Sur le RING

Aubry, une poursuite de l'infini

SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 14/11/2010 - 20 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Cette femme qui concède volontiers ses trop-plein d'émotions, mère des 35 heures et maire des larmes politiques, doit avoir une définition bien à elle du mot brutal. Cette dame du care, qui a créé Lille neige, Lille plage, Lille 3000, Lille XXL (en regardant les étiquettes de sa lingerie, dira perfidement Canteloup), veut donc nous expliquer ce qu'est la brutalité. Entre la journée mondiale de la gentillesse et la journée mondiale des toilettes, c'est vraiment du sur mesure.



"Le remaniement, c'est un peu Dallas", a déclaré sans rire celle qui a été élue première secrétaire du Parti socialiste (quand on n'est pas brutal, on ne parle pas de chef, mais de premier secrétaire) pour 40 voix, puis pour 100 voix après recomptage. Ne parlons pas des intrigants du PS, de leurs "dissensions" à l'annonce d'un misérable texte qui ignore superbement la situation économique du pays (celui d'Hamon, poussé par la courageuse Aubry). Même devant ce qui ressemble à un ridicule traité d'astrologie, les protagonistes, spécialistes du consensus mou, de l'union au sourire Colgate et du rassemblement pour le changement ou du changement pour le rassemblement, sont incapables de s'accorder. Tout ça pour pourrir la vie à DSK et l'obliger à se rabattre vers sa gauche. Ne parlons même pas de la valse des prétendants à l'investiture en 2012. Ces "ambitions personnelles" si critiquées qu'on en oublie de faire semblant d'avoir une ambition collective sérieuse. Un peu Dallas ? C'est la socialiste qui se fout de l'île aux enfants.

Entre deux psychodrames (Peillon vs Ségolène, Montebourg vs Aubry, etc.) le PS ne sait plus pondre que ça : des projets comme toujours irréalistes et idéalistes, qui rappellent un peu les petits bricolages que l'on fait faire aux écoliers en "art plastique". Paris Plage, Lille neige, trou noir, programme du PS, même combat. L'ouverture d'esprit devenue un grand écart entre une réalité et une utopie inconciliables, voilà l'histoire de Martine Aubry.

Vous n'êtes pas obligé de croire les constructions en pâte à modeler qui sortent de ce panier de crabes, l'important c'est le concept. Le care, pour rivaliser avec le désir d'avenir. Et surtout la non-brutalité infinie, pour bien se démarquer de l'ennemie jurée, celle qui parlait de militaires et d'ordre, si juste qu'il soit. une prise de risque. Mieux vaut parler de justice sociale : un couple gagnant qui ne s'expose à aucune attaque. C'est comme la démocratie participative, la votation citoyenne, le vivre-ensemble, le mieux-vivre, la mondialisation heureuse…

On attend avec impatience le nouveau concept de Martine, toujours plus loin du méchant quotidien. Au PS, on se déteste tous, on ne propose rien, mais on le dit avec des fleurs. Reste à savoir si nos contemporains peuvent se passer de la réalité, en tout cas suffisamment pour voter Aubry. Et on nous explique, sondage après sondage, que Martine, dont la cote de popularité a explosé en 2007 comme celle de Jacques Chirac, est peut-être bien la mieux placée pour rivaliser avec la droite. La mieux placée en tout cas pour "défendre les idées de gauche", c'est-à-dire pour faire une bonne cerbère du vide. La cote de popularité n'a rien à voir avec l'action mais a tout à voir avec un état "supposé", parfois extatique, souvent franchement ridicule. Pendant que Ségolène se ridiculisait au Zénith, Martine expliquait que les Français voulaient retrouver une France "plus douce". Toute ressemblance avec les Bisounours n'est peut-être pas si fortuite que ça. Encore une fois, la réalité est fuie à toutes jambes. "L'égalité réelle", c'est surtout l'irréalité maximale. Le PS s'adresse à des enfants, à des garnements capricieux. Aux progressistes. À une société où tout est dû, à un éternel assumé, débarrassé d'autorité, où aucun événement ne viendrait jamais contrarier nos errances.

Le conflit, l'imprévu, la douleur, la tristesse, la réalité, la brutalité, on rejette la responsabilité de tout ça à celui qui est en fonction, à celui qui fait forcément face à cette réalité, une réalité qu'on ne dompte pas avec des roses, une réalité bien éloignée des concepts d'amour et de paix du Parti socialiste. Jamais un président n'avait été aussi attaqué, calomnié, vilipendé. Jamais la réalité n'avait été aussi chahutée par les incantations des utopistes.

Avec ses mots à elle, la blanche colombe n'a cessé de baver sur son crapaud tout désigné : l'ennemi politique, celui qui a réussi, celui qui fait référence à une réalité, bien loin de son care et de sa société lavée avec Mir laine.

Entre la société Mir laine et le sourire Colgate flotte le vide publicitaire de la gauche.

Chacun plaide sa sensibilité, essaie de se démarquer, tente d'exister par sa différence. Et tous ceux-là, qui passent leur temps à se démarquer, veulent nous vendre l'égalité réelle ?  Pour masquer la vacuité, il ne reste plus que les mots, toujours les mêmes, totalement vides de sens. "Le courage aurait été de mettre en place une réforme qui règle enfin le problème des retraites". Une leçon de courage Aubryesque. Ça donne une idée de l'infini, alors que jamais un Président n'avait tant dialogué, convoqué, consulté, justifié, concédé…

Pendant ce temps, la dame de Lille préparait avec minutie chacune de ses misérables sorties, ne parvenant à parler que d'abstractions : "vivre-ensemble, gentillesse, bien-être, respect…" Tout cela ne veut rien dire dans la rue, dans la vie. Pas étonnant qu'elle plaise à ceux qui ont depuis longtemps coupé les ponts avec cette réalité.

Pour elle, Sarkozy, c'est "la poursuite de la brutalité : j'ai raison, j'y vais de plus en plus fort". Avoir raison, c'est pourtant l'allégorie du PS, parti du Bien du côté du Bien, qui ne se remet jamais en question, ni le fond ni la forme, ni les éléphants ni l'idéologie, raclée après raclée.

C'est quoi, au fait, le programme ? Ah oui, "une société du bien-être et du respect, qui prend soin de chacun et prépare l'avenir". En clair, lutter contre "les injustices et les inégalités". L'égalité est, par essence, démagogique : on sanctifie la jalousie, on encourage la convoitise. Pour la justice, même tarif : on flatte tous ceux qui ont l'impression d'être toujours du mauvais côté de la balance. Et ils sont nombreux… Au diable le mérite, vive le droit, tous les droits, le droit au mérite même si on ne le mérite pas. Quelque part, c'est d'une brutale stupidité et d'une brutale dangerosité, cette stratégie.

La politique, ce n'est pas qu'une offre de soins bien-être, c'est la composition avec la réalité. À ainsi envoyer des bisous à tout le monde, Martine Aubry ne risque pas de survivre à l'ère primaire. Ça dépendra, comme toujours, des sondages. Les militants socialistes, très conceptuels eux aussi, choisiront sans doute le candidat irréel le mieux placé virtuellement pour faire un barrage de bisous à Sarkozy.

Et vous verrez qu'on appellera ça une politique de "changement".

Laurent Obertone
 



Toutes les réactions (20)

1. 14/11/2010 09:48 - René de Sévérac

René de SévéracMartine n'est pas pire que tout autre dirigeant politique.
Laurent, ayez pitié !
Ce qui est grave, c'est l'attitude du peuple.
Comment est-ce possible que des "citoyens" de culture scolaire élevée (les bac+n) puissent s'offrir des dirigeants aussi démagogues : Nicolas d'un côté (il est en train - à l'heure où s'écrit ce commentaire - de bâtir un "gouvernement glamour" - faut tenir 18 mois -) de l'autre Martine, Ségolène et d'autres incapable d'offrir une alternative autre qu'une tentative de séduction. Regardez le discours sur les retraites !

Quarante ans que le Général est mort.
Trente-six ans que se joue la valse des charlots .
(pardon pour Mitterrand, c'était malgré tout la taille au dessus)

2. 14/11/2010 10:55 - HR

HRAvec votre remarque perfide, et juste, sur le comptage des voix qui a permis à Martine Aubry d'écarter Ségolène Roral de la direction du Parti Socialiste, vous rappelez indirectement, et à juste titre, la tragédie de "la gauche de gouvernement" en France et en Union Européenne au lendemain de l'effondrement du mur de Berlin.

Après deux siècles de défaites de la Démocratie en Europe, en particulier sous les coups du Socialisme, la gauche ne peut plus avoir d'autre tâche historique que de faire la Démocratie, puique sa version du Nationalisme est défait et que seule en reste la version de la droite.

En se portant au pouvoir d'un parti de gauche par les méthodes du Socialisme Soviétique, Martine Aubry a juste tenu à venir présider à ses funérailles en Union Européenne par un baiser d'adieu.

Il n'est plus qu'à souhaiter que la caricature programmée des "primaires" qu'elle va mener jusqu'en 2012, en permettant à Nicolas Sarkozy de faire un second mandat, permettra par la même occasion aux partisans du parti Démocrate majoritaire en Union Européenne de préparer une alternative politique.

3. 14/11/2010 11:07 - gpcovell

gpcovell"Mitterrand, c'était malgré tout la taille au dessus"
Pas faux, l'ennui c'est que c'est lui qui a préparé le néant dans lequel nous nous débattons aujourd'hui (en ce qui concerne le PS, en tout cas). Sa politique interne à la gauche d'"après-moi le Déluge" explique largement le PS aubryo-ségolèno-Hamonien (et j'en passe) d'aujourd'hui. Le pire, c'est que par narcissisme (rester le seul président de "gauche" - puisqu'il parait qu'il l'était) de la 5ème République, il l'a fait exprès... Du coup, toute une tendance de la vie politique Française est plongée dans la médiocrité (la gauche est par nature utopiste, raison pour laquelle je ne peux la suivre, mais l'utopisme peut être brillant), ce qui ne peut, par capillarité, que déborder sur l'autre grande tendance, ce qu'on appelle la droite. Encore que, de ce côté, avec Chirac, c'était déjà bien entamé aussi... Et, désolé, mais je ne trouve pas que cela ce soit notablement amélioré avec Sarko.

4. 14/11/2010 11:26 - Petit corps

Petit corps"Paris Plage, Lille neige, trou noir, programme du PS, même combat". Vous ne m'en voudrez pas si je vous la pique, celle-là, pour la ressortir au cours d'un dîner à conversation politique stérile.

René, je ne pense pas que la "culture scolaire" crée des citoyens capables d'élire un Président. Je suis actuellement en première année de Master, et je peux vous assurer que le nombre d'abrutis y est presque égal aux classes de Collège. En tout cas en Université (et je doute que ce soit différent dans les écoles privées), rare sont les professeurs (ils existent, j'en ai eu un ou deux) nous encourageant à penser par nous même, à s'ouvrir à la culture.
Pour vous donner un exemple, un cours de culture générale a été introduit dans notre cursus l'année dernière, et ce cours a été très mal accueilli par beaucoup d'étudiants : "ça sert à rien !", "koi ? il peu nous enlevé des point par faute d'ortographe ?" etc... Je vous parle là d'étudiant en Licence, destinés à être sur des postes de cadres...
Bref, comment voulez-vous que ces "citoyens" puissent comprendre quelque chose à la politique alors qu'ils ne savent pas qui était au pouvoir avant Chirac ? Comment voulez-vous qu'ils réfléchissent sur des sujets de fond quand ils se contentent de la presse gratuite distribuée à la sortie du métro ?
On devrait mettre des machines à l'entrée des urnes, dans lesquelles on rentrerait une batterie de questions auxquelles les français devraient répondre pour avoir le droit de voter !

Sinon, pour Mitterrand, vous voulez bien entendu dire qu'il fut encore plus un charlot que les autres, n'est-ce pas ?

5. 14/11/2010 14:14 - HP

HPBel article, comme toujours. Si je suis daccord avec vote analyse du PS, je ne le suis plus quand vous écrivez "alors que jamais un Président n'avait tant dialogué, convoqué, consulté, justifié, concédé…"

Je ne pense pas que l'action du président actuel soit la bonne et qu'il soit plus courageux que les autres. quant à la discussion et consultation, oui dans son petit cercle d'amis mais pas au-delà, surtout pas avec le peuple. Le non respect du non à l'europe des français (enfin d'une majorité) est à mon sens l'exemple le plus criant.

quant à la réforme des retraites, elle est menée avec entêtement et non avec courage. Car, le courage ne peut être basé sur la bêtise. En effet, vu l'âge d'entrée et de sortie moyens du marche de l'emploi, je ne vois pas ce que ces deux ans (qui seront rarement réalisés et réalisables en pratique ) vont apporter. Non pas qu'il ne faille pas réformer les retraites, mais pas seulement ! Il faut s'occuper en parallèle du marché de l'emploi sinon pschiiit !

Ce sont juste deux exemples pour illuster mon point de vue sur le présent que nous vivons. Je ne souhaite pas pour autant les baisers mortels (et surtout si peu excitants) de Martine, constatant malheureusement au quotidien les terribles conséquences de la non politique de son parti. Et là, je vous rejoins.

Comme nombreux, je souhaite une alternative entre l'agitation et les télétubies ! Existe-t-elle ou peut-elle exister ? C'est ma question.

Désolé d'être un peu long et encore bravo.

6. 14/11/2010 15:37 - lepol

lepolMais de quelle réalité parle-t -il ???
Sans doute une réalité ou les poètes roulent en Ferrari !
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois...

7. 14/11/2010 18:50 - La Lumière

La LumièreLa Lumière ne voit aucune capacité ni intelligence chez Martine. Elle est un vide dans le Néant, un spécimen entre le bisou et le poignard, elle est un caractère minuscule dans une majuscule de poussières. Non, la Aubry c'est comme le câlin que l'on fait à une lionne, c'est comme un vitrail dans une église, on voit que c'est beau, mais l'on ne sait pas au juste ce que ça représente. Martine, c'est d'abord un concept de larmes : Toujours en train de se plaindre, en train de fustiger l'opposition au pouvoir, toujours la première à monter au créneau pour dire aux français leurs sanglots d'une présidence rieuse, Aubry, c'est un concept lacrymal dans un soleil rose éclipsé. On ne peut pas l'apprécier, de temps à autres, on se dit que cela se pourrait quand même, mais au final, elle revient sans cesse comme une chienne de chasse sur un président de la République plus subtil, plus malin, et qui ne se laisse pas tuer. En fait, comme un chasseur, Martine Aubry boit avant, pendant, et après le gibier de droite, elle court azimutée, le fusil dans le vin, et le vin dans sa poitrine.
Au final, Martine Aubry est un paradoxe à elle seule, elle aime autant la droite pour projeter sa haine dessus qu'elle ne l'aime pas simuler son naturel.
Sans proposition viable dans un parti socialiste à feu vif puisque veuf d'idées, Martine donne au pouvoir en place le champ libre aux projets les plus utiles, mais aussi, laisse place au risque d'une dérive élyséenne qui, un peu de sa faute et grâce à elle, amène dangereusement la France où elle veut. Le contre-pouvoir de l'Aubry faisant le jeu de Nicolas Sarkozy, le PS n'est qu'un loup pour lui, et la Lumière le regrette, peut être aussi un loup pour notre République Française.

8. 14/11/2010 19:20 - La Lumière

La LumièreLa Lumière ne voit aucune capacité ni intelligence chez Martine. Elle est un vide dans le Néant, un spécimen entre le bisou et le poignard, elle est un caractère minuscule dans une majuscule de poussières. Non, la Aubry c'est comme le câlin que l'on fait à une lionne, c'est comme un vitrail dans une église, on voit que c'est beau, mais l'on ne sait pas au juste ce que ça représente. Martine, c'est d'abord un concept de larmes : Toujours en train de se plaindre, en train de fustiger l'opposition au pouvoir, toujours la première à monter au créneau pour dire aux français leurs sanglots d'une présidence rieuse, Aubry, c'est un concept lacrymal dans un soleil rose éclipsé. On ne peut pas l'apprécier, de temps à autres, on se dit que cela se pourrait quand même, mais au final, elle revient sans cesse comme une chienne de chasse sur un président de la République plus subtil, plus malin, et qui ne se laisse pas tuer. En fait, comme un chasseur, Martine Aubry boit avant, pendant, et après le gibier de droite, elle court azimutée, le fusil dans le vin, et le vin dans sa poitrine.
Au final, Martine Aubry est un paradoxe à elle seule, elle aime autant la droite pour projeter sa haine dessus qu'elle ne l'aime pas pour simuler son naturel.
Sans proposition viable dans un parti socialiste à feu vif puisque veuf d'idées, Martine donne au pouvoir en place le champ libre aux projets les plus utiles, mais aussi, laisse place au risque d'une dérive élyséenne qui, un peu de sa faute et grâce à elle, amène dangereusement la France où elle veut. Le contre-pouvoir de l'Aubry faisant le jeu de Nicolas Sarkozy, le PS n'est qu'un loup pour lui, et la Lumière le regrette, peut être aussi un loup pour notre République Française.
La Aubry est une fin de série dans un magasin à vendre, elle est un moteur hybride, d’un côté au gasoil qui roule longtemps mais qui pollue l’atmosphère de la société, de l’autre un moteur électrique qui se croit être l’avenir, mais qui pour l’heure ne roule pas vite pour tenter d’aller le plus loin possible sur la route politicienne. A force d grands discours offensifs, très offensifs, à base de rosé le midi et d’alcool fort le soir, à force de montrer du majeur le Président, elle outrepasse les valeurs originelles de la gauche et ne porte pas la France vers une chance de changement. Il est risible d’espérer d’une femme diabolico-lapine une force contre le gouvernement. Objectivement, la France mérite mieux, le PS mérite mieux, faut-il encore que ce Parti Secondaire se change les idées par des vacances dans le travail, et ce dans la longueur, pour le bien de chaque citoyen contre l’ogre monarque et préparateur de commandes, Niclolas Sarkozy. L’UMP peut au jour d’aujourd’hui dormir sur ses deux sacs d’or, quoique étant laborieux, quoique la politique sarkoziste laboure une terre pour l’extrême droite de Marine, qui en 2012, pourrait battre le record de son papa, et passer non pas que le premier tour, mais aussi le second, la Marine peut remercier la Aubry, la gentille de Satan, qui ne fait rien pour aider au débat dans ce pays décadent, et bien pis, qui l’a plonge dans une logique d’incertitudes. Les combats sont nombreux pourtant et l’on a besoin d’elle, d’elle pour la démocratie, pour le changement, mais elle s’en fout davantage que d’une cerise sur un camenbert, elle pense à sortir son fusil, La Lumière pense même que plus ça va, plus cette dame aura tendance à vouloir faire sauter sa ceinture rose d’explosifs. Aubry entend des voix, elle n’est pas folle, elle est juste sans parti socialiste, sans idée. En fait, si elle sautait, l’Aubry la bombe ne tuerait personne, la Lumière se demande même si elle arriverait à se tuer.

9. 14/11/2010 19:20 - La Lumière

La LumièreLa Lumière ne voit aucune capacité ni intelligence chez Martine. Elle est un vide dans le Néant, un spécimen entre le bisou et le poignard, elle est un caractère minuscule dans une majuscule de poussières. Non, la Aubry c'est comme le câlin que l'on fait à une lionne, c'est comme un vitrail dans une église, on voit que c'est beau, mais l'on ne sait pas au juste ce que ça représente. Martine, c'est d'abord un concept de larmes : Toujours en train de se plaindre, en train de fustiger l'opposition au pouvoir, toujours la première à monter au créneau pour dire aux français leurs sanglots d'une présidence rieuse, Aubry, c'est un concept lacrymal dans un soleil rose éclipsé. On ne peut pas l'apprécier, de temps à autres, on se dit que cela se pourrait quand même, mais au final, elle revient sans cesse comme une chienne de chasse sur un président de la République plus subtil, plus malin, et qui ne se laisse pas tuer. En fait, comme un chasseur, Martine Aubry boit avant, pendant, et après le gibier de droite, elle court azimutée, le fusil dans le vin, et le vin dans sa poitrine.
Au final, Martine Aubry est un paradoxe à elle seule, elle aime autant la droite pour projeter sa haine dessus qu'elle ne l'aime pas pour simuler son naturel.
Sans proposition viable dans un parti socialiste à feu vif puisque veuf d'idées, Martine donne au pouvoir en place le champ libre aux projets les plus utiles, mais aussi, laisse place au risque d'une dérive élyséenne qui, un peu de sa faute et grâce à elle, amène dangereusement la France où elle veut. Le contre-pouvoir de l'Aubry faisant le jeu de Nicolas Sarkozy, le PS n'est qu'un loup pour lui, et la Lumière le regrette, peut être aussi un loup pour notre République Française.
La Aubry est une fin de série dans un magasin à vendre, elle est un moteur hybride, d’un côté au gasoil qui roule longtemps mais qui pollue l’atmosphère de la société, de l’autre un moteur électrique qui se croit être l’avenir, mais qui pour l’heure ne roule pas vite pour tenter d’aller le plus loin possible sur la route politicienne. A force d grands discours offensifs, très offensifs, à base de rosé le midi et d’alcool fort le soir, à force de montrer du majeur le Président, elle outrepasse les valeurs originelles de la gauche et ne porte pas la France vers une chance de changement. Il est risible d’espérer d’une femme diabolico-lapine une force contre le gouvernement. Objectivement, la France mérite mieux, le PS mérite mieux, faut-il encore que ce Parti Secondaire se change les idées par des vacances dans le travail, et ce dans la longueur, pour le bien de chaque citoyen contre l’ogre monarque et préparateur de commandes, Niclolas Sarkozy. L’UMP peut au jour d’aujourd’hui dormir sur ses deux sacs d’or, quoique étant laborieux, quoique la politique sarkoziste laboure une terre pour l’extrême droite de Marine, qui en 2012, pourrait battre le record de son papa, et passer non pas que le premier tour, mais aussi le second, la Marine peut remercier la Aubry, la gentille de Satan, qui ne fait rien pour aider au débat dans ce pays décadent, et bien pis, qui l’a plonge dans une logique d’incertitudes. Les combats sont nombreux pourtant et l’on a besoin d’elle, d’elle pour la démocratie, pour le changement, mais elle s’en fout davantage que d’une cerise sur un camenbert, elle pense à sortir son fusil, La Lumière pense même que plus ça va, plus cette dame aura tendance à vouloir faire sauter sa ceinture rose d’explosifs. Aubry entend des voix, elle n’est pas folle, elle est juste sans parti socialiste, sans idée. En fait, si elle sautait, l’Aubry la bombe ne tuerait personne, la Lumière se demande même si elle arriverait à se tuer.

10. 14/11/2010 23:55 - Lepol

LepolTu te donnes beaucoup de mal pour pas grand chose, le poète. Concernant le docteur folamour, je parle du minable à talonnette, tu peux le ranger au placard, on veut pas de ce misérable manipulateur pervers.
Tu peux l'éteindre...ta lumière...allez va faire un gros dodo !

11. 15/11/2010 10:41 - Greg môk

Greg môk"minable", puis "misérable", puis "manipulateur" et enfin "pervers".
Charmante image pleine de grâce et éternelle.
Oui, l'homme n'est pas bon, mais, ce n'est pas nouveau, c'est donc à se demander en quoi consiste votre passage sur içi bas sur Terre.
Tant d'années passées pour finalement établir une conclusion réaliste du genre humain, mais connue de tous depuis des siècles et des siècles, renforce le mystère de la signification du Temps.
Mais non pas de l'humain.

12. 16/11/2010 12:59 - Lucie

LucieL'Homme n'est pas bon , Greg môk, c'est un fait et pourtant il s'évertue souvent à chercher le Bien.
Et ça c'est pas si mal.

13. 16/11/2010 20:15 - Greg môk

Greg môkJe ne dis pas le contraire Lucie.

14. 17/11/2010 00:25 - Krzysz

KrzyszExcellente analyse. Où pourquoi ce parti de bobos va se casser la gueule salement en 2012. Peut-être que d'ici là ils auront organisé une 15e "refondation"...

15. 21/11/2010 12:01 - Ichbinrodolphe

Ichbinrodolphe Faut il vraiment avoir réussi de manière admirable sa vie pour traiter Sarko de "minable ".Est ce vraiment le cas pour ceux qui en usent et abusent ?quant aux talonnettes là encore ça fait un peu acharnement esthétique,car outre que Sarko semble dépasser nombre de célébrités qui ne souffrent pas de ce bizarre ostracisme fondé sur la taille (un truc de primates et encore !) tels que Borloo ou Poutine ou Pagny ou Pujadas ,etc etc on pourrait croire également aux courriels affichés que non contents d'avoir tout réussi dans leur vie magnifiques ces gens là sont bien sûr tous ' grands et beaux, et peut être c..à la fois ! un seul exemple sur un parking minable de Lidl un retraité fatigué de la vie et qui m'arrivait à l'oreille à moi qui ne suis pas très grand, affligé d'une bobonne qui n'avait qu'un lointain rapport avec la Carla ,intervient dans une phrase que je disais à ma femme ,un truc insignifiant sur la hausse des prix ,pour me dire alors que je lui demandais que dalle :".!c'est la faute au nabot à talonnettes " Comme quoi quand les bornes sont dépassées ,il n' y a plus de limites !

16. 21/11/2010 16:53 - François

FrançoisJ'aurais vraiment tout lu... lutter contre les injustices, c'est donc pour vous du dernier ridicule (ou ringard peut-être) !? Vous connaissez un truc qui s'appelle "le social" ou vous n'êtes pas sortis de chez vous les 20 dernières années? Le chômage, l'emploi, le logement, le pouvoir d'achat, ça vous dit quelque chose? Evidemment rien ne justifie que le PS (qui se renie sans cesse arrivé au pouvoir, par européisme et manque de couilles) fasse mieux dans le domaine que l'UMP mais de là à lui dénier le droit de mener des politiques plus sociales que la droite, j'en tombe des nues! La justice sociale, ça n'est probablement pas hype, chic ou stylé pour les lecteurs de Ring mais c'est une ambition politique légitime, qu'on soit de gauche ou de droite!
Quant au concept éculé de bobo utilisé par certains, ça serait pas mal de changer de disque, le tube est complètement démodé. Les statistiques du vote 2007 montrent que la majorité des employés (51%) et des ouvriers (54%) ont voté Royal:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise_de_2007

Le vote populaire (vous savez, ces gens qui se lèvent tôt le matin) serait plutôt à gauche et le vote vieux à droite.

17. 21/11/2010 19:42 - Greg môk

Greg môkNon, le ridicule, c'est la fiction de l'égalité.

18. 21/11/2010 20:36 - François

FrançoisLe ridicule, c'est la fiction de la sécurité/du royaume de Dieu/de la liberté/de la fraternité/ du mérite/ de la libre entreprise/(à compléter)

19. 22/11/2010 10:16 - Greg môk

Greg môkCe que j'écris peut résumer l'article de Laurent Obertone, une idée dont il a réussi à montrer et démontrer la pertinence dans plusieurs articles sur le Ring.

Par conséquent, je vous invite à nous démontrer rigoureusement ce que vous avancez.

20. 03/12/2010 21:10 - Françoise

FrançoiseLa brutalité du P.S. fut celle du refus de défendre l'égalité (inscrite dans la Constitution) au moment du vote interdisant le port de la burqa.Cette attitude munichoise passéiste fut d'une violence considérable contre la laïcité et la dignité des femmes.Où est le care dans cette histoire?

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Martine n'est pas pire que tout autre dirigeant politique. Laurent, ayez pitié ! Ce qui est grave, c'est l'attitude du peuple. Comment est-ce possible que des "citoyens" de culture scolaire...

René de Sévérac14/11/2010 09:48 René de Sévérac
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