Sur le Ring

CREATURES ]

Did you ever wonder about an aircrash cult ?

Premières notes du blog de David Kersan, aircrash cult

http://aircrashcult.wordpress.com/

Nous sommes désormais partie intégrante du code.

Grâce à quelques virtuoses, le blog a dépassé le désert de l'exploration narcissique pour devenir la nouvelle et fragile vertèbre de l'émotion industrielle. La victoire écrasante de l'intime a une nouvelle fois été le choix de la foule. Mais je constate aujourd'hui qu'une telle page peut aussi devenir, au milieu du temps et des milliards de lignes de code, une tentative de tracabilité de la ville que je suis en puissance. Dans l'axe de nos vertiges éléctriques, internet est devenu Design normatif et codant de nos sociétés, générant perpétuellement sa propre mise à jour donc mutant les caractéristiques même de son ADN, ouvrant cette nouvelle humanité à des flux que la vie, dîtes réelle, épuise dans son incommunicabilité naturelle.

Je commence cette page à une semaine exactement de mon départ d'Europe, à 7 jours du vol qui me fera entrer de plein fouet dans la cage thoracique américaine, à un mois de voir Lionel venir aussi par le ciel. Je n'ai pas encore la moindre idée du process qui générera ce blog - anarchique, discipliné - et seulement une vague idée du contenu.

Je sais juste que c'est ici que je vais glisser à votre doigt l'anneau flambant neuf qui succédera au Ring & son hall of fame, ici que je dévoilerai semaines après semaines la nouvelle créature que Lionel Pezzano, Maurice G. Dantec et moi-même présenterons au public au cours de l'année 2008.

Did you ever wonder about an aircrash cult ?

Encore aujourd'hui, certaines tribus vouent un culte unique aux aéronefs. Leurs membres restent parfois des heures entières les yeux rivés au ciel pour attendre le passage d'un avion, considéré comme l'apparition d'un Dieu, au gré du trafic aérien. Sa rareté le plaçant toujours plus haut dans la hiérarchie divine. Ils attendent tous le moment où ce Dieu d'acier tentera la trajectoire fatale, l'instant crucial du crash à ciel ouvert, l'instant où la tribu s'uniera dans la célébration du culte des crash aériens par le téléscopage du cockpit et du désert. L'aircrash cult, huit secondes de kérosène solitaire dévoré par le sable où tous les déserts du monde sont des 11 septembre, où toutes les villes du monde sont des Las vegas.

Mes billets sont encore sur la moquette, déposés sur La Route, de Cormac McCarthy. J'entrevois l'accès du Terminal.

J'entends déjà l'avion, son silence, ses centaines de tonnes glissant dans l'oxygène, comme un secret sur l'Atlantique.

I kiss the souls inside my heart

Prochain contact dans quelques semaines -

David Kersan, le 5  mars 2008



quitter l'hôtel
mars 23, 2008

Quitter l'hôtel est un délice toujours plus réel, raffinement vécu contre la foule qui à son tour glisse, hypnotique, vers son guichet.

La route du Terminal fut brêve et heureuse...
Ceinturée d'ether, Solitaire, Lost Highway.

Endroit parfait.

Je pense aux joies pures que ce pays m'a offert, aux chances inestimables depuis l'insondable disparition, aux âmes pour qui je brûle malgré l'Atlantique, malgré la route.

Je pense à ma mère, au bleu unique de son dernier regard, à Genève.
Ce bleu océanique est en moi pour toujours.

Je pense à S, furtivement imaginée dans son sommeil, à D me fixant pour toujours à la Contrescarpe. Je m'engouffre dans le Terminal, vibrant comme ce portable qui tremble encore sur ma cuisse. Je ne peux plus dire au revoir à personne. Des larmes neuves flottent sous mes yeux, je suis ainsi tout à fait allongé sur la plage.

Je pense même quelques secondes à la raclure habillée de sursis, à Paris, que je croiserai un jour malgré lui. Il traversera alors un tunnel de pure violence industrielle. Ces minutes satureront tout ce qu'il a pu imaginer de sa rencontre avec moi. Elles déstructureront directement son rapport à l'existence.

Je m'offre un cadeau ignoré de mon compte en banque, plus rare qu'un diamant rouge, ne plus dire au revoir à personne, me concentrer sur celui que je vais rencontrer, l'inconnu, ce typhon qui m'a rayé de la carte une soirée heureuse de juin 2007.
Voici la seconde page de ma vie.

Le vol fut sublime, la nuit et le jour mélangés. Vitesse de croisière 700 km/h à 10000 mètres au dessus du niveau de la mer.

Maurice Dantec et sa femme m'accueillent à l'aéroport. Déjà vu. Sensation de revivre une situation, mais cette fois-ci verrouillé sur un dragster. Je suis sur le sol du Nouveau Monde. Des flics de deux mètres en rayban ont l'air de porter un sourire éternel sur les nouveaux arrivants. Un sourire d'homme libre. Le mien est blanc comme le ciel. J'ai rencontré trop de parisiens, je ne les regardais plus, hormis quelques authentiques singularités ils se ressemblaient tous, cadres ou subversifs branchés, autant de promesses que d'heures perdues dans un cimetière qui ne brille que la nuit. J'observe le grand artifice Américain, j'intègre chaque information.

Maurice Dantec sourit, ouvre sa vitre et démarre son pick-up.

"Welcome to America, David"

Le vol fut sublime, la nuit et le jour mélangés.
Pour aller la retrouver. Quoi ?



pourquoi le château ?
Avril 5, 2008

1 heure du matin, heure américaine -

Maurice Dantec et moi parlons depuis bientôt deux heures du groupe sous toutes ses coutures, de l'arrivée (dimanche) de Charles-Antoine Menanteau et Lionel Pezzano au château.  Je décroche mon attention quelques secondes. Le ciel me semble singulièrement éclairé, le jour mélangé à la nuit. Je scrute la croix du Mont-Royal, nette et contrastée dans le ciel blancgris qui éclaire désormais toute la ville. Splendeur lumineuse des petits matins de Saint-Petersbourg en pleine nuit Nord Américaine.

J'ai longtemps contemplé d'Alain Bashung sur la platine. Ce titre s'étire sur toutes mes nuits depuis mon arrivée face à l'Atlantique.

Mon visage parisien a disparu. Au contact du Nouveau Monde, j'attrape au vol sa jeunesse, sa joyeuse barbarie et ressens les qualités d'une nation non achevée. N'a-t-elle pas encore eu le temps de s'avilir ? L'Amérique est-elle un nouvel universalisme ?

Aucun aéroport ne mène en Amérique puisqu'elle est LE Terminal ; the flight plan is inside.

Ne jamais mourir à Paris, trancher la tête de cette ville avant de l'investir. Ne pas sombrer dans ses simulacres. Vivre Paris dans l'attente d'un évènement est la meilleure façon de ne jamais y succomber. Aimer ces lumières, ses avenues, ses monuments, c'est à dire vivre avec et pour la nuit, sortir sans retour, ne jamais quitter cette nuit, vous séparer de l'idée que dans cette ville l'artifice peut rejoindre une forme vivante de vérité.

Tout être humain est un champ magnétique. Paris surpeuplé, saturation des champs magnétiques / des egos / ressentiments de tout ordre, champ magnétique contre champs magnétiques.  Ici plus un seul tremblement, le volt ne poursuit sa course que dans les guitares et les circuits éléctriques. Les rues ne sont chargées que d'asphalte, énergies avec énergies, les yeux se croisent, abandonnés ou captés par un flegme magnifique.

Parenthèse ouverte -

Je viens de créer la première prise de contact entre Éric Zemmour et Maurice Dantec. L'échange a duré quelques minutes. Il confirme une idée que j'ai derrière la tête depuis ma première rencontre avec Éric il y a quelques mois. Il pourrait y avoir une nouvelle "Cigale" comme en 2005 mais avec un face à face Dantec/Zemmour. La soirée Dantec à la Cigale fut un évènement marquant mais plus qu'éprouvant pour tout le monde. Maurice traversait une journée extrêmement difficile, tout fut sur le point d'être annulé une heure avant le début de la soirée. Mais dans un état presque critique, Maurice a tenu à honorer sa promesse, malgré l'astronomique épuisement qui le frappait.

Donc oui évidemment il y aura une seconde Cigale dont tous les grand-huit restent à dessiner.

Parenthèse fermée -

Maurice est en plongée fulgurante d'écriture sur son prochain roman. Je vois enfin l'animal littéraire véritablement en action. L'atmosphère du loft est indicible, séparée et agglomérée. Ci-gît Babylon Babies, Théâtres des Opérations I, II & III, la cellule où fut écrit Villa Vortex, Périphériques, Cosmos Incorporated, Grande Jonction, Artefact. Il frappe en mode mitrailleuse sur son clavier argenté, entouré de 6000 livres et autant d'albums que j'entends ceinturer à toute heure l'éléctricité monastique du château.

Je le regarde écrire, observer le superbe globe terrestre face à lui, arrêter le monde net en expulsant la première bouffée, puis disparaître. Il baisse les yeux vers le clavier, seule une vitre entre son image et le balcon nous sépare. Ça y est, il est dans la tour, dernier étage sans aucun plan d'accès, aucun escalier, aucun ascenceur. Désormais inaccessible, enfermé à double tour dans un sas pyrotechnique dont il garde chacun des secrets. La vérité est dans la page. Toute page a sa vérité. Dans sa présence et ses absences, une page suffit souvent pour photographier un écrivain. Comme il y a une vérité du lieu. Quelques heures, parfois quelques minutes suffisent pour tracer la vérité d'un endroit. Ici, au château, l'air que j'y respire ne fait pas que perforer ma cage thoracique. Une énergie nouvelle déferle cette fois dans mes veines. Elle m'a déjà rendu muet.

Elle va enfin pouvoir me faire chanter.



l'enlèvement de Guillermo Habacuc Vargas
Avril 2, 2008

Je viens d'apprendre qu'en août dernier, une raclure se faisant appeler "artiste" du nom de Guillermo Habacuc Vargas a pris un chien dans la rue pour l'utiliser dans une oeuvre d'art appelée "Eres lo que lees" (tu es ce que tu lis). Le chien était attaché à un mur de la galerie, et ne recevait ni eau ni  nourriture. Dans la pièce, il y avait une chaîne hi-fi qui passait l'hymne sandiniste à l'envers, quelques photos et un encensoir faisant brûler du crack. Sur le mur en face, il était écrit 'eres lo que lees' en lettres composées de croquettes pour chien.

Des visiteurs de la galerie ont demandé à Vargas de nourrir le chien, mais il refusait catégoriquement pour ne pas dénaturer son "oeuvre", et finalement le chien est mort de faim. D'autres sont demeurés impassibles devant cette horreur. Mais personne n'a eu l'idée de lui donner à boire ou à manger.

Vargas avait payé des gosses pour lui ramener un chien de la rue. Il a dit que son "oeuvre" était un hommage à Natividad Canda, une nicaraguéenne tuée par 2 rotweillers. Il a d'ailleurs appelé le chien Natividad. Cette expo a eu lieu à la galerie Códice à Manama au Nicaragua.

Les photos de l'oeuvre :

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Cette dernière photo est sans doute la plus terrible de la sinistre collection de Vargas. Le soir, sous l'odeur de la nourriture inaccessible, la salle d'exposition ferme ses portes jusqu'au lendemain matin. 

La prestigieuse "Bienale Centroamericana de Arte" a décidé que cette putréfaction était une oeuvre d'art et a invité Guillermo Vargas Habacuc a répété cette saleté pendant l'édition 2008 de la Biennale.

Vidéos :

http://www.youtube.com/watch?v=O6vP8CgTonQ
http://www.youtube.com/watch?v=lqmnMP89Ds0

Il serait intéressant de savoir où cette célèbre ordure, Guillermo Habacuc Vargas, expose prochainement.

J'ai justement un livre à lui offrir.



comme le fantôme d'un jazzman dans la station mir en déroute
Avril 9, 2008

De nombreux journalistes ont une nouvelle fois alimenté une polémique gratuite autour de Maurice G. Dantec. Cette nouvelle de 240 pages, ce roman en fait, sortira en octobre aux éditions Albin Michel. Le reste est hors sujet.

Maurice Dantec m'a demandé de préfacer cette oeuvre, écrite entre Les Racines du Mal et Babylon Babies en 1996, et pure merveille cyberpunk. La version finale aura été nettement mise à jour et aura ébranlé la maison Albin Michel. Les passionnés comme le grand public pourront découvrir les traces du destin qu'est en train d'écrire le plus grand auteur français vivant de notre époque.

Bleu arctique dans un ciel devenu Loft, mon Harley Davidson vient d'arriver au port. Fabriquée à Milwaukee, elle revient sur les terres de sa naissance.

Nous avons quitté mon loft depuis une heure et demi. Je vous écris depuis le château, j'entends Maurice rire aux éclats avec Charles-Antoine, il est dans une forme digne d'un vrai boycott des JO de Pékin. Mille rayons traversent le château entre quelques nappes de fumées et un excellent Jazz des 70′.

Des centaines de milliers de Babylon Babies sont sous les impressions américaines à cette heure précise. La couverture vous sera présentée sur le futur site officiel de Dantec.

Soyez patients car cette fois-ci, je ne vous raterai pas.

dk



american angel
Avril 12, 2008

Libérée du Cargo. Nous sommes restés comme accrochés aux atomes d'oxygène qui entourait ma déesse du milwaukee. Les Harley Davidson sont les enfants rebelles d'Hiroshima et de Nagazaki, seconde tentative de contact, de dialogue, nouvelle déclaration de l'acier, du génie américain à la grâce du Cosmos tout entier.

Bitume américain, oxygène maximum ; je suis un amoureux des routes du nouveau monde, faîtes pour la gosse de Milwaukee, droites comme une nuque avec laquelle vos lèvres engageraient un dialogue silencieux. Je pense de plus en plus qu'on devrait interdire les Harley en Europe. Oui, l'Europe est définitivement le Guillermo Vargas Habacuc des Harley Davidson.

Charles-Antoine est en phase deux de son processus d'immigration, J-7 avant l'arrivée de Lionel, le loft semble flotter juste au-dessus de nos vies. Je retrouve les sensations singulières de l'enfance.

Ici, tous les rêves sont permis.

And here it comes
Here it comes instantly
Here it comes as if the world
Had completely disappeared
This is the kind of beauty
U will find only North by Northwest
Timeless dawn, infinity
Bound to North by Northwest




guillermo habacuc vargas n'est pas un hoax
Avril 16, 2008

guillermo habacuc vargas

Le complot est parfois plus que séduisant.  Plus jeune, j'ai été fasciné par certains d'entre eux comme sur les doutes émis ici et là au sujet d'Apollo 8, du jeu de piste entourant l'origine de la rédaction des Protocoles, du jeu de piste menant tout droit à la boîte cranienne de JFK, à la vie de Staline, piste sanguinaire dévorée toute entière par le complot. Mais il arrive que le complot ou l'idée de sa présence devienne parfois l'alliée diabolique de la pensée sceptique, contestataire-par-automastisme ou tout simplement idéologique. Si vous surfez sur des supports médias type dailymotion ou youtube, en tapant 11 septembre 2001 vous pourrez constater la force d'inertie des théories pro-complot. En taux de clics, la majorité des visites sur l'évènement viennent des vidéos pro-complot défendant l'idée que les tours ont été dynamitées de l'intérieur par le gouvernement américain (ou officines industrielles du marché des armes) visant à justifier la guerre en Irak, tout cela évidemment pour préserver la main mise familliale du clan Bush sur le pétrole du Golfe et sous un axe plus séduisant encore, celui d'assurer le continuum de la main mise impérialiste/économique des Etats-Unis sur le monde.

Reprenez votre respiration.

Certaines sont sur les rails d'une ligne pro-Meyssan (aucun avion n'aurait frappé le Pentagone malgré les témoins occulaires et les résultats de l'enquête publique), d'autres favorisent l'idée devenue par l'enchantement du hoax, véritable information, véritable dépêche, que des mouvements de fonds financiers ont été réalisés dans les heures précédants les attentats du WTC. Précisons rapidement qu'il n'y a eu strictement aucun flux financier suspect avant le onze septembre, sauf de la part d'islamistes proches d'Al-Qaeda qui EUX, évidemment, savaient quelque chose et obéissaient à des ordres. Cet exemple parmi mille autres participe d'une passion(aria) pour la rumeur et de la haine des thèses officielles. Faîtes à l'origine pour dénoncer les hoax, les vrais, la contestation de l'officiel s'est globalisée à tout type d'évènement jusqu'aux faits divers sordides, terrain fertile aux hoax véhiculés sur le net. Une rumeur de hoax s'amuse aujourd'hui à reconstruire l'histoire du drame animal orchestré par le sadique Guillermo Habacuc Vargas, histoire devenue nettement moins séduisante qu'à ses débuts car désormais célèbre et propriété de la foule, donc insupportable et forcément altérée ou montée de toute pièce pour l'addict infernal du complot. Je me contenterai de dates de déclarations officielles pour dire que le hoax est devenu ici, par réversibilité, l'alibi d'un Guillermo Habacuc Vargas acculé.

Saviez vous que Michaël Moore a placé une partie des recettes de son film "The Big One" (film dénoncant l'actionnariat capitaliste) en bourse ? Et qu'une des entreprises qu'il montrait du doigt dans le film a publié son nom figurant dans ses petits actionnaires ? Saviez vous qu'il a fait de même avec les recettes de Fahrenheit 9/11 mais cette fois-ci avec des sommes considérables ? Poursuivi en justice par des dizaines d'employés l'accusant de salaires impayés, par un GI qui l'accuse d'avoir détourné son témoignage dans fahrenheit /11, lui, le réalisateur du complot, parle désormais de complot contre lui et ses idées. Je vous recommande l'excellente enquête de Guy Millière sur Moore publiée il y a peu aux éditions du rocher.

Pour clôre le sujet Guillermo Habacuc Vargas, je vous laisserai conclure votre opinion  sur ces déclarations :

* 4 septembre 2007, Guillermo Habacuc Vargas :

"Le chien est mort de faim dans la gallerie, je le redis une nouvelle fois.  Cette oeuvre était un hommage à Natividad Canda, une nicaraguéenne tuée par 2 rotweillers. J'ai d'ailleurs appelé le chien Natividad. Des internautes me disent souffrir des images, je préfère avoir vu souffrir un chien".

14 septembre 2007, lancement d'une pétition internationale dénoncant Guillermo Habacuc Vargas.

* 20 novembre 2007, Guilldermo Habacuc Vargas :

"Je présente mes excuses publiques, je ne ne reproduirais plus jamais un tel acte et ne parlerai plus de la mort de ce chien sous le terme d'art".

* janvier 2008, Guillermo Habacuc Vargas dit recevoir de multiples menaces de mort. Explosion des relais vers une des pétitions qui atteint plus de 2 millions de signataires.

* Février 2008, Guillermo Habacuc Vargas change étrangement de communication :

"Je ne sais plus ce qu'est devenu le chien sachant que j'ai entrepris toute cette «démarche artistique » dans le seul but de montrer les conditions de vie des chiens errants.

* Avril 2008, le directeur de la gallerie, menacée aussi par la pétition et plusieurs associations :

"Je pense que le chien était nourri et hydraté régulièrement et relâché tous les soirs après l'exposition, je ne sais pas ce qu'il est devenu".

Devant l'ampleur du désastre médiatique et huit mois après les faits, le hoax devient le dernier alibi pour Guillermo Vargas et son galleriste, tous deux menacés individuellement et économiquement. Cette fausse rumeur de hoax aura au moins ravi quelques heures tous les sceptiques à la petite semaine et les amateurs de Lose Change, documentaire pro-complot du 11/09, cent fois pillonné par les plus éminents spécialistes américains et européens mais connaissant toujours le même succès sur le net.

Malgré l'amour qu'ils portent au complot, il doivent admettre que ce chien est bel et bien mort affamé dans cette galerie remplie de petits fours et de pouffiasses amatrices d'art moderne, comme nous devons tous admettre que Marion Cotillard - notre hoax addicted - a bel et bien été oscarisée malgré son interprétation catastrophique d'Edith Piaf.

Ce sujet est désormais clos.



antoine chainas plagie-t-il maurice dantec ?
Avril 16, 2008 

Je viens de commencer la lecture de Versus, nouveau polar d'Antoine Chainas publié aux éditions Gallimard. A la page 40, je referme le livre.  Nombreux m'avaient évoqué la ressemblance suspecte avec Maurice G. Dantec sur la forme, l'esthétique, l'organisation et la présentation du chapitrage, le style et parfois ses thèmes baroques.  Donc oui, ces 40 pages sont on ne peut plus énigmatiques et il faut le dire, assez comiques pour quelqu'un qui décide de se servir joyeusement dans la création d'un auteur en espérant passer inaperçu. La forme étant aussi structurante et virale que le fond. Je vous en dirais plus sur ce fond bientôt. Sur la forme, mon jugement pour l'instant est sans appel. Je vous laisse vous faire le votre car je sais que nous en reparlerons.



21 grammes
Avril 17, 2008

L'été vient de sortir de terre avec ses milliers de jupes et lunettes de soleil. Température & ambiance d'après la plage / été canadien, seul architecte de couleurs jamais vues en Europe. Je marche sur le sable américain, une vingtaine d'Harley liées à la mienne au bord de la route. Rendez vous dans un café à la terrasse en fusion, quatre cent mètres carrés d'une foule en joie pure, comme clouée au soleil par le meilleur martini du globe.

Charles semble être pris par la chimie qui m'emporte, celle qui est en train de m'envahir et de tout détacher, de tout mettre au monde.

Un truc physique se passe,  et qui ne m'est jamais arrivé en France. Un truc incompréhensible pour tout parisien ou parisienne dôté d'un appareil sensoriel fonctionnant même à minima, disons de type homo sapiens sapiens.

Je ne sens plus le poids des âmes.

Combien pèse votre âme ?



voyage en ted bundy
Avril 20, 2008 by David Kersan

"e;Il était beau et charmeur et les femmes le trouvaient irrésistible.Il a massacré 28 d'entre elles."e;

ted bundy salut les terriens !

Je viens de relire l'excellent Un tueur si proche d'Ann Rule, amie intime de Bundy, passée à côté du vrai Ted pendant 18 ans.  L'écrivain qu'elle est devenue creuse la dramaturgie d'une des plus fascinantes dérives criminelles, celle du tueur de série. Ted surintégré, désintégré, évadé deux fois sous les yeux de la police, fait face à plusieurs chasses à l'homme, vole pour se nourrir, flirte avec son abime, s'en amuse, loue une chambre, se fait passer pour un jeune étudiant et continue de frapper dans un Grand Huit Psychiatrique défiant toutes les lois de la gravité judiciaire. Qu'y a-t-il d'intelligible dans l'acte d'un homme traversant jusqu'au bout la membrane ? Ted est bien réel, ses actes sont ceux d'un homme. Il rajouterait peut-être "e;ceux d'un homme libre"e;. Ted était un Homo Sapiens Sapiens.

Pourquoi n'êtes vous pas devenu Ted Bundy ?



open space
Avril 18, 2008 by David Kersan

Lionel Pezzano arrive dans quelques jours. Les guitares, les amplis, les basses, les sitars, les tours, tout ce cuir respire actuellement au centre du loft. ils semblent attendre Link de Nova comme on désirerait le Brésil après plusieurs mois d"e;Alaska.

Tout ce cuir, cet acier, ces cordes, cette joie, ce passé, ce futur ont traversé l'Atlantique à quelques centimètres de la gosse du Milwaukee. Cette interface va devenir le plus puissant gunshot que j'aurais porté dans ma vie.

Ce genre d'arme ne tue pas. Elle ouvre, détache, sépare, agglomère.

Elle est l'open space.



flying kicks turning upside down
Avril 22, 2008 by David Kersan

Journée traversée par des êtres chers et deux heures de kickboxing avec Charles et Maurice Dantec ; journée collée au sable de tous les sacs de frappes américains. Température Cubaine, un rayon d'une joie inconnue glisse sur ma peau comme Lionel Pezzano imprimera l'inconnu sur le rock du XXIème siècle. Rare harmonie des éléments, des êtres et des rings. J'ai quitté une liberté parisienne qui était l'alibi du néant pour le quartier des hautes symphonies, QHS du rock'n'roll et des courses éternelles, dancefloor d'une réalité qui n'était pas encore imaginable il y a encore six mois.

Comment ai-je pu à ce point retarder mon arrivée en Amérique ? J'ai encore des raisons de revenir en France, des belles et des terribles. Comment ai-je pu noyer les voluptés dans le coma français tant d'années  ?

Dans quelques semaines, je ne vivrais plus que pour le son. Aircrash cult est né sur le berceau de la créature. Aircrash cult est né pour vous faire assister en direct à la naissance de la véritable créature, jonction et reboot de nos festins nus.

Nude, like all the creatures.

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