Sur le RING

Cold love, satanic sex and funny suicide

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Alain Jamot - le 26/11/2009 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Pour tout dire, on s'attendait au pire... Sous-titrer un livre « poémessai sur le rock destroy et ses lourdes séquelles », il faut quand même oser. On imaginait déjà quelque truc pitoyable, remugle lycéen mal-branlé vite-torché, daube eighties recyclée, aux envolées bidon et souvenirs adolescents embarrassants...

Eh bien pas du tout. Mais vraiment pas du tout ! Ce livre est un vrai grand moment d'esbroufe littéraire, un ovni improbable échappé de Belgique, et plus précisément de Bruxelles (terre sinistrée s'il en est), un machin inclassable produit en série par un micro-éditeur époustouflant (Le-Mort-Qui-Trompe, ce nom...) de l'Est de la France.

Il fait tellement froid là-bas et il ne s'y passe tellement rien que les autochtones créent, et inventent. On connaissait le parcours improbable de Gérard Nguyen et de ses (mishimesques) Disques du Soleil et de l'Acier (le sublimissime maxi de Sprung Aus den Wolken, Pas Attendre...), il faudra maintenant compter avec Le-Mort-Qui-Trompe...

De quoi s'agit-il ?

L'auteur brûlait de parler de sa grande passion, la musique gothique, et de ses territoires associés : indus, métal-indus, no-wave, batcave, bref tout ce qui fait du boucan, s'habille en noir et vomit sur notre monde depuis trente ans.

Mais plutôt que du faux universitaire, de la compilation laborieuse et encyclopédique, de l'essai « djeunes » pitoyable à-la-Philippe-Manoeuvre (quoique ce dernier pouvait atteindre des sommets dans ses papiers late-seventies de Rock'n'folk), l'homme décide d'agir en écrivain, c'est-à-dire de parler de lui en parlant des autres, et réciproquement.

On songe au Byron de Matzneff, ou aux Décombres de Rebatet, pour la démarche, en beaucoup plus drôle, en beaucoup plus rock'n'roll... et en beaucoup moins politisé, car Giraud semble affligé d'un QI de gosse de CP lorsqu'il s'agit de débattre du bien public !

Le livre doit se lire à petites doses : il ne fait que 150 pages, mais le déluge stylistique, la surabondance de citations et la multiplicité des saillies et autres joyeusetés lascives risquent d'étouffer le lecteur.

On le dégustera donc à dose homéopathique, et ça tombe bien, l'ouvrage n'est pas composé de chapitres mais de bottles (douze en tout), bouteilles plus proches par l'effet d'une Zubrowka survitaminée et congelée que d'un Pineau des Charentes...

Humour !

On est d'abord frappé par l'humour. On rigole, c'est bourré de jeux de mots, de néologismes/barbarismes savoureux, un peu comme du San-Antonio cold-wave, ou du Guyotat drôle. Et ça ne faiblit jamais, les calembours, les conneries, les blagues, quel débit, quel bagout, quelle surabondance ! Jamais l'on n'aurait imaginé se bidonner autant sur un tel sujet. Pourquoi ?

Parce que Giraud est le maître de la distance. Distance avec le thème, distance avec le lecteur, distance avec lui-même. Tellement rare de nos jours de rire, et non pas de sourire, mais de se gondoler grâce à un texte. Il n'y a que les pète-secs et les bas-bleus pour s'imaginer que la littérature, ce doit être triste comme un discours de Jean-François Copé, ou l'oeuvre complète de Claude Simon.

Références !

Parmi la bonne centaine de noms de groupes cités, Giraud en extrait quelques-uns qui l'ont particulièrement frappé, qui sont entrés dans son existence, et il ose écrire tout ce que nous ressentions alors, ce nihilisme exaltant, ce désespoir tonique limite Monde comme volonté et comme représentation, cette envie de vivre aussi forte que celle de se donner la mort, yin-yang post-adolescent puéril et tragique, qu'il faut avoir traversé et senti pour se permettre de lui élever un tombeau lyrique...

Jugez-en par vous-mêmes :

« adorables de cruauté, les jeunes femmes musagètes et germaniques de X-mal Deutschland crachaient leur haine de l'amour sur l'iceberg intitulé Bomerang

Liebe ist wie ein Kaefig ohne Ausgang

Liebe ist wie ein Fessel (...)

Liebe ist wie ein Fleischerhacken

Und bricht dir da Genick

ventresatan que ces succubes étaient belles et souverainement x-maléfiques (deine Qual ist meine Lust, meine Liebe ist dein Tod : ta souffrance est ma jouissance, mon amour est ta mort, bertrandincantaient-elles sur leur itistritextraterrestre « Qual »), pas un cold-wave qui n'eût été prêt à se faire arracher plusieurs testicules à l'aide d'une mâchoire de chat tuberculeux pour une seule nuit passée entre les blondoyantes cuisses d'Anja Huwe, la chanteuse, et de Fiona Sangster, la claviériste, surtout si Manuela Rickers se joignait à l'orgie en nous fouettant les fesses avec les cordes de sa guitare on ne peut plus marquisadicrépante (...)


Et tant pis si Anja Huwe chantait comme un pied, beuglait en virevoltant dos au public sur des rythmiques anémiques et pas toujours en place, quelques sempiternels accords tournant en boucle : l'important ne se trouvait plus dans la pratique, la précision ou la virtuosité, mais dans la capacité à provoquer l'imaginaire, le drame, l'atmosphère... suggestion plutôt que démonstration, évocation plutôt que création...

Et la beauté, merde, la grâce fulgurante de cette amazone teutonne, qui vous clouait sur place avec son visage d'ange, vous transperçait de sa blondeur germanique, vous broyait le coeur avec ses yeux ultra-mélancoliques, archétype de la séduction européenne triomphante et pourtant tragique, Heidi cold-wave et inconsolable, c'était pour nous aussi saisissant qu'un seppuku, ce corps mince et admirable, ce désir qui se transmutait instantanément en nostalgie Mitteleuropa...

On voguait alors loin des centerfold-babes américaines, plastiquement parfaites mais creuses, désespérantes d'optimisme yankee, qui constituaient trop souvent notre ordinaire fantasmatique.

La cold-wave ramenait ces valeurs européennes qui nous manquaient tant, cette morbidezza qui rendait supportable et presque enviable notre existence banlieusarde et/ou provinciale.

On pouvait à nouveau aimer l'Allemagne sans passer pour un néonazi, se souvenir de la Sainte-Vehme, fanstasmer sur les cérémonies industrielles de Kreuzberg, accéder à une profondeur inaccessible aux musiciens anglais, aussi doués soient-ils comme Robert Smith (The Cure) ou Ian McCullough (Echo and the Bunnymen).

DAF !

Giraud nous plonge à nouveau dans le ravissement que fut la découverte de DAF (Deutsch Amerikanische Freundschaft), cette provoc insensée, gays électro et inquiétants, les fesses et les pectoraux pris dans un cuir forcément souillé, qui braillaient avec brio et un courage inouï :


Tanz den Mussolini

Tanz den Adolf Hitler

Und tanz den Jesus-Christus

Tanz den Kommunismus


Neuf ans avant la chute du Mur, ils chantaient déjà le désenchantement absolu, l'impasse des idéologies, la mort de tout ce qui structurait l'imposture de la pensée commune d'après-guerre. Et que dire de tous ces titres qui sonnaient comme des ordres, qui flottaient au-dessus de nous comme des oriflammes que l'on aurait pu croire échappés d'une version hardcore du Chant d'amour et de mort du Cornette Rilke :


Alle gegen alle

Das ist Liebe (das ist Liebe, Blut und Pisse, Blut und Sperma, du und ich)

Ich und die Wirklichkeit


Et enfin l'hymne ultime du clubber germanophile :

Verschwende deine Jugend, gaspille ta jeunesse, brûle-la car il n'y aura rien après, rien qu'un quotidien absurde et déshumanisé.

L'amour est un dandy

Et puis, l'épiphanie industrielle que fut la sortie de l'indépassable Halber Mensch d'Einstürzende Neubauten en 1984, une toile de Soulages s'incarnant dans un vacarme invraisemblable, avec la voix impériale et sépulcrale de Blixa Bargeld, qui murmurait à nos oreilles épouvantées :

Der Tod ist ein Dandy, auf eim Pferd...

Sehnsucht,

Letzes Beast (am Himmel), apothéose minimaliste où le chant se fait mélopée insidieuse sur un simple pattern de caisse claire et d'harmoniques de basse électrique épuisée, et enfin l'invraisemblable

Yu-Gung...

Qui n'a pas cramé des heures sur la version remix d'Adrian Sherwood ne sait pas ce que la ferveur signifie... Le "band" européen ultime...


Sisters !

Seule exception à ce florilège allemand, Andrew Eldritch, le flamboyant leader du groupe goth suprême, The Sisters of Mercy, (trop sommairement cité dans le livre), mais ayant vécu 15 ans à Hambourg, parlant parfaitement la langue d'Hannah Arendt, et recommandant Wittgenstein à ses fans transis sur son site !

Et puis ses lyrics inspirés, ses vapeurs échappées de son amour de T.S. Eliot ou d'Ezra Pound, colorent d'une incontestable dévotion Sturm und Drang ses arpèges maléfiques et ses drum-machines aussi dévastatrices qu'un cluster de chez Penderecki :

 

We serve an old man in a dry season

A lighthouse keeper in the desert sun

Dreamers of sleepers and white treason

We dream of rain and the history of the gun

There's a lighthouse in the middle of Prussia

A white house in a red square

I'm living in films for the sake of Russia

A Kino Runner for the DDR

Giraud sait tout cela, et nous le renvoie, au milieu de Tuxedo Moon, de Kas Product, de Minimal Compact, de ces milliers de groupes anglais, américains, français... qui, en focalisant le mal de vivre et le nihilisme des petits blancs d'alors, ont sans doute évité à bien des jeunes hommes de ce temps de se fourvoyer dans les guerres perdues d'Action Directe ou de la Rote Armee Fraktion...

Il faudra bien un jour que l'Université se penche sur le rôle réel joué par le rock et tous ses avatars comme filet de sauvegarde avant l'irréparable. Dans le dark rock, on rêve la Mort, la violence, le sang, on se débarrasse sans heurt de la haine irrépressible qu'inspire un monde adulte sans âme et sans honneur.

On se grime, on se vêt de noir, dans un folklore souvent pathétique, pour ne pas se tuer, et ne pas tuer les autres.

Une guitare électrique bouffée de chorus et de flanger branchée dans un Marshall 100 watts pour ne pas se faire sauter le caisson ou jouer Columbine en bas de chez soi...

On peut en rire, s'en moquer, mais ça a existé, ça persiste. Comment se fait-il qu'aucun intellectuel français omniprésent médiatiquement ne se saisisse de cela ? BHL est sourd musicalement (il l'a avoué lui-même), Finkielkraut ne voit pas la différence entre un Juno-106 et un Korg MS-20, les autres s'en foutent et préfèrent pérorer pour trois subventions et deux passages télé... Peut-on faire éternellement comme si la passion de millions d'humains depuis cinquante ans pour le tchic-boom-boom et les décibels ne signifiait rien ?

Seul Dantec peut-être a su deviner en francophonie les liens secrets entre les vibrations électriques et le mal qui ronge les cerveaux lycéens...

Et puis Giraud, of course. Giraud l'artiste érotomane, le queutard, qui, comme tout vrai séducteur littéraire, avoue son faible score (60 filles), sa laideur (toute relative, allez voir sur Google), son complexe vis-à-vis de Rocco (Giraud ne propose que 18 centimètres), son vide intérieur, et malgré ses dénégations, son romantisme...

Giraud, qui comme Patrick Eudeline (probablement le seul écrivain-rock français), ne se décide pas à sortir du rock et affronte crânement le ridicule et le rappel incessant des années qui passent.

De soirées en soirées, il reste le dernier à s'imposer la cold-wave comme un silice, un supplice permanent, alors que tous ses potes roupillent devant la télévision et honorent vaguement madame un week-end sur deux.

Je ne m'inquiète pas pour lui, l'olibrius va comprendre un jour que l'écriture, conçue comme un art martial, transcendera sa nostalgie teenage et l'emmènera planer bien haut entre Bukowski et Burroughs, ses saints patrons, until the end.

L'amour...

Enfin, ses égéries, aux noms préraphaélites (Poética, Pucellina, Blondica Brumosa...) lui inspirent bien plus que de turgescentes émotions : de l'amour, ainsi que ce Des Esseintes gothique le confesse imprudemment :


Tu peux comprendre, cold-wave, la cruauté que c'est de dire « mise en perce » de la femme la plus ultratransaimée de toutes celles, nombreuses nonobstant, que jamais nous lovifuckâmes, si tu peux comprendre cela tu es un vrai cold-wave et je t'aime, car l'amour nous le pesions à sa juste pâleur et n'attendions plus vraiment grand-chose de ce voleur de sérénité

This is the end, my friend...

Vous l'aurez compris, la lecture de Cold Love est hautement recommandée. Comment laisser passer un brûlot pareil, une telle vision Caspar David Friedrich du rock'n'roll ?

On s'étonnera quand même au passage de l'absence de Die Form, d'Etant Donnés, de Clair Obscur, de Vivenza, et de Metanoïa (auquel participa l'auteur de ces lignes, un chouette morceau produit par Pacific 231 sur la compilation L'Enfer est intime )... Giraud ne snoberait-il pas la scène indus parisienne/française d'alors ???

Et seul bémol à notre dithyrambe, la profusion de références musicales eighties déboussolera peut-être le lecteur lambda ou trop jeune pour avoir connu ces temps héroïques. Mais le style, le style !!! emporte tout, et même si vous n'avez jamais entendu parler de Cassandra Complex ou de Neon Judgement, vous vous laisserez submerger par ce flux continu (sans ponctuation ou presque !), cet amour drolatique du son et de la fesse, ce tombeau baroque élevé à la mémoire cold-wave...

Alain Jamot

 

Cold Love, satanic sex and funny suicide,  Théophile de Giraud, Le-Mort-Qui-Trompe, 2008. 160 p.


P.-S. : mention spéciale pour la conception graphique et typographique, avec police improbable mais lisible, titres courants à l'horizontale et foliotage en milieu de marge, un régal.



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