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Apuissance de l'Europe

SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Charles-Antoine Menanteau - le 01/02/2007 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Genèse d'une entité apolitique

Pour les distraits du cortex, et avant tout commentaire liminaire, il convient de saluer l'entrée de deux nouveaux dans l'Union Européenne : la Roumanie et la Bulgarie. Mais s'étendre ici sur la beauté de la Transylvanie ou des côtes de la mer Noire n'est pas d'un grand intérêt.

En revanche, retracer l'évolution d'une volonté d'entente entre l'Allemagne et la France débouchant aujourd'hui sur ce vacarme institutionnel qu'est Union Européenne à 27 et prochainement à 30, semble d'autant plus pertinent que son candidat problématique, la Turquie, voit ses relents de nationalisme pressurisé exploser à l'annonce de l'assassinat d'un rédacteur en chef d'un journal bilingue turco-arménien. (1)

La présidence de l'Allemagne à la tête du conseil de l'UE, le récent vote de résolution reconnaissant le génocide arménien, une résolution américaine à la chambre des représentants condamnant l'assassinat du journaliste soumise au congrès, un processus d'adhésion  à l'Europe entamé dans les années 70...
Bref, la Turquie est pissed off. Or énerver le deuxième contingent militaire de l'OTAN dont les frontières sont communes avec des pays comme la Syrie ou l'Iraq, n'est géopolitiquement parlant, pas une bonne affaire.

Cette rétrospective européenne nous amène à poser quelques questions d'importance :

En quoi l'adhésion hasardeuse de la Turquie révèle surtout les symptômes d'une procédure d'admission viciée dans ses processus mêmes ? Sur quel socle théorique et utopique s'est donc fondée l'architecture des communautés originelles européennes ? En quoi le voeu des pères fondateurs de l'Europe a-t-il évolué vers une bureaucratie transnationale vide de souveraineté ? Dans quel contexte géopolitique s'est insérée une telle construction ? Quelles sont les perspectives stratégiques de la construction européenne telle qu'elle a été pensée et conçue à l'heure de la guerre locale mondialisée ?

Coopération, pas Unification

Fervente partisane de l'utilisation de la force dans les relations internationales jusqu'à son double auto-suicide du 20e siècle, l'Europe s'est justement construite en réaction face à ses propres carnages avec comme influx diplomatique premier, l'entente franco-allemande, autrement dit, la paix.

C'est sous l'impulsion de ses pères fondateurs (Schuman, de Gasperi, Adenauer...), tous d'éducation chrétienne avec une évolution intellectuelle transnationale, que l'Europe a pris forme, se nourrissant des renouvellements historiographiques du 20e siècle et en parfaite opposition avec son ex Machtpolitik.(2)
En souhaitant enfouir ses velléités nationalistes, l'Europe devait avant tout se rapprocher de ce que Max Scheller (3) nomme le pacifisme économique. C'est à dire l'établissement de réseaux transnationaux de produits, de services puis d'individus jusqu'à devenir une véritable administration censée garantir des droits et le bon fonctionnement de ce réseau pour ses citoyens.

Parce qu'une union se fait avant tout contre, l'Europe balbutiante, sous parapluie économique et protecteur américain, se ressert face à la menace soviétique.
Ce qui fera germer dans l'esprit de George F. Kennan (4), le concept de l'haltère désignant la combinaison stratégique d'une entité européenne et d'une entité nord-américaine pour contrebalancer et endiguer la puissance soviétique.

L'idée consistait à restaurer un centre de puissance européen, économique intégré et politiquement uni, comblant le vide idéologique laissé par la guerre et permettant de résister au communisme. Erigée en 3e force, l'Europe aurait ainsi évité aux USA de s'engager dans une alliance contraignante et d'assumer le poids de la superpuissance.

Cette alliance entre les deux rives, à ce moment précis de l'histoire, ne pouvait que contrarier l'avènement d'une Europe Unie.

En d'autres termes, le pari lancé par les pères fondateurs d'une coopération entre états européens est pour le moment gagné : la paix, l'intensification des échanges de toute nature, la reconstruction des infrastructures...

L'unification européenne pour de multiples raisons restera dans les limbes du néant créatif  bruxellois en tant que fournisseur officiel de simulacres en kit :

En effet, la sécurité du vieux continent n'étant assurée avant tout par les USA, au travers de l'OTAN, les préoccupations étatiques européennes classiques ont été, d'une certaine manière, dénaturées par cette garantie américaine.

N'ayant plus à se soucier de sa sécurité, l'Europe des communautés originelles pouvait jeter les bases institutionnelles et normatives de sa construction en niant sciemment le chaos extérieur.

Les racines conceptuelles de l'architecture européenne se trouvent dans les ouvrages d'un intellectuel roumain (cela tombe bien), David Mitrany, qui a élaboré le fonctionnalisme au rang d'une nouvelle théorie des relations internationales (5). C'est une vision dite optimiste, donc idéaliste, de l'état du monde. En parfaite opposition avec le réalisme, c'est une école de pensée s'inscrivant dans le courant du transnationalisme aux côtés de la notion d'interdépendance complexe (6) et de la toile d'araignée (7).

En bref, les principaux postulats du fonctionnalisme reposent sur la conviction que les dogmes (religions, idéologies, sensibilité politique) ne répondent pas forcément aux attentes de l'individu. Ils doivent s'effacer devant le droit et la norme pour s'adapter de manière pratique aux besoins du citoyen.

Afin d'étouffer les relents nationalistes, le fonctionnalisme aurait donc l'ambition de rassembler des populations hétérogènes par le droit.

Mitrany entreprend cette démarche en se référant à Grotius. Car si l'idée d'un monde uni sous une autorité suprême doit être abandonnée, alors l'unique autre alternative est de construire une société dans laquelle les règles de loi sont établies par un consentement commun. C'est d'ailleurs dans cette perspective que Grotius donne une forme juridique à l'individualisme.

La structure fonctionnelle de l'Europe a pour tâche principale de transformer un Etat en un instrument de services. Elle serait la suivante : des entités secondaires pourraient se créer à travers des organes européens regroupant des associations de pays, reliées et subordonnées à l'administration centrale de la ligue (Bruxelles). Les grandes puissances y auraient une représentation directe, les pays de puissance moyenne auraient une représentation au sein d'un groupe, et les petits Etats une panel representation.
Au lieu de séparer l'action des gouvernements selon un découpage géographique, il faut attribuer à chacun un rôle, une fonction, une tâche subordonnée aux directives de l'administration centrale.

L'intellectuel roumain justifie l'édification de ce système par le fait que les problèmes contemporains sont suffisamment similaires pour produire une norme et classification internationales afin de répondre à ces problèmes. On notera au passage que ce postulat suinte le nihilisme inhérent au fonctionnalisme et pue la destruction de toute singularité.

Cette structure fonctionnelle européenne ne se baserait donc pas sur des zones géographiques mais sur des segments censés contrôler les performances et intérêts des entités concernées.
Dit autrement, les corps fonctionnels de l'entité supranationale (Bruxelles) seraient des agences exécutantes autonomes, avec des tâches et des domaines de compétence propres. Il n'y aurait pas de conflits entre elles puisque chacune répondrait à une fonction particulière.

Ces autorités administratives sont donc reliées au pouvoir central par une activité spécifique ce qui provoque la rupture du lien traditionnel entre autorité et territoire défini.

Le principe moteur du fonctionnalisme européen est son renoncement au politique comme créateur de paix. En effet, seule l'éviction du politique peut assurer aux structures fonctionnelles leurs qualités intrinsèquement pratiques et ainsi inciter les nations à ne plus se faire la guerre en promouvant les échanges interétatiques par la mise en place de structures administratives par définition apolitiques.
Le fonctionnalisme européen n'a jamais eu pour but de générer de la puissance mais de faire coexister entre elles des nations par la co-optation, la séduction, et l'incitation normative.

Son but est la formation d'un super-Etat de paix, reliant les anciennes nations par des activités communes où le découpage n'est plus géographique, religieux ou même idéologique, mais fonctionnel.
Comme projet kafkaïen version Brazil, cela vaut son pesant de paperasse.

Apuissance de l'Union Européenne

La puissance est une relation, un flux entre entités politiques. Elle une variable incontournable du jeu d'échec international et constitue un très bon outil de comparaison. Elle est avant tout la capacité d'imposer sa volonté à l'autre.

A contrario, l'apuissance d'une structure politique organisée réside dans son incapacité structurelle à produire et mettre en synergie les facteurs nécessaires à toute acquisition de puissance. (8)
Contaminés par la vision fonctionnaliste, les procédés institutionnels européens engendrent donc par essence une dynamique apuissante au point de vue décisionnel.

En effet, les trois pôles de décision (Commission, Conseil de l'UE et Parlement européen), ont été édifié de façon à se rendre paralytique.

Si l'on se souvient des remarques faites par Brzezinski (9) concernant la multiplicité des volontés européennes selon les pays, on constate que toute possibilité d'hégémonisme dans la gestion des affaires extérieures est impossible. Or que nous dit R. Aron ? L'absence d'une volonté collective réelle de mettre en commun les ressources nécessaires - et non le simulacre d'unification révélé par l'affaire irakienne - ne peut pas générer de puissance. La logique du fonctionnalisme est donc remplie.
Que les fondus du bulbe cérébral n'essayent même pas de colporter l'idée d'une fictive puissance européenne.

Ni puissance souple, ni puissance brute (10), encore moins normative (ce qui serait un parfait contresens), l'entité politique européenne, de par sa non-volonté de puissance, s'est retiré du jeu des relations internationales.
L'UE paraît beaucoup plus encline à faire appel aux instances internationales pour le règlement d'un conflit qu'à user elle-même unilatéralement de la force quand elle le juge nécessaire. C'est surtout qu'elle a refusé de s'en octroyer les moyens en embrassant des processus institutionnels générateurs d'apuissance dont l'un des échecs les plus cruels reste le conflit ex-yougoslave.

Pensant avoir sublimé la puissance et engendré un monde post-moderne suffisamment attractif pour éviter une agression sur son territoire (11), l'Europe semble sous-estimer le caractère très brutal de certaines entités nihilistes armées et organisées.

Ce qui fait dire à Jean-Paul Fitoussi (12) que l'UE telle qu'elle a été pensée et conçue est un « lieu vide de souveraineté ». L'économicisme et le normativisme se conjugueraient pour faire de l'Europe un système de normes contraignant les États membres, sans que pour autant les fonctions dites régaliennes (y compris la chose militaire) soient portées à un niveau d'organisation supérieur.

Le projet européen consisterait à substituer le gouvernement des règles à celui d'hommes investis de l'autorité politique et procédant à des décisions fondatrices. Aux prises avec des situations complexes et contradictoires, une politique empirique ne peut pourtant faire l'économie de la décision.
En matière de sécurité et de défense, chaque Etat membre possède un droit de veto. Mais alors comment avoir une vision géopolitique cohérente si chaque membre peut à sa guise décider ou non de s'investir dans un projet ? Le coeur de l'apuissance de l'Union Européenne se trouve donc ici, dans son incapacité à fédérer l'ensemble de ses membres pour un projet géopolitique commun, condition préalable à toute acquisition de puissance.
Robert Cooper pose donc la question en ces termes : comment l'Europe pourra-t-elle se protéger sans renoncer à ces mêmes principes et à ces idéaux qui sous-tendent son système pacifique ? (13)

Le but ultime du fonctionnalisme est d'établir un working peace system par la coopération entre Etats. Autrement dit, par l'établissement de structures juridiques rigides excluant tout aspect politique. Or le processus décisionnel peut basculer dans le volontarisme (14) s'il n'est pas soumis à un projet politique commun conscient des dangers de la jungle internationale.

L'effet recherché par le fonctionnalisme, l'établissement de la paix, pourrait au contraire devenir l'une des principales menaces planant sur l'Europe : le processus décisionnel européen est verrouillé de manière à ce qu'aucune décision, au sens fort du terme, ne puisse être prise. C'est une des logiques intrinsèquement défectueuse du fonctionnalisme et par extension, du projet européen lui-même.

L'UE n'est pas autre chose qu'un empire coopératif en gestation, une structure post-moderne qui organise une communauté de droits (mais pas de devoirs) et un espace économique au moyen du multilatéralisme, et non par la domination d'un groupe ethnique central. Cet empire coopératif s'étend aujourd'hui tant bien que mal par l'attraction de son modèle et sur la base du volontariat, ennemi héréditaire de l'acquisition de puissance.

Seulement en voulant s'édifier en tant que Grande Suisse, en voulant concrétiser de manière symbolique la paix perpétuelle kantienne sur ces terres, l'Europe ne fait qu'étendre son territoire sans avoir les moyens de le protéger.

La posture de l'ambassadeur honoraire des Pays-Bas, Anton Smitsendonk, ne fait plus aucun doute : « L'idée de faire de l'Europe une puissance ne m'intéresse pas le moindre du monde. Ce que nous devons faire, pays membres de l'Union Européenne, c'est survivre dans un contexte très difficile. Survivre, cela nous coûtera déjà beaucoup d'efforts et de sacrifices. Acquérir le rang de puissance, cela passe bien après. Pour survivre, il nous faut d'abord préserver la solidarité dont nous avons besoin pour nous imposer à nous-mêmes les sacrifices que nous devrons faire dans les prochaines décennies. La recherche d'une puissance mondiale ne nous intéresse pas du tout ». (15)

Nous en revenons donc éternellement au même problème. Que veut l'Europe ? S'édifier en tant que Grande Suisse ? En tant que paradis post-moderne, concrétisant de manière symbolique la paix perpétuelle de Kant ? Niant l'état d'anarchie voire de chaos des relations internationales ? Ou veut-elle continuer de jouer un rôle dans les affaires internationales tout en prolongeant cette construction apuissante. Ce qui constitue un paradoxe insoluble tant la réalité de certaines menaces ne peut se passer de la puissance brute. C'est l'illustration de la double norme de Cooper.

Sans doute la question est-elle déjà un piège en soi si l'on a conscience, comme l'a souligné Brzezinski, des différents objectifs et intérêts qu'ont chaque pays à intégrer le processus d'intégration. Le comportement et l'attitude de la France sont fondamentalement différents de ceux de la Hongrie, eux-mêmes différents de ceux de l'Italie par rapport à la construction européenne.

Comment présenter un vrai projet géopolitique commun si la notion même d'unification est étrangère à cette entité politique difforme et tellement particulière qu'est l'Union européenne, qui, il faut le rappeler, a lancé le pari de faire cohabiter des nations qui se sont déchirées pendant des siècles. Même si les intentions belliqueuses de chacune des nations européennes sont quasiment enfouies, le sentiment nationaliste domine et entrave de manière flagrante un processus qui est, comme nous l'avons constaté, apuissant et par voie de conséquences voué à l'impuissance.

La construction européenne est finalement une non-réalisation originale, amenant des peuples qui se sont entretués pendant des siècles (pour cause de nationalisme exacerbé) à partager une existence commune, tout en conservant leur identité, autant dire que l'homogénéité et la cohérence n'entrent pas dans le champ sémantique bruxellois.

Cette construction va au-delà du champ des relations internationales et modifie profondément les structures des États impliqués. Ils deviennent les éléments, les parties, d'un ensemble les dépassant, la Communauté, puis l'Union Européenne. Le hic méthodologique c'est que cet ensemble n'est fouetté par aucune impulsion unanime.

Et Paul Kennedy de rajouter : « tant que les États se querelleront entre eux pour savoir lequel prend la tête de l'ensemble et les partis politiques et les groupes de pression ne s'accorderont pas sur les avantages (ou les désavantages) qu'ils en retireront, l'Europe restera divisée, incapable de réaliser son potentiel et incapable de traiter d'égal à égal avec les autres grandes puissances ». (16)
L'ONU est le substitut de puissance de l'Union Européenne qui a fait un choix : le droit avant la force dans un monde par définition anarchique.

Les conséquences de cette apuissance sont multiples : la fracture des liens transatlantiques, le refus européen du monde hobbésien, le relativisme des valeurs...Toutes ces tendances lourdes semblent se nourrir de cette non-volonté de puissance.

Originellement, le nihilisme est l'expression de la volonté décadente, de la Volonté de Puissance impuissante « qui recule devant l'affirmation de la vie et se change en négation ». (17)
Qu'est-ce que l'Europe si ce n'est cette entité s'autophagiant, séquestrée par sa frustration, générant un déni presque identitaire face aux réalités internationales et multipliant de fait la gravité des menaces pesant sur elle ?

Soit elle en a conscience et s'en moque, ce qui confirme bien son voeu de devenir une immense bureaucratie bien établie au coeur d'un paradis post-moderne niant le chaos extérieur.
Soit elle n'en a pas conscience ou ne veut pas voir l'avenir. Elle confirme alors une absence totale de projet géopolitique, lui-même impliquant cette volonté de puissance impuissante aboutissant au même résultat : l'édification d'une entité apolitique post-moderne, brouhaha compulsif de nationalismes pressurisés par une autorité transnationale, maëlstrom de coopérations ad hoc et autres arrangements institutionnels générateurs d'apuissance sans autre objectif que le statu quo, le compromis et les sourires du désastre.

Charles-Antoine Menanteau

Notes :
(1) Il s'agit de Hrant Dink et de son hebdomadaire Agos, connu pour son combat dans la reconnaissance du génocide arménien.
(2) Ou Power politics, ou politique de puissance
(3) Publication posthume d'un essai reproduisant une conférence tenue en janvier 1927 au ministère de la guerre, Berlin, 1931. Die Idee des Fridiens und der Pazifismus. Repris dans l'ouvrage de R. Aron, Paix et Guerre entre les Nations, Ed Calman-Levy 1962.
(4) Il fût le théoricien du containment et directeur du Policy Planning Staff (organisme de réflexion dépendant du département d'État), au début de la Guerre froide.
(5) Le coeur de sa théorie provient de l'ouvrage MITRANY David, The Functional Theory of Politics, London School of Economics & Political Science, Martin Robertson, 1975
(6) Joseph NYE et Robert KEOHANE sont à l'origine de ce concept. Il n'y aurait plus de distinction nette entre politique intérieure et extérieure.
(7) John BURTON a élaboré ce modèle de représentation des relations internationales. Il permet de symboliser les multiples réseaux de relations entre les acteurs du système international. Ces relations sont essentiellement des échanges dont l'objectif est de satisfaire les besoins fondamentaux exprimés par la société et non par les Etats. Il renie de ce fait le postulat de Hobbes et de Rousseau : les relations internationales sont intrinsèquement conflictuelles.
(8) L'impuissance d'une entité politique est de nature conjoncturelle, non irréversible, temporaire.
(9) BRZEZINSKI Zbigniew, The Grand Chessboard, Basic Books 1997.
(10) Selon la terminologie établie dans NYE Joseph Jr., The Paradox of American Power, Why the world's only superpower can't go it alone. Oxford University Press, 2002. Ainsi que dans NYE Joseph , Soft Power, The Means to success in world politics, Public Affairs, New York, 2004.
(11) Selon le député Jean-Louis BOURLANGES, l'Europe ne se veut pas d'ennemis : « Nous sommes les associés rivaux de tout le monde ».(Diplomatie magazine, mai-juin 2003, N°3)
(12) FITOUSSI Jean-Paul, La Règle et le Choix, De la souveraineté économique en Europe, Seuil, 2002.
(13) COOPER Robert The Postmodern State And The World Order, London, Demos, 2000
(14) FREUND Julien, Que veut dire : prendre une décision ? Politique et impolitique, Sirey, 1987
(15) Propos recueillis dans VERLUISE Pierre, Géopolitique de l'Europe, l'Union Européenne a-t-elle les moyens de la puissance ?, Ellipses, 2005
(16) KENNEDY Paul, The Rise and Falls of the Great Powers, Unwin Hyman Ltd, 1989
(17) Nietzsche entend par vie, le monde comme pluralité, devenir, contradiction, souffrance, illusion, mal. Thème abordé dans HAAR Michel, Nietzsche et la Métaphysique, Gallimard, 1993.


À l'initiative de l'Armenian Assembly of America (AAA) et de l'Armenian National Committee of America (ANCA).




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