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La battle : "L’Europe est morte"

SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Guy Millière - le 19/05/2010 - 22 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B




Navré de vous l’apprendre de manière un peu brutale, mais je pense qu’il est inutile de dissimuler la vérité : l’Europe est morte. Disant cela, je ne veux pas dire que les structures de l’Union vont se dissoudre : non, on sauvera les apparences, il y aura toujours des réunions à Bruxelles, un Parlement à Strasbourg, une Commission, un Président. Tout restera en place. Je ne veux pas dire non plus que les pays d’Europe vont cesser d’exister et leurs populations disparaître, non.

Je veux dire qu’un point de non retour se trouve atteint, et que le déclin enclenché depuis longtemps est désormais, sans doute, irréversible. Le futur du monde se jouera ailleurs : c’est déjà le cas. Ce le sera plus encore dans les années à venir.

La crise que vient de connaître la zone euro va sans aucun doute se poursuivre. L’euro, en toute logique devrait s’affaiblir et se déprécier encore. Emprunter de l’argent sur les marchés va coûter de plus en plus cher à tous les gouvernements d’Europe,  même ceux extérieurs à la zone euro, car il sera de plus en plus risqué de leur prêter de l’argent. Même les pays qui semblent les plus sains sont enchaînés aux cercles vicieux mis en place dans l’Union au fil des ans, et ne peuvent en sortir : l’Allemagne, ainsi, exporte très largement vers les autres pays d’Europe et ne peut dissocier son sort d’eux, et le vieillissement lui fait perdre des centaines de milliers d’habitants par an.

La Grèce, ce doit être dit, ne pourra jamais rembourser un centime de l’argent qui lui est prêté : le régime strict qui lui est imposé est la recette assurée de la dépression chronique, et l’exclure de la zone euro n’aurait pas changé grand chose, car le Portugal et l’Espagne sont dans une situation proche. Les mesures décidées par les gouvernements portugais et espagnol sont elles aussi des recettes de dépression chronique, et ces pays eux-mêmes ne rembourseront probablement jamais leurs dettes. L’Italie, la France, ou, hors de la zone euro, le Royaume-Uni sont dans des situations qu’on ne peut considérer comme très éloignées de celles existant au Portugal et en Espagne.  

L’argent avancé pour tenter d’éteindre l’incendie ne fera qu’entretenir l’incendie : prétendre remédier à une situation de surendettement en empruntant davantage d’argent et en s’endettant davantage encore, par centaines de milliards, relève de l’action désespérée de court terme et ferait sourire si ce n’était tragique. Un particulier qui, à sa propre échelle, se conduirait ainsi se verrait refuser le moindre argent supplémentaire et se verrait placé sous une forme ou une autre de tutelle. Accuser les « spéculateurs » relève d’une stratégie du bouc émissaire et détournera peut-être l’attention des populations quelques instants, mais la responsabilité de la situation incombe aux dirigeants politiques, à la mise en place de systèmes d’Etat providence qui ont asphyxié les incitations à entreprendre et investir tout en démultipliant le nombre de ceux qui vivent d’assistances diverses ou d’emplois improductifs. Elle incombe à l’abandon de l’enseignement à des gens qui forment davantage d’inadaptés sociaux que de vecteurs de capital intellectuel.

Le seul espoir de redressement passerait, non par l’explosion de la zone euro dont certains parlent, mais par un retour  dans les principaux pays européens à une croissance forte (supérieure à 3%), mais ce retour est quasiment impossible : la croissance impliquerait des gains de productivité et de compétitivité, donc des baisses d’impôt et de charges, et des déréglementations, ce qu’aucun gouvernement d’Europe ne se propose de faire et ne peut faire, car cela impliquerait le passage par une période de déficits accrus, sans même la certitude de réussir, tant tous les mécanismes à même de permettre un redémarrage sont grippés et détériorés. Si, pure hypothèse, les financiers envisageaient d’accepter ces déficits, ils reculeraient aussitôt en songeant à tous les paramètres impliqués et au fait qu’ils seraient sur des terrains très instables. Un  gouvernement technocratique de l’Union ne pourrait pas faire mieux que les gouvernements de chaque pays, et serait, de surcroît, refusé par les populations, qui considèrent d’ores et déjà que la démocratie est largement confisquée en Europe.

Quand l’endettement d’un gouvernement quel qu’il soit approche ou dépasse les cent pour cent du PIB, des blocages graves se mettent en place. Le simple paiement des intérêts de la dette est si lourd que diminuer les dépenses du gouvernement devient une mission presque impossible. Augmenter les dépenses est également impossible puisque la limite à la possibilité de dépenser l’argent qu’on n’a pas se trouve atteinte. Baisser impôts et charges et déréglementer étant inenvisageable, il en résulte une forme de paralysie. On évoque en France le spectre de la « rigueur » : un mot qui économiquement ne veut rien dire. Il vaudrait mieux parler de rigidité, comme dans « rigidité cadavérique ». Et c’est ce genre de rigidité qui plane, à divers degrés et sur divers modes, sur l’Europe entière.

L’euro va s’affaiblir et se déprécier, disais-je : ce sera une forme de dévaluation d’ensemble. La croissance pourra sembler repartir ici ou là, dopée artificiellement par la dévaluation, mais elle sera très faible, bien plus faible que dans le reste du monde, car la dévaluation fait monter les prix de tout ce qui est importé. Le chômage partout restera élevé. Le nombre de gens vivant au seuil de pauvreté va s’accroître. La dénatalité et le vieillissement des populations vont se poursuivre. Le capital humain et intellectuel subsistant continuera à partir. Des gens qui n’ont à offrir que la force de leurs bras se feront plus nombreux dans un contexte où ce n’est pas sur la force musculaire mais sur le cerveau que repose le dynamisme économique. La violence et les trafics divers ne pourront que s’accroître. Et j’ai laissé ici délibérément de côté d’autres facteurs, tels l’islamisation de diverses sociétés européennes, ou l’absence de défense européenne qui implique certaines postures diplomatiques.

La mort d’une civilisation n’est pas un événement brutal et monolithique : elle se fait d’une cumulation de signes, de lézardes, de fractures. Nous sommes dans une mort de civilisation. Les discours des hommes politiques ne pourront pas se faire porteur de la vérité, bien sûr : si l’un d’entre eux oserait dire qu’il gère un déclin vraisemblablement irrémédiable, un autre viendrait tenir des propos rassurants et raflerait la mise. Les mécontentements, les frustrations, vont s’accentuer. Les discours intellectuels vont habiller tout cela avec des mots comme seuls savent en inventer les intellectuels.

J’ai expliqué tout cela de manière très détaillée dans mon dernier livre, La septième dimension.  Je savais, au moment de la publication que j’avais peu de chance de voir le diagnostic que j’établissais concernant l’Europe se trouver entendu. Je savais aussi que l’explication que je donne du devenir du monde serait peu comprise sur ce continent : les civilisations qui meurent sont, en général, la proie d’une incapacité de comprendre encore le devenir du monde.

Ceux qui lisant ces lignes désespèreraient doivent ne pas l’oublier : il y a un futur. Il se joue ailleurs, notais-je au début de cet article. S’il est trop tard pour l’Europe, il n’est pas trop tard pour ceux qui entendent regarder un peu plus loin. Et se placer sur un horizon planétaire.

Guy Millière

Article publié préalablement sur drzz.info



Toutes les réactions (22)

1. 19/05/2010 04:40 - Diesel

DieselCe qu'il y a de bien avec Guy Millière, à part qu'il soit un intellectuel dissident ET passionnant, c'est que tu sais que tu vas devoir recharger la pharmacie en dopamine dès le lendemain. Une question, c'est vraiment foutu visiblement donc : je le prends tout de suite mon billet pour Obama World ?

2. 19/05/2010 09:27 - Tza

TzaObama World ?
Nous assistons à une crise du néo-libéralisme et Monsieur veut se jeter dans la gueule du loup.
Ce qu'il faut pour sauver l'occident c'est revenir à des fondamentaux sain c'est à dire re-règlementer et non dérèglementer plus.
J'ai pris loué un charter pour toi et tes amis, partez vite !

3. 19/05/2010 10:40 - MotaOne

MotaOneTout va bien donc ! Ce n'est pas tant la disparition de notre civilisation qui doit inquiéter, mais l'absence d'une nouvelle promesse. L'homme est un pont et doit regarder loin devant.
Vite, que tout s'effondre...

4. 19/05/2010 11:28 - Prince Mdivani

Prince MdivaniL'Europe est morte, certes. Mr Millière, vous prêchez des convaincus, des lecteurs amis. Je souhaite que votre texte soit lu et compris par le plus grand nombre, traduit en anglais.

Je fais une parenthèse sur les USA.

Ma crainte, et je ne suis pas le seul bien entendu, augmente en voyant les mécanismes politiques et culturels de dissolution des USA, "as we knew it", s'intensifier.
Ne devrait-on pas craindre une transformation des USA en U.E de l'ouest?
J'aime profondément ce pays que sont les USA mais je crains pour lui autant que pour moi et quelques millions d'autres, car à traverser l'océan pour refaire un monde je voudrais gagner plus que quelques maigres années de répit et je souhaiterais risquer de tout perdre plutôt que de retomber dans la farce de ce que nous connaissons ici.

Notre futur risque fort de ressembler aux dernières années d'une vieille fille russe ayant connu le soviétiforme sous tous ses aspects, se mourant, dans le souvenir et la répétition d'un monde perdu et travesti, dans une chambre de bonne parisienne.

On en reparlera.

We 're europeans. We are the lot lezards of the West.



5. 19/05/2010 13:07 - Arnaud

Arnaud@ Prince:

"Ne devrait-on pas craindre une transformation des USA en U.E de l'ouest? " Question intéressante et je me permets de vous répondre en attendant l'éventuelle intervention de Guy Millière sur ce point.

Gardons tout d'abord à l'esprit que le fédéralisme, aux Etats-Unis, et contrairement à l'Europe, est la véritable clé de voute du système politique et que, même si le bédouin africain mahommetan qui occupe actuellement la Maison Blanche, semble résolu à faire tout ce qu'il peut pour centraliser au maximum les processus décisionnels, il n'en demeure pas moins que la Constitution, "Livre" de la cité on ne peut plus sacré, servant tout à la fois de garde-fou, d'épée et de bouclier, saura parfaitement assumer ses fonctions pour empêcher toute dérive européanistes.

Ensuite, il est acquis que la présidence d'Obama, en ce qu'elle ne suscite que désapprobations, exacerbation des tensions communautaristes et politique budgétaire et financière outrageusement inepte, est en tout point similaire à celle de Carter. Partant, la réaction sera inévitablement violente et j'aperçois déjà nos chères bimbos-télé-journalistes frankistanaises en pleurs, constatant avec le ressentiment qui est le leur la victoire éclatante des Républicains au soir de la proclamation des résultats de l'élection de 2012.

Enfin, les Nigel Farrage made in U.S.A sont légions et je ne vois vraiment pas de raisons de s'inquiéter d'une éventuelles dérive ou d'une dissolution des Etats-Unis dans un trou noir labellisé "Union Européenne". No worries baby...

En revanche, là où il est à mon sens permis et même fortement recommandé de s'inquiéter, c'est sur le problème soulevé par ces nouveaux convertis yankees à l'islam. L'attentat manqué de Times Square augure d'un chaos en perpétuel gestation. Nous n'en sommes, ainsi, qu'aux prolégomènes d'une vaste éruption et la suite risque d'être bien plus sanglante sur le continent nord-américain qu'en Europe puisque les peuples européens, contrairement à leurs lointains cousins, n'auront pas manifesté leur volonté de résister aux exigences des bédouins de les voir endosser l'apparat statutaire (et donc salutaire?) du dhimmi.

6. 19/05/2010 13:45 - Yannick

YannickJe suis assez d'accord avec Arnaud concernant la situation aux Etats-Unis. Les Américains ont les réflexes intellectuels suffisants pour en finir rapidement avec l'obamisme.

Les élections de novembre seront d'ailleurs à suivre de très près.

7. 19/05/2010 13:47 - Prince Mdivani

Prince Mdivani@ Arnaud

No worries... Je n'en suis pas si sûr, malheureusement. Le fédéralisme, la méfiance perpétuelle envers D.C, les courageux mavericks et la Constitution peuvent tout aussi imploser, se déliter, devenir des agents de la séparation, de la destruction. En bref, à un certain point, ces "systèmes de défense" pourraient accélérer le processus en tentant de le contrer.

On peut dresser tous les comparatifs entre Carter et Obama, ou l'inverse, mais gardons à l'esprit qu'il est affaire de contexte et d'homme dans l'histoire. N'oublions qu'un même président peut mener deux politiques différentes sur deux mandats.

Ensuite, je ne parle pas de "dissolution" au sens politique. Je ne crains pas tant une dissolution politique ( contre-nature) qu'une dissolution chimique, à proprement parler. Je n'ai pas été précis. Mon but était de pointer ce qui est à mon sens une régression: le retour vers la souche moléculaire d'une Europe infectée par son propre sang. En gros, un rapprochement, dans la moiteur, des USA génétiquement modifiés et de l'Europe sous dialyses.

Pour l'islam, je ne partage pas votre analyse, même si je comprends le tableau que vous dressez pour le futur. Proche? Les USA pourraient connaître des actes de violence tels que vous décrivez et pour les raisons que vous exposez? Certainement.
Pourtant le refus de la dimmihtude n'est pas encore au programme, sauf dans les County jails, j'en conviens.

L'islam, en mon sens, joue et continuera à jouer une importance croissante aux USA non en tant que vecteur d'une Amérique du Nord heureuse dar-el-yankee, mais comme porteur de la division sur ce continent, pour en hâter, au moment décidé, l'effondrement.

8. 19/05/2010 14:37 - baliste

baliste
"Sortir de l’euro, monnaie de l’escroquerie technocratique de l’Europe génocidée ! "

http://bernard-antony.blogspot.com/2010/05/bernard-antony-president-de-linstitut.html

"Toutes les affirmations des promoteurs de l’euro pleins de suffisance sont chaque jour démenties et chaque jour violés par eux leurs principes fondateurs de la monnaie unique. Même les plus imbéciles des eurocrédules des traités de Maastricht et de Lisbonne finissent par s’apercevoir que l’euro n’est plus qu’une monnaie inique manipulée par les faux-monnayeurs de l’utopie mondialiste."

9. 19/05/2010 16:59 - Arnaud

Arnaud@ Prince,

1) Sur la Constitution: c'est un texte sacré, au sens littéral du terme. Je peux naturellement me tromper, mais connaissant la "déférence" (épithète employé à dessein pour ne pas verser dans l'extrapolation sentimentale outrancière) des hommes de loi américains- toutes tendances confondues d'ailleurs- pour ce texte ô combien extraordinaire, il m'apparait bien incongru le scénario dont vous faites état.

2) Sur le contexte et les hommes (Carter/Obama): deux collabos puissamment pro-palestiniens, biberonés comme de grosses outres aux radieux idéaux rousseauistes à deux balles tellement en vogue sur les campus de la Ivy League; idolâtres aveugles de J.M Keynes et qui de surcroit, comme si cela ne pouvait suffire, surnagent (façon Bill Clinton) dans leurs costumes d'éléphants que seuls quelques sumotoris trop complaisants pourraient remplir. Ce qui n'augure rien de bon du tout, croyez-moi !

3) Sur la dissolution: no entiendo nada Gringo !

4) Sur votre dernière observation, je ne vois pas de désaccord majeur. Preuve que vous voulez vraiment polémiquer ! ;-)

Pour terminer (parce que ensuite, j'ai un oeuf à casser et des couches à acheter !) je rajouterai juste un truc: Le Second Amendement ! Oh my God! What the fuck is that? C'est un rempart. Une barrière indispensable et idéale à la volonté des bédouins d'assujettir les masses occidentales. Les Etats-Unis ont constitutionnalisé le port d'armes dés leur acte de naissance. Les européens ont aboli le duel à l'aune des Lumières....Simple coïncidence?



10. 19/05/2010 17:37 - Prince Mdivani

Prince Mdivani@ Arnaud

Je partage votre analyse. Il est vrai que j'aime polémiquer. Je ne cherche pourtant pas la petite bête. J'essaie simplement de hiérarchiser les dangers que nous pointons et que Mr Millière expose avec beaucoup plus de sérieux. Mais cela, cher Arnaud, je sais que vous l'avez pressenti.


1) You're preaching the choir.
Je crains, peut-être naïvement, que, tôt ou tard, elle ne soit modifiée par nos chers étudiants injectés dans le pouvoir central et tentaculaire qui se répand. Tous les posters "Yes we can" que l'on retrouve dans les dorms (pour les plus chanceux) parlent une nouvelle langue. Toujours la même, sans cesse renouvelée, le progressisme. Je prends cette menace au sérieux.

2)D'accord avec vous. Sauf pour Rousseau et la Ivy League. ;)

3)En un mot: manifest destiny.

4)Je le crains.

11. 20/05/2010 04:06 - Clark Gabeul

Clark GabeulL'Europe est morte parce qu'elle n'a jamais été. Elle n'a pas de langue, ni de constitution, ni de gouvernement... et se prétend fédérale. Ce qui fédère elle chie dessus. Comme sur l'Histoire. Comme les français sur le jacobinisme, tous, unanimes. Ce qui fait de l'anti jacobin un rebellocrate qui s'ignore.
En Suisse comme au Canada plus qu'en Allemagne, ses militants mettent le fédéralisme en question. Chaque système a ses écueils dont la corruption et ses qualités utopiques et pragmatiques. (on renverra les imbéciles au dico pour une définition de l'utopie qui n'est certes pas comme le prétend l'idiot contemporain "ce qui n'est pas réalisable".)
L'incapacité de l'Europe est celle des hommes, pardon des sursinges, pour parler en mode MGD; des hommes comme Barroso, des femmes comme Merkel etc.
Tuyau percé encore : le chômage n'a jamais été résorbé, il augmente, ainsi que la dette... la dette... pfff faudra sortir un jour de l'idéologie de marché des technocrates... et des banques faut le dire.
Le passage a l'euro était la marque d'une inflation (augmentation des prix) en même temps qu'une dévaluation (du Franc, devenu cent ou centime). Les économistes se foutent du monde.
Kerviel et cie ne sont pas des boucs émissaires mais des symptômes; faut quand même avoir à l'esprit qu'ajouter du virtuel (spéculation pure) sur une abstraction (la monnaie) n'est pas fait pour rendre au réel économique sa concrétude; se défaire du tangible c'est à coup sûr se tirer une balle dans le pied.
La souffrance est de retour? C'est tangible. Inutile de se faire touriste mondialiste pour tenter d'y échapper.
L'Inde et la Chine nous pissent à la raie, c'est tout.

12. 20/05/2010 17:30 - Marlon Bronco

Marlon BroncoComme le disait Jack Attali, il faudrait simplement, qu'au même titre que les USA, l'Europe émette des bons du Trésor et puisse emprunter au nom de l'Europe, et non pas individuellement par pays. Il faut une politique budgétaire commune. Le pb est que ca fédéraliserait les états européens et que tout le monde n'est pas d'accord pour devenir les USE.
Tjrs le cul entre 2 chaises...à un moment il faudra choisir si on veut aller + loin.

13. 20/05/2010 17:33 - Chong li Abdul

Chong li AbdulEt oui, le futur est à l'Est mon pote. Va falloir changer d'alphabet les gars, tout reprendre depuis le début.
Bon courage.

14. 20/05/2010 19:27 - Greg môk

Greg môk"l'Europe est morte parce qu'elle n'a jamais été"

Si elle n'a jamais été, c'est, peut-être, parce qu'elle n'est pas encore née, non ?

Quant au "futur est à l'Est", oui, probablement, mais, c'est comme le déclin des USA que j'entends depuis que je suis venu sur Terre, alors, l'expérience m'apprend que les prophètes se trompent souvent aussi, même s'il leur arrive qu'ils voient juste, de temps à autre.

15. 21/05/2010 03:32 - Clark Gabeul

Clark Gabeul@ Marlon: Ronrrrron rrronronron (je ronfle pas je ronronne)

@ Chong: Mia miaou!

@Greg: Sauf que drapeau + hymne + traité con... consti...pé oui mais constitu... constitutio... raaaah j'y arrive pas!
Europe mort-née quoi.

16. 21/05/2010 10:34 - MotaOne

MotaOneOuaip, Europe mal née. US certes mal engagés mais toujours debout (et ils s'en sortiront toujours).
Au moins aujourd'hui, on tente de ne plus se voiler la face... mais c'est pas gagné, hein ?
Civilisation européo-chrétienne ? Trop beau mirage j'en ai peur (quel dommage, Charlemagne).
Le regard vers l'orient. Vers soi. Au delà de l'océan des atlantes.
On est beaucoup à se sentir seuls non ? Restons ensemble sur le ring.

17. 21/05/2010 10:40 - MotaOne

MotaOneJe crois en fait que la civilisation européenne n'est plus, car pas assez chrétienne.

18. 21/05/2010 15:49 - Chong li Abdul

Chong li Abdul@MotaOne
Tu as quand meme mis 6 min pour nous pondre ton dernier commentaire.
Je voudrais t'en remercier.

19. 21/05/2010 17:21 - Clark Gabeul

Clark Gabeul16 "seuls"-17 "pas chrétienne" cqfd
pas assez chrétienne et le reste, pas assez jacobine non plus (là ça va hurler), pas assez de racines donc pas de rameaux; à se prétendre chêne c'est le bambou qui triomphe en rhizomes.
Mêler nos solitudes? Mouais. Pour se tenir chaud peut-être. Peu de réussite en ce mariage contre nature m'est avis.

20. 23/05/2010 13:16 - duma2268

duma2268Et si l'Europe n'était pas malade de son endettement mais de sa démographie, de son esprit d'initiative, de sa volonté de conquête, bref de sa niaque ?
On pourrait remonter très haut -cf Zemmour et sa mélancolie-, mais si l'on s'en tient juste aux raisons de l'eurôt, protection et sécurité, quel discours de conquête ! Quel esprit de fonctionnaire (rappelons-nous Beregovoy, un des pires 1ers ministres), quelle ciblage de petites gens peureux !
Et dans cet suite, le discours dictatorial à la Aubry, un arriviste mal élevé que de la gueule comme Sarkozy, et des politiques incapable d'exemple (cf salaire de Tron), nous avons tous les ingrédients pour une dislocation rapide !

21. 23/05/2010 18:48 - blue velvet

blue velvetL'attaque de l'Euro a été décidé aux USA par 10 mecs autour d'une table les "hedges funds "présidés par G.Soros.Lequel Soros a soutenu avec quelques copains le candidat Obama.
http://www.performancebourse.com/actualites/george-soros-soros-fund-soutient-le-candidat-barack-obama,562.html
Qui est au pouvoir a Wasghinton?
La dette des USA est énorme.

la Chine qui rachéte les bonds du trésor Américain est au bord de l'implosion.
ui aura lieu aprés l'exposition de Shangai.


La Chine et les USA sont unis pour le pire.

Alors je commence a en avoir assez que l'on annonce la mort et la destruction de l'Europe.
La Gréce est le pays ou la civilisation est née.
Sans les Européens les USA n'existeraient pas.
Je crois qu'il est temps que nous arrêtions de nous enterrer vivants.
Ce n'est pas l'Amérique d'Obama qui nous sauvera.
L'Europe ferait bien de regarder du coté de la Russie.
C'est de la Russie que peut venir un espoir.
Cela tombe mal car d'habitude je suis toujours d'accord avec vos analyses géo-politiques.
Je refuse d'imaginer Versailles en ruine.

22. 23/05/2010 21:08 - blue velvet

blue velvethttp://www.jdf.com/taux-devises/2010/02/26/02009-20100226ARTJDF00003-les-poids-lourds-de-la-finance-font-plier-les-cours-de-leuro.php
Un diner qui revient cher.

Ring 2012
Guy Millière par Guy Millière

Philosophe, économiste. Ring Wall of fame.

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Ce qu'il y a de bien avec Guy Millière, à part qu'il soit un intellectuel dissident ET passionnant, c'est que tu sais que tu vas devoir recharger la pharmacie en dopamine dès le lendemain. Une...

Diesel19/05/2010 04:40 Diesel
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