Myard, Morano, Gaudin, Longuet, Frêche, Fabius, Siné, Vals, Mélenchon, Zemmour, Pagny, Guerlain, Séguela, Ménard, Hortefeux, etc. Leur point commun ? Ils ont dérapé. Attachez vos ceintures, road movie au pays des pisteurs de la pensée unique.
Nous excluons d'emblée Le Pen qui est "hors-piste", il le dit lui-même et sa fille fait ce qu'elle peut pour sortir la tête de la poudreuse. D'ailleurs, une enquête a été ouverte sur les propos que cette dernière a tenu sur "les prières de rue". Un dérapage, pour sûr. Il a fait très froid ce début d'hiver : sol glissant, danger. Malgré la prévention citoyenne et médiatique permanente : la liste des victimes de dérapages s'allonge. Faut-il en conclure que les gens dérapent plus qu'avant (sans aucun doute, comme de bien entendu, évidemment, par la faute du "climat" nauséabond de "chasse aux Roms" et de "débat sur l'identité nationale") ou faut-il en conclure qu'il est devenu plus facile de se retrouver du côté des dérapants ?
Qu'est-ce qu'un dérapage ? Comment savoir si l'on dérape ou non ? Qui définit le degré d'adhérence ? Est-ce que l'indignation se mesure au nombre d'articles qui apparaissent dans Google actualités ? Est-ce que le nombre de "condamnations" des politiques et de communiqués associatifs définissent le montant de l'amende et la gravité réelle de l'hérésie ?
"On a beau être ouvert aux différences et pas du tout raciste, même Dupont : force est de constater, comme d’aucuns font depuis longtemps, qu’on n’est plus complètement chez nous, puisqu’où désormais qu’on porte son regard de souche, il se cogne contre des mahométans disgracieux, et qui le croisant ne baissent plus même les yeux – mais pour qui se prennent-ils-ce -, et qui d’autre part ont si massivement investi nos cités qu’il nous faut à présent faire des bornes à pied, qui usent les souliers, pour enfin trouver de la bonne viande rouge, sans foutus poils de barbe." Siné (Siné Hebdo)
Si vous tapez ce mot clé dans votre moteur de recherche, vous pouvez tomber sur absolument n'importe quoi. Même des actes manqués, notamment quand Rue89 hurle au "dérapage raciste" quand un ophtalmologiste met dehors un certain Mohamed… Avant que le site ne s'excuse du dérangement et de la dénonciation très citoyenne : Mohamed avait fabulé. Ça arrive, c'est sans importance, on ne fait pas d'omelettes antiracistes sans casser d'œufs innocents. On peut raisonnablement prétendre que les dépêches d'information contenant le mot "dérapage" sont les moins relues et les moins vérifiées avant d'être reprises par la plupart des journalistes. Pour déraper, il suffit de parler assez longtemps. À ce jeu là, c'est forcément les politiques qui trinquent. Théoriquement, ils sont souvent de droite. Oui, les gens de bien ne dérapent pas souvent, mais ça arrive : le meilleur exemple étant Georges Frêche (un fin gourmet). Hamon aussi, notamment quand il s'empresse de suivre Marine Le Pen lorsque celle-ci s'en prend à Frédéric Mitterrand, sans même se rendre compte qu'il est entrainé dans le dérapage de la frontiste… Il faut être vigilant, Benoît, c'est une erreur de débutant !
Voici quelques années, on pouvait critiquer l'immigré. Puis l'immigration. Puis la politique d'immigration. Puis plus rien. Le Pen faisait scandale en parlant "d'inégalité des races". Aujourd'hui, Zemmour fait scandale en parlant de "l'existence" de races. De Gaulle pouvait déclarer : "Nous sommes quand même avant tout un peuple de race blanche…". Plus tard, Chirac se contentait du "bruit et de l'odeur", aujourd'hui Sarkozy surveille chacune de ses virgules.
Le public de Desproges ne se souviendra pas d'avoir entendu parler de "dérapages" reprochés à l'humoriste. Aujourd'hui, des malheureux en sont réduits à se convaincre que le docteur ès-victimisation Stéphane Guillon l'a remplacé. Et il parait que lui "dérape". Les motifs de dérapages sont nombreux : raillez une minorité (selon la définition des médias), critiquez une minorité, pointez du doigt une minorité, vous êtes bon pour le stage de rééducation citoyenne avec passage au tribunal citoyen, amende citoyenne et marquage social au fer brun citoyen. Une minorité, ça peut être les homosexuels, les étrangers, les musulmans, les femmes, comme ça ne peut pas être les hommes hétérosexuels français catholiques.
Brice Hortefeux a été condamné pour "injures raciales" pour avoir dit -en off- que "quand y'en a un, ça va…". Humour ? L'humour est interdit : on ne plaisante pas avec ces choses là. On devrait ajouter l'interdiction de plaisanter (forcément aux dépens de quelqu'un) à nos droits fondamentaux. Force est de constater que le sol politique est de plus en plus glissant. Qui répand tant de cirage ? Quel est l'intérêt à ce que tout le monde soit directement menacé ? La dénonciation du dérapage est un marché en pleine expansion : ce ne sont pas les dizaines d'associations falconiformes qui se battent pour avoir un bout de fesse sur le banc des parties civiles qui vous diront le contraire. La Halde, SOS racisme, la Licra, etc., tous ces collectifs "vigilants" et aussi objectifs qu'un cervidé en période de rut ont une fonction bien précise : pisteurs de la pensée unique : ils posent les balises, les resserrent souvent, et tirent en permanence sur ceux qui les franchissent. Leur légitimité ? Vu à la télé.
En gros, le principe : dès qu'il y a stigmatisation, il y a dérapage. Parce que la stigmatisation, c'est très vilain. Ça pointe du doigt des gens. Là où ça se complique, c'est que tout dérapage mérite une stigmatisation séance tenante, encore bien plus importante et médiatisée que le dérapage originel. Zemmour a dérapé ? Alors c'est nauséabond, ça rappelle les heures les plus sombres et ça fait le jeu de l'extrême droite. Tous ceux qui soutiennent Zemmour et tous les autres propos de Zemmour sont suspects. Ah, cette bonne vieille loi des suspects, voilà ce qui manquait à la République moderne !
On en revient à une stigmatisation. Mais dans l'autre sens. Cette technique permet systématiquement de contre-stigmatiser tout stigmatiseur potentiel. Là où ça se gâte, c'est que les choses vont toujours dans cet autre sens. Vous avez déjà vu une association de droite traîner un type de gauche au tribunal pour "dérapage" ? Le politiquement correct est bien réel, il a choisi son camp. Lorsque l'on a peur des arguments ou des réalités, on préfère interdire les arguments et les allusions à la réalité. Et contraindre au passage ceux qui auraient l'audace de braver ces interdits à des excuses publiques et à des rétractations infinies. Éric Zemmour avait notamment écrit une lettre d'excuses à la Licra et sera en permanence sommé de démontrer qu'il n'est pas raciste. Le soupçon lui collera à la peau toute sa vie : c'est le but de la manœuvre, décrédibiliser l'adversaire, le rendre illégitime. Qui donc peut revendiquer la légitimité de contrôler le débat public en décidant des bons et des mauvais clichés ? Des gens comme Dominique Sopo ou Patrick Lozès. Ont-ils le monopole du débat public ? Il faut croire. Celui qui leur conteste ce monopole est sur le banc des accusés. On nous assure que cette confiscation n'a rien de politique, puisque c'est pour les Droits de l'homme. Les Droits de l'homme n'ont rien de politique, voyons. Le dérapage est un sentiment qui dépend de chaque individu. Chacun a son petit dérapage à soi. Si vous allez voir Luchini lire Muray, vous n'y verrez probablement nul dérapage. En revanche, certains en verront partout. Comment voulez-vous condamner quelqu'un en s'appuyant sur des appréciations si fantaisistes et volatiles ?
Lorsqu'il est médiatisé, un dérapage peut en cacher d'autres. Par exemple, lorsqu'Éric Zemmour (un consommateur à la limite de la dépendance) est à la barre pour se défendre d'un dérapage devant la justice (qui doit décider si oui ou non on a le droit d'affirmer que "les Noirs et les Arabes sont plus délinquants que les autres" -ce qui n'est pas évident sans statistiques, c'est d'ailleurs pour ça qu'elles n'existent pas-), voilà que Chevènement se met à le soutenir. N'est-ce pas un dérapage dans le dérapage, une mise en abîme ? D'autant que Chevènement est de gauche, voilà qui complique tout.
«Sans doute M. Zemmour a-t-il, dans le feu de la discussion, utilisé une formulation excessivement brutale mais il n'a hélas, pas dit une chose matériellement inexacte, estime Chevènement. Il suffit, comme j'ai eu l'occasion de le faire, de consulter les listings de la Direction centrale de la Sécurité publique du ministère de l'Intérieur, pour constater que plus de 50% des infractions constatées sont imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine ».
Chevènement fait également part de sa peur «que le politiquement correct ne finisse par tuer le débat républicain». Ce même Chevènement qui expliquait voici quelques années que les Français et les Algériens n'étaient pas "miscibles". Aux dernières nouvelles, il n'a pourtant jamais été officiellement stigmatisé par les vigilants observateurs des dérapages courants -qui n'ont pourtant que ça à faire-. Comment dire que les députés qui, au sujet de l'affaire Zemmour, parlent de société "orwelienne, d'hypocrisie, de surveillance généralisée de la pensée", ne sont pas dans le vrai ?
Le 20 décembre, Nice Matin titrait : "Il s'amuse à faire des dérapages : un mort". Non, il ne s'agissait pas d'une tragédie survenue durant le tournage d'On n'est pas couché avec le facétieux Éric Zemmour, mais bien d'un automobiliste enhardi par la neige. Ce qui est beaucoup moins grave. Pendant que les médias publient et relaient avec une extrême diligence les communiqués des associations antidérapantes, la suspicion permanente, insupportable, empêche tout débat. Pour un pays qui ose encore parler de la liberté d'expression comme d'une valeur fondamentale, il serait grand temps de se poser des questions. Si elles ne font pas l'objet d'une poursuite pour dérapage, bien entendu.
Aux États-unis, les statistiques raciales et l'emploi constant de références raciales explicites ne choquent pas. Bien peu de gens affirment qu'il est "dangereux" de parler de races. En France, la question n'est pas là. Il s'agirait simplement de s'interroger librement -sans s'interdire aucun angle- sur certaines causes de la délinquance et sur le bien-fondé de l'immigration, sans risquer d'y laisser ses économies (même si le Trésor public les dépensera à bon escient, nous n'en doutons pas).
Les tenants du politiquement correct, en faisant sans cesse barrage à on ne sait quelle pensée "nauséabonde", ne font que grossir les flots des aspirants à la liberté de parole, en interdisant toute possibilité d'aborder (et donc de résoudre) leurs problèmes. Il est sans doute bien plus dangereux de ne rien dire, de laisser criminaliser arbitrairement certains propos et certains axes de réflexion. Quelle est la légitimité de ces associations archi-politisées, totalement subjectives et grassement subventionnées ? Bien évidemment, le gouvernement qui se proposera de leur couper les vivres subira l'ire de ces dernières -complaisamment relayées par les médias traditionnels, ce qui peut aller jusqu'à vous faire perdre 3 points dans les sondages-.
Récemment, un journaliste de Marianne s'est amusé à recenser les occurrences du mot "dérapage" sur le site Rue89. Le résultat est édifiant : 840 dérapages ! Les dérapeurs se recrutent plutôt à droite. Hélas, c'est peut-être parce que la police de la pensée recrute surtout à gauche", analyse Marianne. L'hebdomadaire, en s'intéressant à la définition même du dérapage, appuie là où ça fait mal. Les journalistes et les associatifs ne le font jamais. Faites l'expérience, si on vous parle de "dérapage", demandez : "Qu'est-ce que ça veut dire ?" Ils n'arriveront pas à vous répondre. L'efficacité de la chose est là : la bonne pensée, indéfinie, indistincte, n'a pas de limite : elle peut, dans un grand jour, condamner très large, pour peu que le magistrat estime -selon son bon plaisir- que tout propos qui touche à l'Autre est une injure raciale. Qui a donc le brevet d'antidérapant ? En dehors des journalistes, qui choisissent ou non de relayer les accusations de dérapages, personne. Les journalistes choisissent donc la "bonne" trajectoire, qui semble chaque année plus ténue.
La pertinence de cette pression sociale -de fait élitiste- est très discutable, à plusieurs égards. C'est un peu comme la diabolisation du sarkozysme : ces indignations théâtrales et répétitives finissent par perdre tout leur sens. Au milieu des cris hystériques permanents, comment ces messieurs veulent-ils nous faire distinguer un faux dérapage d'un vrai ? Une petite stigmatisation d'une grosse ? Un gentil cliché d'un méchant cliché ? Il faudra songer à mettre en place une échelle de mesure des dérapages. "Zemmour, c'est du 7,5 sur l'échelle de Schweitzer", pourra-t-on lire et entendre. Tirer continuellement sur les brides est une erreur : avec l'habitude (et la persistance de problèmes insolubles sans débat réel) qui se souciera de ces associations devenues totalement sectaires, coupées du monde, qui finiront par lasser du public le plus perméable jusqu'aux médias-hébergeurs ? Et comment résoudre des problèmes tridimensionnels si on ne peut les considérer que par une seule dimension, celle qui nous est dictée ?
Voilà de quoi pousser certains, par dépit, par souci de décalage ou par esprit de fronde, à faire du dérapage leur mode de vie. Ça peut attirer certaines sympathies comme certaines antipathies. Est-ce efficace, d'ailleurs ? C'est le grand débat. D'aucuns prétendront que Le Pen a réussi grâce aux dérapages et d'autres affirmeront que c'est à cause des dérapages qu'il n'a pas si bien réussi que ça. Et comme de plus en plus de gens dérapent, qu'arrivera-t-il quand tout le monde dérapera ? Ne plus déraper deviendra un nouveau type de dérapage. Pour être bien certain de ne pas déraper, les dérapages (et leurs jurisprudences sociales) sont obligatoires.
Et puis, il y a la tradition parlementaire, la langue française, qui n'a manifestement pas été faite pour porter des œillères. Imaginez le mortel ennui d'un monde sans dérapage, sans joute verbale, sans événement, sans outrance, sans audace. À quoi bon parler encore de liberté d'expression et de Droits de l'homme si tout ça est confisqué par une poignée de censeurs, dont sont complices médias, politiques et magistrats ?
Pendant ce temps-là, en Algérie, on parlait d'un "grave dérapage" pour un premier mort dans les émeutes. Pour être certain de rester en piste, nous aurions parlé d'incident ou d'incivilité. Mais on ne va pas se mêler de leurs affaires. On pourrait nous accuser de dérapage.
Laurent Obertone
Toutes les réactions (17)
1. 14/01/2011 09:55 - Ellroy
" Et comme de plus en plus de gens dérapent, qu'arrivera-t-il quand tout le monde dérapera ? Ne plus déraper deviendra un nouveau type de dérapage. Pour être bien certain de ne pas déraper, les dérapages (et leurs jurisprudences sociales) sont obligatoires". Je ne me lasse pas de cette phrase, elle me fait penser à l'article de Philippe Muray sur pourquoi il ne faudrait pas débattre, et ce fameux moment où il se demande, sur les gens qui débatent, s'ils rendent compte qu'ils sont dans un faux débat? et comment différencie- t -on un vrai débat d'un faux débat? et lorsqu'ils sont dans un faux débat, ont ils le droit de porter plainte pour faux et usage de faux débat.... s'en est tragi-comique...
2. 14/01/2011 10:34 - HP
Excellent article et magnifique formule que "le degré d'adhérence" ! j'y adhère totalement ! l'article met en lumière les dérives du politiquement correct qui, à la fin, devient plus autoritariste que ceux qu'ils prétend pourfendre pour arriver à ses fins. Dérapage par rapport à un axe, une trajectoire (cette pensée unique ou humanisne forcé et forcené), l'expression prend tout son sens (pas le bon malheureusement) !
On peut imaginer effectivement un scénario orwéllien sur base de dérapages. Il y aurait même un Ministère du Dérapage et des scribouillards occupés à réécrire les dérapages de l'actualité, de l'histoire, de la philosophie, du droit et de la religion en fonction de l'axe du bien. Et le parti serait bien sûr l'umps. Mais là, je n'invente rien, ce n'est plus de la science-fiction...
3. 14/01/2011 12:46 - Ellroy
Cette injonction à penser droit, comme il faut devient insupportable, ça en est presque drôle. Là encore on peut ne pas être d'accord avec les prises de postions des """ dérapeurs""" mais le souci des débats passionnés , enflammés, du contradictoire nous poussent à les écouter et c'est bien normal? Sous couvert de respect des droits de l'homme, ces "matons de de Panurge" (Muray copyright) interdisent ce qui fait l'essence de la démocratie-libérale et des droits de l'homme de la 1ere génération, à savoir le pluralisme et l'oppositon des idées , bref cette "arène communicationelle" d'Habermas où l'on débat librement de tout.
Voici un petit passage de Nietzche très éclairant sur ce qu'est devenue la société et l'empire du Bien:
" Un peu de poison de-ci, de-là : cela procure des rêves agréables. Et beaucoup de poison en dernier lieu, pour mourir agréablement.
On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais on a soin que la distraction ne fatigue pas.
On ne devient plus ni pauvre ni riche : c'est trop pénible. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait encore obéir ? C'est
trop pénible !
Point de berger et un seul troupeau ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : quiconque est d'un autre sentiment va de
son plein gré dans la maison des fous.
"Autrefois tout le monde était fou", disent les plus fins, et ils clignent de l'oeil.
On est prudent et l'on sait tout ce qui est arrivé : de sorte que l'on n'en finit pas de se moquer. On se dispute encore,
mais on se réconcilie bientôt - de peur de se gâter l'estomac.
On a son petit plaisir pour le jour et son petit plaisir pour la nuit : mais on révère la santé.
"nous avons inventé le bonheur", disent les derniers hommes et ils clignent de l'oeil. "
Ainsi parlait Zarathoustra
à méditer les amis.
4. 14/01/2011 14:26 - Ellroy
Voudriez vous dire que Laurent Obertone a dérapé? la boucle serait alors bouclée... Sans ironie, peut-être que cela est orienté mais en attendant le fond de l'article demeure juste et capte plus surement l'air du temps que ces articles qui tapent sur "les dérapeurs" sans s'interroger sur ce qui inspire leurs prises de position...
5. 14/01/2011 14:34 - Ellroy
Voudriez vous dire que Laurent Obertone a dérapé? la boucle serait alors bouclée... Sans ironie, peut-être que cela est orienté mais en attendant le fond de l'article demeure juste et capte plus surement l'air du temps que ces articles qui tapent sur "les dérapeurs" sans s'interroger sur ce qui inspire leurs prises de position...
6. 14/01/2011 16:05 - HP
Qu'est-ce qui n'est pas "orienté" dans le domaine des idées et de l'idéologie ?
7. 14/01/2011 16:49 - Modération Karen
Je viens de supprimer un commentaire insultant envers l'auteur, je précise que désormais tout commentaire insultant sera sanctionné d'un ban d'un mois ou davantage. Merci de votre compréhension.
8. 14/01/2011 17:09 - Ellroy
Une précision: il me semble qu'actuellement il y a un type qui se débrouille pas trop mal même lorsque soit disant il dérape c'est J-P Chevènement alias le Che, fidèle à ses convictions (bon ça ok) et assez lucide dans ses prises de position. Certes il n'est plus très à la mode (ringard en langage "crypté" canal) et ça c'est la pire insulte aujourd'hui mais il faut reconnaître que la flamme de la République et le patriotisme il l' a et en plus il a les bollocks de démissionner quand l'orientation du gouvernement est contraire à ses convictions ( 83,91...). M'enfin c'est peut être pas le sujet de l'article....
9. 14/01/2011 17:59 - Oliverstan
Laurent Obertone ,votre article est superbement construit argumenté et plein d'humour ;on comprend toujours mieux à vous lire pourquoi les intervenants de gauche ,assez nombreux bizarrement (?) sur ce site vous détestent ; c'est l'hommage que finalement le politiquement c... rend à la pensée libre ,et vu le niveau de leur contre attaque le prix à payer n'est finalement pas si élevé ...
10. 14/01/2011 18:14 - abel
Laurent Obertone, comme à son habitude, rédige un article excellent. Vous mériteriez d'être bien plus connu.
11. 14/01/2011 18:49 - Ah bon..
Je m'attendais à des dérapages de toutes sortes, à une compilation hilarantes des lapsus et propos subservifs de l'année passée, et qu'est-ce-que je lis ? La race, les ethnies,l'immigration...
12. 15/01/2011 12:54 - Ellroy
Ah mais mon cher, on a les dérapages qu'on mérite, c'est pas donné à tout le monde d'avoir du dérapage de haute qualité , mais 2012 est pas loin , c'est une année prometteuse en casserole et autres dérapages...
13. 16/01/2011 18:57 - J.-F. Launay
Du grand classique : pensée unique, politiquement correct ! Parmi les victimes Zemmour qui a tribunes ouvertes au Figaro-Magazine, à I-Télé, à FR2 et autres organes clandestins : voilà un grand martyr de la pensée unique.
Et ce malheureux pratique avec allégresse l'homophobie, l'anti-féminisme et joue au phallocrate. Pas raciste pour un sou, il parle des "noirs et des arabes" comme nos "anciens domestiques que nous avons émancipés" et qui viennent saillir nos femmes car l'homme français, européen, a déposé son phallus sur l'autel de l'homosexualité et du féminisme (ce qui prouve que Zemmour ne se contente pas de dire des conneries, il en écrit énormément aussi). Avec Zemmour vive la pensée inique !
14. 18/01/2011 11:31 - Vitelloni
@ Jf Launey En tout cas' est- ce avoir mauvais esprit que de constater que nul homme de gauche n'est jamais censé" déraper", pour ce que ce mot veut dire ; l'exception par fidélité à un ami , a été l'Abbé Pierre et on a vu que Star du système il devenait en un éclair paria contagieux lâché par tous , de manière aussi effrayante qu'unanime ! pour tous les autres qui ne dérapent jamais donc c'est i est tout à fait normal puisqu'ils sont les créateurs de ce système qui leur va comme un gant et qu'ils défendent bec et ongles par lynchage médiatique, politique ,manifs en tout genre , et harcèlement pénal . Ces procédés sont très efficaces regardez le dernier Houellebecq qui ne passe pourtant pas pour un bon toutou et qui évite désormais certains sujets ...on le comprend ,le tarif est au minimum de 3 ans de papiers bleus ...Quand à Eric Zemmour soyons clairs ,si il ne dit plus rien et ne passe plus nulle part ,en clair qu'on le vide du journalisme donc ,alors le système va être bien emmerdé :chaque fois en effet qu'on déplore la pensée unique c'est à dire celle qui tourne stérilement en rond en déniant la réalité et les sentiments individuels au profit d'objectifs collectifs et idéologiques , ouf...,oui chaque fois ne s'entend pas répondre :c'est faux regardez Zemmour !!Pensez alors si il est utile ,c'est d'ailleurs pour cela que certains faisant pourtant parti à bloc du Système mais plus intelligents ou démocrates que le reste, le soutiennent devant le tribunal .Même les Montagnards ont eu leurs indulgents ...
15. 20/01/2011 13:55 - Bemeforaday
Mais qui est cette petite écervelé face a jacques myart? Le mouvement des jeunes socialistes vous etes des raciste anti-français. Toujours ce discours de visctimes,
Mr myard a tout a fait raison! Je suis comme il dis un gaulois ,et je vais le dire haut et fort à qui veut l'entendre ,j'ai du mal a trouver un boulot ! j'ai autant de difficulté qu'un magrhébins qui de plus sont quelquefois priviligiés! il faut arréter avec çe discours ,ca ne passe plus ,les socialistes bande de collabo bobos ,si vous passez en 2012 c'est parce que le FN sera au second tour. Et je voterais peut etre meme pour le FN! Marre de ce discours. De nos jours quand quelqu'un ose dire la vérité ,c'est considéré comme un dérapage!!! cela devient insupportable!
16. 20/01/2011 21:38 - Bemeforaday
Mais qui est cette petite écervelé face a jacques myart? Le mouvement des jeunes socialistes vous etes des raciste anti-français. Toujours ce discours de visctimes,
Mr myard a tout a fait raison! Je suis comme il dis un gaulois ,et je vais le dire haut et fort à qui veut l'entendre ,j'ai du mal a trouver un boulot ! j'ai autant de difficulté qu'un magrhébins qui de plus sont quelquefois priviligiés! il faut arréter avec çe discours ,ca ne passe plus ,les socialistes bande de collabo bobos ,si vous passez en 2012 c'est parce que le FN sera au second tour. Et je voterais peut etre meme pour le FN! Marre de ce discours. De nos jours quand quelqu'un ose dire la vérité ,c'est considéré comme un dérapage!!! cela devient insupportable!
17. 01/03/2011 12:13 - Sylvain Métafiot
Article et commentaires (exception faite de Launay) typiques du conformisme politiquement incorrect : http://www.mapausecafe.net/archive/2008/12/30/le-politiquement-in-correct.html
Encore bravo
réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring
" Et comme de plus en plus de gens dérapent, qu'arrivera-t-il quand tout le monde dérapera ? Ne plus déraper deviendra un nouveau type de dérapage. Pour être bien certain de ne pas déraper, les...
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Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...
Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant, grand bourgeois, grand lettré, grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...
Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...
La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si
les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien
reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...
« Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...
Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...
Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...
(reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...
Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...
Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...
Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...
Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...
Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand...
Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...