"Le prix à payer" de Joseph Fadelle, musulman devenu catholique
SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Maximilien Friche - le 15/12/2010 - 12 réactions -
« Le prix à payer » (1), c’est le titre du livre de Joseph Fadelle publié aux éditions de l’Oeuvre. Il s’agit d’un livre témoignage sur la conversion au catholicisme d’un Irakien musulman. C’est bien sûr un livre clandestin, à faire passer sous les manteaux, à lire à la lampe torche, à lire pendant qu’il est encore temps, pendant que le loup n’y est pas. Depuis sa conversion, Joseph Fadelle est sous le coup d’une fatwa, c'est-à-dire en sursis, et c’est la rançon de la raison. Car s’il s’est converti c’est qu’il a accepté de lire, d’user de son intelligence. Son livre est une véritable bombe de vérité pour le monde musulman, et un réveil tonique pour la chrétienté.

La religion du livre non luTout commence lorsque Joseph Fadelle, qui s’appelle encore Mohamed au début de son livre, se retrouve à partager sa cellule au service militaire avec un Chrétien. Joseph Fadelle nous expose sans fard quelle était sa position en Irak et sa façon de voir d’alors. Il se décrit pour mieux peindre la culture, la société dont il est issu et qui l’a façonné. Il est d’un milieu aristocratique, en ligne directe de l’Imam Moussa al-Kazemi, descendant d’Ali, jeune cousin et gendre du prophète. Comme il est le fils aîné du clan, il est voué à un brillant avenir dans la société musulmane, même écrasée sous la férule de Saddam Hussein comme elle l’était à l’époque. Faute d’avoir encore obtenu une dérogation, il va au service militaire et apprend à connaître le Chrétien Massoud. Ses préjugés se lèvent rapidement : non les Chrétiens ne sentent pas mauvais, non les Chrétiens n’adorent pas trois dieux, non ce ne sont pas des gens bizarres… Il va oser parler avec le Chrétien. Avançant sa fierté de majoritaire, il pose des questions d’inculte. L’attitude extrêmement sage du Dhimmi, pétri de la prudence du persécuté, est impressionnante. Il refuse d’abord de lui prêter une Bible. Il lui demande juste de lire le Coran. Il reste très en retrait. Il ne rentre pas dans le jeu de l’inter-comparaison, de la concurrence entre les religions. Il ne lui parle pas de la Chrétienté, de ses origines, des mystères de sa religion, de toute sa beauté, de la transcendance exceptionnelle qu’elle représente. Non. Il se borne à lui demander s’il a lu le Coran, mais pas seulement, récité et marmonné de façon compulsive, mais lu, avec son intelligence. Cela semble trop facile au Mohamed du début, qui se met dans la tête de pouvoir alors convertir son frère de chambrée. Le musulman se fixe le challenge de ramener son compagnon à la vraie foi, la foi musulmane, et s’enorgueillit à l’avance de ce que ce trophée peut lui ramener de gloire en sus de tout ce qu’il reçoit déjà comme héritier légitime. Sa fierté va pourtant être brisée par l’exercice de la lecture. Le challenge semblait facile et pourtant, c’est le début des doutes, et d’une réelle quête de Dieu de la part du futur Joseph Fadelle. Il lit. Il lit avec toute son intelligence et tombe dès la deuxième sourate sur des marques d’irrationnel et de violence. Tout particulièrement la place réservée aux femmes le choque et l’éloigne d’un coup de sa religion et de sa culture. C’est comme si l’Islam ne supportait pas l’épreuve de la raison. C’est à dire l’épreuve da la lecture. Sa religion, mais pas seulement, toute sa culture, tout le système qui maintient la société, s’effondre bloc par blocs. Tout ça ne tient debout qu’uniquement parce que l’Islam serait en fin de compte la religion du livre non lu. Foi et raisonCette première étape décisive dans le parcours de Joseph Fadelle est le symbole du débat auquel est confrontée la société mondialisée face à l’Islam : le rapport entre foi et raison. Notre Pape Benoît XVI l’a très tôt diagnostiqué. Ce n’est pas pour rien qu’il a axé son magistère sur la réconciliation entre les deux, la foi et la raison. La société post-humaniste, jouisseuse et mercantile et le fanatisme du Jacques a dit a dit se rencontrent et collaborent à la même œuvre : faire abdiquer l’intelligence à l’homme. Et le Pape a l’ambition d’y répondre. Les débuts de son pontificat ont été marqués par la très médiatique controverse de Ratisbonne. Dans un commentaire d’un dialogue historique du XIVème siècle sur les trois lois (ancien testament, nouveau testament et Coran), il précise « Pour la doctrine musulmane, en revanche, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n’est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle du raisonnable. » A l’opposé, pour les Chrétiens, Dieu ne peut être irrationnel. Saint Jean avait en son temps levé toute ambiguïté en réécrivant la Genèse de façon très claire : au commencement était le verbe (2). C'est-à-dire la raison autant que la parole. Dans une conférence à la Sorbonne en 2000, sur le thème « vérité du Christianisme ? », le cardinal Joseph Ratzinger avait osé affirmer « Dans le Christianisme, la rationalité est devenue religion et non plus son adversaire », plus loin il qualifie l’expansion du christianisme comme « la victoire de l’intelligence sur le monde des religions ». Un peu plus et il aurait avoué adorer l’être suprême, mais il faut dire qu’il voulait amadouer ce public d’universitaires français de la Sorbonne, si attachés à leur petite révolution permanente. Il faudrait lire tout Ratzinger pour comprendre sa pensée et comprendre davantage le monde dont on est issu. Ce qui est tout de suite accessible en revanche, c’est le lien avec l’expérience de Joseph Fadelle. L’histoire du converti autour de la lecture, nous montre par l’exemple que l’axe du magistère de notre pape est le juste. Intuitivement, Joseph Fadelle a su que si ce qu’on lui ordonnait n’était pas rationnel, cela ne pouvait venir de Dieu. Il s’est donc dépouillé de son Islam au fur et à mesure de la lecture, jusqu’à préférer se passer de religion que de croire en un Dieu irrationnel. Et ce n’est qu’en allant plus loin dans la foi qu’il a rencontré le Christianisme. L’expérience de Joseph Fadelle se poursuit. Car pour mériter une fatwa, il faut aller plus loin, il faut oser devenir Chrétien. L’amour n’est pas irrationnel Dieu n’est pas irrationnel et pourtant, il fait des miracles. Cela pourrait être l’amorce d’une thèse détonante, mais c’est l’illustration de l’histoire de Mohamed et sa femme. L’homme voit en songe quelqu’un qui lui tend la main et lui parle de pain de vie alors qu’il n’a pas encore ouvert l’évangile. Sa femme, elle aussi, est avertie en songe de sa future conversion. C’est l’espérance et l’amour du Christ qu’ils ressentent, qui vont les faire cheminer. La raison seule a fait abandonner l’Islam à Joseph Fadelle, et c’est l’alliance de cette raison avec l’Espérance qui le fait entrer en Chrétienté. Joseph Fadelle nous décrit le parcours du combattant qu’il a à faire dans son pays pour accéder à l’enseignement des choses de la foi catholique et aux sacrements. Il s’acharne avec une volonté exemplaire. Il comprend vite qu’être chrétien en monde musulman, c’est être persécuté, il va bientôt apprendre que le devenir, c’est mourir et faire risquer la mort à ceux qui l’entourent. A la lecture de ce témoignage, on reste abasourdi un moment par la force du héros, sa détermination, sa volonté sans faille, sans faiblesse, sans découragement, sa liberté invincible d’individu. Sa foi doit être au moins aussi grosse qu’une graine de sénevé car, plus que de déplacer les montagnes, il défie la société musulmane. Il perd tout, d’un coup, va être renié de ses proches, jeté dans les geôles de Saddam, il va entendre les balles de ses frères siffler autour de lui, et devoir fuir son pays, puis carrément le Proche Orient. Des miracles, le livre en témoigne. Il y a les songes qui rappellent que la foi ne peut-être qu’un don de Dieu. Il y a surtout cette balle de fusil coincée dans le mollet et qui disparaît laissant incrédule les médecins entourant la jambe à ce moment là. Dieu fait des miracles et pourtant, il n’est pas irrationnel. Le livre de Joseph Fadelle nous susurre : l’amour ne l’est pas.
Sur le modèle de MassoudC’est toujours étonnant de constater que les choses sont aussi caricaturales qu’on le craignait. On pensait un peu de mal de l’Islam bien sûr, mais en s’efforçant d’y trouver certaines vertus, certains enseignements, notamment autour de la soumission à Dieu et de la prière. Et puis voilà, vue de l’intérieur, cette religion présente bien tous les aspects caricaturaux qu’on lui connaît : refus de la raison, violence, mépris des femmes. Cet aspect du livre, bien que déprimant, permet aux Chrétiens de recouvrer une certaine fierté de leur religion, une conviction d’être du côté de la vérité. Ce témoignage, cette conversion a l’effet d’un coup de fouet tonique infligé au monde Chrétien habitué à faire du dialogue inter religieux avant de réciter son credo. Il ne s’agit bien sûr pas d’évangéliser les masses en abusant de la dialectique et de tous les artifices des discours, de rentrer dans la compétition des prosélytismes. On n’est pas en politique, on ne cherche pas à gagner des voix, mais la vérité. Les chrétiens sont appelés à imiter Massoud, le codétenu de Joseph Fadelle. Comme le précise Saint Josémaria, fondateur de l’Opus Dei, les Chrétiens sont appelés à un apostolat d’amitié (3). C’est parce que je t’aime bien et que je te connais un peu que je vais te parler du Christ. Par l’exemple et l’amitié, il s’agit de faire comprendre que chaque homme est l’élu, digne de lire, de chercher la vérité, de vouloir la connaître. N’ayez pas peur de lire, y compris le Coran, n’ayez pas peur de lire ! Ce pourrait être le slogan issu de ce témoignage. Imaginons qu’il suffise de distribuer des Coran (s) comme des petits pains, de les multiplier, de les faire lire, de raconter l’histoire du prophète Mahomet, pour que le monde cesse d’être sous l’emprise d’une fascination, du fanatisme et se remette à chercher Dieu… Seize ans plus tard, après avoir fui son pays, après avoir fui la Jordanie aussi, Joseph Fadelle, baptisé, vit en France. Il est encore vivant et pleure sur les siens toujours prisonniers du système de pensée musulman, il pleure sur ce grand gâchis d’hommes libres. La France est pour lui un « pays chrétien où l’on peut aller à la messe sans risquer pour sa vie. » Cela fait sourire car nous avons tellement anticipé la nostalgie de notre patrie, anticipé la chute, qu’on en oublie ce qui existe encore chez nous. Il entend du grégorien et croyant entendre du Français s’exclame : le Français est la langue de Dieu ! Il a raison, c’est quasiment ça… Maximilien Friche(1) Le prix à payer – Joseph Fadelle – Edition de l’Oeuvre - ISBN : 978-2-35631-060-6 (2) Evangile selon Saint Jean – 1 –1 (3) Sillon – n 191 – Saint Josémaria Escriva – Editions du Laurier – ISBN : 978-2-86495-075-2
Toutes les réactions (12)
1. 15/12/2010 11:37 - Greg môk
Merci.
2. 15/12/2010 11:39 - HP
Article très intéressant, je vais lire le livre.
3. 15/12/2010 14:16 - Petit corps
Très bel article effectivement. Je pense me procurer aussi ce livre, en espérant tout de même qu'il ne sera pas trop mielleux.
4. 15/12/2010 15:11 - Lucie
Enfin le Ring parle de Joseph Fadelle et de son témoignage " Le prix à payer".
Lisez- le , vous ne serez pas déçus.
"Ce témoignage, cette conversion a l’effet d’un coup de fouet tonique infligé au monde Chrétien habitué à faire du dialogue inter religieux avant de réciter son credo. "
C'est exactement cela. Merci Maximilien Friche.
5. 15/12/2010 20:19 - ÉP
Quelle histoire ! Puisse le Christ protéger Mohamed-Joseph ! Je m'étonne toutefois de l'interprétation strictement « rationaliste » qu'en donne Maximilien Friche : la « raison seule » aurait « fait abandonner l’Islam à Joseph Fadelle » ? Pourtant, une autre lecture du « songe » eût pu plaider pour la grâce ! Et que dire du «pour les Chrétiens, Dieu ne peut être irrationnel » ? C'est pour le moins problématique. Un lecteur de Kierkegaard (je pense à « Crainte et tremblement » par exemple) s'étonnerait à bon droit, non ? Sans parler des « marques d’irrationnel et de violence » qui ne sont certes pas l'apanage du Coran... Augustin comme Origène en leur temps, comme tant d'autres génies chrétiens après eux, n'auront guère caché cette violence qu'on ne saurait voir !
6. 15/12/2010 21:58 - poussin.
Détendez vous... Satan expulse Satan... L'islam va droit dans le mur...
7. 15/12/2010 23:18 - Gaël
Joseph Fadelle prie pour que son pays (re)trouve la raison, nous prions pour que le nôtre retrouve la foi. Baptisé dans l'un des pays les moins chrétiens d'Europe, laissant libre cours à toutes dérives identitaires, il a bien mal choisi son exil, enfin. "on en oublie ce qui existe encore chez nous", cela veut-il dire que l'on doit s'en réjouir et s'en contenter? "La fille aînée de l'Eglise, ça vous dit? Ainsi soit-il.
8. 16/12/2010 12:14 - Nach Mavidou
J'avais entendu parler de ce livre et c'est une bonne piqûre de rappel pour le lire. Je suis accompagnateur dans des équipes de catéchuménat, j'ai ainsi été aux côtés de plusieurs personnes issues de l'Islam qui demandaient le baptême. Et je peux donc dire combien c'est délicat déjà en France, pour ces gens la conversion entraîne de lourdes ruptures avec la famille et les relations par amour de la Vérité. Plus une prise de risque certaine, comme un danger dont on se dit qu'on en est protégé en restant ici... mais qui sait ce qui peut se passer ?
Ceci dit l'Islam n'a pas que le Coran comme source unique, il y a aussi les hadiths.
9. 20/12/2010 12:35 - Alcantara
"Ceci dit l'Islam n'a pas que le Coran comme source unique, il y a aussi les hadiths."
Vous oubliez la Sûna, biographie officielle et reconnue universellement par tous les musulmans.
Ainsi, l'autorité spirituelle en Islam vient de la Sunna (Tradition Sainte) qui est composée de 3 éléments, d'égale influence sur le droit musulman : le Coran, les hadiths sahih ( reconnus comme étant authentiques), et la Sirâ (biographie officielle de Mohamed).
Je suis d'accord avec Poussin : le meilleur ennemi de l'Islam c'est l'Islam lui-même !
Il suffirait que les occidentaux apprennent les bases et le contenu de la foi et du droit islamique pour que l'Islam s'effondre progressivement. Mais le problème c'est que les occidentaux et leurs musulmans eux-mêmes sont ignorants des dogmes de cette Religion, soit disant d'amour, de tolérance et de paix, la fameuse RATP ...
Toute personne qui a étudié sérieusement l'Islam, sait bien qu'il n'est tolérant et pacifique que dans deux cas :
- en situation d'infériorité militaire ou numérique comme actuellement en France.
- ou après avoir imposé sa force et sa loi à la majorité, et avoir cantonné les non musulmans dans une minorité inoffensive de dhimmis...
Il n'y a pas d'Islam modéré mais seulement une pratique modéré de l'Islam...
10. 20/12/2010 12:43 - Alcantara

Pardon pour l'erreur au début de mon message . C'est bien la Sîra qui est la biographie officielle de Mohamed et non la Sunna qui est la Tradition Sainte comprenant le Coran, les hadiths et la Sîra...
Il suffit d'ailleurs de lire ces deux sources de la Sunna, les hadiths et la Sîra, pour être à jamais écœuré de l'exemple spirituel du prophète de l'Islam, qui reste cependant un grand homme de l'Histoire, du fait de son génie politique, législatif et religieux, à resituer dans le contexte de son
époque...
11. 20/12/2010 15:08 - Sébastien
"Les fondateurs de sectes ont procédé de manière inverse. C'est le cas évidemment de Mahomet qui a séduit les peuples par des promesses de voluptés charnelles au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair. Lâchant la bride à la volupté, il a donné des commandements conformes à ses promesses, auxquels les hommes charnels peuvent obéir facilement. En fait de vérités, il n'en a avancé que de faciles à saisir par n'importe quel esprit médiocrement ouvert. Par contre, il a entremêlé les vérités de son enseignement de beaucoup de fables et de doctrines des plus fausses. Il n'a pas apporté de preuves surnaturelles, les seules à témoigner comme il convient en faveur de l'inspiration divine, quand une oeuvre visible qui ne peut être que l'oeuvre de Dieu prouve que le docteur de vérité est invisiblement inspiré. Il a prétendu au contraire qu'il était envoyé dans la puissance des armes, preuves qui ne font point défaut aux brigands et aux tyrans. D'ailleurs, ceux qui dès le début crurent en lui ne furent point des sages instruits des sciences divines et humaines, mais des hommes sauvages, habitants des déserts, complètement ignorants de toute science de Dieu, dont le grand nombre l'aida, par la violence des armes, à imposer sa loi à d'autres peuples. Aucune prophétie divine ne témoigne en sa faveur; bien au contraire il déforme les enseignements de l'Ancien et du Nouveau Testament par des récits légendaires, comme c'est évident pour qui étudie sa loi. Aussi bien, par une mesure pleine d'astuces, il interdit à ses disciples de lire les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament qui pourraient le convaincre de fausseté. C'est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère."
(St Thomas d'Aquin, Somme contre les gentils, livre 1, chapitre 6)
Mahomet est un génie de l'imposture, s'il faut en croire le docteur angélique. Ceux qui croient en lui croient à la légère...
12. 29/08/2011 12:17 - alex
@Sebastien: dans la Somme contre les gentils, Thomas d'Aquin ne s'en prend pas qu'aux musulmans, mais aux juifs et à peu près à tout ce qui n'est pas chrétien dans le monde qu'il connait. Hors l'Eglise point de salut ? Ouais bof désolé j'y crois pas trop... D'ailleurs les missionnaires, que ce soit dans le monde musulman ou ailleurs, n'ont pas converti grand monde...
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Dernière réaction Merci.  15/12/2010 11:37 Greg môk
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