Sur le RING

"Peine perdue" - Passé sous silence

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Pierre Cormary - le 21/10/2010 - 34 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Dans "Passé sous silence", Alice Ferney revient sur l’attentat du Petit-Clamart et la personnalité ambiguë de Bastien-Thiry à travers un récit tendu et tragique qui ne craint pas l’effusion et ose la désidéologisation de l’histoire officielle. Le livre choc de la rentrée ?


A ma famille maternelle, Vidal et Cormary.

Dignité oubliée de ceux qui se sont trompés devant l’Histoire. Cynisme honoré de ceux qui ont compris le sens de celle-ci. Sadisme du Bien qui fait que le Sauveur de la nation a le droit de se conduire comme un salaud sans que personne ne bronche et qu’un homme d’honneur puisse passer pour un salaud aux yeux de tous. Le général de Grandberger avait sauvé le Vieux Pays, le colonel Donadieu tenait à la Terre du Sud. Le général de Grandberger revint aux affaires grâce à tous ceux qui, comme le colonel Donadieu, croyaient en lui et étaient persuadés qu’il allait sauver la Terre du Sud. Mais le général de Grandberger abandonna la Terre du Sud, trahissant ceux qui l’avaient faite et auxquels il avait dit un très mauvais jour toute sa « compréhension »  à travers une phrase inspirée de Judas que d’ailleurs l’auteure de ce roman magnifique n’arrive pas à écrire entièrement. Alors le colonel Donadieu, déchiré dans sa vision du grand homme, blessé par celui qui avait été jusque là son modèle, mortifié dans sa conception du monde sans doute d’un autre temps, décida de venger l’honneur du général de Grandberger contre lui-même et conçut ce complot insensé qui devait lamentablement échouer au rond-point du Petit-Clamart. Voulait-il l’assassiner ? Voulait-il le juger (pour l’exécuter ?) C’est ce que l’on ne saura jamais. Le général de Grandberger ne devait pas lui pardonner et le colonel Donadieu serait le dernier fusillé de France. Plus personne n’entendrait jamais ses raisons d’avoir agi ainsi, tant ce qui fait « le choix intérieur d’un homme dans un instant (…) sa grandeur, sa souffrance, sa consternation » relèvent d’affaires privées, « qui par nature, restent  inaccessibles ».  Sauf pour la littérature qui, seule, peut aller touiller cet inaccessible et dévoiler ce que la morale d’état, la justice des vainqueurs, et cette amnésie historique sans laquelle on ne saurait vivre, ont voulu « passé sous silence ».

Et l’on concevra le roman du colonel Donadieu comme une lettre lui étant adressée. Et on lui dira « tu » parce que personne n’a jamais voulu l’écouter ni le laisser exposer de l’intérieur ce qui le conduisit à attenter aux jours du héros national. La tragédie de Bastien-Thiry, car c’est de cela dont on parle, aura été celle d’un idéaliste qui se sera trompé de camp, d’un homme « seul dans sa prison de loyauté » soutenant de toute son âme meurtrie un monde qui n’avait plus sa légitimité, d’un impérialiste persuadé de l’humanisme de son empire et qui ne vit jamais que l’âge d’or qu’était l’Algérie Française était fondé, comme tous les âges d’or, sur une iniquité de départ, faite d’inégalitarisme flagrant et de domination raciste.  A aucun moment d’ailleurs, le livre d’Alice Ferney ne tente une « révision » de l’Histoire ni de la vision critique, « moderne », que nous avons aujourd’hui de l’époque coloniale, oh non, mais simplement montre comment un homme, « héroïque et immaculé », a pu se tromper au nom d’une droiture frisant la candeur et un autre homme, le général de Gaulle, avoir raison jusqu’au sang. Tant pis pour la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars 1962 où des Français tirèrent sur des Français (au fond, vieux sport national depuis la Révolution), tant pis pour les mille cinq cent trente cinq Pieds-Noirs enlevés par les Fellaghas entre mars et juin de cette année-là, tant pis pour les exactions, viols, tortures, enterrements vivants dont se rendirent coupables les Libérateurs de la Terre du Sud, tant pis, surtout, pour les harkis abandonnés à leurs frères égorgeurs et qui, pour ceux qui en réchapperaient, allaient désormais aux yeux du « sens de l’Histoire » passer pour des « collabos » puisque « chaque homme est le traitre d’un camp ».

L’Histoire n’a aucune pitié pour ceux qui n’ont pas « compris » et à qui on a fait croire qu’ils étaient « compris », « compris », « compris ». L’ironie de cette histoire est que l’homme qui avait pardonné aux pires collabos lors de l’Occupation, soucieux avant tout de réconciliation nationale, « partageant sa victoire avec ceux qui n’en étaient pas », fut sans aucune magnanimité avec le maladroit qui avait osé se soulever contre lui. Et pour Alice Ferney, gaullienne de cœur, cette grandeur manqua au général. Mais quel monarque, hors Jean-Paul II, pardonna à celui qui avait organisé une tentative de régicide ? Et quel régicide, inspiré qui plus est de Saint Thomas d’Aquin légitimant celui-ci en cas de manquement  grave de la part du souverain, ne se révéla pas un moment l’acte d’un pathétique exalté ? Idiot malheureux de Donadieu qui poussa l’honneur jusqu’à la pathologie, la sacralité du devoir jusqu’au sacrifice bien inutile de soi, et sans jamais voir qu’il serait seul dans une cause perdue d’avance peut-être aussi parce qu’elle n’était pas si bonne. « Tu n’interrogeais pas les idées. Tu vibrais comme une corde dans une musique qui t’emplissait l’oreille. Tu parlais de trahison et de résistance, perpétuant une vocabulaire qui avait une histoire. Jean de Grandberger collaborait avec l’ennemi, disais-tu. A toi de le juger. C’était une mission divine. Tu l’embrassais comme une femme aimée. Elle était une poix qui t’enveloppait. Tu t’envolais dans ce vaisseau de conviction. Et fort des alliés que tu t’étais inventés, fort de Dieu qui ne te contredisait pas, tu concevais des plans d’action pour mettre ton ancien héros hors d’état de nuire. » Certains ont critiqué cette prose dévorante structurée à la première personne et qui conduit le récit jusqu’à l’empathie convulsive. Reprocherait-on à l’auteure sa propre subjectivité ? En vérité, cette voix unique, et qui fait que le livre s’écoute autant qu’il se lit, d’une traite d’ailleurs, tend moins à l’univocité « militante » de sens que d’aucuns voudraient voir à tout prix afin d’idéologiser le roman, et par là-même le « condamner », qu’à l’unicité, voire à l’union avec son personnage principal, Antigone fourvoyée dans une mauvaise conjuration. Si émotion il y a, celle-ci ne se transforme jamais en chantage affectif ni surtout en plaidoyer politico-historique que l’auteure n’a de toutes façons pas voulu faire. Au contraire, héros dont « les convictions raidissent le jugement » et qui progressivement « s’enferme dans le monde de la protestation », le colonel Donadieu finit par ressembler à une sorte de Don Quichotte échoué devant un tribunal d’exception à la merci du souverain. Celui-ci qui « avait voulu la victoire  pour offrir l’indépendance laissa croire qu’il voulait la condamnation pour accorder la grâce» et Donadieu dut embrasser ses filles une dernière fois.

Livre de femme, s’il en est, qui vient consoler de la raison paternelle triomphante, rendre leur dignité aux fils vaincus, et comme Alice Ferney le dit elle-même dans une interview, « décharger le lecteur de l’idéologie », Passé sous silence (dont le seul défaut est peut-être de ne pas s’être appelé « peine perdue », premier titre choisi pourtant par l’auteure) est un grand livre de compassion qui n’inquiètera que les bien-pensants, soient tous ceux pour qui la justice plate suffit à la conscience et pour qui le bien s’opère toujours sans malaise. Les autres seront, comme elle, au chevet de ce chevalier d’un autre temps, damné du gaullisme, et prêts à tendre l’oreille.

Pierre Cormary,

Alice Ferney, Passé sous silence, Actes Sud, août 2010, 208 pages, 18 euros.


Toutes les réactions (34)

1. 22/10/2010 08:52 - manu

manuDe la haute couture, Pierre Cormary, à quand votre propre roman ?

2. 22/10/2010 11:16 - Loïc Lorent

Loïc LorentExcellent.

Pour comprendre :

http://www.bastien-thiry.fr/le-proces-du-colonel-bastien-thiry/declaration-du-2-fevrier-1963.htm

3. 22/10/2010 11:28 - René de Sévérac

René de Sévéracl’auteure .
Elle est l'auteur de l'ouvrage : c'est pas mieux.
Avant le terme auteur était neutre; maintenant, pas démagogie (insulte au sexe faible) on le "féminise" : pourquoi pas "autrice" comme tous les féminins de "...teur".
Fin d'une civilisation lettrée.

4. 22/10/2010 11:43 - AdLiebe

AdLiebeEt toi René, tes fautes d'orthographe, c'est quoi, la renaissance ?

5. 22/10/2010 13:34 - Lucie

LucieJolie droite, Adliebe!

6. 22/10/2010 13:53 - TitOeuf

TitOeufProblème récurrent en France, nous manquons de tireurs d'élite assez précis pour ne pas rater leur cible, même à cent mètres (de Gaulle, Chirac).

Morale de l'histoire, en sus de l'effet de sélection Darwinienne du processus, le peloton ne la rate pas, lui, sa cible.

Le destin de tout idéaliste c'est la prison ou bien le peloton, mais que très rarement les néons et les feux de la rampe.

Au suivant.....

7. 22/10/2010 19:57 - thierry bruno

thierry brunoCe livre est peut-être très bien, je l'ignore, je ne l'ai pas lu. En revanche, la prose de M. Cormary est celle tant de fois ressassée par les nostalgiques de l'Algérie française, par les assassins félons de l'OAS :M. Cormary se met là en bien mauvaise compagnie. Prétendre que De Gaulle a été fait par les ânes des Comités de Salut Public ou de "Résurrection", quelle sottise ! dire qu'il s'est conduit en salaud quand Bastien-Thiry serait un pur, on poursuit dans la bêtise. Et oublions cette phrase inique "l'homme qui avait pardonné aux pires collabos lors de l’Occupation" ou plutôt non, je vais y revenir car elle est le mépris de toute la réalité de l'Histoire et de son contexte. Mais peut-être le mot "épuration" et toutes les bassesses qui l'ont accompagnée ne disent rien à M. Cormary.
Bastien-Thiry n'était pas un pur : s'il l'eût été fut-ce une parcelle, seul il aurait eu dans sa ligne de mire le général De Gaulle. Or, l'attentat du Petit-Clamart, c'est tout sauf un homme seul face à son destin. C'est un vulgaire comploteur, mauvais tacticien qui avec une bande de jean-foutre monte une embuscade foireuse qu'un sergent d'infanterie avec un an d'ancienneté aurait mieux réussi. C'est un comploteur raté qui tente de s'enfuir mais n'y parvient pas. Et c'est enfin toute une clique de nostalgiques qui tentent d'en faire un héros. De Gaulle devait-il le gracier ? d'aucuns prétendent que le général ne l'a pas fait justement par respect pour son honneur; d'autres affirment qu'il ne lui a pas pardonné que Mme de Gaulle fut aussi dans la voiture ce jour-là. Nous ne serons jamais mais De Gaulle homme d'Etat a tranché en son âme et conscience. Et la mythomanie de certains permet de faire vivre le mythe du "pur", mythe qui par exemple n'a pu être possible pour les quatre généraux putschistes, morts tranquillement, libres.
Alors les nostalgiques de l'Algérie française et des crapules de l'OAS, remerciez de Gaulle de n'avoir pas gracié Bastien-Thiry :vous pouvez contre toute vérité en faire un héros.

8. 23/10/2010 01:04 - Nach Mavidou

Nach MavidouCe texte n'affirme pas que de Gaulle a été une créature du comité du 13 mai qui l'aurait sorti de nulle part. Il ne parle pas de l'OAS ni du putsch d'avril 61. Il n'est pas question de regretter l'Algérie française, au contraire (l'avez-vous lu, cela ?).

Je ne me risquerai pas à dire s'il fallait gracier Bastien-Thiry. Son geste absurde et manqué a néanmoins permis au Général de Gaulle de parachever la constitution de 58, comme il avait su profiter justement du 13 mai grâce à certains des putschistes de cette journée-là. C'est un peu grâce à lui que le pouvoir d'élire le président de la République est passé au peuple, paradoxalement.

Parmi tous les tenants de l'Algérie Française, l'extrême-droite était présente mais pas seulement. Une part d'entre eux se réclamaient de l'esprit du 13 mai. Tous ont pu avoir le sentiment d'être trahis par de Gaulle, mais ces derniers ne me semblent pas totalement infondés à l'être. Ce qui ne saurait justifier l'action horriblement sanglante, désespérée, qu'a menée l'OAS et dans laquelle certains de ces idéalistes du 13 mai se sont pourtant fourvoyés, il est vrai.
Quant aux chefs du putsch, s'ils sont morts effectivement libres, vous savez sans doute ce qu'ils doivent selon toute vraisemblance à Massu qui lui, ne les a très probablement pas oubliés lorsque de Gaulle est venu le voir à Baden Baden par un jour de printemps 1968.

Il fallait partir. Mais je ne puis oublier que le Général de Gaulle et ses ministres, tous dévoués au rêve de la grandeur française sur la scène internationale post-coloniale, aient laissé faire tout ce qui s'est passé en 1962. La victoire militaire aurait dû servir à cette fin. Et j'ai particulièrement en travers le sort des harkis, pour en connaître. C'est pourquoi, en dépit de l'œuvre immense de la France Libre, je ne peux être gaulliste.

9. 23/10/2010 09:53 - Pierre Cormary

Pierre CormaryMerci Nach Mavidou, d'abord de m'avoir lu, puis d'avoir répondu aussi clairement à Thierry Bruno qui ne me semble pas avoir très bien "compris" mon texte dans lequel je parle précisément de "l'inégalitarisme et de la domination raciste" comme fondements de l'Algérie français, et du reste de l'ensemble des colonies, mais dans lequel je ne fais que reprendre le ton en effet compassionnel d'Alice Ferney dans son roman - la moindre des choses puisque j'ai aimé celui-ci. Celle-ci (qui dit admirer profondément de Gaulle) ne me semble pas faire de Bastien-Thierry un "héros" comme c'est le cas pour certains Pieds Noirs, mais simplement voit en lui un être d'un autre temps, sans doute incapable de comprendre le sens de l'histoire, qui croyait sincèrement en l'Algérie française, était persuadé que l'empire était humaniste (type Jules Ferry) et s'est senti trahi par l'homme qu'il admirait le plus.

Cher Thierry Bruno, il est facile de se contenter d'être du côté du bien et du forcément juste, surtout après les événements, et de juger l'époque coloniale d'un coup d'oeil méprisant (et gaulliste). On peut considérer que la colonisation est toujours un mal (encore qu'au vu de l'Histoire ça se discute : l'empire arabe était-il un mal qui dura sept siècles en Espagne ? L'empire romain ne fut-il pas une chance pour la Gaule et tous les autres pays conquis ?) comme on peut également comprendre que ceux qui vécurent sur cette terre colonisée (et qui en Algérie n'étaient pas tous de riches colons vivant hors des cités, mais bien de petits bourgeois prolétaires vivant en osmose avec la population autochtone) y furent réellement heureux, et pour qui l'Indépendance, nécessaire aux yeux de l'Histoire, fut pour eux déchirement réel et que la réalité de l'Histoire ne devrait pas oblitérer. Nostalgique de l'Algérie française, un Albert Camus ? Sympathisant de l'OAS un Jean Daniel ? Ils ont pourtant écrit des pages magnifiques sur la vie qu'ils avaient eu là-bas. Leur donnez-vous tort à eux aussi ?

Et puis tout de même, il y eut cette phrase du Général : "je vous hais, compris ?" ou "je vous ai pris pour des cons", qui, quelle que soit la grande conscience qu'on a dans son fauteuil à lire Libé ou à aller voir "Hors la loi", reste la plus inique du grand homme et entache à jamais sa grandeur. Dans son "C'était de Gaulle", Alain Peyrefitte explique comment le grand homme tenait rancune aux français d'Algérie de ne pas l'avoir suivi (alors que c'est en partie grâce à eux qu'il reprit le pouvoir en 58) et le sentiment de vengeance qui l'animait contre eux. Peut-être l'Indépendance de l'Algérie aurait pu se passer autrement - sans cette raison triomphante et sanglante, comme je le disais dans mon texte.

Alors, on peut se rassurer en arguant que Bastien-Thierry était une "crapule d'extrême droite", les Pieds Noirs des enfoirés, les harkis des salauds de collabo qui ont bien mérité d'être enterrés vivants, on peut encore se venger de ceux qui ont été abandonnés par l'histoire, on peut se contenter d'ignorer ou de mépriser cette fêlure onto-historique, celle-ci existe, et moi, je préfère rendre grâce à Alice Ferney de l'avoir pris en compte et d'en avoir fait un beau livre.

(PS : c'est un fait que de Gaulle a voulu en 44 la réconciliation nationale, gracié nombre de collabos, via par exemple les interventions d'un François Mauriac, usé de son influence pour limiter les procès des fonctionnaires "pétainistes" - et cela sans doute pour freiner la sauvagerie de l'épuration.)

10. 23/10/2010 11:50 - Nejma

NejmaNach Mavidou vous êtes né en Algérie, pour comprendre aussi bien "cette fêlure onto-historique"?

11. 23/10/2010 17:35 - Nach Mavidou

Nach MavidouNon, je suis trop jeune pour cela. Je n'y suis même jamais encore allé. Mais ma famille avait des liens là-bas jadis, sans pour autant être pied-noir. Je vis dans le sud de la France, où il est courant de rencontrer des pieds-noirs ou leurs enfants, des harkis ou bien sûr des soldats et anciens officiers du contingent. Même des anciens OAS ou des gens qui ont participé, à leur petit niveau, à la folle tentative d'avril 1961. Parfois, ces gens sont disposés à parler, surtout les plus âgés.

De bonnes lectures peuvent aussi aider, mais cela fait partie des nombreux sujets récents ou il est difficile d'accéder à des synthèses grand public objectives. Si l'approche analytique n'est peut-être pas encore mûre (le sera-t-elle un jour ?), une approche plus simplement factuelle de l'Histoire est possible.
J'ai eu aussi la chance de récupérer les vingt-quatre volumes hors-série d'Historia datant des années 70, qui retracent les huit années de guerre via des articles écrits par diverses personnes qui l'ont faite, issus de tous les bords, de l'administration, des armées, etc. C'est une source extraordinaire. L'objectivité n'est évidemment pas toujours de mise, mais tous ont la parole et le lecteur est libre d'exercer son intelligence pour tâcher, seul comme un grand, de comprendre par lui-même. Alors je ne sais pas si je suis le mieux placé pour asséner mes analyses sur cette terrible tragédie, mais j'ai tâché de me forger mon idée.

12. 23/10/2010 19:05 - Nejma

NejmaNach ma remarque était valorisante. Votre analyse m'inspire respect.

13. 23/10/2010 19:19 - Nach Mavidou

Nach MavidouJe l'avais bien pris ainsi.

14. 23/10/2010 19:43 - Nejma

NejmaMon père haïssait De Gaulle. Il est vrai que les harkis et pieds-noirs ont beaucoup souffert de l'attitude de non assistance. En France d'autres ont un goût tout aussi amer.
Il se trouve qu'en arrivant en 1946 en France, à Lille, mon père était très doué pour les affaires. Tout ce qu'il entreprenait se transformait en or.
Cela a suscité des jalousies. Il a donc été dénoncé tout naturellement comme étant un porteur de valise. Deux ans de prison et de torture pour ne pas avoir dénoncé la pseudo section à laquelle, il était accusé d'appartenir.Ensuite assignation à résidence jusqu'en 1976.
Je ne comprenais pas pourquoi il ne parlait jamais de l'Algérie, ma mère non plus du reste.
Ces événements il ne me les a narrés que depuis peu, il sent que sa fin approche.
Et je suis très surprise de retrouver dans votre analyse beaucoup de la pensée de mon papounet chéri.

15. 23/10/2010 20:20 - thierry bruno

thierry brunoUn partout, M. Cormary car vous aussi m'avez mal lu ou alors tous deux nous exprimons fort mal. Je ne parle pas une seule fois d'extrême-droite, ni des pieds-noirs et encore moins des harkis. Je dis simplement qu'il ne faut pas faire de Bastien-Thierry un pur ou un martyr. Que l'auteur veuille être compassionnel, soit, il s'agit d'un roman mais pour l'Histoire, ça n'est pas valable. Bien sûr, on peut aussi être compassionnel avec les pieds- noirs et avec les harkis, surtout 50 ans plus tard , c'est tellement facile. Mais il faut peut-être revenir sur ces 8 années de merdier que fût cette guerre. 8 années, soit 4 années sans De Gaulle et se souvenir de la situation dont il a héritée. Certes, il faut faire comme Nach Mavidou, se documenter à fond sur le sujet(en passant, pour Nach, qu'est-ce que de "bonnes lectures" et évidemment de "mauvaises"), mais pas à charge. Votre jeu de mots "Je vous hais compris", M. Cormary, est celui d'un mauvais avocat à charge contre De Gaulle. Je vous invite à relire les pages consacrées à la guerre d'Algérie dans la biographie (tome 3) que Jean Lacouture a faite de De Gaulle. Le "je vous ai compris" n'a jamais signifié "je suis d'accord avec vous"; en revanche, malheureusement, les putschistes étaient persuadés que De Gaulle était leur créature, ce qui d'ailleurs définit l'infinie sottise de ces gens-là. Cela dit, vous pouvez détester De Gaulle tout votre saoul si ça vous chante. Quand je relis cette période, je me demande toujours ce qui serait advenu si De Gaulle n'était pas revenu au pouvoir et les donneurs de leçons tel Jean Daniel me laissent froids.
Pour Nach / il est de bon ton de faire porter le chapeau des massacres des harkis à De Gaulle. Je rappelle que les massacreurs sont les assassins du FLN. Relisez les accords d'Evian, les conditions qui y étaient inscrites. C'était "la paix des braves" qui y était recherchée. Les attentats de l'OAS d'une part et le non-respect des accords ont abouti à ces massacres. Que fallait-il faire ? Dénoncer les accords et envoyer de nouveau le contingent ? Qu'ont fait les américains en 1972 pour les sud-vietnamiens ? Ils en ont évacués fort peu et ont laissé les autres. On peut se draper dans tous les discours moralisateurs que l'on veut mais ce genre de guerre avec toutes ces haines cuites et recuites ne se finissent jamais dignement. Si je me hasardai à ré-écrire l'Histoire, après la défaite de Dien-Bien-Phu et la fin de la guerre d'Indochine, on peut s'étonner qu'un gouvernement ait aussi rapidement engager la France dans une guerre coloniale. Quel dommage car s'ils avaient été aussi brillants que les censeurs de salon de maintenant, ils nous auraient peut-être évité cette sale guerre et le retour au pouvoir du général De Gaulle, à tout le moins dans la situation catastrophique qu'il a trouvé en 1958. Quels étaient les noms déjà de ces brillants politiciens ?
Enfin pour finir, vous avez un peu raison en disant que l'attentat du petit-clamart a provoqué le processus d'élection du président de la république au suffrage universel. C'est très bien décrit dans "l'inquiétude outre-mort du général De Gaulle" de Anne et Pierre Rouanet.

16. 23/10/2010 22:01 - Barnabooth

BarnaboothLa fin de l'Algérie française, telle qu'elle s'est réalisée, et donc la dictature arabo-islmaique subséquente du FLN sur l'Algérie n'étaient pas écrites d'avance. Pas plus que n'était écrite d'avance la fin presque "heureuse" de l'Apartheid en Afrique du Sud et rien ne prédisait l'anéantissement des Tigres Tamouls.
Dans chacun de ces cas, la volonté politique inébranlable d'un homme ou d'un petit groupe d'hommes a été primordiale pour déterminer les conditions de sortie du problème.
Dans le cas de l'Algérie, De Gaulle a cru de grande strétégie de se débarraser littéralement de l'Algérie et des Arabes en France en faisant cadeau de l'Algérie à un FLN militairement moribond, au lieu de rechercher une solution politique conforme aux intérêts des populations, même si cela devait prendre plus de temps. C'est pourquoi, dans cette perspective, il n'a jamais procédé à des transformations structurelles de la société algérienne après 1958.
En fait, je crois qu'il méprisait les Arabes, bien plus que les Pieds-Noirs. Ils ne voulaient pas les Arabes en France. Les témoignages direct de proches abondent sur ce point.
La situation actuelle de la France, où vivent désormais plusieurs millions d'Arabo-musulmans démontre la grande erreur stratégique qu'il a commise en 1962.
En effet, non seulement De Gaulle a détruit l'Armée d'Afrique qui comptait, paraît-il, les meilleurs officiers dont l'expérience nous servirairait beaucoup en Afghanistan aujourd'hui, mais aussi et surtout il a affaibli psychiquement le peuple français.
En effet, toute l'oeuvre de la France en Algérie a été dévalorisée provoquant les phénomènes de repentance et de mépris de soi-même dans le peuple français qui l'empêchent aujourd'hui d'assimiler ces millions d'Arabo-musulmans. Ces derniers, par ailleurs, méprisent les Français, compte tenu des conditions de leur départ de l'Algérie dans le plus complet déshonneur, le FLN se vantant en outre d'avoir battu militairement l'Armée française, ce qu'ils croient dur comme fer.
Au total, la politique de De Gaulle en Algérie s'avère un grand gâchis stratégique que la France continue de payer, à un haut niveau, le prix par la formation de communautés ethniques qui refusent de s'assimiler.
Il aurait été plus facile d'assimiler 10 millions d'Arabes en France en 1958 que 4 millionsn aujourd'hui dans une France psychiquement affaiblie.
De Gaulle n'a pas été un grand stratège en Algérie.

17. 24/10/2010 10:35 - Nejma

NejmaBarnabooth, les accords d'Evian ne prévoient aucune disposition particulière pour protéger, ceux qui ont été loyaux; que ce soient les pieds-noirs, les juifs séfarades ou les harkis. Ces mêmes accords prévoient quand même une amnistie totale pour les actes délictueux et les opinions émises avant l'indépendance. Il me semble quand même je peux me tromper que les harkis aient été désarmés par l'Armée française. Donc si l'intention était de les aider un chouïa pour faire en sorte qu'ils se défendent, c'était judicieux pour qu'ils fassent front au FLN.

18. 24/10/2010 11:41 - Pierre Cormary

Pierre Cormary" Je dis simplement qu'il ne faut pas faire de Bastien-Thierry un pur ou un martyr."

Oui, c'était un pur et dur de l'Algérie Française, un idéaliste, un con certainement - mais qui croyait aux anciennes valeurs, à l'Empire, qui était persuadé que "les races supérieures avaient le devoir de civiliser les races inférieures" (discours de Jules Ferry) Mais encore une fois, ni Alice Ferney ni moi ne disent qu'il fut un martyr. En fait, je crois que vous n'avez pas voulu vous défaire de vos préjugés historiques et refuser, au nom du bien officiel et de la justice pratique, d'admettre un autre angle de vue.

"Que l'auteur veuille être compassionnel, soit, il s'agit d'un roman mais pour l'Histoire, ça n'est pas valable. Bien sûr, on peut aussi être compassionnel avec les pieds- noirs et avec les harkis, surtout 50 ans plus tard , c'est tellement facile."

C'est au contraire ce qu'il y a de plus difficile aujourd'hui comme hier, Pieds-Noirs et harkis n'ayant jamais eu la cote en France, auprès des politiques comme des civils. Tout simplement parce que l'Histoire a tranché contre eux - et vous, vous êtes derrière cette Histoire et vous n'en finissez pas de trancher avec elle, de loin. Mais ce n'est pas parce que l'Histoire a tranché contre ceux qui ont perdu devant elles qu'on n'a pas le droit d'aller écouter leurs points de vue à eux. Très intéressants le point de vue des vaincus. Très émouvantes les larmes des victimes d'un changement de paradigme moral et politique. Très instructives les situations qui se retournent contre vous au nom d'une nouveau Bien, parce que les choses changent, etc. C'est cela la tragédie de l'Histoire.

"Mais il faut peut-être revenir sur ces 8 années de merdier que fût cette guerre. 8 années, soit 4 années sans De Gaulle et se souvenir de la situation dont il a héritée. Certes, il faut faire comme Nach Mavidou, se documenter à fond sur le sujet(en passant, pour Nach, qu'est-ce que de "bonnes lectures" et évidemment de "mauvaises"), mais pas à charge. Votre jeu de mots "Je vous hais compris", M. Cormary, est celui d'un mauvais avocat à charge contre De Gaulle. Je vous invite à relire les pages consacrées à la guerre d'Algérie dans la biographie (tome 3) que Jean Lacouture a faite de De Gaulle. Le "je vous ai compris" n'a jamais signifié "je suis d'accord avec vous"; en revanche, malheureusement, les putschistes étaient persuadés que De Gaulle était leur créature, ce qui d'ailleurs définit l'infinie sottise de ces gens-là."

Je ne sais si Jean Lacouture, ce que l'on a fait de pire dans l'extrême gauche intellectuelle en France, ex-soutien des khmers rouges, est très objectif. Quoiqu'il en soit, qu'a voulu dire de Gaulle en disant aux Pieds Noirs qu'il les "avait compris" ? J'aime bien la casuistique, mais il y a des limites. On peut toujours, dans un bureau de politologue, décrypter le trois cent cinquantième degré compris dans ce "je vous ai compris", mais quand on dit "je vous ai compris" à une foule en délire, a priori cela veut dire qu'on est de son côté et qu'on lui promet de l'aider. Et ne pas comprendre que des gens se soient ensuite sentis abominablement trahis après cette phrase et qu'ils aient pris les armes, c'est cela la bêtise....

"Cela dit, vous pouvez détester De Gaulle tout votre saoul si ça vous chante. Quand je relis cette période, je me demande toujours ce qui serait advenu si De Gaulle n'était pas revenu au pouvoir et les donneurs de leçons tel Jean Daniel me laissent froids."

Et Camus vous donne des boutons ? Le déchirement entre raison historique (nécessité de l'indépendance) et attachement filial à sa terre natale n'est pas pour vous une thématique intéressante, encore moins émouvante ? Le déracinement, ça ne vous parle pas ? Non, la seule chose importante, c'est d'avoir raison au nom de l'Histoire ?
Au fait, je ne déteste pas du tout de Gaulle, bien au contraire. C'est notre dernier grand homme, sauveur du pays, et modèle politique véritable. Mais dans l'affaire algérienne, il s'est conduit comme un médecin sadique qui au nom de la santé de son patient, lui ampute les deux jambes sans anesthésie en lui disant que c'est pour son "bien" - et après lui avoir promis qu'il s'en sortirait avec de l'aspégic et une compresse au pied.
Cordialement.

19. 24/10/2010 13:37 - Nejma

NejmaA mon avis Barnabooth est plus dans la mémoire passionnelle reconstruite sur fond de sélection et de refoulements. Il est dans le sacré, le discuter ou le remettre en cause comme vous le faites Monsieur Cormary, sera ressenti forcément comme une offense, un sacrilège. Il ne cherche pas à avoir raison au nom de l'Histoire, car elle implique une distance critique au passé et aux récits,ce qu'il est loin de posséder.

20. 24/10/2010 14:23 - Nejma

NejmaOUPS me suis trompée ce n'est pas de Barnaby dont je devais parler. Excuse sir. J'espère ne pas avoir en guise de punition un aller sans retour chez les FLN. Sinon je dis à tout le monde que Mitterrand est mort d'un cancer de l'utérus.

21. 24/10/2010 16:15 - Nach Mavidou

Nach MavidouMe concernant :

Je ne dis pas que ce n'est pas l'ALN qui a commis les assassinats de harkis et d'autres soldats des unités de natifs, j'ai dit qu'"on" avait laissé faire. Et c'est là que les Accords d'Evian ont souffert d'une terrible lacune en ne prévoyant rien pour les harkis et leurs familles, d'une part, dès l'origine, comme il a été déjà souligné plus haut.
D'autre part, je crois me souvenir que les dispositions de transition permettaient à l'armée française d'intervenir légalement pour le maintien de l'ordre. C'est d'ailleurs ce qu'elle a fait, trop tardivement et bien trop exceptionnellement, lors des massacres d'Oran en juillet 1962. Alors, pourquoi ne pas en avoir plus fait au moins dans ce cadre-ci, notamment pour les harkis et leurs familles ? L'objectif "aucun massacre" était certainement inaccessible, mais on aurait pu au moins essayer.

Je ne me suis jamais interrogé sur les raisons de l'engagement français en 1954. Aux yeux du gouvernement Mendès-France, de ses successeurs comme des pieds-noirs, cette guerre qui ne disait pas son nom n'apparaissait pas comme un conflit colonial comparable à l'Indochine dont on sortait,. Cela éclaire d'ailleurs presque toute l'Histoire de cette guerre, et cela explique pourquoi la voie du "maintien de l'ordre" a été adoptée aussi naturellement.


Le cas Viêt-Nam du sud n'est pas comparable : il s'agissait d'un état souverain où l'armée américaine était une armée étrangère en intervention aux côtés de l'armée sud-vietnamienne, si symbolique que fut son action. Les harkis (et autres), eux, avaient rejoints l'armée de l'État qui exerçait alors sa souveraineté sur l'Algérie. C'est pourquoi la responsabilité de la France envers les harkis est bien plus lourde, à mon sens, que celle des Etats-Unis envers les sud-vietnamiens qui auraient voulu partir avec eux.

22. 24/10/2010 19:19 - Nejma

NejmaNach oui on avait laissé faire c'est mignon, on dit cela d'un enfant sur qui on n'a aucune autorité.
Barbatruc voit juste dans le fait de dire que De Gaulle méprisait les musulmans.
Là où vous vivez des personnes ont certainement du vous évoquer le fait que les officiers ont reçu l'ordre de désarmer les harkis. Pour vaincre la méfiance de ces subordonnés, beaucoup usèrent du prétexte d'une inspection de routine. Ils les livrèrnt sans armes à la vindicte des autres musulmans. Le ministre des Affaires algériennes, Louis JOXE, interdit formellement l'embarquement des harkis sur les navires à destination de la métropole (j'ai vu des archives,télégrammes etc) etpas loin de 100000 indigènes, y compris femmes, enfants et famille proche, doivent leur salut à des officiers qui ne supportent pas d'abandonner leurs hommes et, pour cela, bafouent les consignes des autorités supérieures.Beaucoup de ces officiers, traumatisés par l'attitude du général de Gaulle et de son gouvernement, rejoindront un peu plus tard l'OAS.
Comme il était à prévoir, les harkis restés en Algérie vont affronter la vengeance des vainqueurs. L'historien Charles-André AGERON avance le nombre de 50.000 harkis massacrés par les Algériens dans les semaines qui suivent la proclamation du «cessez-le-feu».
Et c'est seulement après le massacre de l'été 62 qu'il y aura un dispositif officiel d'accueil.
Quant à l'objet de cet article, "l'Histoire n'a aucune pitié pour ceux qui n'ont pas compris".
et comme dirait le seul qui n'ait pas été gracié:
"Devant l'Histoire, devant nos concitoyens et devant nos enfants, nous proclamons notre innocence, car nous n'avons fait que mettre en pratique la grande et éternelle loi de solidarité entre les hommes."

23. 25/10/2010 14:28 - Barnabooth

BarnaboothC'est drôle, comme il est difficile d'avoir un débat non passionnel pour ce qui concerne la Guerre d'Algérie, même si ce débat n'intéresse hélas qu'une extrême minorité de "ringuers". J'essaie de faire une analyse stratégique, mais, à part Nejam, personne n'y répond. On se perd dans les détails : asssassinats, Evian, amnistie des crimes (à mourir de rire). On parle de compassion. L'auteur de l'article Pierre Cormary traite même De Gaulle tout à la fois de "grand homme" (!) et de "médecin sadique" (c'est trop d'honneur !).
Vraiment encéphalogramme extrêmement plat.
Je rajoute une nouveau biais à mon analyse stratégique pour tenter de réveiller (?) les "citadins tardifs d'une civilisation grisonnante". de Gaulle, vieux maurrassiens désabusé, se méfiait de l'Armée d'Afrique, avec ses coups d'Etat possibles, alors qu'il était conscient que la France allait s'enfoncer dans une période de décadence semblable à celle du Bas Empire. Il ne voulait pas que des généraux arabes et noirs prennent un jour la tête de cette Armée et se taillent des fiefs dans ce "vieux pays" de France. D'où sa décision de faire sécession avec les anciennes colonies.

24. 25/10/2010 14:51 - Nejma

NejmaBarnabooth, vous pouvez mourir de rire mais les faits sont là. "On se perd dans les détails : asssassinats, Evian, amnistie des crimes (à mourir de rire)." Les fours crématoires aussi étaient un point de détail dans l'Histoire,dixit Albatore . C'est vrai quand je sais comment on a retiré la nationalité française aux juifs, comment on les a massacré torturé, cela me fait rire à un point terrible.
Vous parlez bien de la Guerre d'Algérie et des erreurs de stratégie, dont la présence des arabo-musulmans qui méprisent la France et refusent de s'assimiler est une des conséquences.
Vous voulez en venir où exactement?

25. 25/10/2010 15:07 - Nejma

NejmaAux modérateurs, il va de soi que mon dernier commentaire est cynique.
Je ne suis pas antisémite, bien au contraire.

26. 25/10/2010 15:17 - Barnabooth

BarnaboothBravo, nejma, vous êtes un bon polémiste, vous vous saissisez d'une expression que j'utilise à propos d'un point spécifiques pour l'appliquez à tous les faits.
J'appliquais "mourir de rire" au fait de prendre au sérieux les accords d'Evian conclus avec un parti terroriste, et en particulier sur l'amnistie et qui parlaient même des assassinats commis. Le fait que ces accords aient été un détail, ce n'est pas moi qui l'ai décidé, mais le FLN qui ne les a jamais appliqués et De Gaulle qui n'a pas voulu appliquer sa force militaire, encore présente en Algérie, largement supérieure à l'armée de parade du FLN venue de Tunis et de Rabat pour les faire appliquer.
Où je veux en venir ? C'est que je pense qu'il est possible d'assimiler et d'occidentaliser les arabo-musulmans pour autant que nous n'ayons pas honte de nous-mêmes (mais c'est un vaste programme).

27. 25/10/2010 16:22 - Nejma

NejmaBarnabooth, réfléchissez à ces deux phrases:
Je mange maman.
Je mange!Maman!
Pourquoi voulez-vous que la France ait honte? Il faut savoir reconnaître les faits historiques mais je trouve malsain de donner un casier judiciaire moral à la France. J'attendais de vous non pas une réponse coupable mais du genre :"Pétain ce n'est pas la France", c'est un moment noir de l'Histoire de France. Et ce moment doit nous faire regarder avec respect les juifs survivants. Ils ont payé pour des siècles à venir la dette qu'ils n'avaient pas .
Nous ne sommes plus sous De Gaulle, même si certains fièrement se mettent dans la droite lignée de celui-ci, parce que l'on aime "les héros". Bien sûr qu'il y a eu des erreurs, mais c'est de la responsabilité du gouvernement de l'époque.
Je ne comprends même pas qu'il puisse y avoir des groupes qui se qualifient "Indigènes de la République". Est-ce qu'ils sont conscient de ce non sens? Au nom de quelle mémoire?Celle de la France?Celle de leurs parents? La mémoire collective n'est que pure chimère, car c'est une somme de mémoires éclatées et hétérogènes .L'Histoire: elle,est critique et laïque.
Occidentaliser les arabo-islamiques? Car un musulman ne respecte pas forcément les préceptes de l'Islam et heureusement on le dit modéré ou light comme le coca.
Je ne suis pas d'origine arabe puisque de parents kabyles, je ne suis pas musulmane...
Eh oui! Barnabooth, c'est possible mais il faut renoncer à quelque chose, mais à quoi et qui décide de ce renoncement?
Quant au FLN, vous devriez dire le front d'aliénation nationale, ce qui excuserait bien des choses seuls les fous sont déclarés irresponsables.

28. 26/10/2010 20:26 - thierry bruno

thierry brunoQuelques brèves réponses, M. Cormary.
- Non, Bastien-Thierry n'était pas un pur et encore moins un dur. S'il l'avait été, il aurait lui-même tenu le fusil-mitrailleur lors de l'attentat; en clair, il aurait dans l'action risqué sa peau.
- "être du côté des vaincus... qui ont connu le changement de paradigme". Ecoutons aussi tous ces militaires qui ont détesté cette guerre, qui n'ont pas torturé, qui se désespéraient de la suffisance de ces "prétendus centurions" et de l'aveuglement des pieds-noirs (lesquels pieds-noirs ont longtemps méprisé ces militaires venus de métropole). Oui, on peut écouter les éternelles chagrins des pieds-noirs; pour autant, cela ne justifie pas la condamnation définitive de la politique algérienne du général De Gaulle.
- "la casuistique du "je vous ai compris"". Mais non, m. Cormary, les casuistes étaient du côté de l' Algérie française. Que ça vous plaise ou non, "je vous ai compris" n'a jamais signifié "je suis d'accord avec vous". Il n'y a aucun xème degré mais une lecture attentive de l'histoire. En passant, dépassez votre préjugé sur Lacouture (votre argument est on ne peut plus court) et lisez cette biographie : il ne prêche pro domo, loin s'en faut.
- encore une fois, je ne nie pas le droit au chagrin de ceux qui ont perdu la terre de leur enfance (croyez-vous qu'ils soient les seuls que cette guerre a meurtri : les familles des militaires tués, massacrés là-bas, des enfants et des femmes assassinés que rien ne reliaient à cette terre sinon qu'ils avaient accompagné un époux, un père venu faire une guerre que l'on ne nommait pas). Je dis simplement que ça n'est pas un raison pour justifier l'attentat du Petit-Clamart, ni pour condamner De Gaulle. Et votre raccourci sur sa politique algérienne est vraiment au ras des pâquerettes et un déni de toute réalité.

29. 27/10/2010 10:47 - Pierre Cormary

Pierre Cormary"encore une fois, je ne nie pas le droit au chagrin de ceux qui ont perdu la terre de leur enfance (croyez-vous qu'ils soient les seuls que cette guerre a meurtri : les familles des militaires tués, massacrés là-bas, des enfants..;")

ou comment se contredire dans la même phrase - car quand on pose des chagrins contre un autre, on nie ce dernier (et on instrumentalise ces premiers.)

On vous parle d'un roman d'Alice Ferney qui tente de comprendre le point de vue de Bastien-Thiry sans le légitimer, et vous répondez : "histoire officielle", "politique algérienne", "légitimité gaulliste", "bio de Lacouture", "études historiques", bref, vous niez ce roman que vous n'avez même pas lu, et c'est pourquoi je préfère m'arrêter là.

Sinon, je vous ai bien compris, Thierry Bruno, et quand je dis ça, inutile de se sentir soulagé en croyant que je suis d'accord avec votre réponse, bien au contraire, je le trouve indigent et à côté de la place, mais quand je vous ai dit que je vous avais compris, vous aviez bien compris ça, non ?

30. 27/10/2010 11:27 - Nejma

Nejma"vous niez ce roman que vous n'avez même pas lu", donnez-nous au moins le temps d'acheter ce livre, c'est bien pour cela que vous nous le conseillez non?
"un récit tendu et tragique qui ne craint pas l’effusion et ose la désidéologisation de l’histoire officielle."Vous saviez Monsieur Cormary qu'il y aurait ce genre de propos passionnés.Il faut comprendre que certains n'aiment pas remettre en cause l'officiel,on devrait radier le terme officieux de la langue française.
Thierry Bruno vous aussi faites dans les lapsus politiques?"- Non, Bastien-Thierry n'était pas un pur et encore moins un dur.Vous n'êtes pas un dur, cela se sent.
Thierry allez sur le site www.bastien-thiry.fr, c'est intéressant de lire les témoignages.
Juste pour voir,comment cette tranche de l'Histoire est vécue par ses proches, notamment celui de son frère.
Bon ce n'est pas tout mais je pars au Kenya, pendant un mois,j'espère me réconcilier avec l'homme à mon retour.

31. 31/10/2010 14:12 - thierry bruno

thierry bruno"Sinon, je vous ai bien compris, Thierry Bruno, et quand je dis ça, inutile de se sentir soulagé en croyant que je suis d'accord avec votre réponse, bien au contraire, je le trouve indigent et à côté de la place, mais quand je vous ai dit que je vous avais compris, vous aviez bien compris ça, non ? " Quand vous essayez d'être caustique, M. Cormary, essayez de le faire sans une faute de français.
Désolé de vous avoir agacé, c'était presque le but du jeu.
"ou comment se contredire dans la même phrase - car quand on pose des chagrins contre un autre, on nie ce dernier (et on instrumentalise ces premiers.)". J'imagine que vous vouliez écrire "oppose". Là encore, ce n'est pas le cas car a-t-on jamais écrit sur ces chagrins-là ? Non, je ne les oppose, ni ne nient les premiers. Simplement, je regrette que ceux des familles qui ne sont pas constituées en lobby soient à ce point passés sous silence.
Nejma, bonnes vacances au Kenya. En revanche, je ne vois aucun intérêt à aller sur un site qui fait l'éloge de Bastien-Thierry : j'ai assez lu, et avec beaucoup de difficultés car ils sont illisibles - un peu comme la prose de M. Cormary quand il est agacé- d'ouvrages de partisans de l'OAS pour estimer avoir eu ma dose. Mais je comprends très bien que son frère s'emploie à défendre sa mémoire. Vous savez que dès 1947 par exemple, Weygand sortait un livre où il est expliquait que c'est lui qui avait raison en 40. Ou depuis 30 ans, Henri Giraud ne cesse de se répandre en insultes sur De Gaulle pour honorer la mémoire de son père, le falot général Giraud. Donc, à plus de 50 ans des faits, on peut encore continuer de défendre l'indéfendable.
Enfin pour finir, et je n'y reviendrai plus, je ne conteste pas le livre de Mme Ferney - et donc le nie encore moins-, je conteste l'article de M. Cormary et seulement cela.

32. 02/11/2010 16:35 - Pierre Cormary

Pierre CormaryCe soir, sur France deux, un docu-fiction de Serge Moati sur de Gaulle et l'Algérie intitulé "Je vous ai compris" et qui, d'après des commentateurs télé, insiste sur la trahison du Général. A voir, donc.

33. 09/11/2010 16:00 - Kardaillac

KardaillacBastien-Thiry était polytechnicien et spécialiste de missiles.
L'embuscade du Petit-Clamart était à la portée d'un sergent appelé de l'infanterie métropolitaine !
Je ne connais pas les motifs techniques de la décision de l'ingénieur Bastien-Thiry d'en finir avec sa cible là. Mais avoir à ce point foiré convoque beaucoup d'explications plus ou moins fumeuses, alors que la plus évidente est le refus d'une prise raisonnable de risque.
Un capitaine de gendarmerie qui avait fait des relevés topographiques de l'itinéraire lorrain emprunté par la voiture de De Gaulle pour rejoindre Colombey avait exclu de surveiller toute position commode démunie de chemin d'esquive. Il connaissait ses "clients".
A chacun son "métier".

34. 23/08/2011 17:02 - un homme sans nom...

un homme sans nom...+"La mémoire collective n'est que pure chimère, car c'est une somme de mémoires éclatées et hétérogènes .L'Histoire: elle,est critique et laïque."

"La mémoire collective n'est que pure chimère, car c'est une somme de mémoires éclatées et hétérogènes "
La mémoire à tort car elle est subjective ?
L'homme à une histoire, une famille, un nom, un visage...L'homme est une personne et pas un individu interchangeable. La mémoire fait que l'homme est une personne et pas un individu.

"L'Histoire: elle,est critique et laïque."
L'Histoire à raison car elle est objective ?
L'homme n'est pas qu'"Histoire". L'Histoire étudie l'homme en tant qu'objet d'étude.

« L’être n’est pas le moins du monde objet ni, par conséquent, objet d’une recherche, mais il peut fort bien être rencontré comme une grâce au cours de l’activité même qui se porte à la rencontre du divin dans le monde ou du monde comme divin. »
MISRAHI. Robert, Buber, Ed. Seghers, Paris, 1968, page 31.

Mais l'homme n'est pas qu'un objet d'étude. (pour l'Histoire, la psychologie, la sociologie, la philosophie...)


"Kierkegaard à raison contre Hegel, toute construction philosophique reste suspendue à l’existence du philosophe, à sa liberté, à sa singularité. Mais Hegel a raison, à son tour, car le logos est autre chose que la décision personnelle, son universalité est même la seule possibilité donnée à l’homme pour qu’une vérité subsiste de ses certitudes subjectives." .
BRUAIRE Claude, l’affirmation de Dieu, Seuil, 1964, p. 147.


L'homme péris par son excès de subjectivité.
L'Histoire péris par son excès d'objectivité.

L'interprétation d'un texte, d'un événement ou d'un personne n'est jamais facile.

« Ce qui est en jeu (sur ce point la méthode pour aborder une œuvre rejoint notre abord mutuel quotidien entre personnes.), c’est l’interprétation que nous faisons de l’autre. »
BOUSQUET. François, Le Christ de Kierkegaard, devenir chrétien par passion d’exister, Ed. Desclée, Collection Jésus et Jésus-Christ, Paris, 1999, page 46.

Il faut être pour la mémoire collective ET pour l'Histoire.
et non pas :
contre la mémoire collective pour l'Histoire
ou
pour la mémoire collective contre l'Histoire.


+"C'est drôle, comme il est difficile d'avoir un débat non passionnel pour ce qui concerne la Guerre d'Algérie, même si ce débat n'intéresse hélas qu'une extrême minorité de "ringuers". "

Peut-être parce que cela ouvre vers une question qui n'est pas du ressort de l'Histoire : le pardon.
Ce pardon qui ne peut pas être donner par l'Histoire. La compréhension n'est pas le pardon. Comprendre c'est considérer toujours autrui comme un objet et pas encore comme un sujet. Le pardon est une éthique : c'est la sortie de la chosification de l'autre.

« La Rédemption, dira Rosenzweig, c’est apprendre à dire « tu » à un « il » ».
MOSES. Stephan, Système et Révélation, la philosophie de Franz Rosenzweig, Collection Esprit/ Seuil, 1982, page 15.

(enfin après c'est facile de parler de pardon.)

Ring 2012
Pierre Cormary par Pierre Cormary

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