Sur le RING

Au secours, Naulleau reste !

SURLERING.COM - CULTURISME - par Pierre Cormary - le 20/10/2010 - 27 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Culture de surface, actif dans ses haines, écrivain sans public, il vend ses nuisances pour sans doute près de 15000 euros mensuels (dont 8000 juste pour Ruquier). Nolo me tangere, l’Eric de Ruquier ? De moins en moins…




On a commencé à l’aimer, Naulleau. Ce type sorti de nulle part, si, des Balkans, ex-attaché parlementaire d’un sénateur PS, éditeur improbable, puis très probable de Pierre Jourde avec lequel il signa Le Jourde & Naulleau, ce manuel de dézingage de littérature française contemporaine s’en prenant, comme tout le monde, à Marc Lévy ou BHL,  et qui un beau jour devint le Baffie intello de Ruquier. Sniper sans pitié chargé de contrarier les invités, mettre le doigt sur leur nullité artistique, ou simplement chahuter leur morgue en imposant la sienne, en fait tout faire pourvu qu’ils sortent de leurs gonds, Eric Naulleau pouvait se vanter d’être le seul critique littéraire de la télé, le seul écueil que l’invité pouvait rencontrer dans un océan de promotions et de flatteries. Au début, ça paraissait amusant et salubre. On lui pardonnait ses injustices, on oubliait son anti-houellebecquisme primaire, secondaire et tertiaire, on s’interrogeait quand même un peu sur la légitimité de ses jugements de goûts venus d’on ne sait où et présentés de plus en plus comme des arrêts de cour de justice. On souriait de moins en moins de sa propension à tirer sur des ambulances. Etait-il nécessaire de faire pleurer Laurence Boccolini ou d’énerver une énième fois Francis Lalane bien connu pour ses coups de sang ? Et après tout, reprocher à tel écrivaillon qu’il n’est ni Dostoïevski ni Proust et qui d’ailleurs n’a pas la prétention de l’être, est-ce si honnête ? C’est quand l’exigence commence à se tromper de cible qu’elle se discrédite. Et c’est quand la télé fait du redresseur de torts une vedette incontournable que celui-ci se transforme en tueur à gages. A ce moment-là, pas sûr que le flingue ne s’enraye. A force de ne pas se coucher, Eric Naulleau aura sombré dans l’insomnie critique - et se révéler aussi franc tireur qu’assez mauvais viseur. D’abord, une totale absence de problématique personnelle - sinon celle de confondre l’auteur avec son œuvre qui est sans doute la pire lecture possible et le symptôme d’un puritanisme antilittéraire total. Pour le reste, qu’il descende ou qu’il loue, on se demande toujours ce qui légitime son opinion, sinon une pure instabilité caractérielle, une incohérence intellectuelle stupéfiante, mêlée de moraline idéologique, qui fait que l’on finit par se demander ce qu’il attend de la littérature, et s’il l’aime vraiment. Lui qui dit pourtant partout que ce qui l’intéresse est plus le livre que ce qui se passe autour du livre n’est pas à l’abri d’entretenir cet autour. Un jour, il s’en prend à Patrick Besson, trouvant dans le dernier livre de celui-ci, Belle-sœur, un prétexte pour lui parler de ses anciennes prises de positions « pro-serbe », ce qui n’a vraiment rien à voir, mais rien à voir, avec ce roman d’adultère et de fratrie, aussi intime qu’inactuel.



Un autre jour, il reproche à Charles Dantzig son érudition mais se contredit en ne citant de lui que les passages les moins « érudits » de son livre, ce que lui fait ironiquement remarquer ce dernier, avant de lui citer les erreurs d’érudition de ses propres livres à lui, Naulleau.

 

Pris à son propre piège, notre piètre flingueur conclut alors que Dantzig n’a pas l’habitude d’être « secoué par la critique » alors que c’est lui qui vient de l’être à l’instant sous nos yeux . Mais l’inconséquence éditoriale atteint son summum quand sur le même sujet il change de position. Ainsi fera-t-il l’éloge de Ayaan Hirsi Ali, la courageuse et belle militante anti-islamiste menacée de mort par les intégristes, un 16 février 2007 mais crucifiera le malheureux et sans doute moins sexy Robert Redeker, lui-même victime d’une fatwa islamiste et disant pourtant les mêmes choses que cette dernière, le 17 mai 2008  Est-ce cette confusion des hommes, des femmes, des idées et de sa libido toujours aux aguets et si souvent mise à mal (ah les prises d’arme avec Rama Yade !) qui fera qu’une Caroline Fourest aura si facilement raison de lui un 24 avril 2010 et manifestera aux yeux de tous la pauvreté de sa rhétorique, l’indigence de ses prises de positions, l’incontinence de ses sermons. Il est vrai que la dramaturgie télévisuelle peut parfois se retourner contre celui qui, grâce à elle, se croyait si bien loti.





Car il ne faut pas se leurrer. Le succès du comique ou du critique est conditionné en grande partie, quel que soit son talent (et là, nous ne parlons plus de Naulleau), dans le dispositif télévisuel qui le sert ou le dessert. Ainsi, le même trublion si efficace dans tel dispositif se révèle calamiteux dans tel autre. Rappelez-vous Laurent Baffie, sniper en chef chez Ardisson, « snipé » permanent à Nulle part ailleurs. Entre les Guignols qui l’avaient pris pour cible permanente et Philippe Gildas qui lui mettait les trois quart du temps de l’émission la main sur la cuisse pour lui signifier de ne pas intervenir, que pouvait bien faire le tombeur de Dorothée ? La télévision est très forte pour faire que le cancre apparaisse brillant puis se révèle encore plus cancre qu’il n’était. Dans On n’est pas couché, l’apparente force de Naulleau ne réside que dans la place à la fois technique et dramatique que lui accorde celui qui donne le la de l’émission, à savoir Laurent Ruquier. Il n’apparaît couillu que parce que l’engrenage de l’émission lui est favorable et que son patron l’a décidé. Mais que ce dernier prenne subrepticement le parti de sa pote (et d’ailleurs pourquoi pas ?) Isabelle Mergault venue faire le trois octobre dernier la promotion de son film Donnant donnant et laisser celle-ci faire un numéro par ailleurs fort dissuasif avec son acteur Daniel Auteuil contre Naulleau, et voilà notre couillu qui se retrouve illico baffisioguignolisé et réduit à jouer les duchesses outragées parce qu’il n’a pas exercé son « droit à la critique » .

 

Au reste, cet argument du « droit à la critique », soi-disant antidote à la promotion perpétuelle et qui constitue le credo de Naulleau, a fait long feu. A vrai dire, on peut se demander si la confrontation des auteurs avec leurs critiques n’est pas la fausse bonne idée par excellence et le triomphe d’un spectacle par ailleurs inlassablement dénoncé par ceux-là même qui le font. Auteur et critique ont-ils eu jamais quelque chose à se dire, que l’un soit démoli ou porté aux nues par l’autre ? Que répondre en effet à quelqu’un qui vous dit en face qu’il ne vous aime pas, que vous écrivez mal, que vos livres sont tartes, et qui, le pire, se croit très courageux de le faire alors qu’il n’y a pas plus lâche ? En vérité, le face-à-face soi-disant direct et viril n’est dans cette émission qu’un mauvais simulacre qui, comme le disait Patrick Besson dans un article du Point du 12 mars 2009 « revient à gifler quelqu'un de plus fort que soi quand il a les mains attachées. »  Le critique qui se croit fort de dire à l’auteur tout le mal qu’il pense de lui se trompe d’interlocuteur – et l’auteur qui se croit malin d’aller discuter avec ce critique n’est, c’est vrai, pas forcément à sa place. Si un critique n’aime pas ce livre, il faut simplement attendre qu’un autre l’aime. Et voir le débat entre eux en se gardant bien d’intervenir. Très mauvais pour le moral et très fallacieux pour le débat, même si spectaculaire, de discuter un jugement de goût qui vous ait fait. Si quelqu’un me dit que je suis nul, eh bien, c’est qu’il pense que je suis nul, et il a le droit de le penser, mais ça ne signifie pas forcément que je le sois -  sauf que si je ramène ma fraise en lui rétorquant que ce n’est pas moi qui suis nul mais lui, je risque vraiment de passer pour un nul même si je suis génial et de le faire passer pour génial même s’il est nul. Et c’est ce piège auquel tendent Naulleau et l’émission de Ruquier : obliger les gens à réagir à ce qui ne sont que des avis sur eux. Or, on ne discute pas un avis sur soi. Les idées, c’est autre chose. C’est d’ailleurs là la grande différence entre les deux Eric, l’un faisant dans la polémique politique, et donc permettant la discussion, l’autre ne faisant que donner son « avis », et donc l’interdisant.  A son corps défendant, l’on admettra volontiers, car il faut être juste, que c’est lorsqu’il accepte la vraie polémique, celle qui donne sa chance à l’autre, qu’il peut alors tirer son épingle du jeu et honnêtement l’emporter – comme par exemple, en avril dernier, face à ce jeuniste attardé de François Bégaudeau. Hélas ! Ne se donnant la plupart du temps qu’une chance à lui-même, il perd à chaque fois celle de paraître autre chose qu’un hargneux jobard, démolissant à tour de bras autant que se décrédibilisant.

Dégonfleur attitré des baudruches, Naulleau sera devenu baudruche en chef. Et pas loin d’éclater au vu de ses derniers déboires. Avec le temps, les invités s’y laissent en effet de moins en moins prendre et il est à craindre, youtube et dailymotion à l’appui, que Naulleau ne devienne progressivement la bourrique de l’émission. On comprend alors qu’il se soit déjà réservé une autre place, celle de présentateur en chef de Ca balance à Paris sur Paris Première, où au moins il n’y a plus d’invité récalcitrant qui risque de lui répondre quand il agresse l’un d’entre eux. Preuve son premier éditorial  contre Houellebecq, adressé droit dans les yeux du spectateur, comme s’il s’agissait d’une information de premier ordre alors qu’il ne s’agissait encore une fois que d’un avis de second ordre. La télé, qui adore les demi-habiles, aura, comme d’habitude, réussi son coup.

Pierre Cormary



Toutes les réactions (27)

1. 19/10/2010 15:00 - Lepol

Lepolvous ne pouvez rien savoir si vous ne prenez pas en compte l'hystérie. Rien ne tient, aucun argument, face à l'hystérie, je vous le prédit...

2. 19/10/2010 15:01 - luce.doumenjouàneuf.fr

luce.doumenjouàneuf.frJe trouve dommage que vous ne critiquiez pas le principe de l'émission: un invité face à deux critiques. Principe très élégant , n'est-ce pas? Le spectateur est convié à un tribunal où un auteur même médiocre n'a que quelques minutes pour se défendre. Le maître des lieux a le beau rôle , celui d'équilibrer la critique, alors que c'est lui le responsable de ce merdier. Une petite manipulation dont la télévision est friande.

3. 19/10/2010 15:18 - Noémie

NoémieJ-O-U-I-S-S-I-F.

4. 19/10/2010 15:24 - babydrone

babydroneCormary, superheavy-weight, comme toujours.
D'autrepart, excellente idée ce "décryptage" avec les extraits videos en parallèle.

sur-le-vif.
ou plutôt :
Dead Or Alive.

merci Pierre

à quand le Zemmour et sa "Musique-des-Mots "?

5. 19/10/2010 16:00 - Erwan

ErwanAh oui, la "musique des mots" de Zemmour, quelle connerie a t il sorti là... Zemmour est plus juste et moins aigri et il sait écrire, lui.

6. 19/10/2010 16:37 - Ange-Marie

Ange-MarieDemi-habiles est encore trop gentil, à mon sens. La télé l'aime car elle se nourrit de ceux qui abêtissent le public. C'est insupportable.

7. 19/10/2010 17:29 - babydrone

babydrone@ Ange-Marie,

sans chercher des noises, Zemmour sait écrire ?
quoi, exactement ?
Il sait écrire comme Naulleau sait éditer/critiquer, je présume.
mais il faut respecter les Conventions de Genève, on ne tire pas sur la bourgeoisie sarkoziste.
bonne journée -

8. 19/10/2010 17:41 - Toto

TotoZemmour écrit des essais (politiques, société, histoire) et un roman. Pas terrible en fait. Il reste un essayiste, un homme d'idées qui se rêve écrivain flamboyant. Sur ce plan, il a raté son coup.

@ babydrone : Zemmour est antisarkozy pour info.

9. 19/10/2010 18:32 - René de Sévérac

René de SévéracNaulleau est parfois vraiment désagréable.
Il a généralement le beau rôle, car dans l'arène il y a un public.
Et ce public est particulièrement manipulable.

Le "Vous êtes qui ... pour ..." est l'invective classique.
Et le débat avec la belle Caroline Fourest a tourné -une fois n'est pas coutume- au désavantage de Naulleau ... et là, il eut été souhaitable (à mon goût) que Naulleau fut un peu plus efficace.

Pour une émission enregistrée, j'eusse aimé que Ruquier insérât les passages référencés lorsque l'un ou l'autre apostrophiait l'adversaire; e.g. "Vous avez été à genoux face à Tariq Ramadam ...".

Là encore, le public (comme à Rome), et un acteur (sot) votait Caroline.
Là aussi, la doxa donne toujours la Femme gagnante, ou le Noir, ou ...

10. 19/10/2010 19:59 - Ange-Marie

Ange-Marie@babydrone:
Je parlais de l'article de M. Cormary et donc d'Eric Naulleau. Je ne comprends pas votre commentaire.

11. 19/10/2010 20:01 - Ange-Marie

Ange-MariePour être clair,
je ne parlais pas de M. Cormary, pas d'Eric Zemmour,
je parlais d'Eric Naulleau.

12. 19/10/2010 20:34 - JEan

JEanLe Porcinet du paf.

13. 20/10/2010 06:09 - chandler

chandlerDeux articles consécutifs sur ce type...
vous n'avez rien d'autre à penser ?

14. 20/10/2010 09:25 - Lepol

LepolIl faut les comprendre les Cormary et autres, ce n'est pas facile d'incarner notre nouvelle conscience, ces grands phraseurs sont les sauveurs du monde, leur façon de penser me semble absolument révolutionnaire en remettant au gout du jour de veilles valeurs ancestrales. Ce sont de grands romantiques modernes... C'est tout ce qu'ils ont trouvé pour nous subjuguer, c'est maigre !

15. 20/10/2010 10:40 - Papydrone

PapydroneRien à foutre de Naulourd et zemmeau.
La télé n'a rien à dire, il ne se dit absolument rien à la télé.
C'est pas nouveau et ne changera pas de si tôt.
La télé ne pose aucune vraie question, elle exprime une "opinion".
Le présentateur bien payé engage un critique fabriquant d'opinion (quelqu'elle soit), et tout le monde donnera son avis sur la question. Et ça marche très bien comme ça, tout le monde en parle.

16. 20/10/2010 12:59 - commequidirait

commequidiraitCe qui est dit ici me semble vrai. Le ton du papier en revanche accomplit précisément ce que vous reprochez à Naulleau. A quoi bon un deuxième papier sur lui ?!

17. 20/10/2010 13:39 - genialcetarticle

genialcetarticleMERCI.

18. 20/10/2010 14:19 - Paracelse

ParacelseAttention... police orthographique... inspecteur Pivot.
Monsieur Pierre Cormary est prié de rectifier l'erreur ci-dessous, sous peine d'être embarqué dans le panier à salade en compagnie d'Éric Naulleau et de deux travelos au regard torve.

" celle qui donne son (sa) chance à l’autre, qu’il peut alors tirer son épingle du jeu et honnêtement l’emporter – "

Concernant Naulleau, j'ai remarqué qu'il est souvent de mauvaise foi. Zemmour aussi parfois.

19. 20/10/2010 16:51 - P/Z

P/ZTrès juste : "Or, on ne discute pas un avis sur soi. Les idées, c’est autre chose."
Je ne suis pas un habitué de l'émission mais, les rares fois où je l'ai vue, il me semble que la position de Naulleau implique en retour la quasi-obligation d'avoir un avis sur Naulleau. Et à ce petit jeu, il ne peut que sortir vainqueur. Seuls s'en sortent ceux qui, au fond, transforment ses avis en idées, l'obligeant à se déplacer sur un terrain pour lequel il n'est pas fait.

20. 21/10/2010 01:15 - Corentin

CorentinPetit test amusant ; d'un côté nous avons :

- Eric Naulleau : "animateur de télévision, éditeur, traducteur, écrivain, critique littéraire et pamphlétaire français" (cf : Wikipédia).
=> Prix de la traduction de l'UNESCO (2004), donc des livres qu'il n'a pas écrit lui-même.

D'autre part nous avons :
- Charles Dantzig : "romancier, essayiste, poète, éditeur" (cf : Wikipédia).
=> Prix Grand Prix Jean Giono (2010), Prix Duménil (2009), Prix Décembre (2005), Prix de l'Essai de l'Académie française (2005), Prix Roger Nimier (2001), Prix Jean Freustié (2001), Prix Paul Verlaine (1996)
=> son "Dictionnaire égoïste de la littérature française" est un "succès critique et public, non seulement en France, mais à l'étranger, en fait l'événement littéraire de l'année" (cf : Wikipédia)
=> "En octobre 2010, Charles Dantzig publie un essai sur la lecture, "Pourquoi lire?", immédiatement salué par la critique" (cf : Wikipédia)

- Robert Redeker : professeur agrégé de philosophie, professeur de lycée et à l'ENAC (aviation civile), membre du comité de rédaction de la revue "Les Temps Modernes", membre du comité scientifique de la faculté de Toulouse- Le Mirail, membre du comité de rédaction de la revue "Des Lois et des Hommes" et membre du conseil d'administration de Reporters Sans Frontières

Donc bon... je sais bien que ce n'est pas le CV qui fait le larron, mais pour ce qui est de choisir qui des trois met le plus de poids dans ses arguments, personnellement, j'ai vite choisi mon camp...

21. 24/10/2010 12:40 - Ap55

Ap55Equation: dans une émission non littéraire, avec des auteurs pseudo littéraires, prenez des récits, des témougnages, des humeurs....et chosissez des pseudos critiques, qui animent les mèches de la télé réalité, la moralité de naulleau c'est de la pseudo morallité et quant à l'autre c'est pareil, ils font de la mousse avec leur vernis culturel pour nous traiter de nuls, équation réussie , les caves se rebiffent.....il est vraiment moisi ce théorème, moi je ne les regarde plus et à mon avis, je ne suios pas la seule

22. 26/10/2010 22:47 - lepol

lepolVous n'avez pas trouvé mieux comme sujet de débat ? Voila la France dans toute sa splendeur ! Pendant ce temps la, le nabot continue son petit bonhomme de chemin et la mise en œuvre de son système de perversion à tous les étages... Pas terrible tout ça !

23. 26/10/2010 23:45 - zao

zaoIls sont tout a fait parfait de mediocrite, a l'image de l'emission a laquelle ils participent, n'ont absolument RIEN d'interessant a dire du tout du tout.

24. 27/10/2010 11:05 - Lepol

LepolBien sur ces émissions débats divertissements sont affligeantes mais qui produit ou génère cela ? Qui fait la course à l'audience ? C'est cette question là qui est le vrai débat...

25. 27/10/2010 16:56 - Titus

TitusJe ne suis pas un cordon bleu mais quand on me sert de la merde au restaurant je la reconnais et je ne fais pas semblant d'aimer ça. Naulleau n'est ni un grand éditeur ni un grand écrivain, et ça n'a aucune espèce d'importance, depuis quand faut il être reconnu dans un domaine pour avoir le droit de dénoncer les impostures ou les arnaques les plus flagrantes?
Qui, à part Naulleau à la télé, se permet de casser l'élan d'une promotion commerciale relayée par tous les médias? Si médiocre soit-il dans ses prestations, il a le mérite d'instiller le doute, après on se fait son opinion, finalement ce bouquin dont tout le monde fait l'éloge vaut-il vraiment les 22,99€ exigés en échange?
D'ailleurs, est-ce que j'achète vraiment ce bouquin ou est-ce le message politique subliminal du type qui vient fièrement présenter sa dernière production? Si les écrivains acceptent d'être physiquement présents pour parler de leur oeuvre c'est souvent parce qu'elle ne se suffit pas à elle même ou que la personnalité de l'auteur, son aura, dépasse sa valeur intrinsèque, auquel cas les critiques personnelles sont fondées, le livre n'étant qu'un support plus ou moins creux leur permettant de pérorer en public.
La séquence avec la colleuse de timbres laïcarde est étonnante, la donneuse de leçons reproche à Naulleau de ne pas avoir suffisamment attaqué la personne de T.Ramadan (pas son bouquin hein). Ce n'est pas une chronique littéraire c'est du people pur sucre où parfois certains masques tombent, Naulleau en tant que critique tout le monde s'en fout, ce qui lui est reproché c'est que, parfois, il se permet de dire qu'il ne faudrait peut-être pas trop insister dans le foutage de gueule permanent. Faut avouer qu'il exagère un peu là, faut pas cracher dans la soupe.

26. 12/11/2010 13:55 - Alan M.

Alan M.C'est fou comme le ring s'émeut lorsque l'on touche à son petit Houellebecq....

27. 28/11/2010 00:14 - abc

abcJ aurais apprécié votre critique si elle n'était pas elle même aussi has been que Naulleau, vous avez 6 ans de retard monsieur. Vous tirez sur une ambulance et par là vous faites exactement ce que vous lui reprochez. Ah ah la la vanité de la critique et ses effets pervers de la mise en abîme

Ring 2012
Pierre Cormary par Pierre Cormary

Littérateur et éditorialiste. Ring Wall of Fame.

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vous ne pouvez rien savoir si vous ne prenez pas en compte l'hystérie. Rien ne tient, aucun argument, face à l'hystérie, je vous le prédit...

Lepol19/10/2010 15:00 Lepol
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