Sur le RING

Anelka, la satiété du spectacle

SURLERING.COM - ADRENALINE - par Loïc Lorent - le 18/10/2010 - 2 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

 

Comment le foot a organisé ses propre funérailles.


 

C’était l’un de ses innombrables reportages diffusés durant la dernière Coupe du Monde de foot et qui mettaient en exergue le désespoir des « parents et des éducateurs ». On y voyait des « papas et des mamans », comme on dit aujourd’hui, près d’un terrain de foot, encourageant plus ou moins hystériquement leurs « chères têtes blondes ». Et ils disaient au micro que oui, bien sûr, l’exemple donné par l’équipe de France, les « mots » de Nicolas Anelka, c’était pas beau, mais alors pas beau du tout. C’était un crime, pire ! un infanticide de masse. Oui, « comment qu’on va éduquer nos enfants après ça ». Oui, « comment qu’on va leur apprendre les bonnes valeurs après ça ». Ils disaient tous la même chose. Puis vint le tour de l’éducateur, qui est un « sage », et qui déclama que, pour sûr, « ça va pas être facile après ça », que « les enfants méritent mieux que ça ». On interrogeait aussi les enfants, enfin, les « jeunes », lesquels sont « l’avenir », et eux aussi, même s’ils n’avaient pas l’air bouleversé par la guignolade sud-africaine, même s’ils souriaient en coin, dénonçaient « le manque de respect » et convenaient que « de toute façon ça se fait pas ». Pourquoi ? Parce que « c’est pas bien ». Au même moment, sur tous les plateaux de télévision, dans les émissions de « débat » où l’on parle des « vrais problèmes » de la « vraie vie » qui « concernent tous les Français », journalistes et politiques, sociologues et comédiens, rivalisaient en « mais c’est dramatique pour tous les éducateurs », et, le cœur serré, ils avaient une pensée affectueuse pour « tous les jeunes qui jouent dans les clubs » ainsi que pour « leurs papas et leurs mamans ». Visages fermés, avec ce voile de gravité que l’on arbore après une catastrophe naturelle ou quand les Allemands traversent les Ardennes. Car c’était « grave », très « grave ». Notre belle jeunesse blessée jusque dans sa chair, traumatisée, prête à se jeter sur le premier cacheton venu et défoncer des abribus à cause de l’équipe de France. Il s’était passé une chose inouïe en Afrique du Sud, un drame national, une faille dans la civilisation. Tout le monde était bien d’accord. Le but du sport, disaient-ils, c’est de « transmettre des valeurs ». Lesquelles ? Ce n’était pas très clair, ça partait un peu dans tous les sens. Mais on croit comprendre. Pêle-mêle : respect, tolérance, solidarité, humilité. Tout ça ? Tout ça. Mais attention ! le sport, c’est aussi « du rêve ». La France s’ennuie. Le monde s’ennuie. Donnez-leur du sport, donnez-leur « du rêve ». La victoire de 1998 n’était pas une grande performance sportive, c’était « du rêve ». Avec tout plein de valeurs dedans. Quant aux sportifs, avant d’être des athlètes de haut niveau, ce sont des « modèles ». Des « modèles pour la jeunesse ». Raison pour laquelle c’était décidemment très « grave ». Ils le disaient tous et ils le disent encore. Pour le déplorer ? Du tout, pour s’en féliciter.

« Ça fait polémique » ? Oh, non, mais on se demande quand même pourquoi c’est si évident pour eux. On avait l’impression que le sport, celui des « chères têtes blondes », c’était d’abord du sport. Que lorsqu’on jouait au foot, on… jouait au foot. On apprenait que garder la balle pendant dix plombes n’était pas forcément une brillante idée. On dépensait notre énergie, car il est vrai qu’à dix ans, elle est partout. Il n’était pas bête de l’utiliser, de la brûler en débordant sur la droite avant de centrer comme un malpropre au premier ou au second poteau – et souvent beaucoup plus loin, malheureusement. On retrouvait des amis de l’école et l’on s’en faisait d’autres. C’était déjà bien, non ? Les valeurs, on ne nous les enseignait pas, on les apportait avec nous. Certains en débordaient, d’autres en manquaient. Et c’était très bien comme ça. On se battait, parfois. On se vannait, souvent. Tant ceux qui en avaient, des valeurs, que ceux qui n’en avaient pas. Et c’était très bien comme ça. On n’était pas chez les scouts. Autant qu’on s’en souvienne, les « éducateurs » ne se prenaient pas pour des professeurs d’éducation civique et/ou morale. On récoltait des avoinées mémorables. Quant aux Papin, Baggio, Gascoigne qui s’affichaient sur les murs de nos chambres, enfin, dans les chambres de certains d’entre nous, ils étaient plus des héros que des « modèles ». Rares étaient ceux qui souhaitaient devenir footballeurs professionnels – et encore plus rares ceux à qui on laissait entrevoir la possibilité de le devenir. Mais c’était peut-être propre au football. Dans d’autres sports, en effet, les valeurs étaient plus présentes. Cependant, elles étaient basiques, elles étaient naturelles. On ne se pointait pas avec un kimono sale. On saluait avant de poser nos pieds sur le tatami – et lorsqu’on le quittait. On n’insultait pas les autres. On comprenait assez bien pourquoi. Ça dépendait aussi peut-être des « éducateurs » : certains étaient sympas, d’autres plus autoritaires. Nous n’eûmes jamais l’impression d’y apprendre la citoyenneté. Parce qu’on l’avait déjà apprise ? Parce qu’on l’apprenait sans avoir besoin de la nommer ? Parce qu’on ne demandait pas au sport – et aux éducateurs – de se substituer aux parents et à l’Ecole ? C’est si sérieux que ça, le sport, pour qu’on en fasse un des principaux ferments de la « cohésion nationale » ? Y’en a qui disent vraiment ça, sans rire.

Valeurs – rêve – modèles. Du football professionnel – il s’agissait bien de cela, non ? Modèles de quoi ? De réussite ? Il est certain que si l’argent est le but ultime, footballeur pro, c’est un joli « débouché ». D’intégration ? On n’invente pas, ils le disent : « modèles d’intégration ». D’ailleurs, parmi les valeurs qu’ils évoquent, il y a « les respect des différences ». Bizarre : jadis, on n’avait pas besoin d’en parler. Parce que les « différences » étaient moins visibles ? Parce qu’on les « respectait » plus facilement ? On ne sait pas. Et intégration à quoi ? Ils ne le disent pas. Modèles de citoyenneté ? Laquelle ? Ils sèchent encore. Ils proclament : intégration et citoyenneté. Débrouillez-vous avec ça. En substance, on saisit quand même que les sportifs doivent nous montrer le chemin, nous guider vers l’apaisement et la paix, représenter toute la « diversité » de la nation française, illustrer combien le vivrensemble est une bénédiction. Ils jouent un rôle dans la société, et ce rôle est « social » – « social », dans leur bouche, ça sonne un peu comme Dieu. Mieux : ils « représentent » la France. Et c’est pas rien, ça, « représenter ». Et c’est quoi, la France selon les Rama Yade, Bertrand, Aubry ? « La patrie des droits de l’homme ». C’est tout ? C’est tout. On ne veut pas leur faire un procès d’intention – et nous ne faisons certainement pas partie de ceux qui considèrent que la lobotomie est un préalable à la pratique d’une activité sportive – aux Malouda, Ribéry et Toulalan, mais l’on n’a pas l’impression qu’ils lisent souvent Rousseau et que l’Histoire de France de Michelet soit leur livre de chevet. Qui plus est, comme tout un chacun, ils ont le droit de ne pas s’y intéresser – voire même, comme quelques-uns, de penser que la France ne commence pas en 1789. D’ailleurs, en usant du prétexte de la Coupe du Monde, les médias nous ont bien expliqué combien le principe de « nation arc-en-ciel » était le seul horizon des possibles mais aussi et surtout des désirables. Quelques semaines avant le début de la compétition, Raymond Domenech s’envolait pour l’Afrique du Sud afin de visiter la prison de Robben Island où Nelson Mandela fut détenu pendant dix-huit ans. Il venait se recueillir devant ce lieu de mémoire tellement « symbolique » en tant que « coach » de l’équipe de France et tant qu’homme, racontait-il. En tant qu’homme, pourquoi pas – chacun ses lieux de mémoire et ses symboles. Mais en tant que « coach » ? C’est quoi le rapport ? Ou alors, on a raté un épisode. Ah si ! pour ça aussi y’avait un prétexte : les joueurs de l’équipe de France. Il y en a des noirs. Et comme ils sont noirs et qu’ils ont « des origines », qu’ils sont les fruits de « deux cultures », la française et l’africaine, eh bien, automatiquement, se rendre sur « le continent noir », ça ne pouvait que « les bouleverser », les aider à « prendre conscience », « les interroger » et « les faire relativiser ». Sur leur trente et un néocolonial, les commentateurs n’y allaient pas de main morte sur « le courage des Africains », leur « sens de la solidarité » et leur proverbiale « simplicité ». Pour en rester aux joueurs de l’EDF, vous les préférez comment : quand ils assument leur addiction au vedettariat et à la maille ou quand ils entonnent le désormais classique refrain humanitaire ? Bien sûr, ils pourraient aussi se contenter de jouer au foot, de « faire honneur au maillot » (sans cocorico mais sans indifférence non plus), de ne témoigner d’aucune morgue ni trouille et d’assurer un minimum sur le terrain. Et puis modèles, on veut bien, mais pourquoi pas d’autres ? Le « jeune » est-il condamné à calquer ses ambitions sur celles des sportifs et des chanteurs ? Fils de bourgeois ordinaires ou de prolos pas défaitistes : forcément les yeux rivés sur Zidane et Kanye West ? Peut pas prendre pour modèles des scientifiques, des romanciers, des cinéastes, des médecins, des avocats, des philosophes, des comédiens, des trapézistes, des boulangers, des militaires, des géographes, des architectes, des menuisiers, le « jeune » ? Est-il obligé de rêver de strass et paillettes et de se sculpter un corps sain ? N’est-il pas un peu inquiétant pour « la société » que responsables politiques et parents acceptent et même encouragent ce double phénomène de rétrécissement du nombre des exemples au profit de quelques autres transformés en idoles ? Idoles qu’on voudrait citoyennes, en prime. Et sauver des bébés phoques ? Et négocier un traité de paix entre Israéliens et Palestiniens ? Tant qu’à faire…  

Les valeurs maintenant. Autrefois, sur cette planète, existaient des gens qui s’assignaient la tâche de transmettre aux enfants les valeurs essentielles, les règles fondamentales de la vie en société, de les nourrir jusqu’à un certain âge et de les protéger, de les punir et parfois de les aimer. Certains le faisait plutôt bien, d’autres plutôt mal. Les mille et une générations d’enfants élevés par ces gens savaient compter, lire, faire des tas de trucs, ils ne finissaient pas tous suicidaires ou agités par des envies de nettoyage ethnique. Les hommes d’autrefois appelaient ces gens « parents ». C’était une tribu étrange. Elle ne laissait pas l’Etat dormir dans son lit. Elle n’accusait pas systématiquement « la société » quand ses rejetons trébuchaient. Et quand, à partir de l’époque des rouflaquettes, elle ne parvenait pas à les transmettre, ces valeurs, ou quand elle en transmettait de surannées ou des avant-gardistes, des limitées ou de trop nombreuses, l’Ecole se chargeait de rectifier le tir. Ce n’était d’ailleurs pas la mission première de cette institution même si, en France, l’Instruction publique était pensée comme un séminaire républicain. D’autres l’ont dit, ils ont raison : en devenant Education nationale, l’Ecole abdiquait son pouvoir de grand intercesseur du Savoir et de la Morale pour lui préférer celui de laboratoire de la citoyenneté et de la culture. Et pour le reste, tout le reste, « la société », qui charrie le meilleur et le pire, mais contre laquelle « on ne peut rien », c’est entendu, « la société » était là, présente, et elle y est plus que jamais. Les parents – c’est une autre tribu mais on a conservé le nom – qui s’interrogent sérieusement sur leur capacité à éduquer leurs enfants après l’embardée lyrique de Nicolas Anelka sont des… quoi ?  Des accompagnateurs de vie sociale ? Des réparateurs de traumatismes médiatiques ? Des assistants de cellules d’aide psychologique ? Le problème, c’est peut-être eux, non ? Qui s’immiscent dans les conseils de classe. Qui sourient quand leur sacro-sainte progéniture singe le comportement des stars des terrains de foot. Qui pointent « la société », comme s’ils n’en faisaient pas partie. Qui se complaisent à croire que la « violence verbale » d’Anelka est une cause de « délitement » de cette même « société » alors qu’elle en est l’une des conséquences. Qui semblent attendre des acteurs du sport professionnel qu’ils adoptent une conduite « digne » et « respectueuse ». Au nom de quoi le sport professionnel devrait-il être un concentré de vertus que l’on cherche en vain dans « la société » ? La déculturation ne s’étendrait-elle pas jusqu’au pays du sport ? Et puis des valeurs… C’est vite dit ! Dans les clubs, c’est relatif, mais à l’Ecole, celle de l’Education nationale, il n’est question que d’elles, appliquées à l’alimentation, à la sexualité, à la néo-citoyenneté, via une armée de « semaine de… » et de « travaux personnalisés » consacrés au racisme, à la guerre, au racisme, à la discrimination, à la guerre, mais aussi au racisme, quoique la guerre, et puis la discrimination, même si les bébés phoques. Visiblement, ça ne fonctionne pas sur Toulemonde. L’ingurgitation de cinq fruits et légumes par jour ne rend pas « la société » moins agressive. Et puis de l’agressivité… C’est vite dit aussi ! Qu’est-ce qui vous agresse le plus : les « mots » de Nicolas Anelka ou l’indécence de cette Coupe du Monde storytellée ? En ce qui nous concerne, et bien que la spontanéité ne soit pas notre passion, entre l’attitude d’Anelka et des joueurs de l’EDF et le meilleur des mondes vendu par les médias puis leur hypocrite récupération de la risible épopée des Bleus, on accablera davantage les seconds. Eux, ils savent très bien ce qu’ils font. Comme le savent aussi les Bac + 5 aux manettes des émissions de téléréalité et qui gagnent leur croûte en exhibant les crétins que leurs équipes de casteurs sélectionnent en amont. « Cohésion nationale », qu’ils disent aussi. Eh bé… Pour sûr, s’il l’on éradique méthodiquement tous les rites patriotiques qui créaient vraiment de la « cohésion nationale », on peut réclamer de n’importe quoi ou n’importe qu’il reprenne le flambeau ou plutôt ce qu’il en reste après dénaturation. Les députés de droite qui se sont offusqués durant la Coupe du Monde sont de grands comiques qui s’ignorent – pour le coup, ceux de gauche étaient plus conséquents quand ils fredonnaient la complainte de la non-stigmatisation et ne voyaient pas en quoi le fait de ne pas chanter La Marseillaise était problématique (entre dix autres fausses « polémiques » auxquelles on leur ordonnait de « réagir »).

Le rêve enfin. Commentateurs et (télé)spectateurs réclament « du rêve ». Parfois, ils veulent « de la magie ». Ça les fait carrément « retomber en enfance ». Oui, c’est une chose qu’ils assument très bien, qui ne les trouble absolument pas. De l’émotion, de la filmée, de la calibrée, qui leur permet de s’évader. Ils disent souvent la même chose des livres, du cinéma et des lieux qu’ils font durant leurs voyages. Toujours plein de « rêve » et de « magie ». En tout cas, c’est ce qui les intéresse. Le sport, professionnel ou non, doit les étourdir de bonheur. Paradoxalement, et l’équipe de France fut la victime exemplaire de ce paradoxe, ils réclament également des sportifs qu’ils soient « des gens simples », qu’ils soient comme eux. Faudrait savoir, parce que produire de l’extraordinaire avec des individus ordinaires, c’est pas si facile que ça. Ça arrive, une sorte de grâce qui passe dans le regard d’un sportif. Mais c’est rare, et ce n’est pas le sport en soi qui est grâce. Puis, navré, mais l’on n’y peut rien, quand on entend les mots « sport » et « rêve », on ne peut s’empêcher de penser à un autre : Soma.

Si certains sports – pas tous – s’appuient sur une solide philosophie (on pense bien sûr en priorité aux arts martiaux), si l’on gagne sans doute à suivre celle-ci (pas forcément en totalité), si le sport a une vague « fonction sociale » (mais elle est très secondaire), s’il est tout à fait légitime d’en faire la promotion (mais pas une cause nationale), on a aussi le droit, oui, parfaitement le droit de l’ignorer. Les moins radicaux opteront pour une attitude moins radicale : le sport, c’est d’abord du sport.  

Loïc Lorent



Toutes les réactions (2)

1. 19/10/2010 19:21 - Nejma

Nejma"Les valeurs, on ne nous les enseignait pas, on les apportait avec nous."
Apparemment, notre Président les a oublié dans les poches de ses parents avec son fameux mais désolant: "Casse-toi, pauv' con"!
Votre article est touchant, quand on a le nez tous les jours dans le guidon, on dérive.
"ses propre funérailles", il manque un "s"
"C’était l’un de ses innombrables" (l'un de ces ou vous vouliez parler de l'un des innombrables reportages en parlant du foot, le possessif ou le démonstratif?)
"qui mettaient"(si c'est l'un qui mettait ou ces qui mettaient?).

2. 21/10/2010 17:03 - Loïc Lorent

Loïc LorentJe peux me tromper, mais je crois que c'est la déculturation qui engendre Sarkozy (et lui permet d'être élu), pas l'inverse. Au reste, le Sarkozy de la campagne présidentielle a su fort bien (quel talent d'acteur !) masquer sa vulgarité foncière. En quelques mois, on est passé du "long manteau de cathédrales" au mythique "avec Carla, c'est du sérieux". Guaino ne peut pas tout écrire...

Corrigez-moi, Nejma, corrigez-moi.

Ring 2012
Loïc Lorent par Loïc Lorent

Loïc Lorent est romancier et pamphlétaire.

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"Les valeurs, on ne nous les enseignait pas, on les apportait avec nous." Apparemment, notre Président les a oublié dans les poches de ses parents avec son fameux mais désolant: "Casse-toi,...

Nejma19/10/2010 19:21 Nejma
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