1. 15/12/2010 23:56 - Interneth
Comment Laurent Obertone ose-t-il instrumentaliser ce drame à des fins politico-repressives? Si j'étais son père je lui foutrais mon poing dans la gueule.
Dégueulasse.
2. 16/12/2010 00:32 - eshkoliot
Comment oses tu tenir des propos aussi crétins et plein de ta suffisance bienpensante face à ce drame ? Si j'étais ton père, je te foutrais mon poing dans la gueule ...
3. 16/12/2010 00:58 - J.
Commentaire complètement à côté de la plaque d'Interneth comme d'habitude. Si vous aviez un enfant vous réagiriez autrement à ce drame, croyez-moi.
Passons aux choses et personnes sérieuses : article et démonstration imparable, M. Obertone. Bravo.
Les peines prononcées, et encore plus celles exécutées réellement, sont ridiculement faibles en France, c'est un fait. 3 ans pour viol avec arme... la vie humaine, la dignité de la personne, l'être humain, ont-ils si peu de valeur ?
La culture de l'excuse est partout. Lors des procès criminels on cherche à comprendre les motivations, à trouver des raisons sociales... alors qu'un tribunal doit seulement juger des actes et prononcer des peines qui ont pour but de sanctionner le criminel et de protéger la société.
La sévérité, la dureté des peines, le refus de tenir compte des origines des accusés, ne juger que des faits, ne pas relâcher dans la nature des brutes ultra-violentes et autres prédateurs sexuels si on n'a pas toutes les garanties qu'ils ne recommenceront pas, voilà la seule solution pour que la vie en société soit possible, pour que chacun, enfant, vieux, jeune femme, handicapé, puisse marcher dans la rue ou prendre le RER sans risquer d'être dépecé.
Bien-sûr ça n'est pas "sympa", pas "cool", la rigueur, la responsabilité individuelle.
Pas facile non-plus de dire que nous, en tant que société devons prendre la responsabilité d'une justice dure, impitoyable, et s'il le faut de faire du mal à des humains qui ont fait des choses atroces, de ne pas pardonner l'impardonnable, de ne pas donner de deuxième chance à des êtres humains qui ne la méritent pas.
Pas facile en effet, de devenir des adultes.
4. 16/12/2010 01:10 - Gaël Giovannelli
Si j'étais le votre Interneth, je vous botterai le cul pour manque de discernement. Que sont ces procès et ces réquisitoirs sinon des enjeux politico-permissifs, battus en breche par des humanistes inversant la définition de la victime et du bourreau et qui amènent a ce type de verdict? La justice doit appliquer un chatiment à tout crime, elle n'est pas là pour apporter la rédemption au criminel. La rédemption c'est le boulot de Dieu. Si instrumentalisation il y a, elle se situe du côté de la défense. Laurent ne fait qu'exprimer son dégoût. La répression? Non, la punition.
5. 16/12/2010 03:25 - Lucius Tarkin
Bon article.... hors le passage sur la peine de mort.
A moins d'être un candide (mais c'est à la mode, donc explicable à défaut d'excusable), penser que le principal argument contre la peine de mort serait l'éventuelle erreur judiciaire est un peu léger.
Si il est necessaire de remettre en avant la responsabilité individuelle (et de loin, ce devrait être une priorité politique/philosophique), la remise au goût du jour de la peine de mort ne serait que contre productive. La peine de mort est, à mon sentiment, l'expression de l'impuissance d'une société à "gérer" certains de ses "dêchets" et, par conséquent, un constat d'echec. Je ne parle de re-habilitation à base de fraises tagada ou un quelconque angélisme de mauvais aloi, mais plus du fait qu'en s'autorisant la peine de mort, une société s'autorise non pas la punition suprême à l'encontre de ses pires émanations, mais la négation de ces dernières.
En dehors de celà, je ne suis on ne peut plus d'accord avec ce qui a été écrit...
Je crois que nous avons trop cette tendance qui consiste à confondre "explication" et "excuse". Venir d'une milieu défavorisé peut expliquer une certaine forme de déliquence, mais pas l'excuser.
Je pense que dans toutes ces discussions, le choix des termes est crucial. Les humanistes (qui n'en ont plus finalement que le titre) raisonnent effectivement au niveau de l'individu et provoquent une confusion du reférentiel. Si chaque verdict/jugement (j'y inclue aussi les éventuelles remises en liberté) rendu par la justice se doit d'être individuel, il doit toutefois s'inscrire dans un raisonnement global (meta-raisonnement ?) qui dépasse la simple réaction émotionnelle (pauvre victime, pauvre criminel etc...) et ainsi exprimer la réponse d'une société à une situation anormale donnée. Que les peines ne soient pas appliquées est dramatique à cet égard, de même qu'il est dramatique que les condition d'incarcérations soient déplorables.
Je ne suis sûr d'être parvenu à exprimer clairement mon sentiment de fond, mais, pour résumer, ce n'est pas une "raideur" de la justice qui est nécessaire (ce qui ne ferait que provoquer une contre-réaction à l'inverse à plus ou moins court terme) mais une simple application de ce qui existe déjà dans le droit français.
6. 16/12/2010 08:55 - Mauricio
Article a vomir. Meme si il est parfaitement legitime de se questionner sur la faiblesse des peines infligees dans certains cas, les allusions directes a la peine de mort, et au fait qu'executer quelques innocents de temps en temps ne serait pas bien grave si on est sur que les vrais coupables sont bien raccourcis sont a gerber.
Tiens, il ne faut pas d'hypotheses bien delirantes pour se dire que le gars qui a subi les avanies des 7 flics de Bobigny aurait pu finir devant une cour d'assises, se retrouver plus petit de 30cm, pour qu'on s'apercoive ensuite qu'on l'avait elimine un peu vite.
7. 16/12/2010 11:26 - albundy
le sang du chatiment,william friedkin,1987.
8. 16/12/2010 11:30 - Marlow
Pas tout à fait d'accord avec vous, Laurent Obertone, sur "la déresponsabilisation des déviants" : je trouve la formule outrancière, elle sous entend en creux qu'il y a les "normaux", ceux qui suivent le bon chemin, les bonnes règles…C'est un peu court et caricatural. La vie est tout de même plus compliquée : la vie d'un humain en soi, et la vie d'un humain en société.
Cependant, il me semble vrai que la société française, nourrie notamment par la philosophie des Lumières (individualisme, libertés, droits de l'homme) et par le développement des sciences humaines et sociales (sociologie, psychanalyse,…) est peut-être allée trop loin dans l'utilisation de la compréhension des crimes et délits. Tout acte peut être pensé comme excusable puisque l'on peut l'expliquer et donc le comprendre : par le milieu social, la famille, les conditions de vie, etc…
Du coup, cela a, au fur et à mesure du temps de la deuxième partie du XXème siècle et du début de ce XXIe, conduit à penser les cas de crimes et délits de façon de plus en plus déresponsabilisée. Et cela, cette façon de diminuer le rôle du libre arbitre et de la responsabilité de chacun, me semble être un état d'esprit très présent un peu partout dans la société française. Peut-être est-ce pour cela que l'on peut diagnostiquer la société française comme "déprimée" (nombreux articles et études là dessus ces derniers temps) ? Car en cela, corps social et individu me paraissent fonctionner de façon assez similaire : enlever à un individu sa capacité d'être ou de se sentir responsable, il y a de fortes chances qu'il déprime. Tout être humain a besoin d'un minimum de conscience et de prise en main de sa vie, aussi "petite" soit-elle. Il me semble que cela est l'un des attributs de l'humanité et de sa dignité.
Pour une société, cela est beaucoup plus complexe bien sûr. Mais toute société a besoin de canaliser la violence : c'est sa première fonction. On sait maintenant depuis pas mal de siècles que l'homme est capable du meilleur comme du pire, et qu'il faut des règles, un cadre, et des instances pour les faire respecter. Parmi ces instances, il y a la justice. C'est une instance capitale, qui doit fonctionner le mieux et le plus lisiblement possible. Un type viole ou cherche à violer une femme, armé d'un couteau ; la justice française répond : 2 ans de prison. Il sort, il recommence, et cette fois-ci il tue (interdit majeur), et de façon odieuse (cet humain semble barbare). Et ce n'est pas le seul ; Plusieurs cas similaires sont constatés en France. En effet, c'est inacceptable. Pour Anne-Lorraine Schmitt et sa famille, c'est infini. Infiniment inacceptable et triste.
Et très problématique pour nous tous, la société française. L'une des questions est évidemment : comment équilibrer prévention et répression ?
S'agissant de la répression, peut-être les magistrats sont-ils trop formés dans l'état d'esprit que je décris plus haut (compréhension/excuse) ? Peut-être la justice n'a pas suffisamment les moyens matériels ou humains ? Peut-être la société n'est-elle pas très claire avec elle même sur ce que l'on peut faire et ce que l'on ne peut pas faire ? Ce point me semble capital : je pense que notre société n'est pas au clair avec cela, sans doute à force de "libérer" toujours plus de champs de possibilités pour les individus, ceux-ci finissent par croire que tout est permis, tout est possible, tout leur est dû.
S'agissant de la prévention, peut-être la société, en voulant trop s'occuper des individus, les enferme dans des schémas de fonctionnement qui aboutissent à une déresponsabilisation générale et une attente de prise en charge de tout ? Et dans le même temps, chacun peut souvent constater que cela ne fonctionne pas ? Des mécanismes de redistribution, de soutien, sont mis en place, des lois, des décrets, des budgets. Mais la perception de la société française semble toujours plus se dégrader. Comme si nous attendions tout de la collectivité et que celle-ci ne laisse pas de nous décevoir. La prévention est presque toujours envisagée en termes de moyens financiers que l'on ne consacrerait pas de façon suffisante aux quartiers défavorisés, à l'éducation, notamment. Alors : donnons-nous suffisamment de moyens à cela ? Ou bien le problème est-il aussi ailleurs ?
9. 16/12/2010 11:31 - Marlow
Suite de mon commentaire (trop long donc tronqué)
Depuis quelques mois, l'on entend certains partis politiques réfléchir au "care", et organiser leur programme politique avec cet angle de pensée : nous devrions valoriser un peu partout dans la société le fait de s'occuper les uns des autres. Un penseur de cela me semble intéressant dans ses constats : Bernard Stiegler. Notamment son constat sur la jeunesse et notre société malade de son opulence matérielle et des contenus débiles de la communication de masse et de son industrie culturelle. C'est un penseur particulier, car, si je ne me trompe pas, il a fait de la prison, et s'en est sorti grâce aux livres et à la pensée. Mais ill semble aller encore plus loin dans la logique du tout excusable. Il dit par exemple que les prisons fabriquent de la délinquance. Ce qui est probablement vrai. Tout cela est décidément bien complexe.
En général, j'aime bien terminer mes petits commentaires en me donnant l'impression de conclure, sur mes deux pieds. Mais là, je n'y parviens pas. Je sais juste que je ne souhaite pas que la collectivité s'occupe de tout pour moi, je me méfis du "care" de Martine Aubry, je n'aime pas du tout le côté maternant de cela. Je veux être responsable, bordel ! Je sais que je dois respecter un certain nombre de règles fondamentales et d'autres plus accessoires, je ne vis pas ces règles comme des contraintes ou des freins à ma liberté, j'exerce mon libre-arbitre, j'essaie d'être consciente de mes actes, j'attends de la justice qu'elle soit à la hauteur, pareil pour la société et les individus-citoyens qui la composent.
10. 16/12/2010 12:44 - Nejma
Article touchant, qui pose un vrai problème. Cela n'arrive pas qu'aux autres ce genre de drame. La justice est-elle à condamner quand elle s'appuie sur l'avis de maints experts?
Si l’incarcération est la première des réponses pénales contre les actes criminels graves, elle n’est pas toujours suffisante à la protection de la société. Ceci Laurent le démontre très bien;qu’une femme ait pu trouver la mort en croisant sur son chemin un violeur, à peine sorti de prison,c’est intolérable, insupportable.
Nous attendons de l'État qu'il nous protège, c'est de sa responsabilité, il faut réduire la dangerosité de certains criminels, Laurent a donc raison la prison oui mais après?
Souvenez-vous de la prison de Rouen, le magistrat ne connaissait même pas l'état mental du prévenu, se faire manger les entrailles en dormant! Oui il faut prendre des vraies mesures un dossier unique de personnalité du criminel, ainsi aucune excuse.
Vous trouvez acceptable qu'un criminel puisse venir vivre près de l'entourage de sa victime à sa sortie de prison? Quand cette interdiction est brisée la police n'a aucun moyen d'action légal.
Protéger les gens, ce n’est pas se contenter de sanctionner le criminel une fois le crime commis. Nous avons un droit incontestable, celui d'être libre mais en sécurité.
11. 16/12/2010 14:12 - antihistaminique
110% d'accord évidemment avec l'article.
Il faudrait aussi parler des psychopathes qui sont relâchés des asiles psys et qui sont une véritable bombe à retardement (cf.la leture de "Détective" est révélatrice à ce sujet...)
12. 16/12/2010 14:28 - J.
Juste en passant je note la qualité des commentaires n°1 et 6 : "dégueulasse" ; "Article à gerber" et "raccourcis [...] à vomir".
Aucun argument pour contrer les idées de l'auteur, aucune, on ne s'abaisse pas à ça dans le camp du Bien. On se prétend ouvert, libéral, tolérant, mais si quelqu'un pense différemment alors c'est un salaud qui ne mérite même pas qu'on lui adresse la parole.
13. 16/12/2010 15:36 - Jean Michel Apathique
Non, pas de simple bien-penséance, ou de fameux "camp du bien". Les raisons sont évidentes. Utilisation de ce fait divers pour remettre en avant le côté peine de mort, et surtout le larmoiement en rapport avec l'affaire. C'est affreux d'essayer de convaincre comme ça.
Même si l'injustice est absolument flagrante, la façon dont monsieur Obertone s'empare du sujet est peu objective, il a le droit de s'exprimer évidemment(et je tiens à dire au passage que je suis tout à fait d'accords sur la partie: crime de l'excuse), mais la mise en place est facile, sentimentaliste et elle n'apporte rien de neuf, on dirait du TF1 à peine plus évolué. Cet article ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes désolé.
14. 16/12/2010 15:49 - Nejma
Jean Michel Apathique, j'ai été victime d'une très grave agression, passage à tabac, arme blanche, tentative de viol...Le chemin fut long pour aimer à nouveau l'existence, il n'est pas terminé. Si demain on me donnait la possibilité de disséquer à coups de sabre les testicules de mon agresseur ou de l'amputer des deux jambes, c'est sans hésitation que je le ferai. Cet homme a volé 5 ans de mon existence, j'ai échappé de peu à la mort, je suis une rescapée. Donc remettre en avant le côté peine de mort, j'y pense
15. 16/12/2010 15:49 - antihistaminique
"sentimentaliste" : c'est pas bien çà, il vaut mieux rester froid et ne rien ressentir face à ces drames humains , comme un fruit sec (que vous devez être).
Quant à l'"horrible" peine de mort (rien que le mot..horreur...tu vas faire des cauchemars cette nuit..), demandez aux longues peines eux mêmes ce qu'ils en pensent ...vous seriez surpris...
16. 16/12/2010 19:40 - Laurent Obertone
"Cet article ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes".
C'est toujours mieux que de se jeter contre un mur ou de sauter par la fenêtre. On a médiatiquement tellement tendance à taire les évidences de la réalité qu'il est parfois bon de les rappeler. L'essentiel du propos est là : tout travail mérite salaire, l'assassin d'une jeune fille mérite mieux que 22 ans de prison. Cet article n'aurait aucun sens si tous les médias enfonçaient cette porte ouverte. Malheureusement, la plupart d'entre eux sont appuyés de l'autre côté.
17. 16/12/2010 19:44 - Alciator
La peine de mort, la peine de mort. Sa menace est beaucoup plus efficace que son exécution.
D'un point de vue juridique, je trouve qu'elle a toute sa place. Si le pénal ne remplace pas la morale, celle-ci doit pouvoir s'y retrouver pour légitimer celui-là. C'est dans cette optique que je suis favorable à la peine capitale: "capitale", caput, à la tête de toute chose. La peine capitale permet de hiérarchiser les peines de son étalon.
Sans elle, on discute des peines uniquement en fonction du tort subi par les victimes, et ont fini par trouver injuste toute peine.
Comparer la peine à la hierarchisation induite par ce repère clair qu'est la privation de vie permet de donner une deuxième perspective.
Le juge qui regarde et dans le sens du contexte de la victime, du contexte du coupable, arbitre avec la hiérarchie des peines. Il faut redonner du sens à l'arbitrage, qui doit se soustraire au double pathos (victime/coupable) du cas particulier, pour réhabiliter le principe général.
Ce qui est frappant aujourd'hui, c'est l'absence de principe général que l'on se plairait à retrouver comme fil conducteur dans les différents verdicts.
18. 16/12/2010 20:11 - Alciator
Dyslexie grammaticale: ",et on finit par"
Quelques lignes plus bas, il manque un "et": "le juge qui regarde et dans le sens (...) et du contexte du coupable"
En résumé, à toute hiérarchisation des normes il faut un sommet hiérarchique qui légitime le reste. Son absence est aujourd'hui source de repères brouillés pour la justice. La peine de mort fait office de clé de voûte. Prononcer une peine de mort avec sursis peut sembler un peu inutile à certains, mais cela redonne du sens. "Thiérry Dévé-Oglou condamné à la peine de mort avec sursis et 22 ans fermes", ça a du sens.
19. 16/12/2010 20:18 - Alciator
A certains contributeurs qui s'approprient la douleur des victimes pour nier à d'autres le droit d'en tirer réflexion: balayez devant votre porte.
A force d'entendre ces personnes qui prétendent défendre les intérêts moraux des victimes, on a du mal à percevoir les sanglots dignes de ceux qui ont souffert en première personne.
Merci.
20. 16/12/2010 21:53 - Thierry.L
Un article puissant monsieur Laurent Obertone !
Merci d'honnorer la mémoire à Anne-Lorraine Schmitt et à travers elle, toutes les victimes de pures criminels coupables envers le saint-esprit (cf. Les actes que l'on commet avec toute sa conscience du haut de son orgeuil).
21. 17/12/2010 00:44 - HP
La justice s'est affaiblie à partir du moment où elle ne s'est plus sentie apte à juger ces criminels et qu'elle les a mis dans la case pathologique (bien aidée par les humanistes). Alors, elle a fait appel aux "experts" médicaux. Manque de chance, ils n'en sont pas et corrompus qu'ils sont idéologiquement, ils ne pratiquent même plus leur discipline, la psychiatrie (qui soigne) mais se sont laissés aller à la psychanalyse, plus humaine, mais sans fondement scientifique. Du coup, ils ne savent plus analyser et trancher, ils se perdent en conjecture sur un pseudo passé traumatique. Le livre de Pierre Debray-Ritzen (La psychanalyse, cette imposture) est très intéressant à cet égard.
Il faut démédicaliser la justice au maximum et les cas pathologiques doivent être traités avec le maximum de ce que possède la psychiatrie (l'enfermement). c'est seulement à partir de là que la responsabilté individuelle pourra être engagée et que les peines seront cohérentes.
22. 17/12/2010 01:06 - JMA
Nejma: je ne doute pas de votre histoire, et je ne prétend en aucun cas comprendre votre douleur (même si j'ai moi même été victime d'une agression à arme blanche, j'ai néanmoins eu la "chance" de later la gueule de mon agresseur)
Mais les principes moraux, de justice et d'équité ne sont pas des balances à douleur, la loi du tallion ne fait pas partie de la république.
antihistaminique: très cher j'en prend surement plus dans la gueule en une journée que vous n'avez pris dans toute une vie. Votre sarcasme, et votre réthorique débile vous vous la gardez. On n'obtient jamais rien de bon en pensant avec ses sentiments, même lorsque les intentions sont bonnes.
Supprimer des criminels ça ne dissuade pas les autres de l'être, tous le monde le sait. La peine de mort ne sert pas. Le deuxième problème c'est que la prison ne sert pas non plus, elle déindividualise le déviant, et ne fait que le punir; elle supprime rarement le problème du crime en lui même, et quand elle y "arrive" elle rend souvent inapte à la société non-carcérale.
On en revient à la question de la peine de mort, si on a un problème qu'on ne peut résoudre...est-ce qu'essayer de le supprimer au sens propre, est la solution? Est ce vraiment digne d'une société adulte et responsable.
23. 17/12/2010 09:37 - Aide-Calfat
En médicalisant le problème moral, nous sommes effectivement arrivés à nous interdire à nous-même de nous protéger contre le mal.. nous ne sommes pas médecins après tout... Cela étant, je me souviens d'une réflexion de Robert Heinlein (!) qui avançait que celui qui milite pour la peine de mort devrait être à même de manier lui-même la hache, de même que le va-t-en-guerre devrait toujours être dans la mêlée... peut-être est-ce stupide, je ne sais, mais c'est assez simple pour être vrai.
Pour ma part, je trouverais justifiée une impunité de fait (et non de droit) dans les cas de vengeance et d'auto-défense ; pour le reste, je ne pense pas que la société française actuelle soit capable d'accepter la souillure qu'implique la mise à mort à froid d'individus, aussi méprisables qu'ils soient : nous sommes trop tièdes moralement, envers nous-même comme envers autrui.
Peut-être, en fin de compte, faudrait-il s'entraîner à se défendre : il n'y a pas de raison que les brutes aient le monopole de la violence.
24. 17/12/2010 10:48 - HP
JMA, vous dites la prison " ne fait que le punir" en parlant du criminel. Où est le problème ? C'est son rôle, ce n'est pas le club med où un atelier de réinsertion. Quant à l'individualité de ce genre de criminels, elle n'a pas besoin de la prison pour être malade. Elle l'est déjà. Alors, oui punir le crime et rétablir le droit sont les seuls objectifs sains de la justice et du système carcéral. Que pouvons-nous pour de tels malades ? Croire que l'on peut les guérir et les réhabiliter est naïf et dangeureux, comme le montrent tous ces cas de récidive. Ce n'est pas aux médecins ni aux idéologiques d'administrer le droit et la justice.
Laisser ces gens en liberté, sous prétexte d'humanisme et mettre les innocents en danger de mort, "est ce vraiment digne d'une société adulte et responsable" ? Je reprends vos mots qui peuvent s'appliquer mieux encore a ce versan des faits. Je ne comprends plus cette attitude folle et mortifère de se pencher davantage sur les criminels, en termes de compréhension et d'excuses, ce que M. Obertone souligne bien. Quelqu'un l'a aussi très bien explicité : comprendre n'est pas excuser. Mais, cdu moment que l'on cherche à comprendre, n'est-on pas déjà sur le point d'excuser ?
25. 17/12/2010 14:16 - HP
Je rajoute que la République a coupé des têtes jusqu'en 1981, est-ce à dire que la République n'est devenue "adulte et responsable" seulement après 1981 ? C'est bizarre, mais dans les faits depuis 30 ans, j'ai plutôt l'impression d'une déresponsabilisation générale (culture de l'excuse) de la société et donc du contraire d'une société "adulte et responsable". D'ailleurs, responsable aurait suffit, je ne vois pas l'intérêt du terme "adulte" dans ce débat.
26. 17/12/2010 14:18 - Interneth
Laurent Obertone, rédacteur de cet article ignoble sans aucune pudeur et instrumentaliste à titre personnel se fait silencieux. Il a honte? J'ai honte pour lui.
27. 17/12/2010 14:42 - HP
Si tu sais lire, il est déjà intervenu en 16. Mais toi, à part râler et crier à la monstruosité et au fascisme dès que tu n'es pas d'accord... Je ne crois pas que tu ais une fois apporté un argument dans les différents débats où tu interviens. Je pense que tu es le troll du Ring dont le but est de pourrir le débat. Mais pschiit !
28. 17/12/2010 15:14 - JMA
Vous m'avez mal compris, je ne souhaite certainement pas laisser ces individus dehors. Et je suis encore moins un adepte de la médicalisation, et de la psychologisation des excuses afin que les salauds puissent alléger leur peines: bien au contraire.
Il est évident que la prison doit punir les individus et les mettre face à leurs crimes, c'est une évidence. Sauf que ça ne suffit pas, l'individus qui prends à 30 ans de peine aura beau eu passer la moitié de sa vie en prison, une fois sortis il redevient un problème, puisqu'il n'est pas adapté à la vie sociale. Vous allez encore me targuer de faire de l'humanisme pour enculés, mais c'est pas du tout pour le criminel que la prison est faite, c'est pour les autres citoyens. Quand je parle de déindividualisation, vous me répondez à juste titre que ces criminels sont justement déjà déindividualisés à leur entrée en milieu carcéral.......vous ne voyez pas le problème?
La prison est une prolongation pour pas mal de criminels. Elle ne les responsabilise pas, elle ne guérit pas la source du problème.....ils sont comme des gosses qui ne comprennent pas vraiment pourquoi ils sont au coin.
C'est pour ça que je remet en avant la question de mon dernier message, le problème est bien là, je suis d'accords avec vous mais :On choisit quoi? Ignorer (de façon indigne) le problème en supprimant les individus( ce qui ne me dérange pas tant que ça en soi, mais j'ai plusieurs cas "d'erreur" de justice qui me restent en travers de la gorge), ou renforcer ses moyens afin de trouver des solutions, quitte à utiliser d'autres domaines que le droit.
Tenez par exemple le cas de certains pédophiles, au canada plutôt que de les tuer, on leur "coupe" les couilles et on les force aux travaux publiques. Il s'agit là d'un traitement chimique lourd qui permet à un individus dangereux de ne plus ressentir de pulsions. Si des solutions comme celle là n'avaient pas été développées, si on avait préféré tuer ces salauds, on aurait sûrement coupé des moyens de prévention et d'analyse à d'autres salauds qui auraient pus commettre d'autres crimes.
Le problème actuel est que l'on est dans une phase constante de recherche et de réflexion, afin de "guérir"(mais on sait très bien que pour le moment, ça ne marche pas, du fait d'un système un poil trop laxiste, désorganisé et de manque de moyens), et surtout de prévenir les causes de ces crimes. Le système de la peine de mort ne finance pas la recherche, et comme je l'ai déjà dis, elle ne dissuade pas de commettre des crimes. Le but d'une société est de résoudre ses problèmes internes afin de garantir la sécurité des individus.
Est ce que utiliser la peine de mort fait avancer la société: Absolument pas.
29. 17/12/2010 15:42 - Interneth
Autant pour moi, il a osé.
C'est marrant comme il se prend pour le parangon du genre occidental, à délivrer sa sentence impudique du haut de son...je sais pas quoi en fait, qu'ils nous le disent tiens. Ici il prend un air gravement sentencieux, soucieux du bien-être des autres (rires), mais je suis sur qu'en vrai c'est un petit bisounours plein d'ironie et de fausse volupté qui va acheter ses légumes en sifflotant des chansons à la con. Nazi Light.
Et mon message constructif, mon alternative redemptrice? Arrêter de jouer les bourgeois outrés, respectables et faussement soucieux des autres quant on est que soucieux de sa petite conscience, de son confort qui massacre: ça n'a jamais marché. (Sauf avec vous bien sur, surhommes que vous êtes sur 'le ring'...)
Oui oui je sais, censuré.
30. 17/12/2010 16:15 - HP
Je suis d'accord avec vous sur certains points développés de la sorte JMA, mais comment changer ces individus hormis des traitements chimiques lourds, qui ne sont pas 100% efficaces, et autres moyens de contrôles (bracelets etc.), qui le temps d'une pulsion et d'un passage à l'acte sont inutiles. Pour éviter des sorties de prison, allonger les peines ? Pourquoi pas, s'ils restent en prison. Ou bien un enfermement psychiatrique. Mais l'anti-psychiatrie a bien oeuvré contre cette possibilité.
Ne soyons pas naïfs en voulant être trop moral, changer ces gens me semble un combat perdu d'avance. De même, c'est quand même un point que soulève aussi cet article : aller trop loin dans la défense du criminel sape la neutralité de la justice et devient qui plus est immoral du point de vue du droit et des autres citoyens exposés ou exposable à ces criminels.
31. 17/12/2010 17:55 - NANA
Je suis pour la peine de mort, mais il ne faut pas oublier que cela n'empêchera jamais quil y ait des meurtres de commis, un viol avec arme (ici fellation sous la menace d'un couteau) n'aurait jamais donné lieu à une condamnation à mort, donc, la récidive était sans doute inéluctable. On n'éradiquera pas le meurtre sur cette terre. Le tueur d'infirmière de Pau (par décapitation au sabre) n'était ni connu des services de Police, ni Turc.
32. 18/12/2010 10:59 - Nejma
JMA, merci de ne pas douter de mon histoire qui est on ne peut plus vraie, hélas pour moi et pour les nombreuses victimes d'agressions.Dormir 6 mois sans sortir, sans se laver avec une voisine que vous ne connaissez même pas et qui vient vous déposer tous les jours un panier devant votre porte pour ne pas vous laisser mourir de faim. Rêver de son agresseur, revoir en boucle son agression, puis sortir dans la rue en sursautant au moindre inconnu qui passe derrière vous...
Couper avec le monde pendant deux ans perdre des amis qui sont adeptes de la théorie du "Ya Qu'à"et qui s'excusent en disant qu'ils n'avaient pas les épaules assez solides pour vous aider, au moins j'ai fait le tri de tous les parasites qui bénéficiaient de ma générosité maladive.
Nous n'avons pas la loi du talion car nous avons passé un contrat avec nos proxénètes. Alors que faire? La peine de mort comporte des risques en effet, elle ne diminue pas la criminalité, la prison cela ne peut-être jusqu'à ce que mort s'ensuive.Même si les chiffres trichent en disant que les récidives sont moins nombreuses qu'il n'y parait, combien de crimes ou d'agressions non élucidés?
Les principes moraux de justice et d'équité ne sont pas des balances à douleur?
Mais le recours à l'équité porte atteinte à la sécurité juridique, puisqu’il aboutit à rendre les décisions judiciaires imprévisibles.L’équité conduit à l’arbitraire. C’est pourquoi la Révolution a posé en principe que les juges répressifs doivent normalement statuer en droit, et non en équité. Mais comme dit Schopenhauer"L'équité est l'ennemie de la justice, et souvent lui fait grand tort."
33. 18/12/2010 12:48 - alciator
Pleurons, plaignons, mais surtout, ne nous posons jamais de questions: c'est instrumentaliser les larmes d'autrui.
Et surtout éventrer le fond de commerce des amateurs de posture.
La Fin de l'Histoire, un gigantesque sanglot en lieu et place du cerveau.
Et quelques saltimbanques pour nous consoler, oublier avec fureur ce qui juste avant nous faisait plaindre l'humanité d'être née en Enfer.
Poser des questions, c'est pour les enfants.
Un adulte, ça pleure, ça baise (seul, grâce à youporn), et ça ferme sa gueule.
Une envie de la leur casser, ceux qui veulent nous réduire à ces perspectives. L'Apocalypse au moins est furieusement destructeur, Sturm, Drang, Résurrection et possibilité de gloire dans la résistance à la barbarie.
Livrons nous corps et âme (surtout âme) à nos émotions. Leur "sincérité" seule est respectée. Tout artifice est porteur d'intentions inavouables donc coupables. Le sentiment comme remède à la raison, qui finit toujours par instrumentaliser le réel. Alors que lui, dans sa candide nudité incarne le réel. Il ne lui donne pas sens: il est sens.
Abdiquons la raison au profit de la pulsion-sentiment, de l'enfance-immaculée, de l'instant-spontanéité. Il est grand temps que l'Homme cesse de par son orgueil d'être au-dessus du règne animal. Admirons la Nature et son Architecte inconscient. Rentrons dans le rang: suicidons nos âmes, entrons dans l'ère du Corps in-ânimé. Mourrons!
Après vous, chers amis.
J'aime toute vie comme la mienne.
Certains intervenants ici ne voudraient que l'on aime Anna-Lorraine Schmitt qu'à l'appendice de sa vie pour en partager la douleur. Ils la préfèrent morte.
Je la préfère vivante.
34. 19/12/2010 12:17 - rital
Il est amusant de constater que la gauche est contre la peine de mort et vénère à la fois la période de la révolution, période au cours de laquelle la peine de mort a été probablement la plus appliquée de toute l'histoire de France. Des milliers de condamnés chaque année, la plupart étant des innocents qui avaient le tort d'être du mauvais côté. Loin d'être accessoire, cette pratique constituait au contraire une véritable méthode de gouvernement.
Sinon concernant le meurtrier de Anne-Lorraine, gageons que si sa première victime avait été fille de magistrat il aurait pris beaucoup plus que 3 ans... Selon que vous soyez puissant ou misérable...
35. 19/12/2010 12:22 - rital
J'oubliais un autre paradoxe de la gauche. Elle est contre la peine de mort et pro-islam, religion qui réclame la peine de mort pour les criminels (enfin en tout cas pour ceux qui ont tué un musulman), pour l'ablation de la main des voleurs, les coups de fouets pour les autres...
Je m'arrête là, la liste des paradoxes serait trop longue.
36. 19/12/2010 15:21 - HP
Juste rappel, rital ! Il a le mérite de mettre en avant les contradictions internes idéologiques de la gauche et explique, en partie, pourquoi ce parti ne peut être de gouvernement ni pondre un programme cohérent. l'humanisme est possible comme pratique sociale (oeuvres charitatives etc.) mais pas comme projet politique)
37. 19/12/2010 21:19 - ma pomme
à toute fin/faim utile:
" A quoi donc allez-vous assister? A la transformation de la pénalité. La douce loi du Christ pénétrera enfin le code et rayonnera à travers. On regardera le crime comme une maladie et cette maladie aura ses médecins qui remplaceront vos juges, ses hôpitaux qui remplaceront vos bagnes." Victor Hugo dixit ( Préface du Dernier jour d'un condamné )
@Alciator 17,19,33. Magnifique!
38. 20/12/2010 13:25 - Alcantara

@ Alciator,
Votre propos est désespérément puéril et irréel ! Continuez si vous y tenez à vivre votre rêve éveillé, sous l'influence de votre "pulsion-sentiment", de votre vitalisme, de votre spontanéisme rousseauiste, mais laissez les grands s'occuper des affaires sérieuses, avec l'esprit d'innocence d'un enfant, mais aussi la gravité sérieuse de l' adulte responsable.
Cette affaire d'Anne-Lorraine Schmitt, méritait mieux qu'une prose onaniste et lyrico-délirante !
Votre fatalisme ne peut venir que d'une personne qui n'a jamais été confrontée concrètement à des situations d'agressions brutales et animales !
Mais puisque que vous plaidez pour le retour à notre partie animale, je vous laisse donc aux conséquences de vos pulsions, et à ceux de vos futurs bourreaux, qui je l'espère, ne manqueront pas un jour de vous faire revenir au principe de réalité !
39. 20/12/2010 19:39 - Léo W
Excellent cet article,
que voulez-vous, les journaux consacrent plus de pages aux agresseurs qu'aux victimes, c'est un comble.
La peine de mort ? "non seulement je crois qu'il ne faut pas l'abolir, mais je crois que toute nation qui l'abolie se condamne " Joseph de Maistre.
40. 23/12/2010 11:04 - alciator
Cher Alcantara,
je vois que nous dénonçons la même chose, ce qui me réjouit.
je vois aussi que vous n'avez pas saisi le mode de discours qui était le mien: faire semblant de m'approprier les arguments qui me révulsent, pour les faire apparaitre tels qu'ils sont: "puérils et irréels".
pourtant, c'est ce puéril et irréel qui gouverne les esprits occidentaux.
à défaut de changer le monde, l'Occident se raconte l'histoire du changement du monde. et c'est ce que ses individus tentent de faire à leur échelle, pour consoler leur sentiment d'impuissance.
je crois même que cela dépasse les frontières de l'Occident. Si les musulmans sont victimes du succès du littéralisme (que je distingue sans le préférer au traditionalisme), c'est qu'ils sont eux aussi incapables d'accepter le réel tel qu'il est, contrevenant frontalement à leurs valeurs. Ils recréent un univers mental et spatial où l'individu ou le groupe a de nouveau prise sur le cours des choses.
Je regrette qu'après une lecture un peu rapide nous ne nous soyons pas compris!
41. 23/12/2010 11:07 - alciator
Léo W, pourtant Maistre avait en horreur la peine capitale.
Principe fondateur que son christianisme ne pouvait comprendre que comme sacrifice de l'un au service de tous, il est à la source de ma conviction qu'il faut la réintroduire plus pour sa valeur symbolique, qui rangerait d'elle-même à sa place toutes les autres peines, que pour sa valeur punitive (que j'approuve tout en étant conscience du problème de l'erreur) ou sa valeur dissuasive.
42. 23/12/2010 13:16 - ma pomme
@41 ce qui était expliqué avec maestria, notamment étymologique, dans votre post 17
pour le reste j'appréciais quant à moi tant la forme que le fond
43. 06/01/2011 01:17 - LookHere
Le droit de l'homme le plus incompressible qu'il soit à mon sens, c'est de pouvoir vivre et sortir de chez soi à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans risque à son intégrité physique. Celui qui enfreint cette règle est le vrai liberticide, qu'il soit fou ou pas. S'il est fou et qu'il tue, il doit être enfermé et traité pour un bon bout de temps (un tel traitement ne se fait pas du jour au lendemain! il dure des années), s'il est conscient de ses actes, il doit être enfermé aussi, pour encore plus longtemps. L'alcool, la couleur de la peau, l'origine sociale n'ont rien à voir avec tout ça. La seule égalité réelle et humaine, c'est l'égalité devant la loi, la vraie justice aussi. La responsabilisation des êtres par rapport à leurs actes, c'est la sortie de la puérilité et l'aliénation dans laquelle on nous tient et NOUS voulons nous tenir. Cela semble tellement plus agréable sur le coup; les réveils sont pénibles.