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Carnets de campagne

SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 06/03/2012 - 16 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Les campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent et tentent désespérément de donner du relief aux événements, pour que personne n'échappe plus à cette course quinquennale à la polémique et aux promesses que tout le monde aura oubliées dans deux mois. Étant donné que la mémoire de l'électeur est proche de celle du poisson rouge, les politiciens et leurs journalistes-promoteurs auraient tort de s'en priver.



À une époque si inutile, la mémoire devient une surcharge mortelle. Pas fous, les gens ont appris à oublier. Du coup, pour accaparer leur distraction, il faut mettre les moyens. Les éternels « débats » à sens inique reviennent dix fois plus vite que d'habitude. Sans recul, un observateur quelconque pourrait se laisser convaincre que ce théâtre revêt une certaine importance. Tout de même, dira-t-on, élire le gouvernement, ce n'est pas rien ! Peut-être bien que si, justement. Avez-vous vu que la Belgique ait souffert de son absence ? Un État moderne se gouverne très bien tout seul. Comme le reste, il suit le délirant mouvement d'un monde qui court vers son précipice après s'être interdit d'hésiter. Dans cette campagne, bien peu de nouveautés par rapport aux précédentes, sinon les trois sondages par jour et la jadis si glorifiée mondialisation qui s'écroule en toile de fond. C'est-la-crise. En contemplant le spectacle, on est tenté de le croire.

La première catastrophe de ces élections, ce sont les gens, à qui l'on donne la parole. Et ils la prennent ! En général pour dire avec leurs mots la même chose que les journalistes, quand ce n'est pas pour demander au futur élu de la matrice électorale ce qu'il « comptera faire » pour les gaveurs d'oies du Périgord ou les caissières -pardon les hôtesses de caisse- lilloises. Et il serait question de leur demander leur avis plus souvent. Et même d'en tenir compte. Par référendum. Il faut vraiment une élection pour en revenir là. Donner la parole au peuple, a-t-on déjà entendu pareille idée ? Qui se souvient des référendums ? Vous vous rappelez sans doute de celui de 2005. Le net refus populaire d'une constitution européenne, qui a obligé nos parlementaires à se réunir à huis clos pour ratifier le texte en riant. La démocratie, quelle puissance. Tout principe de souveraineté réside exclusivement dans la bureaucratie. Les peuples devraient le savoir, eux qui s'imaginent encore pouvoir prendre des décisions dont même nos gouvernants sont incapables.

La seconde catastrophe, ce sont les thèmes de campagne. C'est-à-dire à peu près tous les « sujets de société » dont on peut entendre parler chez Roselmack. Par exemple, la question du halal, où l'on découvre que 51% des bêtes (selon l'OABA) sont abattues rituellement. Légères différences : l'animal a tout le temps de contempler son sang impur abreuvant le ciment de l’abattoir, et le consommateur de s'acquitter d'une dime islamique à la clé. Et bien sûr, pois chiche sur le couscous, il mange une bête bénie par un rite dont personne ne se soucie qu'il ne le partage pas.

Pays laïc, musulmans très minoritaires, tout ça. Pour ne pas froisser ces sympathiques modérés, le gouvernement avait amendé la loi sur l'étourdissement préalable à tout abattage. Il a ensuite laissé cet abattage proliférer démesurément, sans que les consommateurs en soient informés, bien entendu. Raison ministérielle de ce non-étiquetage ? « Ne pas stigmatiser les communautés ». Donc étiqueter le halal reviendrait à stigmatiser les consommateurs de halal. Alors que les produits qu'ils achètent sont déjà identifiés halal. Conjecturons qu'ils doivent aimer se stigmatiser eux-mêmes. Si vous ne comprenez pas, c'est parce que vous n'êtes pas ouvert d'esprit. Notons la jolie galipette de l'UMP, qui a refusé à plusieurs reprises cet étiquetage... avant que Sarkozy le promette, s'il est élu. Cinq ans qu'il est candidat, il n'a jamais été aussi proche.

Encore une fois, ils auraient tort de s'en priver, d'autant que le PS se fait plus discret sur ce sujet. À partir du moment où on parle de l'Autre (mettre une majuscule à Autre, comme à Dieu) pas uniquement en bien, ou de « nous » pas uniquement en mal, la trompe des éléphants ne perçoit plus que de nauséabondes effluves. François Hollande a dit : "Franchement nous sommes dans une campagne présidentielle. Nous avons des enjeux majeurs". Lesquels ? Le mariage gay, les mini-miss, la création de postes dans l'éducation nationale... Bref, de quoi sortir de la crise en moins de temps qu'il n'en faut à Guéant pour lancer une polémique.

Vous ne l'avez pas manqué, le ministre de l'Intérieur s'amuse comme un petit fou ces derniers temps. Il s'est visiblement dévoué pour jouer le Dark Vador de la campagne. Droite et gauche sont suspendues à ses déclarations, pour s'indigner, se scandaliser, condamner, critiquer, se désolidariser, regretter, etc.

« Les civilisations ne se valent pas ». Voilà qui est terriblement nauséabond. D'autant que Guéant précise que notre civilisation est supérieure à celles qui ne prônent pas les droits de l'homme et en particulier des droits de l'homme de sexe féminin. Les socialistes se sont bien évidemment étranglés d'indignation, sans même consulter Stéphane Hessel. Eux ne sont pas du genre à promouvoir la supériorité des droits de l'homme, de l'égalité, des valeurs de gauche, de l'humanisme. La tyrannie vaut bien la démocratie, faut pas stigmatiser. Ça augure des postures internationales courageuses made in fromage mou.

Apparemment, les médias et les politiques ont décidé de garder l'immigration, la diversité et la sécurité de côté pour la dernière ligne droite de la campagne. En attendant, la diversité ne se prive pas pour chier dans les bottes de la droite. Dati et Berra profitent du contexte pour exiger de retrouver les places qu'on leur a jadis offertes, uniquement en raison de leur couleur et de leur sexe. Et l'UMP, terrorisé par les potentielles accusations de la gauche (qui a le monopole de la morale), tente de recoller les morceaux. En pleine campagne et entre deux réunions sur la crise internationale, le Président a pris le temps de « rassurer » Rachida Dati. Vous avez chanté qu'elle était une pépite pendant des années, casquez maintenant !

Normalement, le grand débat sérieux, ça devait être l'Europe, la crise, la dette. La finance, l'ennemi intime d'Hollande. En fait de débat sérieux, les deux candidats promis aux Français se sont contentés de dire qu'il fallait renforcer l'Europe, et que s'ils étaient élus, on allait voir ce qu'on allait voir. Ah si, une annonce de Hollande : faire payer les riches. Nouveau concept pas du tout démagogique. Pour compenser sa gestion foireuse, l'État envisage de voler beaucoup plus, mais surtout à des gens qui ont beaucoup plus. Cambrioler le Louvre, c'est moins grave. Et les gens, loin de se demander comment et pourquoi leur État avait pu dilapider autant d'argent, applaudissent à tout rompre. Bis ! Un bon pour dépenser plus, pour s'endetter encore. Voilà où mène le culte de l'envie : à la pénalisation des forts. En contrée égalitaire, la plupart des gens ne veulent pas réussir, ils veulent que les autres ne réussissent pas. Ça existe déjà, et ça n'émeut personne. L'État taxe le tabac à 80%, et va le taxer encore un peu plus. Et après, ça Hollande nous explique, dans un Anglais à la Big moustache, qu'il n'est pas « dangerous », et qu'il n'y a plus de communistes en France. L'État collectiviste se finance par le libéralisme tout en détruisant ce dernier. Et personne ne voit venir l'inéluctable chute du tout. Plutôt que d'aborder ces sujets très secondaires, on reste sur de l'essentiel. Le féminisme, par exemple. En promettant, comme depuis quarante ans, la parité et l'égalité des salaires. Bravo. Dans un monde socialiste, il faut autant de femmes que d'hommes derrière les mortiers du 2e REP ou au volant des formules 1.

Malgré tout, ce sujet reste curieusement en retrait cette année. La raison ? « Il faut voter Ségolène Royal parce que c'est une femme », entendait-on ça et là en 2007. Curieusement, cette rengaine s'est évaporée cette année... Parmi les second-tourables, la seule femme se nomme Le Pen. Ben oui, le féminisme trépasse aux frontières du « champ républicain ». Du point de vue des idées, la République n'est pas une terre d'accueil, et ce n'est pas une paire d'ovaires qui sauvera la méchante valseuse de Vienne. D'ailleurs, les clandestins de la droite populaire qui déraperont seront exclus séance tenante. N'est-ce pas Herr Vanneste ?

Parfois, ce sont les commentateurs qui délirent. Citons Emmanuel Todd, dans toute sa mesure : « Le sarkozysme, c'est l'affirmation d'une nouvelle valeur d'inégalité, étrangère à la culture française, et la désignation de boucs émissaires (immigrés, jeunes, chômeurs) comme responsables de la crise. Soit une droite extrêmement dure. Mieux, une extrême-droite bis. Je ne pensais pas qu'un jour, on aurait en France deux candidats d'extrême droite à une présidentielle, dont un soutenu par l'Allemagne. En choisissant l'inégalité, la droite dégage un espace pour une gauche qui réaffirme le principe d'égalité. L'égalité étant au coeur de la culture française, un affrontement entre égalité et inégalité revient à un affrontement entre normalité et pathologie ». Emmanuel, tes cachets !

Amusant aussi, quand Morano évoque le physique d'Eva Joly, (pas besoin de s'appeler Lagerfeld pour constater qu'elle a tout du tromblon oublié sur une armoire) voici ce qu'écrit une journaliste : « pour condamner cette sortie, Cécile Duflot a été ferme sur Twitter ». Comment peut-on être ferme sur Twitter ? Campagne du futur : Poutou se montre intraitable sur Facebook. Bayrou toujours intransigeant sur Msn. Le Pen dérape sur sa tablette.

Malgré les efforts des bouffons titulaires d'une carte de presse, tout est désespérément terne : on raille NKM parce qu'elle ne sait pas combien coûte un ticket de métro, Le Pen père annonce qu'il veut retirer le caleçon de Mélenchon, Sarkozy rappelle perfidement qu'avant de s'enthousiasmer pour un fromage, le PS désirait DSK autant que DSK désirait tout ce qui lui passait sous le nez...

Et soudain, un peu d'animation. Le couple Pulvar-Montebourg « twitta » son « agression » en direct : des verres brisés et des insultes d'une poignée de types alcoolisés. Oui, dans le XVIe, on appelle ça une agression. Ce lieu de résidence est d'ailleurs curieux pour des socialistes, dont on pensait qu'ils aimaient la diversité, les pauvres, la mixité sociale, la réalité du peuple... Il faut leur expliquer qu'ils ne trouveront rien de tout ça dans le XVIe. Ces malheureux ne savent pas ce qu'ils perdent. Ou peut-être bien que si, justement.

D'après ces pauvres victimes (on espère qu'une cellule psychologique les a pris en charge), bien informées tout de même, pas de présomption qui tienne : les agresseurs étaient membres du Front national. Réaction d'Ayrault : « le FN tente d'avancer masqué ; ce soir, il montre son vrai visage ». Imaginez qu'après l'agression de l'élu FN Steeve Briois à coup de barres de fer, Marine Le Pen ait dit : « Les Maghrébins tentent d'avancer masqués ; ce soir, ils montrent leur vrai visage». Nous baptiserons cette sortie d'Ayrault la « stigmatisation positive ». C'est un nouveau concept, réservé aux antiracistes brevetés. Au même titre que la discrimination du même nom, nous parlerons désormais d'amalgame positif ou de généralisation positive. Réservé aux milieux autorisés, c'est-à-dire de gauche. Ce sera utile, en particulier pour les semaines qui viennent. Comme les journalistes sont en manque dans cette campagne extrêmement correcte, ils ont tendance à organiser des lâchers de dérapages en faisant parler Jean-Marie Le Pen, comme les Inconnus organisaient des lâchers de galinettes cendrées. Marine est moins bonne cliente : elle se retient, elle attaque en justice, elle demande et obtient des invitations et des excuses. Pas drôle pour les médias.

Vous avez remarqué, dans la presse, Marine Le Pen est toujours caractérisée par un petit adjectif vachard qui va bien. Elle est la seule candidate condamnée à ne pas « parler » ou « s'exprimer ». Non, Marine elle « crie », « hurle », « vocifère », « enrage », « s'emporte », « écume », etc.

Ce qui ferait peut-être du bien à notre béarnais national. Mais il est où, mais il est où, mais il est où François Bayrou ? Avec Mélenchon, il marque le point de non retour entre ceux qui ont une chance de faire un score à deux chiffres, et ceux qui vont se ramasser. Après la France d'en bas, la France s'en bat. Alors évidemment, Arthaud, Poutou, Gatuso, Dupont-Aignan, Lepage, on s'y attendait. Mais s'il est un naufrage dont on ne parle pas, c'est celui des écologistes, de ceux qui se sont arrogés le monopole d'un sujet dont ils ne parlent jamais. Alors qu'on disait ce « courant » en passe de tout bouleverser, voilà que Madame Joly stagne sur les bases d'un Hue en fin de vie, voire d'une Buffet en plein rush (c'est-à-dire à environ 1%).

Quand Lepage critique à juste titre la sur-répresentation médiatique de la dame du nord, Joly répond élégamment qu'elle « l'emmerde », et les abonnés du poste comme Duflot ne mouftent pas. Plus la peine : les circonscriptions sont déjà négociées. Les convictions de certains ne pèsent décidément pas lourd.

Pendant ce temps, loin devant, Hollande court après la stature, Sarkozy après les sondages, Le Pen après ses parrainages, Bayrou après les journalistes, Mélenchon après Le Pen. La vraie question : les électeurs continueront-ils à courir ?

Laurent Obertone



Toutes les réactions (16)

1. 06/03/2012 13:03 - Vaugelas

VaugelasExcellent papier, très drôle et pertinent.

2. 06/03/2012 13:11 - Modération

ModérationPapier mis à jour. Merci pour vos remarques, Vaugelas.

3. 06/03/2012 13:53 - Cadet de Gascogne

Cadet de GascogneDeux remarques au sujet du...halal...
C'est tout de même extraordinaire qu'environ 51% des bêtes soient égorgées vivantes sans être étourdies au préalable. Barbare, même.

Deuxièmement, pourquoi sans cesse "halal" et non (alors que nous avons une langue assez riche pour plaquer l'image de ce que l'on veut faire passer dans le cerveau de notre prochain) environ 51% des bêtes sont égorgées vivantes sans être étourdies au préalable puis se retrouvenet dans votre assiette.
La portée émotionnelle de la chose est autrement plus forte que...halal...

Qui disait déjà que l'Islam ne se dissout pas dan la démocratie mais que c'est la démocratie qui se dissout dans l'Islam ?

Au plaisir de vous lire Obertone.

4. 06/03/2012 17:45 - Martin Bouygues

Martin BouyguesCe qui est lamentable c'est qu'il y eut plus de débats durant les primaires socialistes que pendant cette campagne présidendielle. C'est le vide complet et ce ne sont pas les mauvaises émissions de divertissement à base de lepen/mélenchon qui vont relever le niveau.
Il faut espérer que cela change après l'officialisation des candidats.

5. 06/03/2012 20:17 - Nyarlathotep

NyarlathotepMerci de rappeler les conséquences du référendum de 2005, à quoi bon aller voter ?

6. 07/03/2012 03:40 - Nicolas

Nicolashttp://www.u-p-r.fr/

7. 07/03/2012 08:55 - Alfred

Alfredhttp://www.u-p-r.fr/lettres-d-information/5mars2012/index.html

8. 07/03/2012 14:51 - Nejma

NejmaLaurent,vous lire est toujours un plaisir renouvelé.
Comment, dans une ambiance de sinistrose aigüe et très contagieuse, voulez-vous que les français fassent autrement que de tenter de croire en l'un,l'autre ou aucun ? Cette valse de Vienne dure depuis plus de 25ans.J'ai lu une étude qui m'a amusé"...plus de la moitié des Français disent croire à Jésus-Christ, fils de Dieu, mais aussi à la transmission de pensée, la moitié croit aux prédictions des voyantes, le tiers aux extraterrestres ou aux tables tournantes."
La France est le seul pays au monde où la peur irrationnelle d'une poignée de gens suffit pour prendre des décisions de justice à impact économique. Les gens sont véritablement dans une perte de sens face à la vie. A chaque élection, les français redoutent le changement tout en le réclamant et en votant systématiquement pour sanctionner le parti au pouvoir, que de la contradiction et des insatisfactions depuis 25 ans...Et comme aucun de ces candidats ne peut rien nous risquons de valser encore longtemps.

9. 07/03/2012 16:32 - Orchid

OrchidAutant changer le mode de scrutin maintenant ou seuls les journalistes peuvent elir le president. Ca sera clair et sans hypocrisie. Oui le niveau est lamentable, aucun reel debat, dont les deux "gros" ne veulent pas et reclame par tous les "petits".

10. 07/03/2012 22:13 - Warossin

Warossin "Apparemment, les médias et les politiques ont décidé de garder l'immigration, la diversité et la sécurité de côté pour la dernière ligne droite de la campagne."
Nous avons eu "droit" à l'immigration ce matin (et durant le reste de la journée). Tiercé gagnant pour M. Obertone ?

11. 08/03/2012 02:04 - L'AiglondePatmos

L'AiglondePatmosUn peu comme aux César ou aux Victoires.

À une époque si inutile, la mémoire devient une surcharge mortelle.

Tout de même, dira-t-on, élire le gouvernement, ce n'est pas rien ! Peut-être bien que si, justement. Avez-vous vu que la Belgique ait souffert de son absence ? Un État moderne se gouverne très bien tout seul.

Nous avons des enjeux majeurs". Lesquels ? Le mariage gay, les mini-miss, la création de postes dans l'éducation nationale...

Cécile Duflot a été ferme sur Twitter ». Comment peut-on être ferme sur Twitter ? Campagne du futur : Poutou se montre intraitable sur Facebook. Bayrou toujours intransigeant sur Msn. Le Pen dérape sur sa tablette.

Après la France d'en bas, la France s'en bat.

Merci infiniment pour ces saines rigolades!

12. 08/03/2012 11:17 - Jacko

JackoIl suffirait d'élire un gouvernement qui ait la profonde volonté de reprendre le contrôle du destin national, la volonté de bouleverser les dogmes établis et de ce donner les moyens d'appliquer ses idées.
Ces hommes politiques existent, ils font leurs preuves au quotidien au niveau local mais ils ne sont pas présents dans les médias.

13. 08/03/2012 22:13 - Raphael

RaphaelExcellent

14. 13/03/2012 09:51 - Henri -Frédéric

Henri -FrédéricOn se demande à chaque fois que l'on vous lit Laurent ,pourquoi vous n'êtes pas , avec votre talent , une grande plume de la Presse de Droite ! Vous dites ? parce que ça n'existe pas ..

15. 13/03/2012 10:06 - Chalomov

Chalomov Bien vu le fait que le Féminisme, si répétitif "chize ", du temps de Ségolène, où les fans se pâmaient à la moindre évocation de la Feeeemmmmeee candidate , ait du coup déserté la Campagne actuelle, du fait de la seule présence de Marine Le Pen !
En contrepartie, un peu frustré quand même l'Etablissement, amplifie comme il se doit les cris d'orfraies des ex ministres "députables, "criant au charron dès qu'une petite circonscription bien mémère (on n'ose plus dire pépère ..) leur passe sous le nez !
Le pire chaque fois c'est que l'on se demande si pour changer d'optique ou aller dans le même sens , du jour au lendemain , avec un unanimisme aussi touchant que confondant , les Média ont besoin de directives ,ou pas .. Les salaires annoncés de certains Journalistes nous donnent la réponse :
entre 25000 et 90000 euros ,vous devez peser vite fait , les conséquences de vos mots de vos mimiques ,et même de vos manques d'emballement ,ou de répulsion, ostentatoires !Genre :
l'ai -je -bien descendu(e)?!

16. 08/04/2012 08:33 - Sir Auron

Sir AuronJe suis étonné qu'un article faisant catalogue des superficialités de la campagne présidentielle fasse autant l'unanimité! Il est possible de regarder les choses plus en profondeur vous savez!?

Ring 2012
Dernière réaction

Excellent papier, très drôle et pertinent.

Vaugelas06/03/2012 13:03 Vaugelas
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