Sur le RING

Avatar réinvente le réel... Or not.

SURLERING.COM - CULTURISME - par Etienne Lhomond - le 16/02/2010 - 80 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Quand le marketing dénonce le marketing pour le marketing





A l’heure où j’entame l’écriture de cet article, je viens tout juste d’assister à la projection cinématographique du plus grand nanar que notre nouveau millénaire naissant est déjà parvenu à produire, la première décennie s’achevant à peine. En temps normal, je suis plutôt amateur du comique involontaire que le ridicule d’une mauvaise réalisation est capable de produire à l’occasion d’un film prodigieusement foireux. Bien que l’idéologie sous-jacente d’un tel objet cinématographique puisse éventuellement être contraire aux convictions que j’éprouve intimement, il arrive même parfois que je trouve une certaine cohérence artistique dans ce qui m’apparaît comme une somme d’erreurs et de mauvais gout. Disons que je me crois capable de reconnaître les objets conçus en cohésion, que leur conception soit la conséquence d’un travail lucide ou d’une maladresse miraculeuse. En réalité, je me devrais même d’avouer un certain penchant pour la bêtise la plus crasse, qu’elle soit assumée ou non, lorsqu’elle est capable de produire, au pire, une hilarité imbécile et grotesque, au mieux, une certaine forme de dinguerie susceptible de me poser problème.

Et en effet, j’aime qu’on me pose des problèmes, qu’on me bouscule, que l’on mette ma réflexion en défaut, cela me pousse à dépasser les limites du monde que je connais, à explorer d’avantage les multiples facettes que la réalité est capable de nous donner à voir. A ce titre, je devrais être plutôt satisfait de la séance de cinéma dont je viens de sortir, et sincèrement, je le suis, car ce film est à mon sens authentiquement problématique. Mais tout d’abord, je suis terriblement perplexe, je suis même inquiet, pour ne pas dire effrayé, non par le film en lui-même, qui est incroyablement merdeux, mais en premier lieu par ce que je sais, ce que tout le monde sais, de sa réception. Ce film, c’est le plus gros succès de l’histoire du cinéma et donc, logiquement, le film le plus rentable et le plus vu de l’univers intersidéral, c’est aussi, très bizarrement, le plus gros budget marketing de tous les temps, autant dire que c’est le plus gros budget publicitaire de l’histoire du capitalisme, tout produit confondu. Ce film, vous l’aurez compris, c’est Avatar, de James Cameroun, un mec qui a réalisé les deux premiers Terminator, Abyss, le second volet de la série Alien, des films de science-fiction qui, sans renoncer aux charmes toxiques du grand spectacle, savaient encore se défendre lorsque, dans le cœur sensible du geek attardé que je suis, on est easily entertained, comme disent nos amis les américains. Raison de plus pour suspecter une profonde confusion autour de ce qu’il faut bien appeler une grande œuvre de propagande.

Il me semble, aujourd’hui, que j’en viendrais presque à regretter un film comme Titanic, j’en viendrais à regretter un cinéma qui se donnait pour fonction essentielle de faire rêver les spectateurs. Je parle bien de rêver, parce que le rêve n’est pas dissociable de la réalité, il en est la trame secrète, il participe à son élaboration, il envoie des hommes dans l’espace, il sublime nos amours quotidiennes, il révèle l’esthétique de la grâce qui se cache derrière le voile de nos vies ordinaires. Le fantasme lui-même est susceptible de prendre chair dans nos actes. L’hallucination est parfois un moyen détourné d’accéder à une certaine forme de vérité. Même la magie d’un art consommé de produire de l’illusion fictionnelle, comme dans les dessins animés de nos enfances, est encore apte à suggérer une ligne existentielle effective. Mais, je l’annonce sereinement, il est question, dans Avatar, d’une autre forme de magie, d’une magie noire, très noire, de celles qui ne produisent que du mensonge et de la régression, de celles qui font que les hommes se renferment sur eux-mêmes et fuient la réalité au lieu de l’affronter.
Il est ici question d’une pensée magique qui mène au désespoir et à la perte du courage, c'est-à-dire, à l’exact opposé de ce que ce film est supposé exalter. Il semblerait d’ailleurs que de nombreuses réactions confirment cette idée, lorsque l’on apprend, par exemple, qu’un nombre conséquent de spectateurs traversent une période d’abattement suite au visionnement d’Avatar, alors qu’ils réalisent soudain que la luxuriante planète kitchoïde et son peuple de schtroumpfs géants panthéistes n’existent pas dans la réalité, tandis que le monde réel déploie soudain toute son horreur tangible. Cauchemar d’homo festivus que l’excès d’infantilisme éveille soudain à la clarté de toutes les noirceurs auxquelles l’humanité est capable de succomber. On parle déjà de dépression post-Pandora, dégoût du monde et de la réalité, rejet et fuite, sous forme de retour, dans les salles obscures, pour mieux se laisser empoisonner de nouveau la cervelle par l’univers de Cameroun, grand maître des puérilités écolos pour adulescents névrotiques.




Alors le diagnostique éclaire. Le monde occidental est malade, et, après l’escroquerie de l’Obamania, Avatar est le second symptôme foudroyant de cette pathologie polymorphe qui se répand de l’Europe de l’ouest aux USA : déréalisation du monde, honte et aversion de soi, haine de la puissance… Puisque la réalité est insupportable, alors autant régresser jusqu’au stade où la seule pensée est capable de réparer l’idéologie blessée des nantis d’Hollywood. La réalité a tort, elle est dans l’erreur, alors il faut réparer le monde en lui créant un jumeau synthétique et imperfectible. Pourtant, dans la vraie vie, celle que nous devons tous affronter jour après jour, les amérindiens, dont les ridicules Na’vi ne sont qu’une métaphore idéalisée, ces amérindiens, dont je respecte profondément la culture, ont bien été massacrés, exterminés à coup de guerre bactériologique et d’eau de feu, pour les ressources que leurs territoires sacrés recelaient. Qu’on le veuille ou non, les sympathiques indiens d’Amérique ont perdu la guerre contre ces enfoirés de blancs coloniaux, le capitalisme domine désormais la planète, et les quelques tribaux dépositaires d’une culture primitive en voie d’extinction n’ont jamais eu autant besoin de la science, de la juridiction souveraine et des moyens du capitalisme en question pour être protégés et respectés.
Alors, j’aurais pu tout excuser à ce film de merde, j’aurais pu pardonner, ou, à défaut, ignorer la kitscherie visuelle, l’ignoble vacuité scénaristique tirée de la vie de Rebecca Rolfe, la succession de clichés stupides et monstrueux de repentance, l’utilisation éhontée d’allusions subliminales au 11 septembre à fin de propagande écologiste, l’anticapitalisme, l’antichristianisme, l’antihumanisme, le héros, enfin, rejetant symboliquement son humanité pour intégrer définitivement son corps Na’vi et sa communauté monopsychique… Je crois que j’aurais pu excuser tout cela si le film respectait l’Histoire, si le film respectait un minimum la vérité, si dure soit-elle : les amérindiens ont succombé à la supériorité de l’ingénierie et de la science occidentale, la mama Gaïa n’est point venue les sauver de justesse, les animaux ne se sont pas battus pour ceux qui les chassaient auparavant avec un respect évident, à croire qu’ils préféraient les joies de l’abattage industriel à venir ? La nature, cela est pourtant affirmé dans Avatar, avant que tout bascule, ne prend pas partie, la nature n’a ni conscience ni morale à visage humain, elle n’est que l’économie de la vie, elle est perpétuation et prédation perpétuelle, flux d’énergie qui transite dans le vivant, une vie qui renforce le fort et achève le faible, quand bien même il se serait bien battu, et pour une juste cause. Peu importe les objectifs et les intérêts, la nature offre le pouvoir à celui qui est suffisamment malin pour l’exploiter au mieux, l’homme se démerde ensuite avec ce qu’il produit, c’est pourquoi la justice, l’authentique justice, se doit d’humaniser, de contrôler la nature sans partage, pour en tirer puissance et autorité sur l’ennemi. La réalité n’est pas juste, n’a jamais été juste, la justice est un concept humain que la nature ignore et dont seule la puissance est susceptible de garantir la sauvegarde. Rappeler des notions aussi simples et élémentaires pourrait paraître inutile à notre siècle, mais l’infantilisme d’un Occident piteux semble pourtant nous y pousser.

Ainsi donc, dans la vie, le plus fort, celui qui maîtrise l’accumulation d’énergie, même dans Avatar, reste cet humain technologiste qui reviendra bientôt armé de bombes thermonucléaires pour éradiquer toute vie sur Pandora, en exploiter les ressources, puis créer des musées en mémoire des Na’vi, avant de mettre en scène leur culture disparue dans des films de propagande, obéissants à des préoccupations essentiellement technologistes. Sur une structure finalement assez proche, un film comme Danse avec les loups respectait au moins cela, il ne tentait pas de réparer le drame des peuples amérindiens par une pensée magique née de la culpabilité, il savait dévoiler la véritable beauté au cœur du carnage humain : l’histoire d’amour singulière entre un militaire occidental et une jeune indienne, histoire à laquelle, d’ailleurs, indiens et colons étaient tous autant réticents. Destinée unique d’un amour dont la trajectoire devait traverser la tragédie de l’Histoire, un destin que cette seule tragédie devait permettre. Mais aujourd’hui, Avatar ne se limite pas au seul succès commercial d’un réalisateur déjà milliardaire, il y a en effet de fortes chances pour que cela soit également un succès critiques auquel on accorde déjà plusieurs récompenses. S’il existe une exploitation matérielle des ressources, nous devons donc désormais prendre acte de l’exploitation mentale des autoflagellations historiques à des fins idéologico-commerciales. C’est pourquoi je crois que cette mauvaise conscience de l’Occident, maniant la culpabilisation de masse avec la bénédiction du libéralisme triomphant, n’a pas fini de générer du pognon pour ces gros américains bouseux, pressurisant les scrupules serviles de leur public afin de s’assurer des revenus proprement titanesques.


EL



Toutes les réactions (80)

1. 17/02/2010 15:26 - Oblomovitch

OblomovitchEscapade hors du réel, vérité pré-fabriquée à consommer-digérée... Le serpent vicieux qui se mange la queue, s'auto-détruit pour mieux s'auto-admirer et se rendre plus fort, le stratagème division-unification de la technologie diabolique... Votre référence à Dans avec les loups résume très bien la situation... Le processus de culpabilisation-repentance est une véritable inversion de l'authentique travail spirituel du repentir et de l'humilité, à vouloir se sortir lui-même, par lui-même et uniquement, du merdier dans lequel il s'est fourrer, l'homme devient de moins en moins homme, il s'en aperçoit, même inconsciemment et ne trouve rien d'autre à faire que de se vouer un culte virtuel au travers de ce type de sous-production...

2. 18/02/2010 13:41 - Partagas

PartagasEt oui mec, le nouveau fond de commerce c'est l'exploitation ad nauseam de la repentance pour des crimes que nous n'avons pas encore commis mais que nous commettrons sûrement parce que c'est en nous, salauds de blancs que nous sommes...
Le monde entier l' bien compris... Et puis on en redemande encore et encore... Oh oui Barack ! Dis moi encore que je suis une merde ! Oh oui vous tous les damnés de la terre (mais pas les blancs hein ! Ceux-là ne comptent pas), crachez nous à la gueule ! C'est trop bon ! Allez y ! Feu sur l'Occident que vous conchiez mais que vous ne ratez pas une occasion de singer. Allez y c'est facile ! On est là comme des cons crucifiés prêts à faire nôtres tous les péchés du monde.
ENCORE !

3. 18/02/2010 16:03 - Oblomovitch

OblomovitchCrucifiés ? Si seulement nous l'étions réellement, si nous avions une authentique humilité, si nous avions encore la parresia des vrais chrétiens... mais nous n'aurions rien à craindre de ces machinations grossières ! mais l'auto-flagellation est une des mauvaises pratiques de l'occident chrétien et cette déviation spirituelle lui revient pleine face depuis que, précisément, l'occident a renié même sa spiritualité !!

4. 19/02/2010 10:42 - Stalker

StalkerBonjour.
Bon papier.
J'avais écrit cela sur mon blog : http://stalker.hautetfort.com/archive/2010/01/14/avatar-avarie-james-cameron.html
Salutations.

5. 19/02/2010 22:10 - Greg môk

Greg môkJe dois être idiot, mais bon ...

La seule véritable "pensée" que j'ai eu à la sortie du film n'est pas dans le papier ci-dessus.

Si tu veux être Libre fais la Guerre et surtout, Gagne-là !

6. 24/02/2010 00:35 - blue velvet

blue velvetSon succès montre que l'humanité achève de se dégouter de l'espèce humaine.

7. 25/02/2010 11:10 - Greg môk

Greg môk@ Evan Ard ;

Vous écrivez que seule la puissance est susceptible de garantir la sauvegarde de la nature.

Je crois que vous accordez cette puissance à l'homme. Si c'est le cas, vous lui en accordez beaucoup, beaucoup, trop.

8. 25/02/2010 19:47 - Evan Ard

Evan ArdLa puissance n'appartient à personne, sinon au Créateur, elle transite. L'homme est parfois capable d'être suffisamment conscient de sa place dans l'univers pour orienter son action, de sorte qu'il devient un vecteur de transfert de cette puissance. C'est tout. Il n'y a que des transitions, une irrigation en réseau, pas de contenance, pas d'état stable, seulement le flux continue de l'être universel dont l'homme n'est qu'une phase, une étape se tenant au centre de l'infinie. Là où la dernière rencontre est possible.

9. 25/02/2010 21:23 - TOF

TOFRepentance?Imagine le spectacle d'un film où l'on te donnerai à voir des marines surarme(la figure du guerrier hard boiled revient plusieurs fois dans la filmo de Cameron, ainsi que son fetichisme pour les petoires rutilantes,ou les combats d'exosqulettes) demastiquant,le cigare au bec,des foules geignantes de naavis primitifs...Je pense que Cameron (qui est loin d'etre un democrate,et qui me semble meme entretenir quelques ressemblances avec John Milius)pose sa camera du coté où peut naitre un souffle epique...Le hero est un soldat qui sait dans sa chair ce qu'est le metier des armes,pret à assumer le sacrifice ultime,(ce que les Americain semblaient vouloir oublié,avec leur concept du "zero mort",et ce,jusqu'au reveille brutal du9/11).Simplement,Jack place son sens martial de l'honneur au dela de la question speciste.Quand à l'histoire d'amour,c'est le retour à la figure de pocahontas,un canevas que saisira le spectateur de New Delhi comme celui de Kobe ou de Houston...Quand à la mise en scene...Elle n'ai pas au services de gimmicks de fete forraine...IL use des nouveaux proceder pour ouvrir sur l'espace,approfondir le champs jusqu'au vertige...Sa façon de rendre compte du terrain est quasi militaire(l'action est TOUJOURS lisible,sa mise en scene à un dynamisme reposant sur un dispositif trinitaire...On est à aucun moment bloqué dans le manicheisme dual...Lorsque le colonel sors de la salle pressurisée petard au clair,il a furieusement la classe...JE me demande si chacun N'y voit pas un peu le film qu'il veut.

10. 25/02/2010 22:24 - Bruno

BrunoTu connais les accents TOF ? Parce que lire tes posts sans accents, c'est pas terrible.

11. 25/02/2010 23:09 - Evan Ard

Evan Ard"Lorsque le colonel sort de la salle pressurisée pétard au clair, il a furieusement la classe"

Je crois, mon pauvre TOF, que vous devez être un affreux réactionnaire fasciné par la puissance d'évocation phallique de la gent militaire. Vous devez avoir manqué d'attention paternelle dans votre enfance, surement en recherche de repères, c'est pourquoi le colonel d'Avatar vous offre une réalité simple, faites de réponses simples à des problèmes complexes, vous cherchez, vous aussi, comme les fans d'Avatar, une réalité moins difficile à supporter que le réel.

Plus sérieusement, il a la classe, certes, mais c'est cette classe qui dégoute le fan moyen d'Avatar, suscite sa haine, sa volonté de voir les Na'vis vaincre. Il a peut-être la classe, disons qu'il est esthétisé au possible, le vieux marines, mais il est tellement caricaturale et mononeuronal que pendant le film, je m'attendais à le voir mourir en hurlant "vive la technologiiie, à mort la natuuureurk !" en lançant un majeur tendu au petit cul de Sully, façon Duke Nukem. Ça aussi ça aurait eu la classe, non ? On peut toujours rêver sur ce que le film aurait pu être en lorgnant du coté du Starship Troopers de Heinlein, mais Avatar est Avatar, et ce qu'il dit est très clair.

12. 26/02/2010 05:01 - cesar

cesarCher Mr Ard que de bavardage et de verbiage hors de propos.

Si vous pensez qu'user de mots sophistiqués permet de cacher l'étroitesse de votre esprit vous vous tromper. Ce texte est absolument creux de toute pensée !
La raison n'a nul besoin de sophismes en cascade pour triompher.

Les choses intelligentes se partage simplement,
sauf quand le but recherché n'est pas le partage mais autre chose...

La bienveillance, (et l'espérance qu'elle requiert) n'ont jamais tué personne, si ce n'est ceux qui tentaient de s'y opposer ou de s'en abstraire. Alors ayez un peu d'humilité, soyez simple !

Ayez un peu de franchise, et dites que vous avez aimé ce film au même titre que les « références de choix » que vous prenez la peine d’énumérez en grand cinéphile.

Moi qui ne suis pas un grand fan des maxi best of d'Universal; (si je fais bien attention de ne pas leur donné mon argent); lorsqu'il produisent des objets remarquables je me garde bien de les nier. Il n’y a que les sots et les bourgeois pour nier l’indéniable et se prendre pour des guerriers sans se méfier du ridicule dont il pourrait être l’objet.

13. 26/02/2010 05:02 - cesar

cesarCe film est un bon film pour beaucoup de raisons.

La première et pas des moindres, c’est que ce film fait rêver les enfants comme les adultes, et les adultes aussi bien que des enfants.

Je vous vois déjà d’ici en train de grommeler derrière votre écran, « non c’est pas vrai, pas moi » (sous entendu moi je vaux mieux que çà !). Mais monsieur, qui peux ne pas laisser aller son imagination lorsque les sauvages prennent leur envolent à dos d’oiseau. C’est un rêve de liberté ancré dans le cœur de chaque homme et de chaque enfant. Combien faut il avoir conscience de ses propres chaînes, pour détester un rêve pareil.

Lorsque vous voyez ces paysages fantastiques, comment ne pas céder à l’appel du merveilleux et du rêve sans être profondément rabat-joie et aigris ?

Je ne vais pas vous faire la liste de toutes ces choses qui sont dans ce film, et qui viennent puiser dans notre nos racines gréco-latines, ce dont notre cœur ne s’est que trop écarté.

Vous critiqué la technologie et vous penser parler rationnel, hors vous confondez tout.
Raison et passion, technologie et poésie. Oui il y a bien quelques écrans holographiques qui apparaissent ici est là… mais ce n’est pas un hymne à la technologie pour autant.
C’est tout le contraire et il faut être aveugle pour ne pas le voir.

Il n’est rien non plus d’antichrétien dans ce film sauf pour une vision étriquée sur elle-même, et qui n’a rien à voir avec « salvarum apostoli ».

Quant a ce qui est de votre couplet sur la loi du plus fort je vous invite à relire saint paul.
Et à observer ce qu’il est advenu de la majorité des peuples opprimés à travers l’Histoire.

Je n’ai pas le niveau pour vous faire un cours d’eschatologie, mais pour faire cour,
Dieu ne joue pas aux dès !

Et pour finir, il faut vraiment que le world trad center vous ait traumatisé pour que dans ce film vous y voyez une quelconque allusion.

Non vraiment, votre peur vous éloigne de toute vertu cardinale, mais ce qui est pire, c’est que de tout votre discours ne ressort qu’une crise de foi, semblable à celle du grand inquisiteur mais avec la grandeur en moins. Cette article pourrait être celui du plus punk des athées, si ce n’est que celui-ci nous aurait au moins épargné, l’esthétique ingrate d’une brebis égarée.

14. 26/02/2010 09:17 - Evan Ard

Evan ArdRéponses en rafales, parce que je kiffe !

"La raison n'a nul besoin de sophisme en cascades pour triompher." En effet, c'est pourquoi je prends le parti d'aligner les raisonnements faux pour aboutir à la plus pure logique, paradoxal, mais c'est ainsi que je triomphe.

"Les choses intelligentes ne se partagent pas, sauf quand le but recherché n'est pas le partage mais autre chose." Ça on appelle ça une tautologie. Au passage, j'affirme, moi, que les choses intelligentes, on les garde cachées, de peur que la bêtise de la meute ne les souille. En revanche on exhibe l'appât qui recouvre un piège de conception intelligente.

La bienveillance dans l'espérance a tué au moins une personne, il y a 2000 ans. L'espoir, en revanche, tue en masse. Comme la névropathie.

Oui, j'avoue, je suis un grand cinéphile, c'est pour ça que j'ai aimé descendre Avatar, objet remarquable de niaiserie. Indéniablement. Ne niez pas.

Universal ne produit pas de Maxi Best Of, vous confondez avec Mac Do. Vous avez du amalgamer mon article avec une critique du dernier hamburger de la célèbre chaine de fast-bouffe. Soyez pardonné et allez en paix. Next.

Ah ben c'est le même en fait.

Il y a sans doute quelques belles scènes dans Avatar, mais tout est plombé par le fond idéologique et la lourdeur des références à la réalité. Voyez Le Seigneur des Anneaux, qui évolue également dans la sphère du merveilleux, et vous comprendrez que l'on peut faire rêver sans pour autant remuer la merde. Comme tout bon gauchiste, Cameroun crois que c'est en réunissant grand spectacle et cinéma engagé qu'il va produire un authentique objet pop, il ne parvient à réaliser qu'une grande œuvre de prosélytisme populaire.

Je ne critique pas la technologie, je la contrains à me servir. Je ne parle pas rationnel, je pense borderline. Je dis l'exact contraire de ce que vous comprenez là. Vous n'êtes pas aveugle, mais vous lisez sans doute un peu vite.

Relisez Thomas d'Aquin et vous comprendrez que le monopsychisme panthéiste n'est assimilable au christianisme que pour un adepte de confusions typiquement modernes.

Saint Paul, je connais, merci. La loi du plus fort est une connerie, ce qui compte c'est d'être le plus malin. Saisissez la nuance. En attendant il n'y a plus beaucoup d'Incas en Amérique du Sud. J'observe.

Dieu ne joue pas aux dés parce qu'il aide un pote à déménager son appartement, mais je peux prendre un message si vous voulez.

Je n'ai pas été traumatisé par le 11 septembre, les américains si. Revoyez Avatar avec les yeux d'un new-yorkais et vous comprendrez.

Vertu cardinale ? Crise de foi ? Grand inquisiteur ? Punk athée ? Je suis au cœur de tout cela, mais encore, à la périphérie centrifuge ; je suis le grand punk inquisiteur cardinal de la foi athée, en pleine crise de vertu, et "je suis bien pire que ça".

Ave Imperator, morituri te salutant !

15. 26/02/2010 13:55 - Greg môk

Greg môk@ Evan Ard,

Après plusieurs relectures de votre phrase, il me semblait bien que vous assimiliez la puissance au Divin. Ce que votre réponse a confirmé.

Par ailleurs, vous ne faites pas allusion au fait que les Na'vi sont, avant d'être des copies des amérindiens, des CHATS.

Excusez-moi de m'excuser de vous emmerder, mais, WHY ?

16. 26/02/2010 16:14 - Evan Ard

Evan ArdC'est une question piège ? ;-) Il n'y a pas d'avant et d'après dans ce que sont les Na'vis. Chats visuellement, amérindiens sur le plan de l'allégorie. Peu importe. Les Na'vis sont des chimères combinant dans la plus grande confusion extra-terrestre de SF, amazones sublimées, spiritualité amérindienne revue et corrigée par le new-age, héroïsme pseudo-christique à l'hollywoodienne... On pourrait prolonger la liste sur des lignes. Le chat recouvre une symbolique complexe qui remonte au moins à l'antiquité, mais c'est généralement un animal précieux et de nature ambigu, à la fois sauvage et très civilisé, presque divin. C'est aussi parce que, d'une certaine manière, ça "humanise", ça anthropomorphise, si j'ose dire, les Na'vis, qui ont une morphologie finalement assez éloignée de celle des autres créatures de Pandora.

17. 26/02/2010 17:30 - Greg môk

Greg môk@ Evan Ard,

Vous avez écrit et cela m'entraine à en savoir un peu plus sur la signification de certains passages, car, vous l'aurez peut-être compris, j'aime comprendre (je suis un laborieux).

Donc, il s'agit içi d'une magie noire, très noire, de celles qui produisent du mensonge et de la régression, de celle qui fait que les hommes se renferment sur eux-mêmes et fuient la réalité au lieu de l'affronter et qui au mène désespoir et à la perte de courage, pour vous citez.

Autrement dit, puisque c'est de la magie noire, il s'agit de mysticisme, mais d'un de ceux les plus élaborés.

Merci monsieur, je viens à l'instant de produire la réponse à l'objet d'une vieille question.

Que Dieu vous bénissse.

18. 27/02/2010 11:39 - Evan Ard

Evan ArdNon, je crois que vous vous trompez Greg Môk, la magie et le mysticisme sont deux phénomènes séparés et distincts.

La magie consiste en une méthode plus ou moins secrète permettant l'utilisation de procédés surnaturels dans le but d'acquérir un pouvoir ou de produire un effet, c'est aussi, par extension, un ensemble de techniques ésotériques qui permet de mystifier un public.
Dans la mesure où cette méthode et son usage sont intimement liés à l'intention du praticien, on distingue la magie blanche, qui est celle du mage recherchant le bien, la guérison, en faisant appel à des forces positives, et la magie noire, qui est celle du mage noir, qui ne cherche qu'à augmenter sa propre puissance en faisant appel à des forces négatives. Tout cela est profondément lié à la personnalité du mage et à son rapport aux pratiques magiques, est-il vaniteux, égoïste ou bien généreux et humble ? Est-il un serviteur de la communauté ou bien un esclave des forces qu'il tente de manipuler ? Tout cela influe sur le degré de pouvoir effectif de celui qui pratique la magie.

Le mysticisme, de son coté, est une attitude spirituelle recherchant l'union avec Dieu. Il n'est pas ici question de surnaturel, comme il n'est pas question de Dieu dans la magie.

J'espère que ces précisions vous apporterons quelques éléments de réponse.

Bien à vous.

19. 28/02/2010 17:36 - Greg môk

Greg môkMon erreur est d'avoir donné la signification de mystification à celle de mysticisme.

20. 22/03/2010 13:26 - Raoul Douglas

Raoul DouglasOui monsieur Evan Ard. Tous les spectateurs qui sont allés voir, revoir et ont aimé Avatar sont des débiles, car ce film est un mauvais nanard que seul VOUS avez pu décelé. Ou alors peut-être que c'est l'inverse, que ce film est vraiment très bon et intelligent, et que c'est vous qui avez un problème.

21. 23/03/2010 17:04 - Evan Ard

Evan ArdMais oui monsieur Douglas, vous avez parfaitement raison, la propagande est un art qui ne saurait souffrir d'aucune improvisation, Avatar est au moins aussi bon et intelligent qu'un mandrin vaseliné : tout est fait pour que ça coulisse parfaitement. J'ai effectivement un problème, quand je me fais enfiler le cerveau, la manière frontale que je sais apprécier se double d'une authentique douceur. Après, si votre truc à vous c'est l'entourloupette foireuse qui racle profond à l'aide d'anesthésiants, comme on disait de mon temps, chacun son trip.

22. 23/03/2010 17:05 - Evan Ard

Evan ArdRaoul Douglas.

Ironie à part, oui, moi seul a repéré la véritable supercherie de cet affreux film, moi seul ai été suffisamment vigilant, sensible et supérieurement clairvoyant pour percevoir, outre l'idéologie malsaine de cette œuvre d'endoctrinement, la lourdeur formelle de ce film qui le destine à un vieillissement cruel et rapide. Le fait que je sois l'unique personne, parmi des millions d'êtres voués aux tourments de l'obscurantisme le plus niais, à être en mesure de révéler la vérité concernant les milles mensonges de cette supercherie cinématographique, ne finit pas de me confirmer le génie supérieur auquel j'ai été destiné au jour de ma naissance. L'ambition pathétique de votre tentative argumentaire montre à quel point vous êtes éloigné de la Vérité, le scandale que la lecture présente de ces quelques lignes jaillissant du bout de mes doigts pour jeter leur lumière brulante dans votre esprit calciné provoque, s'ajoute à la liste des preuves qui achèvent de me confirmer combien la singularité aura toujours raison de la masse, cette masse qui ne comprendra jamais l'unité. Je vous ai offert la clarté, et vous l'avez refusé, je vous offrais la liberté, vous avez choisi l'esclavage. Votre choix vous condamne, mais encore, votre affront ne mérite pas même l'acception de choix, il ne s'agit que du pâle meuglement d'un bétail en route pour abattoir, vous ne savez pas ce que vous faites, vous ignorez ce que vous dites, vos actes ne sont que les réflexes spasmodiques de la viande déjà morte, l'œil vide, l'âme usurpée par le néant, vous êtes, pauvre Raoul, une victime coupable de son innocence, vous paierez pour cela et votre prix sera celui de ma béatitude. A l'instant même, vos réactions indignées face au torrent des vérités dont je vous accable sont la manifestation même de ma compassion, de ma miséricorde, mais vous la méprisez dans votre cœur, pourtant, combien je voudrais vous sauvez de vous-même, combien je vous aime, malgré votre erreur, combien de larmes serais-je capable d'échanger contre votre salut ? Ne souhaitez donc vous pas la liberté ? Préférez-vous les ténèbres de ce troupeau maudit à l'amour sacré que je vous porte ? Songez un instant à ce qui sera exigé de ceux qui ont rejeté la parole vraie, de ceux qui auront eu l'opportunité de briser leurs chaines et qui ne l'ont pas saisi. Repentez-vous de vos fautes, soyez libre, soyez libre ou ne revenez pas à ma peine.

23. 05/04/2010 18:26 - Raoul Douglas

Raoul Douglas@ Evan Ard
Nan mais vous pouvez en faire autant que vous voulez de vos jolies phrases. Il serait peut-être bon, lorsqu'on commence à démonter un film, d'étayer ses propos par des exemples précis. Pourquoi ? Qu'est ce que vous n'avez pas aimé PRÉCISÉMENT dans le film accompagné d'un exemple. C'est le B-A BA d'un bon critique. Mais je vois que ça vous échappe un peu.
J'ai un peu la flemme de vous expliquer pourquoi vous êtes dans le tort, un simple tour sur le topic consacré à Avatar (250 pages) sur le forum de Mad movies, et vous trouverez des gens qui le feront surement mieux que moi (Elzecchio), même si c'est peine perdu car votre avis est déjà planté dans votre tête. D'ailleurs en lisant votre dernier post, j'ai bien l'impression que vous souffrez d'un "pète au casque".

Mais sinon pour essayer de commencer une discution constructif sur un des rares exemple que vous donnez dans votre article, je cite :
"les amérindiens, dont les ridicules Na’vi ne sont qu’une métaphore idéalisée"

Mais d'où ? D'où les Na'vi sont des pauvres indiens ?
Rien qu'en lisant ça déjà, ça se voit que vous n'avez rien compris.
Les Na'vis, dans le film sont des demi-dieux par rapport à nous ! Ils font 3 mètres de haut, et possèdent un squelette renforcé en fibre de carbone ! Il peuvent respirer sur une planète où si l'être humain sort, il est inconcient en 20 seconde et meurt en 4 minutes !
Mais vous vous n'écoutez pas trop ce qui est dit dans le film, vous regardez les images, c'est tellement plus facile ! Alors quand vous voyez des Na'vi qui "respectent la nature qui les entoure" en chassant avec des arcs et des flèches et en "s'excusant auprès de leur proie", tout de suite "waaahhh c'est des indiens !". Là vache ! Et c'est la même personne qui dit aux autres qu'ils ont l'esprit fermé et lui la vérité absolue. Je vous plains.

Le problème commence peut-être ici pour vous. Vous vouliez voir une corélation entre 2 peuples qui n'existe pas. Ici les humains ne se battent pas contre des indiens, mais contre des extraterrestres bleus de la planete pandora, tout comme dans aliens, les marines se battent contre des aliens. Pour ma part je n'ai pas vu d'indien se balader dans le film, sinon j'aurait demandé d'autres lunettes.

24. 06/04/2010 09:40 - Evan Ard

Evan ArdBonjour Raoul,

Ma critique n'est qu'un point de vue sur le film, libre à vous d'y trouver des éléments d'interprétation pertinents ou non, mais je vais quand même étayer un peu mon propos, en réaction à vos remarques.

Tout d'abord l'exercice de la critique n'est pas un genre figé, plusieurs approches sont possibles, chacune avec ses avantages et ses inconvénients. Personnellement je ne suis pas fervent de la microcritique qui consiste à extraire des unités de sens minimales pour en faire des généralités sur l'ensemble de l'objet étudié, c'est une démarche que je trouve quelque peu fallacieuse en cela qu'elle peut facilement servir de prétexte pour ignorer certains aspects de l'unité que cherche théoriquement à produire une œuvre d'art. Je préfère aborder cette dernière de manière surplombante, proposer une vision globale, au risque, peut-être, de me voir rétorquer que je n'ai pas considéré certains détails. L'idéal étant sans doute de faire dialoguer, de trouver l'équilibre entre la considération des éléments mineurs et du tout unifié.

Je continue dans un deuxième post par manque de place.

25. 06/04/2010 10:14 - Evan Ard

Evan Ard(...)
Concernant le lien, évident à mes yeux, entre Navis et Amérindiens, personne n'aura ignoré les ressemblances frappantes, pour rester poli, de Pocahontas avec Avatar. Je ne parle pas nécessairement de la légende originale de Pocahontas, mais de sa réinterprétation moderne par le dessin-animé de Disney d'une part et le film de Terrence Malick d'autre part. Cameroun a d'ailleurs reconnu la dette qu'il avait envers l'histoire de la jeune indienne, de même pour la parenté de Danse avec les loups ainsi que des westerns classiques en général. Or, que trouve-t-on dans toutes ces références ? Des amérindiens.
(...)

26. 06/04/2010 10:24 - Evan Ard

Evan Ard(...)
Par ailleurs, je ne rentrerais pas dans le détail, mais prétendant avoir quelques connaissances sur la culture amérindienne, ses pratiques, sa spiritualité, je peux vous dire que les Navis en sont très proches, bien que caricaturaux. Ensuite, il faut considéré ce film avec les yeux d'un américain. Il faut savoir que le destin des peuples autochtones d'Amérique du Nord est un sujet sensible aux USA, un peu comme la colonisation ou la collaboration en France. Personne n'ignore que les territoires sacrés des amérindiens ont été convoité par les colons en raison des grandes ressources en or qu'ils contenaient, exactement comme l'arbre-maison, l'arbre sacré des Navis, se trouve placé au dessus d'un filon important d'unobtanium convoité par les colonisateurs humains. L'engagement démocrate de Cameroun, écologie et critique du colonialisme dans le cas présent, n'est un secret pour personne. Cameroun cède ici à un vieux réflexe remontant au moins à Rousseau, l'extase de l'homme blanc découvrant le bon sauvage, l'homme de la nature qui n'a pas encore été souillé par la civilisation. Notez bien que "Sully" signifie d'ailleurs "souillé" en anglais. La culture tribale étant souvent présentée comme une manifestation exemplaire d'un mode de vie respectueux de son environnement, il n'y a rien de surprenant à ce que Cameroun s'en empare pour sa fable écologique. Là dessus, je me permettrais un peu d'ironie, mais franchement, des arcs, des flèches, des êtres qui vivent à demi-nus en osmose avec la nature, ça vous rappelle quoi au juste ? Des émeutiers urbains anarchistes ? Sinon, le problème ne vient pas de vos lunettes mais d'une mauvaise-foi manifeste, à mon sens. J'ai également été tenté, dans cette réponse, de vous fournir les définitions de "allégorie", "métaphore" ou encore "parabole", parce que les grosses ficelles rhétoriques dont Cameroun use ici sont archi-classiques. Il s'agit de renverser les valeurs du public, d'élaborer un équivalent moral inversé d'une situation culturelle sur une autre situation culturelle, de manière à susciter l'empathie et l'identification en relativisant les valeurs fortes de la cible. Version Cameroun ça donne : "Alors là vous voyez les américains, le coup du World Trade Center ça vous a pas plut, et bien quand on défonce l'arbre-maison des Navis à coup de missiles incendiaire c'est pareil." Traduction : Quand la puissance américaine exploite les ressources de la planète au détriment du respect des cultures étrangères, c'est pas bieeeen, (et faudra pas s'étonner d'être pris pour des cons après.) Leçon : Justification de l'anti-américanisme par le vieil argument de la puissance coupable. Détail : La puissance est rarement la seule conséquence d'une conscience bornée mais se justifie également par un minimum de facultés intellectuelles.

27. 06/04/2010 13:28 - Willilam Blake

Willilam BlakeSauf que les Etats-Unis ne sont innocents de rien sur ce point, cessez de voir tout cliché sur les USA comme un anti-américanisme !

28. 06/04/2010 13:53 - Raoul Douglas

Raoul DouglasJe suis d'accord, toujours est-il que je ne vois pas ce qui ne vous plaît pas la dedans. Pour ma part, le film dont j'ai eu l'impression qu'Avatar était le plus inspiré, est "Ferngully" (aussi un dessin animé). Vous décrivez le discours de Cameron qui est plutôt réfléchi, dénonciateur, et vous trouvez ça mauvais ? Pourquoi ? De plus, le film n'est pas destiné seulement à un public américain mais il a marché dans le monde entier, preuve que toutes les cultures sont sensibles à la vision d'un peuple qui se fait massacré par un autre. De plus dans le film, il me semble que les HUMAINS (pas les américain) qui arrivent avec leurs beaux lances roquettes, ils se font bien botté le cul au final, car les NA'VIs (pas les amérendiens) ont aussi leurs propres armes, plus puissantes, qu'ils ont appris à développer, ils ont la force de la forêt, peuvent se connecter aux animaux et aux dragons au lieu d'utiliser des hélicoptères.

"La puissance est rarement la seule conséquence d'une conscience bornée mais se justifie également par un minimum de facultés intellectuelles. "

Oui, et la partie "faculté intellectuelle, dans le camp des humains, leur véritable "arme intelligente" qu'ils ont mis en place, c'est ce principe d'infiltration de "l'ennemi" à l'aide d'Avatar. Sauf qu'une arme intelligente nécéssite des personnes intelligentes pour s'en servir (l'équipe de scientifiques), c'est pourquoi cette arme se retourne contre eux.

J'attends toujours des exemples précis de ce que vous ne trouvez pas cool et pas trippant dasn ce film, afin de pouvoir vraiment dialoguer.

29. 06/04/2010 14:48 - Raoul Douglas

Raoul Douglas"Notez bien que "Sully" signifie d'ailleurs "souillé" en anglais"
Ouis, grave pas cool ! Des scénaristes qui pour une fois ont réfléchi à des noms qui veulent dire quelque chose pour leurs personnages principaux. Ca ne donne trop pas de profondeur à un personnage et à son histoire (ironie).
Effectivement Sully est souillé, il a perdu ses jambes à la guerre ! Ce qui explique aussi très bien pourquoi il en a un peu sa claque d'œuvrer pour des gens qui tripent à tout détruire sur leur passage.

30. 06/04/2010 15:04 - Laurence

LaurenceMerci pour ces précisions Raoul, je ne connaissais pas le sens de Sully. Tu dois être impatient de voir le volume 2.

31. 06/04/2010 16:16 - Raoul Douglas

Raoul Douglas"Merci pour ces précisions Raoul, je ne connaissais pas le sens de Sully."
Moi non plus, c'est Evan qui m'en a informé en même temps que tout le monde. La drôlitude de la situation, c'est que tous les éléments dont Evan se sert pour dire que c'est un mauvais film, perso ce sont ces éléments qui me font trouver que c'est un bon film. Après que ce soit inspiré, certes, cela n'empèche pas que ce soit bien.
Même Yannick Dahan, qui pourtant n'est pas tendre question chroniqueur, lorsqu'il chronique Avatar, admet, même si il le trouve "un peu culcul la praline", que le film a une qualité indéniable
Voir :

http://www.dailymotion.com/video/xc042x_yannick-dahan-chronique-avatar_shortfilms

"Tu dois être impatient de voir le volume 2. "
Plus ou moins. J'ai confiance, mais je visualise mal ce qu'il va pouvoir raconter de cool pour relancer la machine. J'attends de voir, mais je préfèrerais de loin voir sa future Adaptation du manga "Gunnm", projet qu'il a depuis longtemps, "Battle angel".

32. 06/04/2010 17:12 - Evan Ard

Evan ArdSur ce coup là je vais faire plus expéditif, pas le temps...

Pour Willilam Blake : «Il n'y a pas de chute de l'Amérique pour la simple raison que l'Amérique n'a jamais été innocente. Il est impossible de perdre ce qu'on n'a jamais possédé.» James Ellroy, cité sur le Ring.

Le problème c'est le registre ultra-émotionnel fondé sur une mise en perspective schématique nourrie de scènes "chocs." Ce film suinte trop le réel, le refus du réel, derrière la façade du merveilleux, pour être correct. Perso, j'aime les films antiaméricains, mais pas ceux qui se foutent de la gueule de leur public tout en se permettant de leur faire la morale. Avatar est un film d'une beaufitude sans limite, tout ce que l'on reproche habituellement au blockbuster hollywoodien s'y répand sans retenu, sauf que là, c'est pour la bonne cause, alors chut ! En conséquence, le succès d'Avatar est avant tout politique. A moins que...

A moins que si le film a marché dans le monde entier, ça prouve surtout qu'un budget marketing sans mesure, tout comme dans le cas de l'élection d'Obama, suffit à faire vendre n'importe quelle daube. Certes, toutes les cultures sont sensibles à la vision d'un peuple qui se fait massacré par un autre, ici les humains par les Navis, indéniable, mais vous oubliez de préciser : en 3D et avec de jolies nimages, ce que 80% des spectateurs ont retenu de ce film est là. Pour les 20% qui restent, la leçon de moral Cameron marche à 100%, l'antiaméricanisme primaire post-obamania génère toujours du capital, c'est là que se trouve tout le cynisme de l'affaire.

Sinon je suis heureux d'apprendre que les handicapés de guerre sont souillés, oui, oui... La souillure, c'est la civilisation, fallait pas faire la guerre d'abord. Et si les humains se font botter le cul, c'est d'abord à cause de leur conscience morale, d'une part, et d'autre part, parce que le messie humain est parvenu à convaincre les zanimaux de se bouger les fesses grâce à ses valeurs morales supérieures. C'est si beau la réparation du réel. Demandez donc aux amérindiens si les bisons ont lever le petit doigt pour les protéger des méchants colons européens. La nature ignore le sacrifice, l'humain, non. La seule arme des Navis, c'est un militaire pourri de néo-christisme hollywoodien qui va apprendre la bonne morale humaine à mama Gaïa. On vient te faire la peau et au passage on va t'apprendre l'éthique. Double colonisation. Si les armes ne font pas l'affaire, on leur fera le coup de la conscience. Pas dur d'être plus intelligent que les mercenaires dans ce film tellement ces derniers sont incroyablement cons. Intelligence morale s'entend. Et puis les Navis sont bornés, leur culture est inapte à faire face à la menace, il leur faut la prothèse d'un handicapé pacifiste pour leur apprendre la guerre, tout ça est tellement logique et cohérent que les bras m'en toooombent...

33. 06/04/2010 17:44 - Marlon Bronco

Marlon BroncoEnfin rien ne vaut qd meme un Alien 2 avec des méchants qui ont une vraie tête de bouffeurs de Marines et que l'on a pas de scrupules à buter.
On a la confiance, on flippe, on morfle, on trouve des solutions, les décors, les explosions, les créatures sont "réels", c'est rythmé, ca sent l'essence et la pisse. On en chie d'ailleurs tellement à s'en débarrasser qu'on fini par les apprécier, ces aliens. Chacun lutte pour sa survie comme il le peut.
Dans Avatar, d'emblée tout le monde est gentil et on a pas le choix, on doit aimer les 2 camps dès le début.
Mise à part l'idéologie gentillement anti-sioniste d'Avatar (oui je pense que les navis sont arabes), ca ne reste pour moi qu'un film d'action en 3D assez plat qui se regarde comme un Disney, sur un thème déjà vu et revu des dizaines de fois et qui ne mérite pas tant de passion.

Pour résumer : Pas assez manichéen et ca manque cruellement de couilles.

34. 06/04/2010 17:52 - Raoul Douglas

Raoul DouglasCa me convains encore plus que tu n'as pas écouté ce qui est dit dans le film, mais que tu n'as voulu y voir que ce que tu voulais bien y voir :

"Et si les humains se font botter le cul, c'est d'abord à cause de leur conscience morale, d'une part, et d'autre part, parce que le messie humain est parvenu à convaincre les zanimaux de se bouger les fesses grâce à ses valeurs morales supérieures. C'est si beau la réparation du réel. Demandez donc aux amérindiens si les bisons ont lever le petit doigt pour les protéger des méchants colons européens. La nature ignore le sacrifice, l'humain, non."

On est sur pandora, PAN-DO-RA !!! on est pas au milieu d'un troupeau de bison. On est dasn une système (expliqué dans le film) qui a tellement bien évolué et où toute chose est à sa place, qu'une conscience collective est née des arbres, car leur connection fait de la planète un gigantesque cerveau !

"La seule arme des Navis, c'est un militaire pourri de néo-christisme hollywoodien qui va apprendre la bonne morale humaine à mama Gaïa."

Il va falloir me citer la phrase en question, car moi je n'ai entendu, quand il parle à "Gaïa", que :
"Je voulais te montrer le monde d'où je viens, un monde dévasté et sans nature [...]"

C'est ça faire la morale ? J'appellerai plutôt ça s'amender.

"On vient te faire la peau et au passage on va t'apprendre l'éthique."
Pareil... Quand est-ce que Jake apprend l'éthique à qui que ce soit de la planète Pandora ?

"Et puis les Navis sont bornés, leur culture est inapte à faire face à la menace"
À une menace dont ils ignorent tout oui, ce serait pareil pour nous.

"il leur faut la prothèse d'un handicapé pacifiste pour leur apprendre la guerre"

Pas pour leur apprendre la guerre, car il est dit dans le film qu'ils ont déjà des guerriers et chasseurs, mais pour leur donner des informations sur l'ennemi dont ils ignorent tout, oui. Ca se passe de même quand il y a une guerre sur terre, on appelle ça de l'espionnage, pour ne pas frapper n'importe comment. Ici, l'espion a changé de camp.

35. 06/04/2010 19:19 - gpcovell

gpcovell Sur le coup, je trouve le Ring sévère avec ce film. Bon, d'accord, on peut critiquer Cameron sur de nombreux points: l'insincérité de son panthéisme, l'ultra-écologisme béat et bête que manifeste le scénario, sans compter le manque d'originalité dudit scénario, pompé à fond la caisse sur Pocahontas et le Nouveau Monde, de Terrence Malick. Sans parler de son anti-occidentalisme primaire - d'ailleurs sûrement aussi insincère que le reste.
Mais tout cela serait important si le film faisait profession d'être une œuvre d'art! Or, il s'agit d'un simple divertissement, pas plus, pas moins. Et, à ce titre, reconnaissons qu'il confine au grandiose, non?

36. 06/04/2010 19:20 - Evan Ard

Evan ArdPandora n'est qu'une matérialisation de la vision amérindienne de l'interaction avec la nature. Plongez-vous dans quelques ouvrages sur la question et vous comprendrez de quoi je parle. Gaïa version Avatar est censée ne pas prendre partie, or c'est Jack qui vient lui faire comprendre que ça serait pas bien de pas intervenir, s'amendant par la même occasion au nom de toute l'humanité, histoire de se refaire une beauté intérieure, mais là j'ai sans doute mal interprété le passage où Jack se connecte à mama Navi pour lui proposer une petite partie de Cluedo en ligne. Ensuite, Jack va joyeusement envoyer tout le monde au massacre au lieu de se rendre en échange de quelques réserves pour Navis sur le déclin, en toute logique cela aurait du aller dans le sens du plan du colonel cigare qui n'attendait que cette occasion pour se débarrasser des primitifs. Mais c'était sans compter sur l'intervention miraculeuse, quoique quelque peu tardive, rapport à la partie de Cluedo qui s'éternisait, de mama Gaïa qui a décidé de sacrifier la totalité de son écosystème pour mettre la déculotté à cette minuscule poignée d'humain, avant garde d'une authentique armée bardée d'armes de destruction massive et de napalm biotoxique. Merci Jack l'exobiophile.

Cher Raoul, ici vous êtes sur Ring, autrement dit, je découvre peu à peu qu'un monde nous sépare, entre Pandora et Proxima du Centaure, il y a quelques années lumières, autant dire un gouffre, une éternité. Rien ne pourra plus nous réunir, drame ! Je retourne sur Terre, pour achever maman qui, au fond, nous fait bien chier avec ses catastrophes naturelles.

37. 06/04/2010 20:58 - Raoul Douglas

Raoul Douglas"Cher Raoul, ici vous êtes sur Ring, autrement dit, je découvre peu à peu qu'un monde nous sépare.[…]
Je retourne sur Terre, pour achever maman qui, au fond, nous fait bien chier avec ses catastrophes naturelles. "
Effectivement un monde nous sépare, je ne connaissais pas the ring, mais je constate que ses chroniqueurs n'ont guère plus de 14 ans d'âge mental.
Nan mais t'es bien au chaud chez toi derrière ton pc connecté à internet, en quoi les catastrophes naturelles te font chier ? Faut arrêter quoi, j'hallucine.

J'espère que si il y a un "AVATAR 2", justement il traitera du "come back" de l'armée humaine avec ses moyens de destruction massives. Mais ça m'étonnerait beaucoup que Cameron ait envie de raconter la même chose 2 fois de suite, surtout pour des gens qui sont un peu trop prostrés sur eux-même pour comprendre ce qu'il a envie de véhiculer.

38. 06/04/2010 21:50 - Fridge Rider

Fridge RiderCameron ne véhicule à peu près rien, Raoul. Il ne fait que donner à l'individu nivelé ans la foule ce qu'il désire le plus, la fusion régressive-utérine avec la "nature". Ça passe mieux avec de bons sauvages bleus. Si vraiment il "véhiculait" quelque chose, le succès n'aurait certainement pas été au rendez-vous. Ce qui marche fort, aujourd'hui, c'est ce qui fait échos au vide intérieur de la foule sans pouvoir le remplir, évidemment. Enlève les effets, la 3D grossièrement pompière, tout le cirque promotionnel (salaud de capitaliste), et t'as un Pocahontas bien foireux. Dans le réel, les gentils sauvages se font dérouiller et les bêtes sauvages bouffent leur cadavres. Ce film est une grosse merde, point barre.

39. 07/04/2010 03:17 - Toto31

Toto31Oui... mais cela n'étonnera personne.
Demonter les derniers avatars du blockbuster américain ne surprendra personne qui visite votre site. Cela est bien trop prévisible. Cela est trop évident pour "ressortir" aussi facilement la critique finalement assez conformiste de l'anticonformisme... Parlez-nous plutôt des films que vous avez découverts, de ceux qui vous ont surpris, que vous avez aimés... Parlez-nous de films plus ambigüs dont l'appréciation demande réflexions et échanges. Vous savez ce genre d'expériences d'où l'on ressort destabilisé, sans jugement clair (car c'est aussi possible) avec des interrogations et des doutes. Bref, surprenez-nous, mettez-vous en danger avant que de finir Cameronisés de l'anti-conformisme.

PS: Si je me permets cette critique, c'est que je suis bien trop attaché à votre liberté de ton pour souffrir de la voir tendre parfois vers trop de facilité.

40. 07/04/2010 08:27 - Lobotomisateur

LobotomisateurArrête les copiers coller toto

41. 07/04/2010 09:00 - Evan Ard

Evan ArdJe laisse à chacun le soin d'apprécier la manière peu gracieuse avec laquelle Raoul a choisi de clore cet échange. L'insulte, dans ce cas, s'apparente facilement à un aveu d'impuissance, sans compter l'incapacité à imaginer que certains peuvent avoir de la famille, des proches, peut-être seulement des amis, en zones sinistrées, sans même parler de l'émotion compassionnelle que peut logiquement suscité une population souffrant des conséquences dramatiques d'une catastrophe naturelle.

Une dernière chose, Raoul, je sais et je comprend parfaitement ce que Cameron véhicule dans Avatar, peut-être même mieux que vous. Simplement, je ne suis pas d'accord avec le message, sa forme, sa part de mensonge. En ai-je le droit ou bien à vos yeux ceux qui n'adhèrent pas au principe ne méritent-ils que des insultes ?

Toto31, je n'ai rien à faire du conformisme et de l'anticonformisme, ce dualisme est périmé. Pourquoi, par exemple, ne vous rétorquerais-je donc pas que votre critique du conformisme d'un certain anticonformisme est tout à fait conformiste et entendu des dizaines de fois ? Vous voyez bien le genre d'impasse où cela nous mène... J'avais envie d'écrire un article à chaud juste après avoir vu le film. Je l'ai fais, j'ai donner mes impressions, simplement.

42. 07/04/2010 09:45 - Toto31

Toto31C'est sûr le conformisme de l'antianticonformisme marche aussi. Mais ce n'est pas là où je voulais en venir. C'est juste (pour répondre à Lobomisateur) que vos deux derniers billets cinémas, si je ne me trompe pas, concernent Alice et Avatar, les deux plus gros nanars actuels complètement prévisibles, markettés pour plaire de New-York à Pékin en passant par Bombay... N'y a-t-il pas d'autres films plus intéressants à discuter? Ce n'était donc pas une critique sur votre billet, que je trouve du reste assez pertinent, mais plutôt sur votre choix éditorial ou en tout cas ce que j'en espère...

43. 07/04/2010 10:13 - La Rédaction

La Rédaction@ Totor31

Les derniers films chroniqués sur RING :

http://www.surlering.com/article/article.php/article/un-prophete-de-jacques-audiard

http://www.surlering.com/article/article.php/article/fantastique-maitre-renard-par-wes-anderon

http://www.surlering.com/article/article.php/article/la-route-le-livre-vs-le-film

Bonne journée.

44. 07/04/2010 10:24 - Evan Ard

Evan ArdToto31. Oui, je comprends bien votre remarque. Je me dois d'ailleurs de reconnaitre qu'il est surement plus facile, plus abordable, de critiquer un cinéma grossier, que de proposer une analyse pertinente de véritables œuvres. Je pense qu'il faut y voir une matière de réaction, le matraquage médiatique autour de certains films peut paraitre tellement outrancier qu'une certaine urgence se fait sentir. Il ne s'agit pas de s'opposer "par principe" mais plutôt de tenter de montrer en quoi la publicité, les médias, la doxa politique, l'air du temps, peuvent conditionner le comportement des individus dans le cadre du consumérisme de masse. Par exemple, à lire certaines critiques d'Avatar, j'étais abasourdi de constater que la plupart des journalistes ne faisaient que répéter les slogans marketings conçus à l'occasion de la sortie du film. "Révolutionnaire", "une étape dans l'histoire du cinéma", "somptueux", quelque chose, en fait, de très réactionnel, robotique, comme si les médias subissait la tornade publicitaire sans prendre le temps d'interroger l'objet de leur critique, si on peut encore cela une critique, parce que, pour moi, ça ressemblait plutôt à un prolongement de la campagne promotionnelle par d'autres moyens. Alors, c'est sûr que cet article était lui-même une réaction, mais je crois que derrière il faut y voir une volonté de frapper les esprits, donner une claque à l'hystérie collective pour tenter de réveiller l'individu, qu'il prenne le temps de se poser et de réfléchir quelques instants à ce qu'on lui propose. Voilà.

45. 07/04/2010 10:45 - Marlon Bronco

Marlon BroncoEn meme temps la majorité des lecteurs du Ring sont probablement de votre avis, même avant d'avoir été voir le flim, donc la claque à l'hystérie collective ne va pas faire beaucoup de dégats par ici.
Par contre j'ai été étonné de ne pas voir d'article sur "La rafle" que tout le monde en France considère comme un bon film, The devoir de mémoire ultime sur le Vel d'hiv (même Zemmoor est d'accord).
Donc je me demande : quelqu'un l'a vu? le film est-il réellement crédible ou tellement mauvais que ca ne vaut pas un article sur Ring ?

46. 07/04/2010 11:00 - Evan Ard

Evan ArdJe ne connais pas les lecteurs du Ring. Apparemment Raoul Douglas ne connaissait pas le site. Je n'ai pas vraiment d'intention lorsque j'écris, je ne pense pas à la réception, cela doit se faire, je le fais, et ensuite je cherche à comprendre pourquoi. Parfois cela m'échappe totalement. Pas vu La Rafle, inintéressant et formaté, j'estime avoir donner mon quota de larmes pour toutes les victimes de l'époque. Je le ferais encore si nécessaire. Il y a de belles larmes, des larmes qui sont des dons, des par-dons dont la préciosité et l'importance nous échappe, mais il y a aussi des larmes que l'on vous vole, que l'on vous arrache. Chaque sanglot doit être libre, sinon il n'y a pas de compassion.

47. 07/04/2010 11:27 - Raoul Douglas

Raoul DouglasJe n'ai rien clos du tout, car pour moi, il n'y a toujours eu aucun échange. Pour la simple et bonne raison qu'il est impossible d'échanger des idées avec quelqu'un pour qui :

"Ce film est une grosse merde, point barre."

Effectivement vous avez le droit de ne pas adhérer à ce que Cameron véhicule, pas de problème. Mais alors inutile d'écrire un article. Tu dis juste "je ne suis pas d'accord", et c'est réglé. Encore une fois, si tu veux démonter une œuvre, appuie toi sur des exemples précis, les maigres détails dont tu t'es servi jusqu'à maintenant j'ai répondu. Maintenant je suis las d'essayer, car tu ne changera pas d'avis de toute façon, vous faites parti de ces gens qui ne savent pas se remettre en question, ne connaissent pas de "demi-mesure", ne savent pas écrire dans une phrase "Selon moi..."

J'ai hâte de voir comment vous saurez relever le niveau du cinéma, des scénarios et réalisations dans votre futur chef-d'œuvre cinématographique, si tant est que vous sachiez faire autre chose que de dire de tout ce que vous voyez : "c'est de la merde, point barre".
C'est tellement facile, d'ailleurs, votre article : "C'est de la merde, point barre"
Voyez ? Simple non ? Ahah, c'est vrai que ça détend.

48. 07/04/2010 11:39 - Raoul Douglas

Raoul DouglasJ'ajouterai que pour savoir qui a commencé les insultes et le rabaissement de l'autre, ce qu'il y a de bien sur un forum, c'est qu'il suffit de remonter en haut de page. Mais je vais faire un copié collé ici d'un de vos premiers posts, avant même que je n'ai eu le temps de répondre. Post à la lecture duquel un véritable esprit éveillé réalisera très facilement qui est ici la personne endoctrinée et un peu félée du ciboulot :

49. 07/04/2010 11:40 - Raoul Douglas

Raoul DouglasDixit Evan Ard :

"Ironie à part, oui, moi seul a repéré la véritable supercherie de cet affreux film, moi seul ai été suffisamment vigilant, sensible et supérieurement clairvoyant pour percevoir, outre l'idéologie malsaine de cette œuvre d'endoctrinement, la lourdeur formelle de ce film qui le destine à un vieillissement cruel et rapide. Le fait que je sois l'unique personne, parmi des millions d'êtres voués aux tourments de l'obscurantisme le plus niais, à être en mesure de révéler la vérité concernant les milles mensonges de cette supercherie cinématographique, ne finit pas de me confirmer le génie supérieur auquel j'ai été destiné au jour de ma naissance. L'ambition pathétique de votre tentative argumentaire montre à quel point vous êtes éloigné de la Vérité, le scandale que la lecture présente de ces quelques lignes jaillissant du bout de mes doigts pour jeter leur lumière brulante dans votre esprit calciné provoque, s'ajoute à la liste des preuves qui achèvent de me confirmer combien la singularité aura toujours raison de la masse, cette masse qui ne comprendra jamais l'unité. Je vous ai offert la clarté, et vous l'avez refusé, je vous offrais la liberté, vous avez choisi l'esclavage. Votre choix vous condamne, mais encore, votre affront ne mérite pas même l'acception de choix, il ne s'agit que du pâle meuglement d'un bétail en route pour abattoir, vous ne savez pas ce que vous faites, vous ignorez ce que vous dites, vos actes ne sont que les réflexes spasmodiques de la viande déjà morte, l'œil vide, l'âme usurpée par le néant, vous êtes, pauvre Raoul, une victime coupable de son innocence, vous paierez pour cela et votre prix sera celui de ma béatitude. A l'instant même, vos réactions indignées face au torrent des vérités dont je vous accable sont la manifestation même de ma compassion, de ma miséricorde, mais vous la méprisez dans votre cœur, pourtant, combien je voudrais vous sauvez de vous-même, combien je vous aime, malgré votre erreur, combien de larmes serais-je capable d'échanger contre votre salut ? Ne souhaitez donc vous pas la liberté ? Préférez-vous les ténèbres de ce troupeau maudit à l'amour sacré que je vous porte ? Songez un instant à ce qui sera exigé de ceux qui ont rejeté la parole vraie, de ceux qui auront eu l'opportunité de briser leurs chaines et qui ne l'ont pas saisi. Repentez-vous de vos fautes, soyez libre, soyez libre ou ne revenez pas à ma peine."

Mais ma parole !! Vous êtes l'élu !! Les gars ! venez vite voir ! "NEO" est parmi nous ! (je me gausse) Faites attetion quand même avec les pistolets, les balles qui vous passe à travers ça n'existe que dans Matrix.

50. 07/04/2010 12:34 - Lobotomisateur

LobotomisateurEt toi, Raoul, l'agent Smith ?

51. 07/04/2010 12:44 - Evan Ard

Evan ArdMonsieur Raoul, je ne voudrais pas être désobligeant, mais des gens dans votre cas, on en croise tous les jours sur Internet. Qu'on publie quoique ce soit sur le Web, il y aura toujours 60% de mécontents, 10% de personnes qui adhèrent et 30% d'internautes qui prendront ce qui les intéresse pour l'enrichir ensuite de leurs propres réflexions. Comme je l'ai dis plus haut, je n'ai fais que donner mon point de vue, de la manière qui me semblait juste par rapport à ce que je voulais exprimer. Libre à chacun d'y trouver ce qu'il veut, l'article est là, il ne bougera pas. J'ai essayé de vous répondre, de m'expliquer, ce que beaucoup d'auteurs d'articles ne feraient pas, avec ironie et humour, pour ne pas lasser les passants qui éventuellement se donneraient la peine de lire l'ensemble des commentaires. Après, si vous voulez polluer chaque article de la toile avec laquelle vous êtes en désaccord, libre à vous, je vous souhaite bon courage. Sinon, je vous conseil de vous lancer dans une carrière de professeur de journalisme, vous semblez maitriser le sujet.

52. 07/04/2010 13:08 - marlon bronco

marlon broncoLaisse tomber Raoul, ca sert à rien de t'emporter contre ces gars-là. Ils ne donnent leur avis que comme spectacteur lambda et non pas comme spécialiste (comme dans beaucoup de sujets d'ailleurs). Ces mecs aiment critiquer tout ce qui les entoure, tout le temps, et de ce fait se définissent comme plus malin que les autres; Pour la simple et bonne raison qu'ils sont persuadés d'avoir raison.
Ces gars vivent/pensent dans le noir généralement, mangent surgelés, enfermés chez eux dans un sordide appartement parisien, prennent l'air dans la puanteur du métro et oublient tout simplement de rêver, d'imaginer en couleurs. Et ce qu'ils ne comprennent pas ici, ils le prennent pour de la propagande de bisounours aux US.
Laisse tomber Raoul, vient on va se mater la dernière saison de Breaking Bad.

53. 07/04/2010 13:38 - David Kersan

David KersanSinon Marlon, tu as bientôt Julien Doré au cinéma.

54. 07/04/2010 14:14 - Marlon bronco

Marlon broncoMoque-toi, il a qd meme des couilles ce ptit gars pour arriver là où il en est, et en partant de pas grand-chose.
On peut discuter du talent, mais pas de la détermination.

55. 07/04/2010 14:27 - Evan Ard

Evan ArdMarlon, vous êtes un proche de Florent Gallaire ? Sinon, bien les stéréotypes... C'est donc comme ça que vous nous imaginez ? Intéressant.

Mais je pense que vous vous trompez, nous sommes bien pires que vous le prétendez. Vous n'imaginez pas l'extase lumineux de nos rêves les plus sombres, comme vous n'avez aucune idée du panel de couleurs supradimensionnelles que nous sommes capables de concevoir dans nos esprits supérieurs. La critique n'est qu'un piège tendu aux incultes pour les détourner de l'astre céleste que nous protégeons jalousement loin de yeux du monde. Nous vivons des tours d'ivoire nacré où les mets les plus subtils nourrissent nos âmes au plus profond, nos voyages se font sur les ailes multicolore de créatures angéliques dont la seule beauté ferait mourir un être non-initié. Si nous persistons toutefois à descendre sur Terre pour renouveler le don parfait de nos caprices esthétiques, ce n'est pas que nous avons raison, la raison n'importe plus, c'est que nous nous sommes fidèlement engagés à guérir les maux de l'univers par la grâce empoisonnée des poisons les plus élaborés. Nous sommes la tentation d'aimer les hommes dans leur disgrâce, nous sommes la paix ritualisé de la compassion divine.

Vient, David, on va se faire 2001...

56. 07/04/2010 14:28 - Evan Ard

Evan ArdMarlon, vous êtes un proche de Florent Gallaire ? Sinon, bien les stéréotypes... C'est donc comme ça que vous nous imaginez ? Intéressant.

Mais je pense que vous vous trompez, nous sommes bien pires que vous le prétendez. Vous n'imaginez pas l'extase lumineux de nos rêves les plus sombres, comme vous n'avez aucune idée du panel de couleurs supradimensionnelles que nous sommes capables de concevoir dans nos esprits supérieurs. La critique n'est qu'un piège tendu aux incultes pour les détourner de l'astre céleste que nous protégeons jalousement loin de yeux du monde. Nous vivons des tours d'ivoire nacré où les mets les plus subtils nourrissent nos âmes au plus profond, nos voyages se font sur les ailes multicolore de créatures angéliques dont la seule beauté ferait mourir un être non-initié. Si nous persistons toutefois à descendre sur Terre pour renouveler le don parfait de nos caprices esthétiques, ce n'est pas que nous avons raison, la raison n'importe plus, c'est que nous nous sommes fidèlement engagés à guérir les maux de l'univers par la grâce empoisonnée des poisons les plus élaborés. Nous sommes la tentation d'aimer les hommes dans leur disgrâce, nous sommes la paix ritualisé de la compassion divine.

Vient, David, on va se faire 2001...

57. 07/04/2010 14:28 - Evan Ard

Evan ArdMarlon, vous êtes un proche de Florent Gallaire ? Sinon, bien les stéréotypes... C'est donc comme ça que vous nous imaginez ? Intéressant.

Mais je pense que vous vous trompez, nous sommes bien pires que vous le prétendez. Vous n'imaginez pas l'extase lumineux de nos rêves les plus sombres, comme vous n'avez aucune idée du panel de couleurs supradimensionnelles que nous sommes capables de concevoir dans nos esprits supérieurs. La critique n'est qu'un piège tendu aux incultes pour les détourner de l'astre céleste que nous protégeons jalousement loin de yeux du monde. Nous vivons des tours d'ivoire nacré où les mets les plus subtils nourrissent nos âmes au plus profond, nos voyages se font sur les ailes multicolore de créatures angéliques dont la seule beauté ferait mourir un être non-initié. Si nous persistons toutefois à descendre sur Terre pour renouveler le don parfait de nos caprices esthétiques, ce n'est pas que nous avons raison, la raison n'importe plus, c'est que nous nous sommes fidèlement engagés à guérir les maux de l'univers par la grâce empoisonnée des poisons les plus élaborés. Nous sommes la tentation d'aimer les hommes dans leur disgrâce, nous sommes la paix ritualisé de la compassion divine.

Vient, David, on va se faire 2001...

58. 07/04/2010 14:52 - Florent Gallaire

Florent GallaireJe vous emmerde Evan, je n'ai rien à voir avec tout cela.
- FG -

59. 07/04/2010 15:00 - Raoul Douglas

Raoul DouglasWoo, tellement excité sur son clic de souris qu'il "triple post" ! Ahah, et après c'est moi qu'on va accuser de polluer.

Mais sinon j'adore vraiment l'argumentaire d'Evan : "Oui mais dans la vraie vie, ça ne se serait pas passé comme ça ! Cameron nous ment !"

Alors là chapeau ! Evan vient de découvrir un des grand principes du cinéma : "Le cinéma, c'est pas pour du vrai !"
Le cinéma est là pour te divertir, te sortir de ton quotidien de merde et te faire rêver, t'emmener dans un monde ou quand on emmerde trop les aborigènes sans prendre le temps de les étudier avant car on se croit à tout prix supérieur, on se fait retourner.

Un autre contrexemple de ce que tu dis :
Tu dis que c'est grâce à Jake que les aborigène arrivent à s'en sortir mais NON, c'est FAUX !
Jake répare simplement les erreurs qu'il a lui même commises. Il les aide à se sortir de la merde car c'est de sa faute si ils sont dedans, car c'est lui qui les a mis dedans en les espionnant et en fournisant aux humains les informations.

Sans lui, rien n'aurait été possible, les humains ne s'interressant pas à leur culture, n'auraient pas découvert "l'arbre des âmes". C'est aussi lui qui leur donne les indication de où tirer pour détruire "l'arbre maison".

Enfin, lorsque Jake arrive au début, les humains n'arrivent pas à s'imposer pour les déplacer. Ils sont en difficulté, on voit bien leurs pelteuses attaquées de toute part avec des flèches, les ouvriers sont surement en voie de renoncer à retourner dans la forêt tellement c'est risqué. Le colonel lui-même montre ce qui lui est arrivé en s'éloignant trop du camp.
Donc NON, avant l'arrivée de Jake et son intrusion à l'aide de la technologie INTELLIGENTE humaine, les NA'VIs sont loin d'être en difficulté. Le colonel le dit, c'est même son premier discours : Nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons à cause de cette bande de sauvages qui sont très coriaces, font 3 mètres de haut, se déplacent vite et ont une parfaite maîtrise du terrain que nous ne connaissons pas.

60. 07/04/2010 15:24 - Raoul Douglas

Raoul DouglasD'autre part, si tu veux vraiment échanger quelquechose, concentre toi sur l'analyse scrupuleuse du film. On peut aussi échanger des idées et discuter avec des phrases simples. Tes pseudos essais littéraires de romancier en mal de reconnaissance, je m'en bats un peu les cojones, ça ne fait pas avancer le débat sur le film et ils sont juste chiants à lire (pour ma part).

61. 07/04/2010 15:28 - Evan Ard

Evan ArdBon, des fois il est inutile de chercher à démonter l'argumentaire de celui d'en face tant il se décrédibilise de lui-même. L'ensemble des "choses" que vous avancez illustre parfaitement le propos que j'ai soutenu dans mon article. Franchement, je n'en espérais pas tant. Sur ce coup vous faites fort Raoul, bravo ! Continuez donc à poster, c'est édifiant.

62. 07/04/2010 15:40 - Raoul Douglas

Raoul DouglasEuh non.

Article : "Je crois que j’aurais pu excuser tout cela si le film respectait l’Histoire, si le film respectait un minimum la vérité, si dure soit-elle : les amérindiens ont succombé à la supériorité de l’ingénierie et de la science occidentale, la mama Gaïa n’est point venue les sauver de justesse, les animaux ne se sont pas battus pour ceux qui les chassaient auparavant avec un respect évident"

J'ai répondu à celà (si vous aviez pris le temps de lire) que le ciinéma n'est pas la réalité, chose que vous avez du mal à comprendre alors je répète, comme pour les p'tits n'enfants.

Plus tard : "Et puis les Navis sont bornés, leur culture est inapte à faire face à la menace, il leur faut la prothèse d'un handicapé pacifiste pour leur apprendre la guerre"

Je viens de dire exactement le contraire (voir au dessus)

Donc je ne vois pas en quoi j'illustre parfaitement ce que vous dites.

63. 07/04/2010 15:40 - Evan Ard

Evan ArdÉchanger ? Échanger vous dites ? Non mais laissez moi rire ! Ici c'est le Ring, monsieur, il y a des règles, on combat à la loyale, par catégories de poids, et pour le coup nous ne jouons pas dans la même classe, désolé de vous le dire Raoul. Si pour vous "l'analyse scrupuleuse" d'un étron cinématographique se résume aux traces de merde nauséabondes que vous répandez sur cette page depuis deux jours, alors je comprends pourquoi les écoles de journalisme ne produise plus que des scribouillards sans envergure. Maintenant vous m'avez assez gonfler, les clowns sans talent dans votre genre, je les pulvérise en deux phrases, alors cassez-vous, allez partouser avec vos amis fans d'Avatar si ça vous fais plaisir. J'ai essayé de me mettre à votre niveau, je me suis abaissé à tenter de dialoguer avec vous, sous le purin, mais je me rends compte qu'il est inutile de s'adresser aux ordures comme vous dont les neurones ne forment déjà plus qu'une vague purée de glaires périmées.

64. 07/04/2010 15:46 - Evan Ard

Evan Ard"Donc je ne vois pas en quoi j'illustre parfaitement ce que vous dites."

Ben non, justement, c'est ça qui est extraordinaire, c'est très exactement en cela que vous illustrez mon propos. Donc quand vous dites le contraire de ce que j'affirme avec finesse et clairvoyance, cela est censé suffire à prouver l'insuffisance des vérités que j'énonce clairement ? Quelle conception prétentieuse et pathétique de la logique ! Mais continuez, je vous en prie, continuez a ramper dans la fange excrémentielle que vous répandez sur votre passage. Le spectacle d'une morve tentant de se mettre à la hauteur d'un homme subtil est toujours touchant.

65. 07/04/2010 15:49 - Raoul Douglas

Raoul DouglasTrès bien, afin donc de clore cette farce qui n'a que trop duré, je vais vous citer une dernière fois. Cette page aura commencé et fini avec vous :

Dixit Evan Ard :
"L'insulte, dans ce cas, s'apparente facilement à un aveu d'impuissance"

66. 07/04/2010 16:01 - Maître Miyagi

Maître MiyagiEvan, ne te laisses pas envahir par la colère, n'oublie pas de quelle tour d'ivoire nacrée tu viens (au fond à droite) et probablement que ton poison n'était pas assez élaboré pour soigner le disgracieux Raoul.
Peu importe la date de péremption de ses neurones, tu te dois l'aimer et de l'accueillir convenablement sur et hors du Ring.

67. 07/04/2010 16:29 - Raoul Douglas

Raoul Douglas"D'ailleurs là en lisant ça il va en profiter pour me dire que ça n'en valait pas la peine parce que je suis nul."

Pas parce que t'es nul, mais parce que tu réponds à côté de la plaque, qui plus est en écrivant des trucs qui ne font pas avancer le débat, alors que mes arguments, même si tu considères qu'ils sont "à deux balles", reposent sur des exemples précis.

Je ne sais pas, j'ai aussi l'impression de m'abaisser afin de créer une discution viable en ce moment. On a qu'à partir d'une question plus simple... ton titre, c'est "Avatar réinvente le réel... Or not."
Celà signifie que Avatar, pour toi, ne réinvente pas le réel ? J'ai bon là ? Et bien tu as raison ! Avatar ne réinvente pas le réel ! Avatar est un film en 3D. Le problème, c'est que c'est ton principal argument pour soutenir que c'est nul. Mais donc tu peux dire ça de tous les films. Car aucun film n'est "Réel". Arrêtes juste d'aller au cinéma. Alien 2 et Terminator non plus ne réinventent pas le réel, ce sont des films, des fictions.
Si en allant voir Avatar tu t'attendais à ce qu'il "réinvente le réel", tu t'es juste trompé.

En fait, puisque tu es si bourré de talents, je serais très curieux de savoir ce que tu aurais fait comme film ! Dans ton film, les NA'VIs se seraient tous faits exterminés par une bombe nucléaire, et les humains auraient attendu 50 ans afin qu'il n'y ait plus de radioactivité pour pouvoir exploiter la mine, FIN.
Super synopsis ! Propose ça à la Fox, ils devraient être preneurs.

68. 07/04/2010 16:55 - Evan Ard

Evan ArdFondamentalement, ce qui me gène dans Avatar, c'est la dichotomie entre un univers de science-fiction qui se veut merveilleux et divertissant et la dimension militante du film, qui, elle s'inscrit dans un monde bien réel. Impossible donc pour moi de me laisser porter par l'aspect purement fictionel de l'œuvre quand son fond idéologique, trop contemporain, trop "à chaud", surgit de chaque plan, de chaque étape du scénario. D'une part je trouve que le propos politique de Cameron est terriblement caricatural voir obscène par moment, et d'autre part, je trouve que le procédé est quelque peu malhonnête. Là dessus, ajoutons que l'esthétique du film est à mon sens trop proche du kitsch pour faire date. Par exemple, un film comme Kingdom of Heaven m'avait fait un peu le même effet. Trop proche de la réalité, d'une réalité trop complexe, trop polémique, pour que le traitement anachronique et hollywoodien du sujet me semble justifié. C'est un petit peu comme la publicité. Il y a des publicités qui rivalisent d'inventivité, qui proposent des "fictions divertissantes", mais on connait toujours le fond de l'histoire : Nous faire acheter un produit. Pour moi, Avatar, c'est un peu pareil, un grand spot de promotion d'une certaine écologie. Ensuite, "Réinventer le réel..." c'est le slogan sur l'affiche d'Avatar. Il y a évidement double sens. D'une part, réinventer le réel par la technique cinématographique, ok, à la rigueur. D'autre part, réinventer la réalité politique, l'engagement écologique, la repentance de l'occident, ce genre de choses, et là, je ne suis pas d'accord, pas de cette manière là, pas dans la caricature, on parle de choses réelles et importantes, on ne peut pas se satisfaire de ce genre de propagande. Peut-être, Raoul, que pour que vous compreniez comment je vois Avatar, il faudrait que vous essayez de trouver un film qui utilise un procédé équivalent pour promouvoir une idéologie qui n'est pas la votre. Independance Day peut-être ? ;-)

69. 07/04/2010 17:43 - Raoul Douglas

Raoul DouglasCe fut dur, mais on a réussi.

70. 07/04/2010 18:57 - Evan Ard

Evan ArdOuep ! ^^

71. 07/04/2010 19:12 - Raoul Douglas

Raoul DouglasMais ça n'en fait pas un film de merde.

72. 07/04/2010 20:49 - Evan Ard

Evan ArdPour moi si. Il faut comprendre que je n'aborde pas ce film comme seul objet cinématographique autonome mais comme un phénomène, c'est à dire que j'intègre à ma critique sa médiatisation, sa réception, son succès... on pourra me rétorquer que le film en lui-même n'a pas cherché tout ça mais de toutes évidences, le plan marketing d'Avatar a été conçu pour créer le buzz. Ce buzz, je le trouve merdique, surfait, aveugle, c'est mon point de vue et c'est mon droit. Que voulez-vous que je vous réponde Raoul ? Que si, si, j'insiste, c'est un film de merde ? Je ne vois pas en quoi ça ferait avancer les choses. Ensuite, j'ai apprécié le fait que l'action soit toujours lisible dans ce film, tant les derniers blockbusters d'Hollywood misaient sur un montage épileptique des scènes d'actions qui finissait par me filer la gerbe. La mise en scène, classique, est efficace, pas grand chose à redire là dessus, Cameron maitrise sa caméra... Mais tout cela est loin d'être révolutionnaire, en dehors de la qualité tant vanté des images de synthèses, quoique sur ce point également j'émets quelques réserves, Avatar n'est rien de plus qu'un buzz médiatique sans précédent dans l'histoire du cinéma. Plus gros budget publicitaire de tous les temps, je le rappelle. Le jeu des acteurs est moyen, le scénario, inutile de revenir là dessus, n'est qu'une succession de stéréotypes et le fond est méchamment militant. Pour finir, je voudrais quand même souligner le fait que je suis loin d'être le seul à penser tout cela. Effectuez quelques recherches sur le net, en dehors des cries d'admiration béats, et vous verrez par vous même que je n'invente pas grand chose et que je ne suis pas le seul à penser ce que je pense.

73. 08/04/2010 01:40 - Raoul Douglas

Raoul DouglasSi tel est le cas, avec le plan marketing d'Alice on nous a bien matraqué aussi, le film devrait aussi rapporter quelques milliards de recettes, tout comme Avatar, le temps nous dira si c'est le cas.

74. 08/04/2010 09:01 - Evan Ard

Evan ArdConcernant Alice :

http://www.surlering.com/article/article.php/article/le-faux-est-un-moment-du-faux-

75. 08/04/2010 11:05 - Marlon bronco

Marlon broncoRaoul je te connais, je connais tes gouts en matière de cinéma et tu sais au fond de toi qu'il y a bcp de vrai dans ce qui est critiqué ici. Y'a bien mieux qu'Avatar (et pire aussi), tu le sais bien, ca sert à rien de se borner à vouloir en faire le film de l'année.

76. 08/04/2010 21:31 - Raoul Douglas

Raoul DouglasJe ne veux pas en faire le film de l'année. Je dis juste que si j'ai bien compris, le principal argument d'Evan c'est : "Cameron traite d'un sujet que l'on peut comparer à un sujet sérieux qui est vraiment arrivé, et l'enrobage graphiquo-fantastique accompagné d'un non respect de l'histoire réelle ne me convient pas".
Soit, ça ne lui convient pas, ok, qu'il aille voir le film de hulo ou des reportages si pour lui il est sacrilège que de traiter de sujet importants avec une esthétique non réaliste. Il n'y a pas de problème de ce côté là. Si il trouve que POUR CETTE RAISON UNIQUE, POUR LUI, ça en fait un film de merde, ok, pas de problème. Sauf que pour un article, cette démonstration et ce seul argument, c'est vraiment bien trop faiblard. Et quand il dit que le scénario c'est de la merde, pardon mais il y a une différence déjà entre une HISTOIRE, et une MÉCANIQUE SCÉNARISTIQUE, et ici, comme l'explique très bien Dahan, tout est réfléchi, chaque chose est à sa place pour que ça fonctionne. Donc, ok, t'aime la comparaison aux amérindiens, soit, mais c'est trop peu comme argument pour dire que ça en fait de la merde. On ne file pas 500 millions de budget à un monstre du cinéma pour qu'il te fasse un film de merde, et un film de merde, n'engrange pas 3 milliards de bénef. Sinon tu peux y aller Evan, envoie pleins de scénarios de merde à pleins de producteurs, tu vas te faire des cojones en or.
Quand il sort un film de merde, les gens sortent, et disent "c'est de la merde, ne vas pas le voir, ça vaut pas le coup, mate le en divx si tu veux vraiment le voir", et la viabilité économique du film s'arrête. Avatar il est resté en salle pendant 4 mois. Je sais pas, il serait temps d'apprendre l'humilité.

77. 09/04/2010 08:35 - Evan Ard

Evan ArdRaoul, vous ne voulez pas comprendre dans quelle mesure la démarche de Cameron est profondément malhonnête. Avatar est une fable, à ce titre son but est d'illustrer une moralité, de mettre en jeu une vérité. Le réalisateur exploite les représentations inconscientes de chacun pour projeter son univers féérique dans la sphère émotionnelle du spectateur et provoquer une réaction bien réelle. Il n'y a pas de distinction entre la fiction et la réalité. Cette dernière est une fiction que chacun élabore à partir des représentations que participent à construire nos expériences, qu'elles sont tangibles ou intérieure. Outre le fait que vous la réduisez à quelques affirmations détournées de leur contexte, procédé journalistique que je réfute justement, ma critique correspond, à valeurs inversées, à celles qui accusaient 300 d'être de la propagande bushiste, si vous pouvez percevoir la nuance là-dedans...

78. 09/04/2010 11:02 - Marlon Bronco

Marlon BroncoRaoul, la quantité n'a jamais fait la qualité...c'est pas un argument.
J'aurais préféré qu'on file ce budget à un jeune réalisateur avec des idées encore fraiches et originales plutot qu'à un réalisateur boursouflé du box-office qui n'a rien fait de bon depuis T2 en 91, ou à la limite Titanic pour la reconstruction du bateau.
C'est notre Besson à nous, on sait à quoi s'attendre maintenant...
Et question budget, je prends nettement plus mon pied à regarder un Rocky à 1 million de $ (qui rapporta 225 millions), un Mad Max à 200 000$ (99 millions) ou meme un 13 tzameti pour l'exception culturelle française.
T'es pas d'accord ?

79. 10/04/2010 12:56 - Raoul Douglas

Raoul DouglasOuais enfin là c'est 2 milliards qu'ils vont pouvoir réinvestir dans des jeunes réalisateurs, donc bon...

80. 14/04/2010 11:12 - Bill Muray

Bill Muray@ R. Douglas.
"2 milliards qu'ils vont pouvoir réinvestir dans des jeunes réalisateurs, donc bon..."
A voir. En France, l'argent non réclamé des "petits" auteurs (réalisateurs, scénaristes, dramaturges...) à la SACD revient systématiquement aux gros projets des valeurs économiques sûres (Lelouch, Besson et compagnie). Sachant que c'est difficile parfois pour un auteur de vérifier s'il a des sous qui proviennent de l'utilisation commerciale de son œuvre. Je sais de quoi je parle.
Aux States, l'argent récolté par une major va profiter aux projets de cette major, et pas plus pour des Louis Leterrier (je ne parle pas de jeune cinéaste inconnu et potentiellement révolutionnaire) que pour des James Cameron. L'important, c'est d'être bankable. L'argent veut de l'argent. On investit dans un film. Et dans un faiseur, pas dans un nom.

Ring 2012
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Escapade hors du réel, vérité pré-fabriquée à consommer-digérée... Le serpent vicieux qui se mange la queue, s'auto-détruit pour mieux s'auto-admirer et se rendre plus fort, le stratagème...

Oblomovitch17/02/2010 15:26 Oblomovitch
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