulier, par Augustin, puis reprise et poussée par Luther durant la Réforme." L'Evangile et la Loi. D'une part, le souffle de la liberté créatrice ; d'autre part, le pôle du légalisme, de la clôture sur Dieu. Et au contraire... Au contraire , on découvre que les choses ne sont pas si simples. Et que l'hébraïsme du temps de Jésus "n'est pas un bloc de granit, monolithique, mais une réalité variée, diverse, tolérante dans la manière de définir la piété, le respect de la Loi." On découvre qu'il n'y a pas un judaïsme mais des judaïsmes, au pluriel, avec au moins quatre courants: les Pharisiens qui défendent la stricte observance de la Loi ,avec beaucoup de nuances, toutefois; les Sadducéens ( le "levain des sadducéens" contre lequel Jésus mettra en garde); les Zélotes, révoltés qui se battent contre l'occupation romaine de la Galilée; enfin les Esséniens que nous connaissons grâce à la découverte des rouleaux de la Mer Morte en 1947, qui pratiquent le célibat, une stricte obéissance de la loi de Moïse, vivent en communauté et attendent avec impatience le Messie."
Je n'ai toujours pas compris en quoi ce texte pourrait contredire la critique de Laurent Obertone qui ne nie pas le pluralisme mais s'en prend à la manipulation du pluralisme, en dénonce la malhonnêteté. Je n'ai encore lu aucun commentaire qui défende et prouve l'honnêteté de ce documentaire. C'est à mon avis l'essentiel de cette critique: montrer la désinformation concernant le judaïsme et le christianisme, il est le seul, à ma connaissance, à l'avoir fait.

44. 04/03/2011 23:59 - J.

J.@40 : ?? Je ne sais pas comment vous faites votre boulot, mais vous faites erreur. Je ne suis l'auteur que des posts 11, 21 et 26.

45. 05/03/2011 00:18 - Maïmonide

MaïmonidePour ceux qui n'ont pas vu les films 'Corpus Christi' et 'L'origine du christianisme' et qui n'en peuvent mais , le site d'ARTE garde quelques traces des interviewes des auteurs : http://tinyurl.com/5vgvfe4 .

46. 05/03/2011 09:10 - Maïmonide

MaïmonideLe XX ème siècle a démenti St Paul point par point : il y a des maîtres et des esclaves [Lénine], il y a des hommes et des femmes [Freud] , il y a des Juifs [Israël]et il n'y a plus de Grecs. À vrai dire, sur les trois négations de Paul, chacune fut mise en cause, de manière séparée

47. 05/03/2011 11:31 - Modération Ann Lee.

Modération Ann Lee.Voilà, un premier ban définitinif depuis des semaines.

48. 05/03/2011 11:39 - Nejma la vraie

Nejma la vraieMaria, merci pour cette traduction de qualité. Il ne s'agit encore une fois je le répète pas de contradiction mais d'approfondissement sur un des points soulevés par Laurent.
Maria, qui connait ses fondamentaux en matière biblique? Qui sait resituer Moshé, Daoud, Yesuah, Salomon et tous les autres? Comme le disait commequidirait avec ce genre de sujet on peut dire n'importe quoi, peu seraient à même de pouvoir le vérifier. J'aime la critique de Craven, d'une part parce qu'il est raffiné et d'autre par "l’idée est apocryphe" il sait parfaitement pointer les points faibles. Maïmonide apporte tout autant.
L'honnêteté de ce documentaire, il n'y a rien ici de blâmable. Chacun possède le droit de présenter ses croyances.Leur volonté:faire connaître au grand public d'autres versions interprétatives de l'histoire du christianisme?Je ne crois pas qu'ils aient réussi des remises en question trop franches des dogmes chrétiens. Quoiqu'il en soit, croyants ou non le Christ restera toujours un personnage d'exception.

49. 05/03/2011 20:48 - J. accusé d'usurpation de pseudo (pas celui de 11, 21 et 26)

J. accusé d'usurpation de pseudo (pas celui de 11, 21 et 26)La personne qui a écrit le commentaire 36 a usurpé le pseudo "le ridicule ne tue pas..." que j'ai utilisé (27) en réponse à Nejma qui m'agaçait.

Bizarrement la personne qui a usurpé le pseudo "le ridicule..." faisait une remarque raciste, du genre à dé-crédibiliser l'adversaire de Nejma, à n'en faire qu'un raciste refoulé qui n'admettrait pas les arguments d'une personne au nom à consonance étrangère.

Il y a donc eu usurpation de pseudo volontaire, destinée à faire croire que je tenais des propos racistes. Je ne suis évidemment pas en position de savoir qui a écrit ce commentaire. Je sais juste que ce n'est pas moi, et qu'il est manifeste qu'il servait les intérêts de Nejma avec qui j'étais en "conflit".

Bannissez-moi si vous voulez, mais appliquez les mêmes règles à tous.

50. 05/03/2011 21:53 - PFFF

PFFF
49 Vous avez par une demarche similaire poste in commentaire raciste concernant la condamnation de Zemmour vous faisant passer pour un etranger insultant les blancs ss rebel2lavie. ET je ne crois pas que le post que vous citez etait sous couvert de racisme mais plutot de betise. J'ecris avec un clavier anglais pardonnez l'a

bsence d'accent.




51. 05/03/2011 23:18 - J. accusé d'usurpation n'est pas dupe de ton jeu

J. accusé d'usurpation n'est pas dupe de ton jeuSerait-ce un aveu involontaire PFFF ? Un deuxième suspect pour l'usurpation de mon pseudo ?
Ou alors peut-être que PFFF et Nejma ne sont qu'une seule personne ?

Comme par hasard PFFF a été ridiculisé à 10:33 (commentaire 35), et c'est juste après que mon pseudo a été usurpé (commentaire 36, à 10:50).

Et comme par hasard la méthode est la même ici (50) que lors de l'usurpation (36) : essayer de me dé-crédibiliser en me prêtant des paroles que je n'ai pas tenues (car jamais je n'ai essayé de me faire passer pour un étranger contrairement à ce que PFFF écrit, les modérateurs pourraient l'attester).

52. 05/03/2011 23:28 - J. accusé d'usurpation

J. accusé d'usurpation Et j'ajoute que dans la news sur Zemmour j'avais aussi une empoignade avec Nejma (qui défendait les juges qui l'ont condamnés). Tout le monde peut le vérifier.

Ça fait un sacré faisceau d'indices concordant vers la même personne non ?

53. 06/03/2011 00:03 - PFFF

PFFFVous vous egarez je n'ai pas de
sein

Continuez Colombo meme Jesus a ete calomnie.





















54. 06/03/2011 00:27 - J. accusé d'usurpation

J. accusé d'usurpationColombo ? C'est vous qui avez ressorti un commentaire effacé sur une news du 1er mars (en le déformant de façon calomnieuse rappelons-le).

Et je note encore cette rapidité à répondre aux attaques, tel le roquet aux aguets, qui est aussi une caractéristique de Nejma. De même que les tentatives d'insultes déguisées (colombo moqueur ici, accusation racisme plus haut) quand les arguments manquent pour se défendre?

55. 06/03/2011 22:51 - Maïmonide

MaïmonideLe signifiant "secte" est aujourd'hui connoté. Certains préfèrent le terme "confrérie".

56. 07/03/2011 13:10 - Nejma

Nejma@49, 51, 52,54, que je vous agace soit. Je n'avais pas l'impression d'être en conflit avec vous mis puisque vous le décrétez re soit. Me taire serait ou judicieux (car vous ignorer eut été plus dns mes habitudes courantes) ou un aveu de culpabilité
Vous venez sous divers pseudo semez la zizanie (quant à l'usurpation du mien cette affirmation ne vient pas de moi)et vous plaindre de ce théma qui n'est pas aussi inintéressant que vous l'affirmez.
Vous me taxez de roquet, car j'aurais sous le pseudo de PFFF adopté la même démarche que vous et en plus je vous aurais prêté des propos racistes?
Croyez-vous que les gens malades de culpabilité aient besoin d'un motif sérieux?

57. 07/03/2011 17:46 - Maïmonide

MaïmonideUn vieux Juif rencontre Dieu en arrivant au paradis. Il fait le bilan de sa vie :
Le vieux Juif :
- La pire chose qui me soit arrivée, c'est quand mon fils s'est converti au catholicisme...
Dieu :
- Moi aussi...
Le vieux Juif :
- Et qu'est-ce que vous avez fait ?
Dieu :
- Un nouveau testament...

58. 14/03/2011 21:57 - beij

beij"Corpus Christi, douze heures pour tuer le christ".
Merci, M. Obertone, de vous pencher ainsi publiquement sur le sujet. Mais Corpus Christi (et sa bien critiquable suite, surtout) commença à paraître en 1997. Pourquoi n'en parler qu'aujourd'hui, en .... 2011 ?
"Mieux vaut tard que jamais", me répondrez-vous ?
Allez, c'est carême, faites avec nous pénitence.
Bien à vous !

59. 15/03/2011 23:14 - Jean Georges Charles Emile Hector Tronchier de la Varennes à Poussoir

 Jean Georges Charles Emile Hector Tronchier de la Varennes à PoussoirRapport entre Mordillat et le Zozo de Nazareth ? Waloo, que dalle - sauf des livres idiots - ! Mao c'est César, Gerard ; 68, quelle génération de baltringues. Tirons la chasse, la cuvette est pleine. On est jeune nous, on les lit pas les faux livres des faux gens ! Tu l'as mis quand le bleu mon gégé ? Du rien Bordel, du rien. Demain on rêve, demain on rase. Dehors, vite !

60. 21/03/2011 12:41 - zak

zakle jour où m. obertone prendra une caméra pour traiter un sujet plutôt que son ordi et deux-trois idées trouvées sur google, il comprendra que réaliser un film est autrement plus compliqué que d'en bâcler un résumé digne du brevet des collèges.

61. 07/04/2011 00:30 - zutalors

zutalorsParlant de fautes, en voici quelques-unes:

7e paragraphe: « vénéré » et non « vénérée ».
8e paragraphe: « permettent » et non « permet ».
10e paragraphe: « sauraient » et non « saurait ».

2e section:
25e paragraphe: « oublié » et non « oubliés ».

Et j'en passe !

À propos, je viens tout juste de réécouter les 6 premiers épisodes. On peut argumenter jusqu'à la fin des temps sur des détails, mais pas sur une expérience. Or, cette expérience du principe christique (potentiellement antérieure à Jésus) ne peut pas se vivre moyennant des preuves historiques. Ou même la foi. À ce titre, la quête du Graal (qui s'appuie sur des récits antérieurs) est plus instructive que les Évangiles. Il est donc plus important de chercher cette expérience que des « preuves ». Et quand on l'a vécue, on constate que les Évangiles sont le récit de la vie d'un homme qui est parvenu à intégrer totalement cette expérience, devenue pour lui permanente, et que d'importantes révélations en ont découlé. C'est à ce titre qu'il se déclare, avec raison, Fils de Dieu. Sa vision en devient d'une clarté imparable et Il distingue de façon immédiate l'essentiel du futile, de là toute Son action et Son message. Désolée d'être sortie du cadre intellectuel de vos discussions. Bonne continuation.

62. 19/05/2011 14:12 - VERITAS

VERITASPourquoi tant de haine, de critiques, d'acharnement et de mépris à l'égard du Christianisme et bien spécificquement le Catholicisme. Que veut-on démontrer et que cherche-t-on à prouver ??
1- Que le Christ n'a pas existé ??
2- Ou bien que les juifs ne l'ont pas crucifié ??
3- Ou encore le Vatican est charlatan??
Dormez tous tranquillement ! Les réponses sont là :
1- Daniel Rops, ( écrivain dénigré par les siens, un juif converti au christianisme - auteur du Livre
" Jésus en son temps" ) après des critiques désobligeantes à son égard et après des années de recherche, a réécri un second ouvrage du même titre après avoir réussi à aboutir à la conclusion: que la la vérité historique sur les évènements qui ont eu lieu en Palestine au temps de l'occupation romaine du temps du Christ, étaient sauvegardés à la Bibliothèque d'Alexandrie en détails. Avec les conquêtes de l'Islam au VIIme siècle, précisément celle de l'Egypte et en particulier Alexandrie, l'évènement le plus marquant de l'époque fut l'incendie de la Bibliothèque d'Alexandrie, monument UNIQUE sur l'Histoire de l'Humanité depuis l'Antiquité, groupé en des documents réels et véridiques. Pourquoi cette incendie et qui l'a provoquée? Après avoir accusé l'Islam, ces recherches avaient abouti à l'implication juive dans cet incident criminel. L'intérêt de sa disparition : eliminer la REALITE et la VERITE de l'Histoire de l'Humanité dans ses moindrres détails, y inclus celle de la Palestine.
2- Que ce soit les juifs ou les romains qui ont été la cause de la crucifixion du Christ, ceci n'a plus aucune influence historique, puisque le Vatican a bel et bien innocenté les juifs actuels de la responsabilité de cet acte d'infamie. Une question ici s'impose : Pourquoi les Italiens, fiers descendants des romains, n'ont-il pas demandé à être innocentés de cette ignominie?
3- Suivez bien la fameuse reflection de Bernard Shaw : "YOU CAN FOOL ALL OF THE PEOPLE SOME OF THE TIME, OR SOME OF THE PEOPLE ALL OF THE TIME, BUT YOU CAN NEVER FOOL ALL OF THE PEOPLE ALL OF THE TIME ".
Ce qui est à plaindre auprès de tous les détracteurs de la Foi ou de la Croyance Chrétienne, c'est
expressément, leur manque de spiritualité et l'absence de la profonde valeur de l'Homme parmi tous les éléments vivants de la planète. Ils veulent nous réduire à la simple synthèse animale, ce que nous refusons totalement.

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Maimonide28/02/2011 16:18 Maimonide
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