Sur le RING

Comme le fantôme d´un jazzman dans la station Mir en déroute

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Aurélien Lemant - le 31/03/2009 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

« Ce qui est seulement possible manque singulièrement d'intérêt. »

Il fallait bien Aurélien Lemant, rédacteur en chef de Ring, pour vous dire l'essentiel du dernier bijou Polar/Science-Fi signé Dantec, actuellement en librairie.

Voilà que la presse écrite encense, pour ne pas dire cajole, Dantec. Comme pour lui signifier, continuez à produire de bons romans qui ne dérangent pas tout à fait, qui ne disent pas vraiment de mal, qui ne mettent pas le lecteur en position de se faire de nouveaux ennemis. Dans ce Jazzman, en effet, pas de réquisitoire contre la gauche, pas de pamphlet contre l'Islam, le Christianisme n'est présent que dans sa latence, cryptique. Certes l'Europe y est rétrécie à ce ballonnet bureaucrate et policier qu'elle est déjà, mais personne aujourd'hui ne peut plus prétendre le contraire sans passer pour un imbécile en société.

Certains pourront regretter la température des derniers romans ou journaux de l'écrivain. Reste un polar expérimental qui, sans réellement s'écarter des routines du genre, les tord dans des directions très personnelles pour condenser les interrogations de l'auteur. En une sélection (une « synthèse disjonctive » ?) opérée comme par un thérémine entre les mains d'un jazz-rocker.


L'Oeil qui écoute


« Le jeu singulier d'Ayler tient son utilisation systématique d'instruments aux anches très dures. Musique céleste et spirituelle en même temps que vaudoue, vulcanienne, luciférienne, elle porte toute l'époque que nous vivons et celle de nos parents, quand il y en avait encore, avant les usines à clonage. Ayler sait combiner un usage dadaïste d'influences allant bien au-delà du jazz, jusqu'à ses racines, mais aussi ailleurs, partout, partout où un son prend le pouvoir de la Parole. Mélopée aux accents rhapsodiques soudain interrompues par un marchin' band de La Nouvelle-Orléans, ou un riff de country hillbilly trempé dans le bourbon sudiste du Delta Blues, gospels nocturnes s'enroulant autour de séquences dodécaphoniques, avant d'être catapultés dans une stratosphère liturgique où bat en contrepoint la pulsation du R'N'B, chorales vaudoues, rythmes nègres, bruitisme des mégapoles, cool-jazz déviant, hard-bop néoclassique, tout passe dans la machine ultra-jazz, tout passe dans le saxophone de feu, tout est mis au service du Grand Son Terminateur, by all means necessary, Ayler fut l'artiste maudit entre tous les jazzmen, (...). Il n'y a pas à dire, il était bien l'homme de la situation. »


On voit ici à l'œuvre la puissance totalitaire de la musique. L'écrivain absolument possédé par les visions d'un Autre, selon la métempsycose ordonnée en toute authentique œuvre d'art. Comment ne pas penser au Suicidé de la société d'Antonin Artaud ?


« Cardés par le clou de Van Gogh,

les paysages nocturnes montrent leur chair hostile, la hargne de leurs replis éventrés,

que l'on ne sait quelle force étrange est, d'autre part, en train de métamorphoser. (...)

Van Gogh a tiré ces espèces de chants d'orgue, ces feux d'artifice, ces épiphanies atmosphériques, ce « Grand œuvre » enfin d'une sempiternelle et intempestive transmutation.

(...) Je vois, à l'heure où j'écris ces lignes, le visage rouge sanglant du peintre venir à moi, dans une muraille de tournesols éventrés, dans un formidable embrasement d'escarbilles d'hyacinthe opaque et d'herbages de lapis-lazuli.

Tout cela, au beau milieu d'un bombardement comme météorique d'atomes qui se feraient voir grain à grain,

preuve que Van Gogh a pensé ses toiles comme un peintre, certes,

et uniquement comme un peintre, mais qui serait,

par le fait même,

un formidable musicien. » (1)


Comme Artaud cherche le suicideur de Van Gogh, et le découvre en la personne du Docteur Gachet improvisé psychiatre, Dantec enquête sur la mort douteuse du saxophoniste Ayler, possiblement assassiné par des dealers - les écrivains ayant pour métier de retrouver des coupables. Ainsi les protagonistes du Jazzman reconstituent-ils les derniers moments de la vie de l'artiste, afin de le venger.


La Voix qui tue


Tout part d'un puissant psychogène augmentateur des perceptions. Maurice Dantec, à l'instar, par exemple, d'un Philip K. Dick, se pose la question de l'utilité de toute maladie ; le sens qu'elle revêt pour le patient. Le but qui lui est assigné au sein de l'organisme qu'elle contamine. Et si la pathologie pouvait être utilisée comme une arme ou un outil, un logiciel, une interface avec des altérations cognitives, voire d'autres réalités?

Le ménage composé de la fiévreuse Karen et du narrateur du roman, infectés par un neurovirus, ouvre le récit, d'un mémorable hold-up à la cinématographie évidente. Lequel hold-up contraint le duo à une fuite millimétrée, avant de le voir s'embarquer pour une Afrique hostile et corrompue. Là-bas commencent les vrais ennuis quand Karen, au lieu de se faire la plus discrète du monde, expérimente sans crier gare des états modifiés de sa conscience. Liées au virus, ces transes, qui la connectent au fantôme d'Albert Ayler, confèrent à la jeune femme le pouvoir de tuer à distance. D'un seul mot. Les appareils électroménagers émettent des messages qu'elle est seule à interpréter, la musique d'Ayler diffusée par son walkman lui livre ses instructions : pour sauver leur peau, il leur faudra sauver l'âme du musicien. Ce qui aurait pu n'être qu'un braquage de banque bien orchestré se transforme en odyssée, en retour aux sources du jazz, une cavalcade à l'inverse de l'exil des africains vers l'Europe. Ayler attendait Karen, le hold-up implémentait l'usage du neurovirus et, subséquemment, la quête de vérité des deux fugitifs.

Ce périple se joue simultanément en plusieurs espaces-temps, trinôme relié par la conscience de Karen et relaté par son compagnon : à bord d'une station orbitale au seuil de la dépressurisation, sur les quais du port d'Abidjan dans un futur indéfini, et sur les berges de l'Hudson river en novembre 1970. Où/Quand Ayler a rencontré sa mort. Comme toujours chez Dantec, l'au-delà est à une molécule de distance, virus ou psychotrope.


L'Homme qui sait


Ecartelé entre deux périodes de rédaction auxquelles il emprunte ses styles disparates - à cheval sur la douzaine d'années où il fut abandonné dans un disque dur pour les raisons que l'on sait -,Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute, fable hallucinogène et objet pop surréaliste, peut se lire tel un polar classique saupoudré de technologie, façon Sirène rouge, une anticipation épique à la Babylon Babies, mâtinée de conscience cosmique et trinitaire à la Cosmos Incorporated (2) et Grande Jonction (3). Plus fusion que strictement jazzy, mix mosaïste de scènes de sexe, de séquences combat (4), de traque policière et poursuites internationales, à l'image de sa couverture à James Bond Girl psychédélique, technorganique, le Jazzman est un livre en forme de Soft Machine. A lire dans une succession d'états seconds.



« On ne va pas mourir, sweet love, nous sommes déjà morts. »

 

Aurélien LEMANT 


Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute, Albin Michel, 211 pages, 16 euros.



(1) Van Gogh le suicidé de la société, Antonin Artaud, Editions K, 1947.

(2) Albert Ayler (pré)figure d'ailleurs un guide peu éloigné, dans sa fonction d'ange gardien, d'El Señor Metatron.

(3) L'exorcisme par le son est l'une des composantes les plus essentielles de Grande Jonction, la guitare électrique de Link de Nova y remplaçant le saxophone, le rock'n'roll s'y substituant au jazz.

(4) Une étonnante scène de street-fighting s'étend sur 8 pages d'action non-stop. Savoureux.



Soyez le premier à réagir

réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring



Veuillez saisir le code Anti-Robot, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot.
Ring 2012 MgDantec
Articles les plus lus
  • Pour Sarkozy, avec ferveurPour Sarkozy, avec ferveur

    NB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde...

  • Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesSatellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babies

    Le manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des...

  • Qu’est-ce que la Résurrection ?Qu’est-ce que la Résurrection ?

    « Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)  Encore une fois, Benoît XVI a tout dit. Sans...

  • Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?

    À propos du livre de Pierre-André TAGUIEFF, Wagner contre les Juifs (Berg International, 2012)Définir aussi précisément que possible l’antisémitisme de Wagner, sans tomber dans...

  • Réflexions sur la tuerie antijuive de ToulouseRéflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse

    (propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a...

  • "Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfin"Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfin

    Cela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl...

  • Qui ?Qui ?

     Assassinats. Militaires. Petits enfants. Montauban et Toulouse. Ecole juive. 11,43 et 9mm. Indignation, compassion, consensus. Campagne suspendue par le PS. Une minute de silence dans les écoles...

  • Carnets de campagneCarnets de campagne

    Les campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent...

  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Les étoiles 2011 de DantecLes étoiles 2011 de Dantec

    "Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"

    Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Ainsi parlait ZaraDebbouztraAinsi parlait ZaraDebbouztra

    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Broadcast : the dream is overBroadcast : the dream is over

    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

  • Benoît XVI - Un cœur intelligentBenoît XVI - Un cœur intelligent

    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

  • Robert Brasillach : le procès expédiéRobert Brasillach : le procès expédié

    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

  • Du bon et du mauvais usage de l’indignationDu bon et du mauvais usage de l’indignation

    Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant,  grand bourgeois, grand lettré,  grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...

  • Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieTerreur et martyre : il était minuit à Alexandrie

    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

  • Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeAssises islamisation : c'est la lutte prime-time

    La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • PS : les intermittents de la réalité en tournéePS : les intermittents de la réalité en tournée

    Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Blondeincendiaire.com : the murder chat roomBlondeincendiaire.com : the murder chat room

    (reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

  • Quelques traces de rouge à lèvres…Quelques traces de rouge à lèvres…

    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

  • Exil(s) ExpressExil(s) Express

    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

  • Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Et si les chômeurs ne chômaient plus ?

    Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand...

  • Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

Offrez-vous le dernier Taguieff