Sur le RING

Chemins de travers

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Pierre Poucet - le 14/12/2010 - 23 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

« Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute assez convenue, n'en finit pas de m'intriguer. Non pas sur le plan intellectuel, ça c'était plié d’avance, nous ne sommes jamais qu’en face d’un simple article de vulgarisation journalistique, pardonnez le pléonasme; en revanche, sur le plan rhétorique, l’article demeure l’une des plus belle pièce de collection des manières de (mal) faire en journalisme. Et de charrier la doxa. Ainsi qu'une autre chose que l'élégance me commande de taire.




Les chemins de la gloire

Sortie de la promotion de Science-Po 86 – la promo Anne Roumanoff – après des études de lettres, Ariane Chemin a faim. Très faim. Son diplôme en poche, elle décide d’en faire un petit bout, de chemin. Errant le long des boulevards parisiens parsemés de restaurants chics et chers, sa conscience politique s’aiguise peu à peu. Et son appétit. Ariane théorise de longues heures durant pour aboutir à ce constat gastrique fracassant le soir du 22 juin 1994: les petits ont faim, les grands mangent. Théorème.

Ariane Chemin s’enquiert aussitôt auprès du Fouquet’s des modalités d’inscription en « Master de géopolitique des diners-mondains-auxquels-on-n’assiste-pas ». Qui lui adresse une fin de non-recevoir. Pas grave, elle attend, persévère, et en en 2007, après plusieurs séminaires « Poulardes sauce morilles » et colloques sur le « Steak tartare de luxe préparé à trois mains » (dont les actes sont publiés dans la très cotée Revue de la Recherche en Boustiffaille), Chemin décroche sa thèse de doctorat en Gastropolitologie-par-coutumace. Sa thèse, intitulée La nuit du Fouquet’s, en 2007, est disponible chez Fayard.

C’est donc munie de ce bagage intellectuellement consistant qu’Ariane Chemin relate dans l'Obs le souper du 14 novembre dernier à l'Élysée entre le chef de l'État, Houellebecq et quelques-uns des amis conviés par l’écrivain. Et c’est donc avec cet article publié la semaine dernière que l’on consommera les mets les plus délicats au menu des écueils des récits media-toc en boîte. Une leçon qui vaut bien un fromage.

Ariane Chemin, ou l’art de l’affabulation

Ce (dernier) souper inspire une hypothèse théorético-gastrique à Ariane, en orbite et en un seul mot: « Et si, dans cet étrange dîner du 14 novembre, s'écrivait aussi un tournant du quinquennat ? ». Après tout, oui, « le 6 mai 2007, c'était bien au Fouquet's, loin des caméras, que s'était jouée la scène inaugurale des cinq ans à venir ». Pas mutatis mutandis, Ariane repense entièrement sa thèse: le souper du 14 novembre sera un Fouquet’s bis. Hypothèse. Protocole expérimental: Récolte des on-dit des uns et des autres qui ont pu prendre et place autour de la table et notes sur leur carnet moleskine (Enquête dite d’ « observation radicalement non-participante »). Conclusion de l'enquête: Ce dîner demeure « un viatique idéal pour une campagne où, au premier tour, il faudra rassembler toute la droite ».

Le reste n’est que lis tes ratures.

Manuel pratique à l’usage du jeune journaliste. Leçon 1: « l’expertise critique » du rubricard

L’article fonctionne selon une conjonction simpliste de pratiques rédactionnelles typiques de la sous-culture de ces « rubricards specialisés » (1) que sont les journalistes des pages « Politique » et « Société » des principaux quotidiens nationaux. Ariane Chemin y a en effet exercé son talent littéraire au Monde avant de rejoindre le Nouvel Obs – transfert de compétences – et cette expérience le lui rend bien: « cadrage » strictement politique de l’évènement (ce diner est un Fouquet’s bis), réductionnisme interprétatif (tout est politique,  même le risotto servi en l’honneur de Teresa Cremisi, vive l’Italie, les pâtes et le Cianti), structure narrative à mi-chemin entre le fait-divers et les pages people de Biba. Le tout dans une tonalité ambiance conviviale et détachée du comme si vous y étiez.

Leçon 2: Faire comme si vous y étiez

Je le rappelle, Ariane Chemin n’était pas de la partie le 14, le risotto étant casse-burnes à préparer les soirs de remaniements. L’expertise critique de notre enquêteure pugnace permet ainsi au lecteur de l’Obs d’apprendre que: « Carla a lu le début de "la Carte et le Territoire" à haute voix [au président] devant ce risotto commandé aux cuisines pour faire plaisir à l'autre “Italienne” (quelle classe…) de la table, Teresa Cremisi, PDG de Flammarion ».

On sent tout de suite l’utilité sociale d'une accroche aussi subtile que pertinente: valoriser son expertise pour analyser au mieux la communication politique des gouvernants, soulever les questions de fond, rendre compte au plus près des luttes partisanes du point de vue de l’usager. Autrement dit, faire de la politique tout en racontant des conneries susceptibles d'intéresser et la Marquise et le pochard.

Car après tout, un journaliste politique reste un journaliste militant (2). On ne peut pas le forcer à ne pas voir du politique partout, et même dans un risotto. Ce serait comme demander à un sèche linge de laver la vaisselle, j’ai déjà essayé, ça ne marche pas. Du coup: on lui présente un risotto, il y voit le clash des civilisations.

Poursuivons. « Autour de la table figurent enfin les special guests deMichel”: David Kersan (...) jeune homme aux yeux bleu acier » dont Chemin a pu, depuis très loin, percevoir les lueurs « et au beau visage androgyne », ce qui ravit notre rédacteur en chef. Ou pas. « [David Kersan] se présente comme l'agent de Maurice G. Dantec, “combattant chrétien et sioniste” autoproclamé ». Qui s'autoproclame quoi? (ambigüité totale – c’est de l’info en plus pour le next buzz politique mega twitté de la semaine).   

Mais qui est ce David Kersan, se demande Ariane en chemin? Et comment mieux le connaître ? Je suis journaliste, j’ai mes méthodes, je fais mon job de journaliste : « Sur Facebook [donc], David Kersan aime George Bush, les “tea party patriots”, Radiohead et le free fight, où tous les coups sont permis. Il dirige “Ring”, le webzine supposé inclassable des “jeunes gens modernes”, que Houellebecq considère comme “le meilleur site d'information” ».

Houellebecq, Dantec, le christianisme, le free fight, Ring, Radiohead, le fait d’avoir cliqué « J’aime » au bas d’un article sur les Tea Parties posté par un « ami » sur son mur… David Kersan ne serait-il pas un petit Bush 2.0? Ça sent le napalm. Au téléphone, David me demande : « T'imagines ce que ça aurait donné si j'avais cliqué  « J'aime » sur la page Facebook de Gaz de France? ». C'est de l'humour juif.

Poursuivons. Également conviée à ce petit dîner chez Tyrannie, Isabelle Chazot, « jolie quinquagénaire (…) rédactrice en chef de “FHM” et de “Playboy” qui ressemble à Isabelle, de La possibilité d’une île », la patronne de Lolita – dans le livre, oui, tout est clair, non? Isabelle sera donc l’héroïne houellebecquienne de la soirée, un peu de fiction politique trash (penser à appeler Antoine Chainas). « Le président qui l'observe ce soir sait-il que “20 Ans”, qu’[Isabelle Chazot] dirigeait en 2003, avait reçu des pots de peinture rouge d'Act Up après un article intitulé “Treize bonnes raisons de ne pas coucher”? Alain Soral avait volé au secours du mensuel ».

Ou comment en une phrase suggérer l’ignoble.

« Que pense-t-elle, ce soir, la véritable Isabelle, en regardant ce président qui sourit tout près d'elle? » Ce qu’elle en pense? Ce qu’elle veut. Elle se tape un risotto avec le chef de l'État, point.

Voilà pour les « guests » que-Chemin-n’a-pas-rencontrés. Mais ils étaient bien là. Wohl oder übel.

La carte et le territoire comme programme politique de l’UMP

Si si. « Il y a dans ce souper comme un message. Certains fins esprits ne s'y sont pas trompés [et comment!]. Guillaume Bachelay l'un des socialistes les plus cultivés, a répété que “La Carte et le Territoire” jouerait dans la campagne sarkozyste de 2012 le même rôle que la “note” d'Emmanuel Todd sur la “fracture sociale”en 1995. »

Nous apprenons donc ici très habilement que La carte et le territoire s’annonce comme le futur programme politique de l’UMP pour 2012. Ça vaut son pesant de cahuètes, en journalisme politique… Aussitôt, le nègre de Martine Aubry saisit sa plus belle plume: « On doit se battre pour que la France que décrit Houellebecq pour 2030 reste un cauchemar littéraire. » Tout ça IRL.

Houellebecq avait vu juste: en 2012, ça va pulser grave. Ça va nous changer de la fondation Saint-Simon (3).

Malgré une indigestion consécutive à son non-repas, Ariane Chemin trouve la force de se demander des choses. « Et c'est à se demander si un troisième chapitre n'est pas en train de s'ouvrir dans l'histoire mouvementée qu'entretient Sarkozy avec le monde des lettres ». C’est pourtant bien sûr! Houellebecq, le risotto, Kersan, et puis Chazot (penser à écrire un poème avec Delerm)... ce dîner: c’est une métaphore du remaniement! C’est le programme idéologique à venir. Tenons-nous prêts: en 2012, le programme UMP oscillera entre Playboy et le modèle social de La carte et le territoire (prévoir du Tranxen).

Michel, où es-tu?

Houellebecq s’emmerde un peu à ce diner: « La politique ennuie le Goncourt: il ne vote qu'aux référendums (“non” à Maastricht en 1992), [il] méprise Alain Duhamel (“Rien que de penser à lui, je ris”) ». Et moi aussi, c’est d’ailleurs ce que je démontre à mes étudiants.

Malgré tout, c’est peut-être lui, Houellebecq, qui s’en sort le mieux au cours de ce dîner, avec des déclarations (forcément) décalées, mais incontestablement pionnières : « On n'a aucun devoir par rapport à son pays » la France reste pour lui un « hôtel »… Eh bien quoi?  Lui reprocherait-on de mettre en mot ce qu’il advient de ce pays depuis trente ans? Et qu’on a enfin décide d’appliquer, manière décomplexée? « Avec Nicolas Sarkozy on est tombé sur un type sincère », ajoute le romancier. Je plussoie.

« Évidemment, Malraux avait d'autres arguments pour défendre de Gaulle », précise la gastropolitologue. Certes. Mais Houellebecq dirige-t-il les Maisons de la Culture ? Dans un sens pourquoi pas, oui. J’imagine Demain les chiens au programme du Bac L, la physique quantique dans les prérequis du brevet, Playa Blanca en hymne national, d’immenses cybercafés comme autant d'Appareils Idéologiques d’Etat...

Oui je cite Althusser. Mais je pourrais tout aussi bien paraphraser Gramsci, comme le fait le Président. Car au final, Nicolas Sarkozy a tout a fait raison sur un point – qu’on le déplore ou qu’on le loue: la politique se (re)joue sur le terrain de l’idéologie. La victoire politique passe par l’hégémonie culturelle. D’où ce souper avec des intellectuels pas tout à fait organiques au sens gramscien. Mais le XXIième siècle sera spirituel. Ou ne sera pas.
 
Sarkozy, Gramsci, Althusser et nous

Le rôle des Zhommesdelettres dans la politique est évidemment capital. Pour je ne sais combien de temps encore (à la mort d’Alain Minc?). Toujours est-il que le pouvoir doit compter avec eux. Et sa Majesté l’a bien compris. Nos intellectuels également, je suppute, qui ne sont tout de même pas si cons pour ne pas le comprendre. Pas besoin d’une demi-plombe de décryptage d’actu avec Schneidermann le dimanche matin sur Arte pour cerner le problème.

Et il en a beaucoup des Gensdelettres autour de lui, Nicolas Sarkozy. Tillinac, Glucksmann, Zemmour, Levy, Moix (« avec Nicolas Sarkozy (...), force est de reconnaître que nous avons une boîte à idées », écrivait-il dans le Figaro le lendemain du diner)... Également Gallo, et  peut-être même Patrick Besson… Tout ce petit monde apporte, volontairement ou non, sa pierre à l’édifice sarkozyste. Et soyons honnêtes: la bataille des idées est gagnée par la droite, c’est un fait. Le louer ou condamner, c’est entrer en politique. Ou passer du journalisme des pages « Politique » du Monde au pages « Littéraires » de l’Obs. Je laisse cet entrisme aux gastropolitologues de la cuisine médiatique (4).

Le Ring selon le Nouvel Obs. Ou les enseignements du mauvais journalisme politique (leçon 3)

Ce qui reste difficilement tolérable en revanche, c’est cet indestructible et péniblement pérenne réductionnisme politique dont fait preuve l’engeance journalistique à laquelle appartient madame Chemin – qui ne fait que son travail. Je sais les contraintes techniques et économiques qui pèsent sur la rédaction de l’Obs – de toutes les rédactions en général –, je sais la nécessité de l’urgence, l’impératif de simplification, de clarté et de didactisme du journaliste. Mais j’exècre la bêtise, les constats yeux fermés, les sous-analyses de première année de licence de science politique. Et je méprise la connerie.

J’apprends que le Ring selon Chemin est une revue aux « signatures très masculines » (2 nanas sur 30 journalistes, vrai, faut faire un effort les mecs); que le Ring « adule le très tendance Philippe Muray », que nous avons trouvé très pertinent, effectivement, et ce bien avant que Luchini ne fasse monter sa voix jusqu'à vos oreilles; « mais aussi [adule] Taguieff », oui, au nom de la libre pensée, et dont vous avez omis de préciser son militantisme au CRIF, ce qui au final vous permet de l’accabler sur Mein Kampf – coup bas; « Zemmour », que nous avons interrogé à deux reprises, sans réelle satisfaction j'ajouterais), « Hortefeux » (et là, vous avez fumé Madame Chemin ? Reprenez-vous); ainsi que « le criminologue Xavier Raufer » qui, oui, écrit dans nos colonnes. Tout comme l'ont fait Fernando Arrabal, Raphaël Sorin, Jean-Louis Costes, feu Muray, Marin de Viry, Pierre Cormary, et Maurice Dantec.

Le Ring « moque ensuite férocement Stéphane Hessel » (et alors?), « Villepin » (et Aubry, et Royal, et Sarkozy, et Mélanchon, et Soral, et…), « de Gaulle », (faites tourner, Ariane, vite) « l'Islam » (oui, nous interrogeons l’Islam. Et l’islamisme. Ainsi que le Catholicisme, le Protestantisme, le Bouddhisme, pas mal d’autres ismes).

Nous apprenons ensuite que le Ring « moque Sollers » (et qui ne le fait pas? C’est prophylactique), de même que le « supposé ghetto de Gaza » (est-ce incontestable?). Personnellement, je me permets de préciser que je moque également la politique extérieure israëlienne, à l’instar de votre collègue Caroline Fourest, par exemple. Enfin nos signatures font - je suis heureux d’apprendre qu’Ariane aura au moins tiré de son elliptique lecture de nos pages quelque chose d’à peu près convenable - nos signatures font « la guerre au politiquement correct. »

Puis vient la perfidie pure: « Donc [le Ring] milite pour une édition critique de “Mein Kampf" ». Fin du paragraphe, à la ligne.

J’ai d’abord souri. Puis moins. Puis pas. Ce : « Donc ». Ou comment nazifier en 11 mots. Pas mieux.

Si nous « militons » – « proposons » serait plus juste – pour une telle édition, chère Madame Chemin, c’est en quelque sorte par ce que cela semble être la meilleure des pires solutions. Je me permets ici de vous rappeler que Mein Kampf tombera d’ici quelques années dans le domaine public – It means: le moindre abruti en fera à peu près ce qu’il voudra – et que face à cette échéance malheureuse, mais néanmoins légale (legality differs from legitimity), il est pensons-nous préférable d'apporter une petite note critique à cet ignoble ouvrage au sujet de différents points de détail, n’est-ce pas, de l’Histoire de la deuxième guerre mondiale, je sais cette blague est douteuse, l’époque la proscrit. À moins que vous ne préfériez, Chemin faisant, que l’individu lambda, ou le journaliste de base des pages « Politique » de Minute s’enivre d’un tel ouvrage, et de vin, de poésie ou d’absence de vertu, à sa guise?

Vous êtes libérale, ce doit être dans la logique de votre schéma intellectuel.

In cauda venenum


Enfin, au bout du chemin, suggérer que le Ring pourrait bien faire partie de ce « viatique idéal pour une campagne où, au premier tour, il faudra rassembler toute la droite », appelle deux choses: correction et sentence. Les faits sont tenaces, et vous confondent, Chemin. Cette citation révèle très exactement ce pour quoi vous êtes psychologiquement programmée: n’envisager la politique que sous l’angle niais de ce que l’on appelle chez les gens compétents la « horce race competition », autrement dit la politique comme course de petits chevaux. Revenez aux pages « Politique » du Monde, par pitié.

Deuxièmement, sentence. Votre remarque témoigne d’une erreur d'analyse, d’une exagération burlesque; en un mot c'est une caricature. Et vous inspirez drôlement de stupides rédactrices de France2.fr - la « circulation circulaire de l’information » aurait dit Bourdieu - dont la déjection numérique qui vous plagiait a depuis été précieusement retirée, pour le plus grand bien de l’humanité.

Nous ne sommes pas d’extrême-droite, chère Madame Chemin, pas plus que vous n’êtes de gauche. Le Ring se veut, et se doit d’être transpolitique. Vous me direz: « C’est une idée de droite ». Je vous répondrai: « Et alors? » Avec un peu d’imagination, et de patience, demain cette idée sera peut-être de gauche. Les plus marxistes d’entre nous ne se trouvent-ils pas aujourd’hui parmi lecteurs des pages saumon du Fig’?

Et le Ring est bien plus que tout cela. Venez dîner avec nous si cela vous enchante, ça vous fera une belle thèse. Le Ring est une arène, Chemin, un champ de bataille où s’affrontent les esprits, où collaborent sur les voies tortueuses de la conflicutalité des âmes en peine « tantôt sordides tantôt burlesques » pour reprendre les mots de Houellebecq, vers une utopie morte-née: la Pensée, l'Écrit.

Si nous n'avions qu'un parti, il serait de l'Intelligence.

Détour par Dantzig

« Tout est politique, objectent certains [et même le risotto – c’est nous qui rajoutons]. N’ayant pas, comme dit Malraux dans les Antimémoires, “le sentiment d’infériorité du Girondin devant le Montagnard, du libéral devant l'extrémiste (…), je leur répondrai qu’ils sont des terroristes, des totalitaires, des inhumains ». Charles Dantzig.

Méditez ça en chemin, Ariane. Et comprenez. Et si de l’obtenir je n’emporte le prix, j’aurais au moins l’honneur de l’avoir entrepris.

Je ne vous dis pas bonsoir.

Pierre Poucet


(1) Lire « Les pages "Société" ou les pages "Politique" en creux. Retour sur des conflits de bon voisinage », p. 189-213, in Journalisme et dépendances, sous la direction de Jérémie Nollet et Yvan Chupin.
(2) Selon le témoignage d'une journaliste des pages « Société » du Monde, Ibid, p. 205.
(3) Michel Houellebecq, « L'homme de gauche est mal parti », dans Le Figaro du 6 janvier 2003.
(4) Voir notamment Le Monde dans l’arène de Jean-Louis Comolli. Très chiant mais Instructif.



Toutes les réactions (23)

1. 13/12/2010 23:48 - fghsthg

fghsthgMais d'où vient la fuite ? La bonne dame est percluse de bonnes intentions.
Et comme chacun sait, l'enfer etc.

2. 14/12/2010 08:26 - OhMe

OhMeCet article d'Ariane Chemin aura au moins eu le mérite de faire prendre conscience à David Kersan à quel point le slogan en en-tête du Ring était ridicule ! « Le magazine des jeunes gens modernes » allez ouste, à la poubelle la devise ringarde ! « The Universal Tabloïd » ça fait plus cosmopolite, c'est dans le ton !

N'empêche, Marin de Viry au café de Flore avec BHL, David Kersan à l'Élysée avec ses potes du Goncourt et de Flammarion... oublions le « parti de l'Intelligence », trop pompeux et maniéré, le « parti du Système » serait finalement bien plus adéquat pour qualifier le credo du Ring !

3. 14/12/2010 09:29 - Zoé

ZoéIl ne fallait pas s'attendre à autre chose du nouvel obs, organe de presse classé bien à gauche, bien pensant par définition, stalinien à souhait et connu aussi pour cela.

4. 14/12/2010 09:32 - Angy

AngyBrillant papier, comme toujours. Quand je repense au fric jeté par la fenêtre avec l'achat de son livre "le diner du Fouquet's" ! 150 pages écrits en caractères énormes pour ne rien dire, juste la liste des convives et savoir si Cécilia vient ou pas, et elle se dit journaliste, pire : écrivain ? Parcourez le en fnac, je vous trouve encore bien gentil Mr Poucet !

5. 14/12/2010 09:47 - Ellroy

EllroyMise au point intéressante, c'est vrai que j'ai été surpris d'apprendre en lisant l'article du Nouvels obs que le Ring était une sorte de cheval de Troie des idées des droites extrêmes et que son fondateur (que je ne connais pas) David Kersan une sorte de bouldog fascisant mais peut être que je suis trop tolérant envers le Ring. Cela dit vous avez le mérite de défendre en argumentant, mon écrivain favori, celui qui m'aide à supporter la (post-) modernité et l'époque dans laquelle je vis et que je hais (jeune homme de 25 ans que je suis ) : Michel Houellebecq ; c'est une peu court je le concède mais rien que pour cela je continuerai à vous lire. En plus de proposer des analyses irrévérencieuses de l'actualité, avec une qualité littéraire que l'on ne retrouve dans aucun journal papier (j'en fais trop peut-être), même si vous railler de manière un peu facile la gauche (mais elle donne le baton pour se faire battre) vous lire m'apaise et me donne du grain à moudre; tout le reste n'est que littérature....
amicalement.

6. 14/12/2010 10:36 - Marlow

MarlowAssez bien balancé je dois reconnaître cet article-réponse à celui de madame Chemin que je n'avais pas lu, que je viens de lire, tout en lisant celui-là.
L'article d'Ariane Chemin me semble très bancal et vos arguments, Pierre Poucet, sont souvent justes. De mon modeste point de vue, j'ajouterais que le point de départ de l'article d'Ariane Chemin me paraît d'emblée ne pas tenir la route de la pensée (oui, je sais j'aurais pu dire chemin…). Madame Chemin semble considérer que le dîner du Fouquet's serait une scène inaugurale des 5 ans qui ont suivi. Bien sûr, il s'agit de la thèse de son livre, l'on peut comprendre qu'elle y souscrive. Mais de là à en faire un angle de pensée, un outil intellectuel pour analyser la réalité, une sorte de paradigme, cela me paraît intellectuellement étonnant. Il faut dire que la situation est tentante. Voilà un dîner présidentiel, avec personnalités appartenant aux cercles intellectuels et/ou médiatiques, dont le tout frais prix Goncourt, en pleine actualité politique (remaniement et positionnements post-campagne présidentielle). Un dîner, autrement dit une aubaine pour remettre le couvert. Voilà donc un dîner inaugural, oui c'est ça, un dîner qui inaugure une nouvelle période, celle de la campagne de 2012. Puissante analyse !

Bon, madame Chemin, le coup du dîner inaugural, je ne suis pas convaincue. Je ne suis pas convaincue par le sens de celui du Fouquet's et encore moins par le sens que vous donnez à ce dîner du 14 novembre. Des dîners présidentiels doivent se dérouler plus fréquemment que 2 fois en 3 années et une demie de présidence de Nicolas Sarkozy. Des dîners où sont prévus toutes sortes de mets et pas seulement du risotto pour faire éventuellement plaisir à une convive italienne. Bien sûr, tout cela, ce dîner, le choix des convives, le plan de table, le risotto,…tout cela n'est pas anodin. Tout cela a été choisi, décidé. Tout cela montre que l'actuel Président de la République et au moins une partie de son entourage attachent une importance aux gens de lettres. Et alors ? Qui pourrait les en blâmer ? Et alors, quoi de neuf ? A quand un nouvel article de Madame Chemin ou un livre sur tel dîner entre François Mitterrand et Marguerite Duras ? A quand un nouvel article de Madame Chemin ou un livre sur tel dîner entre Ségolène Royal et Bernard-Henri Lévy ? A quand un nouvel article de Madame Chemin sur tel dîner entre Dominique Strauss Kahn et Marie N'Diaye ? Le milieu journalistico-politique français serait-il davantage habitué à des dîners gens de lettres-gens de politique de gauche plutôt que gens de lettres-gens de politique de droite ? Je vais peut-être un peu vite en besogne, mais en filigrane, je pense qu'il y a tout simplement de cela dans cette histoire de dîners soi-disant inauguraux.
Cependant, ne soyons pas dupes, bien sûr qu'il s'agit pour gens de Présidence et entourage de se situer au centre de la vie intellectuelle du moment. Vous citez, Pierre Poucet, cette phrase : "La victoire politique passe par l'hégémonie culturelle". Juste phrase. Bien qu'elle ne soit pas toujours vrai dans les faits en France, l'hégémonie culturelle étant plutôt du côté de la gauche. Peut-être l'article de Madame Chemin est-il simplement la réaction d'un gens de journalisme politique qui préférerait que l'hégémonie culturelle reste du bon côté, le sien ?

7. 14/12/2010 11:34 - HP

HPEn tous cas, sur la photo il a l'air de se faire bien chier Michel (pris qu'il est encore dans sa com du Goncourt. Il semble qu'il ait vraiment envie de passer à autre chose. Ce qui est le plus compliqué dans sa non-thèse, c'est que son sujet (MH), est celui qui se fait chier et parle le moins. Du coup, elle est obliqgé de faire parler et de parler des autres et sa thèse en prend un coup.

Dans cette logique, on aimerait quand même savoir ce que Sarkozy pense de MH et de son oeuvren, s'il l'a lue etc. Autant de choses qui réduisent la portée de cet article.

8. 14/12/2010 11:36 - Hants

HantsLa photo est bidon, c'est un photomontage !

9. 14/12/2010 12:34 - Emmanuel

EmmanuelSon papier est stalinien, pas grand chose à en dire, elle meuble et les réactions de nos bons petits lecteurs du nouvel obs, sous l'article, tout aussi affligeantes.

10. 14/12/2010 14:14 - HP

HPOui, j'ai vu c'est gros comme une maison, c'était un peu de cynisme. C'est surtout dans son texte bien sûr qu'on sent que c'est sur MH qu'elle a le moins à dire.

11. 14/12/2010 15:19 - Léo W

Léo WCelle-ci aurait tant aimé manger à l'oeil au palais.
Elle se contente de la cantine du nouvel obs et d'un article à la volée.
Je ne sais même pas si c'était vraiment utile de répondre à ça, elle ne lira sans doute pas l'article trop occupée à préparer un nouvel article(la quantité de toute évidence).

12. 14/12/2010 17:42 - Nicolas

Nicolas"Et si, dans cet étrange dîner du 14 novembre, s'écrivait aussi un tournant du quinquennat?" ( Dixit Ariane Chemin, dont le fil n'est effectivement ni bon, ni facile à suivre. )

Pour autant, l'article d'Ariane a ce mérite de détourner l'attention d'un autre dîner, celui du club "Le Siècle", un peu éventé ces derniers temps, et des plus récents "Dîners de l'Atlantique".

http://www.renovatiotv.com/blog,apres-les-diners-du-club-le-siecle-les-diners-de-l-atlantique-29-octobre-2010,414702.html

13. 14/12/2010 18:18 - Charles

CharlesJuste retour du baton,
lecteur régulier du Ring, mais aussi du nouvel observateur, je suis resté perplexe en apprenant par madame Chemin que les idées d'extrème droite emplissaient les pages de ce site qui me procure, enfin, tant de plaisir à questionner et réfléchir. Suis-je un extrémiste de droite ? C'était la première fois que je me posais la question. Votre éponse M. Poucet était importante, au rique de donner du crédit et de l'importance à un écrit qui n'en n'avait pas.

14. 14/12/2010 19:36 - Spiridon

SpiridonArticle brillant, M. Poucet, mais je suis au regret de vous informer que vous vous méprenez sur les motivations de Mme Chemin.
Mme Chemin nest une journaliste mondaine.
Dans le monde de Mme Chemin, on n'existe que si l'on peut faire croire que l'on a la confiance des puissants qui nous abreuvent de leurs confidences.

L'article de Mme Chemin ne s'adressait pas aux lecteurs de l'Obs (dont elle se fiche éperdument et qu'elle ne rencontrera jamais), mais à ses confrères journalistes politiques.

Le message peut se résumer à : "Voyez comme je suis bien informée ! Même que je sais ce qu'il y avait dans les assiettes. Nananère."

Le reste de l'article, y compris le passage sur Mein Kampf, est de la chantilly destinée à enrober et donner une consistance factice à la seule VRAIE info qu'a réussi à glaner l'enquêtrice de choc : ils ont bouffé du risotto.

Ainsi va le journalisme politique.

La campagne a commencé, on n'a pas fini de se marrer.

15. 15/12/2010 22:18 - J.

J.Au moins une chose positive, si on parle du Ring dans la presse de grande diffusion c'est qu'il commence à devenir une référence.
Pourquoi, cela dit, cette difficulté à vous affirmer de droite, c'est interdit, ou bien ?

16. 15/12/2010 23:56 - Nach Mavidou

Nach MavidouIl n'y avait guère d'amitié à attendre du Nouvel Obs', comme le dit Zoé. La tournure désobligeante de l'article est fort déplaisante car on se sert de la synthèse pour déformer l'information concernant cet auguste site. C'est aussi la rançon du succès pour le Ring. Peut-être que le clivage entre medias papier et internet a joué aussi.

17. 16/12/2010 17:43 - Nerva

NervaL'article de Mme Chemin m'a fait découvrir le Ring que je ne connaissais pas et que j'apprecie de plus en plus

18. 17/12/2010 10:33 - alciator

alciatorMme Chemin journaliste? Faut pas Poucet!

19. 17/12/2010 14:52 - HP

HPOui, le Ring permet à tous ceux qui pensent différemment de nos bien-pensantes élites de se cultiver et de s'exprimer et c'est très bien. De toutes façons, pour être taxé de fasciste ou d'extrêmiste et de raciste, c'est pas très compliqué : il suffit de ne pas être d'accord, quelque soit les faits ou arguments, pas d'importance. C'est dommage, car cette politique a porté ses fruits, et les gens doivent penser comme tout le monde ou bien en secret. Du coup, c'est 1984 à l'envers !

20. 24/12/2010 16:52 - thierry bruno

thierry brunoPendant des années, j'ai lu le Nouvel Obs, pas par conviction mais une soeur abonnée et chaque fois que j'allais chez elle, je prenais ma doses de sottises, de mauvaise foi, de malhonnêteté intellectuelle. Et puis après une dizaine d'années, j'ai estimé que j'étais proche de la dose létale et que la cause était entendue. Maintenant, grâce à Internet et ses liens, à doses homéopathiques, je relis un article par ci par là de cet hebdomadaire : rien de neuf sous le soleil de la gauche bien-pensante. Toujours la même mauvaise foi, toujours la même malhonnêteté intellectuelle, toujours le goût de la boue. 5 minutes de perdues à lire un article fangeux. Celui de Miss Chemin est dans la ligne du parti (-pris et plus à prendre mais plutôt à rendre). Une envie : passer sa Chemin et retourner vers la littérature, celle qui s'est éteinte un certain 2 décembre 1980, rue du bac, avec Romain Gary.

21. 15/03/2011 21:22 - Jean Georges Charles Emile Hector Tronchier de la Varennes à Poussoir

Jean Georges Charles Emile Hector Tronchier de la Varennes à PoussoirPierre, Pierrot, Poupouce,

Vous venez de m'apprendre que le Nouvel Obs existe encore ! On a donc trouvé un gars pour conduire l'épave à la dernière station : tant mieux, ça nous salopait l'tapis du terrain vague.

ps : ne me demandez pas ce que c'est qu'une Varennes à Poussoir, j'en sais foutre rien : "On choisit pas ses parents on choisit pas sa famille..." (Maximilien de Robespierre) - phrase honteusement reprise au XXème siècle sans citer l'auteur.

22. 28/03/2012 10:28 - Jesse Darvas

Jesse DarvasIl y a une réponse plus simple à faire à Ariane Chemin. La voici:

Elle a qualifié ce site d'extrême-droite.
Marc-Edouard Nabe aussi, dans une interview à Fluctuat, a qualifié ce site d'extrême-droite.

Or Marc-Edouard Nabe est ami de Dieudonné qui est ami de Faurisson, et a écrit Le régal des Vermines, que Gérard Miller a qualifié de livre "infâme", et où l'on trouve notamment le mot "youtre" ainsi que des éloges de Rebatet.
Donc, par la même logique d'amalgame que celle qu'elle vous applique, vous êtes en droit de qualifier Ariane Chemin de compagnon de route des négationnistes et des nostalgiques de la Collaboration.

Fermez le ban.
(je précise pour éviter toute incompréhension qu'il ne s'agit que d'une démonstration par l'absurde, et que je ne crois pas plus au nazisme d'Ariane Chemin qu'au négationnisme de Nabe)

23. 19/10/2012 18:35 - Peu

PeuMais si je suis un robot.
La preuve : je n'ai rien compris à cet article à propos d'un article. Un robot ne peut pas comprendre un narticle, c'est trop lui demander. On a envie de dire, bon, va directement au sujet mon copain, sans passer par un article...

Mais bon ceci dit le site "Ring" est chouette.

Ring 2012
Dernière réaction

Mais d'où vient la fuite ? La bonne dame est percluse de bonnes intentions. Et comme chacun sait, l'enfer etc.

fghsthg13/12/2010 23:48 fghsthg
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