Sur le RING

Bashung : lunettes noires pour nuit noire

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par François-Xavier Ajavon - le 30/08/2008 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B


Lunettes noires pour nuit noireAlain Bashung est un malin génie du rock'n'roll doublé d'un anachronisme français élégant. Outrageusement taciturne et ombrageux, il s'impose comme le plus touchant des dandys rocks de sa génération. Evidemment la modernité a un peu brouillé les pistes, et nous ne savons plus trop ce qu'est un vrai chanteur. Les gamines de douze ans pensent que ces derniers poussent dans des choux, au coeur d'émissions télé aux couleurs pastelles, durant lesquelles on peut s'en débarrasser à coup de SMS vengeurs. Les vingtenaires s'imaginent naïvement que les chanteurs naissent dans les roses roses, à l'âcre senteur, d'une « nouvelle chanson française » atrophiée, qui fait à chaque plage l'apologie accablante des « petites choses de la vie » où s'étalent des kilomètres d'égocentrisme autobiographique médiocre. Les pistes sont brouillées... Mais où sont passés les rockers ? J'en conviens, périodiquement de vieux dinosaures défraîchis issus du quaternaire, c'est à dire des années 60, font de pathétiques come-back, tantôt au Stade de France, tantôt sur le canapé de Michel Drucker... ressassant toujours leurs mêmes rengaines commerciales, sans aucune surprise. Mais le rocker pur et dur, fait en peau de cuir, celui que l'on ne peut éliminer à coup de SMS et qui a d'autres choses à raconter que l'histoire de son dernier p'tit dèj avec Gros Quick, sur fond d'histoire sentimentale « complexe », où est-il passé dans ce paysage musical français ?

Baby-boomer de 1947, Bashung ne se pose pas exactement les mêmes questions ; quand il a vingt ans la chanson française ce n'est pas le triste Delerme ou le pâlichon Bénabar, mais c'est Brassens, Ferré et Brel ; et le rock'n'roll américain coule à ses oreilles... Elvis Presley, Buddy Holly ou Gene Vincent l'inspirent profondément. On objectera qu'à la même époque le mouvement psychédélique accouchait de l'album Pet Sounds des Beach Boys... ce n'est pas que Bashung avait un train de retard avec le rock, la folk et le rockabilly, c'est plutôt qu'il a suivi l'itinéraire d'un gosse de province... Bashung grandit en Alsace, et l'on rapporte même que son premier rapport à la musique fut du Kurt Weill joué à l'harmonica. Roots. Furieusement roots... A l'inverse d'un Hallyday, d'un Dutronc ou d'un Eddy Mitchell ,ses débuts ne furent pas fracassants, mais plutôt désastreux... il faudra à Bashung endurer une traversée du désert d'une douzaine d'années pour enfin trouver son univers, et son public, au début des années 80. Ses premiers 45 t, aujourd'hui parfaitement introuvables, restent attendrissants et regorgent de chansons baignant délicieusement dans leur jus « sixties »... mais sans l'ombre de l'humour et de la posture rock décalée qui deviendra la marque de fabrique de l'univers Bashung.

Le succès du chanteur viendra certainement du choix de ses collaborations fructueuses avec quelques uns des auteurs les plus déjantés et les plus créatifs de sa génération. Si, dans les années 60, Bashung s'était fondu, sans rencontrer le succès, dans les univers conformistes des paroliers Pierre Delanoë ou Vline Buggy ( coupable de bon nombre des textes de l'infâme Cloclo ), il trouvera son style à la fois âpre et humoristique au contact de Boris Bergman, de Gainsbourg et finalement de Jean Fauque. Evidemment Bergman avait commencé dans un style un peu mièvre, du genre « mousse et pampre » avec l'impérissable Rain and tears des Aphrodite's Child, mais il sut trouver les mots dont Bashung avait besoin pour se métamorphoser, et réussir la conversion du chanteur de charme formaté pour Discorama et les surboums du jeudi, en créature anar-rock de la Vème République. Et tout le talent de Bashung, au début des années 80, sera justement de jouer la posture rock outrée ( le perfecto à la Vince Taylor, les lunettes noires Ray Ban - « Aviator » s'il vous plait -, le déhanché à la Gene Vincent, la gestuelle à mi-chemin entre Elvis et Eddy Cochran, les santiags à l'occasion ... ) et de désamorcer immédiatement cette image par l'humour de textes faits de jeux de mots, de situations baroques, de personnages presque cinématographiques ( le cascadeur de Rebel, le romantique des faubourg de Vertige de l'amour, l'écrivain désabusé de Samuel Hall, les porteurs du Dr. Livingstone de Malédiction, l'amoureux de la route 66 de Osez Joséphine, l'apiculteur inoubliable de l'album Chatterton, la belle au bois dormant new âge de 2043, l'irradié symbolique de Un dimanche à Tchernobyl, etc. ). Les chansons de Bashung fonctionnement souvent comme de petites fictions : le chanteur ne raconte pas sa vie, mais narre les aventures plaisantes de son propre personnage fantasmé, mi-rocker magnifique ( « ... j'sens comme un vide, remets-moi Johnny Kidd ! » Yeah ! ), mi cow-boy urbain solitaire, indépendant, dont la déprime quotidienne se métamorphose en poésie pure au fil des partitions. Neurasthénie latente, idées noires non conventionnelles, sédimentations de chagrins divers, posture mélancolique, spleen stéréo... Bashung réussit également à faire entrer dans le champ du rock un univers sombre et vertigineux, celui du monde intérieur. Déjà, l'obsédant violoncelle joué en pizzicato de Madame Rêve ( incroyable chanson sur le plaisir féminin... ), nous avait mis en appétit à l'orée des années 90 ; mais Bashung n'a pas cessé depuis quinze ans d'explorer en dandy subversif cette jongle presque inexplorée de la neurasthénie rock, littéraire et raffinée. Cela donnera Chatterton ( 1994 ), Fantaisie militaire ( 1998 ), L'Imprudence ( 2002 ) et dernièrement Bleu pétrole. Au-delà Bashung ira même s'aventurer dans le bizarre, dans l'étrange, dans l'invendable, dans l'inquiétant... on se souvient notamment de sa chanson J'ai longtemps contemplé qui n'est pas loin d'explorer la ligne de flottaison d'un doux schizophrène « ... fais-moi une fleur, fais-moi éclore, au bord d'un parterre de cyclamens... ».

En 1998 la chanson La nuit je mens  marquera également un jalon. « J'ai fait la cour à des murènes, j'ai fait l'amour, j'ai fait le mort, t'étais pas née... ». Le tandem Fauque-Bashung fonctionne à merveille, tel un mouvement Suisse. Rock subtile. Arrangements de cordes raffinés. Histoire d'amour compromise. Femmes-murènes inaccessibles. Pimbêches. Rocker taciturne. Frustrations à travers la plaine. « J'ai fait la saison dans cette boite crânienne... ». Dit-il. Devons-nous le croire notre malin génie du rock quand il chante : « J'crains plus la mandragore, j'crains plus mon destin, j'crains plus rien... », dans la chanson Angora ?

L'Imprudence, au début des années 2000, ira encore plus loin dans la noirceur. Pochette crûment noire et blanche, élégante en diable. Bashung devant des broussailles inquiétantes en costume anthracite. Chemise blanche. Teint blafard. Musicalement, le rock originel - provocateur et subversif - est réinterprété ad libitum. Il revit par le biais de chansons sombres et innervées de cordes obsédantes, quasiment systématiques. A l'élégance irisée. Même Robert Desnos sera de la fête dans Jamais d'autre que toi . C'est dire ! Miossec a aussi été invité.

Bleu Pétrole, le dernier album en date, marque un retour de Bashung à une inspiration plus Roots. Plus folk. Voix claire. Passage étonnant d'un univers black and white à un monde sépia lumineux. Emouvant. « Un jour je te parlerais moins, peut-être le jour où tu ne me parleras plus... ». Louise Attaque et Gérard Manset sont en support, évidemment. Et l'opus s'impose à nous comme un chef d'oeuvre. La voix de Bashung, faussement lassée, s'applique à défendre les valeurs d'un rock transfiguré, qui se bat vaille que vaille contre la banalité des choses matérielles.

On est heureux de savoir que Alain Bashung, malin génie du rock'n'roll, n'a que 60 balais et des poussières d'étoile ! Autant dire que sa carrière ne fait que commencer ! Et tout nous porte à penser que sa voix résonnera encore longtemps sur les hertz hexagonaux et dans nos coeurs fidèles ... rien ne saurait inquiéter la voix de cet homme qui ébranle et secoue. « La nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine... » Sa voix s'insinue en chacun de nous comme un cancer tenace dont nous ne nous relèverons pas. « J'ai dans les bottes des montagnes de questions où subsiste encore ton écho... ton écho...».



Soyez le premier à réagir

réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring



Veuillez saisir le code Anti-Robot, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot.
Ring 2012
François-Xavier Ajavon par François-Xavier Ajavon

Chroniqueur, ancien rédacteur en chef.

MgDantec
Articles les plus lus
  • Pour Sarkozy, avec ferveurPour Sarkozy, avec ferveur

    NB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde...

  • Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesSatellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babies

    Le manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des...

  • Qu’est-ce que la Résurrection ?Qu’est-ce que la Résurrection ?

    « Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)  Encore une fois, Benoît XVI a tout dit. Sans...

  • Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?

    À propos du livre de Pierre-André TAGUIEFF, Wagner contre les Juifs (Berg International, 2012)Définir aussi précisément que possible l’antisémitisme de Wagner, sans tomber dans...

  • Réflexions sur la tuerie antijuive de ToulouseRéflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse

    (propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a...

  • "Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfin"Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfin

    Cela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl...

  • Qui ?Qui ?

     Assassinats. Militaires. Petits enfants. Montauban et Toulouse. Ecole juive. 11,43 et 9mm. Indignation, compassion, consensus. Campagne suspendue par le PS. Une minute de silence dans les écoles...

  • Carnets de campagneCarnets de campagne

    Les campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent...

  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Les étoiles 2011 de DantecLes étoiles 2011 de Dantec

    "Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"

    Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Ainsi parlait ZaraDebbouztraAinsi parlait ZaraDebbouztra

    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Broadcast : the dream is overBroadcast : the dream is over

    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

  • Benoît XVI - Un cœur intelligentBenoît XVI - Un cœur intelligent

    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

  • Robert Brasillach : le procès expédiéRobert Brasillach : le procès expédié

    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

  • Du bon et du mauvais usage de l’indignationDu bon et du mauvais usage de l’indignation

    Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant,  grand bourgeois, grand lettré,  grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...

  • Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieTerreur et martyre : il était minuit à Alexandrie

    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

  • Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeAssises islamisation : c'est la lutte prime-time

    La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • PS : les intermittents de la réalité en tournéePS : les intermittents de la réalité en tournée

    Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Blondeincendiaire.com : the murder chat roomBlondeincendiaire.com : the murder chat room

    (reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

  • Quelques traces de rouge à lèvres…Quelques traces de rouge à lèvres…

    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

  • Exil(s) ExpressExil(s) Express

    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

  • Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Et si les chômeurs ne chômaient plus ?

    Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand...

  • Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

Offrez-vous le dernier Taguieff